Jalousie amicale
Samedi 10 Septembre 2050
10h37
Avec @Nina De Almeida
10h37
Avec @Nina De Almeida
La matinée avait plutôt bien commencé. C’était enfin le week-end. Cette semaine avait été génial. Je l’avais passé en grande partie avec Katherine et j’en étais hyper heureuse. C’était aussi la deuxième semaine de reprise et j’avais pu m’entraîner à nouveau à lancer des sorts. Mon sommeil était toujours agité, je m’étais levée très trop. J’étais aller courir au lever de soleil pour reprendre mes habitudes de l’an passé. J’avais retrouvé mes amis et j’étais heureuse.
Je me baladai donc au parc, j’avais mangé un peu plus tôt dans la journée. J’eus pris mon nouveau sac que j’avais acheté pendant les vacances. Après avoir faire le tour du parc à la recherche d’un coin calme où me poser, je m’installai finalement au pied d’un arbre, posant mon sac à côté de moi et appuyant ma tête sur l’écorce de celui-ci. Je fermais les yeux, fatiguée par ma semaine de cours. Rien que le premier cours de sortilège de l’année avait été fatigant. La professeure nous avait demandé d’effectuer plein d’actions différentes qui s’était avérée épuisante sur le long terme et ce, dès le lundi matin. Mais bon, cela m’avait mis de bonne humeur pour le reste de la journée. Je rouvris les yeux et sortis de mon sac mon nouveau carnet de dessin, espérant que mes traits déposés doucement sur le papier apaiseraient mon esprit fatigué par ce manque de sommeil constant.
241 mots
Jalousie amicale
Ma rentrée ne s’était pas vraiment déroulée comme je l’avais imaginée, surtout au niveau des relations amicales. J’avais déjà pas mal de soucis, autant physiques que mentaux, mais je n’aimais pas trop en parler. Pendant les vacances, j’avais grandi, et ça m’avait fait plaisir. Pourtant, je n’avais pas réussi à prendre beaucoup de poids, et ça se voyait de plus en plus : mon corps paraissait toujours aussi fin, presque fragile.
Ma minceur devenait inquiétante pour ma famille, et les questions qu’on me posait à ce sujet me mettaient encore plus mal à l’aise. Je ne me sentais pas bien dans ma peau. Trop fine, trop maigre, jamais assez bien. Impossible de ressembler aux autres, impossible de m’accepter. J’étais mal. Vraiment mal. Malheureuse, triste, seule. Et surtout, je n’avais plus personne à qui me raccrocher.
Ambre… ma meilleure amie, celle sur qui je pensais pouvoir toujours compter. Depuis la rentrée, elle ne traînait plus vraiment avec moi. J’avais l’impression qu’elle m’avait rayée de sa vie, remplacée par une nouvelle amie qui prenait de plus en plus de place. Et moi, je restais derrière, à regarder sans comprendre. Elle m’abandonnait au moment où j’avais le plus besoin d’elle. L’idée me terrifiait. Je n’arrêtais pas de me faire des films, d’imaginer les pires scénarios.
Je marchais dans le parc, le visage marqué par l’inquiétude. Mes pensées tournaient en boucle, lourdes et étouffantes. Puis, au détour d’un chemin, je l’aperçus. Ambre. Assise sur un banc, l’air déjà fatigué malgré les premières semaines de cours. Pfff… Elle n’était pas prête à voir ce qui l’attendait encore.
Je me surpris à l’observer un long moment. Elle était jolie, vraiment jolie, avec un corps harmonieux, normal, parfait à mes yeux. Elle avait grandi, pris juste ce qu’il fallait, rien de trop ni de pas assez. Et moi, à côté… J’avais l’impression d’être une brindille, un corps trop fin, marqué par la fatigue, mes grosses cernes et mon teint blafard. J’avais l’air d’un zombie.
Finalement, je m’avançai vers elle. Mais plus je m’approchais, plus un doute m’envahissait. Elle m’avait l’air différente. Détachée. Comme si je n’étais plus grand-chose pour elle. Depuis la rentrée, elle m’avait à peine adressé la parole. Et je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’elle se fichait de moi. Qu’elle m’abandonnait.
___
Et voilà pour moi
@Ambre Walker
379 mots
Ma minceur devenait inquiétante pour ma famille, et les questions qu’on me posait à ce sujet me mettaient encore plus mal à l’aise. Je ne me sentais pas bien dans ma peau. Trop fine, trop maigre, jamais assez bien. Impossible de ressembler aux autres, impossible de m’accepter. J’étais mal. Vraiment mal. Malheureuse, triste, seule. Et surtout, je n’avais plus personne à qui me raccrocher.
Ambre… ma meilleure amie, celle sur qui je pensais pouvoir toujours compter. Depuis la rentrée, elle ne traînait plus vraiment avec moi. J’avais l’impression qu’elle m’avait rayée de sa vie, remplacée par une nouvelle amie qui prenait de plus en plus de place. Et moi, je restais derrière, à regarder sans comprendre. Elle m’abandonnait au moment où j’avais le plus besoin d’elle. L’idée me terrifiait. Je n’arrêtais pas de me faire des films, d’imaginer les pires scénarios.
Je marchais dans le parc, le visage marqué par l’inquiétude. Mes pensées tournaient en boucle, lourdes et étouffantes. Puis, au détour d’un chemin, je l’aperçus. Ambre. Assise sur un banc, l’air déjà fatigué malgré les premières semaines de cours. Pfff… Elle n’était pas prête à voir ce qui l’attendait encore.
Je me surpris à l’observer un long moment. Elle était jolie, vraiment jolie, avec un corps harmonieux, normal, parfait à mes yeux. Elle avait grandi, pris juste ce qu’il fallait, rien de trop ni de pas assez. Et moi, à côté… J’avais l’impression d’être une brindille, un corps trop fin, marqué par la fatigue, mes grosses cernes et mon teint blafard. J’avais l’air d’un zombie.
Finalement, je m’avançai vers elle. Mais plus je m’approchais, plus un doute m’envahissait. Elle m’avait l’air différente. Détachée. Comme si je n’étais plus grand-chose pour elle. Depuis la rentrée, elle m’avait à peine adressé la parole. Et je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’elle se fichait de moi. Qu’elle m’abandonnait.
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Et voilà pour moi
@Ambre Walker
379 mots
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Jalousie amicale
Alors que je dessinai tranquillement le paysage sous mes yeux, je vis Nina s'approcher du coin de l'œil. Je n'avais pas eu beaucoup d'occasion de lui parler depuis la rentrée, mes journées étant bien prises. Je lui adressai donc un sourire sincère et lui dit :
- Salut ! Tu vas bien ? Ta semaine s'est bien passée ?
J'avais un grand sourire, contente de revoir ma meilleure amie après une semaine extrêmement chargé. Et puis, une petite visite au parc ne faisait pas trop de mal. Je n'y étais pas allé de la semaine. Entre défaire mes valises et le début des cours ainsi que la reprise du rythme de devoir et mes séances d'entraînements à la guitare, il fallait dire que je n'avais pas eu le temps de voir qui que ce soit. Enfin, disons que j'ai pu voir quelques fois Katherine mais sinon, peu de mondes. D'ailleurs, j'avais hâte que Nina me raconte ses vacances. Elle avait l'air d'aller bien mais c'est vrai qu'elle m'avait extrêmement manqué durant ses deux mois de disputes et de conflits avec mes parents. J'étais sorti deux-trois fois au chemin de traverse et j'avais fêter mon anniversaire mais sinon, j'avais été malheureuse tout le reste du temps, mes insomnies ayant continué à la maison et plus violemment encore. Alors, j'écoutai sa réponse, espérant que tout c'était bien passé pour elle pendant les vacances.
231 mots
@Nina De Almeida désolée pour l'attente
@Katherine Hunter pour la mention
- Salut ! Tu vas bien ? Ta semaine s'est bien passée ?
J'avais un grand sourire, contente de revoir ma meilleure amie après une semaine extrêmement chargé. Et puis, une petite visite au parc ne faisait pas trop de mal. Je n'y étais pas allé de la semaine. Entre défaire mes valises et le début des cours ainsi que la reprise du rythme de devoir et mes séances d'entraînements à la guitare, il fallait dire que je n'avais pas eu le temps de voir qui que ce soit. Enfin, disons que j'ai pu voir quelques fois Katherine mais sinon, peu de mondes. D'ailleurs, j'avais hâte que Nina me raconte ses vacances. Elle avait l'air d'aller bien mais c'est vrai qu'elle m'avait extrêmement manqué durant ses deux mois de disputes et de conflits avec mes parents. J'étais sorti deux-trois fois au chemin de traverse et j'avais fêter mon anniversaire mais sinon, j'avais été malheureuse tout le reste du temps, mes insomnies ayant continué à la maison et plus violemment encore. Alors, j'écoutai sa réponse, espérant que tout c'était bien passé pour elle pendant les vacances.
231 mots
@Nina De Almeida désolée pour l'attente
@Katherine Hunter pour la mention
Jalousie amicale
Je la regardais. Ou plutôt… je la toisais du regard. Elle faisait comme si rien ne s’était passé. Comme si de rien n’était. Et moi, je le prenais mal, affreusement mal. Oui, ça faisait mal. Croire qu’on compte pour quelqu’un, alors que cette personne ne remarque même pas quand on s’effondre à l’intérieur.
J’avais l’impression qu’on m’arrachait le cœur à mains nues, lentement, sans la moindre pitié. Que je ne ressentais plus rien, plus aucune émotion, à part la douleur, brute, implacable.
Ambre. Celle que je connais depuis bientôt un an. Celle que j’ai aidée pendant ses cauchemars, ses insomnies. Celle avec qui j’ai mangé, ri, bu, vécu.
On a révisé ensemble, pleuré ensemble, souffert et ri ensemble. Alors pourquoi ? Pourquoi, bon sang, ne voit-elle pas que je ne vais pas bien ?!
Faut-il que je tombe, que je pleure, que je m’écroule pour qu’elle daigne enfin s’en rendre compte ? Que diable faut-il que je fasse pour qu’elle ouvre les yeux ?!
Et puis elle ose me demander, d’un ton presque banal : "Alors, t’as passé une bonne semaine ? Tu vas bien ?"
Je pousse un léger soupir, un rire sans joie, épuisé, presque cassé. Mon regard accroche le sien - vide, glacé, impénétrable - et je souffle, d’une voix plate, sans chaleur :
- Hummm… Je ne sais pas vraiment. Est-ce que j’ai passé une bonne semaine ? Il faut croire que tu ne sais rien. Mais bon, je ne vais pas te déranger avec mes problèmes. Il me semble que tu as de nouveaux amis, surtout une, vu que je ne t’ai pas beaucoup eue auprès de moi ces derniers temps.
Plus je la regarde, plus le mépris monte en moi. Ce mélange amer entre la colère et la déception, ce goût de trahison au fond de la gorge.
Je ne suis pas quelqu’un de méchant, non, mais quand la colère prend le dessus, elle ronge tout sur son passage. Et je me bats, là, contre moi-même, pour ne pas la blesser davantage avec mes mots.
Mais sa question… elle était tout sauf normale. Elle voyait bien que j’étais à bout, que l’épuisement me dévorait. Mon visage, ma posture, mes gestes, tout criait que quelque chose n’allait pas. Que j'avais maigri, que je ne mangeai plus, que je n'étais plus moi même.
J’étais vidée, éteinte. Elle aurait dû le voir. Elle devait le voir.
Toute la semaine, je l’ai excusée. J’ai inventé des scénarios pour ne pas lui en vouloir : "Ne t’inquiète pas, elle est sûrement occupée." ou "Elle a juste besoin d’un peu de temps pour se réhabituer à Poudlard."
Mais rien. Pas un repas, pas un regard, pas une attention. Trop occupée… par Katherine.
Elle non plus ne dormait plus beaucoup, je le voyais. Mais cette fois, non. Je n’avais pas envie de l’aider. Pas envie de tendre la main à celle qui m’avait laissée tomber. Si elle me faisait souffrir, autant lui rendre la pareille.
- Bon… si t’as rien à me dire, je rentre. Il fait froid.
Ma voix est morte, sans émotion. Mon regard, vide. Et je tourne les talons, le cœur en lambeaux, avec ce goût amer de l’abandon sur la langue.
___
Désolée je me suis un peu emballée sur la longeur
@Ambre Walker
534 mots
J’avais l’impression qu’on m’arrachait le cœur à mains nues, lentement, sans la moindre pitié. Que je ne ressentais plus rien, plus aucune émotion, à part la douleur, brute, implacable.
Ambre. Celle que je connais depuis bientôt un an. Celle que j’ai aidée pendant ses cauchemars, ses insomnies. Celle avec qui j’ai mangé, ri, bu, vécu.
On a révisé ensemble, pleuré ensemble, souffert et ri ensemble. Alors pourquoi ? Pourquoi, bon sang, ne voit-elle pas que je ne vais pas bien ?!
Faut-il que je tombe, que je pleure, que je m’écroule pour qu’elle daigne enfin s’en rendre compte ? Que diable faut-il que je fasse pour qu’elle ouvre les yeux ?!
Et puis elle ose me demander, d’un ton presque banal : "Alors, t’as passé une bonne semaine ? Tu vas bien ?"
Je pousse un léger soupir, un rire sans joie, épuisé, presque cassé. Mon regard accroche le sien - vide, glacé, impénétrable - et je souffle, d’une voix plate, sans chaleur :
- Hummm… Je ne sais pas vraiment. Est-ce que j’ai passé une bonne semaine ? Il faut croire que tu ne sais rien. Mais bon, je ne vais pas te déranger avec mes problèmes. Il me semble que tu as de nouveaux amis, surtout une, vu que je ne t’ai pas beaucoup eue auprès de moi ces derniers temps.
Plus je la regarde, plus le mépris monte en moi. Ce mélange amer entre la colère et la déception, ce goût de trahison au fond de la gorge.
Je ne suis pas quelqu’un de méchant, non, mais quand la colère prend le dessus, elle ronge tout sur son passage. Et je me bats, là, contre moi-même, pour ne pas la blesser davantage avec mes mots.
Mais sa question… elle était tout sauf normale. Elle voyait bien que j’étais à bout, que l’épuisement me dévorait. Mon visage, ma posture, mes gestes, tout criait que quelque chose n’allait pas. Que j'avais maigri, que je ne mangeai plus, que je n'étais plus moi même.
J’étais vidée, éteinte. Elle aurait dû le voir. Elle devait le voir.
Toute la semaine, je l’ai excusée. J’ai inventé des scénarios pour ne pas lui en vouloir : "Ne t’inquiète pas, elle est sûrement occupée." ou "Elle a juste besoin d’un peu de temps pour se réhabituer à Poudlard."
Mais rien. Pas un repas, pas un regard, pas une attention. Trop occupée… par Katherine.
Elle non plus ne dormait plus beaucoup, je le voyais. Mais cette fois, non. Je n’avais pas envie de l’aider. Pas envie de tendre la main à celle qui m’avait laissée tomber. Si elle me faisait souffrir, autant lui rendre la pareille.
- Bon… si t’as rien à me dire, je rentre. Il fait froid.
Ma voix est morte, sans émotion. Mon regard, vide. Et je tourne les talons, le cœur en lambeaux, avec ce goût amer de l’abandon sur la langue.
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Désolée je me suis un peu emballée sur la longeur
@Ambre Walker
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Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Jalousie amicale
Je ne comprenais pas pourquoi elle avait l’air autant en colère. C’est vrai que la semaine passée, je n’avais pas été beaucoup auprès d’elle mais j’avais été beaucoup occupé par la reprise des cours, mes leçons de guitare, mon aménagement dans les dortoirs et c’est vrai que j’avais passé moins de temps avec elle qu’avec Katherine. Et lorsqu’elle prononça ces mots, je m’en rendit compte.
Je n’avais aucune idée de ce qu’elle vait fait cette semaine, de si elle avait passé de bonnes vacances, si elle allait bien. Je m’étais montré égoïste sans le vouloir et je m’en voulais terriblement. Alors qu’elle s’apprêtait à partir, je la retiens par le bras. Je ne voulais pas la perdre… il fallait vraiment qu’on reste amies car sinon… je n’étais pas vraiment sûre d’avoir quelqu’un à qui me raccrocher. C’était la première fois que j’étais si proche de quelqu’un et j’avais vraiment peur que ça s’arrête, pourtant, je ne savais pas quoi faire.
Je lui dis alors :
- Attends Nina ! Je suis désolée, t’as raison mais j’ai été beaucoup occupé cette semaine avec la reprise et tout. S’il te plaît… ne me laisse pas…
Je ne savais pas quoi ajouter, quoi dire ou encore quoi faire. Je voulais vraiment me rattraper mais comment… je n’en avais aucune idée. J’avais besoin d’elle. Mes vacances avaient été vraiment horrible. Et puis, on ne pouvait pas dire que j’allais bien en ce moment. Entre la dispute avec mes parents et mon manque de sommeil constant, intérieurement, j’étais détruite mais je m’efforçais de garder le sourire pour ne pas inquiéter les autres. Je n’aimais pas trop centrer l’attention sur moi alors, je fis ce que j’avais appris à faire toute petite, dissimuler mes émotions et sourire en répétant sans cesse « Je vais bien » même lorsque ce n’est pas la vérité.
Les larmes commencèrent à me piquer les yeux mais je les ignorais car si je commençais à pleurer, je ne savais pas si je pourrais m’arrêter un jour. Alors, je lui dis :
- S’il te plaît ! Nina, dis moi ce que je peux faire pour m’améliorer ?
Malgré mes efforts, mes larmes s’échappèrent et commencèrent à couler lentement sur mon visage.
Je n’avais aucune idée de ce qu’elle vait fait cette semaine, de si elle avait passé de bonnes vacances, si elle allait bien. Je m’étais montré égoïste sans le vouloir et je m’en voulais terriblement. Alors qu’elle s’apprêtait à partir, je la retiens par le bras. Je ne voulais pas la perdre… il fallait vraiment qu’on reste amies car sinon… je n’étais pas vraiment sûre d’avoir quelqu’un à qui me raccrocher. C’était la première fois que j’étais si proche de quelqu’un et j’avais vraiment peur que ça s’arrête, pourtant, je ne savais pas quoi faire.
Je lui dis alors :
- Attends Nina ! Je suis désolée, t’as raison mais j’ai été beaucoup occupé cette semaine avec la reprise et tout. S’il te plaît… ne me laisse pas…
Je ne savais pas quoi ajouter, quoi dire ou encore quoi faire. Je voulais vraiment me rattraper mais comment… je n’en avais aucune idée. J’avais besoin d’elle. Mes vacances avaient été vraiment horrible. Et puis, on ne pouvait pas dire que j’allais bien en ce moment. Entre la dispute avec mes parents et mon manque de sommeil constant, intérieurement, j’étais détruite mais je m’efforçais de garder le sourire pour ne pas inquiéter les autres. Je n’aimais pas trop centrer l’attention sur moi alors, je fis ce que j’avais appris à faire toute petite, dissimuler mes émotions et sourire en répétant sans cesse « Je vais bien » même lorsque ce n’est pas la vérité.
Les larmes commencèrent à me piquer les yeux mais je les ignorais car si je commençais à pleurer, je ne savais pas si je pourrais m’arrêter un jour. Alors, je lui dis :
- S’il te plaît ! Nina, dis moi ce que je peux faire pour m’améliorer ?
Malgré mes efforts, mes larmes s’échappèrent et commencèrent à couler lentement sur mon visage.
370 mots
@Nina De Almeida me voilà !
@Nina De Almeida me voilà !
Jalousie amicale
J’avais ce sentiment d’abandon qui planait en moi, cette impression de déjà-vu… Comme si, tôt ou tard, on finirait par m’abandonner, une fois qu’on n’aurait plus besoin de moi.
La gorge nouée, scellée comme par du fil barbelé, je ne supportais plus rien autour de moi. Tout me paraissait trop bruyant, trop lourd. Je ne voulais pas paraître faible, ni me donner en spectacle devant tout le monde. Mais alors… pourquoi m’agrippait-elle ainsi, comme si j’étais sa bouée de sauvetage ?
Ne voyait-elle pas que moi aussi, je coulai ? Je me noyais lentement pour la maintenir à la surface. Je sombrais pour la sauver.
Mais moi aussi, je voulais respirer. Moi aussi, je voulais sentir l’air frais emplir mes poumons. Je voulais rester à flot, rester debout, qu’elle me garde près d’elle. Alors pourquoi… pourquoi ?
Trop de questions se bousculaient dans ma tête pour que je parvienne à dire quoi que ce soit. Puis, après une longue inspiration, une réflexion amère, je me tournai vers elle, un sourire nerveux, presque hautain, étirant mes lèvres.
- Ah… la bonne blague. Ce n’est que maintenant que tu te rends compte que t’as merdé ? Un peu tard, non ? Et t’as encore le culot de me dire de rester… et de pleurer ?
Mais non, elle n’avait pas le droit de pleurer. Pas elle. Ce n’était pas à elle de le faire. C’est elle qui m’avait abandonnée, pas l’inverse. Alors pourquoi c’était moi qui culpabilisais ? Je repris, la voix tremblante mais dure, pleine de rancune contenue.
- J’ai passé des vacances à moitié supportables, et en ce moment… je vais tellement mal. Tu ne vois donc rien ? Rien sur mon corps, sur mon visage, dans ma manière d’être ? Et c’est toi qui pleures ? Non… tu ne peux pas. Tu m’as laissée tomber, tu m’as déçue. Et maintenant tu veux te rattraper ? Pourquoi ? Pour soulager ta conscience ? Tu veux que je te pardonne, que je fasse encore semblant d’être forte ?
Mais moi aussi, j’ai besoin qu’on me relève. Moi aussi, j’ai besoin qu’on me tende la main. Pourquoi est-ce toujours à moi de porter les autres, de sourire, de tout encaisser ? Pourquoi diable c’est à moi de le faire ?
Tu m’as abandonnée au moment où j’avais le plus besoin de toi, Ambre. Et tu sais quoi ? C’est facile d’être froide, de blesser. Mais après, se racheter, c’est cent fois pire. Et moi… j’en ai marre d’être gentille. J’en ai marre de toujours excuser, de toujours comprendre. Toute la semaine, je t’ai trouvé des excuses, des prétextes, des raisons pour justifier ton absence. Mais toi, est-ce que ça t’a seulement effleuré l’esprit ?
Eh bien, moi aussi j’en ai ma claque. J’en ai marre de passer après tout le monde. Je suis fatiguée. Alors j’m’en vais.
Je chassai sa main d’un geste froid et reculai d’un pas. Les larmes brûlaient déjà mes yeux, prêtes à tomber, mais je résistai. Non. Pas cette fois. Je ne voulais pas pleurer, je ne voulais pas être faible. Je voulais qu’elle ressente ce vide, ce gouffre qu’elle avait laissé en moi.
Qu’elle comprenne enfin ce que ça fait, d’être abandonnée… au moment où l’on touche le fond.
___
Et voilà pour moi
542 mots
@Ambre Walker
La gorge nouée, scellée comme par du fil barbelé, je ne supportais plus rien autour de moi. Tout me paraissait trop bruyant, trop lourd. Je ne voulais pas paraître faible, ni me donner en spectacle devant tout le monde. Mais alors… pourquoi m’agrippait-elle ainsi, comme si j’étais sa bouée de sauvetage ?
Ne voyait-elle pas que moi aussi, je coulai ? Je me noyais lentement pour la maintenir à la surface. Je sombrais pour la sauver.
Mais moi aussi, je voulais respirer. Moi aussi, je voulais sentir l’air frais emplir mes poumons. Je voulais rester à flot, rester debout, qu’elle me garde près d’elle. Alors pourquoi… pourquoi ?
Trop de questions se bousculaient dans ma tête pour que je parvienne à dire quoi que ce soit. Puis, après une longue inspiration, une réflexion amère, je me tournai vers elle, un sourire nerveux, presque hautain, étirant mes lèvres.
- Ah… la bonne blague. Ce n’est que maintenant que tu te rends compte que t’as merdé ? Un peu tard, non ? Et t’as encore le culot de me dire de rester… et de pleurer ?
Mais non, elle n’avait pas le droit de pleurer. Pas elle. Ce n’était pas à elle de le faire. C’est elle qui m’avait abandonnée, pas l’inverse. Alors pourquoi c’était moi qui culpabilisais ? Je repris, la voix tremblante mais dure, pleine de rancune contenue.
- J’ai passé des vacances à moitié supportables, et en ce moment… je vais tellement mal. Tu ne vois donc rien ? Rien sur mon corps, sur mon visage, dans ma manière d’être ? Et c’est toi qui pleures ? Non… tu ne peux pas. Tu m’as laissée tomber, tu m’as déçue. Et maintenant tu veux te rattraper ? Pourquoi ? Pour soulager ta conscience ? Tu veux que je te pardonne, que je fasse encore semblant d’être forte ?
Mais moi aussi, j’ai besoin qu’on me relève. Moi aussi, j’ai besoin qu’on me tende la main. Pourquoi est-ce toujours à moi de porter les autres, de sourire, de tout encaisser ? Pourquoi diable c’est à moi de le faire ?
Tu m’as abandonnée au moment où j’avais le plus besoin de toi, Ambre. Et tu sais quoi ? C’est facile d’être froide, de blesser. Mais après, se racheter, c’est cent fois pire. Et moi… j’en ai marre d’être gentille. J’en ai marre de toujours excuser, de toujours comprendre. Toute la semaine, je t’ai trouvé des excuses, des prétextes, des raisons pour justifier ton absence. Mais toi, est-ce que ça t’a seulement effleuré l’esprit ?
Eh bien, moi aussi j’en ai ma claque. J’en ai marre de passer après tout le monde. Je suis fatiguée. Alors j’m’en vais.
Je chassai sa main d’un geste froid et reculai d’un pas. Les larmes brûlaient déjà mes yeux, prêtes à tomber, mais je résistai. Non. Pas cette fois. Je ne voulais pas pleurer, je ne voulais pas être faible. Je voulais qu’elle ressente ce vide, ce gouffre qu’elle avait laissé en moi.
Qu’elle comprenne enfin ce que ça fait, d’être abandonnée… au moment où l’on touche le fond.
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Et voilà pour moi
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@Ambre Walker
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
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Jalousie amicale
J'avais merdé, je le voyais dans ses yeux, un air de trahison s'échappait de ses pupilles. Je m'en voulais terriblement, ce sentiment de culpabilité m'empêchant presque de respirer. J'étais censée être sa meilleure amie depuis presque un an et pourtant, je n'avais pas vu son mal, car elle le couvrait avec son sourire si radieux. Un sourire que j'aurais dut reconnaître car moi-même, je l'avais souvent utilisé l'an passé. Mais pourquoi n'ai-je rien vu !? Je n'avais aucune excuse, moi qui la connaissais par cœur, qui avait pleuré et ris en sa compagnie, avec qui j'avais partagé tous mes problèmes et les moindres détails de ma vie pendant un an. Je n'avais pas vu qu'elle allait mal, j'étais trop concentré sur ma petite personne pour ça. Elle avait raison, je n'avais pas le droit de pleurer et faire mon égoïste comme à chaque fois.
J'avais besoin d'air, de respirer, je n'y parvenais plus. J'inspirai un grand coup, l'air reprenant sa place dans mes poumons même si j'aurais sûrement préféré que ce ne soit pas le cas. Je voulais dire un truc, réagir, ne pas rester bouche bée comme une idiote, faire quelque chose... Mais alors que je m'apprêtais à ajouter quelque chose, elle se dégagea froidement de mon emprise, mon poing se refermant dans le vide, le souvenir de son poignet piquant chaque nerf de ma main. Son regard glacial me faisant l'effet d'un coup de poignard dans la poitrine, détruisant mon cœur en mille morceaux. Son regard, habituellement si doux sur moi, était maintenant glacial, comme une fenêtre froide à cause de la neige, l'hiver.
Les larmes me piquaient de plus en plus les yeux, mais je ne les laissais pas couler. Je ne voulais pas que Nina pense que je faisais ma victime. Je ne savais pas quoi dire, je voulais la retenir. Alors, je dis :
- T'as raison... J'aurais dû le voir, voir que tu allais mal. C'est totalement ma faute, je suis ta meilleure amie depuis longtemps et je n'ai rien vu. Et si tu savais à quel point je m'en veux d'avoir été aussi aveugle et de ne pas avoir été là pour toi. Et oui, c'est vrai que c'est un peu tard, mais même si tu ne vas probablement pas me pardonner, je tiens à m'excuser. J'aimerais juste que tu m'écoutes et après, tu pourras ne plus jamais me parler si tu ne le veux pas, je te laisserais tranquille.
En même temps que je disais ces mots, des larmes s'échappèrent de mes yeux. Ma voix tremblait un peu, mais je fis abstraction de tout ça et me concentrai seulement sur les derniers mots que je pourrais lui dire avant longtemps sûrement.
- C'est vrai, je veux me rattraper et oui, je m'en veux terriblement au point où je voudrais mourir pour ne pas avoir vu que tu étais mal. Voilà, à quel point je m'en veux... Je m'en veux à en crever. Je veux que tu me pardonnes, c'est vrai. Mais pas pour que tu sois forte et que je puisse continuer à m'effondrer. Je veux que tu me pardonnes, car tu es la seule chose qui me maintient en vie ces derniers temps. Je sais déjà ce que tu vas me répondre : « T'as qu'à aller voir ton amie » Sauf que la différence entre elle et toi, c'est qu'elle ne sait pas tout ce que j'ai vécue et toute ma vie... Elle n'est pas TOI. Tu es ma meilleure amie et je t'adore. Si il y a un an on m'avait dit que je tomberais sur une meilleure amie aussi incroyable que toi, je n'y aurais sûrement pas cru. Mais c'est bel et bien le cas. Et si tu veux savoir, bien sûr que OUI, j'ai pensé à toi cette semaine, mais j'ai été débordé par la reprise du rythme, le rangement de mes affaires. Alors OUI, je suis désolée de ne pas avoir eu le temps de passer te voir, mais MOI AUSSI j'ai une vie. C'est sûr que j'aurais préféré avoir beaucoup plus de temps libre afin de passer du temps avec toi mais c'est la rentrée alors tout le monde est chargé entre les inscriptions aux clubs, les nouveaux emplois du temps, la reprise des cours et les entraînements à la magie pour se remettre à niveau après deux mois. ET OUI, c'est vrai, je suis désolée de ne pas avoir eu le temps de passer te voir avec tout ça, mais sache une chose, tu comptes énormément pour moi et ça ne changera pas après cette discussion crois moi. Parce que savoir que tu souffrais et que je n'ai rien vu, ça me donne mal à la poitrine à un point où j'aimerais juste crever pour que ça s'arrête.
J'avais réussi, j'avais dit tout ce que je voulais lui dire. Il ne me restait plus qu'à voir sa réaction. Je ne pouvais pas changer les mots que j'avais prononcés. Rien que l'idée de la perdre me donnait envie de pleurer jusqu'à ne plus jamais m'arrêter alors j'espérais vraiment qu'elle me pardonnerait.
J'avais besoin d'air, de respirer, je n'y parvenais plus. J'inspirai un grand coup, l'air reprenant sa place dans mes poumons même si j'aurais sûrement préféré que ce ne soit pas le cas. Je voulais dire un truc, réagir, ne pas rester bouche bée comme une idiote, faire quelque chose... Mais alors que je m'apprêtais à ajouter quelque chose, elle se dégagea froidement de mon emprise, mon poing se refermant dans le vide, le souvenir de son poignet piquant chaque nerf de ma main. Son regard glacial me faisant l'effet d'un coup de poignard dans la poitrine, détruisant mon cœur en mille morceaux. Son regard, habituellement si doux sur moi, était maintenant glacial, comme une fenêtre froide à cause de la neige, l'hiver.
Les larmes me piquaient de plus en plus les yeux, mais je ne les laissais pas couler. Je ne voulais pas que Nina pense que je faisais ma victime. Je ne savais pas quoi dire, je voulais la retenir. Alors, je dis :
- T'as raison... J'aurais dû le voir, voir que tu allais mal. C'est totalement ma faute, je suis ta meilleure amie depuis longtemps et je n'ai rien vu. Et si tu savais à quel point je m'en veux d'avoir été aussi aveugle et de ne pas avoir été là pour toi. Et oui, c'est vrai que c'est un peu tard, mais même si tu ne vas probablement pas me pardonner, je tiens à m'excuser. J'aimerais juste que tu m'écoutes et après, tu pourras ne plus jamais me parler si tu ne le veux pas, je te laisserais tranquille.
En même temps que je disais ces mots, des larmes s'échappèrent de mes yeux. Ma voix tremblait un peu, mais je fis abstraction de tout ça et me concentrai seulement sur les derniers mots que je pourrais lui dire avant longtemps sûrement.
- C'est vrai, je veux me rattraper et oui, je m'en veux terriblement au point où je voudrais mourir pour ne pas avoir vu que tu étais mal. Voilà, à quel point je m'en veux... Je m'en veux à en crever. Je veux que tu me pardonnes, c'est vrai. Mais pas pour que tu sois forte et que je puisse continuer à m'effondrer. Je veux que tu me pardonnes, car tu es la seule chose qui me maintient en vie ces derniers temps. Je sais déjà ce que tu vas me répondre : « T'as qu'à aller voir ton amie » Sauf que la différence entre elle et toi, c'est qu'elle ne sait pas tout ce que j'ai vécue et toute ma vie... Elle n'est pas TOI. Tu es ma meilleure amie et je t'adore. Si il y a un an on m'avait dit que je tomberais sur une meilleure amie aussi incroyable que toi, je n'y aurais sûrement pas cru. Mais c'est bel et bien le cas. Et si tu veux savoir, bien sûr que OUI, j'ai pensé à toi cette semaine, mais j'ai été débordé par la reprise du rythme, le rangement de mes affaires. Alors OUI, je suis désolée de ne pas avoir eu le temps de passer te voir, mais MOI AUSSI j'ai une vie. C'est sûr que j'aurais préféré avoir beaucoup plus de temps libre afin de passer du temps avec toi mais c'est la rentrée alors tout le monde est chargé entre les inscriptions aux clubs, les nouveaux emplois du temps, la reprise des cours et les entraînements à la magie pour se remettre à niveau après deux mois. ET OUI, c'est vrai, je suis désolée de ne pas avoir eu le temps de passer te voir avec tout ça, mais sache une chose, tu comptes énormément pour moi et ça ne changera pas après cette discussion crois moi. Parce que savoir que tu souffrais et que je n'ai rien vu, ça me donne mal à la poitrine à un point où j'aimerais juste crever pour que ça s'arrête.
J'avais réussi, j'avais dit tout ce que je voulais lui dire. Il ne me restait plus qu'à voir sa réaction. Je ne pouvais pas changer les mots que j'avais prononcés. Rien que l'idée de la perdre me donnait envie de pleurer jusqu'à ne plus jamais m'arrêter alors j'espérais vraiment qu'elle me pardonnerait.
846 mots
@Nina De Almeida j'ai trop envie de pleurer
@Nina De Almeida j'ai trop envie de pleurer
Jalousie amicale
Plus elle parlait, plus mes déductions se confirmaient : elle ne s’excusait pas vraiment. Ou plutôt… elle ne le pensait pas. On aurait dit qu’elle parlait surtout pour se rassurer elle-même, pour s’accrocher à quelque chose. Mais moi, je n’avais pas besoin de paroles légères ou dites pour combler un silence. Je n’avais pas besoin de phrases jetées dans le vent comme si elles pouvaient réparer quoi que ce soit.
Elle continuait, encore et encore, à dire qu’elle avait pensé à moi, qu’elle avait une vie elle aussi, qu’elle avait ses propres soucis. La bonne blague. J’avais presque envie de rire tellement c’était déplacé. “Elle aussi”… De quel aussi parlait-elle ? Elle comparait quoi à quoi, exactement ?
Moi, je n’avais plus de vie. Une vie, c’est sortir, rire, s’amuser, discuter, faire des bêtises, dormir profondément, manger avec appétit. Je n’avais plus rien de tout ça. Plus aucune couleur, plus aucune étincelle.
Toutes mes envies avaient disparu du jour au lendemain, avalées par quelque chose que je n’arrivais même plus à nommer. Mon train de vie n’existait plus ; je fonctionnais juste… par automatisme. Alors oui, elle avait le droit de dire qu’elle avait des choses à gérer, mais elle ne pouvait pas comparer ce qui nous arrivait. Parce qu’elle ignorait tout de la “nouvelle moi”.
Celle qui cachait trop longtemps.
Celle qui masquait ses malheurs derrière des sourires mécaniques.
Celle qui espérait, silencieusement, que sa meilleure amie verrait quelque chose, comprendrait enfin.
Mais il faut croire que non. Elle se voilait la face. Volontairement ou pas, je n’en savais rien… et au fond, ça faisait encore plus mal. J’étais triste. Terriblement triste. Et déçue d’elle - d’elle, qui aurait dû remarquer avant tout le monde que quelque chose n’allait pas.
Et le pire, c’est qu’elle parlait encore. Elle parlait, parlait, parlait… sans comprendre qu’au fur et à mesure, mes envies de rester diminuaient. Qu’à chaque mot, je sentais mon corps se tendre, mes mains trembler, mon cœur se contracter. J’avais envie de faire demi-tour. De la laisser là, dans cet endroit où je suffoquais déjà. De lui montrer que moi aussi, j’en avais marre : marre d’écouter, marre de subir, marre de vivre avec ce poids qui me bouffe un peu plus chaque jour. Parce que tout ça… c’était devenu un quotidien lourd et étouffant.
Je la dévisageai avec un mélange de rancœur, d’amertume et de lassitude, et je dis :
- Pff… Mais oui. Oui, tu devrais t’en vouloir de n’avoir rien vu. Oui, tu devrais te sentir mal, au point d’en crever, pour ce que tu as laissé passer. Mais ça ne changera rien. Rien à l’histoire. Ce qui est fait est fait, et même si tu revenais en arrière, tu n’aurais rien pu modifier.
Je sais que tu veux te racheter. Mais moi… moi, je n’en ai pas envie. Je n’ai pas la force de te pardonner, ni même l’envie de t’offrir une place, aussi minuscule soit-elle. Je suis incertaine, oui… mais je veux une chose. Une seule : du temps. De la distance. Du silence.
J’ai besoin d’être seule pour penser, parce que toi aussi tu dois comprendre la peine que tu m’as faite. Le vide que tu as laissé. Toute la souffrance que j’ai dû avaler toute seule.
Je n’en pouvais plus de tout ça. Tout me dépassait, tout m’écrasait. J’avais l’impression que mon crâne allait exploser tant les migraines se succédaient, et j’étais fatiguée. Fatiguée de me battre, fatiguée de comprendre, fatiguée d’encaisser. Au fond de moi, une part que je n’aimais pas admettre voulait qu’elle souffre aussi - juste un peu - qu’elle ressente enfin la douleur que j’avais dû avaler seule. Qu’elle comprenne, vraiment, que ses actes avaient eu des conséquences. Et que moi aussi, j’avais le droit d’avoir des sentiments, des peines, des limites.
Je serrai mes doigts, les repliant contre ma paume avec une force démesurée, presque compulsive. Je ne voulais pas déraper, je ne voulais pas perdre le contrôle, mais les émotions qui tournaient dans mon ventre étaient indescriptibles, violentes, brûlantes. J’appuyai tellement fort que je sentis une fine brûlure dans la peau, puis une chaleur humide glisser lentement le long de ma main. Je n’avais pas besoin de regarder pour comprendre.
En continuant de parler, je sentis une larme tracer une ligne glacée sur ma joue. Une seule. Je l’essuyai aussitôt du revers de la main, presque avec colère, comme si cette larme n’avait jamais existé. Comme si je refusais d’admettre que ça pouvait encore me toucher.
Elle n’avait pas le droit d’être là. Pas après tout ça. Pas devant moi, pas maintenant.
Et je ne devais pas être triste. Je ne voulais pas l’être.
Ce n’était plus à moi de porter tout le poids, plus à moi de me torturer. J’avais trop donné. Trop longtemps.
Et maintenant… c’était moi qui étais blessée.
___
Les deux me font de la peine
806 mots
@Ambre Walker
Elle continuait, encore et encore, à dire qu’elle avait pensé à moi, qu’elle avait une vie elle aussi, qu’elle avait ses propres soucis. La bonne blague. J’avais presque envie de rire tellement c’était déplacé. “Elle aussi”… De quel aussi parlait-elle ? Elle comparait quoi à quoi, exactement ?
Moi, je n’avais plus de vie. Une vie, c’est sortir, rire, s’amuser, discuter, faire des bêtises, dormir profondément, manger avec appétit. Je n’avais plus rien de tout ça. Plus aucune couleur, plus aucune étincelle.
Toutes mes envies avaient disparu du jour au lendemain, avalées par quelque chose que je n’arrivais même plus à nommer. Mon train de vie n’existait plus ; je fonctionnais juste… par automatisme. Alors oui, elle avait le droit de dire qu’elle avait des choses à gérer, mais elle ne pouvait pas comparer ce qui nous arrivait. Parce qu’elle ignorait tout de la “nouvelle moi”.
Celle qui cachait trop longtemps.
Celle qui masquait ses malheurs derrière des sourires mécaniques.
Celle qui espérait, silencieusement, que sa meilleure amie verrait quelque chose, comprendrait enfin.
Mais il faut croire que non. Elle se voilait la face. Volontairement ou pas, je n’en savais rien… et au fond, ça faisait encore plus mal. J’étais triste. Terriblement triste. Et déçue d’elle - d’elle, qui aurait dû remarquer avant tout le monde que quelque chose n’allait pas.
Et le pire, c’est qu’elle parlait encore. Elle parlait, parlait, parlait… sans comprendre qu’au fur et à mesure, mes envies de rester diminuaient. Qu’à chaque mot, je sentais mon corps se tendre, mes mains trembler, mon cœur se contracter. J’avais envie de faire demi-tour. De la laisser là, dans cet endroit où je suffoquais déjà. De lui montrer que moi aussi, j’en avais marre : marre d’écouter, marre de subir, marre de vivre avec ce poids qui me bouffe un peu plus chaque jour. Parce que tout ça… c’était devenu un quotidien lourd et étouffant.
Je la dévisageai avec un mélange de rancœur, d’amertume et de lassitude, et je dis :
- Pff… Mais oui. Oui, tu devrais t’en vouloir de n’avoir rien vu. Oui, tu devrais te sentir mal, au point d’en crever, pour ce que tu as laissé passer. Mais ça ne changera rien. Rien à l’histoire. Ce qui est fait est fait, et même si tu revenais en arrière, tu n’aurais rien pu modifier.
Je sais que tu veux te racheter. Mais moi… moi, je n’en ai pas envie. Je n’ai pas la force de te pardonner, ni même l’envie de t’offrir une place, aussi minuscule soit-elle. Je suis incertaine, oui… mais je veux une chose. Une seule : du temps. De la distance. Du silence.
J’ai besoin d’être seule pour penser, parce que toi aussi tu dois comprendre la peine que tu m’as faite. Le vide que tu as laissé. Toute la souffrance que j’ai dû avaler toute seule.
Je n’en pouvais plus de tout ça. Tout me dépassait, tout m’écrasait. J’avais l’impression que mon crâne allait exploser tant les migraines se succédaient, et j’étais fatiguée. Fatiguée de me battre, fatiguée de comprendre, fatiguée d’encaisser. Au fond de moi, une part que je n’aimais pas admettre voulait qu’elle souffre aussi - juste un peu - qu’elle ressente enfin la douleur que j’avais dû avaler seule. Qu’elle comprenne, vraiment, que ses actes avaient eu des conséquences. Et que moi aussi, j’avais le droit d’avoir des sentiments, des peines, des limites.
Je serrai mes doigts, les repliant contre ma paume avec une force démesurée, presque compulsive. Je ne voulais pas déraper, je ne voulais pas perdre le contrôle, mais les émotions qui tournaient dans mon ventre étaient indescriptibles, violentes, brûlantes. J’appuyai tellement fort que je sentis une fine brûlure dans la peau, puis une chaleur humide glisser lentement le long de ma main. Je n’avais pas besoin de regarder pour comprendre.
En continuant de parler, je sentis une larme tracer une ligne glacée sur ma joue. Une seule. Je l’essuyai aussitôt du revers de la main, presque avec colère, comme si cette larme n’avait jamais existé. Comme si je refusais d’admettre que ça pouvait encore me toucher.
Elle n’avait pas le droit d’être là. Pas après tout ça. Pas devant moi, pas maintenant.
Et je ne devais pas être triste. Je ne voulais pas l’être.
Ce n’était plus à moi de porter tout le poids, plus à moi de me torturer. J’avais trop donné. Trop longtemps.
Et maintenant… c’était moi qui étais blessée.
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Les deux me font de la peine
806 mots
@Ambre Walker
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Jalousie amicale
J’observis chaque trait de son visage, la douleur y régnait, durcissant ses traits pourtant si doux habituellement. Du temps… elle en avait besoin selon elle. Je n’avais pas vraiment envie qu’elle parte de ne plus lui parler tous les jours ou le soir avant d’essayer de m’endormir, de ne plus rire en cours à ses blagues, de ne plus partager mes repas en sa compagnie… rien que d’y penser, ça me rendait triste.
Une larme coulait le long de sa joue et je le su, c’était vraiment la gin de notre amitié et il n’y aurait aucune possibilité de rédemptions. Aucun retour en arrière ne serait possible, je le voyais sur son visage. Mais bon, au bout d’un moment, j’en avais marre de m’excuser, je n’étais pas la seule fautive, moi aussi j’avais eu un été de merde. N’ayant néanmoins pas envie d’envenimer plus la situation, je n’argumentai pas. De toute façon, quoi que je dise, cela ne semblai pas lui suffir. Alors c’est bon, je gardais mes mots pour moi, mon visage n’exprimant que la grande tristesse qui m’envahissait. Le même schéma ne cessait de se répéter : je faisais confiance à quelqu’un et puis, soit il me trahissait ou soit il m’abandonnait. D’abord mes parents et maintenant Nina. Pourquoi c’était toujours à moi que ça arrivait ?!
Je n’avais actuellement qu’une seule envie, m’isoler et rester seule mais je ne pouvais pas lui dire de partir alors je la regardai, elle, ma meilleure amie ou plutôt ancienne meilleure amie à présent ? Je ne savais pas trop ce qu’elle représentait pour moi. Trop de questions restèrent sans réponse mais pour moi, une chose était sûre : je ne me sentirais plus jamais chez moi ici. J’avais perdu un de mes seuls repères. Bien sûr, il restait encore Neya et Katherine, enfin, je ne savais pas non plus ce que représentait Katherine pour moi donc, le seul repère que j’étais sûre était Neya. Je sentais que je me noyai progressivement, je ne pouvais pas respirer. Et puis tant pis, si elle avait tant que ça envie de partir qu’elle le fasse. Je lui dis alors :
- Comme tu voudras, vas-y, pars ! Abandonne moi comme tous les autres…
J’avais prononcé cette dernière phrase presque inaudible avec une voix emplie de chagrin. Ma vue se brouillait à cause des larmes mais je ne voulais pas la retenir plus longtemps si cela signifiait qu’on se dispute encore.
Une larme coulait le long de sa joue et je le su, c’était vraiment la gin de notre amitié et il n’y aurait aucune possibilité de rédemptions. Aucun retour en arrière ne serait possible, je le voyais sur son visage. Mais bon, au bout d’un moment, j’en avais marre de m’excuser, je n’étais pas la seule fautive, moi aussi j’avais eu un été de merde. N’ayant néanmoins pas envie d’envenimer plus la situation, je n’argumentai pas. De toute façon, quoi que je dise, cela ne semblai pas lui suffir. Alors c’est bon, je gardais mes mots pour moi, mon visage n’exprimant que la grande tristesse qui m’envahissait. Le même schéma ne cessait de se répéter : je faisais confiance à quelqu’un et puis, soit il me trahissait ou soit il m’abandonnait. D’abord mes parents et maintenant Nina. Pourquoi c’était toujours à moi que ça arrivait ?!
Je n’avais actuellement qu’une seule envie, m’isoler et rester seule mais je ne pouvais pas lui dire de partir alors je la regardai, elle, ma meilleure amie ou plutôt ancienne meilleure amie à présent ? Je ne savais pas trop ce qu’elle représentait pour moi. Trop de questions restèrent sans réponse mais pour moi, une chose était sûre : je ne me sentirais plus jamais chez moi ici. J’avais perdu un de mes seuls repères. Bien sûr, il restait encore Neya et Katherine, enfin, je ne savais pas non plus ce que représentait Katherine pour moi donc, le seul repère que j’étais sûre était Neya. Je sentais que je me noyai progressivement, je ne pouvais pas respirer. Et puis tant pis, si elle avait tant que ça envie de partir qu’elle le fasse. Je lui dis alors :
- Comme tu voudras, vas-y, pars ! Abandonne moi comme tous les autres…
J’avais prononcé cette dernière phrase presque inaudible avec une voix emplie de chagrin. Ma vue se brouillait à cause des larmes mais je ne voulais pas la retenir plus longtemps si cela signifiait qu’on se dispute encore.
407 mots
@Nina De Almeida
@Neytiri Winslow et @Katherine Hunter pour la mention
Moi aussi elles me font trop de la peine
@Nina De Almeida
@Neytiri Winslow et @Katherine Hunter pour la mention
Moi aussi elles me font trop de la peine
Jalousie amicale
Sa réaction me décevait… mais en fait, tout me décevait chez elle ces derniers temps. Plus les secondes passaient, plus le silence s’étirait, plus je sentais quelque chose se fissurer en moi. J’avais attendu, espéré, imaginé mille fois ses excuses, ou même un simple regard plus sincère. Et pourtant… rien. Rien qui ne valait la peine d’être reçu après presque une semaine où elle m’avait lâchement abandonnée.
Je ne devais plus m’attendre à quoi que ce soit. Je savais que la vie pouvait être cruelle, mais je pensais pas qu’elle le serait à ce point-là. Je voyais bien qu’elle s’en voulait, que quelque chose dans son expression trahissait un malaise… et tant mieux. Parce que moi, je n’étais pas d’humeur à me sentir coupable pour quelqu’un qui n’avait rien fait pour moi, rien montré, rien réparé.
Oui, j’étais blessée. Oui, ça me faisait mal.
Mais non, je ne voulais pas qu’elle le voie, même si certains de mes gestes me trahissaient malgré moi.
Je m’étais ouverte à elle. J’avais laissé tomber mes barrières, j’avais accepté de montrer mes faiblesses, mes peurs, mes doutes… pour finir comment ? Blessée. Encore. Comme si c’était une évidence.
J’aurais dû partir tout de suite, tourner les talons et ne plus jamais me retourner. Et pourtant, une petite voix revenait avec insistance, une voix agaçante de lucidité ou d’espoir, je ne savais pas trop : reste… laisse-lui une chance de s’expliquer…
Peut-être que c’était mon ego. Peut-être que c’était la peur de perdre une amitié que j’avais mise trop haut. Peut-être que c’était juste la fatigue.
Mais je ne fis rien. Rien du tout.
Je me contentai de la fixer, droit dans les yeux, attendant une seule réponse qui aurait suffi à recoller les morceaux. Une seule.
Et elle parla. Mais ce qu’elle dit… n’était pas DU TOUT ce que j’attendais.
Quand ses mots sortirent, j’eus un rire jaune, un rire amer qui brûlait la gorge. Elle osait me reprocher de l’abandonner ? Moi ? Alors que depuis la rentrée, elle s’était comportée comme si j’étais transparente ? Comme si je n’existais plus dans son monde ? Une ombre parmi tant d’autres.
J’avais l’impression d’avoir disparu de son univers, d’avoir été effacée sans qu’elle prenne la peine de s’en rendre compte. Mais non… apparemment je me trompais. Elle avait juste “pas le temps”.
Seulement ça - pas le temps pour moi.
Et si j’avais pas droit à un message, un sourire, deux minutes d’attention… alors oui, ça en disait long. Très long. Peut-être que notre amitié n’existait que parce qu’elle avait pitié. Peut-être que j’étais juste là quand ça l’arrangeait, quand elle en avait envie, et le reste du temps… rien.
Je cherchais encore à comprendre pourquoi elle restait à mes côtés si c’était pour me snober, mais à ce moment-là, j’ai compris que c’était inutile. Peine perdue.
Les mots sortirent seuls, plus froids et plus coupants que je ne l’aurais voulu, mais trop vrais pour être retenus :
— Sans blague… vraiment ? C’est toi qui oses me dire de ne pas t’abandonner ? Toi qui te plains que tout le monde le ferait ? Regarde un peu la réalité : c’est toi qui l’as fait en première. Alors ne retourne pas les choses comme ça.
Même pas une seule nouvelle, pas un seul regard, pas un sourire, pas une minute pour moi. Je demandais pas grand-chose, tu sais… juste assez pour me rappeler que j’existais encore. Mais apparemment, tu n’avais pas le temps. Bravo… vraiment. Ça montre exactement la valeur que tu donnes à notre amitié.
Moi, j’en ai plus rien à faire maintenant. Tu peux pleurer autant que tu veux, je regrette aucune parole. Tu les as méritées. Et oui, je vais partir. Je vois pas l’intérêt de rester avec quelqu’un qui m’a ignorée comme ça. Si t’as besoin de soutien, retourne voir Katherine. Peut-être qu’elle, elle sera là.
Je lui lançai un dernier regard noir, un regard qui brûlait autant qu’il cachait tout ce qui me déchirait à l’intérieur. Puis je tournai les talons et partis en direction du château.
Je ne voulais pas qu’elle voie mes larmes monter, ni ma gorge se serrer au point de m’étouffer. Je voulais qu’elle pense que j’étais forte, indifférente, détachée.
Mais une fois dos à elle, la vérité me frappa violemment : j’étais blessée. Vraiment blessée. Avec cette amertume collée au cœur, et le goût du regret sur la langue.
___
And this is for me
@Ambre Walker et @Katherine Hunter pour la mention
738 mots
Je ne devais plus m’attendre à quoi que ce soit. Je savais que la vie pouvait être cruelle, mais je pensais pas qu’elle le serait à ce point-là. Je voyais bien qu’elle s’en voulait, que quelque chose dans son expression trahissait un malaise… et tant mieux. Parce que moi, je n’étais pas d’humeur à me sentir coupable pour quelqu’un qui n’avait rien fait pour moi, rien montré, rien réparé.
Oui, j’étais blessée. Oui, ça me faisait mal.
Mais non, je ne voulais pas qu’elle le voie, même si certains de mes gestes me trahissaient malgré moi.
Je m’étais ouverte à elle. J’avais laissé tomber mes barrières, j’avais accepté de montrer mes faiblesses, mes peurs, mes doutes… pour finir comment ? Blessée. Encore. Comme si c’était une évidence.
J’aurais dû partir tout de suite, tourner les talons et ne plus jamais me retourner. Et pourtant, une petite voix revenait avec insistance, une voix agaçante de lucidité ou d’espoir, je ne savais pas trop : reste… laisse-lui une chance de s’expliquer…
Peut-être que c’était mon ego. Peut-être que c’était la peur de perdre une amitié que j’avais mise trop haut. Peut-être que c’était juste la fatigue.
Mais je ne fis rien. Rien du tout.
Je me contentai de la fixer, droit dans les yeux, attendant une seule réponse qui aurait suffi à recoller les morceaux. Une seule.
Et elle parla. Mais ce qu’elle dit… n’était pas DU TOUT ce que j’attendais.
Quand ses mots sortirent, j’eus un rire jaune, un rire amer qui brûlait la gorge. Elle osait me reprocher de l’abandonner ? Moi ? Alors que depuis la rentrée, elle s’était comportée comme si j’étais transparente ? Comme si je n’existais plus dans son monde ? Une ombre parmi tant d’autres.
J’avais l’impression d’avoir disparu de son univers, d’avoir été effacée sans qu’elle prenne la peine de s’en rendre compte. Mais non… apparemment je me trompais. Elle avait juste “pas le temps”.
Seulement ça - pas le temps pour moi.
Et si j’avais pas droit à un message, un sourire, deux minutes d’attention… alors oui, ça en disait long. Très long. Peut-être que notre amitié n’existait que parce qu’elle avait pitié. Peut-être que j’étais juste là quand ça l’arrangeait, quand elle en avait envie, et le reste du temps… rien.
Je cherchais encore à comprendre pourquoi elle restait à mes côtés si c’était pour me snober, mais à ce moment-là, j’ai compris que c’était inutile. Peine perdue.
Les mots sortirent seuls, plus froids et plus coupants que je ne l’aurais voulu, mais trop vrais pour être retenus :
— Sans blague… vraiment ? C’est toi qui oses me dire de ne pas t’abandonner ? Toi qui te plains que tout le monde le ferait ? Regarde un peu la réalité : c’est toi qui l’as fait en première. Alors ne retourne pas les choses comme ça.
Même pas une seule nouvelle, pas un seul regard, pas un sourire, pas une minute pour moi. Je demandais pas grand-chose, tu sais… juste assez pour me rappeler que j’existais encore. Mais apparemment, tu n’avais pas le temps. Bravo… vraiment. Ça montre exactement la valeur que tu donnes à notre amitié.
Moi, j’en ai plus rien à faire maintenant. Tu peux pleurer autant que tu veux, je regrette aucune parole. Tu les as méritées. Et oui, je vais partir. Je vois pas l’intérêt de rester avec quelqu’un qui m’a ignorée comme ça. Si t’as besoin de soutien, retourne voir Katherine. Peut-être qu’elle, elle sera là.
Je lui lançai un dernier regard noir, un regard qui brûlait autant qu’il cachait tout ce qui me déchirait à l’intérieur. Puis je tournai les talons et partis en direction du château.
Je ne voulais pas qu’elle voie mes larmes monter, ni ma gorge se serrer au point de m’étouffer. Je voulais qu’elle pense que j’étais forte, indifférente, détachée.
Mais une fois dos à elle, la vérité me frappa violemment : j’étais blessée. Vraiment blessée. Avec cette amertume collée au cœur, et le goût du regret sur la langue.
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And this is for me
@Ambre Walker et @Katherine Hunter pour la mention
738 mots
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
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