Quand la déception fait place à l'amour
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Frédérick WINSTON (Grand-père - #747272) & Suzanna WINSTON (grand-mère - #6e5d26)
- Lien vers la fiche du PNJ : Par ici (PNJs Famille)
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Moment très important pour mon PJ puisque les grands-parents de Rosaleen vont enfin s'excuser de leur mauvais comportement envers elle.
Lorsque la directrice demanda si Rosaleen connaissait une autre demoiselle portant son nom à Poudlard, la jeune fille secoua la tête. Nan. Il n'y avait qu'elle, malheureusement. Et la seule personne avec qui elle aurait pu être confondue, c'était sa cousine. Mais cette dernière ne portait pas le même nom de famille qu'elle.
La rouge et or attendit patiemment puis suivit la directrice jusque devant la porte de la chambre de son grand-père. Voilà ; le moment redouté était là, derrière cette porte. Rosaleen se tourna vers Miss Montmort qui l'encouragea et lui indiqua qu'elle serait juste là, dans le couloir. Elle suivit les conseils de la jeune femme, elle prit une grande inspiration et toqua à la porte. Pourquoi avait-elle toqué ? Un réflexe et aussi, la peur de se faire gronder si elle était entré sans prévenir. Elle lissa sa jupe, se redressa et plaça ses mains dans le dos. Elle afficha un visage inexpressif et vit la porte s'ouvrir. Un médecin en sortit demandant à la jeune fille de faire doucement avec son grand-père. La gryffone hocha la tête puis se tourna vers sa directrice en murmurant, les yeux angoissés :
- Vous n'oublierez pas ? Pas plus d'une heure, je vous en supplie.
Rosaleen voulait se rassurer plus qu'autre chose. Enfin, elle se tourna vers la porte, entra en refermant la porte derrière elle.
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Dans la chambre
La deuxième année était maintenant dans la chambre. Elle se tourna vers ses grands-parents : son grand-père allongé sur le lit et sa grand-mère, debout, posté à son chevet. Cette dernière salua sa petite fille :
- Bonjour Rosaleen ! Merci d'être venue nous voir.
La jeune fille était surprise. Un changement des plus inespérés s'était produit sous ses yeux. Sa grand-mère, d'ordinaire si sévère envers Rosaleen, se retrouvait à montrer de la tristesse et de la bienveillance ! C'était bizarre, étrange. Gardant un visage neutre, sans expression, Rosaleen répondit :
- Bonjour Mrs Winston. Et, je suis ravie de voir que vous vous portez mieux, Mr Winston, ajouta Rosaleen à l'adresse de son grand-père.
Mal à l'aise. C'était ainsi que se trouvait Rosaleen en cet instant précis. Elle n'avait pas bougé. Elle était cloîtrée près de la porte, les bras touchant le mur. Dans cette position, elle montrait qu'elle avait envie de fuir, qu'elle voulait être partout sauf présente dans cette pièce. Rosaleen s'était aussi instaurée volontairement une distance avec ses grands-parents. Elle se souvenait de la dernière fois qu'elle les avait vu et elle savait qu'ils n'hésiteraient pas à lever la main sur elle.
La voix de son grand-père s'éleva doucement, brisant ainsi le silence qui s'installait :
- Tu peux te rapprocher Rosaleen. Je suis hors de danger, maintenant.
- Le médecin m'a demandé de faire doucement avec vous, Mr, répondit Rosaleen regardant le vieil homme dans les yeux. Et je suis très bien là où je suis.
Frédérick ne répondit pas. Mais la jeune fille voyait bien qu'il était blessé. Rosaleen trouvait cela ironique après tout ce qu'elle avait subi. Cependant, elle n'en fit rien. Elle déclara simplement, sans ciller, voulant mettre fin à son supplice :
- Je n’ai pas beaucoup de temps devant moi alors finissons en. Dites-moi ce que vous avez encore à me reprocher pour que je puisse partir d’ici et ne pas faire attendre ma directrice pour rien.
La Gryffondor était calme, sans émotion visible. Elle gardait un visage bien neutre pour ne pas montrer un signe de peur. Elle ne montrait pas non plus de la compassion pour le couple en face d'elle ce qui attrista Suzanna. Cette dernière remarquait à quel point elle avait crée une très longue distance émotionnelle avec sa petite fille.
- Tu ne penses pas que si nous avions voulu te reprocher quelque chose, nous aurions choisi un endroit différent ? demanda Suzanna.
- Ou un autre moyen tel que la gifle, répliqua Rosaleen, avec un soupçon d'insolence.
- Rosaleen ! Ça suffit !
Rosaleen voulut répliquer mais Frédérick s’interposa en levant sa main. Il lança un regard à sa femme avant de se tourner vers Rosaleen :
- Rosaleen, ne commence pas, s'il te plaît. C’est déjà assez compliqué alors n’en rajoute pas.
- Si c’est si compliqué, pourquoi m’avoir demandé de venir ? Si c’est si compliqué, pourquoi ne pas avoir fait venir Luke, Joyce ou Albert ? Je suis sûre qu'ils auraient adoré vous voir, tout comme vous !
Rosaleen voulait comprendre. Elle en avait marre de tout ça. Elle aurait préféré mille fois détester ses grands-parents que de les aimer inconditionnellement comme une famille. Son cœur pleurait à chaque mot qui sortait de sa bouche mais Rosaleen se refusait de pleurer. Elle pensa alors aux visages de ses meilleures amies, Kenna, Sonia et Ari ainsi qu'au visage qui commençait à hanter ses rêves, Zack, le cousin d'Ari. Elle respira afin de contenir les larmes gardant ce visage impassible. Elle ne faiblirait pas.
Le silence grandissait dans la pièce tandis qu'un dialogue silencieux s’installa entre les grands-parents de la gryffone. Ils avaient l’air si soucieux, si tristes. Que se passait-il ? Plus ils se regardaient, plus Rosaleen avait envie de sortir de la pièce. Ils ne s’intéressaient plus à elle, concentrés sur leur échange. N’y tenant plus, la jeune fille les interpella :
- Si ce ne sont pas des reproches, qu’avez-vous d’autre à me dire ?
- Écoute Rosaleen, commença Frédérick. Si nous t’avons fait venir, c’est pour s’excuser.
Suzanna prit la main de son mari dans la sienne et Rosaleen ouvrit la bouche, stupéfaite. Comment ça ? Était-elle en train de rêver ? Avait-elle bien entendu ?
- Mais avant cela, j’aimerais t’apporter des explications, continua le vieil homme. J’avais 7 ans quand mon père est mort d’un cancer. Plus rien n’a été pareil depuis ce jour-là. Mon père avait traversé beaucoup d’épreuves en tant que Né-Moldu. C'était un héros, pour moi. Il était invincible en duel, excellent en classe et avait un courage d’acier que peu de gens peuvent avoir dans ce monde. J’ai donc ressenti de la colère contre lui de nous avoir abandonné, de ne pas avoir eu assez de force pour rester en vie plus longtemps. A sa mort, un grand vide est apparu dans ma vie et ma famille. En grandissant, j’ai appris que mon père avait des convictions similaires à celles des Mangemorts. Il n’en était pas un mais au fond de lui, cela devait être le cas. Et, je n'ai aucune preuve s'il ne s'est pas rallié à eux. Alors, j’ai tout fait pour renier mon père dans mon cœur et devenir un homme contraire à qui il était. Il était musicien alors j’ai banni la musique de ma vie. Il était Né-Moldu alors j’ai consacré ma vie entière à détester les moldus, à rester convaincu que les Nés-Moldus ne sont pas de ce monde. Qu’une personne de sang moldue ne sera pas assez bien pour devenir sorcier. Je me suis endurci avec le temps pour devenir l'exact opposé de celui qu'était mon père. J'ai même renié mon propre frère...
Frère ? Son grand-père avait un frère et Rosaleen n'était pas au courant ?? C'était quoi tout ça ? Renier son père pour ÇA ? Rosaleen était perdue bien qu'elle voyait les larmes perlaient au fond des yeux de son grand-père. Elle restait de marbre malgré les explications, essayant de comprendre en quoi tout cela la concernait, ELLE, une pauvre innocente de toute cette histoire. La rouge et or baissa les yeux, laissant Frédérick poursuivre.
- Ta grand-mère et moi avons toujours voulu le meilleur pour notre famille. Que chacun de nos enfants aient un métier stable et qu’ils ne s’éloignent pas dans les arts. J'avais peur de revivre des douleurs similaires. Alors, quand ton père nous a présenté une fiancée de sang moldue, la peur m’a envahie.
- L’inquiétude s’est transformée en peur et la peur nous a braqué. Je n’ai jamais été contre les Nés-Moldus mais je n’ai pas non plus envie de les défendre. Mais delà à nous présenter une femme moldue, nous avons tout simplement eu peur des conséquences pour notre famille.
- Nous avons donc laissé notre fils s’éloigner et ta naissance a été le prétexte pour revenir vers lui et nous assurer qu’il n’y aurait plus d’écart. Nous avons été dur envers lui mais après son départ, nous avons été durs envers ton oncle et ta tante pour éviter qu'ils ne partent et s'égarent, eux aussi.
Cela faisait des semaines que Rosaleen sentait qu’il y avait un secret qui était la source de toute cette colère. Elle avait deviné que cette haine ne la concernait pas directement. Maintenant, elle avait la réponse. Seulement, pourquoi elle et pas ses cousins ?
- Je... P-Pourquoi moi ? En quoi ça me concerne, moi et pas Luke ou Albert ?
La deuxième année devait savoir. Il était plus que temps. Son grand-père prit la parole à nouveau sous le regard bienveillant de sa grand-mère.
- Quand tu es née, j’ai tout de suite remarqué cette ressemblance. Tu as les même yeux de mon père, les cheveux aussi bruns que mon père. Au fil des années, j’ai vu en toi le caractère similaire à celui de mon père. Ensuite, tu es entrée à Poudlard dans la maison Gryffondor, tout comme mon père. Et, cette année, en entrant dans le Chœur des Grenouilles et dans la Fanfare de ta maison, nous avons découvert ton goût musical. Enfin, en nous jouant notre chanson de mariage, il y a 3 semaines, j’ai vu le don que tu as reçu pour la musique, tout comme mon père l'avait reçu. Regarde, s'exclama Frédérick tendant une photo de son père à sa petite fille.
Rosaleen s'approcha, prit la photo et retourna à son poste en observant l'homme sur la photo. Son grand-père reprit la parole.
- Tu es autant douée, loyale, courageuse et bienveillante que lui. Tu as hérité du meilleur des WINSTON et je n’ai pas su voir la belle jeune fille en toi. La peur m’a aveuglé.
- Nous a aveuglé, corrigea son épouse. Regarde toi, Rosaleen. Ton sang est le symbole de l’équilibre de notre famille : des origines moldues aux origines sorcières de notre famille. Tu as ta place parmi nous.
- Et c’est pour ça que nous avons demandé à te voir. Parce que nous sommes profondément désolés d’avoir mis autant de temps à le comprendre. Nous nous excusons pour tout…
Le regard de ce couple était si rempli de sincérité que la jeune rouge et or en resta bouche bée. Le moment tant attendu de sa vie venait de naître, de voir le jour. Elle avait tant imaginé tous les scénarios possibles de ce qu’elle leur dirait s'ils venaient à s'excuser que maintenant, elle n’en avait plus les mots. Elle se sentait prise au piège. Elle aurait nettement préféré des reproches qu’à un flot de compliments qui ne ressemblait pas à ses grands-parents. Rosaleen voulait simplement fuir mais il en était hors de question. Et, elle ne voulait pas se montrer faible et les serrer dans leurs bras. Nan. Elle avait laissé son cœur trop silencieux pendant des années. Il était tant qu’il s’exprime enfin.
- Je… Je ne sais pas quoi dire…
- Dis ce que tu as sur le cœur, la rassura sa grand-mère.
- Vous n’imaginez même pas à quel point j’ai rêvé de ce moment ! J’ai espéré tant de nuits que ce moment arrive. J’étais persuadée qu’il ne viendrait jamais. J’ai tout encaissé sans un mot, sans me plaindre. Je me suis toujours dit d’être forte, de suivre vos ordres pour que je sois enfin à la hauteur de votre amour. Mais, j’ai appris que l’amour ne se méritait pas. L’amour est un cadeau, pas un dû. Je vous ai TOUJOURS aimé ! Malgré votre indifférence, malgré les reproches et les critiques, mon amour pour vous n’a jamais cessé de brûler ! Mais c’est bizarre d’aimer inconditionnellement des personnes de la famille qui ne vous aiment pas, nan ? Et maintenant, vous me montrez de l’amour ! Moi, celle qui n’a toujours été qu’une déception à vos yeux !
Rosaleen criait. Elle ne savait pas si de l’autre côté de la porte, sa directrice l’entendait. Peut-être. Mais cela indifférait la deuxième année car, pour la première fois de sa vie, elle avait le contrôle des événements avec ses grands-parents. C'était elle qui tenait les rênes.
- Je veux réellement vous pardonner mais pour le moment, il y a trop de choses que j'ai gardé sous silence. Je n’arrive même pas à avoir les idées claires ! Vous ne m’avez jamais accepté pour qui je suis ! Si vous m’aviez parlé ou si vous vous étiez confié à la famille, nous aurions pu vous aider, nous aurions certainement compris ! Vous avez été si dur envers nous, ma mère et mon père ! Je savais que vous ne pouviez pas me détester pour rien ; je savais qu’au fond, il existait quelque chose de bien profond !
- Rosaleen attends ! Je sais que je t’ai mal jugé ainsi que ta mère. Je sais que je n’ai pas été le meilleur des grands-pères avec toi mais… Comment te dire qu’au fond de mon cœur, je regrette de ne pas t’avoir dit que je t’aime ?
Trois simples mots. Trois petites secondes. Trois battements de cœur. Ce fut la goutte de trop. Rosaleen ne pouvait en entendre davantage. Après tout ce temps, il l'aimait ? Il lui avait fallu 12 ans et demi pour le lui dire en face ? Les larmes roulaient à présent sur les joues de la deuxième année, premier signe de sa faiblesse. Elle ne pouvait pas défaillir, pas maintenant. Alors, prenant toute la force qui lui restait, elle explosa dans le brouillard de ses larmes :
- V-Vous m’aimez ? ARRÊTEZ TOUT DE SUITE ! J’EN AI ASSEZ ENTENDU ! JE NE PEUX PAS ! APRÈS TOUTES CES ANNÉES À ATTENDRE ! VOUS M’AVEZ FAIT SOUFFRIR COMME PERSONNE NE ME L’A JAMAIS FAIT, VOUS M’AVEZ BLESSÉE ! ET IL VOUS A FALLU ATTENDRE 13 ANS POUR ENFIN ME DIRE QUE VOUS M'AIMEZ ? COMBIEN DE FOIS L'AVEZ-VOUS DIT A MES COUSINS ? COMBIEN DE FOIS J'AI ESPÉRÉ L'ENTENDRE ME LE DIRE ? JE… J’EN AI MARRE ! J'AI TROP ATTENDU ! LAISSEZ–MOI TRANQUILLE ! JE VEUX ÊTRE SEULE, LOIN DE VOUS !
Et avant que ses grands-parents n’eurent le temps de dire ou de faire quoi que ce soit, Rosaleen ouvrit la porte, sortit de la chambre sans même un regard vers ses grands-parents et claqua la porte violemment derrière elle.
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De retour dans le couloir, après le claquement de la porte de la chambre
Les larmes ruisselaient sur les joues de la deuxième année pendant que son corps tremblait de rage, de tristesse et de culpabilité. Finalement, l’entretien n’avait même pas duré une heure. Miss Montmort n'avait même pas eu besoin de la chercher. La rouge et or lança un rapide coup d'œil vers la directrice tandis que la porte de la chambre se rouvrait sur Suzanna. Rosaleen s'éloigna de quelques pas restant dans le visuel de la directrice tout en évitant de croiser les yeux de sa grand-mère.
Suzanna Winston s'avança vers la directrice laissant le même médecin entrer dans la chambre ayant entendu le claquement de porte. L'élégante vieille dame déclara à Miss Montmort :
- Je suis désolée pour cette sortie un peu... Bruyante . Ma petite-fille a été bouleversée. Mon mari et moi-même n’avons pas été très… Pas les meilleurs grands-parents pour Rosaleen. Nous avons commis beaucoup d'erreurs avec elle... Je tenais à vous remercier de nous l’avoir amenée ici, c'était très important pour nous. Belle fin de journée à vous, Miss et merci de prendre soin de ma petite fille.
Une main tendue vers la directrice, des traces de larmes séchées et un léger sourire trônaient sur le visage de Suzanna Winston. La ressemblance avec le visage de Rosaleen était frappante et nul doute que la directrice le remarquerait.
Rosaleen, de son côté, regardait la photo de son arrière-grand-père essayant tant bien que mal de sécher ses larmes. L'émotion était difficile à contenir mais elle y ferait face.
@Elina Montmort désolée pour le pavé ! Il y avait beaucoup de choses à dire...
@Kenna Murray @Sonia Ross & @Ari Calvin pour la mention
Quand la déception fait place à l'amour
La nervosité de Rosaleen était palpable lorsqu'elle lissa sa jupe avant qu'un médecin n'ouvre la porte de la chambre. Elina resta en retrait et se contenta d'un hochement de tête pour assurer à la Gryffondor qu'elle n'oublierait pas son extraction au terme de l'heure. Elle ne l'accompagnerait pas plus loin. Rosaleen allait devoir s'en sortir seule pour l'heure à venir. Une fois la jeune sorcière entrée dans la chambre, la directrice de Poudlard s'assit sur l'une des chaises mises à disposition des visiteurs dans le couloirs. Après tout, elle avait promis à Rosaleen de rester à proximité en cas de besoin et, si certains pouvaient trouver cette précaution exagérée étant donné qu'elle était en présence de sa famille, Elina préférait ne jurer de rien. Elle attrapa un exemplaire récent de la Gazette des Sorciers laissé sur une petite table basse pour lire les dernières nouvelles. Elle n'eut cependant pas le temps de s'informer de grand chose car la voix de Rosaleen s'éleva depuis la chambre de son grand-père. Bien qu'étouffée par la porte close, elle pouvait vaguement entendre quelques mots et comprendre l'idée générale.
Avant qu'elle ne décide si elle devait, ou non, entrer, la Gryffondor sortie en furie de la pièce. La directrice se leva de son siège, mais n'eut pas le temps de faire un pas vers la Gryffondor avant qu'une sorcière âgée ne sorte à son tour de la chambre. Ladite sorcière s'approcha d'Elina et se présenta comme la grand-mère de Rosaleen, ce qu'elle cru sans mal en remarquant les similitudes entre leurs traits. Sans compter qu'elle venait de sortir de la même chambre que la Gryffondor. L'échange n'avait de toute évidence pas été des plus calmes et la vieille femme semblait, en un sens, aussi bouleversée que sa petite-fille. Elina accepta la main tendue et la serra avant de répondre à la sorcière.
« C'est tout à fait normal madame. »
Sa réponse était brève, mais elle n'avait pas de raison de s'étendre davantage. Les histoires familiales de ses élèves ne la concernait pas directement et elle préférait ne pas creuser et les laisser se confier au besoin. Bien évidemment, c'était autre chose si cela venait entraver leur scolarité. Serait-ce le cas ici ? Il était peut-être trop tôt pour le dire. Son attention se reporta de nouveau sur Rosaleen à qui elle laissa le temps de se reprendre avant de proposer :
« Nous rentrons ? »
Elle laissa à la jeune fille le soin de lui répondre. Peut-être qu'à la réflexion, et après s'être un peu calmée, elle voudrait revenir dans la chambre de son grand-père ? Sinon, elles n'auraient plus qu'à refaire le chemin en sens inverse jusqu'à Poudlard.
Peut être une dernière intervention pour ma part. Je te laisse clôturer ou enchainer s'il y a d'autres points que tu voulais aborder !
Avant qu'elle ne décide si elle devait, ou non, entrer, la Gryffondor sortie en furie de la pièce. La directrice se leva de son siège, mais n'eut pas le temps de faire un pas vers la Gryffondor avant qu'une sorcière âgée ne sorte à son tour de la chambre. Ladite sorcière s'approcha d'Elina et se présenta comme la grand-mère de Rosaleen, ce qu'elle cru sans mal en remarquant les similitudes entre leurs traits. Sans compter qu'elle venait de sortir de la même chambre que la Gryffondor. L'échange n'avait de toute évidence pas été des plus calmes et la vieille femme semblait, en un sens, aussi bouleversée que sa petite-fille. Elina accepta la main tendue et la serra avant de répondre à la sorcière.
« C'est tout à fait normal madame. »
Sa réponse était brève, mais elle n'avait pas de raison de s'étendre davantage. Les histoires familiales de ses élèves ne la concernait pas directement et elle préférait ne pas creuser et les laisser se confier au besoin. Bien évidemment, c'était autre chose si cela venait entraver leur scolarité. Serait-ce le cas ici ? Il était peut-être trop tôt pour le dire. Son attention se reporta de nouveau sur Rosaleen à qui elle laissa le temps de se reprendre avant de proposer :
« Nous rentrons ? »
Elle laissa à la jeune fille le soin de lui répondre. Peut-être qu'à la réflexion, et après s'être un peu calmée, elle voudrait revenir dans la chambre de son grand-père ? Sinon, elles n'auraient plus qu'à refaire le chemin en sens inverse jusqu'à Poudlard.
Peut être une dernière intervention pour ma part. Je te laisse clôturer ou enchainer s'il y a d'autres points que tu voulais aborder !
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Quand la déception fait place à l'amour
Rosaleen n'avait pas prit la peine d'écouter le court échange entre sa directrice et sa grand-mère. L'émotion était bien trop forte et tout ce dont elle avait besoin en cet instant, c'était de l'espace. Du temps pour tout assimiler. Les larmes continuaient de couler doucement, sans bruit, le regard fixé sur cette simple photographie d'un homme qui lui ressemblait trait pour trait mais qu'elle n'avait pas connu. Qu'est-ce qu'il lui aurait dit s'il avait été présent ?
La voix de Miss Montmort, calme et rassurante tira la rouge et or de ses pensées. Elle répondit à travers ses larmes :
- Oui. Je ne veux pas rester ici.
Pas une seconde de plus. Plus jamais. Elle voulait fuir. Elle ne jeta même pas un regard sur la porte qu'elle venait de quitter. Elle partit sans rien. Elle ne voulait pas retourner en arrière. C'était bien beau de s'excuser, de trouver des explications mais c'était autre chose d'avoir espéré, d'avoir tout donner pour au final avoir envie de... Devait-elle leur dire ? Pouvait-elle leur dire qu'elle avait voulu... Nan ; elle n'était pas prête... Elle avait traversé trop d'épreuve, subit trop de douleurs. Ils lui en demandaient trop. Rosaleen prit le bras de la directrice une fois arrivées dehors et lorsqu'elles atterrirent à Pré-au-Lard, la gryffone se mua dans un silence inhabituel. Elle fixa la photo dans la barque et suivit la directrice jusque devant les lourdes portes de Poudlard.
Elle sécha ses larmes, rangea la photographie dans la poche de son chemisier et remercia sa directrice :
- Merci Miss. Pour tout.
Puis, une fois seule et l'adulte hors de son champ de vision, Rosaleen courut jusqu'aux toilettes abandonnées, se recroquevilla dans la cabine la plus éloignée et se laissa tomber au sol. Ce ne fut qu'à cet instant qu'elle ressentit la douleur immense dans son cœur. Elle laissa un flot de larmes se déverser sans se soucier un instant d'être encore présentable. Venait-elle de gâcher l'infime chance de renouer avec ses grands-parents ?
La voix de Miss Montmort, calme et rassurante tira la rouge et or de ses pensées. Elle répondit à travers ses larmes :
- Oui. Je ne veux pas rester ici.
Pas une seconde de plus. Plus jamais. Elle voulait fuir. Elle ne jeta même pas un regard sur la porte qu'elle venait de quitter. Elle partit sans rien. Elle ne voulait pas retourner en arrière. C'était bien beau de s'excuser, de trouver des explications mais c'était autre chose d'avoir espéré, d'avoir tout donner pour au final avoir envie de... Devait-elle leur dire ? Pouvait-elle leur dire qu'elle avait voulu... Nan ; elle n'était pas prête... Elle avait traversé trop d'épreuve, subit trop de douleurs. Ils lui en demandaient trop. Rosaleen prit le bras de la directrice une fois arrivées dehors et lorsqu'elles atterrirent à Pré-au-Lard, la gryffone se mua dans un silence inhabituel. Elle fixa la photo dans la barque et suivit la directrice jusque devant les lourdes portes de Poudlard.
Elle sécha ses larmes, rangea la photographie dans la poche de son chemisier et remercia sa directrice :
- Merci Miss. Pour tout.
Puis, une fois seule et l'adulte hors de son champ de vision, Rosaleen courut jusqu'aux toilettes abandonnées, se recroquevilla dans la cabine la plus éloignée et se laissa tomber au sol. Ce ne fut qu'à cet instant qu'elle ressentit la douleur immense dans son cœur. Elle laissa un flot de larmes se déverser sans se soucier un instant d'être encore présentable. Venait-elle de gâcher l'infime chance de renouer avec ses grands-parents ?
@Elina Montmort Merci infiniment pour ce RP décisif !FIN du RP