18 sept. 2025, 05:07
Les fils de l’héritage
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Les Fils de l’Héritage
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⤐ @Aaron Bagans⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ ⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ ⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ Dimanche 18 septembre 2050 ⤐
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Une autre année, et encore une fois, sa rentrée ressemblait davantage à une épreuve qu’à un simple retour à l’école. Son arrivée avait déjà été retardée après un passage obligé à la Nouvelle Sainte-Mangouste, et elle aurait été encore davantage compromise s’il avait testé positif à l’éclabouille.
Une fois au château, Rowan découvrit que sa plus jeune sœur, Briallen, avait rejoint les rangs des rouges et or en tant que Gryffondor. Il n’aimait pas la savoir si éloignée de son regard attentif. N'aimais pas que même son badge de préfet ne protégerait pas sa sœur dans une tour à l'autre bout du château. Peut-être qu'un de ses amis lions garderait l'œil sur elle.
Comme si son emploi du temps n’était pas assez chargé, il s’était déjà ajouté du travail supplémentaire en lançant une animation de quidditch avec quelques membres des Crochets d’Argent la veille. Tout comme la veille, le soleil était sorti pour les réchauffer malgré la petite brise fraîche qui venait chatouiller ses joues.
À plusieurs reprises, Rowan crut reconnaître une silhouette qu’il n’avait imaginé revoir qu’aux fêtes de leur tante Rona. Il aurait pu attendre des heures libres pour en avoir le cœur net, mais Rowan se montrait bien trop impatient pour laisser le hasard décider. D’autant plus qu’il songeait déjà à rédiger un hibou à sa mère concernant la présence inattendue d’un membre de la famille sur le campus, précisément l’année où il devenait préfet. Est-ce que sa mère le faisait suivre ?
Après le déjeuner, il se mit donc en quête du nouvel enseignant d’Études des Moldus. Rowan aurait volontiers suivi le cours de son cousin, ne serait-ce que pour passer plus de temps avec Aaron, mais sa charge de travail ne lui laissait aucune marge pour s’ajouter un cours supplémentaire, encore moins une matière dans laquelle il n'y connaissait rien.
Aaron ? Il interpella son cousin une fois la distance suffisamment réduite pour ne pas avoir à crier après. Devait-il commencer à appeler son cousin de la même manière qu'il adressait son père Mr Bagans ? Ça finirait par porter à confusion dans les fêtes familiales.
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30 sept. 2025, 23:35
Les fils de l’héritage
Aaron traversait le parc avec une légèreté particulière, savourant pleinement les nouveautés qui avaient transformé les lieux. Pourtant, la nostalgie l'effleurait en constatant que l'accès à la Forêt Interdite était désormais interdit par le Lac Noir, ce qui n'était pas le cas à l’époque de sa scolarité. Il repensait alors aux défis qu'il aimait lancer à ses camarades de Gryffondor, se demandant comment les élèves d'aujourd’hui pouvaient désormais prouver leur courage et leur détermination.
Plutôt que de s'attarder sur ces questions, Aaron préféra laisser son ancien compagnon de chambre, maintenant directeur de la maison Gryffondor, poursuivre ces traditions. Il savait bien qu'avec un rythme de travail exclusivement nocturne, ce dernier avait sans doute du mal à surveiller toutes les farces des nouvelles générations de Gryffondor. Mais Aaron se réjouissait à l'idée d'entendre bientôt les récits de ces exploits, comptant sur sa cousine Briallen, récemment entrée dans la demeure rouge et or, pour lui raconter les ultimes frasques.
Tout en réfléchissant, il se mena paisiblement vers le Lac Noir, appréciant le bol d'air frais que lui procuraient les mouvements de l'eau. Même cette simple sensation lui avait manqué, un signe de l'attachement profond qu'il ressentait pour Poudlard.
Sa détente fut toutefois interrompue par une voix familière, celle de Rowan, son jeune cousin, qu'il reconnut immédiatement tant elle lui rappelait de nombreux souvenirs familiaux. Aaron se retourna et adressa un sourire sincère à Rowan. Celui-ci n'était pas Gryffondor, mais préfet de la maison où Evalia, la sœur d'Aaron, avait elle-même étudié : Serpentard. Ce titre de préfet — toujours salué dans la famille Bagans et Pendergast — représentait à la fois un symbole de pouvoir et d'humilité, chaque membre de la famille ayant son propre point de vue sur la question.
— Rowan ! Je suis content de te voir, et toutes mes félicitations pour cette nomination ; ta mère doit en être plus qu’heureuse, ou même ton père.
Le sourire d'Aaron était authentique : il éprouvait une réelle fierté pour son cousin. Toutefois, il gardait en tête la nécessité de veiller sur lui, conscient que la fonction de préfet pouvait se révéler complexe à bien des égards. Malgré cette préoccupation, Aaron avait toute confiance en Rowan et n'avait aucun doute sur sa capacité à relever les défis qui l'attendaient. Sa seule appréhension concernait les éventuelles conséquences, mais il était persuadé que Rowan saurait s'en sortir avec brio.
— Oh et je t'en prie, ce n'est pas parce que je mentionne ta mère que cette dernière m'a demandé de t'espionner et de lui faire des rapports sur ton rôle au sein de Serpentard. Au contraire, je serais même le premier à lui dire de ne pas le faire. Je suis un professeur, pas un surveillant familial. Et puis, tu me connais, je ne suis pas du genre à répéter ce que mes cousins font.
Aaron gardait un ton calme et rassurant, souhaitant à tout prix éviter de donner l'impression d'être un délateur ou d'engendrer la déception d'avoir été pris pour un « cafard ». Cette idée lui était insupportable : il refusait d'être de ceux qui gâchaient le plaisir des uns pour satisfaire les autres. Certes, il avait exercé ce rôle au département des excuses magiques, mais cela relevait d'une tout autre histoire.
Aaron prit soin de laisser à Rowan le temps d'assimiler ses propos, déterminé à ne pas susciter le moindre doute ou malaise chez son cousin. Il tenait à ce que Rowan comprît pleinement sa sincérité, récusant que ses paroles soient perçues comme contradictoires avec ses intentions réelles. Cette précaution lui semblait indispensable pour préserver la qualité de leur relation familiale, surtout à l'aube de sa nouvelle fonction à Poudlard. Aaron était conscient du risque que représentât l'ambiguïté dans les rapports familiaux, et il aurait réellement éprouvé de la tristesse s'il devait perdre la confiance de celui qu'il considérait, sans hésitation, comme son cousin préféré.
Plutôt que de s'attarder sur ces questions, Aaron préféra laisser son ancien compagnon de chambre, maintenant directeur de la maison Gryffondor, poursuivre ces traditions. Il savait bien qu'avec un rythme de travail exclusivement nocturne, ce dernier avait sans doute du mal à surveiller toutes les farces des nouvelles générations de Gryffondor. Mais Aaron se réjouissait à l'idée d'entendre bientôt les récits de ces exploits, comptant sur sa cousine Briallen, récemment entrée dans la demeure rouge et or, pour lui raconter les ultimes frasques.
Tout en réfléchissant, il se mena paisiblement vers le Lac Noir, appréciant le bol d'air frais que lui procuraient les mouvements de l'eau. Même cette simple sensation lui avait manqué, un signe de l'attachement profond qu'il ressentait pour Poudlard.
Sa détente fut toutefois interrompue par une voix familière, celle de Rowan, son jeune cousin, qu'il reconnut immédiatement tant elle lui rappelait de nombreux souvenirs familiaux. Aaron se retourna et adressa un sourire sincère à Rowan. Celui-ci n'était pas Gryffondor, mais préfet de la maison où Evalia, la sœur d'Aaron, avait elle-même étudié : Serpentard. Ce titre de préfet — toujours salué dans la famille Bagans et Pendergast — représentait à la fois un symbole de pouvoir et d'humilité, chaque membre de la famille ayant son propre point de vue sur la question.
— Rowan ! Je suis content de te voir, et toutes mes félicitations pour cette nomination ; ta mère doit en être plus qu’heureuse, ou même ton père.
Le sourire d'Aaron était authentique : il éprouvait une réelle fierté pour son cousin. Toutefois, il gardait en tête la nécessité de veiller sur lui, conscient que la fonction de préfet pouvait se révéler complexe à bien des égards. Malgré cette préoccupation, Aaron avait toute confiance en Rowan et n'avait aucun doute sur sa capacité à relever les défis qui l'attendaient. Sa seule appréhension concernait les éventuelles conséquences, mais il était persuadé que Rowan saurait s'en sortir avec brio.
— Oh et je t'en prie, ce n'est pas parce que je mentionne ta mère que cette dernière m'a demandé de t'espionner et de lui faire des rapports sur ton rôle au sein de Serpentard. Au contraire, je serais même le premier à lui dire de ne pas le faire. Je suis un professeur, pas un surveillant familial. Et puis, tu me connais, je ne suis pas du genre à répéter ce que mes cousins font.
Aaron gardait un ton calme et rassurant, souhaitant à tout prix éviter de donner l'impression d'être un délateur ou d'engendrer la déception d'avoir été pris pour un « cafard ». Cette idée lui était insupportable : il refusait d'être de ceux qui gâchaient le plaisir des uns pour satisfaire les autres. Certes, il avait exercé ce rôle au département des excuses magiques, mais cela relevait d'une tout autre histoire.
Aaron prit soin de laisser à Rowan le temps d'assimiler ses propos, déterminé à ne pas susciter le moindre doute ou malaise chez son cousin. Il tenait à ce que Rowan comprît pleinement sa sincérité, récusant que ses paroles soient perçues comme contradictoires avec ses intentions réelles. Cette précaution lui semblait indispensable pour préserver la qualité de leur relation familiale, surtout à l'aube de sa nouvelle fonction à Poudlard. Aaron était conscient du risque que représentât l'ambiguïté dans les rapports familiaux, et il aurait réellement éprouvé de la tristesse s'il devait perdre la confiance de celui qu'il considérait, sans hésitation, comme son cousin préféré.
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4 oct. 2025, 03:24
Les fils de l’héritage
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| ——— | C’était difficile pour Rowan de maintenir ses accusations, surtout maintenant que son cousin se tenait là, si tangible qu’il en oublia presque ses mots. Une chaleur familière lui monta au visage quand Aaron le salua, et un sourire, d’abord incertain, se fixa sur ses lèvres au moment où il entendit de nouveau les félicitations. Le badge argenté trônait bien en évidence. Peu importe combien il tentait de le rendre discret, Rowan avait l’impression que l’écusson avait davantage en commun avec un ver luisant qu’autre chose. C’était une affiche qui attirait l’attention — et bien qu’il prenne son poste au sérieux, il ne voyait pas toujours certaines des attentions qui venaient avec son rôle. Merci, répondit-il doucement, presque gêné à cette idée. Rowan n’avait rien fait de mal pendant son temps aux cachots, mais il n’y avait pris ses marques que récemment. Se mettre de l’avant avait été son but l'an dernier, mais il n’aurait jamais imaginé se retrouver dans une telle fonction malgré ses efforts. Ils sont bien fiers, mais je ne serais pas dans ce rôle si ton prédécesseur n’avait pas vu quelque chose en moi. Il n'avait pas trop interagi avec Mr. O'Lake, mais parfois il se demandait s'il avait vraiment ce je ne sais quoi qui avait mené à ce point. Rowan pourrait même dire que certains en étaient tombés sans connaissance en apprenant la nouvelle, mais il se retint de faire la blague. Il aimait trop sa Seanmháthair1 pour en parler mal. Et puis, il n’était pas prêt à revisiter les soixante-douze heures qu’il avait passées à la Nouvelle-Sainte-Mangouste. Non, Rowan n’était pas du genre à faire ce type de remarques. Tu dis ça, Aaron, mais maintenant j’ai encore plus de doutes. Ça sent la conscience coupable, dis de même. Il avait une part de vérité à son ton tentativement taquin. Sa mère, en revanche, était tout à fait du type à manigancer ce genre de surveillance. Et bien qu’il veuille croire son cousin, il connaissait sa mère. Bien qu’il adorât Gwyneira Pendergast, c’était une force avec laquelle il fallait compter — et si l’un de ses enfants se trouvait sur la voie du succès, elle faisait tout pour garantir leur réussite. Pas que je puisse te blâmer. Ma mère sait se montrer très persuasive. C’était peut-être pour cela qu’elle était aussi bien entourée… et que ses entreprises avaient connu un certain succès. Je crois bien que ce soit moi qui devrais te féliciter. Professeur à Poudlard, c’est tout un honneur. S’il y a eu une fête de famille pour célébrer ça cet été, mon hibou s’est visiblement perdu. @Aaron Bagans 1 Grand-mère |
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5 oct. 2025, 23:30
Les fils de l’héritage
Écoutant attentivement son cousin, Aaron afficha un sourire encore plus marqué. Bien que le doute se soit insinué plus profondément qu’il ne l'aurait imaginé, un rire effleura ses lèvres, signe qu'il prenait la situation avec une certaine distance. Il n'était définitivement pas du genre à se laisser influencer par la mère de Rowan, même si elle était une cousine d'un degré plus proche et du même âge que lui. En réalité, Aaron éprouvait surtout de la méfiance à son égard, sentiment probablement alimenté par le fait que sa propre sœur jumelle, qu'il considérait comme un véritable « parasite », entretenait une relation trop homogène à son goût avec Gwyneira.
Aaron haussa finalement les épaules, préférant laisser Rowan s'exprimer avant de donner son propre avis. Par ailleurs, observer son cousin partager cette méfiance n'était pas anodin : cela révélait une dynamique familiale singulière, où la prudence et la distance primaient souvent sur la confiance aveugle.
— Et pourtant, je ne ressens ni l'envie de jouer ce rôle ni celle de chercher à lui plaire. Peut-être aurait-elle trouvé cela plus facile si c'était Evalia qui avait été à ma place ? Pour le coup, j'en suis presque sûr. Quoi qu'il en soit, tu es bien le seul — avec ma mère — à agir ainsi ; pour le reste de la famille, leurs réactions ressemblaient plus aux brames d’un cerf qu'à de sincères encouragements. C'était presque effrayant, simplement parce qu'il s'agissait de l'Étude des Moldus. Mais dois-je vraiment m'en étonner, connaissant notre tribu ? Je ne le pense pas.
Le récit qu'Aaron partageait avec son cousin relevait d'une vérité qu'eux seuls comprenaient : ni les Bagans ni les Pendergast n'étaient des clans qui s'associaient volontiers avec les Moldus. Le fait que Loraine McIntosh — la mère d'Aaron — ait, soudainement, développé une passion débordante pour le monde moldu avait provoqué de nombreux remous et discussions au sein de la famille. À tel point que la grand-tante Ronanez avait prié la Magie pour que les enfants de la nouvelle génération Bagans retrouvent une certaine indifférence à l'égard des non-sorciers. Cette démarche n'avait connu qu'un succès mitigé : si Evalia Bagans affichait aujourd'hui un désintérêt marqué envers les Moldus ; Aaron, quant à lui, éprouvait assez de curiosité pour en étudier le mode de vie, sans toutefois partager l'enthousiasme hyperactif de sa mère.
Aaron posa un regard sincère sur son cousin.
— Vraiment, tu devrais être le seul à recevoir les félicitations ; aucun de ma génération n'en a eu le privilège. Donc, profite véritablement de cette attention.
Par ces mots, Aaron insistait sur l'importance de la reconnaissance que Rowan percevait tout en souhaitant lui rappeler la singularité de son parcours, soulignant que cette distinction n'était pas chose commune au sein de leur famille. Il l'encourageait donc à savourer pleinement ce moment et la considération dont il faisait l'objet.
— Alors oui, tu ne suis pas l'Étude des Moldus, ça je m'en fiche. Mais je pense que ce professeur qui t'a nommé ne l'a pas fait parce que tu ne le suivais pas. Au contraire, j'imagine qu'il a vu quelque chose qui pouvait amener Serpentard à un nécessaire équilibre.
Pour lui, le parcours scolaire de Rowan n'avait pas d'incidence sur la valeur de son investiture. Il insista sur le fait que le professeur à l'origine de cette décision n'avait certainement pas désigné Rowan en raison de ses matières, mais pour d'autres qualités plus profondes. Bien qu’il n'ait jamais rencontré le professeur O'Lake, Aaron reconnaissait le soin et la réflexion qui avaient guidé le choix des préfets pour la nouvelle année. Il percevait chez cet enseignant une volonté d'apporter un souffle neuf à la maison Serpentard, en misant sur des profils complémentaires : une élève curieuse du monde moldu comme Crystal, et une personnalité posée et neutre incarnée par Rowan. Cette démarche lui semblait révélatrice d'un véritable engagement pédagogique et méritait, à ses yeux, toute l'attention et la discussion qu'elle suscitait même si — aujourd'hui — il le remplaçait définitivement dans sa matière. Et il était intéressé par le fait que Lorelyne les ait gardés ; cette fois peut-être pour une tout autre raison.
Aaron haussa finalement les épaules, préférant laisser Rowan s'exprimer avant de donner son propre avis. Par ailleurs, observer son cousin partager cette méfiance n'était pas anodin : cela révélait une dynamique familiale singulière, où la prudence et la distance primaient souvent sur la confiance aveugle.
— Et pourtant, je ne ressens ni l'envie de jouer ce rôle ni celle de chercher à lui plaire. Peut-être aurait-elle trouvé cela plus facile si c'était Evalia qui avait été à ma place ? Pour le coup, j'en suis presque sûr. Quoi qu'il en soit, tu es bien le seul — avec ma mère — à agir ainsi ; pour le reste de la famille, leurs réactions ressemblaient plus aux brames d’un cerf qu'à de sincères encouragements. C'était presque effrayant, simplement parce qu'il s'agissait de l'Étude des Moldus. Mais dois-je vraiment m'en étonner, connaissant notre tribu ? Je ne le pense pas.
Le récit qu'Aaron partageait avec son cousin relevait d'une vérité qu'eux seuls comprenaient : ni les Bagans ni les Pendergast n'étaient des clans qui s'associaient volontiers avec les Moldus. Le fait que Loraine McIntosh — la mère d'Aaron — ait, soudainement, développé une passion débordante pour le monde moldu avait provoqué de nombreux remous et discussions au sein de la famille. À tel point que la grand-tante Ronanez avait prié la Magie pour que les enfants de la nouvelle génération Bagans retrouvent une certaine indifférence à l'égard des non-sorciers. Cette démarche n'avait connu qu'un succès mitigé : si Evalia Bagans affichait aujourd'hui un désintérêt marqué envers les Moldus ; Aaron, quant à lui, éprouvait assez de curiosité pour en étudier le mode de vie, sans toutefois partager l'enthousiasme hyperactif de sa mère.
Aaron posa un regard sincère sur son cousin.
— Vraiment, tu devrais être le seul à recevoir les félicitations ; aucun de ma génération n'en a eu le privilège. Donc, profite véritablement de cette attention.
Par ces mots, Aaron insistait sur l'importance de la reconnaissance que Rowan percevait tout en souhaitant lui rappeler la singularité de son parcours, soulignant que cette distinction n'était pas chose commune au sein de leur famille. Il l'encourageait donc à savourer pleinement ce moment et la considération dont il faisait l'objet.
— Alors oui, tu ne suis pas l'Étude des Moldus, ça je m'en fiche. Mais je pense que ce professeur qui t'a nommé ne l'a pas fait parce que tu ne le suivais pas. Au contraire, j'imagine qu'il a vu quelque chose qui pouvait amener Serpentard à un nécessaire équilibre.
Pour lui, le parcours scolaire de Rowan n'avait pas d'incidence sur la valeur de son investiture. Il insista sur le fait que le professeur à l'origine de cette décision n'avait certainement pas désigné Rowan en raison de ses matières, mais pour d'autres qualités plus profondes. Bien qu’il n'ait jamais rencontré le professeur O'Lake, Aaron reconnaissait le soin et la réflexion qui avaient guidé le choix des préfets pour la nouvelle année. Il percevait chez cet enseignant une volonté d'apporter un souffle neuf à la maison Serpentard, en misant sur des profils complémentaires : une élève curieuse du monde moldu comme Crystal, et une personnalité posée et neutre incarnée par Rowan. Cette démarche lui semblait révélatrice d'un véritable engagement pédagogique et méritait, à ses yeux, toute l'attention et la discussion qu'elle suscitait même si — aujourd'hui — il le remplaçait définitivement dans sa matière. Et il était intéressé par le fait que Lorelyne les ait gardés ; cette fois peut-être pour une tout autre raison.
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@Rowan Pendergast
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6 oct. 2025, 01:07
Les fils de l’héritage
⋈—✧—✾—✧—⋈
| ——— | Rowan ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire en coin à la mention des réactions de leur famille. Sa mère pouvait être austère, et plutôt mesquine, mais elle oublierait le sujet pour ne pas se déranger avec la nature de la nouvelle. Surtout si l’effet était sur les apparences de la famille. Ça ne lui était nullement surprenant de ne pas avoir entendu parler du nouveau poste d’Aaron. Bien que le professeur ait du mérite, il se doutait bien que sa mère digérait encore la semaine à Svalbard avec une né-moldue dans leur tente. La crise était venue après la course, derrière les portes fermées du Manoir. Il hocha du chef. Ses parents n’avaient pas le caractère pour être préfets. Sa mère en aurait abusé, et…son père aussi pour des raisons complètement différentes. Où Gwyneira aurait profité de ragots et d'informations pour s'élever dans la société, son père en aurait profiter pour sortir de son dortoir sinon du château. Darragh était particulier dans sa poursuite de connaissances. Parfois, Rowan avait de la misère à comprendre comment ses parents s'étaient retrouvés. Ils semblaient aux antipodes plus souvent que non, et pourtant ça fonctionnait. Rowan aimait avoir les faits avant de se faire une idée. Il partageait ça avec ses parents, et en même temps, il trouvait que souvent leurs conclusions n'étaient pas pareilles. C'était...bizarre. Quand ce n'était pas cause de tension dans sa famille, ça ne lui faisait pas toujours des amis à l'école. Surtout quand les émotions étaient fortes, ce qui était plus souvent que pas le cas à l’adolescence. T’auras qu’à m’inviter à l’été pour pratiquer à donner tes cours. Tester des idées sur un cobail sans défenses avec peu sinon aucune connaissance à ta disposition pour valider ton aptitude à disséminer certaines informations. Rowan offra à son cousin. Quelques paroles que Kate avait dites au cours de son temps dans l’archipel lui restaient en tête. Elle lui avait expliqué que ses parents lui faisaient rattraper certains cours moldus. Entre la lumière de la taverne jouant dans ses yeux bruns et la chaleur de leurs doigts entrelacés, il avait mal à admettre que certaines parties de leurs conversations restaient floues. Comme un rêve s’éloignant de la portée de la mémoire au réveil. Il ne se voyait pas faire d’amis moldus dans son temps libre par exemple, mais à voir ses camarades de classe, il ne pouvait pas clamer qu’un statut avait plus de maîtrise de la magie qu’un sans statut. Bien qu’il ne se batte pas pour se rendre dans le monde moldu pour y découvrir les joies de la vie sans magie, il ne ressentait pas d’animosité non plus. Je crois même que ma mère donnerait sa bénédiction pour quelques jours sans que je tente de la faire vieillir, il tenta de ne pas rire. Une accusation face à un cheveu gris s'était retrouvée de l'avant après la coupe de dragonnerie. Avant d'avoir reçu son badge de préfet, Gwyneira Blythe avait passé plusieurs moments à lamenter entre ses notes de potions et son invitée pour la course de dragon. Elle avait parlé de l'importance des apparences, de maintenir l'image de leur famille. Il en avait reçu tout un discours sur le fait que Rowan était hors de contrôle et apparemment en pleine adolescence. Et puis le badge est arrivé, et pendant quelques jours Rowan ne pouvait pas faire de mal. Pas que sa mère s'était empêchée de lui laisser ses lectures de potions pendant ses quelques jours à la Nouvelle Sainte-Mangouste. Du moins, ça dépends du jour, il haussa ses épaules. Entouré de sorcières, Rowan se sentait souvent entouré de drama et de grandes émotions. Les émois de ses sœurs, les lamentations de sa mère, il avait appris à se mettre en retrait comme son père à bien des égards. C'était bien plus facile de se perdre dans un roman ou une activité que de prendre part à un jeu d'échecs émotionnel où il n'y avait rien à gagner. @Aaron Bagans |
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6 oct. 2025, 23:24
Les fils de l’héritage
Alors qu’Aaron continuait de prêter attention à son cousin, celui-ci évoqua son intérêt pour suivre le programme d’Étude des Moldus pendant les vacances. Aaron y perçut immédiatement une opportunité ; non pas dans l’idée de convertir Rowan de la même manière que Loraine avait pu essayer de le faire dans le passé, mais plutôt comme une façon de lui offrir un plan de secours. Ce plan lui permettrait d’éviter qu’un autre « accident magique » ne se produise envers Gwyneira. Bien qu’il ne fût pas insensible à l’aspect comique de ces incidents, Aaron saisissait là une occasion de s’éloigner lui-même de sa propre sœur ; ce qui lui assurait également de devoir dépenser quelques Gallions pour partir à l’étranger. Cette perspective le fit sourire secrètement, même s’il se garda bien de manifester trop d’enthousiasme.
Aaron — qui connaissait bien les intentions de son cousin — ne tarda pas à réagir d’une manière parfaitement complice.
— Ouais, je vois ce que tu veux faire ! Je te connais assez pour pouvoir te percer à jour. Tu te donnes des vacances loin de toute cette famille… Mais je ne dirais pas non. Tu envisages que nous allions à chaque période de repos à l’autre bout du monde, à mille lieues du Royaume-Uni ?
Un nouveau rire s’échappa des lèvres d’Aaron. Après tout, l’idée de passer tous ses congés à l’étranger lui paraissait loin d’être déplaisante, surtout si cela permettait de diminuer la pression familiale. Plus que tout, Aaron considérait son cousin comme une véritable priorité : il était prêt à lui apporter son aide en dehors de Poudlard afin de l’épargner de toute accusation de favoritisme ou de représailles familiales.
Pour Aaron, cette stratégie de séparation domestique n’était rien d’autre qu’une nécessité, une solution où chacun y trouvait son compte. En s’éloignant du clan au cours des vacances, ils parviendraient à préserver une forme de sérénité ; à se prévenir des tensions — souvent inévitables — lors des réunions familiales. Il voyait dans cette démarche un compromis qui profitait à la fois à Rowan et à lui-même, leur permettant de souffler, à l’écart des regards et des attentes pesantes.
Pourtant, une interrogation persistait dans l’esprit d’Aaron, révélant ainsi sa prudence face aux réactions possibles de ses proches. Il se tourna vers son cousin, l’air faussement innocent, pour sonder ses intentions et mesurer les risques d’un tel projet.
— Néanmoins, je me demande, est-ce que tu crois qu’il ne nous arrivera rien avec tes parents si je venais à toujours te prendre et pas Briallen ? On la rajoute dans ce plan tordu d’esquive familiale ?
Par cette question, Aaron cherchait à anticiper les éventuelles objections parentales et à s’assurer que personne ne serait mis à l’écart, affichant ainsi sa volonté de ménager les sensibilités tout en poursuivant son modèle d’évasion estivale.
Aaron — qui connaissait bien les intentions de son cousin — ne tarda pas à réagir d’une manière parfaitement complice.
— Ouais, je vois ce que tu veux faire ! Je te connais assez pour pouvoir te percer à jour. Tu te donnes des vacances loin de toute cette famille… Mais je ne dirais pas non. Tu envisages que nous allions à chaque période de repos à l’autre bout du monde, à mille lieues du Royaume-Uni ?
Un nouveau rire s’échappa des lèvres d’Aaron. Après tout, l’idée de passer tous ses congés à l’étranger lui paraissait loin d’être déplaisante, surtout si cela permettait de diminuer la pression familiale. Plus que tout, Aaron considérait son cousin comme une véritable priorité : il était prêt à lui apporter son aide en dehors de Poudlard afin de l’épargner de toute accusation de favoritisme ou de représailles familiales.
Pour Aaron, cette stratégie de séparation domestique n’était rien d’autre qu’une nécessité, une solution où chacun y trouvait son compte. En s’éloignant du clan au cours des vacances, ils parviendraient à préserver une forme de sérénité ; à se prévenir des tensions — souvent inévitables — lors des réunions familiales. Il voyait dans cette démarche un compromis qui profitait à la fois à Rowan et à lui-même, leur permettant de souffler, à l’écart des regards et des attentes pesantes.
Pourtant, une interrogation persistait dans l’esprit d’Aaron, révélant ainsi sa prudence face aux réactions possibles de ses proches. Il se tourna vers son cousin, l’air faussement innocent, pour sonder ses intentions et mesurer les risques d’un tel projet.
— Néanmoins, je me demande, est-ce que tu crois qu’il ne nous arrivera rien avec tes parents si je venais à toujours te prendre et pas Briallen ? On la rajoute dans ce plan tordu d’esquive familiale ?
Par cette question, Aaron cherchait à anticiper les éventuelles objections parentales et à s’assurer que personne ne serait mis à l’écart, affichant ainsi sa volonté de ménager les sensibilités tout en poursuivant son modèle d’évasion estivale.
@Rowan Pendergast
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7 oct. 2025, 00:57
Les fils de l’héritage
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| ——— | Rowan avait toujours un petit pincement qui rendait sa posture plus raide quand on disait savoir ses intentions. Parfois il doutait de ses propres intentions. Comme tout adolescent, il voulait suivre la voie du plaisir, mais il avait un côté plus rigide que ses camarades. Probablement de la même manière qu’il se sentait responsable de ses sœurs d’une certaine façon. Et puis Bri dans la tour des lions, il l’enviait autant il haissait être aussi loin d’elle. Au moins les explosions aux cachots n’auront rien à voir avec ses sœurs. Pas qu’il pouvait garder ses pensées dans toutes ces directions quand son cousin venait de lui offrir le moyen de s’échapper des fêtes. Après sa rentrée plutôt tumultueuse, Rowan n’avait pas hâte de retourner au Manoir. Surtout si les choses continuaient, il aurait des discussions qu’il n’était pas prêt à avoir. J’ai toujours voulu visiter Skye et Mann, il répondit avec cette même complicité. Peut-être un tour en France. Quelques endroits qu’il avait perçus dans ses lectures. Des îles du Royaume-Uni avec des paysages sublimes, un pays avec une histoire fascinante pour lequel sa mère avait un dédin. La France était bien l’anti-thèse de l’Angleterre. C'était proche de la maison, et tellement loin. Plus accessible et réaliste que l'Asie et l'Amérique. De pyramides et de cultures étrangères. Avec le temps, sortirait de sa zone de confort. Peut-être qu’il pourrait dessiner leurs aventures dans un carnet. Bien sûr, c’était si son cousin était sérieux de son offre. Un mélange d’écriture et de dessin. Il aurait voulu faire plus que les deux pages qu’il avait réussi à faire la nuit lors de son temps dans l’archipel de Svalbard. Faudrait bien la prendre avec nous parfois, il accorda. On ne peut pas te voir accusé de favoritisme... Briallen était sa préférée, bien que Rowan n’admette jamais avoir une préférence entre ses sœurs. Parfois, il passait un bon moment avec les deux, mais plus souvent que non, il se sentait comme un parent. Il voulait les protéger, les empêcher de se retrouver sur les émotions plus courtes de leurs parents. C’était plus facile avec la plus jeune que Faolan. Bien qu'à la limite il imaginait qu'elle aussi aurait à les joindre de temps à autre. @Aaron Bagans |
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7 oct. 2025, 23:37
Les fils de l’héritage
Les pensées de Rowan fusaient, animées par une envie pressante d’évasion. Dans son esprit, les destinations se dessinaient avec clarté et rapidité : la France, l’île de Skye, l’île de Man… Autant de lieux qui semblaient parfaitement adaptés pour s’offrir des moments de détente loin du quotidien. Ces perspectives d’excursion s’imposèrent non moins à Aaron, qui, bien que l’année scolaire vînt à peine de commencer, ressentit combien l’idée de s’évader donnait une nouvelle manière de percevoir le temps. Imaginer ces escapades fournissait à Aaron l’impression que les vacances approchaient à une vitesse presque magique, comme si un simple Accio suffisait à les faire arriver plus tôt.
Ce qui touchait particulièrement Aaron, c’était de voir que Rowan — lui-même — cherchait déjà à s’éclipser, à se projeter dans des voyages où Briallen aurait naturellement sa place. Il était impensable de l’exclure, mais l’évocation du favoritisme remémora soudainement à Aaron l’existence de Faolan, l’autre sœur de Rowan. Ce n’était pas un manque d’affection qui le poussait à l’oublier, bien au contraire. Toutefois, Faolan possédait un tempérament qui, à bien des égards, rappelait celui d’Evalia : une personnalité affirmée ; exigeante ; parfois difficile à conjuguer avec la sérénité que chacun espérait trouver pendant les vacances. Partager un séjour avec deux caractères aussi explosifs, surtout en dehors du cadre habituel, revenait souvent à laisser le programme des activités se plier à leurs volontés. Dès lors, les loisirs risquaient de ressembler davantage à ceux de Faolan plutôt qu’à une véritable pause pour ceux cherchant à s’évader et profiter de la vie.
Aaron ne put s’empêcher de laisser percer son sarcasme, imaginant la logistique de telles vacances.
— Oui, bien sûr. Et prendre Faolan aussi… Où je demanderai au Parasite de prendre soin d’elle. On transplanera loin d’elles, les abandonnant et les laissant devenir des étoiles de mer au milieu de nulle part.
Son ironie traduisait son malaise à l’idée de devoir cohabiter avec sa sœur ou toute autre personne partageant ce même tempérament, même s’il savait qu’il n’aurait pas toujours le choix. Pour lui, ces individus ressemblaient à des étoiles prêtes à exploser à tout instant, et envisager de profiter de la mer en leur compagnie pouvait rendre la journée aussi bien effrayante que divertissante, selon la tournure des événements. En conclusion, Aaron restait pragmatique.
— Mais c’est comme tu veux. On aura systématiquement un plan Bagans ou Pendergast pour s’échapper de là… Nous l’avons toujours fait, n’est-ce pas ?
Ainsi, malgré les incertitudes et les potentiels conflits, il persistait à croire qu’ils trouveraient toujours un moyen de s’en sortir. Une solution fidèle à leurs habitudes familiales ; même s'ils étaient parfois — sans le savoir — à milles lieues du caractère dominant de la famille.
Ce qui touchait particulièrement Aaron, c’était de voir que Rowan — lui-même — cherchait déjà à s’éclipser, à se projeter dans des voyages où Briallen aurait naturellement sa place. Il était impensable de l’exclure, mais l’évocation du favoritisme remémora soudainement à Aaron l’existence de Faolan, l’autre sœur de Rowan. Ce n’était pas un manque d’affection qui le poussait à l’oublier, bien au contraire. Toutefois, Faolan possédait un tempérament qui, à bien des égards, rappelait celui d’Evalia : une personnalité affirmée ; exigeante ; parfois difficile à conjuguer avec la sérénité que chacun espérait trouver pendant les vacances. Partager un séjour avec deux caractères aussi explosifs, surtout en dehors du cadre habituel, revenait souvent à laisser le programme des activités se plier à leurs volontés. Dès lors, les loisirs risquaient de ressembler davantage à ceux de Faolan plutôt qu’à une véritable pause pour ceux cherchant à s’évader et profiter de la vie.
Aaron ne put s’empêcher de laisser percer son sarcasme, imaginant la logistique de telles vacances.
— Oui, bien sûr. Et prendre Faolan aussi… Où je demanderai au Parasite de prendre soin d’elle. On transplanera loin d’elles, les abandonnant et les laissant devenir des étoiles de mer au milieu de nulle part.
Son ironie traduisait son malaise à l’idée de devoir cohabiter avec sa sœur ou toute autre personne partageant ce même tempérament, même s’il savait qu’il n’aurait pas toujours le choix. Pour lui, ces individus ressemblaient à des étoiles prêtes à exploser à tout instant, et envisager de profiter de la mer en leur compagnie pouvait rendre la journée aussi bien effrayante que divertissante, selon la tournure des événements. En conclusion, Aaron restait pragmatique.
— Mais c’est comme tu veux. On aura systématiquement un plan Bagans ou Pendergast pour s’échapper de là… Nous l’avons toujours fait, n’est-ce pas ?
Ainsi, malgré les incertitudes et les potentiels conflits, il persistait à croire qu’ils trouveraient toujours un moyen de s’en sortir. Une solution fidèle à leurs habitudes familiales ; même s'ils étaient parfois — sans le savoir — à milles lieues du caractère dominant de la famille.
@Rowan Pendergast
Mots en gras pour l'Inktober des Professeurs 2025
Mots en gras pour l'Inktober des Professeurs 2025
Vav-mi-ia. Roi CG de Lila Rose
Code couleur dialogue :
Lieu froid #5f084e | Lieu chaud #500442 | Lieu neutre #53124d
8 oct. 2025, 21:56
Les fils de l’héritage
Ah le dimanche. Ce que j'aimais le dimanche.
J'avais passé une bonne partie de la matinée à nettoyer les volières de la zone animalière, récurant fientes de oiseaux, graines abandonnées dans le fond des cages. J'avais soigneusement pris le temps de collecter chacune des plumes qui trainaient au sol pour les collecter dans un petit seau, celui qui servait aux ingrédients de potions particulièrement importants. Je m'étais ensuite attelée à nettoyer les mangeoires, et les vivets dorés continuaient à me foncer dessus de manière quotidienne. Décidément, ces oiseaux n'acceptaient pas ma présence. Mais c'était une bonne chose de faite. J'étais si satisfaite du résultat.
Je m'étirais dans tous les sens, puis passais rapidement me laver les mains dans l'un des lavabos des toilettes de la zone. Mes phalanges me picotaient... Les becs de vivets dorés étaient particulièrement pointus. Je grimaçais. Mais le pire était derrière moi.
Le soleil, timide, caressait le bout de mon nez, et j'en profitais pour me promener un peu aux abords du château. Je faisais un tour dans le parc, humant quelques fleurs, caressant quelques troncs d'arbres, admirant la belle nature qui s'offrait à moi. Ce cadre de vie était somptueux, et j'étais ravie d'être professeure, ici.
Ah ce que j'aimais le dimanche.
J'avançais en direction du lac, mon endroit préféré de Poudlard, où je pouvais me prélasser et espérer discuter avec quelques êtres de l'eau. Je n'en avais pas encore eu l'occasion, à vrai dire. C'est qu'ils étaient du genre timides ! Mais je n'abandonnais pas. J'étais certaine d'être capable d'établir un contact avec ceux dont la langue me passionnait depuis toujours.
Le nez en l'air, je ne remarquais pas tout de suite que mes pas s'étaient ralentis dans une flaque de boue énorme. Je tentais de m'en dépatouiller, avant de tomber à la renverse, la tête la première.
Je remuais dans tous les sens, tentant de m'extirper tant bien que mal de cette boue, me raccrochant à l'herbe environnant, comme si elle pouvait me sortir de là. Finalement, j'optais pour une marche à quatre pattes, sortant en toute hâte du puits sans fond qui était apparu de manière presque magique. A quelques mètres de moi, je pouvais voir l'un de mes collègues, accompagné d'un élève.
- Attention aux imprudents ! dis-je, alors que la boue dégoulinait de mon visage. C'est... C'est glissant, ici ! Mais où sont mes lunettes...
J'aurais préféré que la flaque m'avale tout entière plutôt que de subir ce face à face. Mes lunettes, elles, étaient introuvables. J'étais pourtant sûre de les avoir eues sur le bout du nez avant d'être tombée. Je déglutis, regardant une dernière fois la monstrueuse flaque. Elles étaient là. En plein milieu.

Une apparition mystique d'Isée dans le cadre de l'animation inktober des professeurs
J'avais passé une bonne partie de la matinée à nettoyer les volières de la zone animalière, récurant fientes de oiseaux, graines abandonnées dans le fond des cages. J'avais soigneusement pris le temps de collecter chacune des plumes qui trainaient au sol pour les collecter dans un petit seau, celui qui servait aux ingrédients de potions particulièrement importants. Je m'étais ensuite attelée à nettoyer les mangeoires, et les vivets dorés continuaient à me foncer dessus de manière quotidienne. Décidément, ces oiseaux n'acceptaient pas ma présence. Mais c'était une bonne chose de faite. J'étais si satisfaite du résultat.
Je m'étirais dans tous les sens, puis passais rapidement me laver les mains dans l'un des lavabos des toilettes de la zone. Mes phalanges me picotaient... Les becs de vivets dorés étaient particulièrement pointus. Je grimaçais. Mais le pire était derrière moi.
Le soleil, timide, caressait le bout de mon nez, et j'en profitais pour me promener un peu aux abords du château. Je faisais un tour dans le parc, humant quelques fleurs, caressant quelques troncs d'arbres, admirant la belle nature qui s'offrait à moi. Ce cadre de vie était somptueux, et j'étais ravie d'être professeure, ici.
Ah ce que j'aimais le dimanche.
J'avançais en direction du lac, mon endroit préféré de Poudlard, où je pouvais me prélasser et espérer discuter avec quelques êtres de l'eau. Je n'en avais pas encore eu l'occasion, à vrai dire. C'est qu'ils étaient du genre timides ! Mais je n'abandonnais pas. J'étais certaine d'être capable d'établir un contact avec ceux dont la langue me passionnait depuis toujours.
Le nez en l'air, je ne remarquais pas tout de suite que mes pas s'étaient ralentis dans une flaque de boue énorme. Je tentais de m'en dépatouiller, avant de tomber à la renverse, la tête la première.
Je remuais dans tous les sens, tentant de m'extirper tant bien que mal de cette boue, me raccrochant à l'herbe environnant, comme si elle pouvait me sortir de là. Finalement, j'optais pour une marche à quatre pattes, sortant en toute hâte du puits sans fond qui était apparu de manière presque magique. A quelques mètres de moi, je pouvais voir l'un de mes collègues, accompagné d'un élève.
- Attention aux imprudents ! dis-je, alors que la boue dégoulinait de mon visage. C'est... C'est glissant, ici ! Mais où sont mes lunettes...
J'aurais préféré que la flaque m'avale tout entière plutôt que de subir ce face à face. Mes lunettes, elles, étaient introuvables. J'étais pourtant sûre de les avoir eues sur le bout du nez avant d'être tombée. Je déglutis, regardant une dernière fois la monstrueuse flaque. Elles étaient là. En plein milieu.

Une apparition mystique d'Isée dans le cadre de l'animation inktober des professeurs
professeure et farfadet malicieux des Serpentard
DDM à partir de novembre 2050
DDM à partir de novembre 2050
8 oct. 2025, 22:58
Les fils de l’héritage
Aaron restait attentif à son cousin, observant avec soin chacune de ses réactions. Pourtant, le silence qui s'installa après sa question fut de très courte durée, brusquement interrompu par le bruit spongieux d'une chute qui le détourna de ses préoccupations familiales. En tournant la tête, il aperçut l'une de ses collègues dans une situation pour le moins embarrassante ; son corps était allongé dans la boue, ses mains couvertes d'une terre épaisse et argileuse ; tandis que ses lunettes — égarées à quelques pas de là — s'enfonçaient doucement dans le monticule bourbeux.
Connaissant la gêne que pouvait provoquer la perte de lunettes — lui-même en étant porteur — Aaron réagit avec rapidité. Il s'approcha de sa collègue, récupéra la paire pour la mettre en sécurité dans sa poche, puis prit soin de poser le pied sur la partie la plus ferme du sol. Tendant une main secourable, il s'adressa à elle.
— Isée, est-ce que tout va bien ? Attends, prends ma main et à trois, je te relève. Un… trois !
Faisant attention à ne pas glisser à son tour, Aaron tira sa collègue hors de la boue, la ramenant ainsi à une position plus stable et bien moins glissante. Il estimait qu'il avait été préférable de l’aider, ne souhaitant pas qu'elle soit perçue comme une imprudente ; d'autant plus qu'elle enseignait, déjà, aux élèves une matière où la dangerosité pouvait parfois atteindre son paroxysme selon la classification des créatures magiques.
— Comment as-tu fait ton compte ?
Sa question, bien que simple, témoignait de son inquiétude sincère envers sa camarade.
Une fois certain qu'Isée fût de véritablement stable, Aaron sortit la paire de lunettes de sa poche et lança le sortilège Recurvite, d'abord sur les verres, puis sur le corps de sa consœur afin de les nettoyer.
— Je crois que c'est bon, mais es-tu sûre que tout va bien ?
Aaron aurait pu laisser échapper un rire face à la situation cocasse, mais il s'en abstint, conscient qu'Isée ne méritait en aucun cas d'être moquée. À ses yeux, ce genre de mésaventure pouvait arriver à n'importe qui. Cela aurait pu arriver à son cousin ou lui-même. Ce moment — très embarrassant — eut pour effet positif de rappeler à chacun la nécessité de rester attentif à l'environnement, soulignant l'importance de la prudence dans un cadre aussi imprévisible.
Détournant alors son regard vers Rowan, Aaron ne put s'empêcher d'espérer — au plus profond de lui — que celui-ci ne céderait pas à la tentation de rire à son tour. Ce souhait trahissait à la fois sa compréhension de la gêne d'Isée et une certaine solidarité, préférant préserver la dignité de sa collègue plutôt que d'alimenter les moqueries et les possibles rumeurs à son sujet. Pour Aaron, il fallait que cela restât un secret entre un élève et deux de ses professeurs.
Connaissant la gêne que pouvait provoquer la perte de lunettes — lui-même en étant porteur — Aaron réagit avec rapidité. Il s'approcha de sa collègue, récupéra la paire pour la mettre en sécurité dans sa poche, puis prit soin de poser le pied sur la partie la plus ferme du sol. Tendant une main secourable, il s'adressa à elle.
— Isée, est-ce que tout va bien ? Attends, prends ma main et à trois, je te relève. Un… trois !
Faisant attention à ne pas glisser à son tour, Aaron tira sa collègue hors de la boue, la ramenant ainsi à une position plus stable et bien moins glissante. Il estimait qu'il avait été préférable de l’aider, ne souhaitant pas qu'elle soit perçue comme une imprudente ; d'autant plus qu'elle enseignait, déjà, aux élèves une matière où la dangerosité pouvait parfois atteindre son paroxysme selon la classification des créatures magiques.
— Comment as-tu fait ton compte ?
Sa question, bien que simple, témoignait de son inquiétude sincère envers sa camarade.
Une fois certain qu'Isée fût de véritablement stable, Aaron sortit la paire de lunettes de sa poche et lança le sortilège Recurvite, d'abord sur les verres, puis sur le corps de sa consœur afin de les nettoyer.
— Je crois que c'est bon, mais es-tu sûre que tout va bien ?
Aaron aurait pu laisser échapper un rire face à la situation cocasse, mais il s'en abstint, conscient qu'Isée ne méritait en aucun cas d'être moquée. À ses yeux, ce genre de mésaventure pouvait arriver à n'importe qui. Cela aurait pu arriver à son cousin ou lui-même. Ce moment — très embarrassant — eut pour effet positif de rappeler à chacun la nécessité de rester attentif à l'environnement, soulignant l'importance de la prudence dans un cadre aussi imprévisible.
Détournant alors son regard vers Rowan, Aaron ne put s'empêcher d'espérer — au plus profond de lui — que celui-ci ne céderait pas à la tentation de rire à son tour. Ce souhait trahissait à la fois sa compréhension de la gêne d'Isée et une certaine solidarité, préférant préserver la dignité de sa collègue plutôt que d'alimenter les moqueries et les possibles rumeurs à son sujet. Pour Aaron, il fallait que cela restât un secret entre un élève et deux de ses professeurs.
@Rowan Pendergast, @Isée Cavell
Mots en gras pour l'Inktober professeur 2025
Mots en gras pour l'Inktober professeur 2025
Vav-mi-ia. Roi CG de Lila Rose
Code couleur dialogue :
Lieu froid #5f084e | Lieu chaud #500442 | Lieu neutre #53124d