Boundaries
L'espace de la Bibliothèque dédié au Salon de l'Orientation était enfin rangé et Constance avait salué les bibliothécaires et l'infirmier avant de prendre congé. Les élèves bénévoles avaient quelques instants devant eux avant le dîner obligatoire en terme de présence. La châtaine aspirait à prendre un peu l'air après avoir passé la journée à attendre des questions et répondre aux quelques élèves se présentant au Stand de la Filière Complète qu'elle représentait avec une cadette Pouffy.
Ainsi, après être remontée rapidement au Terrier pour récupérer Merlin qui l'attendait de pied ferme pour avoir patienter tout l'après-midi par une si belle journée, l'adolescente avait redescendue le Grand Escalier, son félin sur les talons.
Courte hésitation. Parc ou Cour de la Tour ? Si j'pars dans l'Parc, j'vais devoir me presser pour ne pas louper l'horaire du repas, se décide-t-elle en prenant la direction de la cour au cloître.
Comprenant la direction qu'ils prenaient, Merlin reprend les devants et s'engouffre, tel un enfant turbulant ayant enfin droit à la récréation, dans le cloître entourant la Cour de la Tour.
Soupir amusé de Constance qui le suit du regard en secouant machinalement son visage.
Les températures étaient douces en cette fin de mai, et il serait difficile de rester en intérieur les prochains jours pour réviser. Les examens annuels se profilaient et elle devrait trouver un juste milieu.
Tout d'un coup, la cheerleader se fige alors que Merlin zig zag et saute finalement sur la margelle de la fontaine. Mais ce n'est pas son intrépide qui la stoppe. C'est une silhouette et une odeur caractéristiques.
Mais non !? Elle... elle fume ? Depuis quand Aelle est du genre à faire ça ?
Peu d'élèves oseraient interpeller l'ancienne Poufsouffle ténébreuse, qui souhaitait apparemment profiter une dernière fois de la quiétude des lieux avant de s'en aller vers on ne sait où. Mais pas Constance. Elle s'était déjà frotté par le passé à la rugosité de la studieuse et solitaire ancienne Poudlardienne. Malgré son air imperturbable, sous ses regards hautains et sombres, se cachait une jeune femme avec une grande soif de savoir et un grand talent magique. Et encore plus enfouis sous sa cuirasse, un coeur et une sensibilité. Aussi désagréable Aelle pouvait-elle se montrer, elle était l'une des Poufsouffle, que dis-je, l'une des anciennes élèves de Poudlard qui impressionnaient le plus Constance. Peut être que la londonienne n'aspirait pas à devenir exactement comme Aelle plus tard, mais elle espérait être capable tout comme elle d'atteindre son potentiel magique et vivre sa vie comme elle l'entend. Oui, Aelle était un exemple d'intransigeance, de sérieux, de détermination et d'indépendance individuelle. Et ça faisait une éternité qu'elles n'avaient pas causé toutes les deux.
Furtif regard vers Merlin qui tapotait de ses patounes, alternativement, la surface de l'eau. Bon, il semblait être focalisé. Très bien. Constance s'avance donc d'un pas aussi déterminé qu'elle le voulait visuellement "nonchalant" :
- Et moi qui pensais que tu traitais ton corps comme un temple.
Pause.
- Salut Aelle.
Son visage est calme bien que brille la curiosité dans ses prunelles noisettes. Depuis l'an dernier, elle avait encore gagné en assurance et ne craignait donc pas la réaction de son aînée.
Feignant de reporter son attention sur son rouquin toujours sur le bord de la fontaine, Constance ouvre grand ses oreilles. Et repousse autant qu'elle peut mentalement l'odeur nauséabonde.
573 - @Aelle Bristyle 👀 comme prévu, j'espère que ça te plaît
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
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Dimanche 22 mai 2050
20 ans
C'est avec un plaisir immense que je constate que la cour de la tour de l'horloge est vide. J'en fais le tour une fois en longeant les coursives. Mon regard parcoure les lieux. La fontaine coule régulièrement et le bruit de l'eau apaise mon esprit tourmenté. Zikomo gambade ci-et-là, me laissant à mes pensées moroses. Pourquoi revenir ici ? Mes pieds ne m'ont pas demandé mon avis lorsqu'ils ont décidé de venir jusqu'ici pour profiter des quelques derniers instants qui me séparent de mon départ définitif du château. Mais je ne sais toujours pas pourquoi c'est ici que j'ai décidé de revenir. Ici, je n'ai pas beaucoup de souvenirs joyeux. Au contraire, même. Je me souviens exactement de l'endroit où j'étais lorsque j'ai lu sa lettre, celle qui m'annonçait qu'elle m'abandonnait. Je m'en souviens comme si c'était hier. Et comme si c'était hier, la douleur me pourfend le cœur. Ce qui est assez drôle, au final, parce que la dernière fois que je l'ai vue ne remonte qu'à trois jours exactement. Je me retrouve dans l'endroit où j'ai lu ses derniers mots avant sa disparition alors que j'ai bu le thé avec elle il y a trois jours.
« Vous faites chier, » murmuré-je en m'adossant à un pilier, le regard perdu vers la fontaine.
Oui, vous faites chier à hanter mes pensées même lorsque vous n'êtes pas là, à m'alourdir le cœur alors même que vous êtes revenue dans ma vie. Pourquoi rien ne peut être simple, juste une fois ? Je pousse un long soupir et farfouille dans mes poches pour en sortir mon paquet de cigarettes. J'en glisse une entre mes lèvres et l'allume avec ma baguette. D'habitude, je fume le Jour du thé ou alors quand je bois avec Ashley et Oswald. Enfin, Rockfield et Johnson. Mais parfois, je fume même à d'autre moment. De plus en plus souvent. Et à chaque fois, j'entends la voix de Valerion me dire : « Je fume parce que ça me fait du bien ».
Je tire longuement sur ma cigarette en regardant le ciel qui se voile peu à peu et qui s'obscurcit. Je ne sais pas quoi penser de cette longue journée qui s'étire derrière moi. Je ne sais pas quoi penser de tous ces visages familiers que j'ai revus ou de toutes ces nouvelles têtes que j'ai découvertes. Trop d’interactions, trop de pensées. J'aimerais rentrer rapidement. Mais en même temps, je n'ai pas envie de quitter Poudlard. Et puis une fois à la maison, qu'aurais-je à faire ? Non, je n'ai pas envie de rentrer, pas envie de sentir la solitude s'étendre sur mes sens, pas envie de sentir les quatre murs de ma chambre se resserrer autour de moi. Alors quoi ? Aller à Godric's Hollow, sonner chez Rockfield avec une bouteille. Oui, c'est peut-être la meilleure solution.
Une forme attire soudainement mon regard en face de moi. Je baisse les yeux sur la fontaine et observe le chat qui est apparu ; roux, comme il s'en fait tant à Poudlard. Je n'aperçois plus Zikomo dans les parages ; le connaissant, il s'est caché pour ne pas effrayer l'animal. Je tire une nouvelle bouffée. J'aurais dû deviner que ce chat était accompagné, mais je n'y ai pas pensé et quand Nelson apparaît à quelques mètres de moi, je sursaute ; c'est discret de l'extérieur, mais moi je le ressens comme un effondrement. Naturellement, mon regard se noircit.
Constante Nelson. Mes yeux dégringolent le long de son corps et remonte dans le sens inverse. À ses paroles, un sourcil s'arque sur mon front. Elle a changé, physiquement elle paraît plus grande, son visage a perdu quelques rondeurs d'enfance, mais son regard est tel qu'il a toujours été, tout comme sa façon de parler. Quand j'étais à Poudlard, Nelson était du genre à m'interrompre dans mes activités sans se soucier que j'en prenne ombrage ; elle faisait partie des rares qui ne craignaient pas de m'approcher et de dire ce qu'ils pensaient. Ce que je retiens d'elle, c'est exactement cela : cette façon de me parler comme si nous nous connaissions, avec un naturel assez déconcertant que je ne sais pas comment prendre.
« Quand est-ce que j'ai affirmé que mon corps était un temple, Nelson ? » répliqué-je en insistant bien sur le nom : on n'est pas amies et je n'apprécie pas qu'elle m'appelle par mon prénom.
Mon corps, un temple ? Les nuits d'ivresse qui s'enchaînent depuis janvier, tous les paquets de cigarettes que j'achète, les blackout réguliers les lendemains de cuite, l'épuisement qui survient régulièrement car je pousse mon corps à bout avec les entraînements magiques... Mon corps, un temple ? Merlin, non. Mon corps est le réceptacle de ma douleur, il est le plus facile à torturer, le plus facile à faire souffrir, quand je n'ai aucune solution pour me venger de ce qui me fait vraiment mal.
Levant le bras, je glisse une nouvelle fois ma cigarette entre mes lèvres. Sauf que cette fois-ci, naturellement, en recrachant la fumée vers le ciel, je dégaine ma baguette magique et murmure :
« Ventus. »
Un léger courant d'air surgit et pousse la fumée loin de Nelson. Je me serais abstenue si le vent s'occupait naturellement de la préserver de la fumée, car je ne suis pas du genre à faire quoi que ce soit pour me soucier du bien être des gens qui m'entourent quand ils peuvent s'en occuper eux-même (en ne se plaçant pas sur le chemin de la fumée, par exemple). Mais ce soir, le temps est particulièrement calme et j'ai été trop bien éduquée toute ma vie à voir Zakary prendre soin que la fumée ne dérange personne (quand il ne se cachait pas pour fumer afin d'éviter les remontrances de notre mère) pour ne pas faire la même chose maintenant que c'est moi qui fume.
C'est absolument parfait, j'aime beaucoup !
20 ans
C'est avec un plaisir immense que je constate que la cour de la tour de l'horloge est vide. J'en fais le tour une fois en longeant les coursives. Mon regard parcoure les lieux. La fontaine coule régulièrement et le bruit de l'eau apaise mon esprit tourmenté. Zikomo gambade ci-et-là, me laissant à mes pensées moroses. Pourquoi revenir ici ? Mes pieds ne m'ont pas demandé mon avis lorsqu'ils ont décidé de venir jusqu'ici pour profiter des quelques derniers instants qui me séparent de mon départ définitif du château. Mais je ne sais toujours pas pourquoi c'est ici que j'ai décidé de revenir. Ici, je n'ai pas beaucoup de souvenirs joyeux. Au contraire, même. Je me souviens exactement de l'endroit où j'étais lorsque j'ai lu sa lettre, celle qui m'annonçait qu'elle m'abandonnait. Je m'en souviens comme si c'était hier. Et comme si c'était hier, la douleur me pourfend le cœur. Ce qui est assez drôle, au final, parce que la dernière fois que je l'ai vue ne remonte qu'à trois jours exactement. Je me retrouve dans l'endroit où j'ai lu ses derniers mots avant sa disparition alors que j'ai bu le thé avec elle il y a trois jours.
« Vous faites chier, » murmuré-je en m'adossant à un pilier, le regard perdu vers la fontaine.
Oui, vous faites chier à hanter mes pensées même lorsque vous n'êtes pas là, à m'alourdir le cœur alors même que vous êtes revenue dans ma vie. Pourquoi rien ne peut être simple, juste une fois ? Je pousse un long soupir et farfouille dans mes poches pour en sortir mon paquet de cigarettes. J'en glisse une entre mes lèvres et l'allume avec ma baguette. D'habitude, je fume le Jour du thé ou alors quand je bois avec Ashley et Oswald. Enfin, Rockfield et Johnson. Mais parfois, je fume même à d'autre moment. De plus en plus souvent. Et à chaque fois, j'entends la voix de Valerion me dire : « Je fume parce que ça me fait du bien ».
Je tire longuement sur ma cigarette en regardant le ciel qui se voile peu à peu et qui s'obscurcit. Je ne sais pas quoi penser de cette longue journée qui s'étire derrière moi. Je ne sais pas quoi penser de tous ces visages familiers que j'ai revus ou de toutes ces nouvelles têtes que j'ai découvertes. Trop d’interactions, trop de pensées. J'aimerais rentrer rapidement. Mais en même temps, je n'ai pas envie de quitter Poudlard. Et puis une fois à la maison, qu'aurais-je à faire ? Non, je n'ai pas envie de rentrer, pas envie de sentir la solitude s'étendre sur mes sens, pas envie de sentir les quatre murs de ma chambre se resserrer autour de moi. Alors quoi ? Aller à Godric's Hollow, sonner chez Rockfield avec une bouteille. Oui, c'est peut-être la meilleure solution.
Une forme attire soudainement mon regard en face de moi. Je baisse les yeux sur la fontaine et observe le chat qui est apparu ; roux, comme il s'en fait tant à Poudlard. Je n'aperçois plus Zikomo dans les parages ; le connaissant, il s'est caché pour ne pas effrayer l'animal. Je tire une nouvelle bouffée. J'aurais dû deviner que ce chat était accompagné, mais je n'y ai pas pensé et quand Nelson apparaît à quelques mètres de moi, je sursaute ; c'est discret de l'extérieur, mais moi je le ressens comme un effondrement. Naturellement, mon regard se noircit.
Constante Nelson. Mes yeux dégringolent le long de son corps et remonte dans le sens inverse. À ses paroles, un sourcil s'arque sur mon front. Elle a changé, physiquement elle paraît plus grande, son visage a perdu quelques rondeurs d'enfance, mais son regard est tel qu'il a toujours été, tout comme sa façon de parler. Quand j'étais à Poudlard, Nelson était du genre à m'interrompre dans mes activités sans se soucier que j'en prenne ombrage ; elle faisait partie des rares qui ne craignaient pas de m'approcher et de dire ce qu'ils pensaient. Ce que je retiens d'elle, c'est exactement cela : cette façon de me parler comme si nous nous connaissions, avec un naturel assez déconcertant que je ne sais pas comment prendre.
« Quand est-ce que j'ai affirmé que mon corps était un temple, Nelson ? » répliqué-je en insistant bien sur le nom : on n'est pas amies et je n'apprécie pas qu'elle m'appelle par mon prénom.
Mon corps, un temple ? Les nuits d'ivresse qui s'enchaînent depuis janvier, tous les paquets de cigarettes que j'achète, les blackout réguliers les lendemains de cuite, l'épuisement qui survient régulièrement car je pousse mon corps à bout avec les entraînements magiques... Mon corps, un temple ? Merlin, non. Mon corps est le réceptacle de ma douleur, il est le plus facile à torturer, le plus facile à faire souffrir, quand je n'ai aucune solution pour me venger de ce qui me fait vraiment mal.
Levant le bras, je glisse une nouvelle fois ma cigarette entre mes lèvres. Sauf que cette fois-ci, naturellement, en recrachant la fumée vers le ciel, je dégaine ma baguette magique et murmure :
« Ventus. »
Un léger courant d'air surgit et pousse la fumée loin de Nelson. Je me serais abstenue si le vent s'occupait naturellement de la préserver de la fumée, car je ne suis pas du genre à faire quoi que ce soit pour me soucier du bien être des gens qui m'entourent quand ils peuvent s'en occuper eux-même (en ne se plaçant pas sur le chemin de la fumée, par exemple). Mais ce soir, le temps est particulièrement calme et j'ai été trop bien éduquée toute ma vie à voir Zakary prendre soin que la fumée ne dérange personne (quand il ne se cachait pas pour fumer afin d'éviter les remontrances de notre mère) pour ne pas faire la même chose maintenant que c'est moi qui fume.
C'est absolument parfait, j'aime beaucoup !
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Nelson. S'il y avait bien une adolescente qui se permettait d'appeler ses camarades par leurs noms plutôt que leurs prénoms, c'était bien l'ancienne Poufsouffle. Pour créer et maintenir une distance sans aucun doute. Et pour la majorité des élèves, ça marchait. Grand bien lui fasse. Mais Constance, elle, ça lui provoquait un certain agacement. J'm'appelle Constance, tu t'rappelles ? Aurait rétorqué la châtaine à l'époque. Aujourd'hui, elle était plus grande, plus mâture. Donc ce genre de petite "pique" était censé lui passer au-dessus de la tête. Aussi se contente-t-elle d'un furtif rictus au coin des lèvres et de lever les yeux au ciel sans pour autant daigner reporter son regard sur son aînée.
- Bah, c'était pas un... lundi ? fit-elle mine de réfléchir sans rebondir donc sur le "Nelson".
Elle ne se souvenait pas d'avoir vu Aelle se maquiller ou essayer de mettre en valeur certains aspects de son physique. Ni l'avoir entendu prononcer pile ce genre de phrase d'ailleurs. Mais c'est pour autant le genre de phrase qu'elle pensait Aelle capable de prononcer - au moins dans son esprit.
C'était quand même plutôt contradictoire, non ? Étudier la magie, à fond à fond à fond, avoir un style de vie qui se cantonne à étudier, passer rapidement à la salle de bain, manger et dormir. Pis tout casser en fumant. Fumer. L'une des plus belles erreurs de l'humanité. Aspirer de la fumée - qui est un amalgame de déchets issu de la carbonisation d'un ensemble de produits - et polluer son corps jusqu'à le faire mourir à petit feu. Elle qui s'imaginait Aelle comme une jeune femme en devenir, forte, combative, prête à en découdre pour apprendre, se perfectionner et devenir l'une des sorcières les plus douées de sa génération, la voilà debout dans un coin d'une cour de son ancienne école en train de se polluer de l'intérieur. Tout cela était un brin ironique, n'est ce pas ? Du potentiel gâché, à petit feu mais quand même, pense machinalement Constance en essayant de diminuer l'apport en air entrant par ses narines. En plus, ça pue.
C'est pour te donner un style que tu fais ça ?
Alors que ces paroles ne tonnent que sous son crâne, la Quatrième Année ne peut s'empêcher de décocher un regard à celle qui ne faisait pas partie de ses amies mais qui pourtant était une des figures inspirantes dans son paysage scolaire jusqu'à l'an dernier.
Ses prunelles noisettes remontent sur les volutes de fumée qui s'échappent des lèvres d'Aelle. Et alors que son esprit s'attend à recevoir l'attaque amère odorante, quelle n'est pas sa surprise lorsque Aelle dégaine sa baguette et éloigne d'un sort la fumée dérangeante.
Ah ben ça. J'l'avais pas vu v'nir.
Quoique. Pourquoi ça m'étonne ? Aelle n'est pas le Diable.
- Merci.
Le mot tombe entre elles. Empreint de sincérité et de gratitude contenues. Pas besoin de s'épancher davantage. Aelle faisait peut être genre qu'elle n'en avait rien à faire des autres, mais là encore elle prouvait le contraire. Ce n'était donc pas le moment de briser ce court instant frappé par la grâce.
Un ange passe et Constance détourne le regard vers la margelle de la fontaine où Merlin faisait désormais le tour, ses prunelles d'azur étudiant avec sérieux ses détails. La châtaine se râcle la gorge et toujours le regard fixé sur le pelage fauve, prononce enfin quelques mots :
- Du coup, j'ai été étonnée de voir que t'étais là aujourd'hui. C'était un gage ou bien il y avait une récompense à la clé ?
Elle n'était pas dupe. Autant Aelle avait un coeur, profondément caché sous sa cuirasse, autant faire preuve de sollicitude envers son prochain de façon délibérée sans quelque chose en retour, elle trouvait ça louche. Et elle, Constance, ne pouvait s'empêcher de frotter sa curiosité à la falaise impénétrable. Qui sait, elle parviendrait peut être à l'éroder un peu ?
merciii pour ta patience 🙏 je me sens un peu rouillée
j'espère que ce post te plait
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
- Bah, c'était pas un... lundi ? fit-elle mine de réfléchir sans rebondir donc sur le "Nelson".
Elle ne se souvenait pas d'avoir vu Aelle se maquiller ou essayer de mettre en valeur certains aspects de son physique. Ni l'avoir entendu prononcer pile ce genre de phrase d'ailleurs. Mais c'est pour autant le genre de phrase qu'elle pensait Aelle capable de prononcer - au moins dans son esprit.
C'était quand même plutôt contradictoire, non ? Étudier la magie, à fond à fond à fond, avoir un style de vie qui se cantonne à étudier, passer rapidement à la salle de bain, manger et dormir. Pis tout casser en fumant. Fumer. L'une des plus belles erreurs de l'humanité. Aspirer de la fumée - qui est un amalgame de déchets issu de la carbonisation d'un ensemble de produits - et polluer son corps jusqu'à le faire mourir à petit feu. Elle qui s'imaginait Aelle comme une jeune femme en devenir, forte, combative, prête à en découdre pour apprendre, se perfectionner et devenir l'une des sorcières les plus douées de sa génération, la voilà debout dans un coin d'une cour de son ancienne école en train de se polluer de l'intérieur. Tout cela était un brin ironique, n'est ce pas ? Du potentiel gâché, à petit feu mais quand même, pense machinalement Constance en essayant de diminuer l'apport en air entrant par ses narines. En plus, ça pue.
C'est pour te donner un style que tu fais ça ?
Alors que ces paroles ne tonnent que sous son crâne, la Quatrième Année ne peut s'empêcher de décocher un regard à celle qui ne faisait pas partie de ses amies mais qui pourtant était une des figures inspirantes dans son paysage scolaire jusqu'à l'an dernier.
Ses prunelles noisettes remontent sur les volutes de fumée qui s'échappent des lèvres d'Aelle. Et alors que son esprit s'attend à recevoir l'attaque amère odorante, quelle n'est pas sa surprise lorsque Aelle dégaine sa baguette et éloigne d'un sort la fumée dérangeante.
Ah ben ça. J'l'avais pas vu v'nir.
Quoique. Pourquoi ça m'étonne ? Aelle n'est pas le Diable.
- Merci.
Le mot tombe entre elles. Empreint de sincérité et de gratitude contenues. Pas besoin de s'épancher davantage. Aelle faisait peut être genre qu'elle n'en avait rien à faire des autres, mais là encore elle prouvait le contraire. Ce n'était donc pas le moment de briser ce court instant frappé par la grâce.
Un ange passe et Constance détourne le regard vers la margelle de la fontaine où Merlin faisait désormais le tour, ses prunelles d'azur étudiant avec sérieux ses détails. La châtaine se râcle la gorge et toujours le regard fixé sur le pelage fauve, prononce enfin quelques mots :
- Du coup, j'ai été étonnée de voir que t'étais là aujourd'hui. C'était un gage ou bien il y avait une récompense à la clé ?
Elle n'était pas dupe. Autant Aelle avait un coeur, profondément caché sous sa cuirasse, autant faire preuve de sollicitude envers son prochain de façon délibérée sans quelque chose en retour, elle trouvait ça louche. Et elle, Constance, ne pouvait s'empêcher de frotter sa curiosité à la falaise impénétrable. Qui sait, elle parviendrait peut être à l'éroder un peu ?
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Les lèvres occupées à fumer, j'en suis encore à me questionner sur la phrase de Nelson. Un lundi ? me questionné-je inlassablement sans réussir à répondre à cette simple question. Lui ai-je un jour affirmé que mon corps était un temple et était-ce un lundi ? Je suis persuadée n'avoir jamais affirmé une chose pareille, parce que je trouve qu'il s'agit d'une phrase vraiment idiote. Je n'apprendrai pas la magie noire si je pensais que mon corps était un temple. Mon corps n'a rien d'un temple, il est un outil dont je peux choisir de me servir ou non, il est un outil avec lequel je peux marchander pour réaliser un acte de magie que je désire. C'est un instrument, en plus d'être le réceptacle qui me permet d'être ici aujourd'hui. Ce n'est seulement qu'après avoir mené cette réflexion à son terme que je réalise qu'il devait s'agir d'une blague. Je quitte des yeux la fontaine de laquelle s'écoule un discret et mélodieux filet d'eau pour observer Nelson du coin de l'œil. Pourquoi se croit-elle le droit de venir me voir et de me faire des blagues ? Pourquoi en a-t-elle seulement envie ?
Je laisse passer son remerciement sans y répondre. Je n'ai fait que ce qu'il était nécessaire de faire, voilà tout. Je parcours la cour de la tour de l'horloge du regard, souvent attirée par l'éclat bleuâtre du ciel dans lequel glisse calmement quelques nuages. Au bord de la fontaine, le chat qui doit appartenir à Nelson se promène. Je repars en quête de Zikomo, frustrée de ne pas le trouver mais parfaitement consciente que c'est là l'un de ses petits jeux : se cacher alors même qu'il est bleu et qu'il devrait normalement être parfaitement visible.
La voix de la jeune Poufsouffle ramène mon regard sur elle. Je lève le menton pour cracher la fumée vers le ciel. La brise magiquement créée continue de souffler pour éloigner l'odeur ; sa caresse soulève quelques unes de mes mèches de cheveux. J'accueille les paroles de la fille avec une moue légère ; amusement qu'elle ait deviné que rien ne pouvait me faire venir dans un salon tel que celui auquel je participe, sauf une très bonne raison.
« Récompense, dis-je simplement. Aller mettre mon nez dans la Réserve de la bibliothèque. »
Ce dont j'ai pu outrageusement profiter ce midi et ce soir, juste avant de venir ici. Bientôt, je devrais quitter le château pour ne plus revenir avant très longtemps. Le ciel commence déjà à se parer de ses couleurs crépusculaires. Dans quelques minutes tout au plus, j'aurais quitté ce grand château et je serais revenue dans ma chambre chez Narym. Je me demande si là-bas aussi je ressentirais le poids de mon cœur. Peut-être un peu moins qu'ici.
Mes yeux sont attirés par cet endroit de la cour où j'étais recroquevillée quand j'ai appris la nouvelle la plus douloureuse de ma vie. Je fronce doucement les sourcils et m'éloigne de la colonne contre laquelle j'étais appuyée. Je fais le tour pour m'installer sur le muret qui sépare la cour de la coursive. Dos contre le pilier, comme ça je ne peux pas voir cet endroit de la cour et c'est bien mieux ainsi.
Et puis pour une personne rouillée, tu as écrit un super post ! Il m'a beaucoup plu, oui, et j'étais contente de pouvoir enfin y répondre.
Je laisse passer son remerciement sans y répondre. Je n'ai fait que ce qu'il était nécessaire de faire, voilà tout. Je parcours la cour de la tour de l'horloge du regard, souvent attirée par l'éclat bleuâtre du ciel dans lequel glisse calmement quelques nuages. Au bord de la fontaine, le chat qui doit appartenir à Nelson se promène. Je repars en quête de Zikomo, frustrée de ne pas le trouver mais parfaitement consciente que c'est là l'un de ses petits jeux : se cacher alors même qu'il est bleu et qu'il devrait normalement être parfaitement visible.
La voix de la jeune Poufsouffle ramène mon regard sur elle. Je lève le menton pour cracher la fumée vers le ciel. La brise magiquement créée continue de souffler pour éloigner l'odeur ; sa caresse soulève quelques unes de mes mèches de cheveux. J'accueille les paroles de la fille avec une moue légère ; amusement qu'elle ait deviné que rien ne pouvait me faire venir dans un salon tel que celui auquel je participe, sauf une très bonne raison.
« Récompense, dis-je simplement. Aller mettre mon nez dans la Réserve de la bibliothèque. »
Ce dont j'ai pu outrageusement profiter ce midi et ce soir, juste avant de venir ici. Bientôt, je devrais quitter le château pour ne plus revenir avant très longtemps. Le ciel commence déjà à se parer de ses couleurs crépusculaires. Dans quelques minutes tout au plus, j'aurais quitté ce grand château et je serais revenue dans ma chambre chez Narym. Je me demande si là-bas aussi je ressentirais le poids de mon cœur. Peut-être un peu moins qu'ici.
Mes yeux sont attirés par cet endroit de la cour où j'étais recroquevillée quand j'ai appris la nouvelle la plus douloureuse de ma vie. Je fronce doucement les sourcils et m'éloigne de la colonne contre laquelle j'étais appuyée. Je fais le tour pour m'installer sur le muret qui sépare la cour de la coursive. Dos contre le pilier, comme ça je ne peux pas voir cet endroit de la cour et c'est bien mieux ainsi.
Et puis pour une personne rouillée, tu as écrit un super post ! Il m'a beaucoup plu, oui, et j'étais contente de pouvoir enfin y répondre.
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Apparemment, cet instant, ici et maintenant était hors du temps. Comme frappé par la grâce. Ou bien, Aelle était désormais bien trop habituée à sa curiosité pour l'envoyer bouler comme elle l'aurait fait lorsqu'elle était en Première année. Ou alors était ce le fait que Constance n'était plus une "Petite" ? Avait-elle monté en grade dans l'estime de la Célèbre Ronchon de Poudlard ?
La châtaine n'aura probablement jamais la réponse. Par contre, elle venait d'obtenir un aveu très intéressant. Bien malgré elle, ses prunelles se tournent vivement vers Aelle l'espace d'un très bref instant. Ainsi ne s'était-elle pas trompée. Aelle était là pour autre chose.
La Réserve. Qui donc au Château n'avait pas été tenté d'y pénétrer ? Bon, apparemment, de ce qu'elle avait pu entendre, seuls les adultes de l'équipe éducatives y avaient accès. Et encore, de ce qu'elle avait entendu, ce n'était pas non plus open-bar.
Il y avait pourtant une sorte de certitude qui s'était ancrée en elle : celle que peut être, Aelle, elle, avait eu un jour un pass-droit lors de ses dernières années à Poudlard. Pourquoi elle ? La cheerleader ne pourrait pas l'expliquer. Mais elle avait eu la sensation que l'ancienne Poufsouffle, réputée autant pour sa froideur que son côté studieux, avait un peu la côte avec les professeurs. Du genre à obtenir le droit, pour tel ou tel devoir ou étude, d'avoir accès à l'un des endroits les plus énigmatiques et tentant de l'École.
De toute façon, la n'est pas la question. La question est plutôt : pourquoi ?
C'est vrai ça, pourquoi Aelle qui était désormais scolarisée dans une des plus grandes Écoles Supérieures de Grande-Bretagne avait besoin de mettre le nez dans la Réserve de la Bibliothèque de Poudlard ? Qu'est ce que la Bibliothèque de Poudlard pouvait contenir dans ses entrailles que celle de son école n'avait pas ?
C'était tout de même vachement, extrêmement intrigant.
- Rien que ça, souffle-t-elle finalement en reportant machinalement son regard sur son chat pour ne pas dévisager outrageusement son ancienne camarade.
Cela ne lui serait d'aucune utilité : tout le monde savait qu'Aelle avait ce don pour paraitre impénétrable. C'est alors que le sujet de ses pensées se met en mouvement sans un mot, s'asseyant sur le muret. La conversation à peine entamée était-t-elle déjà terminée ? L'avait-elle vexée ?
Minute papillon ! Eh, attends !
Se mordillant la lèvre de frustration car sa curiosité était désormais à son maximum et que le moindre mot ou la moindre intonation pouvait être pris de travers - et donc briser définitivement le dialogue du côté de l'Ancienne - Constance gamberge.
Finalement, Merlin saute de la margelle de la fontaine et s'aventure dans la cour. Comme une invitation au mouvement, à la prise d'initiative.
Inspirant autant qu'elle peut pour se donner du courage, la Quatrième Année s'avance à son tour vers le muret pour... s'arrêter finalement à mi-chemin.
Aller m'asseoir là, comme elle, va plus avoir de chances de la faire fuir. Stop, trouve quelque chose. N'importe quoi !
Aussi, obéissant immédiatement à cet ordre mental, Constance s'arrête et se penche d'un coup vers sa chaussure, induisant par son geste que ses lacets se sont défaits. Bien qu'aujourd'hui, elle n'en ai pas de lacets. S'en rendant compte une fois agenouillée, elle sent son visage rosir et se relève vivement pour se détourner vers la fontaine, ses doigts attrapant un caillou posé là.
Le silence était toujours le Roi et plus les secondes s'égrenaient plus l'impression qu'essayer de l'évincer relèverait d'un délit. Trouve quelque chose. N'importe quoi. Ça tournait en boucle dans son esprit. Pourquoi tu as besoin d'avoir accès à la Réserve ? Non, trop frontal. Grr allez on se dégonfle pas là ! On s'la joue cool ! On inspire, on expire et on sort un truc du genre...
- Parce la Bibliothèque de l'AESM ne répond pas à toutes tes exigences ? Moi qui pensais que cette école était le niveau au-dessus... Comme quoi, on peut toujours se tromper.
C'était sorti d'une traite, spontanément et déjà elle regrettait. C'était pas un peu trop... provoquant ? L'air de rien, alors que son cerveau turbinait, Constance lance le petit caillou malmené par ses doigts dans l'eau, ses yeux ancrés sur la surface pour ne pas lire l'agacement habiller le visage d'Aelle.
717 - toujours un plaisir de te lire
désolée pour le délai !
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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
La châtaine n'aura probablement jamais la réponse. Par contre, elle venait d'obtenir un aveu très intéressant. Bien malgré elle, ses prunelles se tournent vivement vers Aelle l'espace d'un très bref instant. Ainsi ne s'était-elle pas trompée. Aelle était là pour autre chose.
La Réserve. Qui donc au Château n'avait pas été tenté d'y pénétrer ? Bon, apparemment, de ce qu'elle avait pu entendre, seuls les adultes de l'équipe éducatives y avaient accès. Et encore, de ce qu'elle avait entendu, ce n'était pas non plus open-bar.
Il y avait pourtant une sorte de certitude qui s'était ancrée en elle : celle que peut être, Aelle, elle, avait eu un jour un pass-droit lors de ses dernières années à Poudlard. Pourquoi elle ? La cheerleader ne pourrait pas l'expliquer. Mais elle avait eu la sensation que l'ancienne Poufsouffle, réputée autant pour sa froideur que son côté studieux, avait un peu la côte avec les professeurs. Du genre à obtenir le droit, pour tel ou tel devoir ou étude, d'avoir accès à l'un des endroits les plus énigmatiques et tentant de l'École.
De toute façon, la n'est pas la question. La question est plutôt : pourquoi ?
C'est vrai ça, pourquoi Aelle qui était désormais scolarisée dans une des plus grandes Écoles Supérieures de Grande-Bretagne avait besoin de mettre le nez dans la Réserve de la Bibliothèque de Poudlard ? Qu'est ce que la Bibliothèque de Poudlard pouvait contenir dans ses entrailles que celle de son école n'avait pas ?
C'était tout de même vachement, extrêmement intrigant.
- Rien que ça, souffle-t-elle finalement en reportant machinalement son regard sur son chat pour ne pas dévisager outrageusement son ancienne camarade.
Cela ne lui serait d'aucune utilité : tout le monde savait qu'Aelle avait ce don pour paraitre impénétrable. C'est alors que le sujet de ses pensées se met en mouvement sans un mot, s'asseyant sur le muret. La conversation à peine entamée était-t-elle déjà terminée ? L'avait-elle vexée ?
Minute papillon ! Eh, attends !
Se mordillant la lèvre de frustration car sa curiosité était désormais à son maximum et que le moindre mot ou la moindre intonation pouvait être pris de travers - et donc briser définitivement le dialogue du côté de l'Ancienne - Constance gamberge.
Finalement, Merlin saute de la margelle de la fontaine et s'aventure dans la cour. Comme une invitation au mouvement, à la prise d'initiative.
Inspirant autant qu'elle peut pour se donner du courage, la Quatrième Année s'avance à son tour vers le muret pour... s'arrêter finalement à mi-chemin.
Aller m'asseoir là, comme elle, va plus avoir de chances de la faire fuir. Stop, trouve quelque chose. N'importe quoi !
Aussi, obéissant immédiatement à cet ordre mental, Constance s'arrête et se penche d'un coup vers sa chaussure, induisant par son geste que ses lacets se sont défaits. Bien qu'aujourd'hui, elle n'en ai pas de lacets. S'en rendant compte une fois agenouillée, elle sent son visage rosir et se relève vivement pour se détourner vers la fontaine, ses doigts attrapant un caillou posé là.
Le silence était toujours le Roi et plus les secondes s'égrenaient plus l'impression qu'essayer de l'évincer relèverait d'un délit. Trouve quelque chose. N'importe quoi. Ça tournait en boucle dans son esprit. Pourquoi tu as besoin d'avoir accès à la Réserve ? Non, trop frontal. Grr allez on se dégonfle pas là ! On s'la joue cool ! On inspire, on expire et on sort un truc du genre...
- Parce la Bibliothèque de l'AESM ne répond pas à toutes tes exigences ? Moi qui pensais que cette école était le niveau au-dessus... Comme quoi, on peut toujours se tromper.
C'était sorti d'une traite, spontanément et déjà elle regrettait. C'était pas un peu trop... provoquant ? L'air de rien, alors que son cerveau turbinait, Constance lance le petit caillou malmené par ses doigts dans l'eau, ses yeux ancrés sur la surface pour ne pas lire l'agacement habiller le visage d'Aelle.
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Boundaries
Rien que ça ? Je laisse tomber ma tête contre la colonne sur laquelle je suis appuyée et lève les yeux vers le morceau de ciel que j'aperçois à côté de la grande tour de l'horloge qui s'élève dans les hauteurs. Je devine dans cette phrase murmurée par Nelson qu'elle comprend tout l'intérêt de se rendre dans la Réserve, qu'elle sait qu'il s'agit d'un lieu précieux où un savoir ancestral repose. Comme elle n'enchaîne pas après avoir fait ce petit commentaire, mes pensées m'échappent et je me surprends à me remémorer tout ce que j'ai consigné dans mon petit carnet lorsque j'étais perdue dans les rayonnages obscurs de la Réserve. Le bruit de ma plume sur le papier, le son des vieilles étagères qui craquaient, l'odeur de poussière, le mouvement saccadé de quelques livres qui voulaient s'enfuir de leur emplacement. J'aurais aimé y rester plus longtemps. J'aurais aimé ne pas avoir de limite, de ne pas sentir peser sur moi le sévère regard d'Elina Montmort qui sera très certainement au courant de quels ouvrages j'ai feuilletés. J'aurais aimé que ce soit une autre femme qui puisse le savoir. Mais cette autre femme a perdu la mémoire et son âme repose désormais dans un corps qui a quasiment mon âge et que je ne reconnais pas la plupart du temps, bien que je me sois habituée à elle.
Le mouvement de Nelson me fait revenir à l'instant présent. J'éloigne ma tête de la colonne et tourne les yeux vers elle en glissant ma cigarette entre mes lèvres. Elle n'a toujours pas parlé, je m'attendais à son départ mais au lieu de cela elle se penche pour refaire ses lacets. Qu'elle aurait pu faire d'un sortilège. Je l'observe tant qu'elle est baissée sans ne rien penser à son propos. Je me contente de la regarder, de profiter de la caresse de la brise créée magiquement et de laisser s'écouler le temps. Lorsqu'elle se redresse, c'est pour mieux attraper un caillou et se tourner vers la fontaine autour de laquelle son chat furette. Moi aussi je me tourne vers elle pour la regarder, avant de ramener mes yeux sur l'enfant lorsqu'elle reprend la parole.
C'est plus fort que moi : un petit rire m'échappe. Il n'est pas signe de plaisir ou d'hilarité. C'est un rire ahuri, un peu ébahi et peut-être bien légèrement moqueur aussi. Parce que ce qu'elle vient de dire est d'une idiotie sans nom, à un tel point que j'ai l'impression qu'elle l'a dit juste pour m'emmerder — ce qui n'enlève rien au fait que ce soit parfaitement idiot.
« Nelson, Poudlard est une école bien plus vieille que l'AESM, tu n'imagines même pas le savoir qu'elle renferme, qu'elle a amassé à travers les siècles. Évidemment que la bibliothèque de l'Académie ne répond pas à toutes mes exigences. La Réserve de Poudlard est réputée pour ses ouvrages précieux. »
Je prononce ses mots sur le ton de l'évidence, le regard braqué vers son visage qu'elle tient loin de moi. Y avait-il de l'insolence dans sa question ? Dans sa bête affirmation ? Elle a souvent fait preuve d'insolence avec moi et de provocation, alors peut-être était-ce le cas encore une fois, mais je suis incapable d'en être persuadée. Et je découvre que je me fiche de ce qui motive ses questions, là où j'aurais pu en être agacée à une époque. Ce qui ne m'empêche pas d'ajouter sur un ton clairement moqueur :
« Donc oui, on peut se tromper. Mais pas toujours sur ce qu'on pensait. »
En l'occurrence, l'AESM est le niveau au-dessus, c'est le principe même d'une école supérieure. Je ne le précise pas à Nelson car je suis persuadée qu'elle pourra parvenir à cette conclusion toute seule.
J'adore que Constance soit aussi gênée à la fin, sans savoir comment poursuivre la conversation, j'ai trouvé ça très mignon !
Le mouvement de Nelson me fait revenir à l'instant présent. J'éloigne ma tête de la colonne et tourne les yeux vers elle en glissant ma cigarette entre mes lèvres. Elle n'a toujours pas parlé, je m'attendais à son départ mais au lieu de cela elle se penche pour refaire ses lacets. Qu'elle aurait pu faire d'un sortilège. Je l'observe tant qu'elle est baissée sans ne rien penser à son propos. Je me contente de la regarder, de profiter de la caresse de la brise créée magiquement et de laisser s'écouler le temps. Lorsqu'elle se redresse, c'est pour mieux attraper un caillou et se tourner vers la fontaine autour de laquelle son chat furette. Moi aussi je me tourne vers elle pour la regarder, avant de ramener mes yeux sur l'enfant lorsqu'elle reprend la parole.
C'est plus fort que moi : un petit rire m'échappe. Il n'est pas signe de plaisir ou d'hilarité. C'est un rire ahuri, un peu ébahi et peut-être bien légèrement moqueur aussi. Parce que ce qu'elle vient de dire est d'une idiotie sans nom, à un tel point que j'ai l'impression qu'elle l'a dit juste pour m'emmerder — ce qui n'enlève rien au fait que ce soit parfaitement idiot.
« Nelson, Poudlard est une école bien plus vieille que l'AESM, tu n'imagines même pas le savoir qu'elle renferme, qu'elle a amassé à travers les siècles. Évidemment que la bibliothèque de l'Académie ne répond pas à toutes mes exigences. La Réserve de Poudlard est réputée pour ses ouvrages précieux. »
Je prononce ses mots sur le ton de l'évidence, le regard braqué vers son visage qu'elle tient loin de moi. Y avait-il de l'insolence dans sa question ? Dans sa bête affirmation ? Elle a souvent fait preuve d'insolence avec moi et de provocation, alors peut-être était-ce le cas encore une fois, mais je suis incapable d'en être persuadée. Et je découvre que je me fiche de ce qui motive ses questions, là où j'aurais pu en être agacée à une époque. Ce qui ne m'empêche pas d'ajouter sur un ton clairement moqueur :
« Donc oui, on peut se tromper. Mais pas toujours sur ce qu'on pensait. »
En l'occurrence, l'AESM est le niveau au-dessus, c'est le principe même d'une école supérieure. Je ne le précise pas à Nelson car je suis persuadée qu'elle pourra parvenir à cette conclusion toute seule.
J'adore que Constance soit aussi gênée à la fin, sans savoir comment poursuivre la conversation, j'ai trouvé ça très mignon !
Boundaries
Le rire qui fuse des lèvres d'Aelle provoque une subtile crispation dans ses épaules et la châtaine a toutes les peines du monde de ne pas tourné la tête immédiatement vers l'autrice de ce rire moqueur.
Attends, elle se fiche de moi, là ? Quel culot ! T'as pas honte ? J'ai pas dit d'connerie alors hein... ça va quoi ! T'exagères ! Vas-y, qu'est c'que j'ai dit qu'est si hilarant ?
C'est plus fort qu'elle, ses yeux noisettes quittent la surface de la fontaine pour fustiger silencieusement le visage de son aînée. Silencieusement n'est ce pas, elle n'était pas non plus idiote. C'était quoi le sortilège qu'Aelle aimait tant pratiquer, tant et si bien que tout le monde le murmurait dans les couloirs ? Le sortilège de Reducto, voilà. Apparemment, elle était capable de réduire un objet en poussière en une seconde chrono. Alors, oui, Constance était peut être vexée par ce rire mais elle n'avait pas perdu pour autant son instinct de survie.
La réponse d'Aelle correspondait parfaitement à l'idée qu'elle se faisait de son rire. Aelle la trouvait bête, stupide même et ça, bizarrement, en cet instant - alors qu'elle tentait depuis le début de montrer combien elle était devenue mature, cool et... "moins" sensible à la falaise que représentait Aelle - ça l'agaçait. Foncièrement, si vous voulez même le savoir.
Déjà, petit un, Aelle l'avait encore appelé par son nom alors qu'elle connaissait très bien son prénom - et là, ce n'était plus une question de distance mais de condescendance, elle le sentait aussi facilement que la fumée de cigarette encore présente - et puis, secundo, le ton de l'évidence employé alors que précisément Constance n'avait pas connaissance de l'histoire de l'AESM frisait la provocation.
Grr gnagnagna Poudlard est plus ancienne que l'AESM. Non mais c'est vrai, quoi, c'est telleeement logique n'est ce pas. Quelle gourde suis-je ! Ppffrr.
Le regard de son aînée est braqué sur elle, comme un félin qui observe sa proie... Attendant patiemment que sa proie tombe dans le piège et s'enfuie, apeurée.
Son visage chauffant un peu, son égo et sa volonté de ne pas se laisser intimider montant en flèche, Constance carre les machoires et décide de soutenir le regard d'Aelle. Si tu crois que mon ignorance de quand ton école fut créée est insoutenable pour moi, tu te mets le doigt dans l'oeil hein. Quoi, tu crois que je vais baisser les yeux ? Je n'ai pas à rougir. Je ne savais pas, c'est tout. Ça arrive, personne ne sait tout sur tout.
Sa langue la démange. Elle crève d'envie de lui rétorquer du tac au tac quelque chose, tout en soutenant bien son regard sans vaciller. Quelque chose comme "Ah bon, je ne savais pas que l'AESM était si récente". Oui, et pourquoi pas rajouter un "merci Aelle" un peu mielleux pour lui faire détourner le regard ? Et pourquoi pas un mordant "N'empêche, c'est dommage qu'une école "Supérieure" ne rassemble pas de documents au contenu supérieur à celui d'une école de Magie, aussi ancienne celle-ci fusse-t-elle" ?
Oui, non, peut être pas, finalement. Faut pas oublier qu'Aelle est douée en Sortilèges, donc si elle se vexe, qu'est ce qui dit qu'elle ne va pas céder à l'un de ses légendaires mais rares excès de colère ?
De fait, alors que les secondes s'éternisent, Constance se contente donc de soutenir le regard d'Aelle en silence. Seule réponse digne. Quoiqu'en pense Madame Aelle.
C'est le SPLASH énorme qui retentit tout près qui récupère son attention. Hein ? Quoi ? Que ? Comment ?
Une sorte de créature à mi chemin de la serpillère à moitié essorée et d'un félin sort avec autant de dignité qu'un niffleur enrhumé de la fontaine - restant un bref instant choqué. La créature rousse s'ébroue aussi bien qu'un Golden Retriever agrémenté d'une collerette, lui donnant une allure... irrésistible.
Mais... Merlin. Pou... Pourquoi ?
649 👀 je veux voir réaction d'Aelle !
merci pour ta patience 🙏
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Attends, elle se fiche de moi, là ? Quel culot ! T'as pas honte ? J'ai pas dit d'connerie alors hein... ça va quoi ! T'exagères ! Vas-y, qu'est c'que j'ai dit qu'est si hilarant ?
C'est plus fort qu'elle, ses yeux noisettes quittent la surface de la fontaine pour fustiger silencieusement le visage de son aînée. Silencieusement n'est ce pas, elle n'était pas non plus idiote. C'était quoi le sortilège qu'Aelle aimait tant pratiquer, tant et si bien que tout le monde le murmurait dans les couloirs ? Le sortilège de Reducto, voilà. Apparemment, elle était capable de réduire un objet en poussière en une seconde chrono. Alors, oui, Constance était peut être vexée par ce rire mais elle n'avait pas perdu pour autant son instinct de survie.
La réponse d'Aelle correspondait parfaitement à l'idée qu'elle se faisait de son rire. Aelle la trouvait bête, stupide même et ça, bizarrement, en cet instant - alors qu'elle tentait depuis le début de montrer combien elle était devenue mature, cool et... "moins" sensible à la falaise que représentait Aelle - ça l'agaçait. Foncièrement, si vous voulez même le savoir.
Déjà, petit un, Aelle l'avait encore appelé par son nom alors qu'elle connaissait très bien son prénom - et là, ce n'était plus une question de distance mais de condescendance, elle le sentait aussi facilement que la fumée de cigarette encore présente - et puis, secundo, le ton de l'évidence employé alors que précisément Constance n'avait pas connaissance de l'histoire de l'AESM frisait la provocation.
Grr gnagnagna Poudlard est plus ancienne que l'AESM. Non mais c'est vrai, quoi, c'est telleeement logique n'est ce pas. Quelle gourde suis-je ! Ppffrr.
Le regard de son aînée est braqué sur elle, comme un félin qui observe sa proie... Attendant patiemment que sa proie tombe dans le piège et s'enfuie, apeurée.
Son visage chauffant un peu, son égo et sa volonté de ne pas se laisser intimider montant en flèche, Constance carre les machoires et décide de soutenir le regard d'Aelle. Si tu crois que mon ignorance de quand ton école fut créée est insoutenable pour moi, tu te mets le doigt dans l'oeil hein. Quoi, tu crois que je vais baisser les yeux ? Je n'ai pas à rougir. Je ne savais pas, c'est tout. Ça arrive, personne ne sait tout sur tout.
Sa langue la démange. Elle crève d'envie de lui rétorquer du tac au tac quelque chose, tout en soutenant bien son regard sans vaciller. Quelque chose comme "Ah bon, je ne savais pas que l'AESM était si récente". Oui, et pourquoi pas rajouter un "merci Aelle" un peu mielleux pour lui faire détourner le regard ? Et pourquoi pas un mordant "N'empêche, c'est dommage qu'une école "Supérieure" ne rassemble pas de documents au contenu supérieur à celui d'une école de Magie, aussi ancienne celle-ci fusse-t-elle" ?
Oui, non, peut être pas, finalement. Faut pas oublier qu'Aelle est douée en Sortilèges, donc si elle se vexe, qu'est ce qui dit qu'elle ne va pas céder à l'un de ses légendaires mais rares excès de colère ?
De fait, alors que les secondes s'éternisent, Constance se contente donc de soutenir le regard d'Aelle en silence. Seule réponse digne. Quoiqu'en pense Madame Aelle.
C'est le SPLASH énorme qui retentit tout près qui récupère son attention. Hein ? Quoi ? Que ? Comment ?
Une sorte de créature à mi chemin de la serpillère à moitié essorée et d'un félin sort avec autant de dignité qu'un niffleur enrhumé de la fontaine - restant un bref instant choqué. La créature rousse s'ébroue aussi bien qu'un Golden Retriever agrémenté d'une collerette, lui donnant une allure... irrésistible.
Mais... Merlin. Pou... Pourquoi ?
649 👀 je veux voir réaction d'Aelle !
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Quelques secondes passent et aucune réponse ne vient de la part de Nelson. La tension qui commence doucement à refroidir l'espace entre nous me fait comprendre qu'elle n'a pas apprécié une chose dans ce que j'ai dit et que son silence en est la réponse. Quoi, elle n'aime pas quand on énonce des vérités ? Ce n'est pas de ma faute si elle dit des choses qui n'ont pas de sens. Je soutiens son regard sans frémir, sans rien montrer, pas même mon étonnement lorsqu'elle dresse le menton d'une façon tout à fait familière. Je crois que je fais la même chose qu'elle parfois, à dresser le menton comme ça, le regard tout déterminé. Dans ces conditions et persuadée comme je le suis qu'elle s'est vexée parce que j'ai dit la vérité, ça m'amuse plus que ça m'impressionne. Cependant, je reste immobile contre mon pilier, silencieuse et le visage de marbre, les yeux légèrement baissés vers elle car j'ai la tête appuyée contre la pierre. Je soutiens son regard et je le ferai jusqu'à ce que je sois sûre qu'elle n'a rien de plus à ajouter. Alors je me détournerai pour continuer de fumer et partirai si jamais elle décide de rester une présence silencieuse à mes côté ; je n'ai pas besoin de ça, ni envie d'ailleurs.
Le bruit arrive si subitement qu'il m'arrache un sursaut dont j'aurais sûrement honte plus tard. Mon cœur s'envole sous la surprise. Je me tourne subitement vers la fontaine. J'ai pas encore pris conscience de ce qui était en train de se passer que déjà mes pieds sont de nouveau par terre, ma main appuyée sur le muret et les genoux fléchis : prête à me lever en trombe car je suis absolument persuadée que c'est Zikomo qui est tombé dans l'eau et qui lui est arrivé quelque chose.
La crainte qui s'était affichée sur mes traits disparaît quand je reconnais à la forme détrempée le chat de tout à l'heure. Je finis de me redresser et me retrouve debout à côté du muret. Et puis il n'est pas du tout de la même couleur que Zikomo et surtout il est beaucoup plus gros que lui. Un soupir soulagé coule sur mes lèvres. Et juste après, apparaît sur mon visage une grimace amusée que je ne peux pas retenir, conséquence directe de la surprise qui m'a déstabilisée. Un léger rire secoue mes épaules ; le chat est dans un état pitoyable. Je détourne les yeux vers le reste de la cour le temps de retrouver une consistance avant de me tourner vers Nelson.
« C'est ton chat ? » je lance à la jeune fille avec un mouvement du menton vers elle. Dans ma voix reste une trace d'amusement que ne montre plus mon visage. C'est avec une légère réticence que j'ajoute : « Zikomo lui a peut-être fait peur... »
Mais je n'ai aucune idée d'où cet insupportable Mngwi malicieux se trouve. Je fouille la cour du regard sans trouver la moindre trace de son pelage bleu. Je secoue la tête doucement, persuadée qu'il est caché quelque part et qu'il s'amuse bien que je ne le trouve pas. Je resserre les doigts autour de ma baguette, mais avant de faire quoi que ce soit, je tourne les yeux vers Nelson et lui demande comme si absolument rien ne s'était passé entre nous avant ça :
« Je peux le sécher d'un coup de sortilège ou il va prendre peur ? »
Jamais je n'aurais la prétention de prétendre savoir ce genre de choses mieux que la personne qui vit au quotidien avec ce chat. Et surtout jamais je lancerai un sortilège sur son chat sans son autorisation. Si qui que ce soit faisait cela avec Zikomo, qui n'est pas mon Mngwi ni même mon animal ni même un animal, je l'écorcherai vif.
En lisant ton texte j'ai explosé de rire à la fin, je ne m'y attendais vraiment pas ! La scène est hyper drôle !
Le bruit arrive si subitement qu'il m'arrache un sursaut dont j'aurais sûrement honte plus tard. Mon cœur s'envole sous la surprise. Je me tourne subitement vers la fontaine. J'ai pas encore pris conscience de ce qui était en train de se passer que déjà mes pieds sont de nouveau par terre, ma main appuyée sur le muret et les genoux fléchis : prête à me lever en trombe car je suis absolument persuadée que c'est Zikomo qui est tombé dans l'eau et qui lui est arrivé quelque chose.
La crainte qui s'était affichée sur mes traits disparaît quand je reconnais à la forme détrempée le chat de tout à l'heure. Je finis de me redresser et me retrouve debout à côté du muret. Et puis il n'est pas du tout de la même couleur que Zikomo et surtout il est beaucoup plus gros que lui. Un soupir soulagé coule sur mes lèvres. Et juste après, apparaît sur mon visage une grimace amusée que je ne peux pas retenir, conséquence directe de la surprise qui m'a déstabilisée. Un léger rire secoue mes épaules ; le chat est dans un état pitoyable. Je détourne les yeux vers le reste de la cour le temps de retrouver une consistance avant de me tourner vers Nelson.
« C'est ton chat ? » je lance à la jeune fille avec un mouvement du menton vers elle. Dans ma voix reste une trace d'amusement que ne montre plus mon visage. C'est avec une légère réticence que j'ajoute : « Zikomo lui a peut-être fait peur... »
Mais je n'ai aucune idée d'où cet insupportable Mngwi malicieux se trouve. Je fouille la cour du regard sans trouver la moindre trace de son pelage bleu. Je secoue la tête doucement, persuadée qu'il est caché quelque part et qu'il s'amuse bien que je ne le trouve pas. Je resserre les doigts autour de ma baguette, mais avant de faire quoi que ce soit, je tourne les yeux vers Nelson et lui demande comme si absolument rien ne s'était passé entre nous avant ça :
« Je peux le sécher d'un coup de sortilège ou il va prendre peur ? »
Jamais je n'aurais la prétention de prétendre savoir ce genre de choses mieux que la personne qui vit au quotidien avec ce chat. Et surtout jamais je lancerai un sortilège sur son chat sans son autorisation. Si qui que ce soit faisait cela avec Zikomo, qui n'est pas mon Mngwi ni même mon animal ni même un animal, je l'écorcherai vif.
En lisant ton texte j'ai explosé de rire à la fin, je ne m'y attendais vraiment pas ! La scène est hyper drôle !
Boundaries
Les yeux dans les yeux, Constance et Merlin se jaugeaient. L'une complètement désemparée et incrédule face à l'état du second, Merlin qui tentait de garder un air... digne.
Le rire qui résonne alors la sort de sa torpeur bien que ses yeux restent écarquillés alors qu'ils se dirigent vers Aelle.
Aelle... rigole ?!
C'était bien la première fois depuis qu'elle avait posé les pieds à Poudlard, en quatre ans, que la châtaine voyait la brune rire. Laissant le masque inébranlable se fissurer.
Non, elle ne rêvait pas. Ses épaules tressautaient. Oh oui, certes, ce n'était pas un fou-rire incontrôlable - ce serait beaucoup trop étrange et sûrement le fruit d'un sortilège d'un pauvre farceur qui ne vivrait pas longtemps - mais c'était suffisant pour surprendre Constance et la laisser coite un instant.
Tandis qu'Aelle tâchait de reprendre contenance en détournant le regard alentours, la châtaine l'observait, décontenancée. Comme une spectatrice devant une oeuvre au sens multiple, essayant d'en décrypter la profondeur.
Merlin lui-même s'était figé, gouttant lamentablement sur la margelle de la fontaine. On pourrait même percevoir une légère vexation dans son regard bleu ciel.
En quelques secondes, le visage d'Aelle reprend son air sérieux ; l'acte était terminé, comme si rien n'avait jamais déridé cette peau pâle. Debout à côté du muret, la sorcière-en-devenir l'apostrophe et c'est là, dans ces trois petits mots que Constance sut qu'elle n'avait pas rêvé. Le ton était amusé et la brune intriguée.
Acquiesçant spontanément, la Blairelle coule un regard de côté vers Merlin qui tentait de paraitre aussi digne que possible, lissant son poil d'un air faussement nonchalant.
Tel un prince s'abaissant à cirer ses propres souliers.
Un mince sourire étire subrepticement ses lèvres jusqu'à en relever un coin : c'était beaucoup trop drôle, dur de garder un visage impénétrable et "mâture".
- Zikomo lui a peut-être fait peur..
Arquant un sourcil, Constance déloge ses prunelles de Merlin pour les reporter un instant vers son Aînée qui, un instant plus tôt à l'image des années à se côtoyer, avait attaché tant d'importance à paraitre "détachée". La mésaventure de Merlin avait apparemment eu le don de briser la glace, lui laissant entrapercevoir un petit bout d'elle. C'était étrange comme sensation, un peu comme un enfant qui observe en cachette dans la fine embrasure d'une porte quelque chose qu'il ne devrait pas voir.
- Je... je ne sais pas, je ne pense pas, bredouille-t-elle finalement en haussant les épaules.
Le renard bleu au regard si sage et bienveillant était donc de la partie ? Cela ne devait pas l'étonner, le Mngwi était souvent là où Aelle se trouvait.
La Quatrième année se souvenait bien de la créature-Esprit. Contrairement à Aelle qui avait caché son âme derrière une cuirasse épaisse et solide, le renard bleu savait se montrer bienveillant et prévenant.
Petit regard décoché alentours, aucune trace bleutée. Dommage...
- Je peux le sécher d'un coup de sortilège ou il va prendre peur ?
La bienveillance que démontrait soudainement Aelle provoque un petit sursaut intérieur chez Constance qui reporte immédiatement son regard prudent vers la brune.
Autant elle trouvait que celle-ci s'était montrée caustique à son égard un instant plus tôt, ce qui avait eu le don de la fâcher, autant elle ne craignait pas qu'Aelle fasse du mal à Merlin.
Elle le sentait au fond d'elle : la brune pouvait se montrer dure envers les humains, mais elle ne ferait pas de mal à des animaux.
Toutefois, peut être Aelle percevra-t-elle dans son regard cet étonnement face à la gentille proposition ? Fais comme si de rien, se souffle-t-elle à elle-même. Cet instant était frappé par la grâce, ce serait dommage qu'il s'arrête par une mauvaise interprétation d'expressions faciales.
Détournant le regard vers Merlin comme pour lui demander son approbation, la londonienne affiche une moue incertaine en direction d'Aelle.
- J'avoue que je ne sais pas comment il va réagir, mais... si tu y vas doucement... peut être que ça ira. Je peux... le tenir, pour le rassurer, tente-t-elle prudemment.
Elle sera mouillée mais peut importe.
- Merlin ? fit-elle avec incertitude en tendant les mains vers son chat. Tu... tu viens ?
Ce-dernier était en pleine tentative de "nettoyage" et sursaute presque lorsqu'il entend son nom. Avant même qu'il ai le temps de réfléchir qu'il se retrouve entre les mains tièdes et protectrices de Constance.
Je me demande comment elle va s'y prendre...
ta description d'Aelle est pépite, j'avais l'impression de regarder un cartoon en slow motion hihi
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Le rire qui résonne alors la sort de sa torpeur bien que ses yeux restent écarquillés alors qu'ils se dirigent vers Aelle.
Aelle... rigole ?!
C'était bien la première fois depuis qu'elle avait posé les pieds à Poudlard, en quatre ans, que la châtaine voyait la brune rire. Laissant le masque inébranlable se fissurer.
Non, elle ne rêvait pas. Ses épaules tressautaient. Oh oui, certes, ce n'était pas un fou-rire incontrôlable - ce serait beaucoup trop étrange et sûrement le fruit d'un sortilège d'un pauvre farceur qui ne vivrait pas longtemps - mais c'était suffisant pour surprendre Constance et la laisser coite un instant.
Tandis qu'Aelle tâchait de reprendre contenance en détournant le regard alentours, la châtaine l'observait, décontenancée. Comme une spectatrice devant une oeuvre au sens multiple, essayant d'en décrypter la profondeur.
Merlin lui-même s'était figé, gouttant lamentablement sur la margelle de la fontaine. On pourrait même percevoir une légère vexation dans son regard bleu ciel.
En quelques secondes, le visage d'Aelle reprend son air sérieux ; l'acte était terminé, comme si rien n'avait jamais déridé cette peau pâle. Debout à côté du muret, la sorcière-en-devenir l'apostrophe et c'est là, dans ces trois petits mots que Constance sut qu'elle n'avait pas rêvé. Le ton était amusé et la brune intriguée.
Acquiesçant spontanément, la Blairelle coule un regard de côté vers Merlin qui tentait de paraitre aussi digne que possible, lissant son poil d'un air faussement nonchalant.
Tel un prince s'abaissant à cirer ses propres souliers.
Un mince sourire étire subrepticement ses lèvres jusqu'à en relever un coin : c'était beaucoup trop drôle, dur de garder un visage impénétrable et "mâture".
- Zikomo lui a peut-être fait peur..
Arquant un sourcil, Constance déloge ses prunelles de Merlin pour les reporter un instant vers son Aînée qui, un instant plus tôt à l'image des années à se côtoyer, avait attaché tant d'importance à paraitre "détachée". La mésaventure de Merlin avait apparemment eu le don de briser la glace, lui laissant entrapercevoir un petit bout d'elle. C'était étrange comme sensation, un peu comme un enfant qui observe en cachette dans la fine embrasure d'une porte quelque chose qu'il ne devrait pas voir.
- Je... je ne sais pas, je ne pense pas, bredouille-t-elle finalement en haussant les épaules.
Le renard bleu au regard si sage et bienveillant était donc de la partie ? Cela ne devait pas l'étonner, le Mngwi était souvent là où Aelle se trouvait.
La Quatrième année se souvenait bien de la créature-Esprit. Contrairement à Aelle qui avait caché son âme derrière une cuirasse épaisse et solide, le renard bleu savait se montrer bienveillant et prévenant.
Petit regard décoché alentours, aucune trace bleutée. Dommage...
- Je peux le sécher d'un coup de sortilège ou il va prendre peur ?
La bienveillance que démontrait soudainement Aelle provoque un petit sursaut intérieur chez Constance qui reporte immédiatement son regard prudent vers la brune.
Autant elle trouvait que celle-ci s'était montrée caustique à son égard un instant plus tôt, ce qui avait eu le don de la fâcher, autant elle ne craignait pas qu'Aelle fasse du mal à Merlin.
Elle le sentait au fond d'elle : la brune pouvait se montrer dure envers les humains, mais elle ne ferait pas de mal à des animaux.
Toutefois, peut être Aelle percevra-t-elle dans son regard cet étonnement face à la gentille proposition ? Fais comme si de rien, se souffle-t-elle à elle-même. Cet instant était frappé par la grâce, ce serait dommage qu'il s'arrête par une mauvaise interprétation d'expressions faciales.
Détournant le regard vers Merlin comme pour lui demander son approbation, la londonienne affiche une moue incertaine en direction d'Aelle.
- J'avoue que je ne sais pas comment il va réagir, mais... si tu y vas doucement... peut être que ça ira. Je peux... le tenir, pour le rassurer, tente-t-elle prudemment.
Elle sera mouillée mais peut importe.
- Merlin ? fit-elle avec incertitude en tendant les mains vers son chat. Tu... tu viens ?
Ce-dernier était en pleine tentative de "nettoyage" et sursaute presque lorsqu'il entend son nom. Avant même qu'il ai le temps de réfléchir qu'il se retrouve entre les mains tièdes et protectrices de Constance.
Je me demande comment elle va s'y prendre...
ta description d'Aelle est pépite, j'avais l'impression de regarder un cartoon en slow motion hihi
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
Boundaries
Je vois la surprise dans son regard. C'est souvent le cas. Les gens me voient froide et distante, ils savent que je parle d'une façon dure ou sarcastique, ils voient mes regards qui jamais ne s'illuminent et mes lèvres qui jamais ne s'étirent, et ils partent du principe que ce n'est pas normal que je prenne soin des animaux. Comme si les humains distants devaient automatiquement se montrer abominables avec eux. Je n'ai pas un attirance particulière pour les bêtes et ne ressens pas le besoin d'être proche d'elles ou de passer du temps en leur compagnie, mais je n'ai cependant jamais eu l'idée ou même l'envie de me montrer cruelle avec elles ou de faire preuve d'indifférence à leur égard s'il s'avère qu'elles ont besoin de moi, peu importe comment. Mais peu importe la surprise de Nelson : j'ai le pouvoir de sécher ce chat et de l'aider à se remettre de sa chute brutale dans une eau glacée, je ne vais pas m'en empêcher. Sauf si, évidemment, elle part du principe que ce serait plus traumatisant pour lui.
J'attends patiemment qu'elle me réponde et tourne moi aussi les yeux vers son chat lorsqu'elle le regarde. Il est un peu pitoyable, ce qui est assez amusant ; je suis certaine que Zikomo me fera une remarque sur ça quand il sortira de sa cachette. Je l'entends déjà me dire : « je suis aussi ridicule quand je tombe dans l'eau ? Il avait le poil tout aplati ! » et je pourrais répliquer que lui, il ne tombe jamais dans l'eau, sauf quand il le fait exprès.
Lorsque Nelson reprend la parole, je me tourne vers elle. J'acquiesce d'un geste raide du menton à sa proposition.
« C'est plus prudent, oui. »
Sans cela, il ne m'aurait peut-être pas laissé approché et je n'aurais pas insisté. J'avais l'intention de faire les choses à distance mais si elle préfère avoir son animal dans les bras pendant l'opération, je ne vais pas l'en empêcher. Je la regarde donc faire et profite qu'elle ne me voit pas pour afficher une mimique moqueuse lorsque j'entends le prénom du chat. Nommer un animal en utilisant le nom du plus grand sorcier qu'ait porté ce monde, c'est d'un ridicule... À la hauteur des "Peluche" et des "Nuage", pour moi. Mais je ne dis rien et m'approche de la fontaine et donc de Nelson qui a récupéré son chat entre ses mains.
C'est étrange de me tenir si proche d'elle alors que l'instant auparavant, nous étions prêtes à nous affronter. Enfin elle, pas moi. Je n'oublie pas sa façon de se vexer face à une vérité pourtant simple et évidente. Je suis certaine qu'elle m'aurait lancé au visage une pique qui m'aurait agacée si elle en avait eu le temps. Je préfère autant qu'on règle son histoire avec son chat puis qu'elle parte de son côté plutôt que de perdre du temps à une dispute vaine.
Je me concentre sur le chat, que je refuse d'appeler Merlin même dans mon esprit. Son poil est plaqué sur son corps et ruisselle. Il tremble, comme n'importe qui qui serait tombé dans une fontaine. Je lève ma baguette en prenant soin de rester à une distance raisonnable et à ne pas faire de reste brusque. Je reste autant que possible dans son angle mort pour ne pas qu'il prenne peur. Mes gestes sont prudents, lents et mon visage de marbre. Je marmonne à mi-voix, sur le même ton que j'aurais pris pour parler du beau temps — même si je ne parle jamais du beau temps.
L'instant suivant, l'eau s'évapore autour du chat et son poil retrouve sa brillance d'autan. Je remarque également que les mains de Nelson sont trempées et que son uniforme est humide. D'un geste, qui reste prudent car le chat est toujours dans ses bras, je la sèche elle aussi. Pas parce que je veux lui éviter d'avoir froid, je me fiche comme de mon premier chaudron de son bien-être, mais parce que j'en ai la possibilité, tout simplement.
Je m'éloigne d'un pas en baissant le bras. Je glisse ma cigarette oubliée entre mes lèvres et aspire une taffe.
« Ça devrait aller, » dis-je, la voix déformée par la fumée, avant de la recracher en direction du ciel.
Toute cette scène était digne d'un cartoon, c'était excellent !
J'attends patiemment qu'elle me réponde et tourne moi aussi les yeux vers son chat lorsqu'elle le regarde. Il est un peu pitoyable, ce qui est assez amusant ; je suis certaine que Zikomo me fera une remarque sur ça quand il sortira de sa cachette. Je l'entends déjà me dire : « je suis aussi ridicule quand je tombe dans l'eau ? Il avait le poil tout aplati ! » et je pourrais répliquer que lui, il ne tombe jamais dans l'eau, sauf quand il le fait exprès.
Lorsque Nelson reprend la parole, je me tourne vers elle. J'acquiesce d'un geste raide du menton à sa proposition.
« C'est plus prudent, oui. »
Sans cela, il ne m'aurait peut-être pas laissé approché et je n'aurais pas insisté. J'avais l'intention de faire les choses à distance mais si elle préfère avoir son animal dans les bras pendant l'opération, je ne vais pas l'en empêcher. Je la regarde donc faire et profite qu'elle ne me voit pas pour afficher une mimique moqueuse lorsque j'entends le prénom du chat. Nommer un animal en utilisant le nom du plus grand sorcier qu'ait porté ce monde, c'est d'un ridicule... À la hauteur des "Peluche" et des "Nuage", pour moi. Mais je ne dis rien et m'approche de la fontaine et donc de Nelson qui a récupéré son chat entre ses mains.
C'est étrange de me tenir si proche d'elle alors que l'instant auparavant, nous étions prêtes à nous affronter. Enfin elle, pas moi. Je n'oublie pas sa façon de se vexer face à une vérité pourtant simple et évidente. Je suis certaine qu'elle m'aurait lancé au visage une pique qui m'aurait agacée si elle en avait eu le temps. Je préfère autant qu'on règle son histoire avec son chat puis qu'elle parte de son côté plutôt que de perdre du temps à une dispute vaine.
Je me concentre sur le chat, que je refuse d'appeler Merlin même dans mon esprit. Son poil est plaqué sur son corps et ruisselle. Il tremble, comme n'importe qui qui serait tombé dans une fontaine. Je lève ma baguette en prenant soin de rester à une distance raisonnable et à ne pas faire de reste brusque. Je reste autant que possible dans son angle mort pour ne pas qu'il prenne peur. Mes gestes sont prudents, lents et mon visage de marbre. Je marmonne à mi-voix, sur le même ton que j'aurais pris pour parler du beau temps — même si je ne parle jamais du beau temps.
L'instant suivant, l'eau s'évapore autour du chat et son poil retrouve sa brillance d'autan. Je remarque également que les mains de Nelson sont trempées et que son uniforme est humide. D'un geste, qui reste prudent car le chat est toujours dans ses bras, je la sèche elle aussi. Pas parce que je veux lui éviter d'avoir froid, je me fiche comme de mon premier chaudron de son bien-être, mais parce que j'en ai la possibilité, tout simplement.
Je m'éloigne d'un pas en baissant le bras. Je glisse ma cigarette oubliée entre mes lèvres et aspire une taffe.
« Ça devrait aller, » dis-je, la voix déformée par la fumée, avant de la recracher en direction du ciel.
Toute cette scène était digne d'un cartoon, c'était excellent !