Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...

Préambule:

L'histoire se déroule en avril 2049 durant les vacances de Pâques, sur l'île de Skye, à Portree. (NDLA : vacances de Pâques 2049 entre les dimanches 10/04 et 25/04/2049 // Lundi de Pâques est le 19/04/2049)

Participants :
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Comme souvent quand elle avait terminé son petit déjeuner, Elisabeth-Ann partait faire un tour dehors. Elle quitta la maison de Portree et se dirigeât vers son coin préféré de l'ïle de Skyes dont fait partie Portree. L'air frais et matinal était agréable en ce mois d'avril et puis, c'était le printemps. Elle avait pensé a enfiler un gilet fin et, si elle avait trop chaud à force de s'amuser et de courir partout, et bien elle le déposerait sur une branche d'arbre ou sur les rochers.

Les vacances de Pâques avaient débutés et, la petite fille de neuf ans logeait chez son oncle Georges durant tous les congés scolaires et là, proche de la plage et des bois, elle se dirigeât vers la mer en longeant les falaises peu élevées.

Aujourd'hui, elle était seule mais, elle avait la permission. C'est qu'elle avait fait ce chemin des centaines de fois accompagnée bien sûr, mais aussi en solitaire vu qu'il démarrait à quelques mètres de chez son oncle préféré.
Le sentier qu'elle empruntait actuellement n'était pas très long, quelques centaines de mètres tout au plus et, rejoignait un chemin balisé que nombre de promeneurs et touristes empruntaient régulièrement, celui qui menait à la Boucle de Scorrybreac, un chemin de randonnée très réputé en Ecosse.

Tout d'abord, elle longeait les falaises en regardant les maisons aux couleurs de l'arc-en-ciel qui se situaient de l'autre côté de l'eau. Elle s'arrêta un moment en détaillant les couleurs :
"Celle-là est saumon, la suivante est vert pâle, celle d'après est bleu ciel, ensuite ils ont peint en rose-mauve, celle d'après est jaune canari et la dernière tout au bout est bleu ciel suivie d'un garage blanc. Que de couleurs ! C'est si joli.", s'amusa l'enfant.
Oui, elle s'était exprimée à haute voix parce que de toute façon, personne ne pouvait l'entendre vu qu'elle était seule et qu'elle voyait au loin.
Il n'y avait pas beaucoup d'arbustes ou d'arbres vu que si elle continuait encore à marcher quelques centaines de mètres en longeant la mer, elle serait sur l'une des plages de l'île.

Mais, ce n'est pas là qu'elle allait, elle poursuivit son chemin en regardant au loin, juste après la dernière maison, elle voyait les bateaux et l'entrée du port de plaisance mais, elle n'irait pas jusqu'à là, c'était beaucoup trop loin et, elle serait trop fatiguée en plus de se faire gronder si elle parcourait une si grande distance sans être accompagnée. D'ailleurs, il y avait beaucoup de bateaux, aujourd'hui, en train de naviguer.
Elisabeth-Ann était déjà bien contente de pouvoir se rendre dans son endroit préféré qui était la limite de la distance que l'on lui avait permis de parcourir seule.
Son oncle lui avait bien mentionné qu'elle ne pouvait pas aller plus loin que "Là où chante la Lune..." et c'est justement là qu'elle avait décidé de se rendre.

Elle ne retenait jamais le vrai nom de l'endroit d'où elle s'approchait de si bon matin. C'était un surnom que son oncle et elle donnaient à ce charmant petit coin qu'elle rejoignait régulièrement parce qu'elle s'y sentait bien et qu'elle aimait le contempler et y jouer.
Pour elle, c'était le plus bel endroit au monde... avec les îles grecques, bien entendu !

Elle rejoignit l'embouchure d'une petite rivière qui se jetait dans la mer, La Lealt river puis, se mit à remonter le cours d'eau en tournant le dos à la côte.
En le suivant, elle parvint au début d'un sentier qui débutait, entouré de gazon. Ensuite, quelques arbres l'entourèrent et elle continua patiemment à marcher en longeant les roches qui dessinaient le lit du cours d'eau en suivant le chemin bien tracé qui était entouré de quelques arbres.

Elle parvint à un endroit où, le relief est plus accidenté et d'un coup, elle s'assit sur un gros rocher pas très loin de l'eau et regardait toujours dans le sens opposé du Loch Portree qui est le nom de la partie de la Mer des Hébrides où se trouve l'enfant.
Là, devant elle, se trouvait l'endroit qu'elle aime tant : "Là où chante la Lune..."


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A suivre

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- S'il te plaiiiit ! implora-t-elle en adoptant son visage le plus poupin, ses yeux pétillants et malicieux fixés sur son père.
L'adulte soupira.
- Tu me promets d'être prudente ?
- Comme à chaque fois ! rétorqua-t-elle de son air le plus sérieux, un rien vexé.
- Mouais... Tu restes à l'écart des quartiers trop habités, tu n'escalades pas de falaise et tu ne tentes pas de traverser le bras de mer à la nage ?
- Papaaaa ! Je t'ai promis d'être prudente, renchérit-elle.
- D'accord ! céda-t-il. J'en ai pour un bon moment. Si tu en as assez, tu reviens.
- Oui.
Il y avait fort peu de chances qu'elle s'ennuie. La plage à proximité, de jolis sentiers...
- Tu finis toujours par m'avoir hein ? ! dit-il en ébouriffant sa tignasse.
- Pas toujours... sourit-elle.
* Juste "presque" ! * pensa-t-elle.
- Ne me fais pas regretter...
- Promis ! insista-t-elle.
Elle embrassa son père et partit en trottinant vers l'étendue aquatique qui ondulait un peu plus loin.
Elle observa les environs, imprima la carte des lieux dans son esprit, et se mit en route.
A l'horizon, des bâteaux semblaient flâner sur l'eau.
Elle hésitait encore entre gagner la plage, ou se trouvait un joli coin tranquille pour lire, ou juste ne rien faire et profiter du lieu.
A quelques pas, des arbres, un sentier, des rochers et une petite rivière qui serpentait.
- Ça, c'est un bon repère ! dit-elle.
Tant qu'elle suivrait le lit de la rivière, elle ne se perdrait pas. Ou du moins elle saurait revenir sur ses pas.
Elle suivit donc le cours de l'eau en le remontant.
Elle marchait à présent, ne sautillant plus, tournant la tête à gauche, à droite, devant, contemplant le paysage qui s'offrait à elle.
Là-bas, une belle étendue herbeuse lui faisait de l'œil... un bon point de chute tiens...
Mais tandis qu'elle allait s'y diriger, elle perçut un bruit caractéristique.
- Hé ! Y a une cascade dans le coin ?
Elle s'avança encore. Le relief était plus accidenté par là, mais le bruit l'attirait.
Elle se fia à son oreille, ses yeux se concentrant sur l'inspection de là où elle posait ses pieds.
Elle avait promis d'être prudente. Si elle glissait sur un rocher, son père pourrait penser qu'elle avait failli à sa promesse.
Et il avait beau être souple... la prochaine fois, il ne la laisserait pas s'éloigner. Voire carrément pas l'accompagner.
En plus d'ici quelques mois... elle partirait pour Poudlard...
Elle s'arrêta finalement. Elle était arrivée.
Observant l'endroit, son regard se posa sur un rocher... occupé.
- Ah euh... salut ! lança-t-elle gaiement.
La fillette assise là, de dos, n'avait pas l'air d'une touriste égarée.
- Tu es du coin ? Tu connais bien cet endroit ?

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Assise sur son rocher, Elisabeth-Ann regardait la chute d'eau émerveillée.
Ce sentiment ne s'estompait pas parce qu'elle connaissait l'endroit et y revenait régulièrement, bien au contraire.
Cette fascination pour cet endroit semblait plutôt se décupler plutôt que de faiblir
Tout à coup, elle entendit une voix derrière elle, une voix de fille...
Elle sursauta comme si elle avait été prise en faute alors que tout au fond d'elle, elle savait pertinemment qu'elle n'avait rien à se reprocher.
Elle se retourna précipitamment en se levant et faillit même tomber à la renverse parce que son corps avait tourné bien plus vite que ses pieds.
Rougissante et déséquilibrée, Elisabeth-Ann se rattrapa, de justesse, au rocher sur lequel, quelques centièmes de secondes plus tôt, étaient posées ses fesses.
La chaleur envahit son visage et d'un avis extérieur, on pourrait dire que le visage de l'enfant était devenu cramoisi.

Inspirant un bon coup pour se donner du courage, la timide enfant qui, au fond d'elle, avait toujours envie d'avoir des amis et de la compagnie, se redressa en vacillant un peu.

Elle en profita pour détailler un peu le visage de la môme qui était en face d'elle. Elle était bien plus grande qu'elle, tout d'abord.
*Je me demande bien qu'elle âge elle a ?, réfléchit-elle en plissant un peu les yeux.

Elle avait aussi de longs cheveux mais qui avaient une couleur bien particulière.
Elisabeth-Ann ne connaissait personne avec une teinte de cheveux semblable : une sorte de mélange de rouge et de brun avec quelques reflets roux.
(*NDLA : Elle saura, bien plus tard, que l'on nomme cette couleur de cheveux : auburn. *Note De L'Auteur)

*Waouw ! On dirait qu'on a mis du feu dans ses cheveux !* pensa Elisabeth-Ann en écarquillant les yeux.

*Et elle a des yeux bleu comme la mer !*, constata l'enfant en détaillant toujours la jeune fille qui venait d'apparaître derrière elle comme si elle venait de sortir du Loch Portree.
*Ah ben non ! Ce n'est pas possible ! Elle serait toute mouillée !*, en convint-elle.

Elle sourit, dessinant une fossette à la gauche de ses lèvres et répondit à son interlocutrice en reprenant sa respiration tellement vite entre ses phrases que tout le monde aurait pu croire qu'elle ne l'avait pas prise du tout :
"Bon... Bonjour ! Oui et non !
Oui parce que tous les week-ends et toutes les vacances, j'habite chez mon oncle qui a une maison pas loin d'ici et non parce que mes parents, eux, ils habitent en ville, tu sais, la ville de Portree, quoi !
Je sais que l'on est toujours à Portree mais, ça n'est pas la ville, ici, hein !
Et il faut une voiture ou un bus pour aller en ville !
Donc, je suis à la fois du coin et pas du coin !
Mais, pour répondre à ton autre question, je connais bien cet endroit, c'est même mon endroit préféré en plus de l'île de "Mon Nononque à moi toute seule !
"

Ayant terminé de répondre aux deux questions de la fillette qui se trouvait en face d'elle, Elisabeth-Ann se rendit compte qu'elle avait parlé beaucoup trop vite et, dévia son regard de l'enfant pour regarder ses pieds.
Mais, elle ne le fit que quelques secondes pour ensuite la regarder à nouveau en espérant ne pas avoir décourager la petite fille de continuer à lui parler.

Très embêtée d'avoir, encore une fois, agit plutôt de manière à faire fuir la jolie demoiselle qui lui avait adressé la parole plutôt que de l'avoir encouragé à continuer son approche, la gamine baissa tellement la tête que ses longs cheveux blonds masquèrent une partie de son visage mais cela ne dura qu'un instant.

Ne voulant pas perdre l'occasion de faire connaissance avec cette grande fille qui semblait déjà avoir la taille d'une adolescente, Elisabeth-Ann s'arma de beaucoup de courage, ce qui était bien loin d'être son habitude et s'exprima, à nouveau :
"Et toi, tu habites par ici, toi aussi ?
Comment ça se fait que je ne t'ai jamais vue ?
", demanda t'elle timidement.
"Pas ici et même pas à l'école, non plus !", ajouta t'elle sans même se rendre compte qu'elle avait dit cela à voix haute.

A suivre


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La fillette sursauta, se releva d'un bond, pivota, faillit tomber puis se rétablit, tout ça en une fraction de seconde, sans qu'elle-même ait le temps de faire un geste.
Calianor eut ensuite la sensation qu'elle la détaillait de la tête aux pieds, rouge... de surprise ou de colère ? Elle espérait bien que ce n'était pas de colère parce qu'elle l'avait dérangée... ni de frayeur non plus !
Quoi que... Évidemment qu'elle lui avait fait peur ! Elle avait débarqué dans son dos, le bruit de ses pas étouffé par celui de l'eau, et puis d'un coup elle avait lancé "salut t'es du coin ?!".
Si on lui avait fait le coup, elle aurait aussi bondi et se serait demandé qui était cette personne surgie de nulle part.
Finalement, la fillette en face d'elle sembla reprendre ses esprits et sourit.
Mais ensuite, la petite sorcière fut totalement décontenancée par la réponse qu'elle lui fit.
Pas tant par son débit - quoi qu'il fut rapide et quasi ininterrompu - que par son contenu.
* Waouw... j'ai besoin de faire un tri là ! * se dit-elle quand elle eut fini de parler.
* D'abord, oui et non... quoi ? Ah si, je pige : elle n'est pas du coin à la base, mais elle l'est indirectement parce qu'elle vient souvent chez son oncle qui lui, est du coin. *
Ensuite, elle avait parlé de la ville et c'est là que les mots employés l'avaient perturbée.
* La "voi" quoi ? C'est quoi un "bus" ? * se demanda-t-elle, avant d'être traversée par une idée : * Ha ! Ce sont des objets moldus ! *
Après, elle comprit mieux la partie où elle expliquait que c'était son endroit préféré.
Par contre, elle devrait lui demander ce qu'était l'île de "MoNononque àmoitoutseul "... et où ça se trouvait exactement.
Une fois ses pensées en ordre - elle espérait que ça n'avait pas pris trop de temps, pendant lequel elle était restée plantée là, la bouche entrouverte -, elle inspira, prête à poser une nouvelle question, mais la fillette reprit la parole :
- Et toi, tu habites par ici ? Comment ça se fait que je ne t'ai jamais vue ? Pas ici et même pas à l'école, non plus !
- Euh... eh bien, commença Calianor, je n'habite pas ici, enfin pas sur l'île. Je viens de près de Fort William. Hors de la ville, pas dans le centre hein. J'ai plutôt l'habitude des alentours des villes que de leur centre d'ailleurs, enfin même si j'ai déjà été dans des grandes villes pleines de monde comme à Londres pour les courses ou des visites, mais bon la plupart du temps je vis dans des zones plus calmes et...
Là, c'est elle qui partait dans tous les sens.
- Bref, je ne suis pas exactement du coin, c'est pour ça qu'on n'a pas pu tellement se croiser avant. Là j'accompagne mon père qui rend visite à des patients. Mais moi je préfère venir promener près de la plage, et là j'ai suivi la rivière qui remontait et j'ai atterri ici. Je suis désolée de t'avoir surprise en débarquant ainsi sans prévenir.
Elle marqua une pause puis reprit :
- Alors ici c'est ton endroit préféré ? demanda-t-elle en balayant du regard autour d'elle.

@Elisabeth-Ann Dryke
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Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 00:42, modifié 1 fois.

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Elisabeth-Ann était ravie de rencontrer quelqu'un et en plus, c'était une fille, comme elle !
*Peut-être qu'elle est gentille* espérait l'enfant.
Mais, elle vit également que cette personne qui se tenait devant elle semblait surprise de sa réponse et restait un peu interloquée par ses mots.
Elle rougit et, de sa main gauche, elle attrapa l'une des mèches de ses longs cheveux blonds.
Elle attrapa comme une pincée de ses cheveux pratiquement au sommet de son crâne et la tira pour la dégager des autres en écartant la main d'elle.
Quand le bas des cheveux fut totalement séparé de la masse, elle rattrapa le haut et descendit jusqu'à la moitié de la mèche qu'elle avait séparée entre l'index et le majeur de sa main gauche.
Elle se mit ensuite à faire passer son pouce sous la mèche de cheveux et à ressaisir la mèche, plus haut que l'endroit où se trouvait son pouce grâce, à nouveau, à l'espace entre son majeur et son index.
Et ainsi tournoyait l'une des mèches de ses cheveux, entre ses doigts.
Elle pouvait le faire très lentement, lorsqu'elle réfléchissait ou lorsqu'elle était dubitative mais, là, elle allait très vite, un peu surexcitée par la rencontre qu'elle était en train de vivre.

Elisabeth-Ann dévisageait timidement son interlocutrice qu'elle voyait, en face d'elle, la bouche entrouverte à cause, sans doute, de ce qu'elle lui avait répondu.
Elle se demandait si elle n'avait pas parlé trop vite, se doutait que si mais, ne pouvait pas remonter le temps donc, elle attendait d'avoir une vraie réaction, autre que l'air un peu perdu qu'affichait la gamine qui était en face d'elle.
Elisabeth-Ann avait l'habitude de mettre les autres enfants mal à l'aise parce qu'elle manquait d'intelligence sociale.
Elle ignorait comment poser des limites mais, ne s'en souciait pas encore car, elle était trop jeune, à neuf ans pour avoir ce genre de réflexion.
Par contre, elle savait qu'elle ne parvenait pas souvent à garder des amis et se demandait toujours comment elle pourrait bien faire pour y parvenir.

Mais, à ce moment précis, Elisabeth-Ann ne pensait pas du tout à tout cela, elle s'interrogeait davantage sur l'identité de la jeune fille qui était devant elle et, si elle pourrait devenir son amie.
Elle n'avait pas l'accent anglais, ni même celui du Pays de Galles, en fait, elle ne semblait pas en avoir du tout ! Alors, peut-être qu'elle était écossaise, elle aussi...
*J'aimerai tellement avoir une amie que je pourrais garder plus longtemps que quelques heures*, pensa l'enfant en regardant de plus en plus attentivement la fillette qui commençait à refermer la bouche doucement.

Son interlocutrice se mit alors à lui parler et déclara qu'elle n'habitait pas sur l'île !
Elisabeth-Ann sentit immédiatement son coeur se serrer !
*Oooh pas de chance ! Elle n'habite pas ici !* se désespérait-elle déjà alors qu'elle ne la connaissait même pas encore.
L'autre enfant parlait autant qu'elle et variait de sujets, elle aussi !
Elisabeth-Ann dû se concentrer pour ne pas en perdre une miette !
Et dès qu'elle se mit à se concentrer, ses doigts se mirent à tordre la mèche de cheveux beaucoup plus lentement, les yeux d'Elisabeth-Ann se plissèrent un peu comme si elle désirait voir ce que l'on lui racontait.
C'est qu'elle parvenait à mettre des images dans sa tête, lorsque l'on lui racontait une histoire.
Son oncle Georges lui avait expliqué que plein de monde savaient faire cela et que cela s'appelait "visualiser".
Mais, il lui avait aussi préciser que la plupart des gens devaient le vouloir pour y parvenir or, chez Elisabeth-Ann, c'était inné.
Elle visualisait les situations dès qu'elle les entendait.

Elle pu donc s'imaginer l'enfant aux cheveux flamboyants qui habitait en pourtour des grandes villes et qui s'y promenait en sautillant.
Parce que comme Elisabeth-Ann adore sautiller quand elle s'amuse, elle s'imagine que, bien entendu, les autres aussi, sautillent quand ils prennent du plaisir à faire quelque chose.

Elisabeth-Ann qui était trop jeune que pour avoir appris où se trouvait Fort William, se mit à répéter l'endroit dans sa tête tout en continuant à écouter le discours que l'on lui faisait.
Elle ne devait pas oublier ce nom, pour aller voir sur une carte ou pour pouvoir demander à son oncle où cela se trouve !

Sortie de ses répétitions mentales par le fait que l'autre enfant lui parle de "patients", à elle qui est une passionnée de tout ce qui est médical, fit revenir Elisabeth-Ann dans le moment présent !
Il y avait des mots qui la ramenaient de façon fulgurante au présent, des mots dignes d'intérêt comme : "médecine", "patient", "médical", ...

La suite du discours interloqua un peu la fillette qui se demandait en quoi la plage et la rivière serait plus amusante que d'assister à une consultation médicale mais, elle se rappela que l'on lui disait toujours que : *Les autres personnes n'aiment pas toujours les mêmes choses que toi !*
De ce fait, elle s'abstint de tout commentaire et continua a écouter ce que l'on lui expliquait.

C'est alors que la conversation pu démarrer vu que l'autre enfant lui posa une question.
Et Elisabeth-Ann, ravie, s'empressa de répondre et d'enchaîner :
"Oh oui, j'adore venir ici ! C'est joli, tu ne trouves pas ?", répondit-elle précipitamment.
"Est-ce que tu sais comment s'appelle l'endroit ?
Avec mon oncle, on lui a donné un nom mais, ce n'est pas le vrai !
Il m'a déjà dit plein plein de fois comment s'appelle cet endroit mais, je l'oublie toujours et je ne retiens que comment nous l'appelons "entre-nous !"
", ajouta t'elle.
"C'est la première fois que tu viens à Portree ?
Et toi, c'est où ton endroit préféré ?
Et tu as quel âge ?
Parce que, qu'est-ce que t'es grande !
Et pourquoi tu n'aimes pas aller avec ton papa ?
Mais, je comprends, moi non plus je n'aime pas aller avec mon papa !
Par contre, j'aime beaucoup la médecine, moi !
Et toi, c'est quoi que t'aime le plus apprendre ?
", débita t'elle.

Quand elle se rendit compte qu'elle avait recommencé à s'exprimer d'une façon inappropriée, Elisabeth-Ann se tût à nouveau et attendit de voir l'effet de ses paroles sur l'enfant qui observait les alentours en l'écoutant.

Elle reprit son "tournage de mèches" en faisant passer son équilibre d'une jambe à l'autre.
*Faudrait que je fasse attention à ne pas glisser parce que les rochers sont tout mouillés !*, réfléchit-elle en continuant à contempler la jeune fille aux cheveux couleur de feu.

A suivre


1080 mots

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La petite fille blonde lui expliqua qu'elle adorait effectivement venir par ici.
- C'est joli, tu ne trouves pas ? Est-ce que tu sais comment s'appelle l'endroit ? lui demanda-t-elle, avant de lui expliquer qu'elle et son oncle lui avaient donné un nom qui leur était propre.
- Non, je ne sais pas du tout comment ça s'appelle, répondit Calianor en secouant la tête. Mais c'est vrai que c'est joli. Près de ma maison, il y a un ruisseau qui émerge et s'écoule au cœur de la vallée, mais il n'y a pas une cascade comme ça.
Son interlocutrice la bombarda ensuite d'un flot de questions avant de s'interrompre.
Calianor ne put s'empêcher de sourire : elle aussi avait cette habitude quand elle faisait la connaissance de quelqu'un de se lancer dans une déferlante de questions, avant de s'en rendre compte et alors de s'interrompre brutalement, un peu gênée.
- Oui je suis déjà venue sur l'île, pas vraiment à Portree même, mais je n'avais pas encore fait de tour jusqu'ici.
Elle réfléchit un bref instant.
- Mon endroit préféré... hmmm j'aime bien un peu tout ce qu'il y a autour de chez moi : la vallée, le Loch Linnhe qui coule tout près, les bosquets, et même notre jardin, il y a plein de coins où s'amuser... Et puis j'aime bien aussi aller à Cassis - c'est en France près de la mer Méditerranée, précisa-t-elle sans savoir si son interlocutrice connaissait -, chez mes grands-parents.
Elle marqua à nouveau un temps d'arrêt pour se remémorer la question suivante.
- J'ai 10 ans. Je trouvais que j'étais petite avant, mais c'est vrai que depuis quelques mois, je grandis plus fort. Mon cousin dit que c'est normal pour une mauvaise herbe. Moi je lui réponds que dans ce cas, ça ne m'étonne pas qu'il me dépasse autant !
Elle pouffa de rire.
- C'est un crétin parfois, mais au fond je l'aime bien. T'as quel âge toi ? demanda-t-elle avant d'enchaîner.
En fait j'aime bien accompagner mon papa, mais j'ai du mal à rester longtemps sans bouger quand on va quelquepart avec des plages comme ça à proximité.
Et puis...
Elle baissa d'un ton, même si personne d'autre n'allait l'entendre dire :
- Et puis, il rend visite à des patients qui sont parfois trop collants ! Ils sont gentils hein ! Mais la vieille dame, elle me pose toujours plein de questions dont elle oublie les réponses et elle me passe toujours les mains dans les cheveux et me les mets dans tous les sens en me disant chaque fois qu'elle les aime bien et que sa mère en avait aussi beaucoup comme ça.
Je comprends qu'elle ait oublié mes réponses, et j'essaie d'être gentille en lui laissant passer une main dedans et en répétant mes réponses, mais parfois...
Elle soupira.
- Parfois j'ai juste envie d'aller me promener. Alors aujourd'hui, je lui ai dit "bonjour", je lui ai apporté le thé qu'elle me dit chaque fois qu'elle aime beaucoup parce qu'elle en boit depuis l'enfance, et puis j'ai demandé pour pouvoir aller promener.
Maintenant qu'elle le disait à haute voix, elle s'en voulait un peu. La vieille dame n'y pouvait rien si sa mémoire était défaillante. Calianor ne lui en voulait pas mais... Était-elle méchante ?
Elle secoua la tête comme pour chasser cette pensée et en revint à ses réponses.
- Je ne dirais pas que je n'aime pas la médecine, c'est intéressant, mais je ne pense pas que je ferai ce travail. Moi j'aime beaucoup la musique, apprendre à jouer d'un instrument et découvrir des nouvelles chansons, écouter grand-mère parler des civilisations anciennes et apprendre ce qui les concernent, et j'ai hâte d'apprendre à lancer des sort...
Elle s'interrompit brusquement, retenant son souffle.
* Oh la bourde ! *
Elle ne pouvait pas lui dire qu'elle avait hâte d'apprendre à lancer des sortilèges, elle n'avait pas le droit d'en parler, non pas qu'elle ne voulait pas, mais c'était interdit.
- Enfin bref, je sais que j'ai encore plein de choses à découvrir et que j'en aimerais certainement de nouvelles là-dedans.
Devant elle, la fillette entortilla une mèche de ses cheveux. Elle espérait qu'elle n'avait pas trop remarqué comment elle s'était subitement stoppée, ou en tout cas, qu'elle ne l'en trouverait pas trop bizarre pour autant.
- Mais toi tu penses que tu feras du médical plus tard ? Et t'aimes d'autres choses ?E Ah et au fait comment vous l'avez appelé ce lieu ? Le nom que vous lui avez inventé ton oncle et toi ? Enfin sauf si c'est votre secret bien sûr !

@Elisabeth-Ann Dryke
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Elisabeth-Ann réagit immédiatement au fait que près de chez la jeune fille, il n'y avait pas de cascade.
"Tu sais, ici, il y en a plein des cascades !
Moi, j'en ai déjà vu plus de quinze dans le coin !
Mais, je n'ai pas le droit d'aller toute seule jusqu'aux autres parce que je suis encore trop petite pour aller dans le bois !
Ici, on n'est pas entrées dans le bois, on est "comme sur la plage".
Si quelqu'un passe sur la plage et regarde de ce côté, il peut nous voir et donc, nous ne pourrions pas nous perdre !
Mais, il y a plein de jolies cascades, ici !
Mais, celle-ci, c'est la plus belle de toutes !
", s'exclama t'elle en souriant et en continuant à faire passer son poids d'une jambe à l'autre, les pieds posés sur des cailloux instables et humides.

En entendant que la belle demoiselle était déjà venue à Portree, le cœur d'Elisabeth-Ann se mit à battre un peu plus vite !
Peut-être que ses espoirs ne seraient pas vains, cette fois !
Peut-être qu'elle pourrait avoir une amie !
Bien sûr, elle lui avait dit qu'elle n'habitait pas par ici mais, à... c'était quoi encore ?
Ah oui, à Fort William !
*Faudra vraiment que je demande à mon oncle où cela se trouve*, se rappela l'enfant.
Mais, si elle est déjà venue, cela pourrait vouloir dire qu'elle reviendrait !
*Oh comme ça pourrait être amusant d'avoir une amie avec qui jouer quand je viens ici !*, pensa t'elle.
Son esprit voulut tendre vers l'émerveillement avant même d'en savoir plus mais, Elisabeth-Ann était prudente vu le nombre de déceptions qu'elle avait déjà rencontrées et donc, elle se raisonna et se reconcentra sur les propos qu'elle entendait en tentant de ne plus se projeter dans un avenir qui n'existait pas encore !
Mais, ce que c'est difficile, pour un enfant, de ne pas céder à l'espoir...

L'autre enfant lui parla de Loch Linnhe.
Bien qu'elle ne sache pas exactement où il se trouve, elle avait déjà entendu parler de ce Loch vu qu'il était assez grand, pas comme celui de Portree mais, elle le connaissait de nom !
Donc, elle s'imaginât que Fort William devait être tout près et elle se dit que c'était bien loin et que sa nouvelle copine ne devait pas venir très souvent à Portree.
Elle fronça les sourcils en y réfléchissant puis se concentra à nouveau sur les paroles de...
*Mais comment elle s'appelle ?*, interrompit-elle ses pensées.

"Dis, comment tu t'appelles ?, interrogea l'enfant avide de connaître la réponse à sa question.

*Ooooh elle a de la famille aussi ailleurs qu'en Ecosse !
C'est un peu comme Mon oncle qui a des proches en Grèce !
Quoique ce n'est pas vraiment pareil, ils ne sont pas de la famille mais, ils le connaissent tellement bien que c'est tout comme !
*, s'émerveilla l'enfant.
Elle avait, bien sûr, entendu parlé de la France à l'école mais, de là à imaginer à quoi cela pouvait ressembler, il y avait une marge !
Elle hocha doucement la tête en se disant qu'elle chercherait des photos de France aussi !
Et puis, la ville s'appelait comme un fruit, c'était facile à retenir, pour une fois !
Elle sourit et continua à écouter attentivement, ne voulant pas en rater une miette !

"J'aurai dix ans le 21 juillet !", annonça fièrement Elisabeth-Ann.
"J'ai presque dix ans mais pas encore !
A l'école, il dirait que j'ai neuf ans et demi.
", répondit-elle en souriant fièrement.
Puis, elle se mit à compter sur ses doigts le nombre de mois restants avant son anniversaire.
Elle réfléchit et se mit à poser son index droit successivement sur les doigts de sa main gauche : le pouce d'abord, puis l'index, puis le majeur et, elle s'arrêtât triomphante.
"Plus que trois mois et j'aurai dix ans !", réalisa t'elle, radieuse !
Elisabeth-Ann se dit que peut-être qu'elle grandirait d'un coup, comme elle !
Pour l'instant, elle ne mesurait que 136 cm mais, c'était une taille normale pour une enfant de neuf ans.

Entendant que l'autre petite fille avait, elle aussi, du mal à rester en place trop longtemps, Elisabeth-Ann sentit une agréable chaleur l'envahir !
*Oooh, elle aussi, elle se fait sûrement gronder tout le temps parce qu'elle ne reste pas tranquille !*, en plus de balancer son poids d'une jambe à l'autre, Elisabeth-Ann commença à se trémousser.
Qu'est-ce que c'était agréable de rencontrer quelqu'un à qui on reprochait les mêmes choses qu'à elle !
*Oh ! Ce serait si bien qu'elle soit mon amie !
Elle pourrait me dire comment elle fait pour ne plus se faire gronder !
Ce que ce serait bien !
*, recommençait à espérer l'enfant.
*Elle aime bien accompagner son papa, ça veut dire qu'il est peut-être gentil, lui aussi !*, espérait-elle en se raisonnant directement !
*Ecoute ce qu'elle t'explique, voyons !*, redirigeât-elle son esprit vagabond.

Elisabeth-Ann compatissait !
Elle fronçait un peu les sourcils en tentant de ne pas s'apitoyer davantage sur la situation que l'on lui racontait.
Elle n'aimerait pas répéter chaque jour la même chose aux mêmes personnes.
Et puis, elle n'aimait pas trop que l'on touche ses cheveux !

Quand Elisabeth-Ann se rendit compte que l'on lui parlait de musique, son regard s'éclaira et elle recommença à poser des questions :
"C'est vrai, tu aimes la musique ?
C'est quel instrument que tu préfères ?
Moi, c'est le piano, que j'aime le plus !
Mon oncle, il sait en jouer !
Il en a un dans son bureau !
Et, j'aime aussi les chants !
Et toi, tu aimes chanter ?
Mon oncle me dit que je chante très bien et que si je travaille bien à l'école, en plus du grec, il m'apprendra à chanter et à jouer du piano !
", déclara t'elle tout de go.

"Moi aussi, j'aime apprendre sur les civilations, les valisations,... euh sur la mythologie grecque !
D'ailleurs, mon oncle a habité où le Dieu Hélios vivait !
Si, si, je te promets que c'est vrai !
", s'exprimait-elle en redressant son corps tellement elle se sentait fière d'avoir quelque chose d'important à raconter.
"Quand il avait mon âge, il habitait là-bas !", ajouta t'elle fière comme un paon.

Elisabeth-Ann, bien qu'attentive, ne remarquât pas la présence du mot "sort" dans le discours que lui tenait son interlocutrice, parce que celle-ci, après un court arrêt, avait de suite enchaîné avec sa soif de découverte qu'elles partageaient et, donc, elle se réjouissait seulement que cette fillette voulait, elle aussi, apprendre plein de choses.

"J'aimerai beaucoup travailler dans le médical mais, tout le monde me dit que je suis trop jeune pour choisir ! ", affirma l'enfant qui était tellement contente de l'intérêt que lui portait la rousse flamboyante qu'elle n'avait pas remarqué l'air catastrophé de la jeune fille devant elle.
Comme si de rien n'était, l'autre jeune fille avait précipitamment continué son allocution et lui avait posé une question importante et, elle était donc plus concentrée sur cela que sur autre chose.

"J'aime bien manger certaines choses aussi mais, mon oncle m'a dit que l'on ne savait pas en faire un métier.
C'est dommage, tu ne trouves pas ?
J'aime beaucoup apprendre des choses mais, il paraît que ça non plus, on ne sait pas gagner sa vie avec !
", mentionna t'elle en fronçant les sourcils et en prenant l'air grave de quelqu'un qui a beaucoup réfléchit à la question.

Un sourire apparut sur le visage d'Elisabeth-Ann quand elle lui demanda comment son oncle et elle appelaient l'endroit où elles se trouvaient.
En secouant la tête négativement durant la première phrase puis en relevant le menton pour les suivantes, elle divulgua le nom de l'endroit à sa nouvelle future amie.
Fièrement, et avec la solennité que prendrait un dirigeant international pendant un discours officiel, elle déclara :
"Oh non, ce n'est pas un secret !
Nous avons trouvé le plus beau nom pour le plus bel endroit, écoute... Cela s'appelle : "Là où chante la Lune" !"
".
Elle sourit satisfaite et désireuse d'avoir fait un effet qui produirait l'admiration tant escomptée.

Elle était tellement fière qu'elle voulut se redresser et, son pied gauche glissa sur le gros caillou lisse et mouillé sur lequel sa chaussure de marche était posée.
Elisabeth-Ann sentit son corps basculer et sa cheville se tordit.
Le visage de l'enfant, tout d'abord marqué par la surprise, se transforma en un masque de douleur et des larmes apparurent dans ses jolis yeux verts en forme d'amande.
Elle s'était sans doute fait une entorse et, ce n'était pas la première fois.
Cette cheville gauche était une véritable plaie de par son instabilité.
Elisabeth-Ann tomba et se retrouva sur les fesses.
Elle saisit sa cheville gauche à deux mains et, tenta de ne pas se mettre à sangloter mais, qu'est-ce que ça faisait mal !

A suivre


1480 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)

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La fillette lui expliqua que dans le coin on pouvait trouver plein de cascades, mais pour y aller... elle, elle ne pouvait pas car elle était encore trop petite pour s'y rendre sans être accompagnée de quelqu'un de plus grand car beaucoup se trouvaient dans les bois.
Calianor plissa brièvement les yeux ; elle connaissait très bien ce style de recommandation : ne pas trop s'éloigner, ne pas aller seule dans tel et tel endroit, être prudente...
Si elle voulait les voir, il lui faudrait donc convaincre son père ou un autre adulte une autre fois, de l'emmener voir les cascades.
Cela étant dit, d'après son interlocutrice, celle-ci était la plus belle.
* Parfait ! * se dit-elle. * En plus, elle est accessible et pas trop éloignée ! *
- Dis, comment tu t'appelles ? lui demanda la petite fille blonde.
Ah nom d'une chouette, elle était partie dans de longs blablas et avait oublié la base !
- Moi c'est Calianor. Et toi ?
Elle lui apprit qu'elle aurait dix ans le 21 juillet, donc bientôt. Trois mois, compta-t-elle.
- Hé moi mon anniversaire c'est le 11 juillet ! s'exclama la petite sorcière. Mais j'aurai onze ans alors.
Onze ans... un cap très particulier chez les sorciers. Elle recevrait probablement dans le même temps, un hibou l'informant qu'elle était inscrite à Poudlard et qu'elle était attendue le 1er septembre pour son entrée. Tout un changement dans sa vie...
Mais ça, elle ne pouvait pas le lui partager... Fichu secret !
Elle parla ensuite de musique et l'autre enfant réagit avec enthousiasme.
Elle aimait le piano, son oncle en avait un et en jouait. Elle aimait aussi chanter.
- Moi aussi j'adore chanter ! Ma grand-mère - la mère de ma maman - chante super bien ! Et elle m'apprend. Ma mère aussi chante et m'apprend, mais grand-mère... c'est ensorcelant...
Avait-elle le droit de dire ce mot ou pas ? Elle ne l'employait pas vraiment pour parler magie là, donc... mouais, là ça devait aller.
- Ma maman aussi joue du piano et elle m'apprend à en faire, au moins pour accompagner le chant. On a plein d'instruments à la maison. Même une cornemuse. Mon autre grand-père commence à m'apprendre la guitare. J'aime bien apprendre à jouer des instruments pour m'accompagner quand je chante. Je ne suis pas une virtuose et je ne saurais pas jouer des grands morceaux compliqués, mais je peux faire quelques trucs quoi.
Elle pensait à la salle de musique à la maison, au grand piano en son centre, aux étagères couvertes de partition, à la harpe qui reposait au fond de la pièce, les violons, les guitares...
Avec tous les musiciens dans la famille, du côté de sa mère et de son père, ils auraient pu monter un groupe ! Le chœur des Daenarya ! Quoi qu'il n'y avait pas que des Daenarya, il leur faudrait un nom plus large...
Elle se reconcentra sur l'instant présent, le nom de ce groupe imaginaire attendrait.
En plus, la fillette était en train de lui parler mythologie grecque.
Son oncle avait vécu en Grèce, chez Hélios. Enfin... on se comprend.
- J'ai une arrière-grand-mère qui a du sang grec, mais elle, elle est plutôt Poséidon... Il t'a déjà emmené là-bas ?
Elle expliqua également qu'elle aimerait travailler dans le médical mais que c'était encore tôt pour choisir lui avait-on dit.
- Hmmm c'est vrai que tu vas encore découvrir un tas de choses et peut-être un métier que tu n'imagines pas encore du tout et que tu trouveras génial. Mais parfois, ça arrive qu'un choix très jeune ne te quitte jamais.
Grand-père avait voulu devenir auror très jeune et il n'avait pas changé d'avis, embrassant la carrière jusqu'à ce que le poste disparaisse... Enfin il faut dire aussi qu'il avait perdu son père jeune dans la guerre contre les mages noirs, ça marque durablement ça !
Hélas tout ça non plus, elle ne pouvait pas lui en parler.
Ha c'est pénible de devoir cacher tant de choses de sa vie...
- J'aime bien manger certaines choses aussi mais, mon oncle m'a dit que l'on ne savait pas en faire un métier, lança son interlocutrice.
Calianor éclata de rire.
- Moi aussi je disais avant que plus tard, je voulais devenir "goûteuse professionnelle de friandises", je m'imaginais bien installée déguster une crème glacée et donner mon avis "hmmm celle-là est parfaite, celle-là manque de fruité, là vous avez mis trop de sucre" et passer à une autre sucrerie "hmmm ce gâteau est trop sec, ajoutez plus de crème la prochaine fois".
Après cela, la fillette lui révéla le nom que son oncle et elle avait donné à ce lieu :
- "Là où chante la Lune" !", annonça-t-elle avec cérémonie et fierté.
- Ooooh c'est beau, répondit-elle en ouvrant grand ses yeux.
Cette appellation avait un côté très poétique, mélodique comme la musique de la cascade, et aussi... comment on dit... mystique ?
Parlant de mystique, Calianor se rappela d'un coup quelque chose, en lien avec une partie de leur conversation :
- Oh j'y pense : j'avais justement emporté un livre sur la Grèce antique pour lire, annonça-t-elle.
Il contenait des histoires et des images de lieux connus, de monuments - certains disparus -, de références mythologiques...
Elle fouilla dans son petit sac pour l'en extraire.
Mais quand elle reporta son attention sur la petite blonde, elle ne la vit plus debout à sa place.
Baissant les yeux, elle la trouva sur les fesses, se tenant la cheville gauche, grimaçant de douleur.
Calianor se précipita.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai tourné la tête un instant et...
Mais une chute, ça allait aussi vite que l'éclair !
- T'as très très mal ?
Elle en avait l'air en tout cas, mais il arrivait qu'une fois l'effet de la surprise passé, la douleur s'estompe un peu.
- Tu crois que tu arriverais à plonger ton pied dans l'eau froide ?
Le froid, le premier réflexe que lui avait conseillé son père en cas de coup ou de chute, sans blessure ouverte. Et là, elle n'avait visiblement pas de plaie. Mais il faudrait qu'elle atteigne l'eau sans appuyer dessus, au cas où quelque chose aurait cassé.
Ah si seulement papa était ici... et pouvait employer la magie...

@Elisabeth-Ann Dryke
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Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 00:48, modifié 1 fois.

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Avant de s'écrouler sur le sol à cause de sa torsion de cheville, la petite fille avait répondu à sa question.
*Calianor ! C'est comme ça qu'elle s'appelle !*
Elisabeth-Ann n'avait jamais entendu personne s'appeler comme ça !
Cela n'était sans doute pas un prénom très courant car, même à l'école, elle ne l'avait jamais entendu !
*Calianor ! Calianor ! Calianor !
Faut pas que je l'oublie
*, se dit-elle.
"Moi, je m'appelle Elisabeth-Ann", répondit l'enfant enjouée d'enfin connaître un peu mieux son interlocutrice.
"C'est joli, Calianor.
Est-ce que tu sais ce que ton prénom veut dire ?
Moi, je ne l'ai jamais entendu avant aujourd'hui !
", enchaînât l'enfant.
"Le mien est en deux parties, la première veut dire : "Dieu est son serment" et la seconde veut dire "grâce" !", ajoutât Elisabeth-Ann presque certaine d'apprendre quelque chose à Calianor.

"Ooh alors, nous n'avons que un an et dix jours de différence !", se réjouissait-elle.
"Je me disais bien que toi, tu étais plus grande !"

Quand elle avait parlé de la musique que son oncle jouait et qu'elle aimait chanter, Calianor lui avait confié qu'elle chantait avec sa maman et avec sa grand-mère.
Elisabeth-Ann se sentit soudain un peu désavantagée car, il lui était impossible de passer de bons moments avec ses parents, que cela soit sa maman ou son papa.
Elle aimait beaucoup sa grand-mère, elle aussi mais, sa grand-mère Elise habitait loin quant à sa grand-mère Rose, c'était carrément à l'autre bout du pays !
Alors, elle se focalisa sur ce qui était plus ou moins semblable dans leurs histoires et se dit qu'elle pourrait mentionner le fait que son oncle lui avait promis que, bientôt, il lui donnerait des cours de chant et, qu'elle s'en réjouissait déjà !
Mais, perdue dans ses pensées, elle se raccrocha très vite à ce que Calianor lui racontait et oublia de le lui dire.
Comme tous les enfants, parfois, le temps passe tellement vite et il y a tellement de sujets à aborder que certains sont oubliés ou mis de côté et pas nécessairement intentionnellement.

"Oooh ce que vous avez beaucoup d'instruments de musique !", s'émerveillât-elle en continuant à se balancer d'un pied à l'autre.
*Ah ben vivement que Mon oncle m'apprenne aussi car, j'aimerai bien pouvoir dire que je sais faire de jolies choses en musique, moi aussi !
Je vais lui en reparler en rentrant !
En plus du Fort William
*, se dit-elle un peu déçue de ne pas pouvoir, elle aussi, dire qu'elle était capable de faire des prouesses en musique.

"Ta grand-mère est plutôt... Poséïdon !", répéta Elisabeth-Ann en entendant Calianor prononcer ces mots.
"Alors, soit elle vient de l'île de Poros, soit elle vient du Cap Sounion, près d'Athènes !", déclara t'elle sûre de ce qu'elle avançait.
"Non ! Pas encore, je n’ai encore jamais été en Grèce !", répondit-elle un air tristounet dans la voix.
"Mon oncle m'a promis qu'il m'y emmènerait quand je serai plus grande !", déclara t'elle.
"Mais moi, je crois qu'il attend que mes parents acceptent qu'il m'y emmène !", ajouta t'elle à demi-voix, les sourcils froncés tellement cela l'embêtait.
"Mon oncle me parle souvent en grec et il m'apprend à le comprendre et à le parler !
Je n'aime pas toujours le parler parce que j'ai peur de me tromper.
", ajouta t'elle expressément.

*Oooh ! Je l'ai fait rire !*, s'étonnât-elle en constatant que son idée de faire un métier de manger, avait provoqué cette hilarité.
Elisabeth-Ann était ravie, peut-être que cette jeune fille pourrait l'accepter comme elle est, tout compte fait.
Alors Calianor lui expliquât qu'elle aussi avait penser à devenir, comment elle a appelé ça, déjà : "goûteur professionnel" !
*Elle a eu les mêmes idées que moi !*, s'émerveillât-elle.
*Peut-être que pour elle, je ne serai pas si bizarre que ça !*, pensa l'enfant pleine d'espoir.

Elisabeth-Ann fut très fière quand Calianor lui déclara qu'elle aimait le nom qu'elle donnait à cette cascade.
C'est que c'est en discutant avec son oncle très longuement qu'ils avaient choisi cette appellation et, elle n'aurait pas voulu que quelqu'un trouve que c'était ridicule ou moche.
Alors, elle se redressa de fierté en entendant l'exclamation de l'enfant.
Et c'est en se redressant qu'elle s'était tordu la cheville et c'est là que nous l'avions laissée.

Reprenons donc où nous en étions...

Calianor l'avait rejointe de l'autre côté de la La Lealt river vu que ce n'était pas bien profond, quelques dizaines de centimètres tout au plus.
C'était bien plus profond avant la cascade mais où elles se trouvaient, on voyait le fond et l'eau ne dépasseraient pas les genoux des jeunes filles, si elles s'étaient tenues debout à l'endroit le plus profond du lit de la rivière.

Calianor lui demanda ce qu'il s'était passé, si elle n'avait pas trop mal et si elle pouvait plonger son pied dans l'eau.
Elisabeth-Ann sentit les larmes commencer à couler le long de ses joues tellement la douleur était présente et elle arriva à hoqueter sa réponse, entre deux sanglots qu'elle parvenait toujours à réprimer :
"Mon pi, mon pied !
Il a glissé et il s'est tordu !"
, commença t'elle.
"Siii ! J'ai fort mal !", finit par lâcher l'enfant en se tortillant sur ses fesses pour tenir sa cheville.

Alors, pour tenter de contenter sa nouvelle amie, Elisabeth-Ann ôta sa chaussure de marche et sa chaussette et, son pied se mit à gonfler et à prendre une couleur qui variait entre le bleu et le noir.
A cette vue, la petite fille se laissa enfin aller et se mit à pleurer en plongeant son pied dans l'eau qui venait de la cascade.
C'était difficile de plonger le pied dans l'eau, parce qu'elle ne voulait pas lâcher sa cheville et donc, elle y plongeât aussi les mains.
Elle pleurait maintenant à chaudes larmes et, entre deux sanglots, elle répétat :
"J'ai très mal !".
Mais, l'eau froide calma un peu la douleur et cela permit à Elisabeth-Ann de reprendre un peu ses esprits et son calme.

Dépitée, elle regardait sa cheville devenue bleutée et toute gonflée malgré l'eau froide dans laquelle elle était plongée.
Elle releva la tête et dit : "Mon pied est devenu tellement gros qu'il ne rentrera plus dans ma chaussure !
Je ne parviendrai jamais à rentrer chez moi en marchant tellement j'ai mal et même si je n'avais pas si mal, je ne pourrais pas non plus le faire sans chaussures !
Il y a des rochers partout !"
, réussit-elle à dire en devant, de temps à autre, reprendre sa respiration à un moment inapproprié dans ses phrases.
Elisabeth-Ann pensait que, maintenant, elle ne passait plus de jolies vacances.
Elle devrait sans doute se rendre à l'hôpital, on lui mettrait un plâtre et on lui donnerait des béquilles et, elle ne pourrait plus sortir pour courir partout et aller s'amuser quand il y aurait du beau temps.
La douleur et la perspective de la fin de ses vacances gâchées, le fait qu'elle devrait retourner à l'école avec un plâtre et des béquilles et la douleur lancinante qui continuait à battre dans sa cheville immergée dans l'eau firent que ses larmes s'écoulaient à nouveau sur ses joues.

A suivre


1196 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)

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"Elisabeth-Ann", voilà comment s'appelait la fillette de la cascade.
* Remarque, c'est bien comme surnom aussi ça : "la fille de la cascade"! *
Le sien, Elisabeth-Ann ne l'avait jamais entendu auparavant, mais le trouvait joli.
- Merci. Il n'est pas très répandu, je sais bien.
En fait, elle n'aurait pas pu citer qui que ce soit d'autre qui portait ce nom.
- Est-ce que tu sais ce que ton prénom veut dire ? lui demanda-t-elle.
Ça par contre, elle le savait.
- C'est inspiré de la langue elfique. "Cali", ça vient du mot qui signifie la lumière. Et "anor", ça désigne le soleil. Je ne sais pas si le terme tel quel ou le nom existe vraiment dans cette langue, mais mes parents se sont inspirés de ces racines-là.
La fillette lui expliqua les origines du sien.
- Oh ben dis donc, je connaissais les deux prénoms mais j'ignorais complètement qu'ils avaient une signification comme ça ! Et je ne les avais jamais entendu associé. Ce sont des prénoms de princesses, nota-t-elle. Et même de reines !
Elle avait étudié, du moins en partie, les noms des rois et reines d'Écosse et d'Angleterre, ainsi que les plus célèbres de leurs familles ou d'autres pays. Après tout, autrefois, sorciers et souverains moldus coopéraient.
Tiens, elle se demanda si le roi et la reine étaient, aujourd'hui encore, mis au courant, en tant que chef d'état, de l'existence de la magie...
Encore une fois, elle se dispersait.
Elle se recentra sur leur conversation : leur âge, la musique, la Grèce...
- Ta grand-mère est plutôt... Poséïdon ! Alors, soit elle vient de l'île de Poros, soit elle vient du Cap Sounion, près d'Athènes ! lui dit-elle.
En fait, ce à quoi elle pensait en disant cela, ce n'était pas tant au coin d'où elle venait, dont elle n'était pas sûre du tout d'ailleurs, qu'à ses aptitudes magiques pour tout ce qui concernait l'eau et le monde marin. Et qu'en plus, elle faisait régulièrement mention du dieu Poséidon.
Mais... c'était délicat à expliquer sans mentionner la magie.
Heureusement, Elisabeth-Ann poursuivit en répondant à sa question sur un éventuel voyage en Grèce, ce qui dispensa - temporairement au moins - Calianor de se justifier.
Elle n'était pas encore allée en Grèce, mais son oncle avait promis de l'y emmener un jour.
- Tu verras que la mer y est plus chaude qu'ici, plaisanta Calianor.
Son oncle lui apprenait le grec.
- Ah oui ? Le vrai Grec ? enfin je veux dire : celui qu'ils parlent là-bas aujourd'hui ?
Non pas que le grec ancien était un faux grec hein, mais il n'était pas la langue actuelle, même s'il en était à la source.
Elle, elle avait des notions d'ancien grec, parce que sa grand-mère disait que le grec ancien, tout comme le latin, lui servirait pour comprendre l'étymologie des sorts.
Puis elles avaient parlé futurs métiers, ou rêves de métiers imaginaires et du nom du lieu.
Et puis tout avait basculé, si on peut dire ça comme ça.
Elle avait rejoint la blessée qui avait visiblement mal, ce qu'elle lui confirma.
Elle se tenait la cheville qu'elle avait tordue en tombant.
Ou elle avait glissé, tordu sa cheville et était tombée...
Bref, elle ôta sa chaussure et sa chaussette et Calianor vit son pied en train de gonfler à vue d'œil.
* Oh là là ! * pensa-t-elle. * Ça s'annonce mal. *
Elle n'était pas son père, mais ce n'était sans doute pas un petit choc qui passerait en quelques minutes.
Elle sortit un mouchoir d'une poche et le lui tendit. Elle en aurait sans doute besoin pour essuyer ses larmes et... enfin bref, elle en aurait besoin.
- Tiens, prends-le, il est propre.
La fillette pleurait, sous l'effet de la douleur sans doute, et de l'inquiétude de la vision de sa cheville enflée.
Et elle se demandait comment elle pourrait rentrer dans cet état.
C'est sûr qu'elle ne pourrait plus poser le pied dans les prochaines heures. Ce serait dur et une très mauvaise idée par ailleurs.
Calianor se sentait un peu perdue : elle voulait l'aider mais sans savoir quoi faire d'autre, elle voulait la consoler et la rassurer mais tant qu'elle aurait si mal et que sa cheville gonflerait, à quoi cela servirait-il ?
- Je vais chercher mon père !
Elle avait annoncer ça d'un ton sans appel, déterminée.
Ça lui était venu comme une évidence, comme la seule chose à faire là, tout de suite.
Ça l'embêtait de laisser Elisabeth-Ann seule comme ça, mais là, elle ne pourrait pas l'aider davantage.
- Laisse ton pied le plus longtemps possible dans l'eau froide, mais sors-le de temps en temps si tes orteils deviennent bleus.
Elle posa son sac près d'elle et le livre dessus.
- Je n'ai rien à te donner contre la douleur, mais peut-être que voir des images de Grèce t'aidera à ne pas penser uniquement à la douleur. Et il vaut mieux que tu regardes ça, plutôt que la couleur de ta cheville.
La couleur allait changer, virer à "pas joli du tout", et la fixer ne ferait qu'augmenter son angoisse.
- Mon père est médicom...
Eh zut ! Encore ce secret magique.
- Je veux dire que comme mon père est médecin, il saura quoi faire pour les premiers soins et il saura quoi faire pour que tu puisses rentrer. Je te promets de revenir très vite. Et si tu as le moindre doute, pense que je t'ai laissée mes affaires.
Elle ne lui laissa pas le temps de protester.
Elle l'aurait peut-être suppliée de ne pas la laisser toute seule et Calianor avait peur de lui céder. Mais aller chercher de l'aide était la meilleure solution, elle en était convaincue, même si c'était très dur de partir ainsi.
Elle s'éloigna sans se retourner pour ne pas changer d'avis, suivit le cours de la rivière, biffurqua pour longer la plage et aperçut au loin ce qu'elle reconnaissait : la maison des McWorthy.

Quelques minutes plus tard, elle refaisait le chemin inverse, tirant son père par la main en agitant l'autre bras.
- C'est par là ensuite. Mais n'oublie pas ce que je t'ai dit, tu ne pourras pas...
- Chut ! J'ai bien compris ma puce.
Elle finit de se guider en suivant le chant de la Lune et quand elle repéra la fillette, elle lui cria de toutes ses forces, au cas où elle ne les aurait pas vus :
- On arrive ! J'amène du renfort !

@Elisabeth-Ann Dryke
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Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 00:52, modifié 1 fois.

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