Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...

Calianor confia à la petite blonde qu'elle pourrait aimer le genre de jeu que son oncle organisait pour elle et, cette dernière en fut ravie !
Elle ne put s'empêcher de s'imaginer en train de faire équipe avec Calianor pour fouiller les sous-bois, chercher les indices et tenter de résoudre les différentes étapes du jeu de piste jusqu'à parvenir à trouver la solution de l'énigme finale et gagner les récompenses que Georges aurait pris la peine de prévoir pour chacune d'entre-elles.
*Oooh ! Faudra que je demande à Mononcle de nous préparer ça !*, pensait-elle déjà, tout excitée par la perspective de s'amuser avec son amie !
Elle omettait le fait qu'il faudrait prévoir la visite de Calianor en avance et que l'usine accepte sa demande de congés pour pouvoir faire tout ça mais, est-ce qu'à neuf ans, on pense à ce genre de choses...

Comme Calianor l'avait avertie que son papa arrivait, Elisabeth-Ann rangea ses affaires en continuant à se dandiner comme si elle dansait sur place.
C'est qu'il n'y avait pas d'arbres, sur la plage, elle n'aurait pas pu aller se cacher derrière pour aller se soulager alors, il fallait qu'elle tienne le coup jusqu'à la maison !
Ben oui, elle n'allait tout de même pas demander à Calianor et à Cédric de l'attendre sur le chemin et aller faire pipi derrière les arbres qui le bordaient.
Alors, pour tenir le coup, elle se dandinait comme presque toutes les fillettes le font dans ces cas-là.
Ses affaires dans son sac, elle regardait son amie qui, elle aussi, avait rassemblé ses affaires.
En fait, son amie avait fini bien avant elle !
Cédric arrivait au loin et se rapprochait de plus en plus.
En arrivant, il les félicita d'avoir obéi et d'être restées presque à l'endroit où il les avait laissées.
En allant jusqu'au banc de sable qui contenait les coquillages, elles n'avaient pas été bien loin, se rapprochant juste un peu de la mer.
Il demanda à Elisabeth-Ann de leur montrer le chemin pour la raccompagner.

Elle sourit et montra la côte dans le sens opposé de l'arrivée du papa de Calianor et dit :
"C'est par là, on va suivre la mer jusqu'au chemin et puis, on suivra le chemin qui commence près du gros rocher là-bas !", déclara t'elle persuadée de dire quelque chose de très important, en tendant le bras et l'index vers leur destination, toujours en se dandinant un peu.
En marchant, la sensation de devoir se rendre aux toilettes s'amenuisait un peu et, il était alors plus simple, pour l'enfant, de ne pas s'agiter de trop.
Ils longèrent la côte jusqu'à l'arrivée près de la grosse roche que la gamine avait montrée, elle semblait loin mais, ils l'eurent bien vite rejointe parce que sur le chemin, Elisabeth-Ann n'arrêtait pas de parler et donc, le temps, pour elle, passa très vite :
"Je suis contente que Mononcle va te voir !", dit-elle en regardant Calianor, toute heureuse de sa déclaration.
"Je lui aurai dit que j'avais fait la connaissance d'une nouvelle amie avec du feu dans les cheveux, ben, il ne m'aurait peut-être pas crue tout de suite !
Mais quand il te verra, il verra que tu as bien du feu dans tes cheveux et que ça n'a pas l'air de te brûler ou de t'ennuyer !
", déclara t'elle librement.
C'était plutôt rare de parvenir aussi rapidement à ce qu'Elisabeth-Ann se sente suffisamment en confiance pour s'exprimer avec autant de franchise et de spontanéité.
Mais, la fillette se sentait bien avec sa nouvelle amie et, elle avait, comme à son habitude, parlé sans tabou ni filtre.
Elle n'avait pas compris que parfois, il fallait mettre du tact dans ses dires et qu'il fallait faire attention à ce que l'on disait et comment on le disait.
Enfin... si, parfois, elle y pensait !
Mais, uniquement quand elle ne connaissait pas les personnes qui l'entouraient ou qu'elle n'avait pas confiance en elles.
Mais, une fois la confiance instaurée, elle s'exprimait sans travers et, c'était parfois un gros manque d'intelligence sociale.

Arrivés près de la roche, elle expliqua à son amie et à son papa, la suite du chemin, en s'arrêtant net, comme si s'arrêter était préférable pour comprendre la suite du trajet :
"Maintenant, on va suivre le chemin mais, dès qu'il y aura un tout petit chemin à droite, c'est celui-là que l'on prendra et, on suivra les bois, jusqu'à la maison !", déclara t'elle en souriant mais, elle n'attendit pas très longtemps avant de reprendre la marche car, cet arrêt inopiné et inespéré pour son corps, lui rappela instantanément qu'elle avait un besoin pressant.
Elle se remis donc à marcher, en n'oubliant pas de se retourner vers ses nouveaux amis.
Elle avait hâte d'arriver pour deux raisons : aller faire pipi, bien sûr mais, le plus important, présenter sa nouvelle amie à son Nononcle à elle toute seule !
Ils suivirent le chemin qui se tortillait un peu mais qui ne faisait que quelques centaines de mètres et, la bifurcation qu'Elisabeth-Ann leur avait expliquée, se présenta devant eux !
Elle se tourna alors vers Calianor :
"Tu vois, en venant de la plage, ce n'est pas très loin de venir chez mon Nononcle !", lui dit-elle le plus sérieusement du monde.
Elle poursuivit :
"Tu crois que tu pourrais te rappeler le chemin et venir me voir quand tu viendras ?", demanda-t-elle un peu inquiète de la réponse que Calianor lui donnerait.
Pendant cette conversation, elle avait marché jusqu'au bois et suivaient maintenant le sentier qui le longeait, vers la gauche.
Si elles avaient suivi le chemin vers la droite, ils seraient arrivés à l'orée du bois qui contenait l'une des promenades touristiques les plus connues du coin, celle des cascades, les "Lealt Falls".
"Là où chante la Lune" aurait pu en faire partie mais, elle était en bout de course de la Lealt River ce qui en faisait la moins spectaculaire et donc, elle n'était pas reprise dans la visite guidée pour les touristes, ce qui en faisait un endroit assez peu fréquenté et donc, qui en faisait la joie d'Elisabeth-Ann et de son oncle Georges.

Mais, retournons près de nos trois marcheurs qui longent les bois vers la maison de l'oncle d'Elisabeth-Ann.
"Çà y est ! Elle est là, la maison, venez, venez !", s'écriat-elle soudain en leur montrant du doigt une petite maison qui semblait perdue dans la verdure.
"Il y a une rue, vous savez !", expliqua t'elle tout enjouée d'arriver.
"Mais, elle est de l'autre côté !
Faut qu'on passe par le jardin, c'est le seul chemin en arrivant d'ici !
", déclara t'elle
"Venez, faut que vous parliez avec mon Nononcle, hein !", leur dit-elle en prenant un peu de vitesse et en leur souriant.

A suivre


1127 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)
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Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...
Elisabeth-Ann leur indiqua la direction à suivre et désigna un gros rocher en point de repère pour la première étape de leur trajet.
Ils se mirent en marche.
Tout en avançant, les filles papotaient sous la surveillance discrète de Cédric Daenarya.
La fillette était contente de pouvoir la présenter à son oncle et de lui montrer, de visu, "le feu dans ses cheveux".
Surprise par l'expression, Calianor saisit une touffe de ses cheveux, l'attira vers l'avant et l'examina, un peu comme si elle la contemplait pour la première fois, ou du moins, avec un regard nouveau.
D'abord perplexe, elle finit par se dire que * ouais c'est vrai que les reflets dans ses cheveux pouvaient donner une certaine impression de "flamboyance" * mais c'était difficile à dire en parlant des cheveux qu'on avait sur sa propre tête.
Les regarder dans le reflet du miroir ne permettait pas vraiment de percevoir la même impression que quelqu'un qui vous voit, de ses propres yeux, avec la lumière du jour.
Mais pourquoi son oncle ne l'aurait-il pas crue ? C'était si étrange que ça ?
- Pourquoi ne t'aurait-il pas cru ? finit-elle par lâcher, sa longue mèche toujours dans la main.
Ils atteignirent le fameux rocher et Elisabeth-Ann leur détailla la suite du parcours.
Ils avancèrent sur un petit chemin durant quelques centaines de mètres puis s'engagèrent sur une sorte de sentier longeant les bois.
- Tu vois, en venant de la plage, ce n'est pas très loin de venir chez mon Nononcle ! Tu crois que tu pourrais te rappeler le chemin et venir me voir quand tu viendras ?, lui demanda son amie.
Calianor se retourna pour examiner le trajet qu'ils avaient suivi depuis la plage, et évaluer à distance, ce que ça donnerait en venant de chez les McWorthy.
- Je pense que oui, dit-elle tout en continuant de réfléchir et de mémoriser la disposition des lieux.
- Hum ! Avant de venir toute seule, on verra déjà si à nous deux, on se rappelle du chemin, intervint son père.
Une manière de dire qu'avant de la lâcher seule sur les sentiers de l'île, il s'assurerait qu'elle ne se perde pas.
Peut-être même envisageait-il certaines astuces magiques dont il ne pouvait ouvertement parler... se dit la petite sorcière.
Calianor acquiesça un peu machinalement et ils reprirent leur marche.
Elle nota qu'il ne fallait pas prendre la direction pour entrer dans le bois.
Soudain, Elisabeth-Ann s'écria qu'ils y arrivaient et désigna du doigt, toute excitée, une petite maison.
Elle les invita à la suivre, passant par le jardin, pour aller rencontrer son déjà célèbre Nononcle.
Elle s'élança et les distança légèrement.
Ils lui emboîtèrent le pas.
- En tout cas, on dirait bien que la cheville ne lui fait vraiment plus mal du tout, fit remarquer Calianor.
Son père hocha la tête, grimaçant légèrement, comme si lui-même ne comprenait pas comment, malgré son intervention, la fillette avait guéri si vite.

@Elisabeth-Ann Dryke
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" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


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Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09

Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...
Quand Elisabeth-Ann avait supposé que son oncle ne la croirait peut-être pas quand elle parlerait de la chevelure flamboyante de Calianor, elle ne s'attendait pas à ce que son amie lui demande pourquoi.
Néanmoins, elle répondit à son amie :
"Oh, tu sais, c'est à cause de l'école et aussi de chez papa et maman, quand je dis quelque chose, il n'y a presque personne qui me croit !
J'ai dit ça comme ça !
C'est rare quand Mononcle ne me croit pas parce que même si parfois, comme tout le monde, j'ai envie de dire un mensonge, ben, je préfère ne pas le faire parce que moi, je n'aime pas quand on me ment !
", déclara t'elle tout de go tout en poursuivant son chemin et en continuant à parler à sa copine.

Elle était aussi rassurée quand elle entendit Calianor lui répondre qu'elle pourrait retenir le chemin qui la mènerait de la plage à la maison de son oncle mais, Cédric, le papa de son amie, mit immédiatement une sorte de hôla :
- Hum ! Avant de venir toute seule, on verra déjà si à nous deux, on se rappelle du chemin, intervint-il.
Elisabeth-Ann se sentit immédiatement un peu gênée car, c'est elle qui tentait d'entraîner sa nouvelle amie vers cette future escapade pour pouvoir la retrouver.
Au départ, c'est elle qui avait posé la question.
Calianor n'avait fait qu'y répondre et c'est Calianor qui avait été remise à sa place par sa faute.
Même si celle-ci ne semblait pas du tout en avoir été affectée.
Elle jeta un coup d'œil tristounet à son amie et lui souffla tout bas :
"Pardon ! Je ne voulais pas que tu te fasses gronder par ma faute !"
Elle baissa ensuite les yeux et n'intervint plus que pour expliquer le chemin à prendre.
*Moi, ça me rend triste quand on me fait une remarque mais, pas Calianor !*, pensa t'elle un peu interloquée par cette différence.

Elisabeth-Ann, voyant la maison, se réjouissait d'arriver là-bas.
Il y avait deux raisons à cela.
La principale était qu'elle se réjouissait que son oncle accueille son amie et son papa.
Elle se disait que pendant que les grands discuteraient, elle pourrait encore parler un peu avec Calianor.
Elle était si heureuse de l'avoir rencontrée.
La seconde lui torturait de plus en plus les entrailles.
Il fallait vite arriver, vite les présenter et s'assurer que son oncle parvienne à les faire entrer pour boire quelque chose et alors, elle pourrait se précipiter au premier étage pour se rendre aux toilettes !
C'est que cela devenait vraiment très très pressant !
Pendant ce temps-là, Calianor parlait à son papa de sa cheville mais, elle n'y prit pas attention.

Ils arrivèrent tous les trois près de la haie d'ifs anglais et Elisabeth-Ann poussa la petite barrière qui permettait de traverser le jardin.
On pouvait alors découvrir la maison qui semblait bien plus grande sans les arbres qui la cachaient.

Elle se mit à courir les quelques mètres restants en criant après son oncle :
"Mononcle, Mononcle ! Viens vite ! Il y a quelqu'un avec moi !"
Rien ne bougea pendant quelques secondes qui semblèrent interminables à Elisabeth-Ann.
Elle posa alors la main sur la poignée de la porte qui allait du jardin vers le couloir qui mènent à la cuisine, au salon et aux escaliers vers l'étage.

Elle cria, à nouveau, la même phrase et, cette fois, une voix lui répondit, suivie d'un mouvement de chaise :
"Comment ça, il y a quelqu'un avec toi ?", demanda son oncle Georges en ouvrant la porte qui menait vers le salon pour la rejoindre à la porte.

Avant qu'il ait eu le temps de terminer sa phrase, Elisabeth-Ann ajouta :
"C'est ma nouvelle amie, Calianor et son papa, Monsieur Cédric et ils veulent te dire bonjour et me ramener parce que je suis tombée et ils m'ont aidée !
Ils sont très gentils !
Tu les fais rester un peu avec nous, hein ?
Tu veux bien, hein ?
Je monte, je dois faire pipi !
", puis elle s'enfuit en courant dans les escaliers la menant au premier étage.

Un peu surpris mais tout de même habitué aux excentricités d'Elisabeth-Ann, Georges reprit immédiatement le contrôle de la situation et se tourna vers ses visiteurs :
"Bonjour Monsieur Cédric et sa fille, la nouvelle amie d'Elisabeth-Ann", répondit l'homme tout sourire en s'adressant aux deux inconnus qui se tenaient devant lui.
Il s'était arrêté car, il avait déjà oublié le prénom de l'enfant qui semblait plus grande que sa nièce.

"Soyez les bienvenus dans ma maison.
Je suis Georges Wheat, l'oncle d'Elisabeth-Ann.
Entrez, je vous prie, elle nous rejoindra très vite.
"
Et il s'écarta pour leur laisser le passage pour rejoindre la porte ouverte du salon qui leur permettrait de s'assoir à la table de la salle-à-manger.
A suivre


808 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 28 août 2025, 18:08, modifié 2 fois.

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Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...
Quand elle lui avait demandé pourquoi son oncle ne l'aurait pas cru au sujet de la couleur de ses cheveux, Elisabeth-Ann lui avait répondu que c'était parce que chez elle ou à l'école, presque personne ne croyait ce qu'elle disait.
Pourtant, elle n'était pas du genre à dire des mensonges, précisa-t-elle.
C'était dingue quand même, se disait Calianor, de ne pas être crue ainsi, sans raison.
Elle, ça lui arrivait de dire des petits mensonges mais sa grand-mère le voyait à chaque fois sur son visage, et elle était effectivement très forte !
- parce que moi, je n'aime pas quand on me ment ! ajouta la fillette.
Calianor sentit son ventre se serrer à cette affirmation : elle, elle lui mentait...
Depuis le début de leur rencontre, elle avait dû lui cacher un tas de choses, ou adapter certaines réalités, parce qu'elle ne pouvait pas lui parler de la magie.
Certes, ce n'était pas sa volonté, elle ne mentait pas par choix mais par devoir, mais en attendant, elle mentait...
* Si un jour elle le découvre, elle va me détester... * pensa-t-elle tristement avant de chasser cette pensée de son esprit avant que son amie ne s'aperçoive de quelque chose.
Par chance, elle fixait le chemin.
Quand son père était intervenu pour freiner leurs ardeurs à emprunter le chemin seule, une autre fois, Elisabeth-Ann s'était excusée discrètement auprès d'elle.
Mais elle agita la main pour lui signifier de ne pas s'en faire : ce n'était pas une réprimande, juste sa façon de rappeler que s'il était d'accord sur le principe, il y aurait quelques précautions à respecter.
Parce que quand elle s'emballait, comme peut le faire une enfant enthousiaste, elle pouvait manquer de prudence.
Quand ils furent en vue de la maison et du jardin, Elisabeth-Ann prit les devants, poussa la barrière et se mit à courir et à crier pour appeler son oncle.
Au bout d'un moment, une silhouette apparut à l'intérieur dans un couloir.
La fillette fit des présentations très rapides et les confia à son oncle avant de filer à toute vitesse : elle avait un besoin urgent.
L'oncle reprit rapidement les choses en main, après un bref instant pour intégrer le flot d'informations.
Il les salua et leur souhaita la bienvenue.
Il se présenta : il s'appelait Georges Wheat.
Il les invita ensuite à entrer, avant de s'écarter pour libérer le passage.
Calianor allait s'avancer mais se retint au dernier moment : c'était à son père de passer devant lui semblait-il. Quoi que les convenances n'étaient pas nécessairement son for...
Celui-ci entra et à hauteur de l'oncle, il lui tendit la main.
- Bonjour Monsieur. Je suis Cédric Daenarya, et voici ma fille Calianor.
Elle s'avança à son tour et leva sa petite main et sa petite frimousse vers l'adulte. Elle se sentait vraiment petite entouré de deux grands comme ça.
- Bonjour Monsieur, dit-elle avec aplomb. J'ai beaucoup entendu parler de vous. J'ai rencontré votre nièce "là où chante la Lune", raconta-t-elle.
Ils pénétrèrent plus avant dans le salon.
Calianor se réjouit de voir qu'ils allaient pouvoir s'asseoir : mine de rien, elle commençait à avoir mal aux pieds.
Elle s'arrêta juste devant un siège et sembla interroger les adultes du regard pour avoir confirmation qu'elle pouvait s'y installer.
Pendant ce temps, Cédric donnait quelques explications à l'autre adulte :
- Moi aussi, j'ai fait la connaissance de votre nièce près de cette cascade, un peu plus tard. Elle s'était blessée en glissant sur une pierre mais rassurez-vous, tout va parfaitement bien à présent. Je suis médecin, et j'étais en visite chez des patients dans le coin justement. Ma fille est venue me chercher et tout est rentré dans l'ordre, ajouta-t-il, se voulant rassurant.

@Elisabeth-Ann Dryke
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(621 mots)

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Absence totale à partir du 16/09

Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...
Pendant qu'Elisabeth-Ann s'était encourue dans la salle de bains pour se soulager, Cédric et Calianor étaient entrés dans la maison de Georges Wheat ; cette petite maison qui se trouvait dans la rue la plus reculée de Portree, dans une rue en cul de sac, à proximité de l'entrée du bois et de la plage.
Cédric avait serré la main de son hôte et, Calianor avait voulu en faire de même en levant la main et le visage vers Georges.
Celui-ci était ravi de l'opportunité de rencontrer ces personnes en chair et en os et de ne pas devoir se contenter d'une description de sa nièce.
Non pas qu'elle n'aurait pas été flatteuse mais, elle n'aurait pas pu rendre leurs particularités à ces visiteurs impromptus mais, néanmoins bienvenus.

Georges avait serré les deux mains qui lui avaient été tendues/
Cédric l'avait d'abord salué en se présentant et en présentant sa fille.
*Ah voilà ! Calianor ! Cette fois, j'ai bien entendu !*, se dit-il soulagé.
Comme il s'était déjà présenté quelques secondes plus tôt, il avait juste sourit pour toute réponse à son interlocuteur.
Quand Calianor eut dit à Georges qu'elle avait entendu parlé de lui "Là où chante la Lune", il lui fit le plus beau sourire dont il était capable !
Ben oui, c'était tellement mignon, cette fillette avec de jolis cheveux auburn, des yeux bleus azur qui lui disait non seulement qu'elle avait entendu parlé de lui mais qui en plus, lui parlait déjà avec l'un des codes qu'il partageait avec sa nièce.
"Je suis enchanté de faire ta connaissance, Calianor", lui répondit-il tout attendri par l'attitude de l'enfant.
Enfant à laquelle il avait fait un petit signe quand elle lui montra un siège... un signe pour lui indiquer qu'elle serait bien mieux installée dans le divan qu'elle pouvait voir d'où elle se trouvait.
Un petit lancé de menton, suivi d'un clin d'oeil, d'un petit mouvement de la main pour lui montrer le canapé et d'un début de sourire.
Il espérait avoir été explicite.
Il se dit que les filles seraient bien mieux installées dans le divan ou les fauteuils, qu'il placerait leurs boissons sur la table basse et que, le papa de l'enfant, Cédric avait-il dit, et lui-même, s'installeraient à la table de la salle-à-manger pour faire connaissance devant un verre ou autre chose à boire.
En tout cas, lui, il ne buvait pas d'alcool mais, il avait beaucoup de boissons différentes qu'il pouvait servir à ses deux nouveaux arrivants.
Mais, avant de penser à proposer une boisson à ces personnes qu'avait ramenées Elisabeth-Ann, il écouta attentivement cet homme lui expliquer qu'il était médecin et que sa nièce s'était blessée en glissant sur une pierre de la cascade. Que Calianor, sa fille, était venu le chercher pour aider Elisabeth-Ann.
*Quelle chance elle avait eue qu'une petite fille à ses côtés qui savait quoi faire !*

Pendant que Cédric expliquait ce qu'il s'était passé à son oncle, Elisabeth-Ann arriva en se dépêchant, les mains toujours humides après les avoir lavées et essuyées.
Georges la regarda se diriger vers Calianor et lui dire :
"Viens, on va aller sur le divan, on sera mieux que sur les chaises !"
Puis, en arrivant près du canapé, elle regarda Calianor, en se souvenant de ce que son oncle lui apprenait comme bonne manière et ajouta, en rougissant de ne pas avoir débuté sa phrase par ça :
"Est-ce que tu veux boire quelque chose ?
On a plein de choses à boire !
Est-ce que tu as faim ?
Est-ce que tu dois aussi aller faire pipi ?
", l'interrogea t'elle, en ignorant totalement que la dernière question était totalement inappropriée dans une conversation polie.
Elle regardait Calianor, se demandant si elle allait ou non s'assoir dans le divan et aussi, elle avait hâte de connaître quelles étaient ses boissons favorites.

Georges, absorbé par le fait que sa nièce avait été blessée, avait juste constaté qu'elle ne semblait pas saigner, qu'elle ne boîtait pas, qu'elle avait saisi la porte sans faire de grimace de douleur et, il questionna alors le papa de Calianor :
"Blessée ! Mais, elle n'en a pas l'air ! Qu'est-ce qu'elle a eu, exactement ?", demanda t'il plutôt interloqué qu'inquiet vu les constatations qu'il avait, lui-même, enregistré inconsciemment sur sa nièce depuis son retour.
Puis, il se pinça légèrement les lèvres et s'excusa auprès de Monsieur Daenarya :
"Oh pardon ! Je manque à tous mes devoirs !
Voulez-vous vous assoir et boire quelque chose pendant que nous parlons ?
", lui demanda t'il en lui montrant la table de la salle-à-manger.

A suivre


764 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 28 août 2025, 18:08, modifié 1 fois.

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Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...
L'oncle d'Elisabeth-Ann avait souri et lui avait serré la main quand elle l'avait salué en évoquant sa rencontre avec sa nièce "là où chante la Lune".
De toute évidence, il savait pertinemment bien de quoi elle parlait.
Quand elle avait interrogé du regard pour savoir si elle pouvait s'asseoir, il avait désigné le coin du divan et du canapé.
* Cool, ce sera plus confortable ! * s'était-elle dit en se dirigeant vers l'endroit.
Avant qu'elle n'ait décidé où elle allait se poser, Elisabeth-Ann était revenue et l'avait entraînée vers le divan.
Elle l'avait suivie et s'était installée sans se faire prier, satisfaite d'enfin soulager ses pauvres petits pieds.
La fillette lui demanda alors si elle voulait boire quelque chose, manger et faire...
Calianor retint un petit sourire gêné.
Elle ne l'aurait sans doute pas formulé comme ça, et pourtant elle avait un certain franc parlé, mais après tout, ça faisait partie de la vie de tout le monde !
Elle se focalisa sur les deux premières questions, ne ressentant pour l'instant pas de besoin urgent à se rendre aux toilettes.
Elle savait qu'il existait des différences entre sorciers et moldus même dans le domaine des boissons et de la nourriture.
Par exemple, elle avait veillé plutôt dans l'après-midi à ne pas sortir devant son amie les biscuits qu'elles savaient en provenance du monde sorcier, comme les chocogrenouilles, ne prenant que des bâtons de chocolat et des cookies.
Pour les boissons, elle savait que les moldus ne buvaient pas de jus de citrouille, ni de bièraubeurre, mais quoi d'autre ? Allait-elle faire une bêtise en parlant d'une boisson sorcière ? Devait-elle se contenter d'un verre d'eau universel ? Enfin papa était là pour rectifier hein ? !
- Euh si tu as du jus de fruits, je veux bien s'il te plaît, répondit-elle.
Jus de fruits, c'est assez général ça non ? Ce n'est pas jus de citrouille, et il doit bien y avoir des fruits en jus chez les moldus aussi ? ! Peut-être du jus de pommes...
- Et euh...
Pour la seconde question, ce n'était pas tant sa crainte de dire un mot interdit, sous le secret magique, que d'être impolie, qui la freinait.
Oui, elle avait un peu faim, et même sans avoir faim, si on lui proposait un biscuit, du chocolat ou du gâteau, elle était toujours preneuse.
Mais était-ce poli une telle gourmandise ? Ben après tout, on le lui proposait.
- Bah si toi t'as faim, je ne suis pas contre l'idée de manger un bout avec toi... si je peux, acheva-t-elle d'une voix plus basse, cherchant du coin de l'œil son père.
Mais celui-ci semblait absorbée par sa conversation avec l'oncle de la fillette.
Ce dernier avait en effet semblé surpris par l'annonce de la blessure de sa nièce, surtout dû au fait qu'elle ne présentait aucun signe apparent de quoi que ce soit d'inquiétant.
Il interrogea donc le médicomage, mais avant de le laisser poursuivre, il l'invita à s'asseoir à la table et lui proposa à boire.
- Oh si vous avez une tasse de café ou de thé, ça m'ira très bien, merci beaucoup, répondit Cédric en prenant une chaise. Oui effectivement, elle ne présente plus de signe de l'incident je vous l'accorde, si ce n'est que vous pourrez constater que sa cheville est encore bandée. Elle s'est fait une très légère entorse, et le pied a gonflé comme ça peut le faire dans les premiers temps après la chute, mais par la suite, tout a dégonflé. Il n'y avait pas de fracture et elle a pu reprendre appui dessus. J'ai strappé la cheville afin qu'elle soit bien soutenue pour le trajet du retour, mais de toute évidence, cela n'est plus nécessaire. Il faudra peut-être juste surveillé que le pied ne bleuit pas du tout ou ne gonfle plus légèrement durant les prochains jours, et ne pas forcer si elle ressent la moindre douleur, mais a priori, pour moi tout est en ordre, expliqua-t-il à leur hôte.

@Elisabeth-Ann Dryke
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(667 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


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Calianor avait accepté de s'asseoir dans le divan et, elle lui répondit qu'elle accepterait de boire un jus de fruits et qu'elle mangerait un petit quelque chose si elle se restaurait, elle aussi.
Elisabeth-Ann connaissait les jus disponibles dans le frigo de son oncle et lui demanda quel était son préféré :
"Il y a beaucoup de jus, ici parce que Mononcle préfère que je boive ça que des sodas !", commença t'elle bien appliquée.
"Alors il y a les simples : orange, pomme, raisin blancs et raisins rouges !" énuméra t'elle sans avoir à se concentrer le moins du monde.
"Mais, ceux-là, ce sont les moins bons !
Je vais te dire les meilleurs, attends...
", ajouta-t'elle à l'unique intention de son amie en chuchotant tout bas.
"Et alors, il y a les deux qui sont avec des mélanges !
Il y en a un avec cinq fruits : pomme, groseilles, framboise, fraise et raisins rouges.
Et mon préféré en a trois : Ananas, mangue et pomme.
Lequel voudrais-tu ?
", lui demanda t'elle en réfléchissant déjà à ce qu'elle pourrait ramener à manger sans que l'éventuelle proximité avec l'heure d'un repas soit un problème.
Pendant qu'elle patientait pour avoir la réponse de Calianor, s'installaient les deux hommes dans la salle-à-manger.
Les deux pièces étaient attenantes et, aucun mur ne les séparaient.
On pouvait, par contre, voir où se délimitait les pièces par leur changement de décoration et par le style des meubles en bois qui y étaient disposés.

Quand Georges, l'oncle d'Elisabeth-Ann avait proposé au papa de Calianor, Cédric, de prendre quelque chose à boire, celui-ci avait répondu qu'il apprécierait une tasse de café ou de thé.
Comme à son habitude, Georges estimait que l'on prononçait toujours son premier choix prioritairement et sourit en hochant de la tête.
Avant de s'en aller dans la cuisine, l'homme écouta la fin de la phrase de Cédric qui avait pris place, sur une chaise, jouxtant la table de la salle-à-manger.
Celui-ci lui précisait que la cheville de sa nièce était toujours bandée.
Que la petite s'était fait une entorse mais pas de fracture et que l'articulation semblait s'être dégonflée.
Il préconisait d'ôter le bandage et de vérifier que la cheville ne gonfle pas ou qu'elle ne se teinte pas de bleu et ce, durant quelques jours, afin de s'assurer que l'inflammation n'y revienne pas.
En plus de ces vérifications, il devait s'assurer que l'enfant ne forcerait pas sa cheville en cas de retour des douleurs et, c'est ce dont il fit part à l'oncle d'Elisabeth-Ann.

Georges était resté debout pour pouvoir se diriger vers la cuisine pour aller chercher la boisson demandée mais, avant de s'en aller, il s'adressa d'abord à Cédric, en ces mots :
"Ma nièce a vraiment eu de la chance de rencontrer votre fille et que celle-ci a eu la présence d'esprit d'aller vous chercher pour l'aider !
Votre fille est très intelligente et serviable.
", dit-il plein de reconnaissance.
"Je ne sais comment je pourrais vous remercier d'avoir pris soin d'elle et de me l'avoir ramenée !", ajouta-t-il un peu ému.
Mais, très vite, il se ressaisit et s'adressa d'abord à sa nièce :
"Quand tu sauras ce que veut boire Calianor, tu viendras me rejoindre pour me le dire, dans la cuisine mais, ensuite, tu reviendras ici, pour tenir compagnie à ton amie et à son papa, pendant que je nous fais une bonne tasse de café !", lui dit-il avec beaucoup de gentillesse.
"Oui, Mononcle !", répondit Elisabeth-Ann en lui souriant.
Ensuite, il se tourna, à nouveau, vers Cédric et lui dit :
"Je n'en aurai pas pour longtemps mais, je sais à quel point cela peut être désagréable de se retrouver seul dans un endroit, chez des inconnus alors, autant qu'Elisabeth-Ann vous mette à l'aise.", ajouta-t'il en quittant la pièce et en se dirigeant vers le couloir par où ils étaient entrés, en n'omettant pas de faire un clin d'oeil au papa de Calianor pour tenter de lui faire comprendre qu'il tentait de responsabiliser un tant soit peu sa nièce.

Elisabeth-Ann se sentait investie d'une mission !
C'était chouette d'avoir quelque chose à faire pour que ses invités à elle se sentent bien chez son oncle !
Elle regardait Calianor en se demandant ce qu'elle allait décider !
Et ne parvenait plus à réfléchir sur ce qu'elle pourrait bien proposer à manger mais, peut-être que son oncle avait entendu ?
Et si pas, elle lui poserait la question dans la cuisine quand elle irait lui donner la réponse de son amie !

Pendant ce temps, Georges était arrivé dans la cuisine qui n'était séparée de la salle-à-manger que par un seul mur et, le café coulait déjà.
Il avait mis, sur un plateau, un peu de lait, venant du frigo, dans un pot à lait qu'il n'utilisait jamais, avait sorti le sucrier où les sucres étaient emballés individuellement, aussi parce qu'il ne recevait pas grand monde chez lui et qu'il désirait donner toutes les possibilités à ses visiteurs.
Il y ajouta un distributeur d'édulcorant, des cuillères, des sous-tasses et des tasses.
Puis, comme le café n'était pas encore terminé, il sortit deux verres pour les filles et les disposa sur un autre plateau.
Les deux plateaux qu'il avait choisis étaient bien trop grands pour ne contenir que ces accessoires et, il ouvrit le frigo : ajouta sur chaque plateau : un petit pot d'olives de Calamata, de la fêta fraîche qu'il coupa en cubes, des morceaux de pastèques en cubes, des morceaux de chocolat noir, au lait et blanc, des biscuits sablés aux amandes, faits maison, comme les grecs font à la Noël, en forme de demi-lunes et qui sont les préférés de sa nièce (NDLA : κουραμπιεδες prononciation : kourabiédès) des tomates cerises et un dernier bol contenant des chips poivre et sel.

Il n'avait plus qu'à attendre sa nièce pour savoir quels jus voulaient les filles et, en les attendant, il commença à verser le café dans un thermos afin de le mettre sur le plateau destiné à la salle-à-manger.
Bien sûr, il aurait pu disposer les friandises uniquement sur le plateau des enfants mais, les grands aussi avaient besoin de se faire plaisir, de temps en temps.
C'était dans sa mentalité, celle où il avait été élevé, en Grèce.
Restait à attendre l'enfant.
A suivre


1051 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 28 août 2025, 18:10, modifié 1 fois.

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Elisabeth-Ann lui énonça tous les jus de fruits dont ils disposaient.
Calianor fut soulagée de constater que non seulement, ces boissons étaient communes aux moldus et aux sorciers, mais qu'en plus, ils disposaient eux aussi d'un large panel.
Elle écouta la composition des jus mixtes, et alors, un important dilemme s'imposa à elle : ils avaient l'air vraiment bons tous les deux, lequel choisir ?
Elle aimait beaucoup les fruits rouges, et en particulier les framboises, ce qui instinctivement, la poussait vers le premier.
Oui, mais elle aimait aussi beaucoup l'ananas. Elle buvait souvent du jus à l'ananas, avec une touche de coco, quand elle était dans le sud... Hmmmm, en plus, c'était le préféré de son amie... Ah oui mais les framboises...
- Oh c'est dur ! finit-elle par lâcher. Les deux me font envie, parce que j'aime bien les fruits rouges et l'ananas !
Pendant ce temps, les adultes discutaient, de la cheville d'Elisabeth-Ann de toute évidence.
L'oncle Georges se montrait reconnaissant, à la fois des bons soins prodigués à sa nièce, mais aussi de la présence d'esprit et de la bienveillance de sa nouvelle amie.
Cédric se sentit envahi d'un sentiment de fierté pour sa petite fille.
Il bredouilla, un peu ému lui aussi :
- Oh mais de rien, c'est bien naturel...
Avant de partir pour la cuisine, l'adulte donna quelques consignes à sa nièce, une "mission".
C'était une façon de responsabiliser l'enfant et aussi de lui donner une sensation d'importance, ou plutôt de valorisation.
Cédric connaissait aussi cette "technique" : confier une mission, pas trop complexe, mais qui permet à l'enfant de ressentir une forme de fierté et de reconnaissance de sa valeur, parce qu'on l'a choisi pour cette tâche, et en même temps, s'il est consciencieux, il se sent la responsabilité de la mener à bien, et si quelque chose cloche, il doit s'efforcer de trouver le moyen de quand même atteindre l'objectif.
Et quand il réussit, il est si heureux, et vous, vous êtes si fier !
Il hocha la tête en réponse à la dernière phrase de l'oncle Georges puis celui-ci s'éloigna.
Pendant ce temps, Calianor retournait son choix cornélien dans sa tête.
* Après tout, peut-être que je pourrai goûter le deuxième jus quand je reviendrai ? * conclut-elle, à la fois astucieuse et pleine d'espoir.
- Tu sais quoi ? dit-elle. Aujourd'hui, je vais goûter celui que tu préfères, avec de l'ananas. Mais un jour, il faudra absolument que je goûte l'autre jus, celui avec plein de fruits rouges.
Elle avait énoncé sa réponse très distinctement, non pas qu'elle doute d'être parfaitement audible d'Elisabeth-Ann, mais surtout pour attirer l'attention de son père afin qu'il décrypte le message sous-jacent : "aujourd'hui, je goûte le jus à l'ananas, mais quand je reviendrai, parce que je reviendrai, n'est-ce pas papa ? je goûterai l'autre jus ! "
Il sourit.

@Elisabeth-Ann Dryke
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" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


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Quand Calianor avoua qu'elle était tentée autant par la framboise que l'ananas, Elisabeth-Ann lui proposa quelque chose...
"On pourrait prendre chacune un différent, comme ça, tu pourrais goûter dans mon verre !", proposa spontanément la petite fille blonde à son amie.
Elle n'entendit même pas Calianor qui se décidait pour prendre le même jus qu'elle car, elle s'était déjà précipitée vers la cuisine, bien décidée à ce que son amie soit traitée comme une reine.
Parvenue dans la pièce, en ayant laissés les deux portes ouvertes qui lui permettait de rejoindre son oncle, elle lui dit :
"Calianor voudrait bien goûter les deux avec plusieurs fruits alors, on peut avoir un de chaque, comme ça, elle goûtera dans mon verre ?", lui dit-elle en s'enfuyant pour remplir sa mission, dans la salle-à-manger.

De retour près du papa de Calianor, elle lui dit :
"C'est "Mon Nononcle à moi toute seule", il est très gentil et il va arriver parce que le café est déjà prêt !
Il n'a plus qu'à mettre les jus dans les verres !
", déclara-t'elle très fière de la rapidité avec laquelle son oncle avait tout préparé.

Pendant ce temps-là, dans la cuisine, Georges qui savait que certaines personnes, surtout les docteurs d'ailleurs, évitaient que les personnes se partagent les verres, ajouta deux verres supplémentaires au plateau des filles et y versa les deux jus pour chaque fille.
Comme si elles étaient quatre !
*Petite maligne !*, pensa-t'il tendrement en visualisant sa nièce quelques instants.
Puis, il sourit et, avec la dextérité que tous les grecs apprennent, il se saisit des deux plateaux à la fois et, parvint sans peine à les amener dans la salle à manger.
Il disposa d'abord celui que Cédric et lui allaient partager au milieu de la table puis, se dirigea vers la table basse qui se situait près du salon pour placer celui des filles.

En ce qui concerne les enfants, il plaça leurs quatre verres hors du plateau afin qu'elles ne renversent pas les jus sur la nourriture puis, revint vers la table de la salle-à-manger sans avoir fait un clin d'oeil à sa nièce et avoir sourit à Calianor au préalable.

Arrivé près de la table de la salle à manger, il déplaça le plateau sur sa gauche et l'y laissa, bien au milieu de la table.
Il en sorti les tasses qu'il disposa l'une en face de l'homme qui était en face de lui et l'une devant lui.
Il sortit le lait, le sucre et le distributeur d'édulcorants qu'il disposa à sa droite.
Il prit le thermos et versa le contenu dans les deux tasses puis, déposa également le thermos près du sucre.
Enfin, il s'assit en face de Cédric et lui dit :
"Si vous avez un petit creux, n'hésitez pas !", lui dit-il, en lui souriant.

Les filles découvraient l'arrivée de leurs deux jus pour chacune et des aliments que Georges avaient déposés sur le plateau, juste en face d'elles.
Elisabeth-Ann avait l'habitude de cette façon de procéder, très grecque, due à l'éducation que son oncle avait eue à l'étranger, durant son enfance et son adolescence.
"Mmh !", s'exclama-t-elle en regardant les contenus et en se lêchant les lèvres par avance.
"Mononcle veut bien que tu goûtes les deux !", dit-elle ensuite à Calianor en regardant la réaction de son amie face aux divers petits plats qui ornaient le plateau et aux deux jus de fruits qu'elles avaient, chacune, devant elles.

A suivre


575 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)

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Elisabeth-Ann proposa que chacune prenne un jus différent et qu'elle goûte le sien, avant de se précipiter pour rejoindre son oncle.
Elle revint presque aussi vite, annonçant à Cédric Daenarya que son oncle n'allait pas tarder car le café était prêt.
Et effectivement, son oncle la suivit de peu, chargé de deux plats copieusement garnis.
Il déposa le premier, celui avec les cafés, sur la grande table, puis porta le second auprès des deux filles.
Il déposa quatre verres de jus, sourit et rejoignit le médicomage.
Calianor observa les quatre verres : pourquoi quatre ? les grands buvaient du café non ? C'était quatre verres pour elles ?
Elle remarqua à la différence de coloration, qu'il y avait deux verres d'un jus et deux de l'autre.
* En fait, il a mis les deux pour que chacune boive les deux... * se dit-elle.
Puis son regard se posa sur le reste du plateau et s'immobilisa sur les biscuits.
Il fut un temps où elle aurait plongé, les deux bras en avant, pour s'en saisir, sans aucune réserve.
Mais elle avait appris, avec le temps et beaucoup d'efforts, à ne pas se jeter sur la nourriture comme quelqu'un qui n'aurait rien avalé depuis des jours, et ensuite à faire preuve d'un minimum de bienséance en attendant soit qu'on l'invite à se servir, soit que quelqu'un d'autre se soit servi.
Alors elle se fit violence et se retint, sans pour autant lâcher les biscuits du regard.
Ceci dit, de sa vue périphérique, elle examinait également le reste du plateau : il y avait du chocolat - oui c'est une gourmande, elle repère d'abord les sucreries -, des olives, du fromage qui devait être... comment on appelait ce fromage assez typique de la Grèce... ça lui reviendrait, des petites tomates, des chips et des cubes de... hmmm c'est plus facile à identifier quand on voit le fruit en entier...
Pendant ce temps, Georges avait rejoint le père de la gourmande ambulante.
Il avait servi le café et disposer tout le reste.
- Merci, fit Cédric.
Il ajouta un peu de lait et goûta le café.
En général, il n'ajoutait que du lait. Le sucre, c'était pour le cas où le café était vraiment très fort.
Tous les cafés n'avaient pas la même intensité.
Leur hôte lui dit de ne pas hésiter à se servir s'il avait un petit creu.
Le médicomage jeta un œil au reste du plateau.
Un petit creu ? peut-être, mais surtout, son regard avait accroché les biscuits.
Bah quoi ? vous pensez qu'il n'y a que les enfants qui sont attirés par les sucreries ?
Pour Calianor, ce n'était pas nécessairement une question d'âge, c'est probablement génétique. Ou alors, Cédric était resté un grand enfant sur ce plan.
Il tendit une main et saisit un biscuit.
De leur côté, les filles se régalaient, rien qu'en le regardant, du contenu du plateau.
Elisabeth-Ann lui confirma ce qu'elle avait commencé à comprendre : elle pouvait goûter les deux jus.
Calianor s'improvisa donc en dégustatrice professionnelle et saisit l'un des deux verres.
Elle en prit une gorgée qu'elle dégusta comme un adulte le ferait d'un vin, mais sans le recracher.
- Mmmh il est très bon, commenta-t-elle.
Puis, elle prit l'autre verre et reproduisit le même rituel.
- Mmmh celui-là aussi.
Maintenant qu'elle avait goûté, elle n'était pas tellement plus avancée pour déterminer lequel des deux elle préférait.
Elle aimait les deux, voilà !

@Elisabeth-Ann Dryke
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(572 mots)

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