17 juin 2025, 20:09
Quand le silence est interrompu
Thomas ne tourna pas la tête et l'observa disparaître dans un point flou au bout du couloir. Il resta immobile. Le livre ouvert sur ses genoux.
Il rebaissa la tête, il fixa son livre, les mots inscrits dessus. Il n'arrivait plus à lire.
Il tentait de se convaincre qu'il n'y était pour rien dans ce départ précipité. Il n'avait fait que répondre. Il n'avait dit que la vérité. C'était elle qui avait commencé.
Mais tout n'était pas si simple dans sa tête.
Quelque chose l'agaçait vraiment. Il ressentait une gêne. Il ne comprenait pas... C'était une sensation étrange et il arrivait pas à mettre des mots dessus.
Il voulait se défendre. Il n'était pas quelqu'un de méchant, il en était persuadé. Mais il avait l'impression qu'il avait visé trop juste et peut-être un peu fort.
Thomas inspira longuement sans vraiment s'en rendre compte, perdu dans ses pensées. Il était concentré, peut-être à ordonner ce qu'il ressentait correctement dans sa tête. Mais ses pensées étaient trop dispersées aujourd'hui.
Il referma son livre. Il savait qu'il ne pourrait pas le lire. Il n'avait pas envie de faire semblant. De toute façon, il était seul, ça ne servait à rien de faire semblant.
Il glissa son regard vers le fond du couloir. Là, où elle avait disparu.
C'était la première fois qu'il avait cette impression de blesser quelqu'un. Elle ne se serait pas enfui si tout allait bien.
Thomas resta assis quelques secondes. Il était embêté et un peu agacé mais sans vraiment savoir pourquoi. Puis il se leva. Il ne savait pas quoi faire et ça l'énervait de se sentir autant bloqué.
Il glissa son livre fermé sous le bras et il avança, pas vite. Il n'était pas pressé. Mais il savait où il devait aller. Enfin il espérait le savoir.
Il continua d'avancer. Il ne l'appellerait pas, Thomas n'était pas du genre à élever la voix...
En tournant à un coin, il la vit, un peu plus loin. Elle était assise. Elle semblait mal. Il ne savait pas quoi faire, il s'arrêta où il était quelques instants.
Il décida que comme il était pas doué avec les mots, il pourrait peut-être juste l'écouter en espérant ne pas se faire hurler dessus.
Il la rejoignit, se glissa à ses côtés, sur le sol. Thomas allongea ses jambes devant lui, le regard planté dans le mur en face. Il patienta dans le silence lui laissant le choix. Parler ou s'enfuir à nouveau.
Il rebaissa la tête, il fixa son livre, les mots inscrits dessus. Il n'arrivait plus à lire.
Il tentait de se convaincre qu'il n'y était pour rien dans ce départ précipité. Il n'avait fait que répondre. Il n'avait dit que la vérité. C'était elle qui avait commencé.
Mais tout n'était pas si simple dans sa tête.
Quelque chose l'agaçait vraiment. Il ressentait une gêne. Il ne comprenait pas... C'était une sensation étrange et il arrivait pas à mettre des mots dessus.
Il voulait se défendre. Il n'était pas quelqu'un de méchant, il en était persuadé. Mais il avait l'impression qu'il avait visé trop juste et peut-être un peu fort.
Thomas inspira longuement sans vraiment s'en rendre compte, perdu dans ses pensées. Il était concentré, peut-être à ordonner ce qu'il ressentait correctement dans sa tête. Mais ses pensées étaient trop dispersées aujourd'hui.
Il referma son livre. Il savait qu'il ne pourrait pas le lire. Il n'avait pas envie de faire semblant. De toute façon, il était seul, ça ne servait à rien de faire semblant.
Il glissa son regard vers le fond du couloir. Là, où elle avait disparu.
C'était la première fois qu'il avait cette impression de blesser quelqu'un. Elle ne se serait pas enfui si tout allait bien.
Thomas resta assis quelques secondes. Il était embêté et un peu agacé mais sans vraiment savoir pourquoi. Puis il se leva. Il ne savait pas quoi faire et ça l'énervait de se sentir autant bloqué.
Il glissa son livre fermé sous le bras et il avança, pas vite. Il n'était pas pressé. Mais il savait où il devait aller. Enfin il espérait le savoir.
Il continua d'avancer. Il ne l'appellerait pas, Thomas n'était pas du genre à élever la voix...
En tournant à un coin, il la vit, un peu plus loin. Elle était assise. Elle semblait mal. Il ne savait pas quoi faire, il s'arrêta où il était quelques instants.
Il décida que comme il était pas doué avec les mots, il pourrait peut-être juste l'écouter en espérant ne pas se faire hurler dessus.
Il la rejoignit, se glissa à ses côtés, sur le sol. Thomas allongea ses jambes devant lui, le regard planté dans le mur en face. Il patienta dans le silence lui laissant le choix. Parler ou s'enfuir à nouveau.
17 juin 2025, 22:25
Quand le silence est interrompu
Durant les minutes qui suivirent, le couloir était totalement silencieux. Amber s'était calmé, mais elle pleurait toujours. Après s'être essuyée les yeux une énième fois, elle replongea sa tête dans ses bras. C'est alors qu'elle entendit des bruits de pas. Ne voulant pas relever la tête, elle ne le fit pas. Mais elle se doutait que c'était Thomas, et celui-ci se glissa à ses côtés, les jambes étendus. Le silence entre eux deux était apaisant, presque plus indicatif que les paroles qu'il s'était échangé avants. Elle se doutait aussi qu'elle allait devoir donner des explications, et rompre ce silence quasiment parfait. Elle releva la tête, et Thomas eu la galanterie de ne pas la regarder tandis qu'elle s'essuyait les yeux et le nez contre la manche de son pull-over. Puis, elle se lança. Sa voix était encore hésitante et anormalement basse, mais elle continua :
C'est la honte d'avoir pleuré devant et à cause de toi. Mais tu es très fort, pour les répliques. Tu as su trouver les mots qui me blesseraient le plus. Si tu t'en veux, ce n'est pas la peine. C'est plutôt à moi de m'en vouloir. Je n'aurais pas dû être aussi terre-a-terre sur le fait que tu lises un livre Moldu, et je n'aurais par ailleurs pas dû te déranger pendant ta lecture. Ensuite, je n'aurais pas dû commencer à me moquer de toi sur tout ce qui me passait sur la tête. Ce dont je me suis moqué chez toi, et bien, c'était sur les trucs que je n'assumais pas chez moi. Comme le faites de ne pas avoir d'ami, ou de ma maison. Désolé pour tout ce que j'ai pu dire, que ça t'ai vexé ou non. Je n'aurais vraiment pas dû faire ça et, tu as raison, ce n'est pas ma place, là-bas, dit-elle en désignant le bout de couloir d'où Thomas était apparu quelques instants auparavant."
Elle lui avait dit ce qu'elle pensait vraiment, et elle avait été sincère. Elle n'espérait tout de même pas qu'il se moque d'elle, mais même s'il le faisait, elle s'en ficherait, car elle s'était excusée sincèrement, et c'est ce qui lui tenait sur le cœur.
@Thomas Didler
C'est la honte d'avoir pleuré devant et à cause de toi. Mais tu es très fort, pour les répliques. Tu as su trouver les mots qui me blesseraient le plus. Si tu t'en veux, ce n'est pas la peine. C'est plutôt à moi de m'en vouloir. Je n'aurais pas dû être aussi terre-a-terre sur le fait que tu lises un livre Moldu, et je n'aurais par ailleurs pas dû te déranger pendant ta lecture. Ensuite, je n'aurais pas dû commencer à me moquer de toi sur tout ce qui me passait sur la tête. Ce dont je me suis moqué chez toi, et bien, c'était sur les trucs que je n'assumais pas chez moi. Comme le faites de ne pas avoir d'ami, ou de ma maison. Désolé pour tout ce que j'ai pu dire, que ça t'ai vexé ou non. Je n'aurais vraiment pas dû faire ça et, tu as raison, ce n'est pas ma place, là-bas, dit-elle en désignant le bout de couloir d'où Thomas était apparu quelques instants auparavant."
Elle lui avait dit ce qu'elle pensait vraiment, et elle avait été sincère. Elle n'espérait tout de même pas qu'il se moque d'elle, mais même s'il le faisait, elle s'en ficherait, car elle s'était excusée sincèrement, et c'est ce qui lui tenait sur le cœur.
@Thomas Didler
"Je ne veux plus jouer ce rôle, parce qu’on se soucie trop des autres et plus on s’en soucie, plus on a à perdre "
Membre de la TCI / Code couleur : #844d73
RP LIBRE
18 juin 2025, 13:53
Quand le silence est interrompu
Thomas ne répondit pas tout de suite.
Il avait évidemment écouté, sans bouger, les yeux toujours fixés sur le mur. Il s'était légèrement tendu au fil de son discours. Il n'était pas très à l'aise avec l'écoute mais il avait décidé qu'il ferait un effort et c'est donc ce qu'il fit.
Elle s'était excusée. Pour de vrai. A vrai dire, il ne s'y attendait pas forcément. Il pensait qu'elle lui crierait à nouveau dessus.
Il ne la regarda toujours pas. Il mit d'ailleurs un moment avant de parler, sa voix tentant de paraître la plus neutre et assurée possible.
- Je pensais pas que tu t'excuserais, avoua-t-il toujours en pleine réflexion.
Thomas marqua une pause. Il cherchait ses mots pour ne pas la blesser à nouveau mais peut-être aussi pour ne pas se porter préjudice.
- Je pensais que tu allais t'énerver contre moi ou me fuir.
Il inspira, doucement.
- Je sais pas trop comment on fait... pour rattraper ce qu'il vient de se passer.
Il hésita. Il avait surtout l'impression d'être très nul et ça l'agaçait. Mais Thomas avait promis à ses parents de faire un effort, de se montrer plus ouvert.
- Mais si tu veux, on peut... juste oublier ? Faire comme si on ne s'était jamais pris la tête ?
Il haussa légèrement les épaules pour signifier que la décision lui revenait, qu'il accepterait.
Thomas se leva, sans attendre une réponse. Il se mit face à la jeune fille.
- Salut, je m'appelle Thomas et toi ? dit-il calmement.
Après un bref moment d'hésitation, il lui tendit la main pour qu'elle lui serre si elle souhaitait accepter cet accord.
Thomas voyait là un bon compromis. Il ne pouvait pas s'excuser, ça lui paraissait dur de le faire. Mais il voulait tenter d'arranger les choses. Recommencer à zéro était le meilleur moyen selon lui.
@Amber Girt Pour mentionner quelqu'un, tu dois cliquer sur l'arobase dans la barre où il y a toutes les icones.
Il avait évidemment écouté, sans bouger, les yeux toujours fixés sur le mur. Il s'était légèrement tendu au fil de son discours. Il n'était pas très à l'aise avec l'écoute mais il avait décidé qu'il ferait un effort et c'est donc ce qu'il fit.
Elle s'était excusée. Pour de vrai. A vrai dire, il ne s'y attendait pas forcément. Il pensait qu'elle lui crierait à nouveau dessus.
Il ne la regarda toujours pas. Il mit d'ailleurs un moment avant de parler, sa voix tentant de paraître la plus neutre et assurée possible.
- Je pensais pas que tu t'excuserais, avoua-t-il toujours en pleine réflexion.
Thomas marqua une pause. Il cherchait ses mots pour ne pas la blesser à nouveau mais peut-être aussi pour ne pas se porter préjudice.
- Je pensais que tu allais t'énerver contre moi ou me fuir.
Il inspira, doucement.
- Je sais pas trop comment on fait... pour rattraper ce qu'il vient de se passer.
Il hésita. Il avait surtout l'impression d'être très nul et ça l'agaçait. Mais Thomas avait promis à ses parents de faire un effort, de se montrer plus ouvert.
- Mais si tu veux, on peut... juste oublier ? Faire comme si on ne s'était jamais pris la tête ?
Il haussa légèrement les épaules pour signifier que la décision lui revenait, qu'il accepterait.
Thomas se leva, sans attendre une réponse. Il se mit face à la jeune fille.
- Salut, je m'appelle Thomas et toi ? dit-il calmement.
Après un bref moment d'hésitation, il lui tendit la main pour qu'elle lui serre si elle souhaitait accepter cet accord.
Thomas voyait là un bon compromis. Il ne pouvait pas s'excuser, ça lui paraissait dur de le faire. Mais il voulait tenter d'arranger les choses. Recommencer à zéro était le meilleur moyen selon lui.
@Amber Girt Pour mentionner quelqu'un, tu dois cliquer sur l'arobase dans la barre où il y a toutes les icones.
23 juin 2025, 16:27
Quand le silence est interrompu
Thomas, comme a son habitude, n'avait pas tout de suite répondu. Amber était contente d'avoir pu se confier, et même d'avoir pu lui présenter des excuses. Elle regrettait sincèrement ce qu'elle avait dit et comme toujours après s'être excusé, elle avait le cœur plus léger.
Le jeune Serpentard n'avait toujours pas tourné la tête vers elle, mais il commença :
-Je pensais pas que tu t'excuserais
À vrai dire, elle s'excusait tout le temps, même quand ce n'était pas sa faute. Elle n'aimait pas être en dispute. Pourtant, pensa-t-elle, c'est moi qui ai commencé celle-ci.
- Je pensais que tu allais t'énerver contre moi ou me fuir.
Elle avait envisagé l'option de fuir. De ne plus jamais lui parlez. Mais elle s'était aussi dite que c'était un comportement idiot, et qu'elle devait assumer ce qu'elle avait fait. Aussi, elle ne voulait pas se faire des ennemis à Poudlard. Et la lâcheté n'était pas toujours la solution.
-Je sais pas trop comment on fait... pour rattraper ce qu'il vient de se passer.
Elle non plus ne savait pas trop comment rattraper ça... Fallait-il qu'ils s'ignorent comme s'il ne s'était jamais vu ? Fallait-il qu'il fasse comme si rien de tout ça n'était arrivé ?
- Mais si tu veux, on peut... juste oublier ? Faire comme si on ne s'était jamais pris la tête ? dit Thomas.
Intéressant. Il voulait donc tout recommencer. Amber se promit de se prêter au jeu.
Le jeune garçon se leva et se mit face à Amber :
- Salut, je m'appelle Thomas et toi ?
Puis, il tendit sa main en direction d'Amber.
"Je m'appelle Amber".
Et elle lui serra la main, dans une promesse de nouvelle amitié dans le château de Poudlard
@Thomas Didler.
Le jeune Serpentard n'avait toujours pas tourné la tête vers elle, mais il commença :
-Je pensais pas que tu t'excuserais
À vrai dire, elle s'excusait tout le temps, même quand ce n'était pas sa faute. Elle n'aimait pas être en dispute. Pourtant, pensa-t-elle, c'est moi qui ai commencé celle-ci.
- Je pensais que tu allais t'énerver contre moi ou me fuir.
Elle avait envisagé l'option de fuir. De ne plus jamais lui parlez. Mais elle s'était aussi dite que c'était un comportement idiot, et qu'elle devait assumer ce qu'elle avait fait. Aussi, elle ne voulait pas se faire des ennemis à Poudlard. Et la lâcheté n'était pas toujours la solution.
-Je sais pas trop comment on fait... pour rattraper ce qu'il vient de se passer.
Elle non plus ne savait pas trop comment rattraper ça... Fallait-il qu'ils s'ignorent comme s'il ne s'était jamais vu ? Fallait-il qu'il fasse comme si rien de tout ça n'était arrivé ?
- Mais si tu veux, on peut... juste oublier ? Faire comme si on ne s'était jamais pris la tête ? dit Thomas.
Intéressant. Il voulait donc tout recommencer. Amber se promit de se prêter au jeu.
Le jeune garçon se leva et se mit face à Amber :
- Salut, je m'appelle Thomas et toi ?
Puis, il tendit sa main en direction d'Amber.
"Je m'appelle Amber".
Et elle lui serra la main, dans une promesse de nouvelle amitié dans le château de Poudlard
@Thomas Didler.
"Je ne veux plus jouer ce rôle, parce qu’on se soucie trop des autres et plus on s’en soucie, plus on a à perdre "
Membre de la TCI / Code couleur : #844d73
RP LIBRE
