Bal masqué de Nouvel An
31 Décembre 2049
37 ans
Place Armand Malfoy
37 ans
Place Armand Malfoy
- De même, répondis-je à l'homme avant que ce dernier ne s'éloigne, appelé par le devoir.
Mon amie me souffle quelques mots à l'oreille, qui ne font que confirmer ce que j'avais déjà deviné tout à l'heure. Ces deux-là se connaissent bien.
- Vous vous connaissez depuis longtemps ?
Les applaudissements remplissent la salle, marquant la fin du concert, et je me joins au mouvement. En silence, nous écoutons le discours du gérant de la salle de spectacle, qui a succédé à l'Orchestre qui jouait plus tôt.
- En effet... Je ne m'attendais pas à quelque chose d'une telle envergure. Ca change des réveillons habituels, ça ne fait aucun doute.
Très vite, la piste se noircit d'invités. Je reste aux côtés d'Aki, me contentant de les observer. Je n'ai pas dansé depuis bien longtemps, alors je ne doute pas un seul instant du fait que je dois être assez rouillée. J'essaye d'apercevoir ma famille dans la foule, en particulier ma nièce, afin de m'assurer qu'elle ne fait aucune bêtise. Même si son père est là pour garder un oeil sur elle, cette petite a malheureusement hérité de Sean de ce côté-là - et il ne s'en prive pas. J'entrevois la chevelure brune d'Ewen et de la jeune sorcière dansant tous les deux et souris, laissant mon regard se perdre de nouveau sur la foule.
Layana salue @Fabio Dermott et le laisse s'éloigner. Elle se renseigne sur la relation entre ce dernier et @Aki Davis et écoute le discours. Lorsque le bal ouvre, elle cherche du regard sa nièce et l'aperçois en train de danser avec Ewen. Elle reprend son observation en discutant avec son amie.
Toutes mes escuses pour l'attente !
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
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Bal masqué de Nouvel An
Aliosus < Précédemment
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Je le regarde s'éloigner, les émotions froissées à l'intérieur de mon cœur. Sa délicatesse, son talent de danseur, sa politesse de bonne famille, son vouvoiement... Tout s'oppose à ce que j'ai toujours connu de lui. Oh, il n'a jamais, ou presque, cessé d'être poli, mais ce n'était alors qu'un comportement de bon préfet, de bon fils — cela n'avait rien à voir avec sa courtoisie de ce soir. Rien à voir. J'ose alors le penser : j'aurais aimé que ce moment dure, découvrir comment un Aliosus se comporte lorsqu'il n'a aucune idée que celle qui se trouve devant lui est une Aelle — qu'y aurait-il eu de plus en dehors de cette politesse courtoise et de cette douceur ?
Mes yeux restent accrochés à son dos, puis aux pans de sa cape qui suivent ses pas, dévoilant ci-et-là une touche dorée, si fugace qu'il me semble l'avoir rêvée. Sans bouger, je laisse la foule me le cacher. Mais elle ne peut le soustraire complètement à mon regard et je ne manque rien de sa main qui se lève pour s'offrir à une autre. Je l'ai lu dans son corps, dans sa façon de se mouvoir : la danse n'est pour lui qu'un langage différent des mots. Et il a trouvé une autre personne avec laquelle converser.
Avec une douleur toute nouvelle pour moi, je réalise que cette scène à laquelle j'assiste ternie légèrement le souvenir que m'a laissé notre danse. J'ignore mon estomac noué, mes mains moites, les battements maladroits de mon cœur et m'efforce de me souvenir que je suis capable d'avancer sans être guidée.
Tournant le dos à Aliosus Nerrah qui m'inspire subitement des sentiments qui me froncent les sourcils, je fends la foule à grands pas, heureuse de sentir les pans de ma robe frapper contre mes mollets et de songer que c'est moi qui crée ce mouvement, c'est moi qui avance, c'est moi qui dirige. Je sens encore sa main dans le creux de mon dos et la chaleur de ses doigts sur ma peau. Je frotte mes mains l'une contre l'autre comme si cela pouvait me débarrasser de ces sensations. Sortant de la piste de danse, je me demande pourquoi cela me manque. La simplicité dans laquelle j'ai baigné durant une fraction de seconde qui a duré une éternité.
Je sursaute lorsqu'une main s'entoure autour de mon bras. La prise m'empêche d'aller plus loin, je ne peux que tourner la tête pour plonger dans un regard noisette qui me domine d'une bonne vingtaine de centimètres. Je m'arrache violemment à son emprise qui, je l'ai sentie, s'est desserrée dès que nos regards se sont rencontrés.
« Toi, danser ? »
La voix grave, le ton amusé. Je note le verre au contenu ambré autour duquel sont enroulés ses longs doigts, reconnais la bague au majeur, le fin bracelet en cuir qui ceint son poignet. Mais ses yeux m'avaient déjà tout dit : je partage ses gènes, nous avons grandit ensemble — impossible de ne pas nous reconnaître.
« La ferme, » sifflé-je en le mitraillant d'un regard noir.
Zakary porte une tenue éclatante m'évoquant un feu d'artifice un soir d'été. Mais l'unique couleur serait le rouge qui se déclinerait en mille teintes resplendissantes. Ses cheveux noirs sont exceptionnellement bien coiffés derrière son masque, ses boucles luisantes d'une huile hors de prix. Sur son visage, deux magnifiques ailes s'étirent comme pour lui permettre de prendre son envol. Le feu dont elles sont faites met en avant son regard brun.
Qu'il soit là m'effraie, et aussitôt, mes yeux partent en quête des autres, parcourant la piste qui se meut au rythme de la musique. Je cherche mes frères, peut-être même mes parents. Je ne vois personne mais Zakary note mon regard.
« Je n'ai trouvé encore personne, répond-il à ma question silencieuse sans faire de mystère sur la moquerie que mon comportement lui inspire. Seulement toi et moi.
— Tu m'en vois ravie, répliqué-je en me refermant.
— Tu n'étais pas aussi véhémente à Noël, note-t-il inutilement. Danse-t-il donc si mal ? »
Je lui lance un regard acéré.
« Quoi ? s'amuse-t-il en levant une main pour se dédouaner. Certains partenaires peuvent être particulièrement mauvais, je sais de quoi je parle. »
Je ne préfère pas l'interroger sur le fond de sa pensée, je devine à son ton et à sa voix pâteuse qu'il n'en est pas à son premier verre et je n'ai pas la moindre envie de me lancer dans une joute verbale avec un Zakary éméché. Cette version de lui est encore plus insupportable de celle qui est sobre.
« Pas lui, » répliqué-je froidement.
Et merde, songé-je, voilà que je le défends.
Agacée par la spirale d'émotions qui tournoie en moi, je secoue la tête et tourne le dos à mon frère.
« Je vais me chercher à boire.
— Tu pourrais quand même être un peu plus cool, Ae... »
Je me retourne dans un tourbillon de cape et percute son buste, mains en avant, pour l'interrompre, me retenant de justesse pour ne pas l'empoigner par le col — il est bien plus grand et bien plus fort que moi, j'aurais eu peine à ne pas paraître ridicule.
« Mais tais-toi !
— Oh, s'amuse-t-il en rigolant, t'es anonyme, c'est ça ? »
Naturellement, son bras s'entoure autour de moi lorsqu'un groupe de jeunes gens nous dépasse et manque de nous percuter. Il leur lance un regard d'avertissement et me laisse m'éloigner quand je le repousse violemment.
« À ton avis ? » craché-je dans sa direction.
Ma virulence est une preuve à elle seule de l'importance que je porte à mon anonymat. Zakary le comprend en même temps que moi parce que ses épaules se haussent soudainement. Du menton, il désigne le buffet.
« Va alors, dit-il à mi-voix sans s'agacer de mon comportement. Mes amis et nos frères n'auront aucun mal à me reconnaître, si tu veux être invisible autant ne pas traîner avec moi. »
Il me lance un regard avant de se détourner :
« Je ne dirai rien. Essaie de me remercier en évitant de me traiter comme une simple connaissance que tu détesterais, la prochaine fois. »
Je ne le regarde pas disparaître, je m'enfonce de nouveau dans la foule en me questionnant sur sa soudaine compréhension, prenant des détours et slalomant entre les corps pour atteindre le buffet, comme si cela pouvait brouiller les pistes jusqu'à moi. Lorsque j'arrive aux tables, j'ai tout perdu de la légèreté induite par cette danse hors du temps. Je retrouve mon cœur lourd, mes pensées affligées, la sensation désagréable de mon propre corps.
J'attrape le premier verre que je trouve et en bois une longue rasade, après m'être assurée qu'il s'agissait bien d'alcool.
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Je le regarde s'éloigner, les émotions froissées à l'intérieur de mon cœur. Sa délicatesse, son talent de danseur, sa politesse de bonne famille, son vouvoiement... Tout s'oppose à ce que j'ai toujours connu de lui. Oh, il n'a jamais, ou presque, cessé d'être poli, mais ce n'était alors qu'un comportement de bon préfet, de bon fils — cela n'avait rien à voir avec sa courtoisie de ce soir. Rien à voir. J'ose alors le penser : j'aurais aimé que ce moment dure, découvrir comment un Aliosus se comporte lorsqu'il n'a aucune idée que celle qui se trouve devant lui est une Aelle — qu'y aurait-il eu de plus en dehors de cette politesse courtoise et de cette douceur ?
Mes yeux restent accrochés à son dos, puis aux pans de sa cape qui suivent ses pas, dévoilant ci-et-là une touche dorée, si fugace qu'il me semble l'avoir rêvée. Sans bouger, je laisse la foule me le cacher. Mais elle ne peut le soustraire complètement à mon regard et je ne manque rien de sa main qui se lève pour s'offrir à une autre. Je l'ai lu dans son corps, dans sa façon de se mouvoir : la danse n'est pour lui qu'un langage différent des mots. Et il a trouvé une autre personne avec laquelle converser.
Avec une douleur toute nouvelle pour moi, je réalise que cette scène à laquelle j'assiste ternie légèrement le souvenir que m'a laissé notre danse. J'ignore mon estomac noué, mes mains moites, les battements maladroits de mon cœur et m'efforce de me souvenir que je suis capable d'avancer sans être guidée.
Tournant le dos à Aliosus Nerrah qui m'inspire subitement des sentiments qui me froncent les sourcils, je fends la foule à grands pas, heureuse de sentir les pans de ma robe frapper contre mes mollets et de songer que c'est moi qui crée ce mouvement, c'est moi qui avance, c'est moi qui dirige. Je sens encore sa main dans le creux de mon dos et la chaleur de ses doigts sur ma peau. Je frotte mes mains l'une contre l'autre comme si cela pouvait me débarrasser de ces sensations. Sortant de la piste de danse, je me demande pourquoi cela me manque. La simplicité dans laquelle j'ai baigné durant une fraction de seconde qui a duré une éternité.
Je sursaute lorsqu'une main s'entoure autour de mon bras. La prise m'empêche d'aller plus loin, je ne peux que tourner la tête pour plonger dans un regard noisette qui me domine d'une bonne vingtaine de centimètres. Je m'arrache violemment à son emprise qui, je l'ai sentie, s'est desserrée dès que nos regards se sont rencontrés.
« Toi, danser ? »
La voix grave, le ton amusé. Je note le verre au contenu ambré autour duquel sont enroulés ses longs doigts, reconnais la bague au majeur, le fin bracelet en cuir qui ceint son poignet. Mais ses yeux m'avaient déjà tout dit : je partage ses gènes, nous avons grandit ensemble — impossible de ne pas nous reconnaître.
« La ferme, » sifflé-je en le mitraillant d'un regard noir.
Zakary porte une tenue éclatante m'évoquant un feu d'artifice un soir d'été. Mais l'unique couleur serait le rouge qui se déclinerait en mille teintes resplendissantes. Ses cheveux noirs sont exceptionnellement bien coiffés derrière son masque, ses boucles luisantes d'une huile hors de prix. Sur son visage, deux magnifiques ailes s'étirent comme pour lui permettre de prendre son envol. Le feu dont elles sont faites met en avant son regard brun.
Qu'il soit là m'effraie, et aussitôt, mes yeux partent en quête des autres, parcourant la piste qui se meut au rythme de la musique. Je cherche mes frères, peut-être même mes parents. Je ne vois personne mais Zakary note mon regard.
« Je n'ai trouvé encore personne, répond-il à ma question silencieuse sans faire de mystère sur la moquerie que mon comportement lui inspire. Seulement toi et moi.
— Tu m'en vois ravie, répliqué-je en me refermant.
— Tu n'étais pas aussi véhémente à Noël, note-t-il inutilement. Danse-t-il donc si mal ? »
Je lui lance un regard acéré.
« Quoi ? s'amuse-t-il en levant une main pour se dédouaner. Certains partenaires peuvent être particulièrement mauvais, je sais de quoi je parle. »
Je ne préfère pas l'interroger sur le fond de sa pensée, je devine à son ton et à sa voix pâteuse qu'il n'en est pas à son premier verre et je n'ai pas la moindre envie de me lancer dans une joute verbale avec un Zakary éméché. Cette version de lui est encore plus insupportable de celle qui est sobre.
« Pas lui, » répliqué-je froidement.
Et merde, songé-je, voilà que je le défends.
Agacée par la spirale d'émotions qui tournoie en moi, je secoue la tête et tourne le dos à mon frère.
« Je vais me chercher à boire.
— Tu pourrais quand même être un peu plus cool, Ae... »
Je me retourne dans un tourbillon de cape et percute son buste, mains en avant, pour l'interrompre, me retenant de justesse pour ne pas l'empoigner par le col — il est bien plus grand et bien plus fort que moi, j'aurais eu peine à ne pas paraître ridicule.
« Mais tais-toi !
— Oh, s'amuse-t-il en rigolant, t'es anonyme, c'est ça ? »
Naturellement, son bras s'entoure autour de moi lorsqu'un groupe de jeunes gens nous dépasse et manque de nous percuter. Il leur lance un regard d'avertissement et me laisse m'éloigner quand je le repousse violemment.
« À ton avis ? » craché-je dans sa direction.
Ma virulence est une preuve à elle seule de l'importance que je porte à mon anonymat. Zakary le comprend en même temps que moi parce que ses épaules se haussent soudainement. Du menton, il désigne le buffet.
« Va alors, dit-il à mi-voix sans s'agacer de mon comportement. Mes amis et nos frères n'auront aucun mal à me reconnaître, si tu veux être invisible autant ne pas traîner avec moi. »
Il me lance un regard avant de se détourner :
« Je ne dirai rien. Essaie de me remercier en évitant de me traiter comme une simple connaissance que tu détesterais, la prochaine fois. »
Je ne le regarde pas disparaître, je m'enfonce de nouveau dans la foule en me questionnant sur sa soudaine compréhension, prenant des détours et slalomant entre les corps pour atteindre le buffet, comme si cela pouvait brouiller les pistes jusqu'à moi. Lorsque j'arrive aux tables, j'ai tout perdu de la légèreté induite par cette danse hors du temps. Je retrouve mon cœur lourd, mes pensées affligées, la sensation désagréable de mon propre corps.
J'attrape le premier verre que je trouve et en bois une longue rasade, après m'être assurée qu'il s'agissait bien d'alcool.
Aelle regarde @Aliosus Nerrah s'éloigner, considère sa tendance à se jeter sur la première future partenaire croisée comme un défaut qui l'agace. Elle s'éloigne de la piste de danse, croise le chemin de son frère, a une discussion légèrement désagréable avec lui et finit par se retrouver seule au niveau du buffet pour se désaltérer.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 18 févr. 2025, 16:42, modifié 9 fois.
Bal masqué de Nouvel An

Lance Blacksword
La licorne avait assez dansé. Elle avait maintenant trop soif pour continuer à s'agiter dans tous les sens sur des musiques de vieux. L'animal quitta alors la piste pour rejoindre le buffet sur lequel il avait déjà fait une razzia sur les petits œufs aux épices. Mais ce n'était pas les petites préparations qui étancherait sa soif, plutôt les petits verres alignés derrière le bar. Il en demanda un, un sang de licorne pour être toujours dans le thème, non sans lorgner les petits verres remplit de whisky pur-feu auxquels les adultes avaient le droit mais pas lui.
Il termina cul-sec son sirop avant d'observer quelqu'un d'autre se désaltérer sur un verre d'alcool. Lance, écartelé entre la jalousie et le dégout ne put s’empêcher de lâcher :
"L'alcool c'est pas bien." Même si, il fallait l'avouer, il avait très envie d'y gouter. Il récitait pourtant cependant ce qu'il avait entendu de la bouche de tous les adultes, ces derniers consommant eux-mêmes ce liquide interdit. "Ça rend bête et ça donne le cancer."
Sur ces mots, il remplit ses joues d'un œuf aux épices qui passait par là. Caché derrière son masque, il essayait de distinguer les traits de la personne sous le masque de loup mais impossible pour lui de la reconnaître.
Un deuxième œuf vint rejoindre le premier qu'il était déjà en train de mâcher. Les joues gonflées comme celles d'un hamster, Lance fixait Aelle, non sans jugement.
Ce n'est qu'un gamin bizarre, faites pas attentionLance décide d'arrêter de danser pour aller se désaltérer. Il gobe deux oeufs aux épices tout en jugeant @Aelle Bristyle sans connaître son identité.
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
Bal masqué de Nouvel An
Lance < Précédemment
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Impossible d'ignorer le ton de la voix enfantine : elle s'adresse à moi. Aussitôt, mon regard de louve se braque dans sa direction. Si je n'avais pas été acculée par mes propres émotions, peut-être aurais-je réagi différemment. Mais le fait est que je suis acculée, de mauvaise humeur, mon corps m'est désagréable, la honte me colle à la peau et j'ai beau mitrailler les danseurs du regard, aucun d'eux ne se transforme en torche vivante. Alors lorsque ce gamin s'adresse à moi avec son masque ridicule de licorne qui dénote autant avec le thème de la soirée que le mien, ses joues remplies de nourriture qui manque de déborder par dessus ses lèvres grasses, je ne cherche aucunement à retenir le flot de paroles qui s'écoule hors de ma bouche.
« T'en as certainement abusé alors, répliqué-je froidement, pour dire des choses aussi "bêtes". »
Je coule un regard en direction de son verre vide et ne m'étonne pas d'y trouver des traces rougeâtres qui ne peuvent qu'être du sirop, sans la moindre goutte d'alcool, évidemment.
« Ou bien c'est naturel. »
Je hausse les épaules et penche la tête en arrière pour boire une longue gorgée qui me brûle la gorge et me réchauffe les joues.
« Ce qui ne serait pas très glorieux : la bêtise est bien plus condamnable que l'alcool. »
Il n'est qu'un enfant, je suis censément une adulte, je devrais certainement régler cette affaire autrement. Mais pour dire vrai, je me fiche de nos statuts respectifs. S'il m'agace, je le traiterai comme tous les autres et ne chercherai pas à rendre moins difficiles ou douloureux mes mots. Cela l'empêchera peut-être, à l'avenir, de se montrer aussi désobligeant.
De toute ma hauteur, inutile de signaler que je suis bien plus grande que lui, je fais peser sur sa personne mon regard d'obsidienne. Maintenant que j'ai déversé mon magma sur lui et que je me sens un peu moins insultée, je me permets de me questionner : qu'est-ce qui pousse un enfant à adresser la parole à une adulte tout en se montrant aussi impoli ? Mais finalement j'ai déjà ma réponse : ce n'est qu'un sale gosse comme il en existe des centaines, tout pétri de certitudes. C'est désespérant. Je noie l'agacement qu'il m'a inspiré dans une nouvelle gorgée, espérant que partira avec l'alcool les moments qui ont précédés celui-ci.
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Impossible d'ignorer le ton de la voix enfantine : elle s'adresse à moi. Aussitôt, mon regard de louve se braque dans sa direction. Si je n'avais pas été acculée par mes propres émotions, peut-être aurais-je réagi différemment. Mais le fait est que je suis acculée, de mauvaise humeur, mon corps m'est désagréable, la honte me colle à la peau et j'ai beau mitrailler les danseurs du regard, aucun d'eux ne se transforme en torche vivante. Alors lorsque ce gamin s'adresse à moi avec son masque ridicule de licorne qui dénote autant avec le thème de la soirée que le mien, ses joues remplies de nourriture qui manque de déborder par dessus ses lèvres grasses, je ne cherche aucunement à retenir le flot de paroles qui s'écoule hors de ma bouche.
« T'en as certainement abusé alors, répliqué-je froidement, pour dire des choses aussi "bêtes". »
Je coule un regard en direction de son verre vide et ne m'étonne pas d'y trouver des traces rougeâtres qui ne peuvent qu'être du sirop, sans la moindre goutte d'alcool, évidemment.
« Ou bien c'est naturel. »
Je hausse les épaules et penche la tête en arrière pour boire une longue gorgée qui me brûle la gorge et me réchauffe les joues.
« Ce qui ne serait pas très glorieux : la bêtise est bien plus condamnable que l'alcool. »
Il n'est qu'un enfant, je suis censément une adulte, je devrais certainement régler cette affaire autrement. Mais pour dire vrai, je me fiche de nos statuts respectifs. S'il m'agace, je le traiterai comme tous les autres et ne chercherai pas à rendre moins difficiles ou douloureux mes mots. Cela l'empêchera peut-être, à l'avenir, de se montrer aussi désobligeant.
De toute ma hauteur, inutile de signaler que je suis bien plus grande que lui, je fais peser sur sa personne mon regard d'obsidienne. Maintenant que j'ai déversé mon magma sur lui et que je me sens un peu moins insultée, je me permets de me questionner : qu'est-ce qui pousse un enfant à adresser la parole à une adulte tout en se montrant aussi impoli ? Mais finalement j'ai déjà ma réponse : ce n'est qu'un sale gosse comme il en existe des centaines, tout pétri de certitudes. C'est désespérant. Je noie l'agacement qu'il m'a inspiré dans une nouvelle gorgée, espérant que partira avec l'alcool les moments qui ont précédés celui-ci.
Pourquoi l'ignorer alors qu'elle peut se montrer aussi immature que lui ?Aelle réagit instantanément à la réplique de @Lance Blacksword et n'y va pas de main morte.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 18 févr. 2025, 16:42, modifié 8 fois.
Bal masqué de Nouvel An

Lance Blacksword
S'il n'avait pas la bouche pleine derrière son masque, il lui aurait probablement tiré la langue. Et tout ces mots, la bêtise plus condamnable que l'alcool. Lance en avait marre, on l'avait trop de fois traité de bête. Il n'était pas très malin mais ce n'était certainement pas la peine de le lui rabâcher constamment inventant des phrases alambiquées ! Et puis pour qui elle se prenait cette fille. Son masque il était même pas beau d'abord. Pas aussi beau que le sien du moins. Et puis... Et puis, il arrivait à court d'arguments.
Le rouge lui monta aux joues derrière son masque équin. Il avait envie de répliquer mais les mots lui manquait. Alors il laissa quelques secondes s'écouler, finissant de mâcher puis déglutissant le contenu de sa bouche. Munch, munch, munch. Gloup.
"Non, je bois pas d'alcool." Il fit, énonçant une évidence, tandis qu'il reposait son verre de sirop sur la table. "Et c'est toi qui dit des choses bêtes."
"Si tu participes au concours, eh beh j'espère que tu gagneras pas, nah !" Malheureusement, c'était la seule chose qu'il pouvait souhaiter contre sa nouvelle ennemie jurée de la soirée. Il ne connaissait rien d'elle, alors à part lui jeter un verre de jus de fruit sur sa belle robe et lui dire ça, l'enfant ne pouvait pas faire grand chose pour se venger de l'avoir traité de stupide au naturel. Hors, il venait de finir son verre, alors il aurait fallu en redemander un. Et puis ce serait gâcher.
Habituellement, lors d'un conflit, les adultes finissaient par lui dire de se taire et de foutre le camp. Avec les autres de son âge c'était plus simple. Parfois un poing de la figure mettait fin à la dispute et pouvait être le prologue d'une amitié longue et durable. Là, c'était plus compliqué. Mais si ça le devenait trop, Lance finirait par décamper de lui-même. Il n'allait pas risquer sa place de beau prince la soirée pour si peu. Alors, il souleva légèrement son masque et lui tira simplement la langue.
Lance, provoqué, répond après avoir avalé ses œufs. Il ne sait pas trop quoi dire alors il lui tire la langue. @Aelle Bristyle
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![]() Lucile « Lucy » Dawson - 10 ans Sœur - #61187c |
![]() Calisto Joy - 61 ans Grand-mère, Violoniste de l’Orchestre - #5c5c5c |
![]() Lily Dawson - 14 ans PJ - #831100 |
![]() Athena Dawson - 37 ans Mère - #669d34 |
![]() Liam Dawson - 37 ans Père - #8d8602 |
。。+゜゜。。+゜゜。。+゜゜。。+゜゜。。
Un sourire se dessina sur les lèvres de Lily lorsqu’elle entendit la réponse de Sandra. Elle avait répondu oui, et avec plaisir en plus ! Cela lui fit chaud au cœur, car malgré son petit jeu de rôle, elle appréciait énormément la Poufsouffle, admirant sa gentillesse profonde et reconnaissante de l’aide qu’elle lui avait apporté dès l’année scolaire précédente. Son rythme cardiaque n’était donc plus influencé par l’angoisse de l’attente d’une réponse, mais d’une joie intense, le genre de celle qui lui promettait qu’elle allait s’amuser cette soirée.
Son sourire s’étira davantage lorsque Sandra lui proposa gracieusement son bras pour aller danser, sur un visage un peu rouge. Cela lui rappela brièvement Halloween et le duo de mariés sans têtes qu’ils interprétaient, avec Shawna. Leur danse dans la Grande Salle était mémorable ! Mais là, c’était différent, et pas seulement parce que leur tenue était bien plus élégante. En fait, elle ne saurait pas dire pourquoi, mais ce n’était pas pareil qu’avec sa meilleure amie. Même s’il était vrai que la malice et l’excitation de tenir un rôle était toujours de mise.
Allons-y, ma chère !
Lily entraîna sa camarade vers un endroit libre de la piste et se mit, non sans gêne à l’idée d’un contact physique, en position pour cette valse. En douceur, elle commença à effectuer les pas, demandant toujours de son ton courtois mais un peu espiègle :
Savez-vous danser la valse, chère amie ?
Quelle que soit la réponse, la gryffonne au masque de cerf enchaîna les pas d’une manière fluide, guidant sa partenaire du mieux qu’elle le pouvait, et avec enthousiasme. Elle remarqua avec soulagement et joie que les enseignements de Grand-Mère Calisto étaient efficace, car elle maîtrisait la danse avec précision et un minimum de grâce. Son cœur virevoltait en même temps qu’elle : elle appréciait particulièrement ce moment, et elle ne manqua pas de le faire savoir.
C’est très plaisant !
Malgré son langage toujours soutenu, il n’y avait là pas une once de malice : ces mots avaient été dits d’une telle sincérité que cela la surprit elle-même. Alors que la valse touchait à sa fin, laissant place à une musique folklorique à la cornemuse, elle ne savait pas où étaient passés ses parents, Lucy ou même sa grand-mère. Mais, pour le moment, elle ne s’en inquiéta pas. Elle ne voulait briser ce moment, où elle se sentait bien.
@Sandra Miller
Vraiment désolée pour le retard, je n’ai plus beaucoup de temps pour PFR en cette période un peu stressante et remplie IRL, mais ça devrait être bon désormais.
N’hésite pas à poursuivre en passant sur les différentes danses, sans attendre ma réponse pour chacune d’elles
@Shawna Banks pour la mention de notre danse macabre
Bal masqué de Nouvel An
Tenue d’Owen
+ Insigne « Lion » à gauche sur sa poitrine (participant au concours)
Masque
ReducioIl faut imaginer un mix entre ces deux : la forme et les volutes du premier masque sur le deuxième, qui est mi blanc mi rouge vermillon comme le costume.
À peine avait-il fait se retourner son amoureux que son visage s’était illuminé. Il l’avait alors entraîné sur un bord pour sortir de la foule ayant tendance à se presser au centre pour lui raconter cette rencontre de début de soirée et discuter de tout et de rien. Il ne s’était d’ailleurs pas même arrêté de parler lorsque son verre était vide, non la seule chose qui mit fin à la conversation fut le semblant de début de question de Domhall qui venait toucher l’insigne accrochée à gauche sur sa poitrine. Owen pensait qu’il aurait fait le lien lorsqu’il avait subtilement glissé être son roi du bal en le retrouvant, mais visiblement Domhall ne devait pas être au courant pour le concours. Il s’apprêtait à le mettre sur la piste lorsque les explications furent avancées par les organisateurs.
- Merci ! Je ne sais pas non plus à quoi ressemblent les autres, sauf le bélier… c’est lui qui m’a accosté. Et entre nous, je pense le dépasser de loin, ajouta-t-il à voix basse, non-mécontent que son compagnon le soutienne.
La première danse fut lancée dans la foulée, invitant par la suite tous les danseurs à venir valser au centre de la piste. Mais si le bibliothécaire en avait très envie, la proposition d’aller prendre des photos tant que cette partie là de la salle était un peu déserté était plus que tentante. Il acquiesça avant de prendre la direction du photomaton et entraînant discrètement son compagnon avec lui. Lorsque vient leur tour, il se saisit alors de quelques accessoires en invitant Domhall à faire de même pour faire une photo rigolote. Puis une deuxième, sans accessoires, pour laquelle il avait passé son bras dans son dos et avait tourné la tête au dernier moment observant d’un regard amoureux son sourire.
Lorsqu’ils en eurent fini avec les photos, et tant qu’ils étaient encore un peu dans la pénombre loin des danseurs qui eux étaient au centre de l’attention, il en avait profité pour discrètement faire glisser sa main dans la sienne et en caresser le dos avec son pouce. On fait quoi maintenant ? avait-il ensuite demandé, après quelques minutes passées sans vraiment rien dire, juste profiter, au moment où un air familier de danse folklorique s’annonçait. Ça te dit qu’on aille se dégourdir un peu les jambes ? C’est à peu près la seule chose que je sais danser à part la valse, tu verras que j’ai progressé et les slows, avait-il ajouté rieur.
Après les annonces, Owen s’éclipse avec Domhall (@Ennis O'Belt) en direction du photomaton puis lui propose de participer à la première danse folklorique.
[InRP, il est donc actuellement environ 21h dans ce post]
#EkipFamily for ever
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
Montage avatar par Elam T.|#008080|Boys Band de Gryffondor
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
Montage avatar par Elam T.|#008080|Boys Band de Gryffondor
Bal masqué de Nouvel An
Mes yeux plantés dans ceux d'Ander, je n'ose détourner le regard, attendant sa réponse avec une certaine crainte mal dissimulée. Le connaissant, je sais qu'il ne se serait jamais coupé les cheveux volontairement. Il y a forcément été forcé, ou peut-être a-t-il été pris par surprise, sans pouvoir échapper à ce triste sort. Aussi, lorsqu'il me dit qu'il avait besoin de changement, je ne le crois pas une seconde. Mes sourcils se froncent et mon regard se fait plus dur. Il ment, j'en suis certaine. Il n'y a qu'à voir la petite lueur triste dans ses yeux et son attitude faussement heureuse et légère. Et son rire, qui n'a rien à voir avec celui que j'ai l'habitude d'entendre et qui m'arrache toujours un sourire, ne me fait même pas retrousser les lèvres. Je penche légèrement la tête en avant, attendant qu'il m'en dise plus. Je sais qu'il ne va pas tarder.
Mais au lieu de paroles, c'est un râle que j'entends, suivi d'un mouvement m'indiquant qu'il a enlevé son masque. Je repose mes yeux sur lui et découvre avec surprise les quelques larmes coulant sur son visage. Bouche-bée, je ne sais comment réagir. Je me contente de le fixer s'essuyer maladroitement avec la manche de sa tenue, comme un enfant perdu au milieu de la foule et ne sachant où trouver ses parents. Je ne bouge pas d'un pouce, consternée par la réaction d'Ander. Je m'attendais à des explications, des plaintes, peut-être de l'énervement, mais pas de larmes. Les larmes, ce sont des choses qu'on garde pour soi, qu'on ne montre pas aux autres, qu'on cache derrière un masque de honte et qu'on cherche à ne pas dévoiler. Les larmes, ce ne sont pas des choses qui se dévoilent. Et moi, je ne sais pas comment réagir face à des larmes. Je ne suis pas quelqu'un qui pleure ; personne dans ma famille ne pleure. Bien sûr, je me doute que ce n'est pas la première fois que le Serdaigle pleure. Mais c'est la première fois qu'il le fait devant moi. Ou, en tout cas, aussi ouvertement. Et à part être mal à l'aise, je ne sais pas comment réagir.
Je me balance d'un pied sur l'autre, me disant que si j'attends que ça passe et que je ne fais rien, il se reprendra tout seul. Il n'a pas besoin de mon aide, si ? Il n'a pas besoin que je le console, que je lui tapote l'épaule, le prenne dans mes bras, si ? Ce serait le comble de la gêne. Heureusement pour moi, son visage reprend bien vite des couleurs plus pâles – plus propices à un bal. Soulagée, je sens mes épaules se détendre et accueillent ses excuses avec un faible sourire et un hochement de tête. Ne sachant trop quoi dire, je décide de garder le silence et me force à ne pas me crisper lorsqu'il passe un bras autour de mes épaules. Je lui dois bien ça. Mon regard suit le mouvement de nos corps et je regarde l'orchestre terminer son concert dans un tonnerre d'applaudissements que je rejoins quelques secondes, même si je ne l'ai écouté que d'une oreille très distraite. Je me promets intérieurement d'aller les voir dans la salle de spectacle, avec Grand-mère. La musique m'a toujours transportée et même si ce soir je n'étais pas très concentrée, je pourrai toujours me rattraper en les voyant sur scène. L'ouverture du bal est annoncée dans un nuage d'oiseaux rouges, que je vois s'envoler avec émerveillement, puis les danses sont ouvertes par un couple élégant, sur une valse entrainante.
À la remarque d'Ander sur le nom de ma candidature pour le concours de reinette du bal, je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Nul doute que je vais devoir supporter ses taquineries encore longtemps. Mais au moins, l'incident de tout à l'heure semble oublié. Désireuse de mêler mes pas à la musique – et comme pour me faire pardonner des événements passés –, je me tourne vers le Bleu.
« Tu danses ? » demandé-je au moment où tous les couples commencent à envahir la scène. Du coin de l'oeil, je crois reconnaître Valerian avec une inconnue de son âge. J'hausse un sourcil, intriguée : même s'il est dans les habitudes de mon frère de jouer les Don Juan, il fuit les danses comme la peste. Celle-ci doit bien l'avoir attiré, pour qu'il daigne se plier aux strictes règles de l'art.
@Ander Finlay.
@Merinda Swart pour la mention.
Mais au lieu de paroles, c'est un râle que j'entends, suivi d'un mouvement m'indiquant qu'il a enlevé son masque. Je repose mes yeux sur lui et découvre avec surprise les quelques larmes coulant sur son visage. Bouche-bée, je ne sais comment réagir. Je me contente de le fixer s'essuyer maladroitement avec la manche de sa tenue, comme un enfant perdu au milieu de la foule et ne sachant où trouver ses parents. Je ne bouge pas d'un pouce, consternée par la réaction d'Ander. Je m'attendais à des explications, des plaintes, peut-être de l'énervement, mais pas de larmes. Les larmes, ce sont des choses qu'on garde pour soi, qu'on ne montre pas aux autres, qu'on cache derrière un masque de honte et qu'on cherche à ne pas dévoiler. Les larmes, ce ne sont pas des choses qui se dévoilent. Et moi, je ne sais pas comment réagir face à des larmes. Je ne suis pas quelqu'un qui pleure ; personne dans ma famille ne pleure. Bien sûr, je me doute que ce n'est pas la première fois que le Serdaigle pleure. Mais c'est la première fois qu'il le fait devant moi. Ou, en tout cas, aussi ouvertement. Et à part être mal à l'aise, je ne sais pas comment réagir.
Je me balance d'un pied sur l'autre, me disant que si j'attends que ça passe et que je ne fais rien, il se reprendra tout seul. Il n'a pas besoin de mon aide, si ? Il n'a pas besoin que je le console, que je lui tapote l'épaule, le prenne dans mes bras, si ? Ce serait le comble de la gêne. Heureusement pour moi, son visage reprend bien vite des couleurs plus pâles – plus propices à un bal. Soulagée, je sens mes épaules se détendre et accueillent ses excuses avec un faible sourire et un hochement de tête. Ne sachant trop quoi dire, je décide de garder le silence et me force à ne pas me crisper lorsqu'il passe un bras autour de mes épaules. Je lui dois bien ça. Mon regard suit le mouvement de nos corps et je regarde l'orchestre terminer son concert dans un tonnerre d'applaudissements que je rejoins quelques secondes, même si je ne l'ai écouté que d'une oreille très distraite. Je me promets intérieurement d'aller les voir dans la salle de spectacle, avec Grand-mère. La musique m'a toujours transportée et même si ce soir je n'étais pas très concentrée, je pourrai toujours me rattraper en les voyant sur scène. L'ouverture du bal est annoncée dans un nuage d'oiseaux rouges, que je vois s'envoler avec émerveillement, puis les danses sont ouvertes par un couple élégant, sur une valse entrainante.
À la remarque d'Ander sur le nom de ma candidature pour le concours de reinette du bal, je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Nul doute que je vais devoir supporter ses taquineries encore longtemps. Mais au moins, l'incident de tout à l'heure semble oublié. Désireuse de mêler mes pas à la musique – et comme pour me faire pardonner des événements passés –, je me tourne vers le Bleu.
« Tu danses ? » demandé-je au moment où tous les couples commencent à envahir la scène. Du coin de l'oeil, je crois reconnaître Valerian avec une inconnue de son âge. J'hausse un sourcil, intriguée : même s'il est dans les habitudes de mon frère de jouer les Don Juan, il fuit les danses comme la peste. Celle-ci doit bien l'avoir attiré, pour qu'il daigne se plier aux strictes règles de l'art.
@Ander Finlay.
@Merinda Swart pour la mention.
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur
Bal masqué de Nouvel An
Dawn: 1 - 3 - 5 - 7
Alyona: 2 - 4 - 6 - 8
Le compliment de mon amie, bien qu'il suive le mien, me fait plaisir. C'est étrange : le masque que je porte a beau plonger mon visage dans l'ombre, je me sens et me sais rayonner. Est-ce à cause de ma robe, des lumières sous cette bulle, des tenues chaleureuses autour de moi ? Je ne sais pas. C'est comme si ce masque me délivrait de moi-même. Je ne suis plus Alyona Farrow, une sorcière au sang pur, au nom noble, une étudiante d'une grande école, à l'avenir tout tracé. Les exigences et responsabilités qu'on a posées sur mes épaules se sont évanouies quand mes traits ont été plongés dans l'ombre. Personne ne peut me reconnaître. Je peux dire ce que je pense, danser avec qui je le souhaite, agir sans craindre les regards. J'arrache mes propres chaînes. Ma robe est lourde mais mon cœur est léger. Ma mère n'est pas là ! Je suis jeune, je suis belle, je suis libre. Mon crâne est plein de rêves et d'audace qui ne demandent qu'à sortir.
« Merci », réponds-je joyeusement avant de suivre le regard de Dawn qui a retrouvé celui de son petit ami.
Alistair est tout aussi bien habillé que l'étudiante. Leurs tenues se complètent et s'accordent. Quand ils danseront, ce sera comme deux flammes qui s'enroulent et s'emmêlent. On ne saura certainement plus les distinguer. Ce sera beau. Je me promets de les observer, du coin de l'œil, quand leurs pas les porteront vers la piste de danse.
Je salue l'ancien Gryffondor d'un mot et d'un sourire. Sa proposition de me laisser son verre me surprend et m'enchante, je la trouve d'une gentillesse et d'une élégance rares.
« Oh ! Merci beaucoup. C'est vraiment adorable. »
J'attrape le verre qu'on me tend et en respire le contenu pour en saisir les arômes. « Cela sent très bon ! » Je porte la boisson à mes lèvres. Sa fraîcheur tombe dans ma gorge avec délicatesse. Cela a un goût de fruits. « C'est délicieux ! »
Mes yeux rejoignent le visage de mon amie tandis que j'éloigne le verre de mes lèvres. Sa saveur reste dans ma bouche comme un souvenir coloré.
« Alors, commencé-je, comment se sont passés tes premiers examens ? Tu as eu le temps de réviser tes pas de danse en plus de tes cours ? »
Un sourire amusé éclaire mon visage. Je glisse une mèche rousse derrière mon oreille, concentrée sur ma conversation avec mon amie.
Alyona: 2 - 4 - 6 - 8
Le compliment de mon amie, bien qu'il suive le mien, me fait plaisir. C'est étrange : le masque que je porte a beau plonger mon visage dans l'ombre, je me sens et me sais rayonner. Est-ce à cause de ma robe, des lumières sous cette bulle, des tenues chaleureuses autour de moi ? Je ne sais pas. C'est comme si ce masque me délivrait de moi-même. Je ne suis plus Alyona Farrow, une sorcière au sang pur, au nom noble, une étudiante d'une grande école, à l'avenir tout tracé. Les exigences et responsabilités qu'on a posées sur mes épaules se sont évanouies quand mes traits ont été plongés dans l'ombre. Personne ne peut me reconnaître. Je peux dire ce que je pense, danser avec qui je le souhaite, agir sans craindre les regards. J'arrache mes propres chaînes. Ma robe est lourde mais mon cœur est léger. Ma mère n'est pas là ! Je suis jeune, je suis belle, je suis libre. Mon crâne est plein de rêves et d'audace qui ne demandent qu'à sortir.
« Merci », réponds-je joyeusement avant de suivre le regard de Dawn qui a retrouvé celui de son petit ami.
Alistair est tout aussi bien habillé que l'étudiante. Leurs tenues se complètent et s'accordent. Quand ils danseront, ce sera comme deux flammes qui s'enroulent et s'emmêlent. On ne saura certainement plus les distinguer. Ce sera beau. Je me promets de les observer, du coin de l'œil, quand leurs pas les porteront vers la piste de danse.
Je salue l'ancien Gryffondor d'un mot et d'un sourire. Sa proposition de me laisser son verre me surprend et m'enchante, je la trouve d'une gentillesse et d'une élégance rares.
« Oh ! Merci beaucoup. C'est vraiment adorable. »
J'attrape le verre qu'on me tend et en respire le contenu pour en saisir les arômes. « Cela sent très bon ! » Je porte la boisson à mes lèvres. Sa fraîcheur tombe dans ma gorge avec délicatesse. Cela a un goût de fruits. « C'est délicieux ! »
Mes yeux rejoignent le visage de mon amie tandis que j'éloigne le verre de mes lèvres. Sa saveur reste dans ma bouche comme un souvenir coloré.
« Alors, commencé-je, comment se sont passés tes premiers examens ? Tu as eu le temps de réviser tes pas de danse en plus de tes cours ? »
Un sourire amusé éclaire mon visage. Je glisse une mèche rousse derrière mon oreille, concentrée sur ma conversation avec mon amie.
Alyona continue à discuter avec Dawn.
@Dawn Wolf, pardon pour ce délai !
Si tu le souhaites, on peut avancer un peu dans le temps pour arriver au moment de la danse.
Si tu le souhaites, on peut avancer un peu dans le temps pour arriver au moment de la danse.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
Bal masqué de Nouvel An
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J'assiste avec un dégoût certain à son déconcertant mâchouillage et ne peux m'empêcher de me demander si ce sera cela, mon avenir : devoir supporter les comportements dégoûtants, inintéressants et souvent affligeants de la future gamine de mon frère. Il n'y a pas pire moment pour penser à cela. J'avale le sujet en même temps que ma gorgée d'alcool ; puisse-t-il se diluer dans les acides de mon estomac.
L'enfant continue de dire ses bêtises d'enfant, la voix étouffée par son masque mais malheureusement pas assez pour qu'elle me soit totalement indistincte. Je soupire en lui lançant un regard oblique, guère étonnée de la maigreur de ses répliques. Après tout, ce n'est qu'un gamin. Quoi qu'à son âge, je pense que j'avais plus de répartie que lui. Pourquoi insiste-t-il ? Ne peut-il pas se trouver un camarade de son âge, quelqu'un qui lui porterait un minimum d’intérêt ?
Nous atteignons des sommets à sa dernière réplique. Le concours ? Pense-t-il réellement que c'est avec ça qu'il pourra me blesser ? C'est là sa plus grande arme, sa grande défense ? Merlin, c'est d'un ridicule. J'affiche un sourire à mi chemin entre la moquerie pure et dure et l'agacement nerveux. Mais puisque mon masque dissimule une grande partie de mon visage, le gosse ne verra rien. Mais peut-être aurais-je dû utiliser sa technique, songé-je en l'observant, mon air ahuri caché par mon masque, soulever l'énorme museau de sa licorne pour me donner une vue de choix sur sa langue pointée sur moi. Cette attitude puérile fait disparaître l'agacement qu'il pouvait m'inspirer ; il explose comme une bulle de savon et ne reste qu'un espèce de sentiment de lassitude et un brin d'amusement moqueur.
« Je ne participe pas à des choses aussi futiles, répliqué-je d'une voix cassante en portant mon regard loin de lui, vers des horizons plus intéressants. Si tu essayais de te venger, trouve autre chose : ta méchanceté vient de tomber à l'eau. »
Je prononce cette dernière phrase sur un ton désintéressé, comme si j'étais déjà passé à autre chose. De fait, c'est le cas. Là-bas de l'autre côté de la piste de danse, il m'a semblé apercevoir Zakary en compagnie de plusieurs personnes. Mais avant que je ne puisse faire des hypothèses sur leur identité, la foule les avale de nouveau et je les perds du regard.
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J'assiste avec un dégoût certain à son déconcertant mâchouillage et ne peux m'empêcher de me demander si ce sera cela, mon avenir : devoir supporter les comportements dégoûtants, inintéressants et souvent affligeants de la future gamine de mon frère. Il n'y a pas pire moment pour penser à cela. J'avale le sujet en même temps que ma gorgée d'alcool ; puisse-t-il se diluer dans les acides de mon estomac.
L'enfant continue de dire ses bêtises d'enfant, la voix étouffée par son masque mais malheureusement pas assez pour qu'elle me soit totalement indistincte. Je soupire en lui lançant un regard oblique, guère étonnée de la maigreur de ses répliques. Après tout, ce n'est qu'un gamin. Quoi qu'à son âge, je pense que j'avais plus de répartie que lui. Pourquoi insiste-t-il ? Ne peut-il pas se trouver un camarade de son âge, quelqu'un qui lui porterait un minimum d’intérêt ?
Nous atteignons des sommets à sa dernière réplique. Le concours ? Pense-t-il réellement que c'est avec ça qu'il pourra me blesser ? C'est là sa plus grande arme, sa grande défense ? Merlin, c'est d'un ridicule. J'affiche un sourire à mi chemin entre la moquerie pure et dure et l'agacement nerveux. Mais puisque mon masque dissimule une grande partie de mon visage, le gosse ne verra rien. Mais peut-être aurais-je dû utiliser sa technique, songé-je en l'observant, mon air ahuri caché par mon masque, soulever l'énorme museau de sa licorne pour me donner une vue de choix sur sa langue pointée sur moi. Cette attitude puérile fait disparaître l'agacement qu'il pouvait m'inspirer ; il explose comme une bulle de savon et ne reste qu'un espèce de sentiment de lassitude et un brin d'amusement moqueur.
« Je ne participe pas à des choses aussi futiles, répliqué-je d'une voix cassante en portant mon regard loin de lui, vers des horizons plus intéressants. Si tu essayais de te venger, trouve autre chose : ta méchanceté vient de tomber à l'eau. »
Je prononce cette dernière phrase sur un ton désintéressé, comme si j'étais déjà passé à autre chose. De fait, c'est le cas. Là-bas de l'autre côté de la piste de danse, il m'a semblé apercevoir Zakary en compagnie de plusieurs personnes. Mais avant que je ne puisse faire des hypothèses sur leur identité, la foule les avale de nouveau et je les perds du regard.
Aelle assiste, affligée, aux tentatives de @Lance Blacksword de se venger, et lui conseille de s'y prendre autrement.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 18 févr. 2025, 16:42, modifié 6 fois.








