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Je garde les yeux écarquillés devant la scène devant moi. Maman qui m'ignore ouvertement, miss Greenwell qui n'a plus tellement l'air de vouloir de donner un philtre d'amour à tonton... et tonton qui a l'air presque aussi perdu que moi. Au début, en tous cas. Mais il semble parfaitement à l'aise quand il répond, et explique à la gérante qui maman et moi sommes. Parce que ça pouvait porter à confusion ? Maman a l'air fatiguée de la situation et elle le montre clairement en soufflant bruyamment avant de poser un regard noir et ennuyé au... couple ? Tonton finit par poser son article sur le comptoir, non sans coller la propriétaire des lieux. C'est... mignon ? Même si je ne comprends toujours pas ce qu'il se passe. En tous cas, pas aussi dégoutant que la Saint-Valentin à Poudlard. « L'Amortentia qu'elle t'a donné quand vous étiez à Poudlard fait encore effet ou tu n'as pas besoin de ça pour l'aim- » Je plaque ma main sur ma bouche. Pourquoi- Il faut que je parte d'ici pour me cacher dans une grotte jusqu'à la fin de ma vie.

POINT DE VUE D'ARIANNA

L'attitude détachée de Kieran me fait hausser le sourcil gauche me je ne dis rien. C'est pourtant évident qu'il n'est pas venu ici de son plein gré. Enfin. Peut importe, je perds clairement mon temps ici, dans cette... boutique, et je voulais simplement rendre service en récupérant ma fille. La blonde au comptoir commence à déblatérer des propos incompréhensible. Comprend-elle qu'elle se ridiculise en insultant un client ? Je m'apprête à lui dire que je pourrais faire fermer sa boutique pour diffamation, mais Kieran a soudain l'air très intéressé par cette dame impolie et rentre même dans son jeu. Pathétique. Je réfléchis à toutes les choses passionnantes que je pourrais être actuellement en train de faire. Mon regard glisse momentanément de mes mains aux deux personnes imbriquées devant moi quand la voix aiguë d'Adeline retentit.

Merlin.

Je fais claquer mes talons sur le sol pour me diriger vers la sortie. « Vous êtes épuisants. Maintenant quand on me demandera pourquoi je n'ai absolument aucune affinité avec ce commerce, je mentionnerai le manque total de professionnalisme des employés. En particulier d'une employée blonde », énoncé-je avec un claquement de langue agacé. « Vous êtes les seuls à blâmer pour ma migraine, avec votre opéra tragique de mauvais goût. C'est évident que vous avez des choses à régler mais je n'ai pas le temps, la patience ni même l'envie de voir ou d'entendre ça. » Je les regarde tour à tour fixement dans les yeux avant de tendre le bras vers Adeline pour qu'elle vienne. Elle se ratatine sur place un moment avant de toucher à mains nues la volaille de Kieran en marmonnant qu'elle doit veiller sur lui. Ridicule.

deuxième année • #222666 • discord : poowtato
« dishonor on your cow. »

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22 avril 2050
37 ans
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@Kieran Hawthorne
@Adeline Sgaeyl


- Il faut croire que j'ai de quoi m'y mêler.

Pas à pas, il réduit la distance entre nous. A chaque mètre en moins, mon coeur s'emballe un peu plus. Il s'arrête lorsque son corps n'est plus qu'à un pas du mien. Beaucoup trop près à mon goût. Ai-je une image si négative de lui ? Après ce que je viens de découvrir, oui. Et j'en suis incroyablement déçue. Je ne pensais pas qu'il pouvait être ce genre d'homme. Cependant, une voix me chuchote sournoisement un et avant ?. Je ne peux même pas répondre à ma propre question. Mon image de Kieran n'a cessé d'évoluer depuis que nous nous sommes rencontrés. D'abord vers du positif, puis au fil des années et de la distance, vers quelque chose portant une teinte de rancœur. Une rancœur que j'ai mise de côté et qui a finit par s'évaporer, ne laissant plus qu'une envie de retrouver notre amitié. Et la déception s'est ainsi mêlée à la danse. Déplorable n'est donc peut-être pas le mot que j'aurais employé. Parce qu'aujourd'hui, je ne sais plus où j'en suis lorsqu'il s'agit de lui. Encore moins maintenant que j'apprends ces horreurs.

- Il y a bien longtemps que je ne sais plus quelle image j'ai de vous. Répondé-je avec une rancœur évidente dans la voix.

Les mots suivants me laissent figés sur place. Sa... Sa cousine ? Mes yeux ronds se posent de nouveau sur la blonde récemment entrée. Sa cousine... Merlin... Donnez-moi une pelle, que je m'enterre six pieds sous terre. Le rouge qui m'était monté aux joues de colère se transforme en un rouge de honte. Je dois avoir l'air si stupide. Je me suis emportée, avec tout mon cœur, en faisant fausse route. Je me suis affreusement ridiculisée. Comment aurais-je pu le savoir ? Ce n'est pas écrit sur leur visage - loin de là. La ressemblance est loin d'être flagrante entre les deux. Elle est blonde, lui brun. Elle a des yeux verts, lui des yeux marrons. Pas de traits en commun. Comment étais-je censée le deviner ?

Cependant, il nie pour la brune. Est-ce qu'il me prend pour une idiote ? Il y a sans doute de quoi, après cette révélation familiale, mais... Je l'ai bien vu avec cette brune. Ca, j'en suis certaine, et ils étaient proche. Et si il n'est pas engagée auprès de cette blonde, cette brune est dans le paysage, et moi aussi. Mais rien dans l'intention de séduire... J'ignore la sensation douloureuse qui me traverse le cœur. Avec perplexité, j'ignore également la mention de femme mariée, sans comprendre ce que cela signifie. Merlin, en quoi est-ce que cela me regarde ? Il n'y avait aucune intention de séduction envers moi. Il vient de le dire. Alors il n'y a aucun problème. Mensonge.

- Ce n'est pourtant pas ce que j'ai vu lorsque vous avez retiré votre masque. Répondé-je, mon attention immédiatement attirée par la petite blonde, jusque-là restée silencieuse.

L'amorten... Oh je vais l'étriper. Bien sûr qu'il fallait qu'il tourne cette histoire à son avantage. Quel culot ! Je glisse un énième regard meurtrier à Kieran. Un regard meurtrier qui se transforme en un regard d'incompréhension à l'entente du mot alliance. Qu'est-ce qu'il raconte ? D'abord cette mention de femme mariée, maintenant ça. Pourquoi est-ce que j'ai la soudaine impression d'être devenue celle qui est en tort, à ses yeux ?

- De quoi tu parles ? Je n'ai pas d'all...

Oh. La lumière s'allume dans mon esprit. Malone. Le mariage. Il ne sait pas ? Il n'en a pas l'air. En même temps, comment pourrait-il le savoir ? Il s'est lui-même tenu à distance. Il a reçu une invitation. Et il a refusé de venir. Alors bien sûr, lorsque tout a été annulé, je ne lui ai rien envoyé. A quoi bon, puisqu'il n'avait de toute façon pas prévu d'y mettre les pieds ?

- On a... On a rompu. Chuchoté-je faiblement, me libérant de l'espace restreint dans lequel Kieran venait de me confiner pour faire le tour du comptoir.

Cet homme semble être à lui tout seul une machine à remonter dans le temps puisque, de nouveau, les souvenirs me submergent. Le téléphone oublié. Le trajet jusqu'à la librairie. Ce couple. Cette femme. Cet homme. Le lampadaire. Cette femme et Malone. Je n'avais pas pensé à tout ça depuis un moment. Et ça ne m'avait pas manqué. J'ai toujours détesté ce sentiment de honte qui m'envahit à chaque fois que je ressasse cet épisode. La honte de n'avoir rien vu. La honte d'avoir été naïve. La honte de ne pas avoir été suffisante. Volontairement, j'ignore la présence de Kieran. Je refuse de me confronter à lui, à ça. Pas comme ça. Je ne veux pas avoir à lui expliquer que mon fiancé est allé voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Je refuse.

L'autre blonde - l'adulte, bien sûr - me tire soudainement de mes pensées. Des menaces ? Pour qui elle se prend ? Une reine ? Elle est pour sûr celle des idiotes, mais si elle pense m'effrayer, elle se trompe. Ma clientèle me connaît, me respecte, et apprécie mon établissement autant que les gens qui y travaillent. Je doute qu'elle puisse en dire autant elle-même, si elle est aussi détestable avec tout ceux qui croisent sa route.

- J'en profiterai pour leur parler au passage de votre suffisance et de votre manque de respect complet envers les autres. J'imagine qu'il est difficile pour quelqu'un comme vous de penser un seul instant que les gens préféreront croire la petite commerçante en qui ils ont confiance plutôt que la grande dame. Il ne doit pas y avoir grand monde pour vous faire confiance et vous apprécier. Sur ce, la porte est grande ouverte.

En revanche, si elle a bien raison sur une chose, c'est que nous avons des choses à régler, Kieran et moi. Il y a sans doute bien longtemps que certaines choses auraient dû être dites, et pourtant, l'un comme l'autre, nous sommes restés muet. Mais maintenant n'est pas le moment. Ici n'est pas l'endroit. Je veux simplement en finir avec cette scène. Remettre de l'ordre dans tout ce qui se passe dans ma tête et ailleurs. Je saisis donc l'article que Kieran a déposé sur le comptoir, récolte l'argent, et le fais glisser de nouveau sur le bois.

- En te souhaitant une bonne journée. Tu peux passer quand tu veux. Dis-je, la tête tournée vers la petite en lui adressant un sourire. Je ne me tournerais pas vers lui. Je ne veux pas voir ce qu'il y a dans ses yeux.

Et je ne veux pas qu'il voit ce qu'il y a dans les miens.


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L’interrogation de la fillette, de ses grands yeux écarquillés levés vers nous, m’arrache un rire bref qui s’apparente davantage à un souffle à peine expiré. Face au regard noir que l'intéressée me lance, je hausse les épaules, un sourire innocent flottant sur mes lèvres alors que je détourne les yeux. Pourtant, ils reviennent bien vite pour se poser à nouveau sur mon ancienne camarade lorsque son faible murmure me parvient aux oreilles.

Ils ont rompu. Une légère surprise vient teinter mon regard, alors que je rumine ses paroles. Elle parle d'une rupture et non d'un divorce, j'en déduis que le mariage n'a jamais eu lieu. Néanmoins, je ne fais aucun commentaire sur sa révélation, craignant que cette infime allégresse qui se répand dans l’entièreté de mon corps ne soit perceptible dans ma voix si j'ose prononcer quoi que ce soit. Il me faut un effort surhumain pour contenir l'idiot (et le bien égoïste) sourire qui menace de fendre mes lèvres. L'écossaise en profite pour se dérober, se réfugiant derrière le comptoir. Greenwell et son éternel professionnalisme, décidément. Je me contente alors de déposer la somme demandée sur le bois du comptoir et de récupérer mon butin sans broncher.

J'ouvre la bouche, m'apprêtant à la saluer en bonne et due forme, lorsque ma cousine nous interrompt ; j'en avais presque oublié sa présence, à elle. Je l'écoute se plaindre, le visage impassible malgré l'envie de lever les yeux au ciel. On abandonne la voix enjôleuse et les mains baladeuses, à ce que je vois. J'étais loin de m'en plaindre à vrai dire, quoique son lunatisme était quelque peu déroutant. La quarantenaire continue sur sa lancée, nous reprochant sa migraine. Que Merlin en soit témoin : toutes les blondes que j'ai croisé aujourd'hui semblaient m'avoir élu bureau des doléances.

Mais encore une fois, Greenwell est plus prompte à la réponse. Je l'observe sans un mot, ne pouvant m'empêcher de calquer ses traits à ceux de la farouche Poufsouffle qu'elle avait été à Poudlard. Layana Greenwell n'a nul besoin d'une quelconque protection ; c'est une femme que l'on regarde se tenir debout d'elle-même, défiant le monde du haut de son regard vert acéré et ses lèvres brûlantes de vérités qui ne craignent pas de déplaire.

Mon attention dérive vers Arianna lorsque celle-ci tend le bras en direction de sa fille. Je pose alors une main sur la petite tête blonde de la Serdaigle, comme pour lui signifier sans un mot qu'un autre choix que de rejoindre son exaspérante génitrice s'offrait à elle, si elle le désirait.

« Adeline. Je m'accroupis, me baissant à son niveau. Qu'est-ce que tu veux faire, toi ? »

Je souris lorsque celle-ci me confie d'une petite voix qu'elle désirait poursuivre notre balade. L'idée de pouvoir lui offrir quelques instants supplémentaires à l’écart des caprices de sa mère semble avoir l'effet d'une petite victoire personnelle.

« Très bien. Allons-y, dans ce cas. »

À ces mots, je lui tends la boîte et attends qu'elle la saisisse pour la soulever dans un geste lent et délicat pour ne pas la brusquer. Elle est plus légère encore que je ne l’aurais imaginé. Kami reprend sa place sur mon épaule en un bruissement d'ailes discret ; Layana de son côté semble avoir à nouveau décidé d'éviter mon regard pour une raison qui m'échappe, et m'ignore royalement pour s'adresser uniquement à ma nièce.

« Bonne journée à vous, miss Greenwell. »

Je sais pertinemment que sa bonne journée à elle ne m'est pas adressé, mais cela m'importe peu. Je pivote mes talons pour m'avancer en direction de la sortie, et juste avant de pousser la porte, je lance un regard vers l'ancienne Serpentard qui se tient quelques mètres plus loin.

« Au revoir, Arianna. Je te rends ta fille un peu plus tard », conclus-je innocemment, un sourcil levé avec amusement alors que j'appuie ces deux mots qu'elle avait réclamé quelques minutes plus tôt.


quelques jours plus tard.

Une chouette de la Poste Magique arrive à la Ménagerie, un petit bout de parchemin attaché sur sa patte :
Greenwell,

Tu retrouveras mon adresse sur l'enveloppe. Envoie-moi un hibou, si par hasard l'envie de discuter te prend.

À bientôt, peut-être.
Kieran.
698 mots
Actions vues avec la Plume d'Adeline.
C'est une fin pour moi, merci à vous deux pour ce RP <3

#00476b]simple sorcier prenant soin de sa peau (aux conseils avisés de la sublime Miya Ryuū)

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Je ne comprends plus rien du tout. Tout ce que je vois, c'est l'agacement de maman qui m'observe. Puis tonton. Puis la dame de la boutique. Je ne sais même pas pourquoi elle est là. Elle ne voulait pas venir à la base. La réponse de Miss Greenwell lui fait hausser un sourcil mais elle se contente de la foudroyer du regard. Et je me retiens de demander à maman de la laisser tranquille. Maman pique souvent des colères et ça ne finit jamais bien.

Tonton s'adresse finalement à moi et je suis presque soulagée de ne pas être obligée d'errer dans les rues parce que je ne veux pas rentrer avec maman. Je lui dis doucement que j'aimerais bien continuer à me balader avec lui. Il ne sera pas là pour mon anniversaire, et je n'aimerais pas lui dire juste au revoir comme ça parce que maman a tout gâché. J'attrape la boîte qu'il me tend et le regarde avec les yeux écarquillés quand... qu'est-ce qu'il fait ? J'ouvre la bouche pour lui dire que je peux marcher, mais je me retrouve dans ses bras et je ne peux pas m'empêcher de poser mon menton sur son épaule. Ce n'est pas la première fois qu'on me porte mais je crois bien que je suis à deux doigts de pleurer pour le remercier.

J'évite le regard embrasé de maman et me tortille pour lever un bras vers Miss Greenwell. « Au revoir Miss, à bientôt ! » Je fais signe aussi à maman qui nous suit en sortant avant de transplaner loin d'ici. Elle est énervée contre moi, c'est sûr. Et j'ai envie de demander à tonton si je peux rester avec lui pour plus longtemps encore que seulement cet après-midi. Ou s'il peut revenir avec moi à la maison. Mais je sais qu'il a plein de choses plus importantes à faire. Alors je passe mon bras autour de son cou pour lui faire un câlin et murmure un « merci » peut-être trop bas. Je suis contente qu'il soit venu. « On peut aller à Keddle & Leather pour voir les balais ? » Sauf s'il a une autre amoureuse là-bas. Même si j'espère pas, ça se voit qu'il aime Miss Greenwell et elle est gentille. Ce serait bien qu'ils soient tous les deux amoureux.

Merci encore pour ce RP <3

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A ma grande surprise, la mère ne répond rien. Tant mieux. Tout ce qui vient de se passer a drainé une grande partie de mon énergie, et je n'ai plus qu'une envie : les voir partir. Trop d'un coup. J'observe en silence l'échange entre les trois sorciers, ne pouvant m'empêcher de noter la tension qui semble régner dans l'air qu'ils partagent, une tension qui n'était pas évidente lorsque la grande blonde est entrée. Finalement, Kieran prend la petite dans ses bras pour la porter, et elle pose son menton sur son épaule. Je repousse instantanément les pensées qui me viennent en tête bien malgré moi face à cette image. De nouveau, j'ignore l'au-revoir l'ancien Serpentard. En revanche, lorsque la jeune sorcière lève le bras pour me saluer, le mien se lève en retour.

Maintenant que la famille est partie, le calme est revenue dans la boutique. Je reste quelques instants à fixer la porte par laquelle ils sont sortis, rejouant la scène qui vient de se dérouler. C'est un raclement de gorge qui me sort de mes pensées. Je tourne la tête vers mon frère, qui se tient là, et qui semble avoir assisté à une partie du spectacle. Il peut aisément lire la totalité des émotions qui tourbillonnent en moi à cet instant, et qui menace de sortir sous forme de larmes. Trop d'un coup. D'un signe de la main, il m'indique qu'il s'occupe de tout et je quitte la pièce pour sortir prendre l'air.


Je relis le parchemin pour la quatrième fois, caressant d'une main distraite les plumes du hibou qui me l'a déposé. Ai-je envie de discuter avec lui ? On devrait. Les non-dits pèsent encore sur nos vies respectives, malgré les années qui se sont écoulées depuis. Mais l'idée d'être seule avec lui fait monter une drôle d'adrénaline que je ne connais que trop bien tout droit vers mon cœur, ce qui, je crois bien, me terrifie. La première fois m'a suffit. La deuxième a été celle de trop. Ai-je vraiment envie de tenter une troisième ? Pour finir dans quel état, cette fois-ci ? Je replis le parchemin après une dernière lecture, le glissant dans ma poche. J'attrape une friandise, que je tends au volatile, qui ne se fait pas prier pour la déguster. Puis, ce dernier s'envole, reprenant le chemin de la Poste.

Malgré les jours qui passent, ce parchemin me reste en tête. Je peux dire avec confiance que je connais son contenu par cœur maintenant, bien malgré moi. Je ne sais pas combien de temps passera d'ici à ce que j'oublie ce bout de papier envoyé. Sans doute est-il nécessaire d'y répondre, positivement, afin qu'on ait une vraie discussion. Ca nous changerait... Oui, une discussion, pour tout remettre à plat. Et on s'arrête là. Ce sentiment qui m'envahit n'est que de la nostalgie. Il va s'évaporer, n'est-ce pas ?

Merci beaucoup à vous deux pour ce RP, c'était un réel plaisir <3
A très vite pour la suite !

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