Les farces, c’est tout un art
1er avril, très tôt le matin
Le soleil n’avait pas encore eut le temps de percer à travers les ondulations énigmatiques du lac noir. Pourtant, Yesenia Cooper, Serpentard de sixième année, était déjà sortie du lit et avait sauté dans ses chaussures à lacets. À vrai dire, elle ne s’y était même pas blottie de la nuit.
L’adolescente, bien trop excitée par le jour qui pointait le bout de son nez, avait préféré terminer sa farce pour le dit-jour en question. Elle avait promis de faire ça dans le plus grand des silences, évidemment, pour ne pas déranger ses camarades de dortoir. Prenant parchemins, et paire de ciseaux, la Serpentard s’était armée d’une trentaine de petits poissons en papier, ainsi que de guirlandes et de cotillons en tout genre.
Elle se dirigea, avec les premiers élèves très matinaux, vers la Grande Salle, pour y prendre le petit-déjeuner, mais s’arrêta un peu avant, un sourire malicieux, son sac à bandoulière plein à craquer de farces terribles.
Un portrait du hall d’entrée l’observa un instant, levant un sourcil.
- Vous n’oseriez pas. Lui dit-il.
Elle pouffa de rire. Les portraits avaient des oreilles et s’étaient passés le mot de la salle commune jusqu’aux couloirs de la tour d’astronomie. En effet, quelques jours auparavant, Yesenia avait convié les Serpentard à une farce qui concernait toute la maison.
- Bien sûr que si. Repondit-elle avec un air de défi.
De son sac, elle sortit toutes sortes de choses, mais surtout des guirlandes et des poissons, ainsi qu’une boîte, contenant quelques chewing-gums pré-mastiqués la journée précédente qui lui avait valu des douleurs dans toute la mâchoire.
Elle colla un chewing-gum sur un poisson et le planta en plein milieu du portrait, qui, désormais, quittait son cadre d’un air furieux.
- Poisson d’avril ! Cria-t-elle, pleine de joie.
Les farces, c’est tout un art
Quand Yesenia était sur un coup, Lavinia faisait de son mieux pour rester le plus en retrait possible. Alors, quand la harpie avait proposé de "s'amuser" sur les portraits pour le premier avril, la vipère avait aussitôt levé les yeux au ciel. C'était d'un puéril... Et dire que c'était l'idée d'une sixième année... Venant de n'importe qui d'autres, le projet aurait simplement laissé Lavinia dans l'indifférence la plus totale. Mais elle n'y pouvait rien, c'était viscéral. Elle n'aimait pas cette Cooper, et elle le lui rendait bien.
Pourtant, la vipère avait essayé de garder son calme. Elle s'était contenter de hausser les épaules en passant devant les guirlandes, se fendait d'un simple "pfff !" méprisant en apercevant de nouveaux poissons de papier collés sur les tableaux de Poudlard... Puis ce fut le poisson de trop. Elle ne saurait pas trop expliquer pourquoi ce poisson-là, aux couleurs aussi dysharmonieuses que du violet et de l'orange, qui trônait au milieu d'un tableau déserté par son habitant, l'avait exaspéré plus que les autres. En-tout-cas, elle s'était arrêtée et avait décidé de le retirer... Quand ses doigts touchèrent une texture plastique, tendre et visqueuse.
Un frisson d’écœurement lui traversa tout le corps alors qu'elle observa ce avec quoi sa méprisable aînée avait collé ses poissons d'avril. Un de ces immondes "chouinegomes" que les sangs-moldus s'amusaient à mastiquer à longueur de temps jusqu'à les faire ressembler à des éruptifs comateux. Yesenia avait... Mastiqué cette... Chose... et l'avait utilisé sur des tableaux d'illustres sorciers respectables, en le badigeonnait au passage de sa bave...
Lavinia froissa avec colère le pauvre poisson de papier, avant de faire demi-tour et de revenir sur l'ensemble des tableaux qu'elle avait déjà croisé... Là encore, des poissons collés à la bave... Lavinia enrageait. Elle commença à les retirer, en pestant dans sa barbe :
- Saleté de Cooper... aucune honte... censée être sang-pur... le respect des ancêtres...
Ce qui l'enrageait encore plus, c'était qu'elle ne pouvait pas s'empêcher d'associer Yesenia à un autre aîné, auquel elle portait une admiration débordante. Alors que la vipère retirait un à un les "chouinegomes" des tableaux représentants les reflets des plus hauts personnages de la société sorcière, Lavinia ne pouvait pas s'empêcher de se demander ce qu'Aliosus pensait du comportement irrespectueux de sa "petite amie". Si Lavinia avait prononcé ces deux mots à haute voix, cela lui aurait arraché la langue... Dans son esprit, cela crissait comme le bruit d'une craie contre un tableau noir, et cela faisait presque aussi mal.
Lavinia ne comprenait pas. Pire, elle trouvait cela impossible. Etait-ce en prévision de fiançailles, d'un mariage de convenance, entre leurs deux familles ? S'agissait-il d'une simple amourette cathartique ? Ou Yesenia lui avait-elle empoisonné l'esprit, manipulé sa conscience, lui avait-elle camouflé son vrai visage derrière un masque de petite sorcière respectable, ou pire, l'avait-elle ensorcelé, empoisonné pour de vrai ? La théorie de quelques gouttes d'Amortentia était si tentante et expliquait tant de choses... Et si Lavinia avait déjà pensé à mêler quelques gouttes de dictame au verre de son aîné, ou à lui offrir des gâteaux aux morceaux de bézoard, elle était bien trop rationnelle pour oser faire le pas et risquer à son tour d'être accusée d'empoisonnement... Mais il y avait de quoi être tentée, sérieusement, quand on voyait le comportement de celle qui avait cambriolé le cœur et l'esprit de l'élite de la nation.
Tout occupée à évacuer sa rage et sa frustration sur ces pauvres petits poissons de papier qui n'avaient rien demandé, Lavinia ne fait pas trop attention aux autres élèves qui s'approchent à leur tour.
Pourtant, la vipère avait essayé de garder son calme. Elle s'était contenter de hausser les épaules en passant devant les guirlandes, se fendait d'un simple "pfff !" méprisant en apercevant de nouveaux poissons de papier collés sur les tableaux de Poudlard... Puis ce fut le poisson de trop. Elle ne saurait pas trop expliquer pourquoi ce poisson-là, aux couleurs aussi dysharmonieuses que du violet et de l'orange, qui trônait au milieu d'un tableau déserté par son habitant, l'avait exaspéré plus que les autres. En-tout-cas, elle s'était arrêtée et avait décidé de le retirer... Quand ses doigts touchèrent une texture plastique, tendre et visqueuse.
Un frisson d’écœurement lui traversa tout le corps alors qu'elle observa ce avec quoi sa méprisable aînée avait collé ses poissons d'avril. Un de ces immondes "chouinegomes" que les sangs-moldus s'amusaient à mastiquer à longueur de temps jusqu'à les faire ressembler à des éruptifs comateux. Yesenia avait... Mastiqué cette... Chose... et l'avait utilisé sur des tableaux d'illustres sorciers respectables, en le badigeonnait au passage de sa bave...
Lavinia froissa avec colère le pauvre poisson de papier, avant de faire demi-tour et de revenir sur l'ensemble des tableaux qu'elle avait déjà croisé... Là encore, des poissons collés à la bave... Lavinia enrageait. Elle commença à les retirer, en pestant dans sa barbe :
- Saleté de Cooper... aucune honte... censée être sang-pur... le respect des ancêtres...
Ce qui l'enrageait encore plus, c'était qu'elle ne pouvait pas s'empêcher d'associer Yesenia à un autre aîné, auquel elle portait une admiration débordante. Alors que la vipère retirait un à un les "chouinegomes" des tableaux représentants les reflets des plus hauts personnages de la société sorcière, Lavinia ne pouvait pas s'empêcher de se demander ce qu'Aliosus pensait du comportement irrespectueux de sa "petite amie". Si Lavinia avait prononcé ces deux mots à haute voix, cela lui aurait arraché la langue... Dans son esprit, cela crissait comme le bruit d'une craie contre un tableau noir, et cela faisait presque aussi mal.
Lavinia ne comprenait pas. Pire, elle trouvait cela impossible. Etait-ce en prévision de fiançailles, d'un mariage de convenance, entre leurs deux familles ? S'agissait-il d'une simple amourette cathartique ? Ou Yesenia lui avait-elle empoisonné l'esprit, manipulé sa conscience, lui avait-elle camouflé son vrai visage derrière un masque de petite sorcière respectable, ou pire, l'avait-elle ensorcelé, empoisonné pour de vrai ? La théorie de quelques gouttes d'Amortentia était si tentante et expliquait tant de choses... Et si Lavinia avait déjà pensé à mêler quelques gouttes de dictame au verre de son aîné, ou à lui offrir des gâteaux aux morceaux de bézoard, elle était bien trop rationnelle pour oser faire le pas et risquer à son tour d'être accusée d'empoisonnement... Mais il y avait de quoi être tentée, sérieusement, quand on voyait le comportement de celle qui avait cambriolé le cœur et l'esprit de l'élite de la nation.
Tout occupée à évacuer sa rage et sa frustration sur ces pauvres petits poissons de papier qui n'avaient rien demandé, Lavinia ne fait pas trop attention aux autres élèves qui s'approchent à leur tour.
Lavinia est révoltée de l'utilisation d'immondes "chouinegomes" moldu sur les illustres portraits de Poudlard et s'en va commencer à les arracher. N'hésitez pas à venir l'embêter et lui rappeller les vertues des blagues (ou pas) !
@Yesenia Cooper, avec toute mon affection/ @Ernest Stevens, comme promis ! / @Aliosus Nerrah pour la crise de fangirl parano
Les farces, c’est tout un art
C'était l'un de ces rares jours où Matthew se levait presque le premier parmi tous les garçons de son dortoir. Il fallait dire aussi que le 1er avril avait toujours été un jour spécial pour lui. Son frère était plutôt le roi des farces, drôles ou non, toute l'année, mais sa sœur se démarquait particulièrement ce jour-là.
L'adolescent avait donc été à bonne école les années précédentes, entouré de ses ainés. Cette année, étant seul, il avait plutôt opté pour les traditionnels -mais pas moins efficaces - poissons en papier. Il y avait passé du temps à les préparer et les décorer, essayant de dessiner des choses simples dessus, comme des notes de musique ou des petits animaux facilement reconnaissables malgré le fait qu'il ne sache pas dessiner. À défaut, il avait également utilisé les tampons que sa sœur avait reçus dans sa box de Scribenpenne du mois dernier, représentants un phœnix, un niffleur, un vert gallois et une licorne.
En passant pour rejoindre la grande salle, ne sachant pas encore sur qui ou sur quoi placer ses "œuvres", il avait aperçu une de ses ainées de Serpentard, en train de coller ses propres poissons et autres guirlandes sur des tableaux. Évidemment, il trouva subitement l'idée merveilleuse, et entreprit de faire de même sur d'autres tableaux.
L'adolescent tentait de suspendre le tout du mieux qu'il pouvait du fait de sa petite taille. Les objets se retrouvaient souvent affublés de moustaches ou d'écharpes-poissons, puisqu'il était incapable d'atteindre le haut des cadres.
Il avait également fabriqué des poissons-serpents, qu'il voulait s'amuser à entortiller le long des rambardes, mais il s'arrêta en plein élan quand il vit une autre de ses ainées de sa maison, défaire ce que la première avait fait quelques minutes plus tôt.
« Eh ! » fit-il fortement pour l'interpeller, toute sa déception transparaissant dans sa voix. C'était un peu comme si elle venait d'annoncer que Noël était annulé cette année.
« Pourquoi tu les enlèves ? On est que le matin. Il ne faut pas les enlever avant le soir ! » Et puis, comme si elle ne savait pas quel jour c'était aujourd'hui et qu'il devait lui montrer en quoi consistait le premier avril, il passa devant elle et coinça l'un de ses poisson-serpent dans le cadre du tableau.
« C'est mieux là, non ? » sourit-il en se tournant vers elle fier de lui. « Poisson d'avril ! »
@Yesenia Cooper et @Lavinia W. Campbell dites-moi si quoi que ce soit ne va pas.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
L'adolescent avait donc été à bonne école les années précédentes, entouré de ses ainés. Cette année, étant seul, il avait plutôt opté pour les traditionnels -mais pas moins efficaces - poissons en papier. Il y avait passé du temps à les préparer et les décorer, essayant de dessiner des choses simples dessus, comme des notes de musique ou des petits animaux facilement reconnaissables malgré le fait qu'il ne sache pas dessiner. À défaut, il avait également utilisé les tampons que sa sœur avait reçus dans sa box de Scribenpenne du mois dernier, représentants un phœnix, un niffleur, un vert gallois et une licorne.
En passant pour rejoindre la grande salle, ne sachant pas encore sur qui ou sur quoi placer ses "œuvres", il avait aperçu une de ses ainées de Serpentard, en train de coller ses propres poissons et autres guirlandes sur des tableaux. Évidemment, il trouva subitement l'idée merveilleuse, et entreprit de faire de même sur d'autres tableaux.
L'adolescent tentait de suspendre le tout du mieux qu'il pouvait du fait de sa petite taille. Les objets se retrouvaient souvent affublés de moustaches ou d'écharpes-poissons, puisqu'il était incapable d'atteindre le haut des cadres.
Il avait également fabriqué des poissons-serpents, qu'il voulait s'amuser à entortiller le long des rambardes, mais il s'arrêta en plein élan quand il vit une autre de ses ainées de sa maison, défaire ce que la première avait fait quelques minutes plus tôt.
« Eh ! » fit-il fortement pour l'interpeller, toute sa déception transparaissant dans sa voix. C'était un peu comme si elle venait d'annoncer que Noël était annulé cette année.
« Pourquoi tu les enlèves ? On est que le matin. Il ne faut pas les enlever avant le soir ! » Et puis, comme si elle ne savait pas quel jour c'était aujourd'hui et qu'il devait lui montrer en quoi consistait le premier avril, il passa devant elle et coinça l'un de ses poisson-serpent dans le cadre du tableau.
« C'est mieux là, non ? » sourit-il en se tournant vers elle fier de lui. « Poisson d'avril ! »
@Yesenia Cooper et @Lavinia W. Campbell dites-moi si quoi que ce soit ne va pas.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Les farces, c’est tout un art
Même s’il avait voulu l’ignorer, Ernest n’aurait pas pu louper l’annonce passée dans la salle commune. Le mot était vite devenu une rumeur qui s’était propagée comme du feu sur de la poudre de cheminette. C’est qu’il avait un passif avec le 1er avril. Et les filles de Serpentard. Cela dit, toutes les blagues n’étaient pas mauvaises en soi. Celle de Miss Priddy avait eu le don d’accrocher un sourire sur ses lèvres jusqu’à son retour dans la salle commune. Enfin surtout le poisson qu’elle lui avait fait parvenir. Il avait gardé ce souvenir précieusement glissé entre les pages de son manuel de Sortilèges.
Ce matin, comme tous les matins, il avait quitté la salle commune de bonne heure pour profiter d’un peu de calme dans la Grande Salle. Prendre son petit-déjeuner dans le brouhaha, très peu pour lui. Il fallait croire qu’il n’était pas le seul à avoir cette idée. Quoique à bien regarder, les motivations des autres Serpentards semblaient bien différentes. Il avait observé de loin le petit manège qui s’était déroulé devant ses yeux. Une Yesenia Cooper, sautillante d’enthousiasme, qui avait affublé les tableaux de décoration avrilesques. Puis son regard s’était renfrogné en apercevant Lavinia Campbell repassée derrière son aînée pour retirer poissons et cotillons.
L’adolescent s'était senti rager. Ses poings s’étaient serrés. Cette fille, mais quelle rabat-joie. Les Serpentardes, vraiment toutes des pestes. Enfin il exagérait. Elles n’étaient pas toutes foncièrement mauvaises. Yesenia Cooper, avec ses grands yeux verts, elle était… euh… grande ? Enfin, pas vraiment. Plus grande que lui quand même. Et puis une sixième année. Lavinia n’avait donc aucun respect pour ses aînés ? Ernest fulminait dans son coin. Mais ses réflexions furent rapidement balayées par l’apparition d’une petite tête bouclée.
Il regarda le première année alpaguer Miss Prout Prout et la confronter. Un léger sourire étira le coin de ses lèvres. Matthew Warren. Un gamin plutôt affable et qui avait tendance à parler un peu fort, mais qui n'en avait pas l'air moins sympathique du peu qu'Ernest l'avait côtoyé. Le petit brun sortit de son coin d’ombre pour s’approcher du petit brun.
“Attends, je vais t’aider.”
À son tour, il accrocha une guirlande de poisson-serpent en tentant de les glisser derrière le cadre d’un tableau représentant un paysage. Il n’aurait probablement pas osé s’en prendre à un portrait. Courageux, mais pas téméraire. Un peu plus haut que Matthew, mais pas beaucoup.
“J’suis sûr que Lavinia voulait juste ramasser les poissons mal collés et les remettre… Elle n’aurait pas saboté délibérément des élèves de sa propre maison… la trahison, c’est pas dans le sang des Serpentard…”
Il avait regardé la blondinette droit dans les yeux en disant cela. La loyauté, c’était une valeur chère à toutes les maisons. Et même si les élèves de Serpentard étaient un peu individualiste, tout le monde y accordait tout de même une certaine importance. Il adressa un sourire bienveillant à Matthew avant de prendre le chemin de la Grande Salle.
Ce matin, comme tous les matins, il avait quitté la salle commune de bonne heure pour profiter d’un peu de calme dans la Grande Salle. Prendre son petit-déjeuner dans le brouhaha, très peu pour lui. Il fallait croire qu’il n’était pas le seul à avoir cette idée. Quoique à bien regarder, les motivations des autres Serpentards semblaient bien différentes. Il avait observé de loin le petit manège qui s’était déroulé devant ses yeux. Une Yesenia Cooper, sautillante d’enthousiasme, qui avait affublé les tableaux de décoration avrilesques. Puis son regard s’était renfrogné en apercevant Lavinia Campbell repassée derrière son aînée pour retirer poissons et cotillons.
L’adolescent s'était senti rager. Ses poings s’étaient serrés. Cette fille, mais quelle rabat-joie. Les Serpentardes, vraiment toutes des pestes. Enfin il exagérait. Elles n’étaient pas toutes foncièrement mauvaises. Yesenia Cooper, avec ses grands yeux verts, elle était… euh… grande ? Enfin, pas vraiment. Plus grande que lui quand même. Et puis une sixième année. Lavinia n’avait donc aucun respect pour ses aînés ? Ernest fulminait dans son coin. Mais ses réflexions furent rapidement balayées par l’apparition d’une petite tête bouclée.
Il regarda le première année alpaguer Miss Prout Prout et la confronter. Un léger sourire étira le coin de ses lèvres. Matthew Warren. Un gamin plutôt affable et qui avait tendance à parler un peu fort, mais qui n'en avait pas l'air moins sympathique du peu qu'Ernest l'avait côtoyé. Le petit brun sortit de son coin d’ombre pour s’approcher du petit brun.
“Attends, je vais t’aider.”
À son tour, il accrocha une guirlande de poisson-serpent en tentant de les glisser derrière le cadre d’un tableau représentant un paysage. Il n’aurait probablement pas osé s’en prendre à un portrait. Courageux, mais pas téméraire. Un peu plus haut que Matthew, mais pas beaucoup.
“J’suis sûr que Lavinia voulait juste ramasser les poissons mal collés et les remettre… Elle n’aurait pas saboté délibérément des élèves de sa propre maison… la trahison, c’est pas dans le sang des Serpentard…”
Il avait regardé la blondinette droit dans les yeux en disant cela. La loyauté, c’était une valeur chère à toutes les maisons. Et même si les élèves de Serpentard étaient un peu individualiste, tout le monde y accordait tout de même une certaine importance. Il adressa un sourire bienveillant à Matthew avant de prendre le chemin de la Grande Salle.
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@Yesenia Cooper, @Lavinia W. Campbell, @Matthew Warren
@Yesenia Cooper, @Lavinia W. Campbell, @Matthew Warren
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Les farces, c’est tout un art
- Eh ! Pourquoi tu les enlèves ? On est que le matin. Il ne faut pas les enlever avant le soir !
Lavinia se retourna, toujours guidée par sa colère et sa frustration, et posa son regard plein de dédain sur le premier année qui l'avait apostrophé de manière tout à fait impoli. Son regard perdit légèrement de la dureté quand elle croisa celui du garçon. Son ton était non seulement pitoyable, mais en plus, il donnait l'impression d'être un gosse a qui on aurait voler sa peluche licorne.
- Hors de question que je laisse ce truc dégoutant accroché aux portraits de nos ancêtres, répondit-elle sèchement, mais le garçon sembla faire la sourde oreille.
Elle le regarda, exaspérée, ajouter un énième poisson de papier au portrait. Cependant, contrairement à l'autre Cooper, il avait eu l'intelligence d'utiliser un ruban adhésif, et non pas les restes de sa mastication baveuse. La création du garçon était aussi un peu plus... Innocente ? Artisanale ? On pouvait deviner aux motifs manuscrits qui décoraient le papier plié maladroitement qu'il avait créé ces petits morceaux colorés avec attention. La fierté qui brillait dans ses yeux quand il sembla la défier du regard le lui confirma. Il avait un de ses enthousiasmes enfantins... Presque désarmant. Presque. Sans doute encore un de ces chapeaux-flous qui aurait dû être envoyé à Poufsouffle... Mais il fallait bien avouer que ses créations étaient quand même plus jolies que ceux de l'autre Yesenia.
- Ce n'est pas tant le poisson le pr -, voulut-elle préciser d'une voix plus calme.
Lavinia fut coupée par une voix qui lui hérissa aussitôt les poils, dans une réaction épidermique qui, devenu une habitude, aurait même pu s'apparenter à un début d'allergie. Stevens. Encore et toujours, Stevens. Le château n'était donc pas assez grand pour lui épargner d'entendre sa voix une fois dans la journée ? Et de bon matin, en plus !
Elle le regarda, exaspérée, installer sa pitoyable guirlande de poiscailles autour du cadre d'un tableau bucolique. Son ton doucereux et le regard qu'il lui lançait ne laissaient planer aucun doute. Son intervention dans la discussion n'avait pour but que de la provoquer.
- Tu sais ce qui n'est pas dans le sang des Serpentards, non plus ? répondit-elle d'un ton acéré. Trahison et sang, dans la même phrase, et dans ta bouche qui plus est... Avoue qu'il y a une sacrée ironie.
Lavinia ne le laissa pas répliquer et se détourna d'Ernest pour s'adresser au plus jeune.
- Je disais donc. Ce n'est pas tant le poisson le problème, mais ce qu'elle a utilisé pour les coller : d'immondes chouine-gnomes ! Je n'appelle pas ça une blague, mais de la détérioration d’œuvres patrimoniales.
@Ernest Stevens et @Matthew Warren
Lavinia se retourna, toujours guidée par sa colère et sa frustration, et posa son regard plein de dédain sur le premier année qui l'avait apostrophé de manière tout à fait impoli. Son regard perdit légèrement de la dureté quand elle croisa celui du garçon. Son ton était non seulement pitoyable, mais en plus, il donnait l'impression d'être un gosse a qui on aurait voler sa peluche licorne.
- Hors de question que je laisse ce truc dégoutant accroché aux portraits de nos ancêtres, répondit-elle sèchement, mais le garçon sembla faire la sourde oreille.
Elle le regarda, exaspérée, ajouter un énième poisson de papier au portrait. Cependant, contrairement à l'autre Cooper, il avait eu l'intelligence d'utiliser un ruban adhésif, et non pas les restes de sa mastication baveuse. La création du garçon était aussi un peu plus... Innocente ? Artisanale ? On pouvait deviner aux motifs manuscrits qui décoraient le papier plié maladroitement qu'il avait créé ces petits morceaux colorés avec attention. La fierté qui brillait dans ses yeux quand il sembla la défier du regard le lui confirma. Il avait un de ses enthousiasmes enfantins... Presque désarmant. Presque. Sans doute encore un de ces chapeaux-flous qui aurait dû être envoyé à Poufsouffle... Mais il fallait bien avouer que ses créations étaient quand même plus jolies que ceux de l'autre Yesenia.
- Ce n'est pas tant le poisson le pr -, voulut-elle préciser d'une voix plus calme.
Lavinia fut coupée par une voix qui lui hérissa aussitôt les poils, dans une réaction épidermique qui, devenu une habitude, aurait même pu s'apparenter à un début d'allergie. Stevens. Encore et toujours, Stevens. Le château n'était donc pas assez grand pour lui épargner d'entendre sa voix une fois dans la journée ? Et de bon matin, en plus !
Elle le regarda, exaspérée, installer sa pitoyable guirlande de poiscailles autour du cadre d'un tableau bucolique. Son ton doucereux et le regard qu'il lui lançait ne laissaient planer aucun doute. Son intervention dans la discussion n'avait pour but que de la provoquer.
- Tu sais ce qui n'est pas dans le sang des Serpentards, non plus ? répondit-elle d'un ton acéré. Trahison et sang, dans la même phrase, et dans ta bouche qui plus est... Avoue qu'il y a une sacrée ironie.
Lavinia ne le laissa pas répliquer et se détourna d'Ernest pour s'adresser au plus jeune.
- Je disais donc. Ce n'est pas tant le poisson le problème, mais ce qu'elle a utilisé pour les coller : d'immondes chouine-gnomes ! Je n'appelle pas ça une blague, mais de la détérioration d’œuvres patrimoniales.
@Ernest Stevens et @Matthew Warren
Les farces, c’est tout un art
L'adolescent regarda sa camarade et se tourna vers les décorations du tableau, cherchant à voir en quoi elle les trouvait "dégoûtants". De son avis à lui, ils étaient plutôt bien faits. Et puis c'était le 1er avril, pas besoin que ce soit parfait ce jour-là.
C'était d'autant plus drôle.
Une voix l'interrompit alors qu'elle allait continuer à parler, et le jeune Warren trouva qu'elle avait l'air encore plus pincée qu'au départ, mais peut-être se trompait-il. Il se tourna pour voir Ernest Stevens, maintenant qu'il connaissait son nom, et lui offrit un grand sourire sincère.
Matthew aimait bien un peu tout le monde, et Ernest en faisait évidemment partie.
Le jeune Warren observa l'échange, ayant l'impression de regarder un échange de cognard. C'était un peu comme si cette conversation entre les deux avait déjà été jouée en partie, bien avant ce jour-là. Son ainée s'adressa à nouveau à lui alors qu'Ernest s'éloignait, et l'adolescent regretta qu'il ne soit pas resté plus longtemps. Il le remercia rapidement d'un geste, pour l'avoir aidé à accrocher l'une de ses créations.
Intérieurement, Matthew ne pouvait s'empêcher de comparer la blonde à sa Grand-mère côté Warren. Une femme pour qui le respect des traditions était tellement ancrées qu'elle ne voyait pas vraiment l'absurdité de certaines. Ou l'incohérence de ses paroles, ce que le garçon ne put s'empêcher de pointer du doigt.
« Tu n'as jamais goûté de Ballongomme de Bullard ? Ce sont les meilleurs Che-Wing Gum. » fit-il en articulant le dernier mot. Il ne connaissait pas les origines de sa camarade, son discours était un peu décousu. Elle semblait défendre l'intérêt du sang, tout en semblant ignorer les capacités de la magie.
Peut-être aussi n'avait-elle jamais goûté de bonbons. La pauvre...
« Et puis tu sais, avec un sort de nettoyage, ce sera comme si rien n'était arrivé. Pas vrai ? » fit-il de sa voix forte en s'adressant au tableau cette fois au tableau lui-même. « Vous devez avoir l'habitude non ? »
L'homme présent dans le tableau lui jeta un vague regard avant de souffler avec force et se détourna. Matthew haussa les épaules, indifférent à l'impolitesse des tableaux, et se retourna vers son ainée sans se départir de son sourire.
« C'est juste pour une journée. Ne te fâche pas pour ça, demain il n'y aura plus rien. Tiens, tu devrais goûter ça. »
Le jeune Warren fouilla rapidement dans son sac et en sortit un Ballongomme qu'il glissa dans la main de la blonde. Il réajusta son poisson sur le tableau avant de se détourner. Il y avait encore plein d'endroits qui manquaient de décorations et de couleur.
Désolé @Lavinia W. Campbell
Matthew ne part pas trop loin si Lavinia veut répliquer.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
C'était d'autant plus drôle.
Une voix l'interrompit alors qu'elle allait continuer à parler, et le jeune Warren trouva qu'elle avait l'air encore plus pincée qu'au départ, mais peut-être se trompait-il. Il se tourna pour voir Ernest Stevens, maintenant qu'il connaissait son nom, et lui offrit un grand sourire sincère.
Matthew aimait bien un peu tout le monde, et Ernest en faisait évidemment partie.
Le jeune Warren observa l'échange, ayant l'impression de regarder un échange de cognard. C'était un peu comme si cette conversation entre les deux avait déjà été jouée en partie, bien avant ce jour-là. Son ainée s'adressa à nouveau à lui alors qu'Ernest s'éloignait, et l'adolescent regretta qu'il ne soit pas resté plus longtemps. Il le remercia rapidement d'un geste, pour l'avoir aidé à accrocher l'une de ses créations.
Intérieurement, Matthew ne pouvait s'empêcher de comparer la blonde à sa Grand-mère côté Warren. Une femme pour qui le respect des traditions était tellement ancrées qu'elle ne voyait pas vraiment l'absurdité de certaines. Ou l'incohérence de ses paroles, ce que le garçon ne put s'empêcher de pointer du doigt.
« Tu n'as jamais goûté de Ballongomme de Bullard ? Ce sont les meilleurs Che-Wing Gum. » fit-il en articulant le dernier mot. Il ne connaissait pas les origines de sa camarade, son discours était un peu décousu. Elle semblait défendre l'intérêt du sang, tout en semblant ignorer les capacités de la magie.
Peut-être aussi n'avait-elle jamais goûté de bonbons. La pauvre...
« Et puis tu sais, avec un sort de nettoyage, ce sera comme si rien n'était arrivé. Pas vrai ? » fit-il de sa voix forte en s'adressant au tableau cette fois au tableau lui-même. « Vous devez avoir l'habitude non ? »
L'homme présent dans le tableau lui jeta un vague regard avant de souffler avec force et se détourna. Matthew haussa les épaules, indifférent à l'impolitesse des tableaux, et se retourna vers son ainée sans se départir de son sourire.
« C'est juste pour une journée. Ne te fâche pas pour ça, demain il n'y aura plus rien. Tiens, tu devrais goûter ça. »
Le jeune Warren fouilla rapidement dans son sac et en sortit un Ballongomme qu'il glissa dans la main de la blonde. Il réajusta son poisson sur le tableau avant de se détourner. Il y avait encore plein d'endroits qui manquaient de décorations et de couleur.
Désolé @Lavinia W. Campbell
Matthew ne part pas trop loin si Lavinia veut répliquer.
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