Mauvaise journée

24 octobre 2026
14 ans
Cour de la tour de l'horloge
@Kieran Hawthorne
Je crois que je déteste ça. Il me semble que c'est la première fois que je craque sur un garçon comme ça. Gavin Sinclair. Je ne sais pas y faire, avec ces choses-là. Arya m'a conseillé de tenter de passer du temps avec lui, de trouver un prétexte. A vrai dire, elle en a même trouvé un pour moi : mes difficultés en potions me seraient enfin utiles... Mais quand j'ai enfin pris mon courage à deux mains pour demander à Gavin s'ils pouvaient me donner un coup de main, il m'a simplement lâché de me débrouiller toute seule, et il est retourné rire avec sa bande d'amis - rire de moi, j'en suis quasiment certaine. Franchement, qu'est-ce que je lui ai fait ? Je suis loin d'être une vipère. Comme si mes problèmes avec Sean ne suffisaient pas... Ecouter Arya n'était sûrement pas une bonne idée. Elle est loin d'être un exemple en matière de garçons. Il n'y a qu'à voir le désastre de l'année dernière...
... Et le désastre en question, ça fait justement dix minutes que je l'attends. Toujours pas de Kieran en vue. J'ai d'autres choses à faire, moi... Me morfondre dans mon lit, par exemple. Pendant une semaine. Plus ? Mais non, avant ça, j'ai un devoir à rendre. Merci Arya et son plan pourri du filtre d'amour. Cela doit bien faire un an que je me retrouve à faire les devoirs d'Etude des Moldus de Kieran. Depuis qu'il m'a prise en flagrant délit, en fait. Pourquoi j'ai pas menti sur mon bulletin, ce jour-là...?
Nouveau coup d'oeil aux alentours. Pas de tête brune en vue. Je souffle, m'adossant au mur. S'il n'est pas là dans cinq minutes, je le plante. J'ai pas le moral pour ses bêtises.
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !
Mauvaise journée
Quelle belle journée pour aller réclamer son devoir d’Étude de moldus.
Cela doit faire un peu plus d'un an que Greenwell me passe gentiment (ou plutôt, à contrecœur) ses devoirs dans cette matière et que je collectionne les Optimaux. Pour les devoirs rendus, du moins ; pour les devoirs surveillés, c’est bien entendu beaucoup plus difficile. Mais à force de reformuler les phrases de la blonde pour les devoirs maison, les notions semblent plus ou moins avoir fini par rentrer. J’arrive à maintenir de justesse une moyenne de E ; mes A sur table sont compensés par les O de la Poufsouffle. Une moyenne qui suffit amplement aux yeux de mes parents – dans cette matière en tout cas, et c’est uniquement parce qu’ils la jugent inutile et dérisoire. Et pour une fois, je rejoins leur avis.
Une douce brise automnale m'accueille alors que je retrouve la cour pavée. Mes yeux farfouillent les petits groupes d’élèves présents, à la recherche d'une petite tête blonde que ne tarde pas à la repérer un peu loin. Une fois arrivé à son niveau, je me redresse légèrement, comme pour tenter de supprimer ces quelques petits centimètres qui font qu’elle est un peu plus grande que moi. Un tout petit peu. Pour ma défense, ce n’est pas moi qui suis petit ; c’est elle la perche.
Je fronce les sourcils devant la mine atterrée qu’elle arbore. S’il y a bien une chose que j’ai appris sur Greenwell, c’est qu’elle est une personne aussi transparente qu’une fiole de Véritasérum : son langage corporel et l’expressivité de ses yeux parlent pour elle, sans qu’elle n’ait à prononcer quoi que ce soit. Et aujourd’hui, j’y lis une irritation – dont je ne suis pas l’origine, pour une fois –, mais surtout, ce que je présume être une frustration. Difficile à dire, je ne l’ai jamais vue aussi contrariée.
« Mauvaise journée ? Un chagrin d’amour, peut-être ? » tenté-je, un sourire narquois étirant un coin de mes lèvres.
Après tout, c'est autour d’une histoire de philtre d’amour que tout a mal tourné pour elle, la dernière fois. Je ravale l’envie de lui rappeler moqueusement le fiasco de l’année dernière. Non, ce n’était pas stratégique. Greenwell a l’air d’être d’une humeur exécrable aujourd’hui, et il serait très peu judicieux de la titiller davantage : tant qu’elle avait le devoir dans les mains, c’était elle qui détenait le pouvoir, et je m'étais suffisamment aventuré pour l'instant avec cette entrée en matière des plus provocatrices.
De surcroît, cet échange à sens unique ne tenait qu’à un fil ; celui du chantage. Un fil qui n’était pas bien loin de la rupture, puisque l’événement que je menaçais de dénoncer commençait à prendre la poussière. Il s’agissait d’une information qui approchait dangereusement de sa date d’expiration, donc. Il m’en fallait une nouvelle, et vite.
472 mots
Ce qu'il est insupportable, ce mini-Kieran !
Ce qu'il est insupportable, ce mini-Kieran !
Mauvaise journée

24 octobre 2026
14 ans
Cour de la tour de l'horloge
@Kieran Hawthorne
Enfin, la chevelure brune de Kieran apparaît dans mon champ de vision. Rien qu'en voyant son visage et son air goguenard, je regrette de l'avoir attendu. J'aurais dû partir, finalement. Je ne suis pas d'humeur à supporter cet énergumène. Habituellement, j'ai déjà envie de l'enfermer dans la serre tropicale pour laisser les plantes s'occuper de son cas. Alors aujourd'hui...
Alors aujourd'hui je crois que je vais vraiment le faire. A peine a-t-il ouvert la bouche qu'il met les deux pieds dans le plat, et bien comme il faut. Je lui envoie un regard noir. Il n'est pas la cause de ma mauvaise humeur - ni de ma déprime - mais il faut bien que je me défoule sur quelqu'un. Et puis après tout, ce n'est pas comme s'il ne l'avait pas mérité.
- Ma journée serait sans doute un peu plus supportable si je n'avais pas en plus à me coltiner ta tête de fangieux.
Je me redresse, quittant le mur qui me servait de dossier. Ne voulant pas passer plus de temps que nécessaire avec Kieran - ou avec qui que ce soit qui puisse se trouver hors de la salle commune -, je sors son devoir d'Etude des Moldus et le lui tend.
- Compte pas sur moi pour le prochain devoir. J'ai mieux et plus important à faire que de pallier à ton incompétence en matière de...
Je me stoppe net en apercevant Gavin et son groupe passer plus loin. Aucun d'eux ne semble avoir remarqué ma présence puisqu'ils continuent leur route sans un regard dans ma direction, pas même Gavin. Je me surprend à en être déçue. Qu'on me frappe la tête contre un mur pour me réveiller, nom d'un Croup !
- ...Moldus. Je reprends, comme si je n'avais pas brusquement arrêté de parler quelques secondes plus tôt. Je sais très bien que cela n'échappera pas au Serpentard. Mais j'ai l'espoir qu'il me fiche la paix en voyant mon humeur massacrante.
Je crois qu'il a intérêt de surveiller ses arrière, mini-Kieran...
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !
Mauvaise journée
La blonde ne tarde pas à me fusiller du regard suite à ma remarque, ce qui m’arrache un sourire. Sa voix se fait cinglante – encore plus que d’habitude – et je ne manque pas de lever un sourcil devant tant de fiel. Touchée, à ce que je vois.
« Je prends ça pour un oui pour les deux hypothèses. »
Sur ces mots, je m’empare du devoir qu’elle me tend avant qu’elle ne revienne sur sa décision, un sourire innocent aux lèvres. Alors que je parcours rapidement des yeux les premières lignes de sa copie, elle m’assure que celle-ci sera la dernière. Elle me confirme donc la nécessité de trouver un nouveau moyen pour m'assurer de sa coopération future.
Alors que j’explore les potentielles solutions qui me viennent en tête tout en écoutant ses sermons d'une oreille distraite, elle s’interrompt abruptement au beau milieu de sa phrase. Je lève les yeux de la feuille pour la dévisager et remarque immédiatement que son attention s’est détournée vers un point par-dessus de mon épaule. Je fais volte-face et mon sourcil se lève sur mon front en remarquant une bande d’élèves – essentiellement de la gent masculine – qui passent en discutant bruyamment entre eux. Tiens, voilà qui est intéressant... Ne tiendrais-je pas là une petite piste ?
Greenwell finit sa phrase après de longues secondes de silence, ce qui m’arrache un rire. Belle tentative pour me distraire, mais je ne suis pas dupe : le silence a été trop long pour n’être qu'anodin.
« Je présume que la source de ton humeur massacrante fait partie du groupe là-bas, relevé-je en détaillant chacun d’entre eux. C’est le Serdaigle ? »
Mon regard s’attarde sur l'intéressé. Des boucles indisciplinées d’un blond cendré qui retombaient négligemment sur son visage, inondant son front jusqu’au niveau des sourcils. Lui et son groupe passent suffisamment près pour que je remarque le léger sourire espiègle qui ourle un coin de ses lèvres, couplé à sa démarche arrogante. Son maintien et son allure ne laisse place à aucun doute : il arbore cette nonchalance mesurée, propre à ceux qui se savent regardés. Je souffle du nez.
« Il faut dire que tu as un goût des plus singuliers, tout de même. »
« Je prends ça pour un oui pour les deux hypothèses. »
Sur ces mots, je m’empare du devoir qu’elle me tend avant qu’elle ne revienne sur sa décision, un sourire innocent aux lèvres. Alors que je parcours rapidement des yeux les premières lignes de sa copie, elle m’assure que celle-ci sera la dernière. Elle me confirme donc la nécessité de trouver un nouveau moyen pour m'assurer de sa coopération future.
Alors que j’explore les potentielles solutions qui me viennent en tête tout en écoutant ses sermons d'une oreille distraite, elle s’interrompt abruptement au beau milieu de sa phrase. Je lève les yeux de la feuille pour la dévisager et remarque immédiatement que son attention s’est détournée vers un point par-dessus de mon épaule. Je fais volte-face et mon sourcil se lève sur mon front en remarquant une bande d’élèves – essentiellement de la gent masculine – qui passent en discutant bruyamment entre eux. Tiens, voilà qui est intéressant... Ne tiendrais-je pas là une petite piste ?
Greenwell finit sa phrase après de longues secondes de silence, ce qui m’arrache un rire. Belle tentative pour me distraire, mais je ne suis pas dupe : le silence a été trop long pour n’être qu'anodin.
« Je présume que la source de ton humeur massacrante fait partie du groupe là-bas, relevé-je en détaillant chacun d’entre eux. C’est le Serdaigle ? »
Mon regard s’attarde sur l'intéressé. Des boucles indisciplinées d’un blond cendré qui retombaient négligemment sur son visage, inondant son front jusqu’au niveau des sourcils. Lui et son groupe passent suffisamment près pour que je remarque le léger sourire espiègle qui ourle un coin de ses lèvres, couplé à sa démarche arrogante. Son maintien et son allure ne laisse place à aucun doute : il arbore cette nonchalance mesurée, propre à ceux qui se savent regardés. Je souffle du nez.
« Il faut dire que tu as un goût des plus singuliers, tout de même. »
373 mots
Mauvaise journée

24 octobre 2026
14 ans
Cour de la tour de l'horloge
@Kieran Hawthorne
Malheureusement, Kieran n'en a visiblement rien à faire que je sois déjà d'une humeur massacrante. Il faut dire que maintenant qu'il a son devoir dans les mains, il ne craint absolument rien à jouer avec mes nerfs. Quoique... L'enfermer dans la serre tropicale est une idée vraiment tentante, aujourd'hui... A la mention de Gavin, mon regard quitte de nouveau le brun pour se poser sur le blond. Oui, c'est lui. Mais je ne donne aucune réponse au Serpentard. Il a la réponse, de toute façon. Je n'ai aucune envie de la lui vocaliser. A sa remarque sur mes goûts, il reçoit un énième coup d'œil assassin.
- Si ce genre de choses se contrôlaient, j'en serais certainement pas là.
Il ne peut bien sûr pas comprendre la réelle portée de ces mots. Après tout il ne sait rien à propos d'Arya. Et pourtant... Et pourtant, si elle n'avait pas eu ce stupide béguin pour ce garçon, jamais je n'aurais eu à verser ce philtre d'amour. Jamais Kieran ne m'aurait prise la main dans le sac, et jamais il ne m'aurait fait chanter tout ce temps. Et moi, si je ne m'étais pas bêtement éprise de cet idiot de Sinclair, je ne serais pas là à me morfondre devant Kieran.
- De toute façon, c'est pas comme si tu pouvais y comprendre quelque chose...
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !
Mauvaise journée
Un silence expressif accueille ma question, et mon regard délaisse le blond pour venir se planter dans celui, acéré, de mon interlocutrice. Ses prunelles vertes m’assaillent avec la même vigueur qu’un Stupéfix ; si ses regards avaient la puissance des sorts, je serais sans doute déjà étendu raide mort sur le pavé. Je laisse échapper un léger souffle par le nez, habitué désormais à ce masque d’irritation qu’elle revêt si volontiers en ma présence – une constance presque attendrissante. À croire qu’elle ne sait faire que ça lorsque je suis dans les parages.
« Effectivement, concédé-je franchement. Je n’en ai pas l'énergie. »
C'est faux. Je meurs d'envie de comprendre ces sentiments ; seulement, j'en suis incapable. On m’a refusé l’amour le plus élémentaire, celui qui devrait naître entre une mère et son enfant ; comment pourrais-je deviner la forme qu’il prend lorsqu'il se tisse sans lien du sang aucun, entre deux parfaits étrangers ?
J'ai fini par apprendre bien assez tôt que l’amour d'un parent était une chose dont on m'estimait indigne. Fut un temps, je crois, où ce constat m’était amèrement douloureux. Et sans doute aurais-je continué à m’y brûler si ma grand-mère n’avait su combler le vide que ma mère avait laissé derrière elle. J'ignore encore ce qui me rend plus détestable que les autres enfants, cependant. Et c’est peut-être ça, le plus douloureux : l’impossibilité de comprendre ce qui cloche chez moi. Peut-être que mes parents m'auraient aimé, si j'avais compris et que j'avais changé en conséquence. Mais j'ai arrêté de m'y attarder, et y penser ne me fait presque plus rien, maintenant ; on cesse de vouloir ce que l’on n’a jamais eu. De toute manière, l'espérance est un sentiment éreintant.
Je croise le regard de Greenwell, et le monde autour de moi revient par fragments. Je cligne des yeux, chassant ces pensées stériles pour revenir à la réalité.
« Pourquoi tu l’aimes, dans ce cas ? Vous vous êtes déjà parlés ? »
Ma voix s’est débarrassée de sa raillerie habituelle sous l’effet d’une curiosité distraite. Ça fait quoi, d'aimer quelqu'un ? ai-je envie de demander. Ça fait quoi, d’être aimé ? Une question que je ravale aussitôt, mes molaires se plantant silencieusement dans la chair de ma joue.
« Effectivement, concédé-je franchement. Je n’en ai pas l'énergie. »
C'est faux. Je meurs d'envie de comprendre ces sentiments ; seulement, j'en suis incapable. On m’a refusé l’amour le plus élémentaire, celui qui devrait naître entre une mère et son enfant ; comment pourrais-je deviner la forme qu’il prend lorsqu'il se tisse sans lien du sang aucun, entre deux parfaits étrangers ?
J'ai fini par apprendre bien assez tôt que l’amour d'un parent était une chose dont on m'estimait indigne. Fut un temps, je crois, où ce constat m’était amèrement douloureux. Et sans doute aurais-je continué à m’y brûler si ma grand-mère n’avait su combler le vide que ma mère avait laissé derrière elle. J'ignore encore ce qui me rend plus détestable que les autres enfants, cependant. Et c’est peut-être ça, le plus douloureux : l’impossibilité de comprendre ce qui cloche chez moi. Peut-être que mes parents m'auraient aimé, si j'avais compris et que j'avais changé en conséquence. Mais j'ai arrêté de m'y attarder, et y penser ne me fait presque plus rien, maintenant ; on cesse de vouloir ce que l’on n’a jamais eu. De toute manière, l'espérance est un sentiment éreintant.
Je croise le regard de Greenwell, et le monde autour de moi revient par fragments. Je cligne des yeux, chassant ces pensées stériles pour revenir à la réalité.
« Pourquoi tu l’aimes, dans ce cas ? Vous vous êtes déjà parlés ? »
Ma voix s’est débarrassée de sa raillerie habituelle sous l’effet d’une curiosité distraite. Ça fait quoi, d'aimer quelqu'un ? ai-je envie de demander. Ça fait quoi, d’être aimé ? Une question que je ravale aussitôt, mes molaires se plantant silencieusement dans la chair de ma joue.
375 mots
Mauvaise journée

24 octobre 2026
14 ans
Cour de la tour de l'horloge
@Kieran Hawthorne
Le regard de Kieran se repose sur moi, et j'esquisse une grimace. Je n'aime pas du tout cette expression qu'il arbore. Comme beaucoup d'autres choses, d'ailleurs. Il est assez difficile de trouver quelque chose qui ne m'énerve pas chez ce garçon.
- Le contraire m'aurait étonné...
A la mention du mot Amour, je fronce les sourcils. Non, c'est pas de l'amour. Pas vraiment. Enfin je crois. Est-ce qu'on peut vraiment ressentir une telle chose pour quelqu'un qu'on connaît à peine ? Bien sûr, je suis intéressée par Gavin. Il me plaît. Mais parler d'amour est peut-être un peu fort à ce stade. J'en sais rien. J'y connais rien, moi. Tellement rien que je me retrouve à discuter de ça avec lui.
- Je suis pas amoureuse. C'est juste... Je sais pas, je l'aime un peu bien.
J'ignore délibérément sa deuxième question. Non, je ne lui ai jamais parlé. Pas vraiment. Enfin si, un peu plus tôt dans la journée. La seule fois. Et ça n'a pas été un succès. Mais Kieran n'a pas besoin de savoir que j'ai à peine parlé à ce garçon, pour lequel je me suis malgré tout un peu éprise, et que ce dernier m'a quelque peu ridiculisé. Le souvenir des rires de ses amis et les siens remontent dans ma mémoire et me font rougir instantanément. Sûrement de honte. Je n'ose même plus regarder au-dessus de l'épaule de Kieran pour apercevoir le groupe. Est-ce que je pensais vraiment qu'un garçon comme lui s'intéresserait à quelqu'un comme moi ? On ne peut pas faire plus opposé. Parfois, je me trouve sacrément idiote.
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !
Mauvaise journée
Son froncement de sourcil me rend profondément perplexe. Sa réponse encore plus. Et ça veut dire quoi, aimer un peu bien ? La phrase est aussi évasive qu'elle est absurde : elle n'est même pas syntaxiquement correcte. En quoi est-ce que ça différait d’être amoureuse, tout simplement ? Je me retiens de froncer mes sourcils à mon tour.
« Je vois », soufflé-je distraitement, sans rien voir du tout en réalité.
Mais l'esprit de Greenwell semble ailleurs, de toute manière : son regard se voile, et ses joues s'empourprent alors que son esprit semble s'attarder sur un souvenir particulièrement embarrassant – ou plaisant, je ne sais pas trop. Sans doute celui avec son fameux blondinet. Je me retiens de lever les yeux au ciel. Un sournois silence s'immisce entre nous ; il s'agit d'un silence étonnamment inconfortable, que je ne peux combler par une plaisanterie de mauvais goût, cette fois. Mon répertoire, habituellement fourni de sarcasmes et de réparties inutiles, semble soudain d’une stérilité affligeante. Je gratte ma nuque dans un mouvement nerveux, ne trouvant rien d'utile à dire.
« Il y en aura d'autres dans ta vie, de têtes blondes arrogantes », finis-je par risquer après un long moment, dans une maladroite tentative de la rassurer.
Merlin, je suis pathétiquement inapte à ce genre de choses. Offrir du réconfort ne fait pas partie de mes talents. Je sais décrypter les expressions faciales, le langage corporel ; je sais aussi manier l’ironie et le silence, mais rarement les mots qu’on attend, et encore moins ceux qu’il faudrait. Pourtant, dans un geste qui me ressemble peu, je tends la main, l’hésitation flagrante dans chacun des muscles qui s'activent pour tapoter son épaule avec une gaucherie que je maudis intérieurement.
« La prochaine fois, fais juste attention d'en choisir un qui mérite ton temps et ton énergie. »
J'accompagne mon conseil d'un haussement d'épaules désinvolte tout en retirant ma main. J'ai beau ne rien connaitre en matière d'amour, j'ai assez de lucidité pour voir que ce nombrilique Serdaigle n'en valait pas la peine, et qu'il ne méritait en aucun cas l'attention de la blonde.
« Je vois », soufflé-je distraitement, sans rien voir du tout en réalité.
Mais l'esprit de Greenwell semble ailleurs, de toute manière : son regard se voile, et ses joues s'empourprent alors que son esprit semble s'attarder sur un souvenir particulièrement embarrassant – ou plaisant, je ne sais pas trop. Sans doute celui avec son fameux blondinet. Je me retiens de lever les yeux au ciel. Un sournois silence s'immisce entre nous ; il s'agit d'un silence étonnamment inconfortable, que je ne peux combler par une plaisanterie de mauvais goût, cette fois. Mon répertoire, habituellement fourni de sarcasmes et de réparties inutiles, semble soudain d’une stérilité affligeante. Je gratte ma nuque dans un mouvement nerveux, ne trouvant rien d'utile à dire.
« Il y en aura d'autres dans ta vie, de têtes blondes arrogantes », finis-je par risquer après un long moment, dans une maladroite tentative de la rassurer.
Merlin, je suis pathétiquement inapte à ce genre de choses. Offrir du réconfort ne fait pas partie de mes talents. Je sais décrypter les expressions faciales, le langage corporel ; je sais aussi manier l’ironie et le silence, mais rarement les mots qu’on attend, et encore moins ceux qu’il faudrait. Pourtant, dans un geste qui me ressemble peu, je tends la main, l’hésitation flagrante dans chacun des muscles qui s'activent pour tapoter son épaule avec une gaucherie que je maudis intérieurement.
« La prochaine fois, fais juste attention d'en choisir un qui mérite ton temps et ton énergie. »
J'accompagne mon conseil d'un haussement d'épaules désinvolte tout en retirant ma main. J'ai beau ne rien connaitre en matière d'amour, j'ai assez de lucidité pour voir que ce nombrilique Serdaigle n'en valait pas la peine, et qu'il ne méritait en aucun cas l'attention de la blonde.
352 mots
Mauvaise journée

24 octobre 2026
14 ans
Cour de la tour de l'horloge
@Kieran Hawthorne
Le silence s'étend de plus en plus, et je ne peux que danser d'un pied sur l'autre pour espérer dissiper le malaise qui prend forme dans l'air. Qu'est-ce qui m'a pris, exactement, de me confier à lui, même si ce n'est qu'un petit peu ? Ce n'est pas le genre de personne à qui je me confie, sinon plutôt le genre de personnes après lequel je peste. Et Merlin sait à quel point je peux passer du temps à pester contre ce Serpentard. Je m'attends à l'entendre sortir une de ses remarques sarcastiques si bien taillées qu'elles visent douloureusement juste la plupart du temps. Mais contre toute attente, ce n'est pas ce qui se passe.
Pour la première fois, mon regard s'adoucit en se posant sur le brun. Si sa tentative est maladroite et traduit un inconfort flagrant, il y a au moins une tentative à noter. Et venant de lui, c'est surprenant. Je ne connais Kieran que depuis un an, et il est clair que le contexte de nos rencontres ne peut pas le rendre sympathique à mes yeux, pas même supportable. Cela dit, il n'a jamais rien fait pour changer cette image, et le peu que j'ai vu de lui en dehors de nos rencontres n'a fait que conforter la vision que j'ai de lui. J'ai toujours eu l'impression que cette situation de chantage l'amusait beaucoup, tout autant que de voir l'agacement grimper en moi pendant nos "rendez-vous". Alors bien sûr, jamais je n'ai pensé un seul instant qu'un jour, je me retrouverais ici, devant un Kieran qui essayerait de me... De quoi, exactement ? Me rassurer ? Soit il se fiche de moi - ce qui lui ressemblerait bien - soit il est sincère - ce qui serait bizarre.
- C'est... Peut-être pas si faux. Finis-je par répondre, toujours surprise par la tournure que prend la situation, et quelque peu sceptique.
Sa main se pose sur mon épaule pour accompagner ses mots, et un nouveau rouge vient crépiter sur mes joues. Voilà, j'ai ma réponse. Il est sincère - à sa façon, mais tout de même. Et ça fait bizarre. C'est vraiment en train de se passer ? Ressentir autre chose que de l'agacement ou de la colère envers Kieran est extrêmement étrange et inhabituel, et j'ai le réflexe de vouloir y mettre fin le plus vite possible.
- Merci. Répondé-je, surprise moi-même d'entendre ces mots sortirent de ma bouche, du moins pour se diriger vers lui. Mais c'est à la limite de l'effrayant. T'as mis un truc pas net dans ton jus de citrouille, ce matin ? Ajouté-je pour dissiper le malaise, attrapant sa main pour l'éloigner de mon épaule.
Mes yeux se posent sur sa copie, ou plutôt ma copie. Kieran est loin d'être un idiot, et avec un peu de volonté, il pourrait s'en sortir tout seul en Etude des Moldus. Il n'y voit juste aucun intérêt, et choisit la facilité - à savoir, faire faire son travail par d'autres.
- Tu pourrais très bien t'en sortir si tu y mettais un peu du tien, tu sais.
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !
