Le vertige après l’élan
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Le vertige après l’élan
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⤐ @Kate Hunter⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ ⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ ⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ Samedi 13 août 2050 ⤐
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——— Si j'avais espéré du repos après mon après-midi avec Kate Hunter, ça n'avait pas été le cas. Le repas avec ses parents avait été le sujet de plusieurs conversations entre les miens et mes sœurs. Des hiboux avaient été envoyés pour faciliter l’ajout d’une personne à leurs plans, et pour en assurer la viabilité auprès du Conseil étant donné le statut de la jeune Poufsouffle. C’était la seule raison pour laquelle mes parents avaient fini par me croire quand je disais que je ne sortais pas avec Kate — pas parce qu’ils me faisaient confiance. Les regards que me lançait ma mère depuis qu’elle avait découvert mon adhésion à l’équipe de Quidditch de Serpentard n’avaient guère aidé la situation.
En vérité, dès qu’on avait passé le point de contrôle, j’avais été plus qu’heureux de me faufiler dans la masse de sorciers avec Kate à mes côtés. À quelques reprises, j’avais même pris un malin plaisir à poser une main sur son dos ou à enlacer nos bras, uniquement pour afficher une résistance implicite à ma famille. Il n’y avait rien entre nous, je le savais bien, mais semer le doute dans l’esprit de ma mère me procurait un plaisir fou.
Déjà, voir des dragons était une expérience magnifique (et stressante), mais rentrer le soir en sachant que j’avais réussi à froisser la sorcière la plus infroissable que je connaissais ? C’était une satisfaction immonde — et je devais à Kate une semaine absolument canon. Le fait que notre tente se trouve du côté des dragons, tout près de l’espace couvert, était peu rassurant… mais honnêtement, pouvait-on vraiment parler de sécurité si près de créatures pareilles ?
Amara Lopes-Diouf avait ouvert les qualifications le 8 août, et j’avais misé sur elle (ainsi que sur plusieurs autres sorcières dans la compétition) dès notre premier jour. La grande course aurait lieu le lendemain, mais en ce samedi, Lopes-Diouf affrontait MacFusty en demi-finale. Il faisait froid, bien plus que je ne l’aurais imaginé pour des vacances d’été. Ça ne nous avait pas empêchés d’y aller pour le spectacle.
Assis aux côtés de Kate, je tentai de garder mon regard fixé sur le terrain — ou plutôt sur le ciel. On avait acheté une frite et des boissons pour ne rien manquer de la demi-finale qui allait se dérouler sous nos yeux. Avait-elle froid ? Je ne sais pas à quel moment j’avais commencé à me sentir aussi détendu avec elle aussi proche, mais une part de moi avait envie de passer mon bras autour de ses épaules. Après quasiment une semaine de proximité, on avait fini par trouver un rythme, une sorte de complicité bizarre, mais réelle.
Tu veux parier sur le résultat ? lui demandai-je en risquant de tourner la tête vers elle.———
Le vertige après l’élan
Précédemment
Durant la rencontre avec les parents de Rowan dans un restaurant moldu londonien, je m’étais tenue en retrait. Je l’avais présenté comme un simple joueur de Quidditch d’une équipe adverse, sans préciser davantage notre relation ; « ami » aurait été excessif.
Ma mère, fidèle à elle-même, s’était montrée méfiante. Après tout, c’était bien elle qui, deux ans plus tôt, avait écrit à Miss Priddy pour contester sa gestion des courses et y dénoncer la présence de « dragons ». Alors m’imaginer une semaine entière auprès de « vrais dragons »… vous pensez bien que ça avait été source de longues discussions. Mon père, lui, s’était montré plus curieux, il rationnalisait plus facilement les choses. C'était clairement lui qui m’avait transmis plus jeune sa passion pour le fantastique. Sa seule réserve concernait Rowan, qu’il avait dévisagé sous toutes les coutures.
Ce qui les avait finalement décidés ? Sans doute la garantie de sécurité donnée par Gwyneira Pendergast. Et puis, il restait ce lien fragile avec moi : ce n’était pas le moment de dresser de nouvelles barrières.
Svalbard, samedi 13 août 2050, 10h30, Troisième jour de Demi-finale
En fin de compte, me voilà assise aux côtés de Rowan ; des frites Dragongorgonnes chaudes près de nous à partager et une boisson posée à mes côtés ; pour assister au duel qui opposerait Amara Lopes Diouf et Ewan MacFusty. Le froid me piquait les joues, et j’avais resserré un peu plus mon manteau contre moi.
Presque une semaine entière s’était écoulée depuis l’installation de notre campement, et, peu à peu, un rythme s’était créé entre moi et Rowan, une sorte de complicité étrange mais bien présente.
- Parier ? Pourquoi pas ? Enfin… tout dépend sur qui tu souhaites miser. J'aurais tendance à parier sur MacFusty, c’est souvent l’expérience qui paie, dis-je en croquant dans une frite tout en risquant un regard vers lui pour prendre son avis.
J’avais remarqué ses petits gestes à notre arrivée, ses manières de me prendre par le bras ou de poser une main dans mon dos comme si c’était naturel. Ces gestes avaient eu quelque chose de troublant mais je ne les avais pas repoussé pour autant, je les avais même classé comme naturels maintenant pour moi aussi. Au début, je m'étais surprise à me demander si c’était seulement une provocation pour une quelconque raison envers sa famille, si c’était là un réflexe de grand-frère ou encore si, quelque part, il y avait autre chose derrière. Mais aussitôt, j'avais rejeté la dernière option. Ce que j'avais affirmé à la petite Elena Links en lui parlant de Elijah était toujours bien présent dans mon esprit. Rowan était joueur de Quidditch aussi. Enfin, ce n’était pas que je pensais la situation similaire non plus….
Il resterait deux semaines avant le retour à Poudlard. Svalbard serait loin après. Entre les cachots et le terrier, et, entre les deux bords opposés d’un terrain de Quidditch, il y aurait suffisamment de distances pour qu’on ne se croise qu’à titre exceptionnel. Ce qui n'avaient été que de simples doutes, probablement la cause du quiproquo avec sa famille, ne seraient plus. Il était donc inutile de se prendre la tête à les laisser surgir. Je profitais donc de mes vacances aussi sereinement que possible.
J'avais juste hâte de voir le duel débuter !
@Rowan Pendergast , navrée pour la longueur du post
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
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Le vertige après l’élan
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| ——— | J’avais déjà misé sur mes choix, mais entre cet affrontement entre MacFusty et Diouf, j’avais tendance à m’aligner avec la plus jeune. Peut-être que c’était mon subconscient qui cherchait à se démarquer, mais je me sentais plutôt confiant dans mon choix… ou peut-être que ce n’était seulement parce qu’elle prenait pour l’autre. J’imaginais que la majorité s’attendait à ce que je soutienne le vieux sang-pur. Je ne doutais pas un instant que la plupart de ma famille soutiendrait aussi MacFusty. Devais-je être surpris qu’elle fasse de même ? Après avoir rencontré ses parents, je me retrouvais surtout avec plus de questions que de réponses. Si incertaine de ton choix ? lui demandai-je. Je ne pouvais pas m’empêcher de la taquiner, même si c’était bien plus léger que lors de notre rencontre impromptue au Chemin de Traverse. Dans ce cas, on ferait peut-être mieux de ne pas parier de gallions… à moins que tu sois prête à risquer autre chose. ajoutai-je, avec un sourire qui se voulait à la fois amusé et un peu trop sûr de moi. Je n’avais aucune idée d’où sortait ma nouvelle bravoure. Peut-être juste que je m’étais habitué à sa présence, à sa manière de me suivre du regard, à ce petit air concentré qui me faisait sourire malgré moi. Je savais bien que tout le monde n’était pas à l’aise financièrement. Sans vouloir offenser, je n’avais pas non plus envie de l’appauvrir. Plutôt que de dire une bêtise, je saisis une frite pour en croquer une bouchée. Depuis notre arrivée, j’avais évité les plats trop épicés. J’aimais ça, mais mon corps, lui, en pensait autrement. Mes joues étaient déjà assez rouges entre le froid et sa compagnie, elle n'avait certainement pas besoin de me voir en larmes non plus. Je jetai un coup d’œil autour de nous. Les estrades étaient animées, plusieurs spectateurs frissonnaient autant que moi, mais il y avait quelque chose dans le moment présent qui me détendait, une pause rare dans la tension constante des compétitions. J'adorais la sensation en balai, mais jamais je n'aurais pu faire ce que les deux sorciers allaient faire, encore moins devant une foule. Un dragon… c'était énorme. Voir la monture de Diouf me rappela mon accès aux Hébrides. Peut-être qu’un jour j’irai avec ma famille, un petit week-end, le genre de voyage que mon père se ferait volontiers. Le vent frais apportait une odeur saline de l’océan proche, et je sentis la chaleur de notre proximité me réchauffer malgré le froid. Je pris une autre frite, mais cette fois, je la laissai planer dans mes doigts un peu plus longtemps, comme si j’attendais un prétexte pour engager un petit commentaire, une autre pique taquine pour prolonger cet instant juste entre nous. Peut-être que j’étais juste impatient de voir sa réaction au duel, ou peut-être que j’aimais simplement cet instant suspendu, là, avec elle à côté de moi. |
——— |
Le vertige après l’élan
J’étais étonnée que Rowan ne choisisse pas de défendre MacFusty. J’aurais parié que son style de jeu plutôt solide lui aurait davantage plu que celui de la Portugaise.
Quoique… la surprise devait être partagée. L’état d’esprit qu’on prêtait à Lopes Diouf avait quelque chose qui me parlait beaucoup plus. C’était exactement le genre de mentalité sur lequel j’aurais misé si l’on avait parlé de Quidditch et non de dragons. Mais là, avec de telles créatures en jeu, j’avais du mal à voir en quoi l’intuition pouvait faire la différence. C'en était même logique que cela ferait difficilement le poids face à l'expérience de ce niveau de compétition de MacFusty.
- Non, pas du tout. Et si tu y tiens… j’aurais bien proposé des sucreries, mais il en va de ma réputation de Poufsouffle, répondis-je dans un clin d’œil complice.
Je faisais bien sûr subtilement référence aux sucreries que j'avais déjà reçues aujourd'hui grâce au petit geste attentionné de Rowan plus tôt dans la journée. J'avais découvert une boîte d'écailles fondantes dans mes affaires avec un mot affublé du petit surnom affectueux "Roro". Bien sûr, j'ignorais qu'il s'agissait en réalité de l'œuvre de Faolan.*
Il me paraissait donc insensé de parier sur des sucreries après ce cadeau reçu. Encore plus face à la proposition initiale de galions : je serais bien vite passée pour ridicule. Mais là aussi parier de l'argent sorcier ce n'était juste pas possible : Entre la conversion des billets moldus et mes économies à préserver, je n’avais vraiment pas cette souplesse pour un pari.
- Et bien, que dirais-tu que celui qui perd sois au service de l’autre pendant... 24 h ? Double corvée de vaisselle à la main après le dîner, céder son dessert ce soir, ou toute autre mission que le gagnant choisira. À moins que tu n’aies peur de finir en elfe de maison, Roro ?
Le surnom m’arrachait un sourire rien qu’à l’employer. Je le trouvais aussi ridicule qu'amusant pour pouvoir le taquiner. Et franchement, j’y prenais un malin plaisir en réalité. Je dirais même que mon ton n’avait plus rien à voir avec celui du Chemin de Traverse. Plus détendu, plus joueur et surtout bien loin de la défiance.
En attentant sa réponse, je détournais un instant mon attention vers l’arène pour voir ce qui s’y passait. Les gradins s’étaient bien remplis depuis, c’était le constat qui me frappa tout de suite aux yeux. Malgré le vacarme et les odeurs de nourriture qui se mêlaient à celle du sel marin, je n’avais jusque là que fait fi de l’ambiance du stade, bien trop concentrée sur ma conversation avec le Serpentard.
Les deux Noirs des Hébrides étaient dorénavant dans l’arène et leur dragonnier avec. Les voir arriver avait toujours le même caractère impressionnant et effrayant. La sensation était bien difficile à décrire tant il était difficile de concevoir ce qu’était un dragon avant d’en avoir vu un en vrai. Le duel débutait et les deux dragonniers s’envolèrent dans le ciel.
490 mots
* Actions de Faolan vu avec la plume de Rowan
Quoique… la surprise devait être partagée. L’état d’esprit qu’on prêtait à Lopes Diouf avait quelque chose qui me parlait beaucoup plus. C’était exactement le genre de mentalité sur lequel j’aurais misé si l’on avait parlé de Quidditch et non de dragons. Mais là, avec de telles créatures en jeu, j’avais du mal à voir en quoi l’intuition pouvait faire la différence. C'en était même logique que cela ferait difficilement le poids face à l'expérience de ce niveau de compétition de MacFusty.
- Non, pas du tout. Et si tu y tiens… j’aurais bien proposé des sucreries, mais il en va de ma réputation de Poufsouffle, répondis-je dans un clin d’œil complice.
Je faisais bien sûr subtilement référence aux sucreries que j'avais déjà reçues aujourd'hui grâce au petit geste attentionné de Rowan plus tôt dans la journée. J'avais découvert une boîte d'écailles fondantes dans mes affaires avec un mot affublé du petit surnom affectueux "Roro". Bien sûr, j'ignorais qu'il s'agissait en réalité de l'œuvre de Faolan.*
Il me paraissait donc insensé de parier sur des sucreries après ce cadeau reçu. Encore plus face à la proposition initiale de galions : je serais bien vite passée pour ridicule. Mais là aussi parier de l'argent sorcier ce n'était juste pas possible : Entre la conversion des billets moldus et mes économies à préserver, je n’avais vraiment pas cette souplesse pour un pari.
- Et bien, que dirais-tu que celui qui perd sois au service de l’autre pendant... 24 h ? Double corvée de vaisselle à la main après le dîner, céder son dessert ce soir, ou toute autre mission que le gagnant choisira. À moins que tu n’aies peur de finir en elfe de maison, Roro ?
Le surnom m’arrachait un sourire rien qu’à l’employer. Je le trouvais aussi ridicule qu'amusant pour pouvoir le taquiner. Et franchement, j’y prenais un malin plaisir en réalité. Je dirais même que mon ton n’avait plus rien à voir avec celui du Chemin de Traverse. Plus détendu, plus joueur et surtout bien loin de la défiance.
En attentant sa réponse, je détournais un instant mon attention vers l’arène pour voir ce qui s’y passait. Les gradins s’étaient bien remplis depuis, c’était le constat qui me frappa tout de suite aux yeux. Malgré le vacarme et les odeurs de nourriture qui se mêlaient à celle du sel marin, je n’avais jusque là que fait fi de l’ambiance du stade, bien trop concentrée sur ma conversation avec le Serpentard.
Les deux Noirs des Hébrides étaient dorénavant dans l’arène et leur dragonnier avec. Les voir arriver avait toujours le même caractère impressionnant et effrayant. La sensation était bien difficile à décrire tant il était difficile de concevoir ce qu’était un dragon avant d’en avoir vu un en vrai. Le duel débutait et les deux dragonniers s’envolèrent dans le ciel.
490 mots
* Actions de Faolan vu avec la plume de Rowan
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
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Le vertige après l’élan
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| ——— | La sauce épicée de la frite m'a bien sauvée pour ce...clin d'œil qu'elle m'avait offert. Je ne savais pas quoi en faire d'autre que de lui offrir un petit sourire en coin. Elle semblait bien aimer les sucreries, j'avais bien remarqué son sac d'écailles fondantes qu'elle avait en main ce matin. J'en avais rien pensé, mais ce ne serait pas la première fois qu'on interprète mes expressions autrement. J'avala ma frite et prit une grande gorgée d'eau pour la faire descendre. Mon visage était en flammes et le froid ne faisait qu'empirer les choses. Ou peut-être était-ce ce qu'elle offrait en retour. Tu es si sûre de toi que tu risquerais d'être mon elfe de maison pendant vingt-quatre heures ? Je ne pus m'empêcher de demander, surpris par son offre. Tu sais, Haddey serait choqué de te voir faire la vaisselle à sa place...non, je crois que je vais prendre pitié sur mon elfe...mais je crois que j'ai une meilleure idée...puisque tu es si certaine... C'était une folie, mais entre les regards des sorcières dans ma famille, et les questions que je me posait, j'avais une idée en tête. Ou peut-être c'était la manière dont elle m'avait appelé Roro. Après avoir ajusté ma cape d'hiver, je me retournai vers elle pour dire : Si la mienne gagne, tu fais semblant d'être ma petite amie pour le reste du séjour, et bien sûr on se fait une rupture épique dans la tente avant de partir. Je sentis mes doigts se crisper sur ma cape, comme si ce simple geste pouvait contenir l’audace de mes mots. Ça mettrait une fin à ses histoires avec ma famille. Si tu gagnes...tu dois vouloir quelque chose d'autre que de me voir nettoyer...mais si c'est ce qui te plaît, tu seras responsable des chutes de pression d'Haddey. Dans ma tête, ça sonnait presque comme une stratégie digne d’un cours de politique magique. Deux coups en un : détourner l’attention de ma sœur et mettre fin à ces discussions familiales qui ne mèneraient nulle part. Mais entendant ma propre voix, je me demandai aussitôt si je n’étais pas devenu fou. C’est ce qui arrive quand je parle trop vite : mes pensées ne passent pas toutes par le filtre de la raison. Mais si je me rétractais maintenant, elle le remarquerait encore plus. J’espérais seulement qu’elle prenne ça comme une plaisanterie, parce que si elle voyait plus que ça dans mes yeux, je n’aurais aucune échappatoire. @Kate Hunter |
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Le vertige après l’élan
MacFusty était le premier à se lancer. Et ça démarrait même très bien pour lui. Il gérait l'ascension de son dragon d'une main de fer et se retrouvait très vite dans une position confortable dans les airs. Le dragon de Lopes Diouf, lui, ne semblait pas l'entendre de la même manière. La dragonnière semblait vouloir le laisser faire et vu d'içi cela renvoyait l'impression qu'elle maîtrisait nettement moins bien que MacFusty les mouvements de son Noir des Hébrides.
Parier n'était sans nul doute pas une si mauvaise idée vu le début chaotique de la Portugaise.
Je continuais à écouter d'une oreille Rowan et ne pus m’empêcher de tirer un sourire à l’évocation de Haddey. Les Pendergast le traitaient bien, mais de mon point de vue de née-moldue, je trouvais ça tout de même dommage que tout ne repose que sur elle. En plus, d’embêter Rowan, ça en devenait donc même une porte ouverte pour essayer de bousculer un peu les principes d’une famille sorcière. Alors, pourquoi m’en priver ?
- Tu sais Rowan, je pense qu’il suffit que tu lui dises à Haddey que ça te fait plaisir de l’aider, et que si elle ne te laisse pas faire alors toi tu seras triste ! Puis… c’est moi ou t’essaies juste d’esquiver mon défi tâches ménagères ?
Mon sourire s’élargit, satisfaite de cette répartie jusqu’à… Est-ce que j’avais bien entendu ?
- Heu… attends, dis-je en me redressant. Mon gage si je perds c’est de faire genre que je sors avec toi ?
J'ouvrais de grands yeux, interloquée, tandis que je sentais dans le même temps la chaleur me monter au visage alors qu'une fraction de secondes plus tôt, ce même visage était juste frigorifié. Dans l'instant qui suivi, sans doute dans un réflexe défensif contre les émotions qui me venaient, je laissais échapper un rire un peu trop haut. C'était en essayant de le tourner avec humour que je tentais malgré moi de faire redescendre la surprise créée par sa proposition.
- Hum.... En faite, tu veux faire croire à ta sœur que tu es capable d’avoir une copine, c'est ça ?, lançai-je incapable de m’empêcher de me moquer un peu malgré la gêne inattendue à laquelle je faisais face.
Pourtant, alors que je riais encore, quelque chose dans le sérieux qu’il avait mis dans sa voix me troubla plus que je ne voulais l’admettre.
- Écoutes, il est ridicule ton défi et j'suis pas sûre que... enfin, je... comment on fait semblant de sortir avec quelqu'un ?, lâchai-je du bout des lèvres.
Aussitôt, je mordis dans une frite comme pour me donner une contenance, les yeux rivés sur l’arène. Avec ma dernière question, il serait assez clair que je ne savais même pas comment agir pour son pari mais je n'allais pas l'admettre tout haut.
Du côté de l'arène, les deux dragons étaient maintenant bien en position malgré les signes apparents de difficultés de Lopes Diouf.
488 mots
Parier n'était sans nul doute pas une si mauvaise idée vu le début chaotique de la Portugaise.
Je continuais à écouter d'une oreille Rowan et ne pus m’empêcher de tirer un sourire à l’évocation de Haddey. Les Pendergast le traitaient bien, mais de mon point de vue de née-moldue, je trouvais ça tout de même dommage que tout ne repose que sur elle. En plus, d’embêter Rowan, ça en devenait donc même une porte ouverte pour essayer de bousculer un peu les principes d’une famille sorcière. Alors, pourquoi m’en priver ?
- Tu sais Rowan, je pense qu’il suffit que tu lui dises à Haddey que ça te fait plaisir de l’aider, et que si elle ne te laisse pas faire alors toi tu seras triste ! Puis… c’est moi ou t’essaies juste d’esquiver mon défi tâches ménagères ?
Mon sourire s’élargit, satisfaite de cette répartie jusqu’à… Est-ce que j’avais bien entendu ?
- Heu… attends, dis-je en me redressant. Mon gage si je perds c’est de faire genre que je sors avec toi ?
J'ouvrais de grands yeux, interloquée, tandis que je sentais dans le même temps la chaleur me monter au visage alors qu'une fraction de secondes plus tôt, ce même visage était juste frigorifié. Dans l'instant qui suivi, sans doute dans un réflexe défensif contre les émotions qui me venaient, je laissais échapper un rire un peu trop haut. C'était en essayant de le tourner avec humour que je tentais malgré moi de faire redescendre la surprise créée par sa proposition.
- Hum.... En faite, tu veux faire croire à ta sœur que tu es capable d’avoir une copine, c'est ça ?, lançai-je incapable de m’empêcher de me moquer un peu malgré la gêne inattendue à laquelle je faisais face.
Pourtant, alors que je riais encore, quelque chose dans le sérieux qu’il avait mis dans sa voix me troubla plus que je ne voulais l’admettre.
- Écoutes, il est ridicule ton défi et j'suis pas sûre que... enfin, je... comment on fait semblant de sortir avec quelqu'un ?, lâchai-je du bout des lèvres.
Aussitôt, je mordis dans une frite comme pour me donner une contenance, les yeux rivés sur l’arène. Avec ma dernière question, il serait assez clair que je ne savais même pas comment agir pour son pari mais je n'allais pas l'admettre tout haut.
Du côté de l'arène, les deux dragons étaient maintenant bien en position malgré les signes apparents de difficultés de Lopes Diouf.
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Le vertige après l’élan
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| ——— | C’était stratégique et aucunement émotionnel. Du moins, c’est ce que je me répétais. Le besoin de le préciser me laissa plutôt confus, mais je reportai mon attention sur le début du match. Peut-être que j’avais parlé trop vite : avec l’entrée tumultueuse d’Amara et de sa monture, je commençais sérieusement à craindre de finir à faire la vaisselle et les lits avec Haddey. Ce n’est pas comme si je ne l’avais jamais fait. Desi m’avait déjà montré une ou deux fois, en disant que ça m’aiderait plus tard, une fois à l’école, à me bâtir une routine si besoin. Je ne suis pas un Gryffondor, je n’ai aucune honte à dire que j’esquiverais quoi que ce soit, lui rappelai-je avec un sourire en coin avant de reporter mon attention sur le duel qui se déroulait devant nous. Mais oui, c’est exactement ce que je demande. En bas, Nessia dominait nettement : sa montée était régulière, implacable, et chaque battement d’ailes la plaçait dans une position de plus en plus sûre. Amara, elle, semblait se jeter dans les anneaux avec une témérité insensée. La foule retenait son souffle à chaque passage trop serré, et moi, je commençais à douter sérieusement de mes chances. Ma famille en était déjà convaincue, et si je pouvais en tirer quelque chose pour me donner un peu d’expérience dans le domaine, ça me semblait une manière de gagner peu importe la conclusion. En vérité, la partie la plus difficile serait la rupture. Je n’étais pas certain de pouvoir être réellement détestable avec Kate. Peut-être sur le terrain, mais ça, ce n’était jamais personnel… C’est sa prochaine question qui me laissa le plus perplexe. Pourquoi aurais-je besoin de me prouver capable d’avoir une copine ? J’avais décliné des demandes quasi-quotidiennes en février dernier et pas qu'au féminin ce qui m'avait apporté encore plus de questions. Ce n’étaient pas les opportunités qui manquaient. Simplement, je n’en avais pas envie. Et puis, Kate représentait déjà la meilleure distraction à ma note de potion en ce moment. Une rupture adoucirait peut-être ma mère pour le reste des vacances. Je levai brièvement les yeux quand un rugissement fit trembler les gradins : Nessia avait piqué droit sur Dùsgadh, forçant Amara à disparaître dans le brouillard. Quand le dragon ressurgit à la gauche de la dragonne écossaise, je manquai de lâcher un sifflement d’admiration. Ça se corsait, et je n’aurais su dire de quel côté le vent tournait. Et puis, je dus me rapprocher pour vraiment entendre Kate à mes côtés, pour prendre en compte ce qu’elle venait d’avouer. Mon propre cœur se mit à battre plus rapidement. J'avais cru...qu'elle avait...du moins...elle semblait du genre à avoir eu du succès en amour. C'était un autre point nous rapprochant d'une certaine façon. Au moins, je n’étais pas seul a être inutile dans ce département. Mon regard glissa vers les gradins autour de nous. Quelques couples y étaient installés. Enfin… je crois. Euh… J’avalai avant de proposer mon idée. On peut regarder autour, prendre… de l’inspiration ? Je… suis… Je n’ai… Ce n’est pas exactement un sujet sur lequel j’ai beaucoup d’expérience. _______________________ À l'aide je suis morte de rire @Kate Hunter |
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Le vertige après l’élan
En bas, après un passage des anneaux hasardeux pour Lopes Diouf, les choses semblaient être en train de s'inverser. Cette dernière semblait vouloir profiter de la brume pour créer un effet de surprise. Astucieux. Nessia n'avait pas vu venir le coup et avait "tangué", pour reprendre les mots du commentateur qui hurlait au micro, mais fort heureusement, MacFusty avait su la ramener.
À côté, Rowan lui avait reprit la discussion et je dus presque tendre l'oreille vers lui pour l'entendre... C'était à ma question qu'il répondait. Celle qui m'avait échappait un peu malgré moi. Et, comment vous dire que sa réponse fut surprenante, loin de la tirade explicative à laquelle je m'attendais...
S'inspirer des personnes dans le stade ? Qu'avait-on fait du Pendergast qui a toujours une répartie à tout ? Celui qui disait un instant plus tôt ne rien avoir besoin de prouver à quiconque ? Je trouvais cela assez drôle.
Je lui addressais néanmoins un sourire rassurant. Finalement, on était dans le même panier. Même si je n'aurais pas du tout miser sur ce cas de figure. Si on mettait de côté ses allures de grognon, Rowan n'était pas déméritant physiquement après tout, même plutôt plaisant ; enfin par simple constatation rien de plus ; c'était donc une étonnante confession.
Je pris un instant pour réajuster mon manteau, comme si ça pouvait m'aider à renouveler mes pensées avant de reporter mon regard vers les tribunes. À quoi reconnaissait-on les couples ? C'était une excellente question qui piquait ma curiosité naturelle.
Je finis par en repérer un. Du moins, c'était l'image que renvoyait les deux individus concernés.
- Gradin, côté est. Troisième rangée en partant du bas. T'as ? La fille avec le manteau bleu... Elle le traite comme un enfant, c'est ridicule.
Il devait s'agir de deux jeunes d'une quinzaine d'années, un peu comme nous en soit. La fille s'amusait à nourrir celui qui ne pouvait qu'être son petit-ami en lui tendant des frites comme si ce dernier ne pouvait pas faire l'usage de ses bras. Mais pourquoi faire ? C'était à la limite de l'absurde.
- Attends... bouge pas, dis-je de manière très directive. Un réflexe de capitaine de Quidditch.
Je pris une frite que je trempais dans un peu de sauce piquante. Pas beaucoup non plus, le but n'était pas de brûler le palet de mon compère de Serpentard, surtout que je n'avais même pas idée du niveau de piquant de cette sauce n'y ayant pas encore touché jusque là.
S'il essayait de la manger, il aurait la mauvaise surprise de se retrouver avec de la sauce sur le nez. Voilà qui était bien plus drôle. Les gens en couple devenaient sans doute plus ennuyeux et dénoués de logique au fil du temps, heureusement qu'avec Rowan c'était différent. Enfin... Pas que c'était comparable non plus, mais voilà...
Je prenais une bonne boufée d'air. Il allait encore falloir trouver mieux que l'asservissement à faire manger l'autre pour la crédibilité de son pari mais s'il gagnait, je pourrais juste passer du temps à l'embêter. Ce serait juste drôle... Pas sûr que Rowan ne tienne très longtemps mais tant pis pour lui, c'était son idée. Je ne revenais donc pas sur son choix de défi. Qui ne refuse pas, accepte.
541 mots
Je crois bien qu'il faudra faire avec le fou rire un moment @Rowan Pendergast...
À côté, Rowan lui avait reprit la discussion et je dus presque tendre l'oreille vers lui pour l'entendre... C'était à ma question qu'il répondait. Celle qui m'avait échappait un peu malgré moi. Et, comment vous dire que sa réponse fut surprenante, loin de la tirade explicative à laquelle je m'attendais...
S'inspirer des personnes dans le stade ? Qu'avait-on fait du Pendergast qui a toujours une répartie à tout ? Celui qui disait un instant plus tôt ne rien avoir besoin de prouver à quiconque ? Je trouvais cela assez drôle.
Je lui addressais néanmoins un sourire rassurant. Finalement, on était dans le même panier. Même si je n'aurais pas du tout miser sur ce cas de figure. Si on mettait de côté ses allures de grognon, Rowan n'était pas déméritant physiquement après tout, même plutôt plaisant ; enfin par simple constatation rien de plus ; c'était donc une étonnante confession.
Je pris un instant pour réajuster mon manteau, comme si ça pouvait m'aider à renouveler mes pensées avant de reporter mon regard vers les tribunes. À quoi reconnaissait-on les couples ? C'était une excellente question qui piquait ma curiosité naturelle.
Je finis par en repérer un. Du moins, c'était l'image que renvoyait les deux individus concernés.
- Gradin, côté est. Troisième rangée en partant du bas. T'as ? La fille avec le manteau bleu... Elle le traite comme un enfant, c'est ridicule.
Il devait s'agir de deux jeunes d'une quinzaine d'années, un peu comme nous en soit. La fille s'amusait à nourrir celui qui ne pouvait qu'être son petit-ami en lui tendant des frites comme si ce dernier ne pouvait pas faire l'usage de ses bras. Mais pourquoi faire ? C'était à la limite de l'absurde.
- Attends... bouge pas, dis-je de manière très directive. Un réflexe de capitaine de Quidditch.
Je pris une frite que je trempais dans un peu de sauce piquante. Pas beaucoup non plus, le but n'était pas de brûler le palet de mon compère de Serpentard, surtout que je n'avais même pas idée du niveau de piquant de cette sauce n'y ayant pas encore touché jusque là.
S'il essayait de la manger, il aurait la mauvaise surprise de se retrouver avec de la sauce sur le nez. Voilà qui était bien plus drôle. Les gens en couple devenaient sans doute plus ennuyeux et dénoués de logique au fil du temps, heureusement qu'avec Rowan c'était différent. Enfin... Pas que c'était comparable non plus, mais voilà...
Je prenais une bonne boufée d'air. Il allait encore falloir trouver mieux que l'asservissement à faire manger l'autre pour la crédibilité de son pari mais s'il gagnait, je pourrais juste passer du temps à l'embêter. Ce serait juste drôle... Pas sûr que Rowan ne tienne très longtemps mais tant pis pour lui, c'était son idée. Je ne revenais donc pas sur son choix de défi. Qui ne refuse pas, accepte.
541 mots
Je crois bien qu'il faudra faire avec le fou rire un moment @Rowan Pendergast...
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
Le vertige après l’élan
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| ——— | Entre les manteaux et l’action qui se déroulait, c’était difficile de distinguer qui était réellement en couple et qui cherchait simplement à se réchauffer. Finalement, elle trouva un duo sans équivoque avant moi et, suivant ses directives, mon regard se posa sur les deux amoureux à l’est. Un certain brin de confusion se figea dans mes traits. Mais qu’est-ce qu’ils faisaient, à s’engloutir ainsi en public ? Je n’avais jamais assisté à un tel spectacle, même si j’avais déjà surpris quelques baisers échangés dans des coins plus discrets de l’école. Mes parents s’aimaient bien — je n’en avais aucun doute — mais jamais ma mère, Gwyneira Blythe Pendergast, n’aurait laissé son mari, Darragh Pendergast, mon père, lui mettre quoi que ce soit en plein visage. J’irais même jusqu’à parier qu’elle avait exigé que leur contrat de mariage stipule l’interdiction formelle de recevoir un morceau de gâteau lors de leur cérémonie. La drague occasionnelle de mon père envers ma mère restait bien éloignée de ces démonstrations publiques d’affection. Je ne les avais jamais vus s’embrasser, même si je savais qu’ils avaient une relation. Ils la gardaient privée, cachée des regards. Malgré moi, je ne pouvais pas m’en détacher… jusqu’à ce que Kate me ramène au présent. Comme notre pari n’avait rien d’officiel, je n’y avais pas réfléchi davantage quand elle m’ordonna de ne pas bouger. Pourtant, malgré moi, je n’avais pas exactement suivi sa directive : je m’étais retourné vers elle, une question déjà dessinée sur mes traits, prête à se traduire en paroles. Et puis elle amena une frite à mes lèvres. Je clignai des yeux, ravalant toute pensée face à son geste. C’était… juste… une hypothèse. Une expérience. Rien de différent d’un compte rendu de potion ou d’un essai de sortilèges. Bouche bée — le mot m’avait toujours semblé étrange, mais là je le comprenais enfin : mes lèvres s’entrouvraient malgré moi. Le brouhaha de l’arène s’effaçait, comme si la foule entière s’était mise sur pause. Je sentais encore le sel de ma dernière bouchée sur mes lèvres, un détail si banal qui en devenait presque insupportable. Plutôt que de l’arrêter, je la laissai faire, sans m’avancer, sans bouger. Elle m’avait bien dit de ne pas bouger, non ? Un peu comme une partie de Jacques a dit… entre nous. Un instant, j’ai cru qu’elle était vraiment partante pour mon idée. Est-ce que j’avais… mal compris ? Voulait-elle plus ? On n’était à peine amis, ce serait insensé, mais aussi rapproché avec cette petite action entre nous, moi-même j'avais un doute. Quand elle ne fit pas de mouvement pour me l’offrir, je me sentis quasiment soulagé. Je n'ai pas encore gagné mon pari... Je ne pus m’empêcher de dire, mais mon ton n’avait rien de narquois, il avait une caractéristique de velours que je ne reconnaissais pas. Ce n’était sûrement qu’un effet secondaire de la soif… oui, ça ne pouvait être que ça. Rien à voir avec… autre chose. M’éclaircissant la gorge, je pris mon breuvage pour soulager ma gorge. Effectivement, @Kate Hunter. Mddrrrr jpp. C'est magnifique. Magique même. |
——— |
Le vertige après l’élan
Ce garçon était un livre semi-fermé. Il laissait apparaître des bouts de lui mais il était compliqué d'entendre ce qui se passait dans sa tête. Est-ce qu'il me taquinait ? Est-ce qu'il avait changeait d'avis sur son pari ?
Mon intention était surtout de comprendre comment faire pour justement réaliser son pari et...
- Hum... Je ne pensais pas que ça te gênerais, dis-je sur le même ton que l'Irlandais en l'observant boire et en finissant par en faire de même.
Je finissais par manger la frite que j'avais prise un instant plus tôt, c'était un peu piquant mais rien de bien grave, et je posais une serviette sur Rowan pour qu'il puisse s'essuyer le peu de sauce que je lui avais mis au visage. J'aurais pu lui la tendre mais j'avais eu la main tremblante en contrecoup de ses mots et avais préféré le lui dissimuler.
MacFusty du côté du terrain semblait déterminé à reprendre un peu le dessus sur la situation. Reprendre le dessus. C'était ça qu'il fallait que je fasse pour contenir la gêne. Une blague et ce serait passé.
- J'espère du coup que tu sais manger tout seul et utiliser un balai autrement que pour voler juste au cas où tu perdrais ? Tu verras c'est pas compliqué de faire la poussière, rajoutais-je en essayant de revenir sur un terrain que je maîtrisais plus.
Dans les gradins nos deux amoureux qui se traitaient comme des enfants avaient fini par s'embrasser. Rowan n'avait rien dit à ce sujet. Il aurait était malvenu que ça fasse partie des grandes lignes de son pari. Du moins, cela ne m'était pas apparu à l'esprit comme nécessaire et j'espérais que je ne me fourvoyais pas sur les intentions du Serpentard.
Parfois, comme maintenant, je me demandais si Rowan n'avait pas des idées différentes en tête. Et il y avait tout qui me revenait en boomerang ensuite. Sa manière d'agir depuis qu'on était en Svalbard, les écailles de dragon et la signature qu'il avait utilisé et même son défi si je prenais le temps d'y réfléchir...
- Rowan... Tu... Est-ce que... Rien.
Je ne savais pas si j'avais envie de vraiment poser la question. Bizarrement, j'avais peur de briser quelque chose. Je me resserais plus fort dans mon manteau, rangeais mes mains dans mes poches pour les cacher avant de me retourner vers l'arène. Au moins, grâce à l'atmosphère froide de Svalbard, j'avais l'excuse du froid pour dissimuler la gêne qui remontait malgré moi et mes mains tremblotantes.
417 mots
@Rowan Pendergast
Mon intention était surtout de comprendre comment faire pour justement réaliser son pari et...
- Hum... Je ne pensais pas que ça te gênerais, dis-je sur le même ton que l'Irlandais en l'observant boire et en finissant par en faire de même.
Je finissais par manger la frite que j'avais prise un instant plus tôt, c'était un peu piquant mais rien de bien grave, et je posais une serviette sur Rowan pour qu'il puisse s'essuyer le peu de sauce que je lui avais mis au visage. J'aurais pu lui la tendre mais j'avais eu la main tremblante en contrecoup de ses mots et avais préféré le lui dissimuler.
MacFusty du côté du terrain semblait déterminé à reprendre un peu le dessus sur la situation. Reprendre le dessus. C'était ça qu'il fallait que je fasse pour contenir la gêne. Une blague et ce serait passé.
- J'espère du coup que tu sais manger tout seul et utiliser un balai autrement que pour voler juste au cas où tu perdrais ? Tu verras c'est pas compliqué de faire la poussière, rajoutais-je en essayant de revenir sur un terrain que je maîtrisais plus.
Dans les gradins nos deux amoureux qui se traitaient comme des enfants avaient fini par s'embrasser. Rowan n'avait rien dit à ce sujet. Il aurait était malvenu que ça fasse partie des grandes lignes de son pari. Du moins, cela ne m'était pas apparu à l'esprit comme nécessaire et j'espérais que je ne me fourvoyais pas sur les intentions du Serpentard.
Parfois, comme maintenant, je me demandais si Rowan n'avait pas des idées différentes en tête. Et il y avait tout qui me revenait en boomerang ensuite. Sa manière d'agir depuis qu'on était en Svalbard, les écailles de dragon et la signature qu'il avait utilisé et même son défi si je prenais le temps d'y réfléchir...
- Rowan... Tu... Est-ce que... Rien.
Je ne savais pas si j'avais envie de vraiment poser la question. Bizarrement, j'avais peur de briser quelque chose. Je me resserais plus fort dans mon manteau, rangeais mes mains dans mes poches pour les cacher avant de me retourner vers l'arène. Au moins, grâce à l'atmosphère froide de Svalbard, j'avais l'excuse du froid pour dissimuler la gêne qui remontait malgré moi et mes mains tremblotantes.
417 mots
@Rowan Pendergast
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
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