Embrumées sous la lanterne
![]() Arianna Sgaeyl (PNJ) 18 ans |
Pitiponk, Londres 19 août 2023 avec @Merinda Swart x x x x |
Je transplanne dans un léger "pop" dans le quartier de Soho. Il me faut un moment pour mon équilibre se stabilise. Les trois verres de vin avant de partir, ce n'était pas une bonne idée. Mais les parents m'énervent ces temps-ci. À toujours aduler Jade, à me comparer à Jade. Cette enfant prodige. Je ne peux même pas lui en vouloir, à elle.
J'ai préféré partir parce qu'elle se trouve coincée entre tout ça à tout juste sept ans. Et je déteste quand elle me regarde avec ses yeux tristes en remplis de... pitié.
Après avoir pris une grande inspiration, je m'engage dans la rue que m'a montrée un ami la dernière fois. Le soleil s'est déjà couché quand j'arrive devant la porte encore camouflée. J'arrange rapidement ma robe et ma coiffure avant de taper le rythme sur la porte de Fais l’hippogriffe. Je recule d'un pas quand la devanture verte se révèle, avant de baisser la poignée de la porte et d'entrer. Le bar n'est pas plein à craquer comme en juin, mais il semble se remplir lentement.
C'est exactement ce qu'il me fallait, juste de la musique un peu trop forte et des corps flous qui bougent autour. Tous des inconnus, qui le resteront jusqu'à la fin de la soirée ou pas, mais qui ne me jugeront pas. Peut-être même que je partirai au bras de l'un d'eux, après ces deux mois de solitude à la maison. Je ne veux tout simplement pas me prendre la tête.
Mes talons claquent sur le parquet à mesure que je navigue dans la foule et que j'atteins finalement les banquettes aux extrémités de la pièce. Il n'y rien de plus grisant que de se sentir observée, cette robe blanche a été spécialement choisie pour, mais mes yeux à moi se fixent sur une magnifique brune. Je penche légèrement la tête sur le côté en détaillant cette œuvre d'art, sans cette robe qu'elle porte...
Je m'approche en posant mon sac sur la table, pour signaler ma présence, et fais lentement glisser ma main droite sur le bras de l'inconnue. « Bonsoir, beauté. » Le surnom est volontairement prononcé en gaélique alors que je m'installe à côté d'elle sur la banquette confortable, un coude appuyé sur la surface en bois et le menton reposant sur ma main. Je vois enfin son visage de plus près. Divine.
Reducio
- Votre PJ est présent ? non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Arianna Sgaeyl (mère)
- Lien vers la fiche du PNJ : ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Écrire une des causes du mal-être d'Arianna qu'elle reportera plus tard sur Adeline (les tensions avec ses parents), sa lente dépravation, la jalousie de sa sœur Jade dont Adeline va subir les crises et la façon dont elle noit systématiquement dans l'alcool ses problèmes avec de la compagnie, mauvaise habitude qu'elle gardera, ayant deux enfants hors-mariage.
Mousse de l'équipage Ad2OC.
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Embrumées sous la lanterne
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Lloryhann Anderson 24 ans PNJ Jocker 2025 |
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Chaque fois qu'elle évoque Ilvermorny, c'est comme un saut dans le passé pour moi. Les souvenirs resurgissent lorsqu'elle parle de tel endroit, ou même de tel prof qui est toujours en fonction. Elle est si épanouie là-bas, et ses amies ont l'air tellement gentilles. J'apprécie Talya car elle me fait voir le monde différemment. Elle est encore si naïve et innocente, à l'âge où moi je plaçais ma confiance dans des gens toxiques.
Tata Margaret m'a parlé d'un bar étudiant dont elle a eu connaissance par quelques-uns de ses jeunes collègues, et elle me l'a fortement conseillé en me disant que ça me changerait du Speakeasy. Je crois qu'elle espère que l'ambiance de ce bar soit plus enfantine et moins propice à mes idées noires, et que la présence d'une majorité de jeunes me rende ma jeunesse volée. J'ai suivi tout le processus qu'elle m'a expliqué pour accéder à ce lieu. Je peux bien lui faire plaisir un soir et retrouver le Speakeasy la prochaine fois.
L'ambiance est moins intime qu'au Speakeasy, mais j'apprécie la configuration du lieu. Il n'y a pas grand monde, j'espère que ça se remplira plus tard dans la nuit. Mes talons claquent tandis que je décide de tester une table sur le mur gauche. Le sol sur lequel je marchais devient un mur, et le mur gauche dont je parlais devient mon sol. Expérience intéressante. A tester avec un peu d'alcool dans le sang, ça doit être hilarant.
Je m'assieds sur une banquette et allume une cigarette, tout en commandant au verre qui est apparu sur la table un Whisky Pur Feu. La fumée s'élève devant mon visage lorsque je tire sur ma clope. Le verre revient dans ma main, plein. Le contact du verre froid sur ma peau me procure cette sensation agréable d'habitude, ce sentiment d'être en territoire connu. La première gorgée brûle ma gorge, et je savoure avec délice ce filet brûlant qui me fait sentir vivante.
Je sais que je devrais arrêter. Ou du moins diminuer au maximum. Je fais des efforts ; je fais ce que je peux. Depuis la demande d'adoption, j'ai réussi à passer une semaine entière sans toucher à un verre d'alcool, je considère que c'est déjà une bonne évolution, non ? J'ai repris depuis, mais je fais attention à ne plus finir aussi ivre qu'avant. Depuis deux mois, il n'y a pas eu un seul matin où j'ai oublié la fille de la veille. A chaque réveil, je me souviens du visage de celle qui m'a tenue compagnie, ou de la solitude qui m'a serré le cœur toute la nuit.
Mais si les responsables de l'adoption me demandent en plus d'arrêter de fumer, là ça va être compliqué. Et puis, ils ont pas à se mêler de ma vie comme ça ! Le bébé est dans le ventre de quelqu'un d'autre, alors j'ai pas besoin d'être sobre et sans nicotine ! Et puis l'attente est longue, c'est de leur faute ! Ca fait six mois déjà que je me suis pointée dans leur bureau pour demander un enfant ! Oui je sais qu'il reste encore six mois avant que la fille accouche, mais quand même, c'est long ! Ils ont prit trois mois à me faire languir jour et nuit sans que je sache si ma demande était prise en compte ou pas ! Et puis, pas de ma faute si je dois boire pour oublier que ma fille est dans le bide d'une meuf de 15 ans ! Pas de ma faute si je dois fumer pour effacer le visage de cette gamine aux traits creusés, aux yeux rougis, au ventre déjà rond, qui est tombée à genoux devant moi en me remerciant de lui prendre son enfant ! La détresse dans ses yeux, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec Maman. Pourtant, leurs deux cas sont si différents ! Maman voulait me garder et m'aimer. Cette gamine ne ressent que de la répulsion envers l'enfant qui germe en elle et lui vole sa jeunesse.
Combien de femmes sommes-nous, à avoir perdu notre adolescence à cause d'un homme toxique ?
Ca n'arrivera pas à mon bébé. Myrtille - j'ai déjà choisi son prénom - aura une enfance et une jeunesse. Elle ne grandira pas trop vite.
Nouvelle gorgée. Nouveau tire sur ma cigarette. Inspire. Expire.
Un sac se pose sur ma table et des doigts réveillent les sens en extase de mon bras. Une inconnue en tenue blanche s'assied à mes côtés en me saluant, ponctuant son bonsoir d'un mot d'une langue inconnue. Je laisse la fumée de ma cigarette se dissiper pour mieux la voir.
La première chose que je vois sont ses yeux. Vert foncé. Les cils allongés par le mascara. Le regard aguicheur. Légèrement flouté par un peu d'alcool. Un léger sourire s'échappe de mes lèvres entrouvertes. Je l'avais dit que je m'améliorais : je suis la moins soûle de nous deux.
Elle est jeune, son rouge à lèvre attire le regard et je détaille un moment ses lèvres, comme j'aime le faire avec chaque corps avant de les croquer. Mes yeux descendent le long de son cou pour admirer sa robe - et pas que - avant de revenir se plonger dans son regard. Belle, aguicheuse : je sens que ma soirée va bien se passer. Au cas où, j'espère qu'elle a un appart pas trop loin, parce que sinon Tata Margaret va encore me faire les gros yeux demain matin. J'ai beau insonoriser la chambre et ne pas laisser mes compagnes s'aventurer hors de la pièce, Tata devine à chaque fois que j'ai passé la nuit chez elle avec quelqu'un, et ses gros yeux me fixent en caressant la tête de Talya, qui elle n'est pourtant au courant de rien. Je crois.
Enfin bref.
"Salut ma belle", répondé-je avec un sourire aguicheur en répondant à sa caresse par une autre, ma main suivant les courbes de son poignet à son coude.
Je tends mon paquet de cigarette de mon autre main, et propose :
"Cigarette ?"
Puis, légèrement plus hésitante, je rapproche mon verre d'elle :
"Whisky Pur Feu ?"
Faut pas non plus qu'elle soit trop amochée, je dois être sûre que son comportement séduisant n'est pas dû à l'alcool.
"Ou rien ?" dis-je en posant mon menton sur ma main, comme elle, à une dizaine de centimètres de son visage.
Je tire sur ma cigarette, détourne mon visage pour ne pas lui envoyer la fumée, et reprend la même position.
Embrumées sous la lanterne

Arianna Sgaeyl (PNJ)
18 ans
Je retiens un frisson de plaisir quand sa peau entre de nouveau en contact avec la mienne et je lui rends son sourire. Elle a l'air expérimentée et n'a pas pris peur quand je l'ai abordée, ça me plaît. Tout comme son accent étranger que je n'arrive pas à identifier mais qui m'intrigue et rend la brune d'autant plus attirante. Américaine ? Je m’empare d'une cigarette quand elle me tend son paquet et me contente un moment de la faire tourner entre mes doigts, sans lâcher la belle inconnue du regard. « La cigarette suffira... pour l'instant », ajouté-je en détaillant ses lèvres. Chaque chose en son temps, et avec un nouveau verre d'alcool dans le sang je ne me fais pas confiance pour garder mes mains sur moi.
Son visage se rapproche du main, et il me faut toute la volonté du monde pour ne pas bouger d'un millimètre. « Vous avez du feu ? » Je coince la cigarette entre mes lèvres, préférant qu'elle l'allume elle plutôt que de sortir mon propre briquet, cadeau d'une ancienne connaissance. « Puis-je connaître le nom de la déesse avec laquelle je parle ? » Parler est un bien grand mot, et j'espère bien qu'on ne s'en contentera pas. Je continue de la dévorer du regard, faute de mieux, mes yeux s'attardant sur sa robe et les bandes de peau qu'elle laisse apparaître. Quelle âge a-t-elle ? Que fait-elle dans un bar pareil ? C'est plus fort que moi, ma main libre effleure la peau de sa cuisse en jouant avec le tissu du bas de sa robe à ma portée qui m'hypnotise. Je croise inconsciemment les jambes pour me rapprocher un petit peu plus.
Mousse de l'équipage Ad2OC.
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Embrumées sous la lanterne
Cigarette.
Comme je l'avais prévu - elles le font toutes -, elle me demande du feu. En me vouvoyant tiens. Moi qui ai prit l'habitude de tutoyer tout le monde, je suis toujours surprise par le vouvoiement, mais ça me fait souvent sourire quand ça s'inclut dans un numéro de drague, que la personne le conscientise ou non. Tant que ça sous-entend pas que je suis vieille, je ne les envoies pas pâtir. D'ailleurs en parlant d'âge, la blonde est plus jeune que moi, j'en suis sûre, mais cela ne l'empêche pas d'être tout à fait à l'aise dans ce jeu. L'alcool aide, à coup sûr. Ce n'est sûrement pas la première fois qu'elle s'essaie à la séduction, mais son expérience n'est pas si longue que ça non plus. Je souris de nouveau à l'idée d'être une de ses premières conquêtes. Au début, on aime bien conserver un temps sa compagne, on croit encore qu'une vraie relation est possible, au moins quelques semaines. C'est au fil du temps qu'on oublie la longueur pour ne compter plus que sur ce qui est éphémère. Comme ça, pas de déception, pas de nouvelle cassure, que le jeu de la séduction, la nuit ensemble, et on s'éclipse au petit matin. Si elle veut me revoir encore quelques jours, je ne dirai pas non. La longueur ne m'atteint plus, j'ai délaissé l'espoir, il n'y aura que son cœur à elle en jeu.
Les yeux posés sur la cigarette entre ses lèvres, un sourire coquin au coin des miennes, je réponds, consciente de l'effet que je produis sur elle en étant aussi proche d'elle :
"Tu peux me tutoyer."
Et je m'approche plus encore, mes doigts en V autour de la cigarette qui repose entre mes lèvres. Comme à chaque fois qu'une d'entre elles me demande du feu, je fais mon petit numéro. Ca me fait toujours autant frissonner de plaisir. Le regard fixé dans le sien, sans ciller, j'appuie le bout de ma clope contre la sienne, jusqu'à ce que le feu soit partagé et que sa cigarette crépite légèrement.
Le feu se propage trop vite à mon avis, et je reste quelques secondes de plus, là, à lui imposer mon odeur et à respire son air, cherchant je-ne-sais-quoi dans son regard. Juste le plaisir enfoui dans mon ventre, et j'observe si elle cille, surprise par ma proximité et ce qu'elle va peut-être appeler "mon audace", sans savoir que je maîtrise ce petit numéro depuis plus de trois ans. Mais peu importe le temps, il a toujours son petit effet sur moi, avec la proximité qu'il impose sans autoriser plus, les lèvres de l'autre interdites par la présence des cigarettes.
Sa cigarette allumée et mon visage éloigné du sien, elle me demande mon nom, et j'avoue que j'apprécie sa formulation. Une déesse carrément. Dingue, mes chevilles vont gonfler.
"Lloryhann. Appelle-moi Llo."
Je prends une gorgée de Whisky Pur Feu - le liquide ne me brûle déjà plus la gorge - et renvoie la question :
"Et toi ?"
Sa main qui effleure ma cuisse est comme un électrochoc qui fait exploser en des milliers de petites bulles le plaisir qui attendait dans mon estomac, et se répand désormais dans toutes les fibres de mon corps. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si rapide. Jeune et efficace, me dis-je en riant intérieurement. Sûrement une étudiante : elle est dans le système, elle a appris à aller vite, en cours, en amour, en tout. Moi j'ai lâché ça. Bon ça m'a d'ailleurs valu un licenciement mais j'ai trouvé un autre boulot dans un autre observatoire, où les horaires sont plus libres. Je peux arriver et partir quand je veux, tant que je fais tout le boulot que j'ai à faire.
Je la sens se rapprocher plus encore de moi, et je ne vais pas l'en empêcher. Passant mon bras libre autour de ses épaules, je laisse ma main divaguer sur sa peau nue.
Comme je l'avais prévu - elles le font toutes -, elle me demande du feu. En me vouvoyant tiens. Moi qui ai prit l'habitude de tutoyer tout le monde, je suis toujours surprise par le vouvoiement, mais ça me fait souvent sourire quand ça s'inclut dans un numéro de drague, que la personne le conscientise ou non. Tant que ça sous-entend pas que je suis vieille, je ne les envoies pas pâtir. D'ailleurs en parlant d'âge, la blonde est plus jeune que moi, j'en suis sûre, mais cela ne l'empêche pas d'être tout à fait à l'aise dans ce jeu. L'alcool aide, à coup sûr. Ce n'est sûrement pas la première fois qu'elle s'essaie à la séduction, mais son expérience n'est pas si longue que ça non plus. Je souris de nouveau à l'idée d'être une de ses premières conquêtes. Au début, on aime bien conserver un temps sa compagne, on croit encore qu'une vraie relation est possible, au moins quelques semaines. C'est au fil du temps qu'on oublie la longueur pour ne compter plus que sur ce qui est éphémère. Comme ça, pas de déception, pas de nouvelle cassure, que le jeu de la séduction, la nuit ensemble, et on s'éclipse au petit matin. Si elle veut me revoir encore quelques jours, je ne dirai pas non. La longueur ne m'atteint plus, j'ai délaissé l'espoir, il n'y aura que son cœur à elle en jeu.
Les yeux posés sur la cigarette entre ses lèvres, un sourire coquin au coin des miennes, je réponds, consciente de l'effet que je produis sur elle en étant aussi proche d'elle :
"Tu peux me tutoyer."
Et je m'approche plus encore, mes doigts en V autour de la cigarette qui repose entre mes lèvres. Comme à chaque fois qu'une d'entre elles me demande du feu, je fais mon petit numéro. Ca me fait toujours autant frissonner de plaisir. Le regard fixé dans le sien, sans ciller, j'appuie le bout de ma clope contre la sienne, jusqu'à ce que le feu soit partagé et que sa cigarette crépite légèrement.
Le feu se propage trop vite à mon avis, et je reste quelques secondes de plus, là, à lui imposer mon odeur et à respire son air, cherchant je-ne-sais-quoi dans son regard. Juste le plaisir enfoui dans mon ventre, et j'observe si elle cille, surprise par ma proximité et ce qu'elle va peut-être appeler "mon audace", sans savoir que je maîtrise ce petit numéro depuis plus de trois ans. Mais peu importe le temps, il a toujours son petit effet sur moi, avec la proximité qu'il impose sans autoriser plus, les lèvres de l'autre interdites par la présence des cigarettes.
Sa cigarette allumée et mon visage éloigné du sien, elle me demande mon nom, et j'avoue que j'apprécie sa formulation. Une déesse carrément. Dingue, mes chevilles vont gonfler.
"Lloryhann. Appelle-moi Llo."
Je prends une gorgée de Whisky Pur Feu - le liquide ne me brûle déjà plus la gorge - et renvoie la question :
"Et toi ?"
Sa main qui effleure ma cuisse est comme un électrochoc qui fait exploser en des milliers de petites bulles le plaisir qui attendait dans mon estomac, et se répand désormais dans toutes les fibres de mon corps. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si rapide. Jeune et efficace, me dis-je en riant intérieurement. Sûrement une étudiante : elle est dans le système, elle a appris à aller vite, en cours, en amour, en tout. Moi j'ai lâché ça. Bon ça m'a d'ailleurs valu un licenciement mais j'ai trouvé un autre boulot dans un autre observatoire, où les horaires sont plus libres. Je peux arriver et partir quand je veux, tant que je fais tout le boulot que j'ai à faire.
Je la sens se rapprocher plus encore de moi, et je ne vais pas l'en empêcher. Passant mon bras libre autour de ses épaules, je laisse ma main divaguer sur sa peau nue.
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Arianna Sgaeyl (PNJ)
18 ans
Je ne romps pas le contact tout de suite. Mes lèvres restent proches des siennes, le temps d'une fraction de seconde supplémentaire, le temps de savourer cette tension que j'aime tellement. Puis je recule légèrement à mon tour quand elle s'éloigne, laissant une volute de fumée s’échapper d’entre mes lèvres, un léger sourire toujours accroché à mon visage.
Merlin, elle me rend déjà folle. Je ne crois pas avoir déjà ressenti... tout ça. Je tire sur ma cigarette pour calmer mon envie de l'embrasser et souffle la fumée sur le côté, avant de laisser mon regard revenir se plonger dans le sien.
« Lloryhann. » Je savoure un moment la saveur de son prénom sur ma langue avant de reprendre : « C'est très joli comme prénom. »
D’un mouvement lent, je pose continue à explorer la peau de sa cuisse. « Arianna. », chuchoté-je. Mais tu m'appeler comme tu veux. Je me mords la lèvre pour éviter de raconter des conneries. Elle doit avoir l'habitude de se faire aborder, il ne faut pas qu'elle croie que je suis totalement inexpérimentée.
Son bras qui m'entoure me fait brièvement fermer les yeux et je m'abandonne à son contact. Je n'ose toujours pas croiser son regard, et continue de suivre les bords de sa robe. « Dis-moi, Llo... », commencé-je avant de lui prendre une gorgée de son whisky, « Que fais-tu, ici ? Tu attends quelqu'un... ou quelque chose ? »
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Embrumées sous la lanterne
La fumée se propage entre nous, et je retrouve ses yeux cachés dans les volutes lorsqu'elle se retourne de nouveau vers moi. Je souris lorsqu'elle répète mon prénom dans son entièreté et qu'elle le complimente. Je réponds par un hochement de tête avec un doux sourire.
Sa main baladeuse continue son chemin sur ma cuisse, tandis qu'elle me donne son prénom. Je crois n'avoir encore jamais dragué d'Arianna, tiens. Il faut bien une première fois à tout. Je la vois se mordre la lèvre, comme pour s'empêcher d'en dire plus, et il faut avouer qu'elle est très sexy. Je ne vais pas m'empêtrer dans un retour de compliment bidon sur la beauté de son prénom à elle aussi : je suis peut-être légèrement ivre, mais je ne suis pas une machine non plus.
"Tu es la première Arianna que je rencontre", me contenté-je donc de dire en tirant sur ma cigarette.
Avec une femme un peu plus expérimentée, j'aurais dit "tu es ma première Arianna", mais les jeunes naïves aiment bien qu'on les fasse se sentir exceptionnelles, et ce n'est pas en lui sous-entendant que plein d'autres sont passées avant elle que je vais la faire se sentir unique.
Lorsque je l'entoure de mon bras, je la sens s'abandonner contre moi, comme si elle se déchargeait d'un poids. Cette Arianna n'est peut-être pas si naïve et innocente que ça. Un instant, ma caresse sur son épaule se fait plus maternelle que sensuelle, mais le chemin de ses doigts sur ma cuisse me rappelle rapidement le plaisir qu'elle me procure et la règle d'or : se détacher des problèmes des autres. J'ai déjà bien à faire avec les miens.
La voilà qui boit, et continue ses questions. Je souris de manière taquine, reprenant avec délectation le jeu de séduction :
"J'ai trouvé la personne que j'attendais ce soir."
Mes doigts s'égarent de son épaule pour aller effleurer le creux de son cou chaud puis descendent vers sa clavicule.
"Et... quelque chose ?"
Je comprends parfaitement ce qu'elle souhaite m'entendre dire. Je récupère mon verre dans sa main et y boit une gorgée, à l'endroit exacte où elle a déposé ses lèvres.
"Peut-être. Je n'aime pas passer la nuit seule."
Mes yeux se fixent dans les siens, mes lèvres relevées dans un léger sourire.
Sa main baladeuse continue son chemin sur ma cuisse, tandis qu'elle me donne son prénom. Je crois n'avoir encore jamais dragué d'Arianna, tiens. Il faut bien une première fois à tout. Je la vois se mordre la lèvre, comme pour s'empêcher d'en dire plus, et il faut avouer qu'elle est très sexy. Je ne vais pas m'empêtrer dans un retour de compliment bidon sur la beauté de son prénom à elle aussi : je suis peut-être légèrement ivre, mais je ne suis pas une machine non plus.
"Tu es la première Arianna que je rencontre", me contenté-je donc de dire en tirant sur ma cigarette.
Avec une femme un peu plus expérimentée, j'aurais dit "tu es ma première Arianna", mais les jeunes naïves aiment bien qu'on les fasse se sentir exceptionnelles, et ce n'est pas en lui sous-entendant que plein d'autres sont passées avant elle que je vais la faire se sentir unique.
Lorsque je l'entoure de mon bras, je la sens s'abandonner contre moi, comme si elle se déchargeait d'un poids. Cette Arianna n'est peut-être pas si naïve et innocente que ça. Un instant, ma caresse sur son épaule se fait plus maternelle que sensuelle, mais le chemin de ses doigts sur ma cuisse me rappelle rapidement le plaisir qu'elle me procure et la règle d'or : se détacher des problèmes des autres. J'ai déjà bien à faire avec les miens.
La voilà qui boit, et continue ses questions. Je souris de manière taquine, reprenant avec délectation le jeu de séduction :
"J'ai trouvé la personne que j'attendais ce soir."
Mes doigts s'égarent de son épaule pour aller effleurer le creux de son cou chaud puis descendent vers sa clavicule.
"Et... quelque chose ?"
Je comprends parfaitement ce qu'elle souhaite m'entendre dire. Je récupère mon verre dans sa main et y boit une gorgée, à l'endroit exacte où elle a déposé ses lèvres.
"Peut-être. Je n'aime pas passer la nuit seule."
Mes yeux se fixent dans les siens, mes lèvres relevées dans un léger sourire.
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Arianna Sgaeyl (PNJ)
18 ans
La première, dit-elle ? Je hausse un sourcil, un peu surprise. Ce n’est pourtant pas un prénom rare, rien d’exceptionnel dans sa sonorité, et pourtant… j’entends dans sa voix quelque chose qui me donne envie d’y croire. Être la première… c’est une place qu’on idéalise toujours, mais qui n’a rien de très enviable. Être la première, c’est porter les attentes, c’est collectionner les reproches, et surtout… c’est découvrir que les parents finissent par se corriger sur le suivant. Le deuxième, lui, a droit à la version plus belle, à la patience qu’on n’a jamais eue pour moi. Jade est ce deuxième enfant parfait, le modèle qu’on place sous mon nez pour souligner ce que je ne suis pas. Alors, être la première… ça n’a jamais eu beaucoup de goût pour moi.
Mais là, dans cette pièce, avec elle, le mot prend une autre résonance. Peut-être que ce n’est qu’un jeu, peut-être que demain il n’en restera rien. Une nuit, tout au plus. Peut-être un matin si aucune de nous deux n’a la lâcheté de filer avant que le jour ne nous mette en pleine lumière. Dans tous les cas, elle n’aura pas le temps de voir mes failles, celles qui finissent toujours par effacer l’éclat du début. Celles qui donnent envie de fuir.
Je m’accroche à l’instant, à ses doigts qui se glissent de nouveau contre ma peau, à cette voix qui se fait douce alors même qu’elle me déstabilise. J’ai l’habitude qu’on m’approche pour combler un vide, pour occuper un silence, jamais parce qu’on m’attendait réellement. Alors quand elle souffle que je suis celle qu’elle cherchait, je me surprends à avoir envie d’y croire. Comme si, pour une fois, je n’étais pas un choix par défaut. Pas la solution de repli. Pas l’ombre d’une comparaison.
Peut-être que je me mens, peut-être que je me berce d’illusions, mais à cet instant je m’en moque. Je relève les yeux vers elle, un sourire que je veux assuré aux lèvres, même s’il tremble un peu à l’intérieur. « Alors c’est une chance, non ? Que tu n’aies pas à passer cette nuit seule. » Les mots sont simples, presque banals, mais ils me semblent lourds de promesses. Comme si, en les prononçant, je me laissais happer par cette illusion que, pour une fois, je pourrais être la première sans être celle qu’on oublie après.
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Embrumées sous la lanterne
Oui c'est une chance. Je ne serai pas seule cette nuit, elle vient de me le promettre. Mon corps se détend à son tour contre le sofa, et je repose mon verre sur la table, libérée du poids de la solitude et de l'appréhension d'une nuit noire sans lumière, au moins pour ce soir. C'est chaque fois la même chose, il faut s'obliger à ne pas penser au lendemain, à la solitude qui reviendra : il faut vivre au soir le soir. Je le sais maintenant, et ce soir c'est une victoire sur le vide que je viens de remporter.
Certes, ce soir je suis chez Tata Margaret, la maison n'est pas vide. Mais ma chambre l'est. Et je ne sais pas, je suis tellement habituée à sortir dans les bars de Toulouse quand je suis dans mon appart que je sors même ici. Il s'avère aussi que j'apprécie particulièrement le Speakeasy - bien que ce soir je n'y sois pas, je découvre un nouveau bar qui n'est finalement pas si désespéré puisque j'y ai trouvé mon bonheur de cette nuit -, et qu'il n'y a tout simplement pas de bar sorcier à Toulouse. Je n'ai rien contre les moldues, évidemment, elles sont toutes plus surprenantes et intéressantes les unes que les autres, mais ici je suis entièrement moi-même. Je n'ai plus à me cacher.
Du moins, je cache moins de choses.
Et puis, le Whisky Pur-feu aura toujours raison de moi. A côté du whisky moldu...
Mon dos plus détendu contre le canapé, je tire sur ma cigarette et souffle la fumée dans les airs, la tête penchée en arrière sur le sofa, ma main entourant Arianna parcourant de l'index la courbe de son cou, laissant sa phrase en suspens, profitant des échos de sa promesse qui résonnent dans mon esprit, un léger sourire aux lèvres. Je redresse finalement ma tête :
"Oui..." commencé-je à répondre en tournant la tête vers elle.
Je m'approche doucement de son profil :
"Je suis très chanceuse ce soir", murmuré-je, ma bouche effleurant son oreille.
Je laisse mes lèvres s'aventurer quelques longues secondes sur son lobe, ma main à la cigarette se posant sur la sienne qu'elle a déposé sur ma cuisse.
Certes, ce soir je suis chez Tata Margaret, la maison n'est pas vide. Mais ma chambre l'est. Et je ne sais pas, je suis tellement habituée à sortir dans les bars de Toulouse quand je suis dans mon appart que je sors même ici. Il s'avère aussi que j'apprécie particulièrement le Speakeasy - bien que ce soir je n'y sois pas, je découvre un nouveau bar qui n'est finalement pas si désespéré puisque j'y ai trouvé mon bonheur de cette nuit -, et qu'il n'y a tout simplement pas de bar sorcier à Toulouse. Je n'ai rien contre les moldues, évidemment, elles sont toutes plus surprenantes et intéressantes les unes que les autres, mais ici je suis entièrement moi-même. Je n'ai plus à me cacher.
Du moins, je cache moins de choses.
Et puis, le Whisky Pur-feu aura toujours raison de moi. A côté du whisky moldu...
Mon dos plus détendu contre le canapé, je tire sur ma cigarette et souffle la fumée dans les airs, la tête penchée en arrière sur le sofa, ma main entourant Arianna parcourant de l'index la courbe de son cou, laissant sa phrase en suspens, profitant des échos de sa promesse qui résonnent dans mon esprit, un léger sourire aux lèvres. Je redresse finalement ma tête :
"Oui..." commencé-je à répondre en tournant la tête vers elle.
Je m'approche doucement de son profil :
"Je suis très chanceuse ce soir", murmuré-je, ma bouche effleurant son oreille.
Je laisse mes lèvres s'aventurer quelques longues secondes sur son lobe, ma main à la cigarette se posant sur la sienne qu'elle a déposé sur ma cuisse.

