Un peu de poudre aux yeux
Toilettes des filles, Poudlard
Samedi 29 janvier matin
Avec @Kenna Muray et @Ambre McBride
Lavinia s'était levée tôt ce matin. Elle s'était habillée le plus silencieusement possible et était sortie de la chambre sur la pointe des pieds. Pour ce qu'elle comptait faire, hors de question de tomber sur une de ses collègues de dortoir. Elle s'était dirigée vers la grande salle où le petit déjeuné commençait à peine d’être servi. Comme à son habitude, après avoir bu sa tasse de thé et grignoté une petite tartine de confiture briochée, elle n'était pas restée longtemps. Sa sacoche était un peu lourde et son contenu teintait parfois légèrement alors qu'elle montait les escaliers pour atteindre les toilettes des filles.
Lorsqu'elle y jeta un coup d’œil, elle sourit, satisfaite. À cette heure matinale, il ne semblait pas être venu à l'esprit d'autres élèves d'y passer. Lavinia se réserva un lavabo, en face du vaste miroir qui composait le fonds de la pièce, et commença à déballer avec soin le contenu de sa besace : un ensemble de petits coffrets de maquillages, des pinceaux, de la poudre et des crayons, des tubes aux formes étranges et d'autres ustensiles mystérieux.
Mercredi dernier, quelle n'avait pas été sa surprise de voir que le colis que ses parents lui avaient envoyé pour son anniversaire était un kit complet de maquillage. Pas de livres documentaires, pas de cadeaux pour l'encourager sur la voie de l'excellence sorcière... Non, "simplement" du maquillage. Si Lavinia avait été surprise, c'était une surprise bienvenue et plaisante. Il était rare que sa mère pense à lui offrir un cadeau d'anniversaire, c'était souvent son père qui pensait à ce sempiternel événement annuel, mais elle doutait que le cadeau de cette année vienne de lui seul.
Aussitôt son cadeau ouvert, Lavinia s'était plongée de nouveau dans le règlement de Poudlard. Il lui semblait pourtant que ses parents avaient essayé de convaincre la direction de lui accorder plus de souplesse sur l'utilisation du maquillage et de produits esthétiques magiques, sans succès. Alors pourquoi ce changement ?... Finalement, la Serpentard était tombée sur le décret qui l'intéressait et mettait en lumière l'attitude de Madame de Turenne. Chapitre I, section 6, article 4.
Un sourire malicieux s'était alors dessiné sur le visage de la vipère. Oh, bien sûr, elle avait déjà triché sur cette règle. Elle avait utilisé des solutions de farines pour le teint, récolté de la poudre de cendre pour assombrir ses paupières, joué sur les pigments de plantes pour colorer discrètement ses lèvres... C'était léger... Assez léger pour qu'elle n'ait pas été punie par des professeurs témoins de son petit jeu, ou incapable de confirmer par eux-mêmes leurs doutes. Mais depuis mercredi, c'était donc officiel : le maquillage lui était officiellement autorisé !Le maquillage est formellement interdit pendant le temps scolaire. Hors temps scolaire (week-end et vacances), un maquillage naturel léger est toléré pour les étudiants de plus de 14 ans.
Devant le miroir des toilettes des filles, Lavinia commença par appliquer une base sur son visage préalablement nettoyé. Elle se saisit ensuite d'une éponge en mousse, de la forme d'un œuf, et appliqua en tapotant doucement le fonds de teint. Les petites imperfections de sa peau disparurent comme par enchantement devant la puissante couvrante de la poudre. Changeant pour un pinceau aux poils généreux, Lavinia structura son visage avec du fard à joues. D'une main experte, elle reproduit les gestes de sa camériste pour jouer sur des ombres factices, réduire la rondeur encore enfantine de sa mâchoire, redessiner son nez pour le rendre plus régulier, tout en faisant ressortir ses pommettes.
Elle ne s'en sortait pas trop mal pour une première fois, constata-t-elle en se regarda dans le miroir. Il était temps de s'attaquer aux yeux. Malheureusement, la sorcière déchanta assez vite. Maintenant sa paupière droite fermée avec l'aide de sa main gauche, Lavinia essaya de la maquiller avec sa seconde main. Ce n'était pas facile... Lavinia se tordit en grimaces pour appliquer comme elle le souhaitait le fard, mais dut recommencer plusieurs fois. Quand elle passa à l'eye-liner, c’était encore pire. Elle avait beau tracer une ligne parfaite sur un de ses yeux, le deuxième s'entêtait à baver, à trembloter, sa main était maladroite et traçait un brouillon de noir sur le haut de ses sourcils... C'était tellement plus simple quand c'était quelqu'un d'autres qui s'en chargeait, et Lavinia commençait à comprendre pourquoi sa mère payait si chère une personne pour maquiller l'ensemble de la famille Campbell pour les soirées mondaines...
Alors que l'exaspération la gagnait, Lavinia croisa dans le miroir le regard d'une élève qui venait d'entrer et la fixait d'un air étrange. Une poufsouffle. Une gamine. Qui avait choisi un drôle de moment pour se pointer dans les toilettes des filles. La vipère devait lui faire comprendre que c'était aussi le mauvais moment. Sans se retourner, Lavinia lui lança un regard noir par reflet interposé.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu regardes ? siffla-t-elle, agacée.
Un peu de poudre aux yeux
Le soleil filtrant à travers les rideaux avait réveillé Kenna de bon matin. Grâce à ce réveil précoce, elle avait pu profiter d'un moment de lecture hors du temps dans son lit, avec comme seul bruit, les légères respirations de ses camarades de dortoir encore endormies. Son estomac avait cependant fini par crier famine au bout d'une centaine de pages et elle s'était réfugiée bon gré mal gré dans la Grande Salle pour un petit déjeuner fait de chocolat chaud et de salade de fruits. La journée avait donc commencé paisiblement, sans accroc.
La suite de la journée apparaissait encore un peu floue pour la Poufsouffle. Il y avait bien sûr le club de duels plus tard dans la matinée mais c'était dans quelques heures. Il fallait combler l'attente, c'était le problème de s'être levée aux aurores. Kenna se maudit pour ne pas avoir fermé correctement les rideaux de son lit ce matin-là. Maintenant, elle était bien réveillée alors que ses amies dormaient encore. Qu'allait-elle donc faire, seule dans le château ? Parfois, elle détestait réellement les week-ends. Pour beaucoup d'élèves, ces deux précieux jours sans cours revêtaient une importance grandiose. Pas pour Kenna. Lorsque la jeune sorcière n'était pas dans une salle de classe, elle finissait par s'ennuyer. Peut-être qu'un passage à la bibliothèque suffirait pour calmer son impatience matinale. Sans conviction, la deuxième année repassa par la salle commune, récupéra son sac et entreprit de se rendre dans le lieu de tous les savoirs. Cependant, un coup d'oeil à l'horloge la convainquit de plutôt se rendre à la volière pour envoyer sa lettre hebdomadaire à ses parents. Elle n'aurait pas eu le temps de se poser correctement pour réviser, mieux valait changer de plan pour être plus efficace.
Son ambition fut néanmoins contrée par des besoins très primaires. A peine arrivée à un nouvel étage, elle sentit sa vessie se comprimer. Où se trouvaient donc les toilettes les plus proches ? Ici ! Le pas pressé, Kenna rentra dans les toilettes des filles, bien décidée à repartir au plus vite. Elle détestait se retrouver contrainte par les nécessités de son propre corps. Silencieusement, elle s'engouffra dans la pièce, s'attendant à être la seule en ces lieux. Grossière erreur : une autre fille était également présente. Se faisant discrète, la Poufsouffle voulut se rendre aux cabines les plus proches afin de faire ses petites affaires. Cependant, la blonde l'avait repéré et en croisant son regard à travers le miroir, Kenna ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Elle était myope, ce qui expliquait les plissements des yeux ainsi que les lunettes. Est-ce que sa vue avait encore baissé ou bien la fille avait du noir sur le visage ? Soucieuse, elle allait poser une question en bégayant quand sa camarade l'a pris de court, d'un ton agressif. Kenna se recroquevilla sur elle-même, ne s'attendant pas à cette attaque verbale de bon matin. Surtout pour un pauvre regard.
" Je... Heu... Rien... " Elle referma la bouche. Ce n'était pas vrai. Elle tentait d'apercevoir ce visage aux yeux charbonneux, qu'elle devinait tempétueux d'ici. Elle ne voulait pas énerver la blonde. Mais derrière ce regard sombre, ne se cachait-il pas une fille, levée elle aussi de bonne heure ? Une élève, comme Kenna. Alors, elle ajouta, pleine de sollicitude, un peu hésitante sur la marche à suivre, : " T-tout va bien ? "
Elle n'osait pas se rapprocher, alors elle resta à sa place, parlant avec son aînée seulement par miroir interposé.
582 mots
Désolé pour le retard, me voici enfin !
La suite de la journée apparaissait encore un peu floue pour la Poufsouffle. Il y avait bien sûr le club de duels plus tard dans la matinée mais c'était dans quelques heures. Il fallait combler l'attente, c'était le problème de s'être levée aux aurores. Kenna se maudit pour ne pas avoir fermé correctement les rideaux de son lit ce matin-là. Maintenant, elle était bien réveillée alors que ses amies dormaient encore. Qu'allait-elle donc faire, seule dans le château ? Parfois, elle détestait réellement les week-ends. Pour beaucoup d'élèves, ces deux précieux jours sans cours revêtaient une importance grandiose. Pas pour Kenna. Lorsque la jeune sorcière n'était pas dans une salle de classe, elle finissait par s'ennuyer. Peut-être qu'un passage à la bibliothèque suffirait pour calmer son impatience matinale. Sans conviction, la deuxième année repassa par la salle commune, récupéra son sac et entreprit de se rendre dans le lieu de tous les savoirs. Cependant, un coup d'oeil à l'horloge la convainquit de plutôt se rendre à la volière pour envoyer sa lettre hebdomadaire à ses parents. Elle n'aurait pas eu le temps de se poser correctement pour réviser, mieux valait changer de plan pour être plus efficace.
Son ambition fut néanmoins contrée par des besoins très primaires. A peine arrivée à un nouvel étage, elle sentit sa vessie se comprimer. Où se trouvaient donc les toilettes les plus proches ? Ici ! Le pas pressé, Kenna rentra dans les toilettes des filles, bien décidée à repartir au plus vite. Elle détestait se retrouver contrainte par les nécessités de son propre corps. Silencieusement, elle s'engouffra dans la pièce, s'attendant à être la seule en ces lieux. Grossière erreur : une autre fille était également présente. Se faisant discrète, la Poufsouffle voulut se rendre aux cabines les plus proches afin de faire ses petites affaires. Cependant, la blonde l'avait repéré et en croisant son regard à travers le miroir, Kenna ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Elle était myope, ce qui expliquait les plissements des yeux ainsi que les lunettes. Est-ce que sa vue avait encore baissé ou bien la fille avait du noir sur le visage ? Soucieuse, elle allait poser une question en bégayant quand sa camarade l'a pris de court, d'un ton agressif. Kenna se recroquevilla sur elle-même, ne s'attendant pas à cette attaque verbale de bon matin. Surtout pour un pauvre regard.
" Je... Heu... Rien... " Elle referma la bouche. Ce n'était pas vrai. Elle tentait d'apercevoir ce visage aux yeux charbonneux, qu'elle devinait tempétueux d'ici. Elle ne voulait pas énerver la blonde. Mais derrière ce regard sombre, ne se cachait-il pas une fille, levée elle aussi de bonne heure ? Une élève, comme Kenna. Alors, elle ajouta, pleine de sollicitude, un peu hésitante sur la marche à suivre, : " T-tout va bien ? "
Elle n'osait pas se rapprocher, alors elle resta à sa place, parlant avec son aînée seulement par miroir interposé.
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Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
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Un peu de poudre aux yeux
La Serpentard avait envoyé un message clair, que la jeune élève semblait avoir parfaitement compris, vu comme elle s'était ratatinée sur elle-même en réponse. Mais l'intruse avait décidé de passer outre son moment de honte et de crainte, pour insister, rester bien campée sur ses pieds et interpeller à son tour la vipère. Et pourquoi cela ? Parce que, pour une raison qui lui échappait, elle avait décidé que Lavinia n'allait pas bien, et semblait s'en inquiéter.
Typiquement Poufsouffle, s'exaspéra mentalement la vipère en levant les yeux au ciel. Des élèves pas vraiment intelligents, pas vraiment courageux, avec une fierté dans les chaussettes... Mais qui se découvraient de l'astuce, de la force, de l'audace, sitôt qu'ils se trouvaient devant quelqu'un dans le besoin. Et comme d'habitude, la sollicitude intrusive des jaunes et noires avait tendance à leur donner un bref moment de sursis, devant les murailles aux pointes acérées que Lavinia dressait devant elle pour se protéger.
Lavinia s'oberva dans le miroir. Il était tôt, mais son visage n'avait cependant rien d'un visage de déterrée, après tout le soin qu'elle y apportait dans sa routine matinale. Qu'est-ce qui avait donc fait réagir l'instinct de Poufsouffle de la jeune fille ?
- Ce n'est pas un œil au beurre noir, si c'est ce qui t'inquiète, dit-elle sèchement. Je n'ai pas l'habitude de me maquiller seule, j'ai mon elfe de maison ou des caméristes pour ça, à la maison. Mais voilà, je ne suis pas chez moi, donc je me débrouille comme je peux.
Sa voix était un peu agacée, contre cette Poufsouffle qui se pointait dans un moment qui ne la présentait pas vraiment sous un bon jour, mais aussi contre elle-même, contre sa maladresse, et contre son bavardage inutile. Elle se démaquilla l'œil fautif en bougonnant un peu. Pourquoi donc perdait-elle son temps à expliquer la situation à une première année ? Comme si elle cherchait une excuse à son incompétence ? Elle n'aimait pas l'idée qu'elle la prenne en pitié, ni qu'elle se moque d'elle. Soudain, une réflexion lui traversa l'esprit, et elle se retourna vers sa cadette, l'eyeliner dans la main, et la lingette démaquillante de l'autre.
- D'ailleurs, au lieu d'espionner, tu voudrais pas te rendre utile ? lui demanda-t-elle d'une voix assez ferme pour repousser un quelconque refus, en lui tendant ses outils.
Typiquement Poufsouffle, s'exaspéra mentalement la vipère en levant les yeux au ciel. Des élèves pas vraiment intelligents, pas vraiment courageux, avec une fierté dans les chaussettes... Mais qui se découvraient de l'astuce, de la force, de l'audace, sitôt qu'ils se trouvaient devant quelqu'un dans le besoin. Et comme d'habitude, la sollicitude intrusive des jaunes et noires avait tendance à leur donner un bref moment de sursis, devant les murailles aux pointes acérées que Lavinia dressait devant elle pour se protéger.
Lavinia s'oberva dans le miroir. Il était tôt, mais son visage n'avait cependant rien d'un visage de déterrée, après tout le soin qu'elle y apportait dans sa routine matinale. Qu'est-ce qui avait donc fait réagir l'instinct de Poufsouffle de la jeune fille ?
- Ce n'est pas un œil au beurre noir, si c'est ce qui t'inquiète, dit-elle sèchement. Je n'ai pas l'habitude de me maquiller seule, j'ai mon elfe de maison ou des caméristes pour ça, à la maison. Mais voilà, je ne suis pas chez moi, donc je me débrouille comme je peux.
Sa voix était un peu agacée, contre cette Poufsouffle qui se pointait dans un moment qui ne la présentait pas vraiment sous un bon jour, mais aussi contre elle-même, contre sa maladresse, et contre son bavardage inutile. Elle se démaquilla l'œil fautif en bougonnant un peu. Pourquoi donc perdait-elle son temps à expliquer la situation à une première année ? Comme si elle cherchait une excuse à son incompétence ? Elle n'aimait pas l'idée qu'elle la prenne en pitié, ni qu'elle se moque d'elle. Soudain, une réflexion lui traversa l'esprit, et elle se retourna vers sa cadette, l'eyeliner dans la main, et la lingette démaquillante de l'autre.
- D'ailleurs, au lieu d'espionner, tu voudrais pas te rendre utile ? lui demanda-t-elle d'une voix assez ferme pour repousser un quelconque refus, en lui tendant ses outils.
Un peu de poudre aux yeux
Un regard noir était braqué sur Kenna. L'ampleur de ce dédain la tétanisait à distance. Les yeux de la Serpentard la jugeaient, la décortiquaient, la cataloguaient. Que se disait-elle dans sa tête ? Des remarques sur le physique de la Poufsouffle ? Des injures injustifiées ? Rien de positif ne sortaient de ces yeux polaires. La jeune sorcière n'aimait pas faire dans les clichés, mais la fille qui lui faisait face cochait toutes les cases. Ambition, ruse, dédain... Des caractéristiques de la maison qui cachaient en réalité des comportements parfois bien limites de certains élèves verts et argents. Mais la Poufsouffle n'avait jamais rencontré de cas pareils, et elle était persuadée qu'avec un peu d'empathie, tout le monde pouvait bien s'entendre. Elle préférait se faire un avis d'elle-même plutôt qu'accorder du crédit aux bruits de couloirs.
Kenna n'aimait pas être médisante, cela ne faisait pas partie de sa nature innocente, mais cette fille lui faisait un peu peur. Cependant, la laisser retourner en cours avec du maquillage noir sur le visage, sans avoir eu un geste d'aide, était impensable. Cette pensée réveillait chez Kenna un souvenir enfoui. En début d'année, une potion ratée de Défuroncula lui avait explosé au visage. Sa peau s'était retrouvée recouverte d'une flopée de boutons bien gras. La honte avait été intense. Se retrouver à marcher dans les couloirs jusqu'à l'infirmerie avait été un calvaire. Se confronter au regard des gens, subir leurs jugements inquisiteurs... Si un peu de maquillage de travers ne valait pas la même attention, Kenna préférait plutôt aider la Serpentard. Tout plutôt que sa camarade ne subisse aussi l'attention féroce des autres élèves pour son apparence.
Lorsque la jeune fille lui répondit, Kenna se figea. Des caméristes ? Elle n'avait jamais entendu ce mot être prononcé dans la vraie vie, seulement dans ses livres. Elle était maintenant curieuse, cette fille qui lui faisait face avait une vie bien différente de la sienne. Certes, elle-même avait un elfe de maison aussi, mais quelle famille de sorciers n'en avait pas ? Cependant, elle fut plus surprise lorsque sa camarade l'enjoignit à venir l'aider. Elle ? Oui car il n'y avait pas d'autres personne dans les toilettes de toute façon. Mais comment lui expliquer qu'elle ne savait pas se maquiller ? Qu'elle n'avait jamais touché à un pinceau de sa vie à part pour faire de l'acrylique ? La Serpentard allait la juger. Intensément. Kenna en était persuadée. Mais elle ne pouvait pas mentir sur une compétence pareille car cela allait se voir...
Je... Heu... Je suis désolée m-mais je sais pas faire...
Elle baissa le regard, toute penaude. Elle aurait bien aimé savoir faire, juste pour apaiser cette Serpentard. Hésitante, elle s'interrogea sur une autre possibilité :
Mais je peux peut-être... T'aider autrement ?
Elle n'avait aucune idée de comment mais il lui paraissait insensé de juste s'en aller maintenant. Même si, et Kenna l'ignorait, se maquiller était interdit par le règlement de l'école. Or la Poufsouffle redoutait par-dessus tout d'enfreindre ce-dit règlement.
500
Kenna n'aimait pas être médisante, cela ne faisait pas partie de sa nature innocente, mais cette fille lui faisait un peu peur. Cependant, la laisser retourner en cours avec du maquillage noir sur le visage, sans avoir eu un geste d'aide, était impensable. Cette pensée réveillait chez Kenna un souvenir enfoui. En début d'année, une potion ratée de Défuroncula lui avait explosé au visage. Sa peau s'était retrouvée recouverte d'une flopée de boutons bien gras. La honte avait été intense. Se retrouver à marcher dans les couloirs jusqu'à l'infirmerie avait été un calvaire. Se confronter au regard des gens, subir leurs jugements inquisiteurs... Si un peu de maquillage de travers ne valait pas la même attention, Kenna préférait plutôt aider la Serpentard. Tout plutôt que sa camarade ne subisse aussi l'attention féroce des autres élèves pour son apparence.
Lorsque la jeune fille lui répondit, Kenna se figea. Des caméristes ? Elle n'avait jamais entendu ce mot être prononcé dans la vraie vie, seulement dans ses livres. Elle était maintenant curieuse, cette fille qui lui faisait face avait une vie bien différente de la sienne. Certes, elle-même avait un elfe de maison aussi, mais quelle famille de sorciers n'en avait pas ? Cependant, elle fut plus surprise lorsque sa camarade l'enjoignit à venir l'aider. Elle ? Oui car il n'y avait pas d'autres personne dans les toilettes de toute façon. Mais comment lui expliquer qu'elle ne savait pas se maquiller ? Qu'elle n'avait jamais touché à un pinceau de sa vie à part pour faire de l'acrylique ? La Serpentard allait la juger. Intensément. Kenna en était persuadée. Mais elle ne pouvait pas mentir sur une compétence pareille car cela allait se voir...
Je... Heu... Je suis désolée m-mais je sais pas faire...
Elle baissa le regard, toute penaude. Elle aurait bien aimé savoir faire, juste pour apaiser cette Serpentard. Hésitante, elle s'interrogea sur une autre possibilité :
Mais je peux peut-être... T'aider autrement ?
Elle n'avait aucune idée de comment mais il lui paraissait insensé de juste s'en aller maintenant. Même si, et Kenna l'ignorait, se maquiller était interdit par le règlement de l'école. Or la Poufsouffle redoutait par-dessus tout d'enfreindre ce-dit règlement.
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Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
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Un peu de poudre aux yeux
- Comment ça, tu ne sais pas faire ?
Elle n'ajouta pas "tu sers vraiment à rien", mais l'exaspération qui avait jailli de sa gorge s'en rapprochait. Lavinia serra la mâchoire, pour tâcher de contrôler son excès d'agacement. C'était ridicule de s'énerver contre cette Poufsouffle de bon matin. En plus, bonne poire comme elle semblait l'être, elle semblait vraiment regrettée de ne pas pouvoir l'aider. Tellement prévisible, tellement malléable. Lavinia se demanda combien de personne avait manipulé sa bonne volonté crédule et combien de fois elle s'était fait piégée dans une situation ridicule. La vipère haussa les épaules, baissant un peu le regard d'un air dédaigneux, avant de faire l'effort de reformuler sa question.
- Tu ne t'es jamais maquillé, ou tu n'as jamais maquillé personne ?
Le second cas lui semblait bien plus crédible que le premier, mais on ne savait jamais.
- Ce n'est pas compliqué, pourtant.
Faux. Si c'était si simple, Lavinia ne se serait pas retrouvé dans cette situation, avec un œil tâché de noire et une témoin de sa maladresse.
- Pour le mascara et le fonds de teint, je me peux me débrouiller seule. Tu peux m'aider pour le fard à paupières et l'eye-liner. Le premier, c'est comme des craies à pastel, le second, comme de la peinture acryliques. Tu as déjà touché à un pinceau, j'espère ?
Auquel cas, Lavinia déciderait que la Poufsouffle était non seulement un cas désespéré, mais aussi que, en vue de son éducation, elle ne valait même pas la peine que la jeune Campbell continue à lui adresser la parole. Lavinia tendait toujours les instruments vers son interlocutrice, mais les abaissa et lui fit signe de la rejoindre.
- Je peux t'expliquer comment il faut s'y prendre. Et si tu t'y prends mal, tant pis. J'effacerai la catastrophe, et tu iras voir dans d'autres toilettes si j'y suis. En attendant... Enlève tes lunettes,lui ordonne-t-elle d'une voix toujours aussi ferme.
En cosmétique esthétique, le plus efficace pour apprendre, c'était d'en voir directement le résultat sur son propre visage. Si la Poufsouffle voulait l'aider, elle devait elle aussi passer sous la planche à maquillage.
Me revoilà ! Merci de ta patience, @Kenna Muray. N'hésite pas si tu veux que j'avance davantage, pour que tu aies plus de grains à moudre dans ton poste
Elle n'ajouta pas "tu sers vraiment à rien", mais l'exaspération qui avait jailli de sa gorge s'en rapprochait. Lavinia serra la mâchoire, pour tâcher de contrôler son excès d'agacement. C'était ridicule de s'énerver contre cette Poufsouffle de bon matin. En plus, bonne poire comme elle semblait l'être, elle semblait vraiment regrettée de ne pas pouvoir l'aider. Tellement prévisible, tellement malléable. Lavinia se demanda combien de personne avait manipulé sa bonne volonté crédule et combien de fois elle s'était fait piégée dans une situation ridicule. La vipère haussa les épaules, baissant un peu le regard d'un air dédaigneux, avant de faire l'effort de reformuler sa question.
- Tu ne t'es jamais maquillé, ou tu n'as jamais maquillé personne ?
Le second cas lui semblait bien plus crédible que le premier, mais on ne savait jamais.
- Ce n'est pas compliqué, pourtant.
Faux. Si c'était si simple, Lavinia ne se serait pas retrouvé dans cette situation, avec un œil tâché de noire et une témoin de sa maladresse.
- Pour le mascara et le fonds de teint, je me peux me débrouiller seule. Tu peux m'aider pour le fard à paupières et l'eye-liner. Le premier, c'est comme des craies à pastel, le second, comme de la peinture acryliques. Tu as déjà touché à un pinceau, j'espère ?
Auquel cas, Lavinia déciderait que la Poufsouffle était non seulement un cas désespéré, mais aussi que, en vue de son éducation, elle ne valait même pas la peine que la jeune Campbell continue à lui adresser la parole. Lavinia tendait toujours les instruments vers son interlocutrice, mais les abaissa et lui fit signe de la rejoindre.
- Je peux t'expliquer comment il faut s'y prendre. Et si tu t'y prends mal, tant pis. J'effacerai la catastrophe, et tu iras voir dans d'autres toilettes si j'y suis. En attendant... Enlève tes lunettes,lui ordonne-t-elle d'une voix toujours aussi ferme.
En cosmétique esthétique, le plus efficace pour apprendre, c'était d'en voir directement le résultat sur son propre visage. Si la Poufsouffle voulait l'aider, elle devait elle aussi passer sous la planche à maquillage.
Me revoilà ! Merci de ta patience, @Kenna Muray. N'hésite pas si tu veux que j'avance davantage, pour que tu aies plus de grains à moudre dans ton poste