Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...

TW (Parents toxiques - séquelle d'angoisse de l'enfant)


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Elisabeth-Ann aurait bien voulu l'empêcher de partir et de la laisser seule mais, la petite fille rousse était déjà hors de vue quand elle ouvrit la bouche pour le lui demander.
Il faut dire qu'en étant assise par terre, le pied dans le ruisseau, on était dans l'un des endroits les plus bas et donc que l'on ne voyait pas bien loin.
Pour mieux distinguer les alentours, il aurait fallu qu'elle monte sur un rocher comme celui... oui, c'est ça !
Il aurait fallu qu'elle remonte sur le rocher duquel elle était tombée pour voir au loin et savoir si sa nouvelle amie était toujours visible et en train de s'éloigner, si elle avait déjà disparu ou si elle revenait vers elle avec son papa médecin.
Ne voulant pas se blesser davantage, Elisabeth-Ann se résout à rester tranquille et à ne pas changer de place même si la tentation était bien grande de pouvoir savoir ce qui pouvait bien se passer autour d'elle, maintenant qu'elle était plus vulnérable.
Mais, avant d'être aussi sage, elle avait tout de même tenté de se mouvoir un petit peu et avait tenté de poser le pied dans le fond du lit de la rivière.
La douleur avait été si fulgurante malgré la froideur de l'eau qu'elle avait abandonné l’idée immédiatement et, la peine reprit le chemin de ses pensées si bien qu'elle tenta de se raisonner en se disant qu'elle pourrait peut-être tenter de se rappeler des dernières confidences qu'elle avait entendues.

Pendant que Calianor s'était éclipsée, Elisabeth-Ann se rappela donc leur conversation et s'interrogeât sur la signification du prénom de son amie.
Celle-ci lui avait parlé de "Lumière du soleil" mais, ce n'était pas ça qui la turlupinait.
Elle avait parlé de langue... elfique !
*"Elfique", comme dans les contes de fées.
Elfique comme dans les jouets et les livres qu'elle aimait lire.
Quelqu'un a t'il créé une langue pour des personnes imaginaires ?
Ça, ça irait encore mais, quelqu'un qui va prendre une langue imaginaire pour créer un prénom pour un vrai enfant !
Ça, c'est vraiment bizarre !
Enfin, je ne sais pas si le plus bizarre c'est celui qui a créé la langue ou les parents qui vont chercher dans cette langue inventée pour jouer, un prénom pour un enfant !
*
Comme le questionnement devenait un peu trop compliqué pour son jeune âge, l'enfant repoussât ces idées qui pourtant, pourraient donner matière à réflexion et, elle se focalisa sur sa situation.

*Bon, ben, le Monsieur, le papa de Calianor va sûrement être fâché parce qu'il va devoir me porter jusqu'à chez "Mononcle"(1).*
((1)Le surnom de son oncle, se prononce : Mo-non-cl)
*Mononcle, lui, il va être tout tracassé et va aller me conduire aux urgences de l'hôpital.
TW (Parents toxiques - séquelle d'angoisse de l'enfant) Là, ils vont appeler Maman qui va me gronder devant tout le monde dès qu'elle arrivera !
Elle va prévenir Papa et, il va me punir même si je peux rester chez Mononcle.

Et Mononcle ne voudra peut-être pas que je reste parce que chez lui, il y a des escaliers alors qu'à l'appartement, il n'y en a pas.
*
L'enfant soupira, elle n'avait pas du tout envie de ce futur mais, elle sentait bien que c'est ce qui allait lui arriver.
D'ailleurs, comment pouvait-il en être autrement...
Elle n'avait pas touché au sac, au livre et au mouchoir de son amie.
Enfin si, elle avait calé le mouchoir sous le livre pour qu’il ne s’envole pas.
Elle avait remarqué que c'était un joli mouchoir en tissu et ne voulait pas l'abîmer.
Elle avait récupéré son paquet de mouchoir en papier dans la poche arrière de son short en jeans. Ils n'étaient pas totalement mouillés suite à sa chute dans l'eau vu que l'emballage est en plastique donc, ils étaient toujours utilisables. Un tout petit morceau était mouillé et, il suffisait de les laisser un peu sécher au soleil.

A force de rester avec le pied dans l'eau froide, Elisabeth-Ann commençait à avoir froid et donc, pour se réchauffer un peu, elle tenta de retirer son pied de l'eau qui tombait de la cascade mais, c'est alors la douleur qui s'amplifiait.
Que faire, le gilet qu'elle avait pris et qu'elle avait noué autour de sa taille pour qu’il ne l’ennuie pas était trempé vu qu'elle était tombée les fesses dans l'eau.
Elle aurait même pu se noyer si elle avait paniqué davantage.
Heureusement, ici, elle avait tout de suite trouvé le fond !
Elisabeth-Ann avait terriblement peur de la profondeur de l'eau, c'est une phobie qu'elle a depuis très jeune qui est due à son papa qui l'avait poussée dans l'eau en espérant qu'elle aurait les mêmes réflexes que les bébés nageurs alors qu'elle avait déjà six ans.
La petite fille n'avait jamais trouvé le fond et, son père avait dû sauter dans l'eau pour l'en sortir et, depuis, l'enfant, s'il ne pose pas les pieds dans le fond de l'eau, panique et se noierait dans moins d'un mètre de profondeur.
Frigorifiée par l'eau turbulente qui s'apaisait autour de sa cheville, les chaussures et les chaussettes toujours bien mouillés, le short et le t-shirt humides par sa chute dans le lit de la rivière, son gilet dégoulinant qu'elle avait tenté de tordre et d'aplatir à côté d'elle pour qu'il sèche sous le soleil d'avril mais, sans beaucoup de succès ; elle commençait à grelotter.
Avoir froid et mal en même temps, voilà une situation bien peu enviable et l'enfant se demandait lequel des deux choisir : la douleur ou le froid car, les deux réunis semblaient maintenant de plus en plus insupportables.

Elle n'eut pas le temps de prendre sa décision car, elle fut sortie de ses pensées par le cri de Calianor qui revenait : "On arrive ! J'amène du renfort !"
Les yeux d'Elisabeth-Ann s'envahirent de reconnaissance mais, en même temps, ses larmes recommençaient à couler parce qu'elle se doutait bien de la suite de sa matinée.
Quand les ombres arrivèrent sur elle, elle leva son visage mouillé de larmes et, avant même de les apercevoir, elle déclara :
Je suis ici !, en agitant la main droite vers le haut pour qu'ils sachent où elle se trouve.

A suivre


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A toi, @Calianor Daenarya :)
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 19 août 2025, 00:38, modifié 2 fois.

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"Je suis ici" perçurent-ils au loin, cette petite voix mêlée au bruit de l'eau.
Ils virent la petite main levée et atteignirent leur destination.
Calianor prit les devants et lâcha la main de son père lors des derniers mètres pour accourir.
- Hé hé doucement l'entendit-elle recommander.
- T'inquiète papa !
Cela dit, à partir du moment où elle avait accouru le chercher pour une fillette qui avait glissé sur un rocher mouillé par ici, difficile de le persuader de ne pas s'inquiéter en la voyant s'élancer dans la zone...
- Ça va ? Ça n'a pas été trop long ? demanda-t-elle.
Elle avait couru de toute la force de ses petites jambes - plus si petites en fait -, une fois sur un sol bien sec, et n'avait pas eu besoin de beaucoup de temps pour convaincre son père de la suivre.
Elle lui avait expliqué l'essentiel chez les McWorthy et avait exposé les détails sur le chemin de retour.
Mais même si quelques minutes seulement s'étaient écoulées, ça avait dû paraître bien long à la fillette restée là, seule, trempée et blessée.
- J'ai fait au plus vite, je te jure.
Elle aurait fait encore plus vite si elle avait pu transplaner mais elle était trop jeune pour ça.
Elle était trop jeune pour un tas de choses d'ailleurs : pas encore de baguette, pas encore de vol sur un vrai balai,...
Mais ça allait s'améliorer après son entrée à Poudlard.
Enfin pour le transplanage, il faudrait encore attendre.
- Tu as froid ? demanda-t-elle en la voyant greloter.
Mais était-ce l'effet du froid ou de la douleur ?
L'adulte les rejoignit alors.
- Bonjour, c'est toi Elisabeth-Ann si je comprends bien ? Moi je m'appelle Cédric. Je vais regarder ta cheville d'accord ? Toi tu ne bouges pas, c'est moi qui la manipule.
Il s'agenouilla et souleva délicatement la jambe de la petite fille.
Il se pencha et examina de près le pied enflé.
- Hmmm... On va te tourner un peu pour que tu puisses reposer ton pied bien haut et mettre de la glace dessus. L'eau froide c'était bien en attendant, mais la glace ce sera encore mieux, et puis il faut maintenir ton pied plus haut pour l'aider à dégonfler.
- En plus elle a froid, fit remarquer sa fille.
Il ôta son gilet et le posa sur les épaules de l'enfant.
- Tiens, pour te garder au chaud en attendant. Ton pied doit avoir très froid mais pas toi.
Il repéra son gilet à elle, étalé et mouillé, le plia pour faire un mini coussin et le posa sur une zone rocheuse plane et plus haute.
- Je te l'emprunte pour que ce soit plus confortable pour ton pied.
D'un coup d'œil, il signifia à sa fille de l'aider.
Ils firent pivoter la fillette avec douceur, l'adulte soutenant sa jambe blessée avec précaution, pour l'orienter vers le promontoire aménagé.
Une fois le pied posé dessus, il sortit de sa mallette une espèce de petit sac en tissu rempli de quelque chose de très froid.
Vu de l'extérieur, ça ressemblait à une pochette non-magique comme on pouvait en trouver chez les Moldus, à poser sur la zone endolorie pour soulager les coups et les inflamations.
Évidemment ici, le liquide à l'intérieur était maintenu froid grâce à un processus magique et contenait quelques propriétés, disons assistées, mais ça ne se remarquerait pas, heureusement.
En principe, les médicomages n'exercent pas auprès des moldus. Toujours cette histoire de secret, d'univers distincts au sein d'un même monde...
Mais regarder un moldu souffrant sans lever le petit doigt n'était pas envisageable pour un médecin, en tout cas pas pour Cédric Daenarya.
Alors il avait suivi une courte formation de secouriste adaptée aux moldus pour leur procurer les premiers soins en cas d'urgence, le tout sans dévoiler ses pouvoirs.
- Le froid et la surélévation vont aider pour ton œdème. Il parait que tu t'intéresses à tout ce qui est médical ? Tu sais déjà ce qu'est un œdème ? Et dis-moi, tu voudrais travailler dans quelle domaine si tu réalises ton rêve ? Infirmière ? médecin ? kiné ? Tu veux soigner des enfants ? des grands ?

@Elisabeth-Ann Dryke
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" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


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La petite fille commença à entendre les pas qui faisaient glisser les rochers.
Certains semblaient comme propulsés par une course et, c'était Calianor qui courait pour la retrouver.
Bien qu'elle n’eût pas douté de son retour, Elisabeth-Ann était plutôt rassurée de la voir revenir aussi rapidement car, elle s'attendait à devoir attendre bien plus longtemps.
Elle avait un peu de mal à savoir le temps qu'il fallait pour rejoindre les maisons situées de l'autre côté de La Lealt river vu qu'elle ne pouvait s'y rendre qu'accompagnée d'un adulte.
C'est donc avec beaucoup de reconnaissance qu'elle vit sa nouvelle amie réapparaître devant ses yeux et qu'elle la freiner en arrivant à ses côtés.
Avant d'apercevoir la personne qui accompagnait la petite fille rousse, Elisabeth-Ann entendit la voix de la personne qui arrivait et qui recommandait, par prudence, de ne pas se précipiter.
Elle savait que seul un adulte dirait une telle chose !
Elle se dit que, peut-être, cette personne pourrait trouver une solution pour qu'elle tienne sur ses jambes à nouveau, pour qu'elle puisse s'appuyer sur son pied et donc, pour qu'elle puisse trouver un moyen de rentrer sans effrayer toute sa famille et ce, même si elle n'y croyait pas vraiment.
Elle était suivie par un monsieur, sans doute le papa de l'enfant mais, elle ne le détaillât pas.
Son esprit était focalisé sur sa douleur et sur son sentiment d'être frigorifiée.
Elle voulait, à tout prix, trouver un moyen de pouvoir bouger pour rentrer et, elle n'avait aucune idée de la façon de s'y prendre et elle comptait bien en parler avec Calianor quand son père aurait examiné sa cheville.

Calianor lui demanda si elle n'avait pas trouvé le temps trop long et, Elisabeth-Ann ne savait quoi répondre car, si bien sûr qu'elle avait trouvé ça long de rester seule à avoir mal de la sorte mais, elle pensait également qu'il faudrait bien plus de temps pour revenir jusqu'à elle accompagnée d'un adulte alors, elle ne dit rien et leva juste le regard pour rencontrer les yeux bleu azur de son amie et y plonger le sien.
Quand sa nouvelle copine précisa qu'elle avait fait au plus vite, Elisabeth-Ann dû retenir un sanglot, tellement cela la touchait qu'une personne qui lui était encore inconnue voilà quelques heures se démène autant pour elle.

Quand Calianor l'interrogeât à nouveau, ce fut pour lui demander si elle avait froid et, elle hocha vivement la tête en grelottant.
Quelques secondes plus tard, l'adulte qui était apparu la questionna, lui aussi.
Il lui dit qu'il s'appelait Cédric et qu'il allait regarder sa cheville et qu'il ne fallait pas qu'elle essaie de la bouger et que c'est lui qui allait le faire.
Il sortit son pied de l'eau en soulevant sa jambe et, tout de suite, elle sentit qu'elle avait un rien moins froid mais, ce fut l'histoire de quelques secondes.
Comme il manipulait sa cheville, elle grimaçait de douleur et de temps à autre, elle inspirait bruyamment en stoppant net sa respiration pour signifier que cela faisait mal à cet endroit.
Elle voyait plus les mains du monsieur que son visage parce qu'elle avait peur qu'il lui fasse mal et ce, même si elle savait que c'était un médecin.
Ben oui, quoi, les médecins font mal quand ils auscultent leurs patients !
Du moins, si on a déjà mal avant d'aller les voir !

Quand l'homme eut parlé de la tourner et de poser de la glace sur sa cheville, Elisabeth-Ann se laissa guider par les mains de son amie et de l'homme médecin qui s'occupaient d'elle.
Elle avait peur mais, son déplacement se passa bien.
Par contre, l'anxiété l'avait gagnée au mot "glace" vu qu'elle avait déjà tellement froid !
Elle ne dit rien et regardait, avec beaucoup de peine, le haut de son short qui était, désormais, le point le plus bas de son corps.
Elisabeth-Ann ne voulait pas regarder quand ils mettraient la glace sur son pied parce qu'elle se disait qu'elle allait se sentir encore plus mal et qu'elle ne voulait pas que sa nouvelle amie n'ait déjà plus envie de la voir.
Elle ne voulait pas déplaire et voulait tenter d'adapter ses réactions à ce qu'ils attendaient d'elle.
Elisabeth-Ann ne connaissait pas encore la valeur de l'authenticité parce que jusqu'à présent, les enfants qui la côtoyaient à l'école, ne le faisait qu'en fonction du comportement qu'elle adoptait envers eux et, ils n'accordaient aucune valeur à qui elle était vraiment.

Soudain, elle ressentit une chaleur autour de son torse et respira un peu mieux.
Le papa de Calianor avait posé un gilet sur ses épaules et, cela lui permit de décontracter un peu ses muscles qui s'étaient tendus pour tenter de conserver un peu de chaleur.
Excepté pour son membre inférieur gauche qui était tendu vers le haut, tout le reste de son corps se détendit grâce à cette source de chaleur qu'elle n'attendait plus.
Elle regarda Calianor avec tellement de gratitude qu'il semblait qu'elle allait recommencer à pleurer mais, cette fois, de soulagement.
Oh bien sûr qu'elle avait toujours mal mais, ne plus trembler de froid permettait également aux muscles de ses jambes d'arrêter de frissonner et donc, les mouvements incontrôlés se réduisaient et, cela lui permettait de ressentir moins de chocs dans la cheville et, c'était déjà beaucoup de douleurs en moins !

Elle voulut fermer les yeux un moment pour participer à l'effet de relaxation que la chaleur lui accordait mais, la voix du monsieur qui la questionnait la fit ouvrir les paupières.
Il voulait savoir si elle savait ce qu'était un œdème et si elle travaillait dans le médical, dans quel domaine elle aimerait le faire. Il lui demanda quel métier elle désirerait faire et si elle voulait soigner des grands ou des petits.

Elisabeth-Ann ouvrit la bouche pour parler mais, aucun son ne sortit d'abord.
Elle referma la bouche, reprit sa respiration et répondit avec une voix un peu tremblante :
Un œdème c'est une augmentation du volume de liquide qui se trouve entre les cellules des organes du corps et les vaisseaux sanguins. Ce liquide est normalement constitué d'eau, de sels minéraux et de protéines, et son équilibre est important pour le bon fonctionnement des tissus. Lorsqu'il y a un déséquilibre, et que la quantité de liquide devient trop importante, un œdème se forme, débitât-elle comme une bonne élève qui a appris sa leçon par cœur.
Elle reprit alors sa respiration, une nouvelle fois et poursuivit :
Je ne sais pas encore si ce serait médecin, infirmière ou bien pour chercher comment soigner les maladies dans un laborotoâre de recherches, signifia t'elle en réfléchissant avec toujours sa petite mine triste.
Ben faut soigner tout le monde, non ?, questionna l'enfant pour toute réponse à la dernière question de Cédric Daenarya.
L'enfant eut, tout à coup bien peur qu'il soit spécialisé pour les adultes et qu'il ne voudrait pas l'aider.
Fatiguée par la douleur et le froid mais, un peu réconfortée par la présence de Calianor et celle du gros gilet bien chaud qu'elle avait sur les épaules, elle ne sentit même pas quand ils avaient déposé la poche de glace sur sa cheville et ses yeux s'étaient refermés...
Une douce torpeur commençait à l'envahir.

A suivre


1201 mots

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La petite fille énonça une définition détaillée de l'œdème.
Calianor fit des yeux ronds.
Elle savait à peu près ce que c'était mais n'aurait pas pu donner une pareille définition, aussi scientifique du mot.
- Par la barbe de M...
- Cali ? ! la coupa son père.
Ah oui, par la barbe de Merlin n'était probablement pas une expression classique chez les moldus.
- Pas de gros mots, ajouta son père, comme pour éviter qu'on se demande pourquoi il l'avait interrompue.
Parce qu'au fond, ce n'était pas tellement un gros mot, mais elle savait ce qu'il voulait dire.
- Oui pardon, c'est juste que c'était bleuffant.
Son père sourit.
- Eh bien il est vrai que ce n'est pas donné à tout le monde de savoir aussi bien définir un œdème. Même pour certains de mes collègues d'ailleurs... Non pas qu'ils ne sachent pas ce que c'est, mais quant à l'expliquer de la sorte...
Elisabeth-Ann ne savait pas encore quel type de métier elle voudrait faire si elle persévérait dans le domaine médical : médecin, infirmière, chercheuse...
Mais elle voulait soigner tout le monde, précisa-t-elle quand le médicomage lui demanda si elle avait une préférence pour soigner les enfants ou les adultes.
- C'est vrai, il faut soigner tout le monde, répondit-il. En tout cas, tout le monde a le droit d'être soigné. Mais on peut aussi choisir de consacrer plus de temps aux enfants en devenant pédiatre par exemple, ou de soigner tout particulièrement les mamans en choisissant de devenir gynécologue... Ça ne veut pas dire que les autres ne doivent pas être soignés, mais on peut se spécialiser.
Certains médecins ou infirmiers détestent s'occuper des enfants. Parce qu'ils les trouvent plus bruyants, plus agités, ou trop curieux. Ce n'est pas mon cas, précisa-t-il au cas où ses propos feraient naître un doute. Sans être pédiatre, je soigne aussi des enfants et j'ai croisé des adultes bien plus difficiles que bon nombre d'entre eux.
J'ai aussi des collègues qui m'ont dit préférer soigner les enfants parce que quand ils allaient mieux, eux au moins vous souriaient... Tu vois ce n'est pas forcément la question de savoir si on doit ou pas soigner tout le monde.
Il reporta alors son attention vers la cheville.
Il souleva le pack de glace et inspecta.
- Hmmm on dirait qu'on a perdu un peu de volume... On va le laisser encore un peu. En attendant, je vais préparer un petit quelque chose contre la douleur. Vous ne bougez pas les filles, je vais faire ça plus loin.
Calianor acquiesça.
Pour préparer l'anti-douleur, il allait rouvrir sa mallette où se trouvaient des choses qu'Elisabeth-Ann ne pouvait en principe pas voir.
Et puis, certains objets présenteraient un volume trop important pour qu'elle ne se demande pas comment une si grosse bouteille pouvait tenir dans cette mallette par exemple...
Parce qu'elle est sans fond, mais allez expliquer ça sans parler de magie !
Et puis, si pour une raison ou pour une autre il avait besoin de magie, il devait impérativement se tenir à l'écart.
- On ne bouge pas, confirma-t-elle tandis que l'adulte s'éloignait de quelques pas, à l'abri des regards.
Elle récupéra son sac et son livre.
- T'as soif en attendant ? demanda-t-elle. J'ai une gourde si tu veux boire un peu. Est-ce que tu sais si l'eau de la cascade est potable ?
Elle sortit la gourde de son sac et y replongea un instant le bras en inclinant la tête, cherchant visiblement quelque chose.
Au bout d'un moment, elle sortit une barre de chocolat et deux cookies.
- Et si t'as faim, j'ai de quoi faire aussi.
Calianor avait un peu chercher pour ne pas sortir du sac une friandise du monde sorcier.
Par chance, elle avait des friandises tout à fait normales en réserve.
Peut-être que focalisée sur la douleur et l'inquiétude, Elisabeth-Ann n'avait pas fait attention à une bouche desséchée ou un estomac qui gargouille ? !
- Si tu veux, en attendant je peux te montrer les images de mon livre et si tu vois l'endroit d'où vient ton oncle, tu me le montreras ? proposa-t-elle.
Puis elle eut un instant d'hésitation : après tout ça, peut-être que la fillette voulait juste un peu de repos ?
- Euh mais si tu veux te reposer, je peux aussi me taire... non je te jure, je peux le faire !

@Elisabeth-Ann Dryke
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Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09

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*Calianor avait été surprise de ma définition de l'œdème, son papa l'a même grondée parce qu'elle avait failli dire un gros mot !*
Elisabeth-Ann s'en voulait un peu parce qu'elle ne voulait pas que sa nouvelle amie se fasse gronder à cause d'elle !
Mais le papa de Calianor a ensuite continué à parler et l'a rassurée en disant que ça ne le dérangeait pas de s'occuper des enfants et de les soigner.
Il était aussi d'accord avec elle vu qu'il avait dit que tout le monde avait le droit d'être soigné.
*Ah c'est donc un gentil docteur*, se rassura t'elle en l'écoutant.

Puis, Cédric regardât son pied et dit qu'il avait perdu du volume !
Elisabeth-Ann se demandait ce que cela pouvait bien vouloir dire mais, elle ne posa pas de question immédiatement parce qu'il se leva et leur demanda de rester où elles se trouvaient pendant qu'il allait chercher quelque chose pour que la douleur s'en aille plus vite.

Comme elle désirait, par-dessus tout, avoir moins mal pour trouver un moyen de rentrer chez son oncle, elle n'allait certainement pas l'interrompre à ce moment-là !
Son éducation stricte, chez ses parents, lui avait appris qu'il était toujours dangereux d'interrompre un adulte dans ce qu'il faisait si c'était bien parce qu'après, il risquait de ne plus avoir envie de continuer !
Alors, elle se tut et se contentât d'acquiescer silencieusement de la tête quand il leur demanda de rester où elles se trouvaient.
De toute façon, Calianor avait répondu pour elles deux, donc, il n'était pas nécessaire de répondre également !

Calianor lui demandât si elle avait soif et si l'eau de la cascade était potable.
"Euh... non, je n'ai pas soif !
Et on ne peut pas boire l'eau de la rivière ni celle de la cascade sans l'avoir traitée avant !
", répondit-elle avec les yeux qui continuaient à lutter pour rester ouverts.
Elle lui proposa aussi des cookies et du chocolat !
Bien qu'elle adorât manger du chocolat, Elisabeth-Ann était en train de s'endormir grâce à la chaleur du gilet qui entourait ses épaules.
Elle qui grelottait de froid voilà encore moins d'une heure et qui avait très mal à la cheville, se détendait tellement de ces deux changements que procuraient la poche de glace et la chaleur de la laine qui l'enveloppait qu'elle n'avait même pas envie de croquer dans la barre chocolatée qu'elle aurait, en un autre moment, dévoré juste par plaisir et, à la place, elle luttait désespérément pour garder les yeux ouverts.

Calianor lui proposa ensuite de feuilleter son livre sur la Grèce afin qu'Elisabeth-Ann puisse lui montrer d'où provient son oncle.
Elle fit signe de la tête que oui et tentât de s'affairer à déchiffrer les lettres sur les pages afin de pouvoir dire directement quand elle verrait l'île de Rhodes mais, bien malgré elle, ses yeux continuaient à se fermer et ils restaient, maintenant, bien plus longtemps fermés qu'ouverts.
Pourtant, l'enfant se battait pour ne pas décevoir son amie, elle ne l'entendit pas lui proposer de se reposer, elle avait fermé les yeux et s'endormait un peu plus profondément, bercée par le chant de la Lune et par la voix de son amie...

Epuisée par les élancements de sa cheville et les grelottements dus au froid de l'eau qui l'avait pratiquement entièrement mouillée puis, détendue par le soulagement partiel de sa douleur et pas la chaleur que lui procurait le gilet de Cédric, l'enfant s'assoupit, bien malgré elle, la jambe surélevée, le nez enfoui dans le lainage et la tête posée sur l'herbe verte de son endroit préféré avec sa nouvelle amie qui lui parlait...

A suivre


605 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)

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L'eau de la cascade, ni celle de la rivière' ne pouvait être bue ainsi sans traitement préalable.
Mais Elisabeth-Ann n'avait pas soif de toute façon.
Le contenu de sa gourde serait donc suffisant.
- OK. Tu m'excuseras mais moi j'ai absolument besoin de boire un peu.
Elle avait couru et, est-ce le sel de l'air marin ou le fait qu'elle ouvrait la bouche en courant, elle avait l'impression qu'elle allait entrer en phase de déshydratation critique... ou peut-être pas à ce point mais elle avait soif.
Alors elle se désaltéra un peu.
La course, ou le grand air, lui avait également creusé un trou dans l'estomac.
- J'espère que tu ne m'en voudras pas de manger à côté de toi.
Elle ne voulait pas être impolie mais elle avait si faim...
Était-ce malvenu de manger ainsi tandis que son amie patientait là dans la douleur ? Et l'inquiétude ?
Ben c'est vrai que maintenant que son père était aux commandes, elle, elle ne s'inquiétait plus, pas parce qu'elle s'en fichait, mais parce qu'elle savait qu'il avait les choses en main et que donc, tout irait bien. Comment pourrait-il en aller autrement ? ! C'était son père quoi !
Elisabeth-Ann avait acquiescé quand elle lui avait proposé de jeter un coup d'œil à son livre sur la Grèce antique.
Et elle n'avait pas insisté pour qu'elle la laisse se reposer.
Alors Calianor commença à tourner les pages en commentant le livre.
Athènes ouvrait le bal, suivie par Sparte, la Crête, l'île de Rhodes, Mycène, et même une illustration fictive de ce que pourrait être l'Olympe des dieux, le palais sous-marin de Poséidon,...
Mais au bout d'un moment, elle fixa attentivement la fillette, la tête posée sur l'herbe, la respiration étonnamment régulière de quelqu'un qui s'est assoupi...
* Je savais bien qu'elle avait besoin de repos. Et moi je parle, je parle, je parle... *
Elle se tut et rangea silencieusement le livre avant de contempler la cascade qui continuait de chanter et de dévaler, comme si aucun des événements qui se produisaient sur ses berges n'avait le pouvoir de la perturber.
Quand elle perçut le son feutré des pas de son père sur la pierre, elle releva la tête, prête à lui signifier de faire le moins de bruit possible.
Leurs regards se croisèrent et il acquiesça.
Il avait dû s'en douter en n'entendant plus aucune parole...
Si sa fille la bouclait, c'est soit qu'elle dormait, soit qu'elle avait fini par avoir la présence d'esprit de laisser la patiente en paix.
Dans tous les cas, nul besoin d'arriver comme un tank bruyant.
Il posa ses affaires au sol, rouvrit discrètement sa mallette, et Calianor se dit que le sommeil de la patiente était peut-être une aubaine pour une guérison... rapide.
Il ôta le pack de glace, le rangea et prit d'autres choses, mais sa position et sa stature masquaient le champ d'intervention médical.
Elle ne posa pas de question et se contenta de veiller si la fillette rouvrait les yeux.
Cela dit, si de la magie fut employée, elle n'en vit rien
Elle le vit enfin se relever et sortir une longue bande élastique très résistante.
- Ça risque de la réveiller mais je dois strapper sa cheville. Si elle rouvre les yeux, fais-lui respirer ça, c'est pour la douleur. Même si... elle ne devrait plus tellement en avoir besoin.
Elle prit la petite fiole fumante qu'il lui tendit, d'où s'échappait une douce vapeur d'herbes médicinales, pas celles qui sentent l'hôpital hein, celles qui sentent bon le thé, le jardin, la serre,...

@Elisabeth-Ann Dryke
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(591 mots)

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Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09

Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...
Elisabeth-Ann dormait d'un sommeil sans rêve, ce qui était fort peu commun car, elle rêvait très souvent et se souvenait toujours de ses songes.
Elle fut sortie de son état par la sensation d'une main qui lui attrapait la cheville doucement.
Son esprit se souvenant de la douleur, l'éveillât et la fit sursauter de peur car, craignant d'avoir mal à nouveau, il l'avait mise en alerte.
Quel ne fut pas son soulagement de constater que ce n'était que le papa de Calianor qui était en train d'enrouler un bandage autour de sa cheville qui, étonnamment ne lui faisait plus aussi mal.
Elle reprit sa respiration afin de calmer les battements de son cœur qui s'étaient accélérés par la peur et, elle sourit puis détournât les yeux afin de chercher son amie.

Calianor n'était pas bien loin et elle tenait une fiole dans sa main.
La fiole fumait et c'est ce qui fit qu'Elisabeth-Ann ouvrit la bouche :
"Qu'est-ce que c'est ?
Est-ce que cela te brûle ?
", demanda la fillette qui avait retrouvé sa curiosité enfantine.
"Est-ce que j'ai dormi ?
Je ne me souviens pas du livre que tu m'as montré.
Est-ce qu'il y a l'île de Rhodes, dedans ?
Mon oncle vient de Koskinou et Koskinou c'est près de la ville de Rhodes et elle se trouve sur l'île de Rhodes.
Je te dis ça parce que je me souviens bien que tu m'as demandé de te montrer l'île de mon oncle mais, je ne me souviens pas de l'avoir vue...
En fait, je ne me souviens pas d'avoir vu aucune image, dans ton livre.
Il y a des images dans ton livre ?
Ou même des photos ?
C'est dommage s'il n'y en a pas car, je trouve que la Grèce, c'est très beau !
Maintenant, parfois, les choses en vrai sont différentes de ce que l'on voit en photo.
", conclut-elle avec un air subitement sérieux avec une mine qui montrait que ce qu'elle venait de dire venait d'une grande réflexion.

Elle tourna à nouveau la tête vers son pied, intriguée par le fait qu'elle sentait bien que l'on lui mettait une bande mais, elle n'avait plus mal.
Non pas que la douleur s'était estompée comme c'était le cas auparavant et ce qui était normal vu que l'on lui avait apposé de la glace et qu'on avait surélevé sa cheville.
Non, il ne s'agissait pas d'un amoindrissement de sa peine mais plutôt d'une absence totale de douleur.
Elle fronçât les sourcils parce qu'elle voulut y réfléchir mais, aucune idée sur la raison de la disparition de son mal ne lui vint en tête !
Elle regardât son pied d'un air stupéfait, le bandage était presque terminé et, elle ne voyait pas dépasser de couleur bleuâtre du pansement donc, elle ne connaissait pas l'état de sa cheville.
Et, il était trop tard pour savoir si son articulation était toujours gonflée vu qu'elle était à présent totalement bandée.
Elisabeth-Ann reprit la parole, hésitante mais, en ayant retrouvé sa voix :
"Je n'ai plus mal du tout !", déclarât-elle avec une stupéfaction palpable dans la voix.
"C'est bizarre, hein !", ajouta t'elle, comme pour elle-même.
"Mais, je n'ai pas menti, j'avais vraiment très mal !", s'empressa t'elle d'ajouter comme si elle craignait que quelqu'un la punisse d'avoir attiré l'attention sur elle.

Ensuite, elle tourna le visage vers Calianor, toujours intriguée par la fiole qu'elle tenait à la main et s'empressa de lui parler pour que le sujet ne soit plus un éventuel mensonge qu'elle aurait proféré et, elle s'empressa de la questionner à nouveau :
"Tu ne m'as pas dit, qu'est-ce que c'est ?
Est-ce que cela te brûle ?
"

A suivre


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A toi, @Calianor Daenarya :)

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Elisabeth-Ann s'éveilla en sursaut.
- Tout va bien ! la rassura Cédric Daenarya. Je suis juste en train de strapper ta cheville pour la maintenir.
Elle tourna la tête vers Calianor et aperçut la fiole fumante entre ses mains.
Elle l'interrogea sur ce que c'était et si ça la brûlait.
La petite sorcière fut un peu surprise de cette dernière partie de la question.
* Pourquoi ça me brûlerait ? * s'étonna-t-elle intérieurement.
Non, ces fioles-là étaient ensorcelées pour ne pas brûler la personne qui les tenait dans ses mains.
On ressentait une douce chaleur, agréable entre les doigts, encore plus quand il faisait froid...
Mais... si elle n'avait pas été ensorcelée, l'aurait-elle brûlée ? Oui, sûrement comme quand elle voulait aller plonger son doigt dans le chocolat qui chauffait sur le feu...
Mais avant qu'au terme de sa réflexion elle n'envisage une réponse plausible, la fillette posa une autre question :
- Est-ce que j'ai dormi ?
Calianor sourit et dût se retenir de rire. Amusée et distraite, au point qu'elle en oublia complètement de lui proposer la fiole pour sa douleur d'ailleurs...
- Euh... oui un peu...
Oh oui elle avait dormi, d'un sommeil très réparateur, mais c'était drôle de l'entendre poser la question, comme si elle en était surprise.
Elle l'interrogea sur le livre qu'elle lui avait montré : si Rhodes s'y trouvait, parce que c'est de cette île que venait son oncle, s'il y avait des images...
* Ah ouais ! Elle a dormi dès le début en fait... * réalisa-t-elle.
- Oui il y a des images, et on y parle de Rhodes. Il y a même une représentation de ce que devait être le Colosse à l'époque... Et il y a plein d'autres images... ajouta-t-elle en faisant un clin d'œil amusé. Mais tu étais très fatiguée alors... Je te remontrerai ça après.
Puis la patiente reporta son attention sur son pied.
Elle fronça les sourcils.
Calianor se demanda si elle ne trouvait pas qu'on la lui serrait trop fort, mais alors elle déclara :
- Je n'ai plus mal du tout !
Le médicomage tourna la tête, un sourcil légèrement levé.
- Euh... plus du tout du tout ? Ou pratiquement plus tu veux dire ?
Calianor eut à nouveau envie de rire devant la mine surprise de son père.
* T'y es allé trop fort papa ! * pensa-t-elle amusée.
- Mais, je n'ai pas menti, j'avais vraiment très mal ! précisa Elisabeth-Ann, comme si elle craignait qu'on la prenne pour une menteuse, ou pour quelqu'un qui s'était beaucoup plaint pour pas grand chose.
- Non non, je te crois ! assura le médicomage. Et j'espérais bien que tu aurais moins mal au réveil... Mais... Enfin... moins mal ! Je ne m'attendais pas à ce que tu n'aies plus du tout de douleur.
Puis la fillette reporta son regard sur Calianor et sa fiole.
- Tu ne m'as pas dit, qu'est-ce que c'est ?
- Bah... en fait, c'est quelque chose contre la douleur que je devais te faire respirer à ton réveil. Mais si tu n'as plus mal du tout... Enfin si tu veux, tu peux lrespirer quand même. Ça sent bon... si tu aimes l'odeur des herbes, comme dans un thé par exemple.
Elle lui tendit la fiole pour qu'elle en perçoive les effluves.
Même sans les respirer directement au flacon, on sentait déjà leur douce odeur à distance.
- Ah et non, t'inquiète, ça ne te brûlera pas. C'est chaud, mais pas brûlant. Ça te réchauffera les doigts. Et comme ça, pendant que tu la tiens, je pourrai reprendre le livre et te montrer les images qu'il contient sur Rhodes.
- Pourquoi ? tu pars en vacances là-bas ? interrogea l'adulte, curieux.
- Mais noooon ! Son oncle a vécu là-bas. Elle en a parlé pendant que tu mettais le bandage !
- Ah pardon... j'étais concentré sur ce que je faisais ! protesta-t-il comme le ferait un enfant qui veut se justifier.
Un grand enfant !

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Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 01:01, modifié 1 fois.

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


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En entendant qu'elle s'était endormie, Elisabeth-Ann rougit un peu, gênée et mal à l'aise.
*En voilà une façon de traiter une nouvelle amie, lui parler et pouf, s'endormir comme un paillasson(1) !*
((1)NDLA : ça s'endort un paillasson ? Euh... voilà une expression de la jeune fille qu'il faudra développer un jour prochain...)

Elisabeth-Ann allait ouvrir la bouche pour expliquer que toutes les représentations du Colosse de Rhodes étaient fausses quand elle réalisa que Calianor était en train de lui dire qu'elles regarderaient, à nouveau, les images et les photos de son livre alors, elle referma la bouche qu'elle avait déjà ouverte pour s'empresser de répondre et, se dit qu'elle pourrait lu expliquer en lui montrant pourquoi sur les photos.

Comme Calianor lui suggéra, elle se pencha au-dessus de la fiole que son amie tenait à la main, elle était tellement curieuse de savoir ce qu'une fumée pouvait bien faire contre sa douleur.
Elle avançât un peu la tête et inspira un peu de la fumée qui s'échappait de la fiole tenue par son amie et elle sentit un doux parfum de plantes bien agréable à respirer.
"Mmmh ! Ça sent bon !", s'exclamât-elle en fermant les yeux de bien-être.
Rassurée de ne pas risquer de se brûler, l'enfant se saisit de la fiole fumante que tenait son amie et bougeât un peu les fesses pour s'installer un peu mieux car, elles allaient regarder le livre ensemble et, cette fois, elle ne sentait plus du tout que le sommeil allait la rattraper.
En se saisissant de la fiole, elle se rendit compte que cela ne la brûlait pas du tout et que c'était plutôt agréable à tenir dans sa main.
Elle se dit qu'elle demanderait bien comment ça fonctionnait pour que de la fumée fasse en sorte de lui faire moins mal mais, elle n'osa pas poser la question.
Elle était très intéressée par le fait de rattraper les moments perdus qu'elle avait ratés à cause de son endormissement soudain.

Bien que Calianor ait répondu à son papa, Elisabeth-Ann apportât son grain de sel à la réponse que Cédric avait reçue de sa fille :
"Ah non ! Mais, j'aimerai bien y aller une fois !", répondit-elle avec enthousiasme.
"Faudrait seulement que papa et maman soient d'accord.", rajoutât-elle un peu plus bas, comme pour elle-même.

Elle tourna la tête vers Calianor qui avait repris le livre dans ses mains et attendit que son amie lui montre les photos qu'elle désirait lui faire découvrir.
Déjà, plein de questions fusaient dans son esprit :
*Quel est le coin de Grèce qu'elle préférerait visiter ?
Est-ce qu'elle aimait la mythologie ?
Et si oui, quel est son personnage préféré de la mythologie ?
*
Elisabeth-Ann adorait la mythologie, elle rêvait de passer son temps à créer un arbre généalogique des Dieux, Déesses, Demi-Dieux et des autres créatures qui peuplent la mythologie grecque mais, le problème arrivait déjà avec Zeus qui a fait des enfants partout.
Ce n'est pas à neuf ans que l'on sait comment procéder pour construire un arbre généalogique avec un personnage qui a eu plus de dix concubines, en plus de son épouse, et qui a eu des enfants avec chacune !
Elle se demandait également si sa nouvelle amie était déjà allée en Grèce.
Peut-être qu'elle est déjà allée à Rhodes ?
Ce serait comique qu'elle ait rencontré son oncle, là-bas !
*Ah ben non ! Elle a dix ans, hein !*, se rappela soudain l'enfant.

L'esprit d'Elisabeth-Ann était vif, il lui donnait plein d'idées parfois très bonnes, parfois plus saugrenues les unes que les autres et donc, elle passait son temps à leur accorder de l'importance et à en faire le tri.
Vite, elle se concentrât sur Calianor qui tenait son livre.

A suivre


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Elisabeth-Ann respira la vapeur qui s'élevait du flacon.
- Ça sent bon ! constata-t-elle, avant de prendre délicatement la fiole entre ses doigts.
- Ouais hein ? ! On en a plein comme ça à la maison dans la serre...
Elle s'interrompit un instant, réfléchissant aussi vite que son cerveau d'enfant en alerte le lui permettait.
Pouvait-elle parler de la serre, des plantes, des préparations... pas des potions bien sûr, mais les thés, ou les petites crèmes comme faisait son autre grand-mère ? Elle-même disait que bon nombre de ses préparations n'était pas de la magie, mais "son Art ! ", ce qui était encore plus rare et secret !
Mais comme en même temps, son père ne semblait pas non plus sur le point d'intervenir pour la faire taire, elle poursuivit :
- On a des plantes à la maison, et quand tu rentres dans la serre, il y a une bonne odeur comme ça ! Et quand on en utilise certaines pour faire du thé, ça sent bon dans toute la pièce ! Et y a plein de variantes : le thé "j'ai mal de tête", le thé "j'ai mal de gorge", le thé "je suis triste", le thé "j'arrive pas à dormir"...
C'est vrai qu'après tout, ces thés étaient faits d'ingrédients non-magiques à la base. Est-ce qu'à un moment on employait la magie pour la préparation ? il ne lui semblait pas - sauf pour faire chauffer l'eau -, mais elle était bien davantage une consommatrice de ces boissons qu'une fabricante.
Tandis que Calianor récupérait son livre, Elisabeth-Ann compléta son explication au sujet de son intérêt concernant l'île de Rhodes :
- Ah non ! Mais, j'aimerai bien y aller une fois !
Puis elle murmura quelque chose qui semblait relatif à l'accord de ses parents.
La fillette n'osa pas poser de questions sur le sujet même si une flopée lui traversa l'esprit : "Pourquoi ne sont-ils pas d'accord si ton oncle connaît le coin ? " " C'est parce qu'ils veulent venir aussi ? " "C'est parce que le voyage coûte cher ? "
Après tout, les moldus avaient des moyens de transport ingénieux, comme des objets volants, mais elle n'avait aucune idée de combien de gallions ça pouvait coûter ! D'ailleurs, eux n'employaient pas des gallions. C'était souvent des papiers avec des dessins, ou parfois aussi de petites cartes.
Calianor s'installa et rouvrit le bouquin.
- Bon, alors au début c'est Athènes... Sparte...
Elle tourna rapidement les pages pour arriver à ce qu'elle cherchait.
- Ah ici : l'île de Rhodes. Juste avant de passer à la mythologie grecque. Et là, une photo du Colosse. Enfin une illustration imaginée à partir de récits et de peintures disent-ils.
Elle inclina le livre pour que son amie puisse mieux examiner les images.
- Ça ressemble à ce que te raconte ton oncle ou c'est n'importe quoi ? demanda-t-elle.

@Elisabeth-Ann Dryke
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(481 mots)
Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 01:03, modifié 1 fois.

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


En 3A RP, P&O

Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09