28 sept. 2025, 13:24
 RP  Lettre à moi-même
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Il y a des mots et des pensées que l'on ne peut partager qu'à soi-même. Si vous pouviez écrire à votre Moi d'il y a cinq ans, ou à votre Moi du futur, que lui diriez-vous ?
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Ce sujet fait partie des activités proposées dans l'animation Moi, le Magicien. Il vous invite à écrire une lettre à votre Moi du passé ou du futur (le nombre d'années n'a pas d'importance).

Vous pouvez ici écrire et déposer votre lettre sous la forme de One Shot. Pour des raisons pratiques, un seul OS sera autorisé par personne pendant la durée de l'animation.

Ces derniers suivront les règles d'un RP simples : c'est-à-dire qu'ils devront faire au minimum 220 mots. L'intervention de PNJ vous appartenant est autorisée, vous n'avez qu'à ajouter à votre post le bandeau nécessaire afin d'annoncer leur utilisation.


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FAQ
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Reducio
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2 oct. 2025, 14:22
 RP  Lettre à moi-même
Si Rosaleen devait écrire à sa elle du passé, qu'est-ce qu'elle aimerait lui dire ? Qu'est-ce qui est au final le plus important pour elle à retenir ?
Ma chère Rosaleen du passé,

Si tu savais tout ce que j'aimerais te dire là, maintenant ! Je sais que tu as souffert de mille et une manières mais tu verras que Poudlard t'ouvriras de nombreuses portes ! Tu y feras des rencontres merveilleuses autant auprès des adultes que dans tes amitiés. Tu rencontreras l'amour, la fidélité dans tes amis et surtout, tu apprendras à te faire confiance. Tu sais, ce n'est pas si grave si tu n'as pas pu voir le rêve d'aller au Conservatoire. Car, Poudlard est ton destin et tu y apprendras la magie. Tu découvriras et aimeras d'autant plus la musique ne t'en fais pas.

Je sais aussi que tu as été harcelée, moquée mais ne te renfermes pas à Poudlard. Car ici, à ton arrivée, personne ne te connais alors montre qui tu es réellement. Ces souvenirs te resteront gravés mais trouve la force en toi de te les combattre et d'en faire ta force. Tu as vécu pas mal de haine auprès de tes grands-parents et tu ne comprends toujours pas pourquoi ils ne s'efforcent pas de t'aimer. Je sais que tu me trouveras complètement folle si je te dis que bientôt, tu auras des réponses mais tu les auras ! Tu ouvriras les yeux sur le pourquoi du comment et tu découvriras une partie du secret qui est au cœur de ta famille. Tu te sens fragile, sensible et beaucoup trop faible pour dire quoi que ce soit. Ça changera, je te le promet !
Reste comme tu es surtout, ne change pas ! Reste cette jeune fille souriante qui aime les gens même si en retour elle ne reçoit pas d'amour. Un jour, tu connaîtras la joie de faire partie d'une vraie famille -qu'elle soit de cœur ou de sang bien sûr ! N'oublie pas que la musique sera toujours ta meilleure alliée et que tes meilleures amies seront toujours là pour toi.

Bon, je crois que je t'ai tout dit. Fais moi signe si tu ne te sens pas à la hauteur ! Sois fidèle à ce que tu te promet et n'hésite pas à relire un bon ouvrage qui t'a fait plaisir ! Oh et si un jour tu souhaites avoir un compagnon à tes côtés, surtout, choisis une petite lézarde peureuse au regard bien expressif. Elle attirera ton attention par sa couleur si belle mais fie toi à ton instinct : prends la !

Profite de ta vie et de celle que tu es ! J'espère te revoir plus forte que jamais !
La bise,

Rosa

Si Rosaleen devait écrire à sa elle du passé, voilà ce qu'elle aurait écrit sur un bout de parchemin. Des conseils qu'elle aurait bien aimé recevoir de sa elle maintenant à sa elle quand elle était sur le point de rentrer à Poudlard.

Les compères Rosaleen et Wilson - Cupidon et Aphrodite en action pour faire tomber les cœurs
BRAVOURE ET AUDACE, GRYFFONDOR EN CHASSE
Troisième année RP - Filière Spéciale (PROMO 2048/2049) - - - Color RP : #4b0702

2 oct. 2025, 17:46
 RP  Lettre à moi-même
Samedi 1er octobre 2050
Après ce RP


TW abandon
Par le passé, Eileen avait vécu des moments compliqués. Son arrivée pré-Poudlard l'avait fait grandir bien plus vite qu'elle ne l'aurait du. Parmi ces moments terribles, il y avait eu le départ malheureux du père de sa meilleure amie - qu'elle considérait alors comme une sœur - et qui, prétextant partir acheter des cigarettes au tabac du coin était parti pour ne plus jamais revenir. Cela avait dévasté Tara et Eileen avait fait de son mieux pour la soutenir. Elle s'était documentée sur comment accompagner la perte, le mensonge... Son père, - en fan de développement personnel qu'il était - l'avait alors orienté sur des pistes de réflexion. Mais cela ne l'avait pas empêché de chuter elle-même plus tard... Mais c'était une autre histoire dans laquelle Tara était alors venue à son secours... Bref... Le passé, Eileen préférait le laisser où il était, c'est-à-dire dans le passé.
fin TW abandon

Et justement, Sean, son père, lui avait parlé d'une pratique qu'elle avait trouvé intéressante : s'écrire à soi dans un an. Il avait évoqué que se lire dans un an lui amènerait des émotions étranges mais certaines et que cela pourrait être une forme d'apprentissage sur la facon dont elle se voyait alors... même s'il était important de vivre le moment présent pleinement comme l'évoquait Eckhart Tolle dans "Le pouvoir du moment présent." Un instant, son esprit dériva. Et, il fallait avouer que mettre en oeuvre ce précepte : vivre pleinement le moment présent était apaisant. L'irlandaise avait aussi manger en pleine conscience - plutôt au petit-déjeuner quand elle n'avait personne autour d'elle pour discuter. Elle avait aussi marcher en pleine conscience, senti son pied se dérouler du talon jusqu'à la pointe, et cette marche lente, avait eu quelque chose d'étonnamment apaisant. Elle s'était ensuite sentie calme. Lire ce qu'elle pensait aujourd'hui demain le serait-il tout autant ? Est-ce qu'elle pourrait trouver un ouvrage compilant toutes les lettres à soi-même de plusieurs individus à Fleury & Bott ? Elle eut une pensée pour son stage à la librairie l'été passé et pour Mr O'Barden qui l'avait si gentiment accueilli...

Comment serait la Eileen du futur ? Comment aborderait-elle sa rentrée en 5ème année alors qu'elle avait d'ores et déjà du mal à se dire que cela faisait un mois qu'elle était en 4ème année ? Le temps filait si vite et emportait avec lui les souvenirs... Se rappeler comment elle vivait le présent actuel pourrait être bénéfique et une curieuse expérience... un peu comme si elle lisait un livre sur sa propre histoire dont elle serait l'autrice, un genre d'autobiographie avec un arrêt sur image... comme si l'ouvrage ne se lisait qu'un instant du passé, comme si un marque-page marquait la page pour toujours.

L'idée lui semblait intéressante mais qu'y mettre ? Ce ne serait après tout qu'une lettre. Elle était importante. Elle devait renfermer tout ce qui lui était cher. Une vision d'elle actuellement et une vision d'elle qui se voyait faire quelque chose dans le futur.

Elle prit la plume et jeta les mots comme autant de pensées qui rejoignaient le parchemin.
Poudlard, le 01/10/2050


Chère moi,

Je suis aujourd'hui un peu perdue sur ce que je veux faire plus tard. En filière pratique & ouverture avec options SaCM et runes, j'ai fait ce choix car j'étais motivée plus par les matières que menée par une réflexion sur les débouchés. Tu le sais, je me demande si ca a un sens de te le dire...

Mais bon... Passons. Imaginons que tu l'aies oublié et poursuivons. En troisième année, je pensais que je pourrais travailler dans les baguettes... Vu comme j'adore la mienne, ca me paraissait logique... puis j'ai découvert les cours de SaCM, j'ai appris à aimer les runes et mon intérêt pour la métamorphose a grandi. Pourquoi alors ne pas lier dans un métier les trois matières ?

Mais mes échanges avec mes différents professeurs m'ont indiqué qu'il serait difficile de lier les trois. J'ai fini par me dire que réaliser un métier en lien avec la métamorphose et les runes, ca serait déjà pas mal. Je pourrais toujours prendre soin des animaux sur mon temps libre... au même titre que travailler le bois est quelque chose que j'aime faire mais dont je ne ferai pas mon métier.

Puis, est venu l'été et avec lui mon stage à la librairie de mon coeur, Fleury & Bott. Et puis à Poudlard, j'ai pu participé à quelques éditions de la Feuille de Lard... Je me suis rendue compte que j'aimais écrire autant que j'aime lire. Pourquoi ne pas m'orienter vers ce domaine ? J'ai donc, à mon retour à Poudlard, demandé conseil à une écrivaine, à la bibliothécaire... et ce fut particulièrement chaotique avec cette dernière si tu te souviens bien !

En parallèle, je me suis inscrite à la formation Animagus, me permettant de lier ma passion pour la métamorphose et la SaCM. Même si la formation est difficile, elle ne dure que trois ans. Je verrai donc ce que je ferai à l'issue pour m'intéresser encore à ces matières. En attendant, je suis satisfaite !

Bref, en deux ans de temps, mes envies ont changé pour mon futur. Que sera-t-il quand tu me liras ? Qu'en sera-t-il dans 10 ans ?

Si je n'ai pas encore la moindre idée de ce que sera mon métier demain, j'espère qu'en me lisant, tu seras toujours d'accord avec moi sur ces points :
- Je souhaite garder ma précieuse amitié avec Erin, Ellana, Charlotte, Marine et Ernest. Même si Ernest s'est éloigné de moi au fur et à mesure de l'année passée, j'espère que ce n'est qu'un mauvais moment à passer pour moi. Les filles seront je l'espère à jamais mes merveilleuses amies.
- Je souhaite conserver le lien fraternel noué avec Etan. S'il n'est pas mon frère à proprement parler, mon coeur le considère ainsi. J'espère que ce lien durera.
- J'espère aussi que je ne me serai pas trop éloignée de ma famille moldue malgré le Secret Magique. En tout cas, pas plus qu'aujourd'hui. Je pense que les voir au moins une fois par an est un minimum. Prends note pour nos futurs agendas !
- J'aurai un emploi dans lequel je m'épanouis.
- Je continuerai à lire et à apprendre.
- On peut rêver : je maitriserai le japonais et je pourrai peut-être y travailler ou y vivre. Le Conseil autorisera à nouveau les transplanages et les portoloins entre continents sans contrôle.
- Le Conseil ne sera plus discriminant. Il n'y aura plus de question de statut de sang. Tu sais comme moi comme je ne comprends pas ce racisme ordinaire et tout ce qu'il implique.
- L'Irlande restera dans mon coeur et je pourrai y aller de temps en temps les week-end.
- J'adopterai un Botruc de compagnie et j'aurai réussi à cloner Mila ou à lui faire avoir des petits même si aujourd'hui en tant que demi-fléreuse, elle ne peut pas en avoir.


Alors, chère moi de dans un an, que penses-tu de ces idées ? Et si tu rayais les mentions qui ne te plaisent plus ou en rajoutait d'autres ? Lancons-nous dans un vision board écrit pour notre avenir !

A toi pour toujours
Eileen
Lorsqu'elle eut fini, elle plia soigneusement son écrit et le rangea au fin fond de sa malle.

4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP

3 oct. 2025, 21:13
 RP  Lettre à moi-même
Lettre à moi-même, le jour de mes dix ans :

🪶Cher petit Gabryel,

Je t’écris d’un futur que tu n’imagines pas encore, mais que tu attends avec impatience le coeur battant, te connaissant. Dans un an, tu franchiras les majestueuses portes de Poudlard, et je sais combien tu redoutes l’inconnu. Tu as peur de ne pas être à ta place, de ne pas être assez courageux, ou à la hauteur. Alors écoute bien : Tu n’as rien à craindre.

Tu découvriras des lieux plus merveilleux encore que dans tes rêves : Un château plus magique au fil des jours, des escaliers capricieux, une Grande Salle où les plafonds s’ilmuminent au gré des saisons. Tu sentiras la magie vibrer jusque dans les murs, jusque dans ton corps. Chaque pierre semble avoir une histoire à raconter, comme un livre ouvert dont tu serais à la fois le lecteur, et le héros.

Tu rencontreras des tas de personnes, dont certains deviendront des compagnons de route, des amis. Leurs rires t’accompagneront dans les nuits les plus sombres. Il y aura des disputes, des maladresses, des moments où tu te croiras perdu. Mais sache ceci : Tu n’es jamais seul. Comme un marque-page qu’on retrouve, égaré entre deux chapitres, les autres sauront te ramener vers l’essentiel : l’amitié et l’amour.

Tu apprendras à lancer des sorts qui transformeront ta baguette en étoile filante. Tu prépareras des potions qui fumeront, qui parfois éclateront partout (je te sais du genre maladroit, mais les catastrophes seront elles qui forgent le plus l’apprentissage !). Tu monteras sur un balai, et l’espace d’un instant, tu croiras voler au-delà des nuages, libre comme le vent. Chaque essai, chaque erreur sera un véritable apprentissage, qui laissera en toi un précieux souvenir.

Et surtout, tu découvriras que la magie la plus puissante ne se trouve pas seulement dans les grimoires ou les formiles, mais dans le courage que tu apprendras à avoir, dans la façon dont ton cœur s’ouvrira au monde. Tu riras, tu pleureras, tu seras parfois bousculé par la vie. Mais toutes ces émotions, même les plus douloureuses, te construiront comme un auteur qui écrit son histoire, et lui donne mille nuances possibles.

N’oublie jamais que ton passé de petit bègue n’est pas une douleur mais une force : Il est le terreau qui nourrit ce que tu deviendras.

Quand tu franchiras pour la première fois les portes du château, lève la tête. Regarde bien autour de toi, grave ces images dans ton esprit : Elles t’accompagneront toujours.

De la part de toi (déjà et pas tout à fait encore),
Gab’ 🪶
Reducio



Reducio
Animation « Moi, le Magicien ! » :

Placer les mots "livre, auteur.ice, marque-page, genre" dans un même post RP.
En rouge

Placer les mots "souvenir, passé, émotions, apprentissage" dans un même post RP.
En bleu

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

4 oct. 2025, 22:57
 RP  Lettre à moi-même
Une petite fille s’assoit en se tortillant sur son bureau dans son dortoir. Elle dépose son encrier taché et un parchemin vierge d’histoires et d’aventures. Elle farfouille ses affaires et sort une petite plume blanche dont le bout noir montre sa vie de dur labeur.

« Une lettre… pour moi dans 5 ans ? », murmure-t-elle. Ses yeux se mettent à briller et son bras se lève pour noircir la blancheur : de ses rêves et ses encouragements.
Chère moi-même… ou devrais-je dire, chère El,

Aujourd’hui, on m’a lancé un défi : écrire une lettre à mon futur. J’ai hésité. Que pourrais-je bien te dire, sinon des choses que tu connais déjà ? Après tout, nous sommes la même personne. Sauf que toi… toi, tu sais ce qui m’attend, à moi El de 11 ans, jusqu’à tes 16 ans.

Alors, je me suis dit : et si je t’écrivais mes rêves, tels qu’ils brillent aujourd’hui ? Pour que tu puisses les comparer aux tiens, cinq ans plus tard. Ont-ils changé ? Ont-ils grandi avec toi ? Toi seule le sauras.

Quand on me demande ce que je voudrais devenir plus tard, je réponds souvent : journaliste.

Je m’imagine à dos de chameau, traversant le désert aux côtés de nomades pour raconter leur monde. Je rêve de suivre des scientifiques jusqu’au pôle Nord, pour voir les ours polaires et écrire sur leur disparition pour que les gens, enfin, réagissent.

Est-ce toujours ton rêve ?

Du côté de la famille, je me pose tant de questions… Je suis sûre que tout va bien avec mo seanair et tantine, la famille de maman. Mais papa se dispute de plus en plus avec papi Louis et mamie Marguerite… une émotion encerre mon cœur.. j’ai peur. Peur que, quand tu liras cette lettre, nous ne les voyions plus. J’espère avoir tort. Alors je profite d’eux, chaque instant.

Toi aussi, promets-moi de profiter des personnes que tu aimes. Ne l’oublie jamais.

Et puis… une dernière question. Depuis mon arrivée à Poudlard, j’entends souvent les filles parler des garçons qui leur plaisent. Avant, je n’avais jamais réfléchi à ça. Est-ce normal ? Ce que je ne comprends pas, c’est : garçon ou fille… est-ce que cela compte vraiment ? Peut-être pas. Peut-être que seul compte ce sentiment, cette lumière qui réchauffe le cœur ... Je ne sais pas et ne comprends pas encore. Un sacré apprentissage de ce qu'est l'amour m'attends. Mais toi, tu dois savoir.

Je t’imagine au bord du lac, avec la personne que tu aimes, à parler de tout et de rien, pendant que les étoiles se reflètent dans l’eau sombre.

Garçon ou fille… qu’importe. Aime. C’est le plus important.

Voilà, je crois que j’ai tout dit. Alors écoute bien, El de 16 ans : je t’aime.

De tout mon cœur,
El de 11 ans.
Lorsque le point final de la missive fut tracé, la fillette laissa tomber sa plume sur le bureau. Elle leva la tête, un sourire aux lèvres, et observa longuement les étoiles qui dansaient autour de la lune. Le souvenir de cette nuit particulière restera gravé dans son cœur.

« Passé, présent et futur s'entremêlent pour donner naissance à celle qu'elle est aujourd'hui : Eleanor », pense-t-elle avec émotion.

Avec soin, elle glissa la lettre dans une enveloppe qu’elle scella d’un geste solennel. Puis, en se glissant sous ses draps ce soir-là, elle se fit une promesse :

« Dans cinq ans, je l’ouvrirai… et je verrai si la moi de 11 ans avait raison, hihi. »

Bercée par cette pensée, la petite s’endormit, la tête remplie de rêves qui n’attendaient qu’à être exaucés.

Reducio
Challenge Moi, le magicien : mots soulignés Emotion, Apprentissage, Passé, Souvenir dans un même RP.

5 oct. 2025, 14:28
 RP  Lettre à moi-même
Pour toi Elisabeth, celle que je serai après l’’école,

Ce n’est pas facile de commencer une lettre qui est pour soi-même. Je trouvais bête d’écrire simplement bonjour. Je vais dire ‘tu’ comme si tu étais quelqu’un d’autre sinon je vais m’embrouiller. Et puis, tu auras certainement beaucoup changé par rapport à maintenant. Quand tu liras cette lettre, je me demande si tu te rappelleras que je l’avais écrite ou si tu auras oublié avec toutes les années qui auront passé.

Je vais dire maintenant que tu ne te rappelles pas que cette lettre existe et que tu seras surprise de la recevoir. Parce que si tu te la rappelles, ben tu sais ce qu’il y a dedans mais ça te fera quand même plaisir.

Tu te rappelles qu’on a parlé à l’école des capsules temporelles, des gens qui s’écrivent à eux-mêmes mais qui reçoivent la lettre des années plus tard ? Madame Lonesy disait qu’on peut écrire dans un message ce qu’on pense qu’on fera plus tard. On pourrait alors recevoir le message dans vingt ans, quand on l’aurait sans doute oublié. Elle disait qu’on pourrait alors savoir si on a suivi la route qu’on imaginait quand on était petite. J’ai repensé à ça hier soir, je ne sais pas bien pourquoi. J’ai aussi pensé à Damian, à ce qu’il m’a dit pendant les vacances. Je lui avais demandé comment c’était quand il est rentré au collège. Il ne se rappelait pas bien, c’était il y a neuf ans quand même qu’il m’a dit. Alors j’ai réfléchi à ça hier soir dans mon lit. J’essayais de voir jusqu’où remontent mes souvenirs et ben, j’ai vraiment oublié beaucoup de choses. J’ai pensé à une chose alors, tout ce que je vis ici pour le moment, ça va rester dans ma mémoire pour toujours ou je vais finir par l’oublier quand je serai grande ? C’est pour cela que je t’écris cette lettre, pour te rappeler comment je me sens aujourd’hui.

Ça fait un mois que je suis ici à Poudlard, il m’arrive encore souvent quand je me réveille, de me demander ce que c’est que cette drôle de chambre alors que je cherche l’interrupteur de ma lampe qui n’est pas là bien sûr. Tu sais qu’il y a d’autres élèves qui viennent du monde moldu. J’aime vraiment pas ce mot. Ils ont l’air de bien se plaire mais peut-être qu’ils sentent la même chose que moi. Moi, j’ai encore une drôle d’impression dans cette école, pendant les cours, avec cette baguette qui n’a pas de ruban. C’est tellement différent de ce que j’ai connu avant et il y a tellement de choses qui me manquent ici. Bien sûr, il y a des choses merveilleuses aussi. Je suis certaine que tu te rappelles comme c’était fantastique la première fois qu’on a volé sur un ballet. C’est pas possible d’oublier ça. Mais rester si longtemps sans voir maman et papa, et même Damian, sans leur parler. Ici on peut juste leur envoyer des lettres, c'est vraiment nul. J’en pleure parfois dans mon lit. Il m’arrive souvent, je me sens comme si j’étais dans un parc d’attractions merveilleux mais que je ne trouve plus la sortie alors que je veux rentrer à la maison.

Il y a aussi des cours que je trouve bizarres, ils me mettent mal à l’aise. Tu te rappelles ce que j’ai pensé après le premier cours de défense contre les forces du mal. J’ai compris que cette baguette qu’on m’a achetée, ce n’est pas un jouet. Ni comme un stylo ou quelque chose qu’on utilise dans une classe normale. En fait, on peut faire plein de choses dangereuses avec. Je me suis demandé c’est quoi cette école où on doit apprendre à se défendre. Je me demande ce que toi tu en penses maintenant. Si tu as eu besoin des sorts qu’on apprend dans ce cours. J’espère que non quand même.

Ça fait des jours aussi que je réfléchis à ce que j’ai entendu maman dire avant la rentrée. Je vais faire quoi avec le diplôme que je recevrai dans sept ans. Ce n’est pas avec un diplôme de sorcier que je pourrai aller à l’université comme Damian. Après l’école, je vais devenir quoi ? Quand j’entends d’autres élèves, il y a des sorciers qui vivent parmi nous. Mais ils font quoi comme métier ? On fera quoi comme métier plus tard ? Est-ce que tu le sais toi ou tu te le demandes encore comme moi ? Je sais que ce n’était pas encore sérieux mais j’avais envie de devenir pilote de ligne comme maman. Alors j’ai un peu peur de devoir vivre loin de chez nous, dans un monde qui me semblera toujours bizarre. Comme les indiens d’Amérique dans leurs réserves. Je sais que j’exagère, les enfants ici des familles de sorciers ont l’air contents et fiers de leur vie et de leur famille. Je ne sais pas bien expliquer ce que je ressens, j’espère que ça passera, que je vais m’habituer à ce monde. Mais bon, j’ai quand même l’impression que ce monde magique me semblera toujours un peu bizarre, que je m’y sentirai toujours un peu étrangère. Oh que j’aimerais recevoir un hibou de toi qui me dirait de ne pas m’inquiéter, que tout va bien se passer. Mais je ne sais pas si la magie permet de faire ça.

Je vais terminer ma lettre je crois. Je voulais te rappeler ce que je pense aujourd’hui, ce qui me fait peur. J’espère qu’avec les années qui auront passé, ces peurs seront parties. J’espère aussi un peu que tu te dis parfois que je te manque. Que tu penses à moi et que je n’ai pas vraiment disparu. Un papillon, est-ce qu’il se rappelle bien la chenille qu’il était autrefois ?

Je te souhaite, et à moi aussi, d’avoir une vie heureuse en tout cas

Elisabeth, la petite qui est encore à l’école.

12 ans - 2e RP

5 oct. 2025, 23:53
 RP  Lettre à moi-même
Août 2050,
Domaine Calderon, Ecosse.


“Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.”
Charles Baudelaire, L'Ennemi, Les Fleurs du Mal, 1857.


Le passé était de ces choses dont on ne parlait pas. Il était de l'ordre des secrets oubliés, enfermés dans un coffre ensuite enterré, emportant avec lui tous ses secrets dans les entrailles de la Terre. Si le futur est vil, incertain, craint, le passé l'est aussi. Il renferme des mystères, des non-dits, des milliers de mots, d'expression, de sentiments altérés par la vision et le cœur de chacun, et ainsi fusaient les interprétations incorrects de l'instant présent face à nous. Alors, le corps avançait, poursuivait son chemin, sans savoir qu'il s'exposait désormais à une incompréhension, un malentendu. Plus tard, lorsqu'émergeant d'un rêve au petit matin, on réalisait l'ampleur de notre confusion, on réinterprétait les faits. On listait les conséquences d'une incorrecte assimilation de ceux-ci. Et alors, constatant l'ampleur des dégâts, on en venait à une seule et même conclusion. Une envie. Un besoin vital, viscéral : réécrire le passé.

...........
Chère Nyxis,

On ne réécrit pas le passé.

Tu auras beau essayer une fois, deux fois, mille fois, le résultat en sera toujours moindre. Le passé est l'une des rares choses qu'on ne peut contrôler. Tu as déjà entendu parler du retourneur de temps : tu en comprends les enjeux. Si aujourd'hui on le mettait dans ma main, je le jetterais, très loin. Je crois aller à l'encontre de mon propos en m'adressant à mon moi du passé, mais voilà la distinction que je fais : je ne suis pas toi, tu n'es pas moi. À vrai dire, nous sommes un million de personnes différentes ; on se métamorphose chaque seconde, et, vois-tu, chaque cliquetis de l'horloge qui rythme mon écriture fait de moi une infinité de sorcières dissemblables alors que le temps s'écoule. Des sorcières, toutes réunies en moi aujourd'hui, pour former mon corps et mon esprit. Toi-même, tu n'es plus la même personne que celle qui a ouvert la lettre, ou que celle qui a parcouru les premières lignes de ce courrier.

Comme je le disais tout à l'heure, tu n'es pas moi. Logiquement donc, je ne suis pas toi. Désormais, je m'adresse à toi comme une personne à part, une version de moi qui peut-être aura lieu d'exister dans un univers différent du mien. Tu n'es qu'un clone de ma personne, je suis l'originale, et personne ne pourra me retirer le droit d'être qui je suis, et d'ainsi réprimer l'épanouissement de celles qui sont censées être moi. Mais tu n'es qu'un corps, qu'une âme vide, sans but ni sens, qui ne vit que par moi, qui se nourrit de ma parole, de mes mots, et de ma pensée. Lorsque je disparaîtrai, tu disparaîtras avec moi, car l'authentique emporte avec lui toutes ses copies lorsqu'il sombre dans l'oubli. Beaucoup diront que tu incarnes celle que je fus, comme un fantôme placé sur mon ombre, marqué au fer rouge, et prisonnier d'une faille temporelle qui répète en boucle l'instant dans lequel tu es figée. Mais tout ceci n'est que mensonge, manipulation pour me faire croire que mon âme est éparpillée dans différentes périodes, et dans différentes dimensions spatio-temporelles. Mais Nyxis Calderon, c'est moi, je suis ici, sur ma chaise, et c'est uniquement sur cette chaise que toute la personne qu'est Nyxis Calderon se trouve. Mes sentiments passés, mes expériences d'il y a des années, mes instants présents ainsi que mes réflexions sur le futur : tout est ici, sur cette chaise, et nullement ailleurs. Et je n'ai besoin de toi pour jouer la marionnette d'avant : je connais bien assez mes fantômes, et tu n'en es aucunement un. Tu ne peux les voir, mais aie confiance. Eux, je les cache dans mes yeux. C'est à travers mes lentilles que je parcours les âges, les expériences, tout. Ceux qui hantent mes nuits résonnent dans mon cœur, ceux qui tourmentent mes jours hurlent dans mes pupilles avec langueur.

Mais suivant l'hypothèse où tu existes dans les profondeurs d'une Terre qui n'est celle que je peuple, je me dois de converser avec toi, peut-être pour te confier les indications que tu dois suivre pour avancer, pour te débloquer de la faille de laquelle tu es prisonnière. Puisque tu joues mon rôle, je te le dis sans honte : oh, comme tu en verras, des choses. Comme tu seras émerveillée par la vie ! Comme elle te paraîtra belle ! Mais comme elle sera vicieuse, injuste parfois ! Comme tu en voudras à tous ceux qui s'opposent à toi !

Je comprends.

Je comprends déjà comment sera ton parcours, j'en ressens encore chaque seconde. Mais sache qu'en cinq ans, tant de choses changent, et viendra le temps de la revanche. Oh, il n'est pas encore venu chez moi, mais je patiente, et je sais que justice sera rendue. Grand-père comprendra alors ses erreurs. Mère réalisera, sûrement trop tard comme elle te néglige, et comment elle m'a négligée. Père comprendra tôt ou tard avoir choisi la mauvaise femme, et trouvera sûrement son bonheur ailleurs. Je l'espère.

Voilà mon message, voilà mes indications : soit patiente. Apprends à faire preuve de la plus grande patience, chasse les pensées avides, bouillonnantes, noient tes attentes : elles émergeront de nouveau en temps voulu, car Chronos est clément avec ceux qui savent attendre.

Je ne souhaite déformer ton futur. À vrai dire, je ne sais même pas pourquoi j'ai écrit tout cela. Dépourvue de sens, de but et d'utilité, elle sera destinée, elle aussi, à sombrer dans l'oubli, cette missive, engloutie par les failles du temps qui engloutissent pour toujours nos souvenirs, nos mots, nos âmes qui, un jour viendra, se confondront à leurs tours aux aiguilles d'une montre.

Cette lettre, que tu ne liras jamais, et cette enveloppe, que tu ne tiendras jamais entre tes mains, toutes deux ne voyageront bien loin. Si elles te sont promises, tu n'en verras pas la couleur, pas même un fragment de seconde.

Car tu n'existes pas.

Tu n'existes plus, et je ne veux plus que tu sois moi. Je veux que tu sois toi. Toi, la Nyxis à forger, et suit ton propre chemin, n'importe lequel. Je sais que le temps fera son travail et qu'il te mènera à moi. Alors, à ton tour, tu te retrouveras sur ce bureau, cette plume à la main, devant ton parchemin, et tu écriras, lentement, hésitante, mot pour mot la même lettre, adressée à la Nyxis qui n'est point encore arrivée au stade que j'occupe actuellement, que tu incarneras en temps voulu, et que ta destinataire atteindra lorsque viendra son tour. Et ce, jusqu'à ce que je rende mon dernier souffle.

Au terme de cette lettre, me voilà partagée : mes mots, tout droits sortis de mon inconscient, me font réaliser tant de choses, et me voilà face à un dilemme bien délicat. Devrais-je accepter ton existence ? Dois-je reconnaître que, à l'ultime instant de mes journées, tu vis encore en moi, tu te manifestes toujours dans mon cœur ? Dois-je accepter, à l'apogée de ma colère, que les origines de mes émotions naissent de toi, et que tu en es encore la maîtresse ? Suis-je Nyxis Calderon, Quatrième année à Serpentard, ou suis-je une multitude de personnes, un milliard de fois différentes les unes des autres mais qui, par l'exceptionnelle intensité de la magie divine, se voient toutes réunies pour habiter ma poitrine, et en prendre les commandes toutes autant qu'elles sont, chacune leur tour ?
Es-tu à l'origine de ces ressentis si soudain, si radicaux qui me font passer d'un extrême à l'autre ?

Qui es-tu, Nyxis ?

Fais-tu toujours partie de moi ? M'adresse-je à mon propre cœur, actuellement ?

Nyxis, entends-tu ma détresse ?
...........

Le morceau de parchemin fut soigneusement plié, scellé, ironiquement marqué des armoiries Calderon. L'enveloppe resta vierge de toute écriture, si ce n'est une petite phrase, écrite en majuscules dans un coin du support : VITA IN SPECULO PRAETERITORUM RELUCET. - La vie se reflète dans le miroir du passé. Elle fut mise de côté.

Une main lasse attrapa un second morceau de parchemin, et trempa de nouveau sa plume dans le pot d'encre noire, un noir aussi tranchant que la lame d'un couteau. Lorsque les premiers mots furent couchés sur le papier, la pointe du stylo le gratta sèchement, comme l'on tatoue à jamais un marqueur de temps sur une vierge peau.

...........
Nyxis,

Il est temps désormais. Il est temps de te parler, à toi que j'attends depuis si longtemps. Du haut de ton trône que mon imagination érige, je te vois, et je patiente depuis un moment maintenant, je patiente, jusqu'à enfin pouvoir te serrer la main.

Nous sommes réunies. Pour un court instant, c'est certain, mais l'essentiel est que nous le sommes. Car comme l'amant qui traversera la rue simplement pour enlacer une courte minute celle qu'il aime, chaque seconde de ces moments passés avec toi sauront satisfaire mon besoin de réponses.

Mon besoin. Celui de communiquer. Celui de parler, haut et fort, de m'assurer que ce que je pense aujourd'hui même me poursuive jusqu'à la fin des temps. Je n'ai jamais eu l'impression d'être aussi lucide, aussi logique qu'à cet instant, et je relate mon futur comme s'il s'agissait d'un conte ; d'une fable dont je connais d'ores et déjà le dénouement, la scène finale. Je veux être ce que je fabule en ce jour, je veux, pour mon propre bien, pour ma propre conscience, réussir à atteindre tous mes objectifs. Je veux satisfaire les pulsions qui hantent mes nuits. Je veux, pour me réconforter, moi, la Nyxis qui écrit cette lettre, parcourir l'histoire comme un corsaire saillant les mers, dont la proue tranche en deux les océans, comme un aventurier sur ces dunes de sable fin, dans les confins d'un univers où rien n'est certain, mais qui prolonge son chemin, même s'il n'y a rien. Je veux avancer comme un marin qui garde le cap, et affronte la tempête. Car les vagues ne m'effrayent pas. Oh, elles pourront causer ma perte, certes. Mais comme c'est étrange que ce qui te maintient en vie puisse également causer ta noyade ? Comment avoir confiance en ce qui est vital lorsqu'on découvre que cette chose marchande également avec le cynique Hadès ? Je n'ai pas de réponse à cette question. Je sais simplement que, même si le liquide limpide se dresse comme un mur face à moi, qu'il s'élève aussi haut que le Consilium lorsqu'il domine la capitale, je me tiendrai là, debout, et j'y ferai face, digne, sans regret, prête à être avalée dans les abysses de celle qui occupe la majorité de notre sublime Terre. J'ai menti. En partie. C'est l'océan qui m'effraye, point ces vagues. Comme un citoyen craint une politique, mais pas ceux qui la mène, j'appréhende l'arbre sans fuir le fruit. Je ne cautionne pas l'idéologie, mais celui qui l'eut construite, lui, oh, comme je le méprise.

J'ai peur de la mer sans craindre ses vagues.

Alors, Nyxis, écoute-moi. Je ne parle pas à une Calderon qui sera dans 10 ans, je me parle à moi-même, comme si j'adressais des mots à mon reflet, dans le miroir. Écoute-moi.

N'aie pas peur.

Fais-toi justice, honore-toi, honore-moi de la façon la plus méritante qui soit, n'apprend qu'à te satisfaire, toi, et n'accorde jamais rien à ceux dont tu ne recevra rien en échange. Car les adultes qui disent qu'une relation ne doit pas être entretenue par le profit ne sont que des menteurs : évidemment que j'attends quelque chose en retour de mes actions. Combien de fois ai-je tenté de faire valoir la compassion, mon humanité, pour au final qu'on ne voit de moi rien d'autre qu'un objet, qu'un pion sans valeur qu'on souhaite écarter du plateau ? Jamais plus tu ne devras te placer dans la vie de ceux qui ne t'aideront pas à t'élever haut, toujours plus haut. Et si tout le monde te lâche, ce ne sont que des endoctrinés, des aveugles qui ne partagent pas ta vision des choses, notre vision des choses, qui, elle, est juste, et qui sera glorifiée seule s'il le faut. La vérité ne peut-elle exister que par la reconnaissance commune ? Pourquoi ne pourrais-je pas avoir raison sur tout, même si tout le monde nie mes théories ?

Je ne sais pas qui je deviendrai. Si écrire au passé est simple car je l'ai vu de mes propres yeux, je ne peux prédire l'avenir. Sous aucune forme. Mais si jamais tu venais un jour à douter de tes ambitions, douter de ceux que tu aimes et de ceux que tu hais, tu penseras à ma lettre, souviens-t'en aux instants de folie, rattache-toi à ces mots, à ce testament qui te sera propre pour l'éternité. Ton but, Nyxis, il est ici. Je l'ai écrit.

Va toujours plus loin, toujours plus haut, seule, s'il le faut.

Qu'il en soit toujours ainsi, et jamais autrement. Ma vie, ta vie, celle que tu expérimentes actuellement, celle qui fait de toi une sorcière si différente de celle qui s'adresse à toi aujourd'hui depuis son bureau ; fais en sorte d'en être fière. Rends-moi fière. Pense à celle qui te dessine, pleine d'espoir, dans son lit le soir. Songe à celle qui n'a qu'une hâte : enfin atteindre ce que tu es. Rappelle-toi. N'oublie jamais.

Dans 10 ans, je serai enfin ce que je veux être.

Dans dix ans, je serai Nyxis Calderon.

Alors prépare mon accueil. Déroule le tapis rouge, coiffe-toi, vêts-toi de la plus élégante des tenues, pare-toi de la plus belle des étoffes, et devant notre miroir depuis lequel nos regards voyagent une décennie pour se rencontrer quelques secondes, répète ton discours, celui que je prononcerai pour nous toutes, celle que je fus, celle que je suis et celle que je serai. Mon discours, qui statuera enfin ma grandeur aux yeux de ceux qui refusent encore d'y croire.

Prends de l'avance, car, alors, il sera trop tard. Je serai là. Et rien ne m'empêchera de tous vous détruire, vous, les clones qui obstruez mon esprit en faisant briller votre éclat qui peut-être ne sera jamais. Vous, les clones qui osent me hanter.

Vous, les stupides clones qui prétendez être moi.
...........

La seconde lettre subit le même emballage méthodique que sa jumelle. Sur celle-ci, il fut inscrit : PRAESENS IN FUTURO VIVIT, le présent vit dans le futur. L'Anglaise amena la plume juste devant ses iris, détaillant sa forme de plus près. Elle la fit tourner entre ses doigts plusieurs fois, comme pour se demander ce qu'elle allait faire d'elle. Dehors, on entendait les jardiniers s'affairer autour des arbustes touffus. Nyxis se tourna vers la fenêtre, le stylo toujours en main. Des éclats de rire parvenaient à ses oreilles, des exclamations plutôt pures, le personnel profitant de l'absence du Secrétaire d'Etat pour se comporter en humains émotifs. Elle détourna le regard.

La sentence tombée, elle projeta l'objet contre le mur, avant de le laisser retomber sur le parquet, brisant la quiétude qui régnait jusqu'ici en maîtresse des lieux. La fillette ne laissa transparaître aucune émotion, aucune pitié envers son geste.

Puis, elle se releva brusquement de sa chaise, l'envoyant voler au beau milieu de la pièce dans un éboulement sonore. La lettre destinée au passé dans la main gauche, et celle du futur dans l'autre main, comme une frise chronologique dans laquelle ce qui est acquis se situe à sénestre, elle se tint debout, immobile, fixant le miroir qui surplombait sa table de travail. Pendant quelques secondes, elle se maintint ainsi, sans un geste. Le silence hurlait contre les quatre murs. Les rideaux fermés filtraient en partie la violente présence de Hélios. Puis, sans comprendre quelle force l'habitait, elle évacua la chambre d'un pas robotique. Traversant escaliers et longs couloirs de la demeure de Michael Calderon les deux lettres en main, les bras le long du corps, les yeux fixe sur l'horizon, elle parvint au jardin, quelque part, n'importe où, dans un coin où un épais saule pleurait ses misères contre la fraîche pelouse. C'est au pied du tronc qui se lamente que la future quatrième année jeta violemment les deux enveloppes, qui s'écrasèrent au sol et creusèrent la terre qui y jonchait. L'expression autrefois neutre se vit remplacée par une grimace haineuse qui fendait désormais les fins traits de son visage. Deux incendies brûlaient dans chacun de ses iris, ses sourcils hachaient son regard en tranchaient mentalement les deux écrits qui gisaient, là.

Aucun mot ne parvint à s'extirper de sa bouche. Il n'y avait rien d'assez fort, rien d'assez puissant pour exprimer ce qu'elle ressentait, à l'instant. La colère, la haine, le dégoût, le regret, la peur. Le dégoût de sa propre sensibilité. Le regret de ses craintes qui désormais existaient matériellement, alors qu'elle avait tenu 14 ans sans jamais les laisser s'échapper de son esprit. La colère envers ses doubles passés et futurs, envers l'usurpation. La colère de comprendre qu'elle ne sera plus jamais celle qu'elle venait d'être. La peur d'oublier qui elle est. La peur d'un jour considérer que tout ce qu'elle croyait jusque-là n'en valait plus la peine.

La peur qu'un jour les peines s'apaisent, et qu'elles emportent avec elle tout ce qui constituait ce qu'elle est.

Et enfin, la haine. La haine envers la magie, envers les règles. La haine contre toutes ces mesures qui l'empêche de sortir sa baguette, et de lancer un incendio sur ces deux pauvres enveloppes, qui ne pourront se consumer, et disparaître.

Elles ne peuvent être vouées à demeurer.

_______________________________________________
Que ceux qui savent parler dispensent leur savoir à ceux qui s'égarent,
Au bord des fleuves,
À la lueur des lampadaires lorsque le Soleil menace son extinction.
Que les gardiens des poèmes lyriques séparent,
Ceux qui abandonnent de ceux qui veulent
Profiter d'un texte les rappelant à leurs jouissances d'enfants.
Et que lorsqu'enfin apparaissent les nuages,
Se réunissent autour d'un feu éternel les cœurs d'autrefois à la recherche de la maison,
Que jadis ils eurent perdue de vue.
Qu'une dernière fois, le temps d'une faible heure,
On rappellent ces humains à ce qu'ils furent,
Et que pour finir, on conte
L'œuvre éternelle du futur,
Celle qui sera à jamais leur.


3017

#614444 • IVe année 49-50
PR • Fiche Perso • Parrainage

6 oct. 2025, 10:04
 RP  Lettre à moi-même
Lettre écrite en février 2048, pour la Lucia du passé, il y a 5 ans (scolarisée en équivalent CE2).
Chère moi du passé,

Je sais bien que tu cherches toujours à trouver ta place, et l'endroit dans lequel tu pourras vraiment être celle que tu es, comme tu es. Je sais que l'école n'est ni ton fort ni ton faible, que tu ne fais qu'exécuter ce qu'on te demande en te refermant encore davantage à chaque consigne. Je sais que tu cherches à fuir tout ce qui te compose en t'enfermant dans tous le reste. Je sais que ta relation avec Liam te pèse, plus encore que tu ne souhaites l'accepter, mais que tu ne sais plus faire les pas.

Mais Mapya, je sais aussi que beaucoup de choses se sont écoulées depuis le moment où tu lis cette lettre. Tu as de belles choses devant toi qui arrivent, je te le promets. Tu vas être bouleversée, de nombreuses fois, car ta vie tout entière va être bouleversée, par un tsunami que tu n'imagines même pas, un tsunami dont on parle peu à la maison. Oui, il va tout bousculer, tout changer, ta façon d'être, tes échappatoires, tes relations avec ta famille, tes relations aux autres, et même ta maison. Mais il va t'apporter bien plus que ce que tu as toujours recherché. Il va aussi t'apporter des amis, des vrais, des sur qui tu pourras toujours compter. Il va t'apporter un monde entier dans lequel tu as toute ta place, et que tu ne voudras plus quitter. Il va t'apporter d'autres loisirs, même s'il faudra du temps et potentiellement quelques douleurs pour dire au revoir aux anciens, qui t'abîment plus qu'ils ne t'aident. Mais surtout, il va t'apporter la chose la plus importante dans ton univers. Il va t'y replonger. Ce tsunami, il va t'accepter comme tu es, et il va te permettre de redevenir celle que tu étais, l'enfant solaire et lumineuse, celle qui apprécie tout ce qui l'entoure. Elle va revenir, je te le promets. Cet espace créé par le tsunami, va aussi reconstruire la relation que tu as avec Liam, avec les parents. Il deviendra ton plus profond confident, celui à qui tu peux tout dire, même éloignés de plusieurs centaines de kilomètres. Il va prendre une place dans ta vie qu'il aurait déjà du prendre depuis quelques années, mais ce n'est que le tsunami qui pourra permettre ça, parce qu'il t'apprendra en premier à lui faire confiance. Et à faire confiance.

On ne peut pas conclure une telle lettre en se souhaitant simplement une bonne journée. Mais, je te souhaite de continuer à te battre, à avancer, en gardant la tête haute, toujours. Un jour, tu seras récompensée. Moi, je te fais confiance.

#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051

6 oct. 2025, 17:02
 RP  Lettre à moi-même
En orange pour Moi le Magicien ! @Winter Wright


Asael, j'aime pas beaucoup écrire, alors je vais pas faire de phrase de bienvenue, je vais pas te dire salut ou quoi que ce soit. J'espère que tu continueras à le faire aussi. C'est bizarre, de m'écrire à moi-même. Je pensais pas que j'allais faire cette lettre, mais bon, comme dirait Morgan, y'a que les Moldus qui changent pas d'avis.

Je me demande comment sera mon futur. Est-ce que papa m'aimera enfin , comme il a aimé Aldwin ? Est-ce que je me serais fait plus d'amis ? Est-ce que je continuerais a tout le temps avoir l'impression de vivre avec mes émotions , mais aussi celles des gens ? Est-ce que j'ai vu Aldwin ? . Non, laisse tomber , on s'en fiche d'Aldwin. Je sais même pas s'il est vivant , s'il est encore là , et j'suis sûr qu'ils pensent pas à moi. À nous. Il doit être avec sa stupide Moldue. Elle était riche , en plus. Je sais pas comment il a pu nous faire ça. Oui , je m'en fiche bien d'où il peut être aujourd'hui.

J'espère que maman ne fait plus de secret. Je sais pas si tu te souviendras encore de tous ceux que j'avais découverts. Moi , je suis sûr que papa et maman, ils vont pas rester ensemble. Maman n'est pas bien avec papa. Papa n'est pas bien pour maman.

J'espère aussi qu'on ne vit plus chez oncle Morgan. Bon , je pense quand même que si. Papa travaille toujours pas, j'imagine ? Et maman doit encore travailler dans son salon miteux. J'ai un peu honte d'eux. C'est méchant, mais quand je vois tous les autres élèves qui ont des belles robes, j'ai honte d'avoir une famille comme ça.

En vrai , j'imagine que ma vie n'aura pas changé. Il faut juste que j'ai de bonnes notes, sinon Morgan et papa et maman seront pas contents. Il faut que je sois sage aussi, mais j'aime pas trop être sage. J'adore faire des bêtises , en fait. C'est toujours comme ça ? J'en fais toujours ? J'espère.

Est-ce que je suis beau ? J'espère. J'aime bien quand il y a de l'attention sur moi , tu sais. J'imagine que toi aussi. C'est pour ça qu'on fait des blagues, non ? Pour avoir de l'attention. Pour que les gens nous remarquent pas juste parce que nos vêtements dégagent une odeur de mort. Moi , en tout cas , moi maintenant, je veux dire , c'est pour ça que j'en fais des blagues.

J'espère que j'aurai un meilleur copain. Et une belle petite copine, encore plus belle que maman. J'espère que j'aurai une bande d'amis trop cool. Et ça, j'en suis sûr , je sais que je ne trainerai pas avec des Moldus et je t'en (m'en) félicite d'avance. On garde des principes , quand même.

Bon , j'ai trop écrit, vraiment trop. J'ai mal au poignet et j'en ai marre de me tacher les doigts d'encre.

J'espère que ça va, d'ailleurs. C'est dommage que tu puisses pas répondre a ma lettre.

Au revoir , Asael.

Asael.


Gryffondor | Promo 2050/2051 | #405672 | Pensées
Inscrit à la chronologie \~ J'étais la neige qui arrêtait son été~

Reducio

6 oct. 2025, 17:57
 RP  Lettre à moi-même
18 septembre 2050


Summer savait qu'elle avait merdé. Elle avait merdé, la veille, elle avait plus que merdé.
Elle avait fait la pire erreur de sa vie. Elle venait de massacrer, de réduire en bouillie, son amitié en bouillie.

Enfin, venait. Ca s'était passée la veille, mais la scène repassait tant dans sa tête qu'elle avait l'impression qu'elle venait à peine de s'écarter de Lilith. Elle avait presque l'impression sa main droite, tremblante, la brûlait encore du choc. Elle revoyait les yeux de Lilith se vider de leurs larmes, s'emplir de colère.

Mais elle ne regrettait pas. Non, elle ne regrettait pas de l'avoir frappée. Elle regrettait d'avoir tout gâché, d'avoir brisé leur relation, ça oui. Mais la claque qu'elle lui avait donné, elle ne la regrettait pas. Elle voulait ne jamais la regretter.
Parce que ses mots résonnaient encore dans sa tête. "Mais si t’étais si méritante… tu serais pas toute seule, non ?" Et son coeur. Son coeur qui battait dans sa poitrine, qui cognait fort, si fort. Qui résonnait dans le silence.

Le bruit de sa paume qui s'abattait sur la joue de Lilith, de cette méchante Lilith, qui, par jalousie qui ne lui était même pas destinée, lui avait dit ces mots cruels.

Elle ne regrettait pas, non. Et elle espérait que ce ne serait jamais le cas. Alors elle prit sa plume, la trempa dans l'encrier.



Hey, Summer.

Bah... Bah ouais, c'est moi. Fin moi. Toi, quoi. Fin... Oh t'as compris quoi ! (On comprends ce genre de chose, quand on est grands ?! Tu me diras...).
Bref, je t'écris... Je m'écris, en fait. Je sais même pas pourquoi je m'écris, en fait. C'est con de s'écrire à soi même, hein ? Oui, bah écoute, te plains pas, une fois t'as pleuré parce que tu recevais pas de lettres.
Et oui, je te connais MOUAHAHA ! Et j'anticipe ta réaction, lève pas les yeux au ciel roh.

Bref, soyons sérieuses... (j'arrive pas à conjuguer le verbe à "je" donc je fais comme ça, y a un problème ?)
Je pense que tu t'en souviendras, donc je vais pas te développer toute l'histoire, mais hier on a giflé Lilith. Ecoute... je sais pas comment notre relation avec elle va évoluer, ok ? Je sais pas ce que toi tu pense d'elle. Mais moi je l'aime de tout mon coeur, d'accord ? Je l'adore.

Et j'ai tout gâché. Mais, je sais pas si tu t'en souviens, je ne regrette rien. Ce qu'elle m'a dit, c'est juste horrible. Ok, j'ai réagi un peu rapidement, sans réfléchir, mais pour moi j'ai eu la bonne réaction.

Alors je voulais juste te dire... On va en faire, des conneries, Summer. Des bêtises qu'on aura décidé de faire, d'autres non. Et ce sera comme ça. J'en ai déjà fait, j'en referais sans aucun doute et toi aussi, si tu veux mon avis.

Mais je veux que tu me promettes un truc, Summer. Et je te le promets en retour. Même si les conséquences des bêtises en question, même si le temps a émoussé tes souvenirs de pourquoi j'ai fait ça, je veux pas que tu regrettes, ok ? Même si t'as oublié, fais moi confiance. Tu peux bien te faire confiance à toi même, non ?
Je te promets aussi, en retour. Jamais je ne regretterai un de mes actes. Sauf si vraiment, les conséquences doivent être funestes (du genre Emy qui meurt à cause de moi, tu vois ?). Mais passons. On n'est pas parfaites, on est même moins que parfaites. On fait du mal aux autres, et nous on souffre, on souffre, et on souffre, et on sait que c'est notre faute.

Je le sais, ok ? Je sais. C'est ma faute.

Mais je ne peux pas changer le passé, alors c'est comme ça, un point c'est tout.

Je me suis faite insulter en début d'année, tu sais. Par un garçon, je ne sais toujours pas son nom. Il m'a traité de connasse. Vu que t'es grande, je sais pas si tu vois ce mot de la même façon que moi, alors laisse moi t'expliquer mon point de vue : c'est dur, ce mot. Il est cruel, surtout dans la bouche d'un garçon de mon âge, même pas. Et puis, il était employé sérieusement, et c'était la première fois que je le recevais. Peut être pas la dernière, ok, mais la première. Donc ça m'a fait un peu mal.

Mais tu vois je regrette pas le comportement qui me l'a value. Il était justifié. Le garçon avait failli abimer ma guitare (notre guitare, j'espère), et à deux reprise en plus, pour te dire. Bref, je me suis énervée, je lui ai crié dessus, sur ce premier année. Mais je regrette pas. Il a eut ce qu'il méritait, parce qu'il a été arrogant et insolent, méprisant et inattentif. Limite je l'ai éduqué, tu vois ?

Je me suis pris une heure de colle, aussi. A cause de la claque que j'ai donné à Lilith. J'ai dessiné sur le visage d'un premier année, aussi. Après coup, je reconnais que c'était pas sympa, d'accord. Mais n'empêche, c'était drôle.

Tu vois ? Des conneries j'en fais, des nombreuses, des pires, des moins pires... Mais elles viennent toutes de moi. Ces bêtises, c'est moi, et moi, c'est ces bêtises. Je ne serais pas moi sans elle, et toi non plus, du coup.

Donc voilà. Je voulais juste que... tu vois ? Tu comprennes mon ressenti. Je t'avoue que j'ai un peu peur de ce que je vais devenir (non c'est pas contre toi). Les adultes ont une façon de penser tellement différente, tellement plus... je sais pas, dure ? Bref. Je sais pas comment je prendrai tout ça dans le futur. Et si ça se trouve, mon point de vue changera totalement. Je veux pas qu'il change, alors (oh, arrête avec cet esprit de contradiction, il m'a appartenu en premier, d'accord ? Je suis sérieuse, en plus). Donc voilà. Regrette pas. Je regrette pas non plus.

Et puis, bah... bonne vie ? Je sais pas. Je me dis que ça va être dur. Mais bon, toi et moi on est tellement têtues que le monde pourrait bien se retourner contre nous qu'on lèverait notre majeur et qu'on continuerai à avancer, non ?
J'espère.

Allez, bon courage.

Bah... Summer quoi

1054 mots :shock2:
Pour les mentions : @Lilith McKey, @Asael Bowen et @Isaac Sinclair

2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA