Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...

TW (Parents toxiques, violence psychologique - séquelle d'angoisse de l'enfant)
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Cédric Daenarya encourageât Elisabeth-Ann a se remettre debout et la rassurait pendant qu'elle tentait de mobiliser un tant soit peu sa cheville tout en lui demandant d'y aller doucement.
Il était certain qu'aucun os n'était cassé et, il tentait de la rassurer par ses mots.

Survint alors un moment qui amusât beaucoup Elisabeth-Ann.
Calianor se plaignit de son cousin qui s'appelait Jo et, elle le décrivait comme un monstre qui la torturait mentalement.
D'après ce qu'elle disait, c'était lui le plus âgé des deux.
Les réflexions de la fillette à la chevelure de feu semblait beaucoup faire réagir son papa, Cédric qui n'arrêtait pas de la taquiner quand elle s'exprimait à ce propos.
Cet échange était plein de bonne humeur et de malice et, cela fit sourire Elisabeth-Ann qui tournait tantôt la tête vers Cédric, tantôt vers son amie, pour suivre l'échange qui aurait pu ressembler à une chamaillerie mais, qui était emplie de complicité taquine.
Calianor conclût sa bataille par une estocade mentionnant qu'elle était bien plus maligne que son cousin Jo.
Et elle proposât ensuite à Elisabeth-Ann :
- Si tes cousins te font des misères ou profitent du fait que tu sois la plus petite, préviens-moi ! On leur fera passer l'envie de t'embêter !
La petite fille blonde sourit car, elle voyait très rarement ses cousins et ses cousines, peut-être une ou deux fois par an et, elle ne pouvait de toute façon pas passer la journée avec eux quand ils avaient l'opportunité de se retrouver au même endroit, au même moment.
*Il faudra que je trouve une autre raison de revoir Calianor car si je dois attendre que mes cousins m'embêtent, je ne suis pas prête de pouvoir rejouer avec elle !*, réfléchit-elle sans s'exprimer pour autant.

Quand elle lâchât leurs avant-bras qui la soutenait, Cédric l'avertissait de faire attention car, elle était toujours près des pierres glissantes et, il lui conseillât d'arrêter de tournoyer par dessus afin de ne pas glisser à nouveau.
Il lui expliquât que même si son corps était remis, il restait fragile car, il était fatigué d'avoir dû contrer cette blessure et qu'il fallait qu'elle effectue des mouvements lents.

Et un peu plus tard, quand elle suppliât presque le papa de son amie pour qu'elles puissent jouer ensemble, elle était sincère.
Elle voulait seulement passer du temps avec sa nouvelle amie et, si elle n'avait pas glisser sur ce rocher, elles seraient sans doute en train de s'amuser et de rire.
Certes, lui n'aurait pas été dérangé lors de sa consultation mais, qu'est-ce qu'elles se seraient bien amusées !

Alors, elle ne bougeait plus et attendait, le souffle coupé, pour savoir s'il accepterait qu'elles jouent ensemble.
- Euh... eh bien là aujourd'hui je...
Elisabeth-Ann sentit immédiatement les larmes lui monter aux yeux
*Oooh, il va dire non !*, commençât-elle déjà à se lamenter intérieurement.
*Cela aurait pu être une si belle journée, si je n'étais pas tombée.
Tout est de ma faute
*, pensât-elle, les larmes mouillant déjà ses cils tellement elle s'en voulait d'être tombée.
*TW (Parents toxiques, violence psychologique - séquelle d'angoisse de l'enfant)
Maman dit toujours que je suis vraiment maladroite et que ça me jouera des tours de ne pas faire attention.
Que je ne sais pas rester une minute tranquille et que c'est de ma faute si je tombe, je n'ai qu'à apprendre à ne plus bouger.
Et papa, il dit que je suis une bonne à rien, que personne ne m'aimera si je reste comme je suis.
Que je n'aurai jamais d'amis ou d'amies parce qu'ils n'aiment pas les petites filles qui n'obéissent pas à leurs parents, qui ne mangent pas tout ce qu'on leur met dans leur assiette, qui ne rapportent pas au moins des 95/100 de l'école et qui, en plus, ne savent pas ranger leurs chambres correctement.
Mais, on n'aime pas les enfants qui demandent trop de choses !
Ah oui, je me souviens que l'on me l'a dit plein de fois, ça !
Et déjà que Monsieur Cédric est venu m'aider et me soigner alors qu'il travaillait et qu'il veut me reconduire ; il n'a peut-être pas envie que quelqu'un d'embêtant comme moi, joue avec sa fille !
Je n'aurai pas dû demander, c'est vrai !
Mais, j'avais tellement envie de jouer un peu avec Calianor !
Pourquoi est-ce que je suis tombée !
Ce n'est pas juste
*, pensât-elle en fixant le papa de Calianor, les yeux ayant maintenant abandonné tout espoir qu'il accepte sa proposition.
Elle restait là, à le fixer, immobile telle une statue car, elle avait l'habitude de ne pas contrarier les adultes, c'était plus prudent !
Et, chez les parents d'Elisabeth-Ann, il fallait être prudent avec ce genre de choses.
Pas chez son oncle, c'est pour ça qu'elle l'aimait tant !
Il était si différent et il la protégeait toujours.
Quand il n'était pas d'accord avec elle, il préférait lui expliquer pourquoi et il ne criait jamais et, bien entendu, il ne lui serait jamais venu à l'idée d'être violent verbalement ou physiquement vis-à-vis de sa nièce.

Le papa de Calianor s'arrêtât subitement puis, soupirât.
Et puis, il proposât aux filles de les ramener vers la plage, de les laisser jouer là-bas, où il y aurait moins de manière de se blesser, pendant qu'il terminerait sa consultation.
Il leur dit aussi qu'il viendrait les y rechercher et qu'ils iraient ensuite, tous les trois, jusqu'à chez l'oncle d'Elisabeth-Ann afin de la ramener là-bas?
Le visage d'Elisabeth-Ann se décrispât puis, sa bouche s'entrouvrit tel un poisson ébahi.
*Il est en train de dire qu'il est d'accord ou bien j'ai mal compris*, fut la première chose qui lui vient en tête, la fillette restait interdite.
*Alors, je pourrais jouer avec Calianor !*, se rendit-elle compte, d'un coup, en ouvrant davantage les lèvres et en écarquillant les yeux à la fois de surprise mais aussi de joie.
Les larmes naissantes d'Elisabeth-Ann hésitaient sans doute à se verser tellement elle était émue et bouleversée que l'on la traite aussi bien ou à se tarir vu qu'elles n'avaient plus de raison d'exister...
Finalement, ses petites gouttes naissantes s'évaporèrent sous le vent salé et ne reçurent aucune raison d'appeler les suivantes.

Elisabeth-Ann pensait que Calianor n'avait pas bien compris la réponse de son papa vu qu'elle lui répondait en lui parlant d'aller porter du thé à la dame chez qui il avait une consultation.
Bien entendu, elle n'avait rien perçu du tout du petit manège qui se déroulait devant elle.
Elle trouvait juste que Calianor faisait, tout d'un coup, beaucoup plus de grimaces mais, cela n'avait pas beaucoup d'importance pour Elisabeth-Ann.
Ce n'étaient pas des grimaces pour se moquer de quelqu'un et lui faire du mal donc, pourquoi est-ce que cela la dérangerait !
Sa nouvelle amie avait bien le droit de s'amuser en faisant des grimaces à son père si elle le désirait vu qu'il semblait ne pas se fâcher quand elle s'exécutait.

Alors, le papa de Calianor donna le signal de départ pour un retour vers la plage.
Il ne resterait plus qu'à suivre le lit de La Lealt river jusqu'à la mer des Hébrides.
Elisabeth-Ann se demandait à quoi elles allaient jouer, de quoi elles allaient parler, quelle allait être la couleur de maison préférée de sa nouvelle amie,...
Elle se posait mille questions quand soudain, elle se rendit compte qu'elle devait récupérer ses affaires et, elle se baissa pour les regrouper et s'en saisir.
Elle se redressa, sourit et déclarât : "Je suis prête !"

A suivre


1239 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)

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Calianor attrapa son sac, en vérifia le contenu et l'accrocha à son épaule.
Elisabeth-Ann rassembla également ses affaires.
Les deux fillettes étaient prêtes.
Le médicomage remit en ordre ses flacons et ustensiles dans sa mallette et se redressa.
- Bon, on y va prudemment, et pas en sautillant, lança l'adulte.
- Même moi ? ! protesta sa fille.
- Oui même toi.
- Mais je ne me suis pas fait mal, pourquoi...
- Tu veux aller jouer ou que je te soigne ? l'interrompit-il.
Elle fronça les sourcils.
- Aller jouer.
- Donc...
- Je vais marcher prudemment. Hé ! s'interrompit-elle brusquement. T'as su remettre ta chaussure finalement ?! dit-elle à l'autre fillette.
La cheville étant dégonflée, le pied devait à nouveau y rentrer, malgré la bande qui l'enserrait.
- Bien, allons-y. Vous passez devant moi, intima l'adulte.
Les filles en tête, ils se mirent en route.
- C'est parce que comme ça il peut mieux contrôler que je ne fais pas de bêtises sans devoir se retourner, chuchota Calianor à son amie.
Le petit groupe suivit le lit de la rivière puis prit la direction de la plage.
Le chemin se passa plutôt en silence, Calianor étant bien trop concentrée à ne pas se prendre les pieds dans quoi que ce soit, si non, elle pourrait faire une croix sur la suite de sa journée.
- Bien, je vais vous laissez ici, déclara Cédric Daenarya une fois sur la plage. Je dois en avoir encore pour une bonne demi-heure. Vous ne vous éloignez pas.
- On peut mettre les pieds dans l'eau ?
- Elle est encore froide à cette époque, mais bon... si vous voulez.
Il marqua un léger temps d'arrêt avant d'ajouter :
- Mouais, c'est vrai qu'elle est déjà sûrement plus chaude que fin de l'hiver ! Ça devrait être de la rigolade pour toi... Soyez sages hein, lança-t-il avant de s'éloigner à grands pas.
- Il a dit ça parce qu'un jour, vers la fin février, ou début mars, mon cousin m'a défiée en disant que j'étais "pas cap" de plonger dans le Loch depuis la falaise. Et évidemment, pour lui donner tort... bah je l'ai fait : non seulement j'ai sauté d'une falaise - une pas très très haute hein -, mais en plus, j'ai plongé tout entière dans une eau glacée. Alors là, simplement tremper les pieds en avril... expliqua-t-elle à Elisabeth-Ann. Tu vois ce que je disais ? ! C'est à cause de mon cousin que je fais des bêtises ainsi ! C'est sa faute. Bon, j'aurais pu lui dire non, être raisonnable, mais c'était lui laisser croire que j'étais trop trouillarde pour le faire. Donc il fallait que je le fasse. C'était une question d'honneur ! s'exclama-t-elle avec emphase.
Elle fit un tour complet sur elle-même, inspectant les environs.
- Bon, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? C'est un peu ton domaine ici.

@Elisabeth-Ann Dryke
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" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


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Absence totale à partir du 16/09

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Les deux fillettes avaient récupéré leurs affaires et Cédric leur demandât de ne pas sautiller sur le chemin qui les amènerait à la plage.
Calianor qui ne s'était pas blessée contestât un peu la décision en argumentant mais, son père ne lui proposât pas un vrai choix et imposât donc son point de vue.
Elle constatât avec simplicité qu'Elisabeth-Ann était parvenue à remettre sa chaussure.
Pour toute réponse, son amie lui sourit en hochant la tête puis, en regardant fièrement son pied maintenant rééquipé de son soulier.

Cédric leur demandât de passer devant lui et d'ouvrir la marche.
Sa fille, confiât discrètement à sa nouvelle copine que c'était pour la surveiller sans avoir à se retourner tout le temps.
Il voulait voir si elle faisait des bêtises.
Tous les trois avancèrent prudemment afin qu'il n'y ait plus de blessés, faisant attention au terrain sur lesquels ils posaient les pieds, évitant les rochers glissants, suivant le lit de La Lealt river mais plutôt en marchant un rien plus éloigné sur le côté que quand ils y avaient accédé un peu plus tôt dans la journée.
Ils faisaient tellement attention que le silence s'était installé et on entendait juste quelques bruits que faisaient leurs chaussures sur les quelques cailloux qui roulaient sous leurs semelles.
On entendait de plus en plus le son des vagues qui s'échouaient sur la plage et, ils finirent par l'atteindre.

Arrivés sur la plage, Cédric demandât aux filles de l'attendre à cet endroit, de ne pas trop s'en éloigner, d'être sages et prudentes.
Sa fille lui demandât si elles pouvaient mettre les pieds dans l'eau et après réflexion, il finit par accepter en disant à sa fille que ce ne serait pas pire que fin de l'hiver, pour elle.
Il s'éloignât vers son lieu de rendez-vous en n'ayant pas omis de leur dire qu'il n'en avait que pour une grosse demi-heure.

A peine fut-il en train de sortir de la plage que Calianor expliquât à son amie que suite à une discussion avec son cousin, Jo, elle avait sauté d'une petite falaise dans l'eau glacée du mois de février ou de celui de mars.
Elisabeth-Ann la regardait en ouvrant de grands yeux ronds !
Sauter d'une falaise, pour elle qui avait le vertige, c'était terrifiant rien que de se l'imaginer !
D'autant plus qu'elle avait la faculté de visualiser les situations que l'on lui racontait et donc, tout se corps se contractât de peur rien qu'à écouter le récit de son amie.
Mais, ce n'était pas la seule chose qui effrayait Elisabeth-Ann dans le récit de Calianor.
Elle avait une peur panique des profondeurs.
Elle aimait se baigner, certes, mais elle marchait sur le fond afin de connaître la profondeur où elle se trouvait, choisissait un lieu qu'elle connaissait afin de ne pas être surprise si elle devait s'arrêter de nager et qu'il faudrait qu'elle pose les pieds sur le sol.
Avant de se mettre à nager, elle marchait donc dans l'eau afin de savoir où étaient les trous, où étaient les rochers, et quand elle avait trouvé le coin idéal, elle n'avançait pas jusqu'à ce qu'elle ait de l'eau jusqu'au cou, non !
Il y avait toujours un petit danger que les vagues l'entraînent un peu vers le large donc, elle s'arrêtait souvent au moment où l'eau arrivait à hauteur de sa poitrine et si les vagues étaient fortes, elle s'arrêtait même à la hauteur de son ventre.
Et quand elle était satisfaite et du lieu et de la profondeur de l'eau, elle nageait en suivant la plage, en étant en parallèle et avait des moyens de repérer jusqu'où elle était allée et puis, elle faisait demi-tour et nageait dans l'autre sens pour retourner vers l'endroit d'où elle était partie.
C'était le seul moyen de la faire nager ou de la faire profiter de la mer !
Sauter, plonger, ce n'était vraiment pas pour elle !

Calianor lui expliquât que c'était une question d'honneur d'effectuer ce défi lancé par son cousin, Jo.
Que si elle n'avait pas obtempéré, elle serait passée pour une trouillarde.
*Donc, je suis une trouillarde !*, conclût immédiatement, Elisabeth-Ann en écoutant le récit de son amie.
Dans sa lancée oratoire, elle enchaînât et demandât à l'ancienne blessée ce qu'elle désirait faire vu que c'était plutôt son coin à elle.

Elisabeth-Ann réfléchit à cent à l'heure et se dit qu'une demi-heure, c'était un peu court pour pouvoir vraiment jouer.
Elle se tournât vers sa copine aux cheveux flamboyants et lui répondit :
"Ton papa a dit qu'il serait revenu dans une demi-heure, on n'a pas beaucoup de temps !", commençât-elle, s'exprimant très sérieusement.
*En plus, je ne sais pas encore à quoi tu aimes jouer*, ajoutât-elle intérieurement à sa réflexion.
"Moi, j'aime bien regarder les bateaux qui sortent du port de plaisance, là, à gauche !", débutât-elle en montrant les voiliers et les yachts qui rentraient et sortaient du port.

"Mais, ce que j'aime le plus, ce sont les maisons arc-en-ciel !
Ce sont les maisons que tu vois, juste en face de nous, là, devant, de l'autre côté du Loch.
", poursuivit-elle ravie de pouvoir montrer un peu les choses qu'elle aimait.
"C'est laquelle ta préférée ?
Moi, celle que j'aime le plus, c'est la verte pâle !
Tu vois, en partant de celle que l'on voit le mieux, en face de nous, tout à droite, il y a la couleur du poisson saumon, puis, c'est celle que j'aime bien, la vert pâle, celle d'après est bleu ciel, celle qui la suit a été peinte en rose-mauve, la suivante est jaune canari et la dernière tout au bout est bleu ciel et elle a un garage blanc.
Je me demande laquelle tu choisirais ?
", l'interrogeât Elisabeth-Ann.

A suivre


952 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)

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Calianor se rendit compte que son histoire de saut de la falaise dans l'eau froide faisait réagir Elisabeth-Ann qui ouvrait de grands yeux.
* Elle doit se dire que je suis complètement cinglée ! * se dit-elle.
Bon peut-être un peu... mais là ce n'était pas totalement sa faute. Ce n'était même pas son idée ! Quoique... en soi, le concept ne lui déplaisait pas tant. Mais quand il s'agissait de bêtise, c'était toujours mieux de le mettre sur le dos de Joaquin ; c'était le plus grand après tout !
Passant aux choses sérieuses, il leur fallait à présent décider de ce qu'elles allaient faire.
- Ton papa a dit qu'il serait revenu dans une demi-heure, on n'a pas beaucoup de temps ! constata la fillette.
- Bah... c'est possible que ça lui prenne un peu plus, mais disons qu'on a pas des heures devant nous, évalua-t-elle.
Elisabeth-Ann lui expliqua qu'elle aimait regarder les allers et venues des bateaux dans le port.
- Moi j'aime encore plus imaginer d'où ils viennent et vers où ils partent, et inventer le récit de leur voyage, répondit Calianor.
Ça lui arrivait de faire ça à Cassis, quand un bateau passait : elle imaginait que le bateau partait très loin et s'arrêtait sur une île inconnue par exemple, où ses passagers vivaient des aventures dignes d'un roman épique tel qu'en écrirait Homère.
Alors avec son cousin, ils devenaient les protagonistes de l'histoire et jouaient les scènes : elle était la sirène vivant près de l'île qui tentait d'ensorceler ses marins imprudents. Ou bien, il était le chef des habitants de l'île, avec qui elle devait passer un accord en tant que capitaine du navire, pour qu'ils ne soient pas mangés...
- Mais, ce que j'aime le plus, ce sont les maisons arc-en-ciel ! ajouta son amie en désignant les habitations situées de l'autre côté des eaux.
Elle lui présenta chacune d'entre elles, dont sa préférée, et lui demanda celle qu'elle-même préférait.
Calianor examina les maisons : c'est vrai que cette successions faisait un peu penser à l'arc-en-ciel, même si l'ordre des couleurs n'était pas respecter. C'était quoi encore ?
Elle tenta de se remémorer cet ordre - bah oui maintenant qu'elle s'était posé la question, il lui fallait y répondre - : violet, indigo, bleu... jaune ? non vert puis jaune, orange et rouge.
Maintenant que ça c'était réglé, elle refixa toute son attention sur les maisons en question.
- J'aime bien la bleue moi.
Ce qu'elle voyait surtout, c'était l'étendue d'eau entre les deux. Elle aurait bien eu envie de se lancer dans la traversée...
Mais elle n'avait pas assez de temps pour ça, et puis, c'était s'éloigner beaucoup trop, et son père la tuerait !
Mais elle ne put retenir sa question :
- T'as déjà tenté de nager jusque-là pour les voir de près ? lâcha-t-elle.

@Elisabeth-Ann Dryke
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(476 mots)
Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 01:17, modifié 1 fois.

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


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Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09

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Quand Elisabeth-Ann se décidât à dire à son amie qu'elle aimait regarder les bateaux dans le port, celle-ci réagit immédiatement :
- Moi j'aime encore plus imaginer d'où ils viennent et vers où ils partent, et inventer le récit de leur voyage, lui répondit-elle.
Elisabeth-Ann aimait aussi laisser libre court à son imagination en créant toute une histoire autour du passage du bateau, de son aspect, voire même de son nom.
Elle en fit bien entendu immédiatement part à son amie :
"Oh oui ! J'aime bien faire comme toi !
En plus, j'aime bien quand le nom du bateau rentre aussi dans l'histoire !
", ajouta-t-elle, toute contente d'avoir une occupation commune avec sa nouvelle compagne de jeu.

Calianor lui répondit qu'elle préférait la maison bleue puis, il semblait qu'elle avait une autre idée en tête, vu la concentration intense qu'elle affichait en réfléchissant.
Elle s'exprimât alors :
- T'as déjà tenté de nager jusque-là pour les voir de près ?
Elisabeth-Ann qui craignait la profondeur de l'eau eut la mâchoire qui tombât d'un coup !
*Traverser le Loch Portree à la nage pour atteindre les maisons arc-en-ciel au lieu de passer par la route qui contourne le Loch !
Calianor voulait traverser à la nage une partie de la mer des Hébrides !
*
Plus les centièmes de seconde s'écoulaient entre la fin de la phrase de Calianor et les pensées qui se bousculaient dans la tête d'Elisabeth-Ann et plus cette dernière sentait ses jambes devenir comme du coton.
Ayant une réelle phobie de la profondeur, se déplaçant toujours dans l'eau avec prudence et en ayant toujours prévu une solution de repli, elle n'arrivait pas à refermer la bouche.
Son esprit lui faisait visualiser son amie en train de nager là où elle n'avait pas pied, se dirigeant vers les maisons arc-en-ciel située juste en face d'elles, de l'autre côté du Loch Portree.
Mais, bien entendu, Elisabeth-Ann ne pouvait se sentir bien en "vivant" cette suggestion énoncée par son amie, vu sa phobie des profondeurs, sa panique lorsqu'elle ne parvenait plus à toucher le sol et à avoir sa bouche hors de l'eau.
Alors, son corps se mit à trembler de terreur, ses yeux exprimaient une peur farouche, un instinct de survie très prononcé et elle cria :
"Non ! Faut pas le faire ! C'est dangereux ! Très dangereux ! C'est très profond le Loch Portree, c'est la mer des Hébrides, hein !
N'y vas pas ! S'il-te-plaît, n'y vas pas ! Reste avec moi !
".
Puis, elle se mit à l'implorer du regard en l'attrapant par son poignet et en laissant les larmes couler sur ses joues, la panique de perdre déjà sa nouvelle amie, l'ayant envahie.

A suivre


449 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)

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Elisabeth-Ann aimait aussi imaginer les aventures du bateau et de son équipage, en intégrant parfois même une histoire autour du nom.
Hmmm c'est vrai qu'un bateau qui s'appellerait "le Poséidon", on peut se demander si c'est parce qu'il a un jour croisé sa route divine... Ou que le capitaine l'a imploré pour sauver son navire et lui a parlé... Ou bien si c'est seulement pour se la jouer...
De même s'il s'appelle "la terreur du kraken", "le fils des sirènes", "l'hippocampe géant",... Plein de noms propices à de nombreuses histoires lui vinrent en tête.
Et ces maisons là-bas, de l'autre côté des eaux... si loin tant qu'on ne traversait pas...
Sa question, elle l'avait posée presque inconsciemment, comme une pensée qui prend forme et que vous énoncez à haute voix, au fur et à mesure qu'elle prend corps dans votre imagination.
Elle était tellement plongée dans la visualisation de ce scénario qui émergeait devant ses yeux, qu'elle ne remarqua pas tout de suite le silence de son amie.
Quand elle en prit conscience, elle se dit qu'elle avait peut-être manqué sa réponse.
Tournant la tête, elle la découvrit tremblante, le regard empli de terreur, la bouche ouverte comme si elle avait aperçu un horrible monstre marin leur fonçant droit dessus mais qu'elle ne parvenait pas à exprimer le moindre cri.
Calianor regarda les flots, à la recherche d'un danger imminent quand elle l'entendit crier avant de sentir une traction sur son poignet :
- Non ! Faut pas le faire ! C'est dangereux !
Elle tourna à nouveau les yeux vers la fillette effrayée, ne comprenant pas immédiatement ce qui se passait.
- S'il-te-plaît, n'y vas pas ! Reste avec moi !
Calianor ouvrit la bouche, sous le choc.
- Euh... mais... bah... je ne comptais pas le faire... enfin pas là comme ça. Déjà il faudrait que je prévienne mon père et il me faudrait plus qu'une demi-heure...
Prise au dépourvu devant la panique de son amie, elle ne savait que faire.
- Ne... ne pleure pas, je ne pars pas. Je... je reste ici avec toi, ne t'inquiète pas.
Elle savait que pour cette traversée, il lui faudrait non seulement la permission, mais sans doute être accompagnée d'un adulte.
Elle examina les eaux. Ça ne lui semblait pas tumultueux, en tout cas pas aujourd'hui. Évidemment, elle n'aurait pas fait ça un jour de mer déchaînée.
Les grandes vagues c'était drôle, mais pas trop loin du bord quand même.
- Tu sais j'ai déjà nagé de grandes distances. Mais pas toute seule. Je suis parfois imprudente et téméraire, c'est vrai, mais je n'aurais pas tenté le coup comme ça, sans y avoir un peu réfléchi et sans permission. Pas même pour un défi de mon cousin.
Elle ne put retenir un sourire car une idée venait de lui traverser l'esprit, comme un éclair malicieux : et si elle le mettait lui au défi de faire la traversée d'ici aux maisons arc-en-ciel aux prochaines vacances ? !
Mais elle expédia rapidement cette idée dans un coin de sa tête, elle y reviendrait plus tard.
Elle tenta de desserrer délicatement les doigts d'Elisabeth-Ann qui lui maintenaient douloureusement le poignet.
- Tu peux me tenir un peu moins fort s'il te plaît. Je te promets de rester ici.

@Elisabeth-Ann Dryke
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(546 mots)
Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 01:19, modifié 1 fois.

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


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Alias Marraine la bonne fée
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Elisabeth-Ann entendit les mots idéaux pour la calmer :
- Ne... ne pleure pas, je ne pars pas. Je... je reste ici avec toi, ne t'inquiète pas, avait dit Calianor.
Pourtant, ces mots étaient tout de même associés à l'espoir d'une future traversée du Loch mais, elle se concentra principalement sur ceux qui lui firent retrouver son calme avant de prendre en considération le reste des propos de son amie.
Elle hoquetât encore une fois ou deux puis, réussit à reprendre sa respiration et à faire freiner les battements de son cœur qui s'étaient fortement accélérés.
*Elle n'y va pas ! Elle ne va pas sauter dans l'eau et se noyer ou se faire emporter sous tes yeux et alors que tu ne pourras pas l'aider !*, tentait de se rassurer l'enfant.

En même temps, Calianor avait exprimé la volonté de demander la permission d'effectuer cette traversée qu'Elisabeth-Ann considérait comme un exploit très dangereux vu qu'elle comptait en parler avec son père.
Elle eut donc encore quelques tremblements incontrôlés en tentant de sécher ses larmes puis, elle regardât son amie, à côté d'elle, qui n'était pas partie vers le Loch.

En plus de ce que Calianor avait déjà fait part à propos de ses intentions, elle lui confia :
- Tu sais j'ai déjà nagé de grandes distances. Mais pas toute seule. Je suis parfois imprudente et téméraire, c'est vrai, mais je n'aurais pas tenté le coup comme ça, sans y avoir un peu réfléchi et sans permission. Pas même pour un défi de mon cousin.
Après cela, elle restât un moment, pensive, un sourire aux lèvres, lui demandant ensuite de ne plus serrer autant son poignet.

Elisabeth-Ann qui ne s'était pas rendu compte qu'elle s'agrippait au poignet de sa comparse, regardât ses mains et lâchât prise immédiatement !
"Pardon !", s'empressât-elle de dire en ouvrant immédiatement ses deux mains.
Puis, elle contemplât ses mains comme si elle les voyait pour la première fois.
Et tout honteuse de sa réaction, elle levât peu à peu le regard jusqu'à arriver sur le visage de Calianor.
Les deux fillettes ne se connaissant pas encore très bien, Elisabeth-Ann ne savait pas interpréter ce que pensait son amie et, comme elle lui avait demander de la serrer moins fort, elle se doutait un peu qu'elle l'avait peut-être meurtrie.

Elle s'était aussi agenouillée en lui attrapant le poignet et ça non plus, elle ne s'en était pas rendue compte et donc, elle se releva doucement, ses joues encore humides de ses larmes taries, rosies de honte et se redressa ensuite.
Elle tentât de s'expliquer un peu maladroitement mais elle essayât néanmoins :
"J'aime bien nager mais seulement où j'ai pied !", débutât-elle
"Je me suis déjà noyée dans une piscine et depuis, j'ai peur quand mes pieds ne touchent pas le sol et que ma tête n'est pas hors de l'eau.", continuât-elle, la voix un peu moins affirmée.
"Quand j'ai peur et que je suis dans l'eau, c'est comme si je ne savais plus nager.", avouât-elle presque à contre coeur.
"Je sais que tout le monde n'est pas comme moi !
On me le dit tout le temps.
Mais, je sais aussi que même des gens qui savent bien nager peuvent se noyer.
Et, j'aimais bien nager pourtant. J'aime même toujours bien.
Et alors, quand je veux nager, je vais d'abord marcher dans l'eau en prenant des repères sur le bord de l'eau pour savoir de où à où je peux nager sans me noyer.
Et après, je nage en longeant la plage entre les repères comme ça, je suis certaine que j'aurai toujours pied vu que j'y ai marché juste un peu avant.
", révélât-elle à son amie.

Après cette déclaration emplie de ses mauvais souvenirs, la petite fille blonde se demandait pourquoi elle ne parvenait pas à ne plus avoir peur d'autant plus qu'elle en prenait beaucoup de précautions pour ne plus avoir de crises de panique quand elle se trouvait dans l'eau !
Malgré cela, bien qu'elle n'ait pas été dans l'eau, elle avait paniqué !
Pas pour elle, non ! Mais pour sa nouvelle amie, Calianor !
Elle ne voulait pas qu'elle connaisse, elle aussi, cette peur incontrôlée et incontrôlable qui la submergeait quand le sol se dérobait sous ses pieds, dans un milieu aquatique.

A suivre


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A toi, @Calianor Daenarya :)

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Elisabeth-Ann relâcha sa prise sur le poignet de Calianor qui en fut soulagée.
Sous le coup de la peur ou de l'émotion, c'est incroyable la force qu'on peut déployer !
Elle massa brièvement entre le pouce et l'index la zone comprimée, tout en secouant la tête en réponse aux excuses de la fillette.
- Non t'inquiète, y a rien de grave !
Elle semblait s'être un peu apaisée, en apparence du moins, même si une certaine tension la parcourait encore.
Elle lui expliqua que, bien qu'en vérité elle aimât bien nager, elle avait développé une peur profonde suite à une mauvaise expérience : elle avait failli se noyer.
Et depuis, il lui fallait toujours être sûre d'avoir pieds et garder la tête hors de l'eau.
Avant de se lancer, elle parcourait l'espace, prenait des repères et mille précautions.
Et malgré cela, il était évident que la peur la tenaillait encore.
Et quand il était question de profondeur, même si ce n'était pas elle qui s'y rendait, c'était la panique.
- Je sais aussi que même des gens qui savent bien nager peuvent se noyer.
Calianor faillit répondre que des gens s'étaient déjà noyés là où ils avaient pieds : une mauvaise chute, un problème cardiaque...
On ne peut pas tout prévoir. Cela dit, c'était valable sur la terre ferme aussi : une pierre qui vous tombe dessus, une chute sur un terrain glissant...
Mais elle s'abstint d'émettre ce commentaire qui aurait peut-être définitivement écarter son amie de l'eau.
Elle visualisait les implications de ce qu'elle lui avait expliqué.
- Tu ne mets jamais la tête dans l'eau ? répéta-t-elle. Même là où tu as pied ?
Elle qui nageait pratiquement tout le temps en ayant la tête immergé, partiellement ou complètement, tentait d'imaginer ce que ça devait donner.
Le crawl sans mettre la tête dans l'eau... ça doit faire mal à la nuque...
Et comment pratiquer la nage papillon alors ?
- T'as déjà essayé de reprendre le processus en basse profondeur, où tu as pied, mais avec en plus quelqu'un dans l'eau à côté de toi ? Quelqu'un qui pourrait plonger si t'as un problème ? Ou te calmer si la peur revient ?
Les phénomènes de phobie ou de traumatisme n'étaient pas évidents à résoudre, elle le savait. Et encore moins à comprendre. En fait, elle se disait qu'il ne servait à rien d'essayer de les comprendre : c'est ainsi, voilà, la personne a peur, il ne faut pas trop analyser de manière rationnelle, il faut l'admettre et plutôt voir si on ne peut pas faire quelque chose pour l'aider à surmonter cette peur.
Parfois, il faut reprendre à zéro, ou parfois, il faut juste... se jeter à l'eau.
- Tu sais, chez mes grands-parents en France, il y a des chevaux. Un jour, je suis tombé de son dos... c'était pas sa faute hein, Sultan est adorable, mais je me suis accrochée à cause d'une branche et je suis tombée. Il s'est arrêté tout de suite et mon grand-père est accouru. Heureusement, je n'avais rien de grave. Juste une grosse frayeur et un méga bleu le lendemain. Mais j'ai dit que je ne monterais plus jamais dessus. Et pourtant je savais que ce n'était pas sa faute, c'était un accident. Grand-père m'a demandé si je leur faisais confiance, à Sultan et à lui, et je lui ai répondu que "oui". Alors il m'a dit "dans ce cas, en selle". J'ai protesté, battu des jambes, mais il m'a remis dessus. Et une demi-heure après, je galopais sur son dos.
Et je ne suis plus jamais tombée. Ce que je veux dire, c'est que parfois, la seule façon de ne plus avoir peur, c'est d'y retourner, et passer outre. Mais bon après, on n'y arrive pas toujours...
Mais si tu aimes toujours bien nager, ce serait cool que tu n'aies plus peur, non ? Enfin c'est pas une obligation bien sûr !
Elle n'imaginait pas ne plus pouvoir, ne plus oser, nager librement. Évidemment, elle n'avait pas eu de traumatisme comme Elisabeth-Ann, mais si un jour ça lui arrivait ? Oh non, ne plus pouvoir plonger dans les profondeurs pour y dénicher de magnifiques coquillages ou voir des poissons colorés ? ! Ne plus se lancer dans de grandes traversées, portée par les vagues... Le drame !

@Elisabeth-Ann Dryke
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Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 01:20, modifié 1 fois.

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Quand Calianor lui demandât si elle mettait la tête dans l'eau, Elisabeth-Ann n'eut aucun mal à lui répondre :
"Seulement quand je prends ma douche ou mon bain !", déclarât-elle tout de go.
"A la piscine, je ne le fais plus car, il y a toujours quelqu'un pour te pousser la tête dedans et ne pas te laisser remonter et alors, si l'on pousse mes jambes un tout petit peu, ben si je ne trouve pas le fond tout de suite, je saurai me noyer dans moins d'un mètre d'eau !", avouât-elle péniblement.
"Je le fais parfois quand je suis toute seule ou quand mon Nononcle est avec moi mais, pas quand il y a des autres gens parce que j'ai pas confiance !
Une fois, un petit garçon de cinq ans est tombé sur mes jambes et ben, si sa maman ne m'avait pas relevée, je ne trouvais pas comment me relever !
Et pourtant, quand elle m'a eu mise debout, je n'avais de l'eau que jusqu'à mon ventre !
", confessât-elle plutôt gênée.

Calianor lui demandât si elle avait déjà tenté d'être elle sous l'eau avec quelqu'un de confiance, à ses côtés qui surveillait et qui pourrait intervenir en cas de problème.
Oui, elle avait essayé avec son oncle mais, malheureusement, elle paniquait dès qu'elle se retrouvait, à nouveau, seule ou entourée d'inconnus ou d'enfants turbulents qui profitaient juste du milieu aquatique en jouant et en sautant partout.
"Oh oui, j'ai essayé avec mon oncle qui a déjà été Maître-nageur en Grèce et qui a appris à des tas de gens à nager mais, j'ai toujours peur quand il n'est pas là et même quand il est là, si quelqu'un me touche dans l'eau ou qu'un animal me touche et bien, ça ne marche plus, je ne sais plus nager dès que ça se reproduit !", répondit-elle tristement.

Calianor lui a ensuite raconté ce qu'il s'était passé avec son grand-père quand elle avait chu de cheval mais, ce qu'elle ignorait c'est que pour tenter d'enrayer sa peur de l'eau, le père d'Elisabeth-Ann avait demandé à son institutrice de s'occuper d'elle afin de lui faire perdre sa phobie.
L'enseignante a procédé comme on l'avait fait pour elle, ne pensant pas mal faire, elle a poussé Elisabeth-Ann dans les profondeurs de la petite piscine mais, c'était bien suffisant pour que sa tête ne dépasse pas de l'eau vu qu'elle n'avait que six ans, à l'époque.
Elisabeth-Ann était sous l'eau, voyait des pieds sur le bord mais personne qui venait la chercher.
Elle se débattait de toute ses forces et tentait de remonter à la surface en donnant toute l'énergie qu'offre la force vitale d'une enfant de six ans mais, elle ne faisait que monter et descendre, entre deux eaux, sans parvenir à remonter suffisamment pour respirer.
L'enseignante, qui n'avait pas prévu du tout de devoir en arriver là, dû bien se résoudre à sauter dans la piscine afin de récupérer l'enfant avant qu'il n'y ait une catastrophe.
La petite fille, ramenée sur le bord de la piscine, toussait pour extraire l'eau de ses poumons, en pleurant à chaudes larmes et, elle reculait vers le mur le plus proche chaque fois qu'un adulte ou un enfant tentait de lui parler ou de s'approcher d'elle si bien que la Maîtresse finit par lui lancer une serviette pour qu'elle puisse se réchauffer car, la fillette tremblait de tous ses membres et, même de loin, on pouvait voir ses lèvres devenir bleues.

Cette option fut donc un échec et ne fit que renforcer la peur de l'eau de l'enfant, l'associant en plus à une peur compréhensible des personnes qu'elle pourrait avoir autour d'elle et qui, non seulement, ne lui seraient d'aucun secours mais en plus, qui seraient un danger potentiel pour sa sécurité.
Bien entendu, Elisabeth-Ann n'avait pas conscience de tout cela avec autant de détails ni de précisions mais, elle l'exprimât à Calianor afin qu'elle sache qu'elle avait déjà tenté cela, bien malgré elle.

"Mon papa avait demandé à ma Maîtresse de faire ce que tu dis et, elle m'a poussée dans l'eau !
Et bien, c'est depuis ce moment-là que j'ai peur que les gens viennent près de moi quand je suis dans l'eau.
Au départ, j'aimais bien ne pas être seule dans l'eau mais, maintenant, j'ai peur quand les gens viennent près de moi !
Même s'ils disent qu'ils ne feront rien, moi je sais qu'ils viennent pour me pousser, pour me tenir sous l'eau, pour me faire tomber !
La Maîtresse m'avait dit que je pouvais avoir confiance en elle mais, c'était pas vrai !
Et puis elle m'a dit que c'est mon papa qui lui avait dit de faire ça et que normalement, j'aurai dû réussir à nager à cause de ça mais, elle m'a dit qu'elle ne comprenait pas pourquoi ça n'avait pas été avec moi !
", conclut-elle en regardant ses pieds.

A suivre


813 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 28 août 2025, 17:42, modifié 1 fois.

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De toute évidence, Elisabeth-Ann avait accumulé les mauvaises expériences dans l'eau.
Entre les gamins malveillants ou maladroits, ou l'institutrice téméraire qui, sur ordre de son propre père, la jette à l'eau sans autre précaution...
Non parce que, quand grand-père l'avait remise en selle sur le champ, ce n'était pas de manière inconsciente, juste pour dire de remettre "le pied à l'étrier" immédiatement !
Déjà, il avait vérifié que tout était en place pour sa sécurité, il n'avait lâché la bride qu'une fois à bonne distance des branches, et il ne l'avait pas quittée du regard, prêt à surgir - ou à utiliser sa baguette - au moindre danger.
Et puis, il y avait Sultan. C'est peut-être étrange à expliquer, ou difficile à croire, mais au fond d'elle, elle était persuadée qu'il veillait sur elle, à sa manière. Il n'avait pas pris garde à cette grande branche, il ne le refit plus. D'office par la suite, il maintenait une distance avec les arbres aux branches trop déployées à sa hauteur. Non vraiment ? !
C'est autre chose que de te pousser à l'eau en restant bêtement sur le bord, sans te prévenir en plus, et te regarder te noyer sans bouger pendant une bonne minute avant de te dire que... tiens, faudrait peut-être bien aller la repêcher ! Oh flûte alors ! Mon maillot !
Vraiment pas de quoi te redonner confiance !
Et puisque même son oncle, qui avait essayé, n'était pas parvenu à la réconcilier avec l'élément aquatique, c'était... comment dire... très mal embarqué pour l'y replonger, dans tous les sens du terme.
Elle soupira, non par agacement, mais par regret.
- Bon, eh bien ce n'est donc pas dans l'eau que nous nous amuserons. Tu serais mon cousin je prendrais plaisir à t'effrayer mais là... non !
Puis, après une pause, elle ajouta :
- Non en fait, même à lui je ne ferais pas ça ! Hmmm est-ce qu'il y a des coquillages à trouver par ici ? Sur le bord je veux dire. Ou alors... on pourrait s'entraîner à lancer le caillou le plus loin, ou le plus plouf. Euh ça veut dire celui qui éclabousse le plus quoi.

@Elisabeth-Ann Dryke
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(363 mots)

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