Le vertige après l’élan
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| ——— | Son sourire, son ton, peut-être que ce n’était pas une si mauvaise idée au final ce que j’avais proposé. Ça ne me laissait pas inchangé d’avoir son regard posé sur moi, attaché à chacune de mes paroles. Elle, avec ce sourire qui me donnait l’impression que mes idées bancales tenaient debout. Je pouvais quasiment oublier le fait qu’elle jouait pour l’équipe adverse, comme si pour une fois le terrain était le nôtre. Je ne pus m’empêcher de sourire à la mention d’une rupture épique. On n’avait rien à perdre à tenter. Peut-être que c’était complètement idiot… mais c’était notre idiotie. D’une manière ou d’une autre, ma sœur aurait une part de vérité, mais, au final, ce serait sur mes termes. Nos termes. C'était un essai, comme tenter sa place dans une équipe de quidditch. Exacte, je répondis. Et puis sa main se dirigea vers moi. Imaginant qu’elle voulait reprendre la mienne, je commençai à la rejoindre… jusqu’à ce que ses paroles me figent. Sceller un pacte ? C’était supposé rester léger, pas… solennel. Mais ce n’était pas un pacte de sang qu’elle proposait. Son petit doigt tendu me fit cligner des yeux, comme si j’avais raté une blague dont j’étais la cible. Son petit doigt… vraiment ? C’est quoi ce genre de pacte ? Et pourtant… pourquoi ça me tente autant ? Je pris son petit doigt entre mon pouce et mon index, le tenant avec une douceur ferme. Un pacte de quoi ? Je lui demandai, visiblement confus par sa requête. Mon esprit tournoyait entre logique et amusement, se demandant pourquoi je voulais sentir ce lien, même minime, entre nous. Et pourtant… je gardais son doigt entre les miens. Je jetai un coup d’œil à son visage, à son sourire, à ses yeux qui me forçaient à considérer l’évidence : ça comptait pour elle. Et si ça comptait pour elle, pourquoi diable ne pas le prendre un peu plus au sérieux, moi aussi ? Et je fais quoi pour sceller ce pacte ? Je doute qu’il s’agisse de faire comme une poignée de main… et pourtant, je ne peux m’empêcher de faire bouger son auriculaire de haut en bas." @Kate Hunter |
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Le vertige après l’élan
Il était étrange de le voir s’amuser à remuer mon petit doigt entre son pouce et son index. Pourtant, la première sensation qui me traversa avant même d’en rire fut l’agréable surprise de retrouver, aussi minime soit-il, le contact avec ses mains. Honnêtement, il pouvait très bien choisir de sceller notre pacte ainsi que ça m’irait… tant qu’il ne lâchait pas ma main.
C’était sans doute le geste le plus idiot du monde, et pourtant je ne pouvais pas détacher mes yeux de cette scène. L’incrédulité qui se lisait sur le visage du Serpentard avait quelque chose d’attendrissant. Lui, qui paraissait si souvent fermé et impassible, dévoilait tout à coup des traits plus doux. L'étincelle de curiosité dans ses yeux, les rendait presque lumineux.
Et, évidemment, j’avais bien envie de le taquiner un peu, juste pour prolonger ce moment et continuer à voir défiler ces expressions sur son visage.
- Hum… Ohh, c’est tout simple ! On fait pas ça dans les cours des écoles sorcières ?, dis-je avec un sourire naïf.
Il y avait tellement de différences entre nos vies, et le statut n’en était qu’une parmi tant d’autres. Pourtant, à cet instant, je me sentais bien plus proche de Rowan que de beaucoup d’autres personnes autour de moi.
- Alors… il faut se gratter le haut du nez cinq fois avec son petit doigt. Comme ça. Mais attention : il faut être synchro ! Ou alors, une fois seulement mais le nez de l'autre. Toujours avec synchronisation, précisai-je, faussement sérieuse.
Je levai ma main libre pour donner une démonstration, traçant maladroitement la courbe de mon nez une première fois, avant qu’un fou rire m’échappe sans prévenir.
- Excuse-moi…, réussis-je à articuler entre deux respirations, les yeux brillants.
Ça faisait du bien de rire. Ça détendait l’instant… ou presque. Car pendant ce temps, mon autre main, elle, n’avait pas bougé d’un millimètre. Toujours prisonnière de la sienne. Enfin, « prisonnière » était un bien grand mot : elle n’avait tout simplement pas cherché à s’évader. Et au fond, je n’en avais aucune envie.
L’idée me traversa fugitivement que ce fameux pacte du petit doigt serait peut-être une excuse parfaite pour reprendre sa main plus tard… Et ce simple constat me fit battre le cœur un peu trop vite.
- Bon, tu l’as deviné, avouai-je enfin, ce n’est pas ça. En vrai, il suffit de croiser nos petits doigts ensemble. Juste ça. Et on se promet… de juste essayer. Et surtout d’arrêter sans broncher si l’un de nous le souhaite.
Je marquai une pause, hésitante, avant de laisser échapper mes pensées à mi-voix :
- Et puis… si jamais on veut une excuse pour se reprendre la main… Enfin… heu…
Je sentis aussitôt la chaleur me monter aux joues et me réfugiais dans ma tasse pour m'empêcher de ne sortir à nouveau des bêtises. De ma main restante, j'en profitais donc pour finir ma boisson, le temps que Rowan se décide à me rendre ou non mon petit doigt.
499 mots
@Rowan Pendergast
C’était sans doute le geste le plus idiot du monde, et pourtant je ne pouvais pas détacher mes yeux de cette scène. L’incrédulité qui se lisait sur le visage du Serpentard avait quelque chose d’attendrissant. Lui, qui paraissait si souvent fermé et impassible, dévoilait tout à coup des traits plus doux. L'étincelle de curiosité dans ses yeux, les rendait presque lumineux.
Et, évidemment, j’avais bien envie de le taquiner un peu, juste pour prolonger ce moment et continuer à voir défiler ces expressions sur son visage.
- Hum… Ohh, c’est tout simple ! On fait pas ça dans les cours des écoles sorcières ?, dis-je avec un sourire naïf.
Il y avait tellement de différences entre nos vies, et le statut n’en était qu’une parmi tant d’autres. Pourtant, à cet instant, je me sentais bien plus proche de Rowan que de beaucoup d’autres personnes autour de moi.
- Alors… il faut se gratter le haut du nez cinq fois avec son petit doigt. Comme ça. Mais attention : il faut être synchro ! Ou alors, une fois seulement mais le nez de l'autre. Toujours avec synchronisation, précisai-je, faussement sérieuse.
Je levai ma main libre pour donner une démonstration, traçant maladroitement la courbe de mon nez une première fois, avant qu’un fou rire m’échappe sans prévenir.
- Excuse-moi…, réussis-je à articuler entre deux respirations, les yeux brillants.
Ça faisait du bien de rire. Ça détendait l’instant… ou presque. Car pendant ce temps, mon autre main, elle, n’avait pas bougé d’un millimètre. Toujours prisonnière de la sienne. Enfin, « prisonnière » était un bien grand mot : elle n’avait tout simplement pas cherché à s’évader. Et au fond, je n’en avais aucune envie.
L’idée me traversa fugitivement que ce fameux pacte du petit doigt serait peut-être une excuse parfaite pour reprendre sa main plus tard… Et ce simple constat me fit battre le cœur un peu trop vite.
- Bon, tu l’as deviné, avouai-je enfin, ce n’est pas ça. En vrai, il suffit de croiser nos petits doigts ensemble. Juste ça. Et on se promet… de juste essayer. Et surtout d’arrêter sans broncher si l’un de nous le souhaite.
Je marquai une pause, hésitante, avant de laisser échapper mes pensées à mi-voix :
- Et puis… si jamais on veut une excuse pour se reprendre la main… Enfin… heu…
Je sentis aussitôt la chaleur me monter aux joues et me réfugiais dans ma tasse pour m'empêcher de ne sortir à nouveau des bêtises. De ma main restante, j'en profitais donc pour finir ma boisson, le temps que Rowan se décide à me rendre ou non mon petit doigt.
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@Rowan Pendergast
Le vertige après l’élan
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| ——— | Tout ce que je savais, je l’avais appris de mes parents ou de ma préceptrice avant d'entrer à Poudlard. Poudlard est ma première école sorcière. C'était minime comme information à rendre, mais je dois avouer qu'elle me distrait avec ses histoires de pactes. Chez moi, les promesses n’étaient jamais des jeux — encore moins des pactes de nez grattés en cadence. L’idée seule me paraissait incongrue. Mes parents ne m’auraient jamais confié à la famille de Kate, encore moins pour une semaine à l’étranger. Et pourquoi le grattement de nez ? Ça n'avait aucun sens, mais souvent le monde moldu m'était inaccessible. Je n'avais pas suivi les cours offerts à l'école, mes cercles, bien que plus développés depuis mes années à Poudlard, restaient souvent dans les non-dits. Confiance et légèreté n’avaient jamais fait partie du programme, mais j'étais enclin à lui faire confiance. Les moldus n'ont pas de magie, donc je me dis au moins je n'aurai pas à m'attendre à des conséquences graves, du moins, d'un point de vue de magie. Mon incrédulité avait dû transparaître. Elle riait. Ce petit rire taquin et contagieux me laissant sentir comme un idiot de l’avoir prise au sérieux. Mais idiot ou pas, le sourire restait accroché à mes lèvres. Non, elle ne me laissait pas indifférent, mais même dans ces petits moments, je ne me sentais pas jugé par elle. C'était...inattendu. Comme… ça ? Murmurai-je en relâchant son auriculaire pour refermer les autres doigts, le bout du mien allant doucement chercher le sien. Mes gestes étaient lents, hésitants, presque comme si je l’apprivoisais. Sa main était douce, et déjà je savais que je voudrais la retrouver entière dans la mienne. Quand nos doigts se croisèrent enfin, je levai les yeux vers elle. Je te promets d’essayer. Et de ne pas broncher si ça ne fonctionne pas. Les mots sortaient simples, sans détour. Pour d’autres, ce n’était peut-être qu’un jeu. Mais moi, quand je donnais ma parole… c’était tout ce que j’avais. Mon sourire s'élargit à la voir boire dans sa tasse. Faire de même causerait un accident, donc je relâchai son doigt. C'était rare de la voir si libre, du moins pour moi. Je voyais une version de Kate que le terrain ne me laissait pas découvrir. Ce serait définitivement un moyen discret de le faire dans des endroits plus passants, je répondis. Entre deux classes, au passage en couloir. Le genre de mini-rencontres que je n'avais jamais vraiment imaginé avant, et j'en avais passé des nuits, perdu dans mes pensées après les demandes de la dernière St-Valentin. Mais pour l'instant... Je pris sa main de manière a pouvoir prendre une gorgée de mon Gløgg. Il n'y a pas trop de quoi s'inquiéter. Svalbard n'avait aucune règle sur les démonstrations affectives en public, la preuve en était dans l’air. Et comme aucun de nous n'était adversaire à dos de dragons, je doutais que quiconque ici se ficherait de ce moment. Les tensions de maisons, les rivalités quidditch, et à la limite politiques, ne les concernaient aucunement aussi loin du royaume. @Kate Hunter |
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Le vertige après l’élan
Je restai un moment à observer Rowan derrière mon verre, essayant d’imaginer à quoi avait pu ressembler son éducation avant Poudlard si elle n’avait pas été sorcière. L’idée seule me paraissait étrange, presque inconcevable.
- C’est-à-dire ? En Irlande, le système scolaire est différent ?, demandai-je, sincèrement intriguée après avoir terminée ma gorgée.
Je n’arrivais pas à concevoir qu’il existe une voie intermédiaire, quelque chose qui ne soit ni sorcier ni moldu. Et je doutais que la famille Pendergast n'aient pu ne serait-ce qu'envisagé d’envoyer leurs enfants à l’école moldue. Cette part de son enfance me semblait lointaine, mystérieuse, et je me surpris à vouloir en savoir plus.
Pendant que mes pensées s’égaraient, Rowan avait déjà glissé son petit doigt autour du mien. Nos gestes étaient maladroits, hésitants, mais cette maladresse avait quelque chose d’attendrissant. Des pactes de petit doigt… je n’en avais pas fait depuis six ans au moins. C’était enfantin, mais terriblement parlant pour moi. Ça me rappelait mes amitiés d’avant, du côté moldu, quand on scellait nos promesses de petites filles avec tout le sérieux du monde. Des promesses que j'avais toujours tenues même si mes amies n'en savaient rien aujourd'hui. Un geste simple, presque oublié, qui soudain retrouvait un sens mais je préférais garder le moment détendu en rigolant pour ne pas avoir à y placer une symbolique trop importante qui me rappelerait les fractures causaient par mon départ à Poudlard.
- Je te promets aussi d’essayer, soufflai-je en serrant doucement son doigt. Et de ne pas broncher si ça ne marche pas, dis-je avec un sourire pour rompre le côté trop sérieux.
Mon regard ne l'avait pas quitté et je l'avais laissé avec regret reprendre son doigt pour qu'il puisse boire son Gløgg. Je me satisfaisait de la sensation de celui-ci qui restait imprimée sur le mien.
Ce fut tout de même bref. Sans me juger ensuite, il avait reprit ma main pour m'assurer qu'on ne risquait rien ici. C'était vrai. Mais le plus troublant n'en était pas tant le regard des autres mais la barrière de moi à moi-même.
Je ne m'étais jamais projeté développer plus qu'une amitié avec quelqu'un. Si j'avais le bon vivant d'une Poufsouffle, je n'étais pas non plus celle la plus avenante habituellement. Sociale oui, franche c'était sûr, bavarde cela dépend de la personne qui me fait face mais avenante non. C'était peut-être ça le plus surprenant avec Rowan.
Ainsi l'idée de quelque chose de discret en des lieux passants me fit tout de suite sentir à mon aise. Je hochais calmement de la tête.
- Puis… ça pourrait être notre signe top secret rien qu’à nous. Enfin… à justifier, ce ne serait pas le plus facile, ajoutai-je amusée par l'idée.
Je nous imaginais déjà, entre deux cours, dans les couloirs de Poudlard, croisant nos petits doigts en guise de salut. Discret, léger, mais vrai. Un lien secret... Le concevoir sortait presque du cadre du réel.
486 mots
@Rowan Pendergast
- C’est-à-dire ? En Irlande, le système scolaire est différent ?, demandai-je, sincèrement intriguée après avoir terminée ma gorgée.
Je n’arrivais pas à concevoir qu’il existe une voie intermédiaire, quelque chose qui ne soit ni sorcier ni moldu. Et je doutais que la famille Pendergast n'aient pu ne serait-ce qu'envisagé d’envoyer leurs enfants à l’école moldue. Cette part de son enfance me semblait lointaine, mystérieuse, et je me surpris à vouloir en savoir plus.
Pendant que mes pensées s’égaraient, Rowan avait déjà glissé son petit doigt autour du mien. Nos gestes étaient maladroits, hésitants, mais cette maladresse avait quelque chose d’attendrissant. Des pactes de petit doigt… je n’en avais pas fait depuis six ans au moins. C’était enfantin, mais terriblement parlant pour moi. Ça me rappelait mes amitiés d’avant, du côté moldu, quand on scellait nos promesses de petites filles avec tout le sérieux du monde. Des promesses que j'avais toujours tenues même si mes amies n'en savaient rien aujourd'hui. Un geste simple, presque oublié, qui soudain retrouvait un sens mais je préférais garder le moment détendu en rigolant pour ne pas avoir à y placer une symbolique trop importante qui me rappelerait les fractures causaient par mon départ à Poudlard.
- Je te promets aussi d’essayer, soufflai-je en serrant doucement son doigt. Et de ne pas broncher si ça ne marche pas, dis-je avec un sourire pour rompre le côté trop sérieux.
Mon regard ne l'avait pas quitté et je l'avais laissé avec regret reprendre son doigt pour qu'il puisse boire son Gløgg. Je me satisfaisait de la sensation de celui-ci qui restait imprimée sur le mien.
Ce fut tout de même bref. Sans me juger ensuite, il avait reprit ma main pour m'assurer qu'on ne risquait rien ici. C'était vrai. Mais le plus troublant n'en était pas tant le regard des autres mais la barrière de moi à moi-même.
Je ne m'étais jamais projeté développer plus qu'une amitié avec quelqu'un. Si j'avais le bon vivant d'une Poufsouffle, je n'étais pas non plus celle la plus avenante habituellement. Sociale oui, franche c'était sûr, bavarde cela dépend de la personne qui me fait face mais avenante non. C'était peut-être ça le plus surprenant avec Rowan.
Ainsi l'idée de quelque chose de discret en des lieux passants me fit tout de suite sentir à mon aise. Je hochais calmement de la tête.
- Puis… ça pourrait être notre signe top secret rien qu’à nous. Enfin… à justifier, ce ne serait pas le plus facile, ajoutai-je amusée par l'idée.
Je nous imaginais déjà, entre deux cours, dans les couloirs de Poudlard, croisant nos petits doigts en guise de salut. Discret, léger, mais vrai. Un lien secret... Le concevoir sortait presque du cadre du réel.
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@Rowan Pendergast
Le vertige après l’élan
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Je manquai de m’étrangler dans mon Gløgg à sa remarque sur le système scolaire irlandais. Malgré le ridicule de son insinuation, je réussis à garder contenance, mais le sourire qui me prit alors était un peu trop grand pour être tout à fait poli. Je reposai ma tasse, cette fois sans lâcher son petit doigt. Le contact, infime mais solide, me donna l’impression étrange que c’était lui qui m’empêchait de perdre le fil. Il n’y a pas beaucoup d’écoles, en vérité. Et après… tout… mes parents ont choisi une préceptrice pour notre éducation. Même après l’ouverture de Maeve Queen, ils ont préféré la garder. Desiree Lear et plusieurs membres de ma famille ont participé à notre éducation avant Poudlard. Et puis de temps en temps j’ai eu des tuteurs. Je marquai une pause, presque surpris d’avoir laissé tomber le nom. C’était une part de moi que je ne donnais pas facilement. Elle nous sortait du Manoir, parfois pour aller au marché, ou au parc. Avec elle j’ai appris à lire, à compter, mais aussi à… respirer autrement. Elle m’apprenait des choses simples, terre-à-terre, que ma famille n’aurait jamais jugées dignes d’intérêt. Des fruits comestibles, comment jouer à certains jeux. De petites choses qui me sont restées. Par réflexe, je pris pleinement sa main dans la mienne. Mes doigts se glissèrent entre les siens avec une facilité troublante, et le temps d’un battement de cœur, tout le reste perdit son importance. La chaleur de sa paume me fit presque oublier la taverne autour, les autres convives, même l’odeur épicée qui flottait encore dans l’air. J’avais l’impression de serrer quelque chose que je n’avais jamais eu le droit de toucher. Un léger rire me secoua. Mmmm, dit comme une Serpentard. T'es sure que le chapeau t'a placé à la bonne maison ? Je lui demandai avec amusement. Tu sais, les sous-sols et cachots offrent plusieurs lieux de rencontre entre nos salles communes... Je connaissais aussi des soirs où le terrain de quidditch était libre. Les moments que je prenais pour mon entraînement personnel. J’espérais pouvoir continuer mes sessions personnelles, mais peut-être que je pourrais partager si le bon moment survenait. Si on se rendait à ce point. Il fallait penser dans le présent, ne pas se perdre dans les possibilités, bien que sa présence m’offre de petits espoirs qui me prirent par surprise. Enfin… avant de nous perdre dans toutes ces possibilités, il faudrait peut-être décider ce qu’on fait pour le reste du séjour. Je laissai mes mots flotter entre nous, plus posés, mais toujours avec ce fil invisible qui s’était tendu entre nos doigts. @Kate Hunter |
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Le vertige après l’élan
Je restai un moment à observer Rowan, me sentant un peu niaise devant sa réponse.
Mais le sentiment s’estompa, bien vite masquée par la curiosité. J’essayais de concevoir à quoi avait pu ressembler son éducation, hors du monde scolaire comme je l’avais connu. Une partie de moi enviait même cette idée de stabilité. Pas de camarades qu’on perd du jour au lendemain le jour où la lettre de Poudlard arrive.
- La chance, j’aurais préféré, soufflai-je, songeuse. Bon, j’ai mes parents, pour me faire des minis séances de rattrapages de quelques cours moldus à chaque vacances maintenant, pour eux c’est important, on va dire que j’ai moi aussi mes tuteurs, dis-je en essayant de faire le parallèle.
Je me tus un instant, repensant à mes premières années avec une pointe de nostalgie. Puis, relevant les yeux vers lui, j’ajoutai avec un léger sourire :
- Côté moldu, c’est le contraire. Ce n’est pas les écoles qui manquent. Surtout quand, comme moi, on vient d’une assez grande ville. Je suis partie dans une école privée, la Bristol Waldorf School, située vraiment à deux pas de chez moi et mes amies vivaient toutes pas très loin.
Ces années avaient été incroyables et c’était même curieux que j’arrive à en parler avec Rowan.
Je le laissai parler encore un peu ensuite, mais la chaleur de sa main dans la mienne attira mon attention bien plus que ses mots. C’était à la fois étrange et… rassurant. Comme si le simple fait de l’avoir là me donnait un ancrage essentiel mais que je n’avais jamais cherché auparavant.
- Hé ! Toi j’suis sûre que le choixpeau ne s’est pas trompé... Et on peut aussi… ne rien planifier, dis-je avec un brin de malice. On verra bien à Poudlard. Si on me cherche, on arrive facilement à me trouver quelque part perdue dans le parc… ou, en général, dans les endroits calmes du château.
Mes yeux se perdirent un instant dans les siens, comme si cette confidence anodine avait plus de poids que je ne le voulais.
Je finissais par hausser les épaules, feignant l’indifférence, se projeter aussi loin semblait irréaliste bien qu’une part de moi aimait bien l’idée. J’aimais la tranquillité et je ne m’en étais jamais cachée. Mais y laisser s’inclure Rowan bizarrement ne me posait pas tant de soucis. Je pris une petite inspiration, reprenant un ton plus réfléchi :
- Pour demain… je dirais qu’on fait comme aujourd’hui. En plus, ce sera la finale, disparaître dans la foule se fera bien. Et pour ta famille… tu les connais mieux, donc je te laisse décider de ce qu’on leur dit ou pas d’ici là. Je ferai pareil avec les miens ensuite.
Je serrai doucement ses doigts, comme pour ponctuer mes mots. J’avais voulu garder les choses simples, mais au fond, je savais déjà que ça ne l’était pas. La seule chose simple peut-être était cette facilité à lui parler et à vouloir conserver ce lien entre nos mains. C’était aussi simple que ne l’aurait été un réflexe pour le coup.
508 mots
@Rowan Pendergast
Mais le sentiment s’estompa, bien vite masquée par la curiosité. J’essayais de concevoir à quoi avait pu ressembler son éducation, hors du monde scolaire comme je l’avais connu. Une partie de moi enviait même cette idée de stabilité. Pas de camarades qu’on perd du jour au lendemain le jour où la lettre de Poudlard arrive.
- La chance, j’aurais préféré, soufflai-je, songeuse. Bon, j’ai mes parents, pour me faire des minis séances de rattrapages de quelques cours moldus à chaque vacances maintenant, pour eux c’est important, on va dire que j’ai moi aussi mes tuteurs, dis-je en essayant de faire le parallèle.
Je me tus un instant, repensant à mes premières années avec une pointe de nostalgie. Puis, relevant les yeux vers lui, j’ajoutai avec un léger sourire :
- Côté moldu, c’est le contraire. Ce n’est pas les écoles qui manquent. Surtout quand, comme moi, on vient d’une assez grande ville. Je suis partie dans une école privée, la Bristol Waldorf School, située vraiment à deux pas de chez moi et mes amies vivaient toutes pas très loin.
Ces années avaient été incroyables et c’était même curieux que j’arrive à en parler avec Rowan.
Je le laissai parler encore un peu ensuite, mais la chaleur de sa main dans la mienne attira mon attention bien plus que ses mots. C’était à la fois étrange et… rassurant. Comme si le simple fait de l’avoir là me donnait un ancrage essentiel mais que je n’avais jamais cherché auparavant.
- Hé ! Toi j’suis sûre que le choixpeau ne s’est pas trompé... Et on peut aussi… ne rien planifier, dis-je avec un brin de malice. On verra bien à Poudlard. Si on me cherche, on arrive facilement à me trouver quelque part perdue dans le parc… ou, en général, dans les endroits calmes du château.
Mes yeux se perdirent un instant dans les siens, comme si cette confidence anodine avait plus de poids que je ne le voulais.
Je finissais par hausser les épaules, feignant l’indifférence, se projeter aussi loin semblait irréaliste bien qu’une part de moi aimait bien l’idée. J’aimais la tranquillité et je ne m’en étais jamais cachée. Mais y laisser s’inclure Rowan bizarrement ne me posait pas tant de soucis. Je pris une petite inspiration, reprenant un ton plus réfléchi :
- Pour demain… je dirais qu’on fait comme aujourd’hui. En plus, ce sera la finale, disparaître dans la foule se fera bien. Et pour ta famille… tu les connais mieux, donc je te laisse décider de ce qu’on leur dit ou pas d’ici là. Je ferai pareil avec les miens ensuite.
Je serrai doucement ses doigts, comme pour ponctuer mes mots. J’avais voulu garder les choses simples, mais au fond, je savais déjà que ça ne l’était pas. La seule chose simple peut-être était cette facilité à lui parler et à vouloir conserver ce lien entre nos mains. C’était aussi simple que ne l’aurait été un réflexe pour le coup.
508 mots
@Rowan Pendergast
Le vertige après l’élan
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| ——— | Je me croyais chanceux — et bien que, parmi les sorciers, ce ne soit pas si hors norme d’être éduqué à la maison, ce n’était pas la réaction à laquelle je m’attendais. D’une certaine façon, ça me rassurait qu’elle n’y voie aucun inconvénient. Le plus grand défi, c’était que mes amitiés avaient surtout existé par proximité : les voisins, la famille, ou les enfants de certains membres de la famille. Quand elle parla, je l’écoutai attentivement. Il y avait dans sa façon de parler une franchise que je n’avais pas l’habitude d’entendre. Ça me déstabilisait un peu, comme si elle effleurait un monde où les secrets n’existaient pas. Un grand contraste au secret que nous préparions. Je n’étais pas certain de ce que les Moldus étudiaient, à vrai dire. Certains, dans ma famille, diraient que ce n’étaient que des choses néfastes, des sujets qui finiraient par mener à une autre chasse aux sorcières. Mon cousin aurait probablement su répondre avec justesse, mais moi, je m’efforçais de formuler mes questions dans ma tête pour ne pas risquer d’offenser la brunette en face de moi. Kate était sorcière, et je doutais que sa famille ait tenté de la retourner contre elle-même. Tu apprends quoi, l’été ? demandai-je, sans pouvoir m’en empêcher. Ma curiosité prenait le dessus. Pour le reste, je n’avais rien à redire. Mieux valait ne rien planifier. Du moins, si on ne planifiait pas, on ne risquait pas de se faire mal. C’était mieux ainsi. Pas que je n’avais pas noté ce qu’elle avait dit, où elle se tenait. Si je voulais la trouver, elle m'avait donner les informations pour le faire. Elle voulait que je la trouve, enfin, c'est l'impression que j'avais, et une part de moi voulait la trouver. J’aime bien le parc et les couloirs calmes, lui répondis-je avec un petit sourire en coin en croisant son regard. Dans la lueur de la taverne, j’y trouvais de nouvelles teintes de brun et de miel. J’avais trouvé plusieurs endroits tranquilles au cours de ma scolarité. Avec la foulée et les émotions du match, je devais avouer que ça me manquait. Mais assis là, avec sa main dans la mienne, je gardais un certain calme. Elle me gardait dans le présent, d’une certaine façon. Loin de mes pensées qui savaient me garder réveillé la nuit. Ma famille est déjà convaincue qu’on ne fait que se cacher… lui rappelai-je doucement. Je n’avais rien fait pour les détromper, mais maintenant que c’était une possibilité, je n’allais pas me cacher non plus. Tant qu’on reste en vue, je ne crois pas qu’il y ait de problème. C’était une chose de tenter, de s’acclimater, mais je n’allais pas non plus faire quoi que ce soit qui puisse la mettre dans une position compromettante. J’étais un gentleman, tout de même. La nuit plus que des murs de tissus nous séparait, mes sœurs partageaient une chambre, mes parents une autre, plaçant moi et Kate aux antipodes. Pas que j'avais de quoi contre, même maintenant. @Kate Hunter |
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Le vertige après l’élan
Je regardai Rowan, surprise un instant par sa question. Parler de mon quotidien hors du château était inhabituel. À Poudlard, on apprenait vite à compartimenter sa vie, à garder certaines choses pour soi. Mais tout dans l'attitude du Serpentard m’inspirait confiance. C'est donc presque naturellement que je répondais à sa question.
- Un peu de maths, de sciences et d’histoire… répondis-je. C’est comme ce qu’ont les... petits sorciers... avant Poudlard, tu sais ? Mais les moldus vont soit plus loin, soit voient les choses différemment. Et... on discute Astronomie parfois avec mon père, car tu sais c'est son boulot avec ses étudiants, il est ultra curieux de ce qu'on apprend à Poudlard.
Je relevai les yeux vers lui, un léger sourire aux lèvres. Dis comme ça, ma vie chez les Hunter devait sembler d’un ennui total, ponctuée de révisions et de discussions sur les étoiles. Et pourtant, j’aimais ça. C’était comme une façon de garder un pied dans le monde moldu.
Je m’arrêtai un instant. Son attention avait quelque chose de déstabilisant. Le pouvoir d’assommer quelqu’un avec un simple regard. Était-ce un don propre à Rowan ou un talent secret des Serpentard ? Alors quand il y eut une variation dans son sourire, je le vis tout de suite. Je sentis mes joues chauffer légèrement, mais je tentai de garder contenance.
- C’est… sympa, dis-je avec le ton le plus neutre possible.
Je n’avais pas mieux trouvé. La vérité, c’est que j’étais touchée d'avoir des points en commun avec le Serpentard mais aussi et surtout que je le prenais comme un aveu qu'il acceptait sans doute une solitude partagée. Mais bon il restait encore quelques semaines avant le retour à Poudlard et je n'avais pas envie de me projeter tant j'avais peur que nos quotidiens respectifs et différences finissent par nous rattraper.
Malgré tout, je finis par hocher la tête, approuvant ce qu’il proposait ensuite, même si une petite part de moi redoutait encore la réaction des siens. Et si, on y regardait même de près, c'était aussi une manière de ne rien changer à notre séjour, il n'y avait pas de contraintes supplémentaires.
- On leur dit tout alors, soufflai-je timidement en croisant son regard. Au goûter ? Que... Qu'on tente d'être... heu... ensemble.
Je ponctuai ma phrase d’un sourire gêné. Ce dernier mot était sans doute celui qui eu le plus de mal à sortir de tous ceux de l'après-midi. Celui qui me faisait prendre conscience de tous ce qui c'était passé entre le début de journée et l'instant présent.
Mon regard se reportait vers nos tasses où j'y trouvais finalement une échappatoire :
- Tu as terminé ? Ils doivent se demander où on est. Et... Le goûter c'est sacré tu sais, dis-je avec beaucoup de sérieux.
Au fond, je n’étais pas certaine d’avoir vraiment envie de bouger. La chaleur de sa main dans la mienne, la lumière douce de la taverne, tout me donnait l’impression que le monde dehors pouvait bien attendre encore un peu mais au vue de la discussion qu'il faudrait avoir, mieux valait peut-être ne pas tarder et risquer de se mettre en mauvaises positions dès le départ.
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- Un peu de maths, de sciences et d’histoire… répondis-je. C’est comme ce qu’ont les... petits sorciers... avant Poudlard, tu sais ? Mais les moldus vont soit plus loin, soit voient les choses différemment. Et... on discute Astronomie parfois avec mon père, car tu sais c'est son boulot avec ses étudiants, il est ultra curieux de ce qu'on apprend à Poudlard.
Je relevai les yeux vers lui, un léger sourire aux lèvres. Dis comme ça, ma vie chez les Hunter devait sembler d’un ennui total, ponctuée de révisions et de discussions sur les étoiles. Et pourtant, j’aimais ça. C’était comme une façon de garder un pied dans le monde moldu.
Je m’arrêtai un instant. Son attention avait quelque chose de déstabilisant. Le pouvoir d’assommer quelqu’un avec un simple regard. Était-ce un don propre à Rowan ou un talent secret des Serpentard ? Alors quand il y eut une variation dans son sourire, je le vis tout de suite. Je sentis mes joues chauffer légèrement, mais je tentai de garder contenance.
- C’est… sympa, dis-je avec le ton le plus neutre possible.
Je n’avais pas mieux trouvé. La vérité, c’est que j’étais touchée d'avoir des points en commun avec le Serpentard mais aussi et surtout que je le prenais comme un aveu qu'il acceptait sans doute une solitude partagée. Mais bon il restait encore quelques semaines avant le retour à Poudlard et je n'avais pas envie de me projeter tant j'avais peur que nos quotidiens respectifs et différences finissent par nous rattraper.
Malgré tout, je finis par hocher la tête, approuvant ce qu’il proposait ensuite, même si une petite part de moi redoutait encore la réaction des siens. Et si, on y regardait même de près, c'était aussi une manière de ne rien changer à notre séjour, il n'y avait pas de contraintes supplémentaires.
- On leur dit tout alors, soufflai-je timidement en croisant son regard. Au goûter ? Que... Qu'on tente d'être... heu... ensemble.
Je ponctuai ma phrase d’un sourire gêné. Ce dernier mot était sans doute celui qui eu le plus de mal à sortir de tous ceux de l'après-midi. Celui qui me faisait prendre conscience de tous ce qui c'était passé entre le début de journée et l'instant présent.
Mon regard se reportait vers nos tasses où j'y trouvais finalement une échappatoire :
- Tu as terminé ? Ils doivent se demander où on est. Et... Le goûter c'est sacré tu sais, dis-je avec beaucoup de sérieux.
Au fond, je n’étais pas certaine d’avoir vraiment envie de bouger. La chaleur de sa main dans la mienne, la lumière douce de la taverne, tout me donnait l’impression que le monde dehors pouvait bien attendre encore un peu mais au vue de la discussion qu'il faudrait avoir, mieux valait peut-être ne pas tarder et risquer de se mettre en mauvaises positions dès le départ.
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Le vertige après l’élan
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| ——— | Je ne savais pas à quoi m’attendre quand je lui avais posé la question. C’était peut-être naïf, mais elle me laissa avec plus de questions que de réponses. Si ma famille n’était pas aussi appréhensive envers les Moldus, j’imagineais bien que nos pères s’entendraient à merveille. Mon père aimait bien l’astronomie. On avait passé plusieurs soirées à regarder les étoiles. Il m’avait appris à utiliser un télescope avant mon premier cours, pas que j’avais eu le droit de toucher, mais simplement à apprendre à distance. Peut-être un jour, mais je ne retenais pas mon souffle. Déjà, la présence de Kate me surprenait, mais je ne m’en plaignais pas. Et puis elle parla de dire tout à mes parents. Je sentis la chaleur me monter jusqu’aux oreilles. Je n’avais pas honte, c’était loin du cas, mais ma famille était…pas très ouverte. Peu importe le statut ou non de ma camarade. Bien que je lui tiendrais la main sous la table, je garderais certaines distances. Je savais dans quoi je m'embarquais pour le reste de l'été, mais je ne voulais pas qu'elle voit les craques dans le mirroir lisse que ma famille tentait de présenter au monde. Ma famille est plus… Comment pouvais-je réelement expliquer mes parents à Kate ? Mes sœurs, c'était plus facile. Faolan allait à Poudlard, et elle avait un don pour se foutre le nez où il n'avait pas besoin d'être. ...c’est mieux de juste ne pas nier. Si tu n’avais pas remarqué, ma famille n’est pas la plus ouverte aux démonstrations physiques. Si on veut du temps pour vraiment voir comment on s'y prend, il serait peut-être mieux de ne pas leur donner cause pour s'insérer davantage entre nous deux. Pas que je doutais de leur amour l’un pour l’autre. On était quand même trois enfants. J’avais apperçu quelques regards échangés, des étreintes appréciées à l’abri des regards. Et puis, ayant lu un ou deux romans du club de lecture de ma mère, je savais que son front froid était un masque. Ça devait être un masque. Mais tu as raison, il faut bien se rendre au goûter, je serra sa main doucement, me levant pour la soutenir de faire de même. On mangerait avec ma famille, et puis on verrait où les choses nous mèneraient. J'en avais le cœur qui se débattait. Demain serait un autre jour. Demain on aurait d'autres moments pour se connaître davantage. @Kate Hunter |
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Le vertige après l’élan
Ne pas dire mais ne pas nier. Juste omettre. Cela me sembla étrange mais je hochais cependant de la tête en dessinant un sourire rassurant sur mon visage. Je comprenais que sa famille était différente de la mienne. Il n'y avait donc aucun mal à ne pas en dire trop, encore plus si je ne faisais pas retomber des problèmes sur Rowan et si j'évitais que cela nous pousse à nous éloigner.
C'était peut-être une autre différence entre les Hunter et les Pendergast. Chez moi tout se disait. Pas forcément les grands secrets. Mais les petits détails, les émotions, les doutes... tout ce qui faisait un quotidien. Même les choses fâcheuses. Mes parents connaissaient tous mes amis, le détail de mes enseignements, mes activités extrascolaires. Il y avait bien des tensions certes mais rien qui n'empêchait un climat de confiance. Et c'était sûrement en partie pour ça que mes parents m'avaient laissés aller à Svalbard.
- D'accord, approuvais-je d'un sourire sincère. Et... tu sais, je n'aime pas non plus les grandes "démonstrations".
Pour cette partie, c'était vrai. Si les mots pour moi avaient de l'importance et méritaient toujours d'être posés, tenir la main de Rowan pour de vrai, avec sincérité et non pas pour remplir un défi, devant des gens qui n'étaient pas totalement des inconnus, était tout autre chose. Pas une honte, non, juste de la retenue. Partout ailleurs, il n'y aurait pas ce soucis mais sous le regard de ses proches bien moins.
Quand il se leva, je me laissais entraîner dans son mouvement. Je dus lâcher sa main un instant pour remettre mes vêtements d'hiver et laisser l'Irlandais en faire de même mais l'instant fut bien court avant que je ne la reprenne naturellement.
Quitter l'ambiance chaleureuse et rassurante de la taverne fut bien compliqué, c'était comme se reconnecter avec l'instant présent sans en avoir vraiment l'envie. Sur le chemin, vite inspirée par les discussions des supporters autour, la conversation varia cependant vite sur la compétition et notamment sur l'épreuve du lendemain. Ceci nous occupa l'esprit jusqu'à l'arrivée à la tente où je finissais par lâcher à regret la main du garçon sans toutefois oublier de lui adresser un sourire chaleureux au passage.
Le goûter se passa dans une ambiance cordiale. J'avais laissée volontairement les sœurs de l'Irlandais s'asseoir entre nous et m'étais installée légèrement en retrait. Ça m'évitais d'avoir à trop réfléchir et je ne pensais pas que le Serpentard s'en offusquerait. C'était surtout et avant toute chose pour éviter d'avoir à répondre à une remarque de sa famille. Si le sujet ne venait pas sur la table alors il pouvait mieux s'éluder. Mais comme promis, je ne niais plus rien. Quand une taquinerie de sa sœur ou une allusion discrète de sa mère pointait, je me contentais d’un sourire. Ni confirmation, ni démenti. Un entre-deux tranquille.
Le reste du séjour fut presque à la même image. Nos regards se croisaient souvent, il y avait des sourires échangés entre nous quelque fois et dans la foule extérieure nos doigts se frôlaient discrètement mais toujours sous couvert de discrétion lorsqu'il y avait sa famille. Les moments seuls étaient rares mais je les bénissais, contente de pouvoir continuer à creuser et d'en apprendre plus sur le Serpentard et ses habitudes.
Le plus dur fut sans doute le jour du départ. Malgré la retenue entre nous, je sentais bien qu'il allait finir par me manquer sur les semaines qui devaient encore s'écouler. J'avais pris le temps de remercier grandement sa famille pour le séjour à Svalbard et leur hospitalité avant de leur souhaiter de bonnes vacances avant le retour à Poudlard. Ces derniers mots sonnèrent pleins d'espoirs lorsque mon regard se posa sur Rowan tout juste avant qu'on ne transplane mais je n'avais pas envie moi-même d'y croire. Le quotidien à Poudlard, le Quidditch, nos maisons, c'étaient toujours bien trop de différences pour s'éviter d'y penser...
647 mots
Dernier post pour moi comme vu par hibou, merci pour le RP Rowan
C'était peut-être une autre différence entre les Hunter et les Pendergast. Chez moi tout se disait. Pas forcément les grands secrets. Mais les petits détails, les émotions, les doutes... tout ce qui faisait un quotidien. Même les choses fâcheuses. Mes parents connaissaient tous mes amis, le détail de mes enseignements, mes activités extrascolaires. Il y avait bien des tensions certes mais rien qui n'empêchait un climat de confiance. Et c'était sûrement en partie pour ça que mes parents m'avaient laissés aller à Svalbard.
- D'accord, approuvais-je d'un sourire sincère. Et... tu sais, je n'aime pas non plus les grandes "démonstrations".
Pour cette partie, c'était vrai. Si les mots pour moi avaient de l'importance et méritaient toujours d'être posés, tenir la main de Rowan pour de vrai, avec sincérité et non pas pour remplir un défi, devant des gens qui n'étaient pas totalement des inconnus, était tout autre chose. Pas une honte, non, juste de la retenue. Partout ailleurs, il n'y aurait pas ce soucis mais sous le regard de ses proches bien moins.
Quand il se leva, je me laissais entraîner dans son mouvement. Je dus lâcher sa main un instant pour remettre mes vêtements d'hiver et laisser l'Irlandais en faire de même mais l'instant fut bien court avant que je ne la reprenne naturellement.
Quitter l'ambiance chaleureuse et rassurante de la taverne fut bien compliqué, c'était comme se reconnecter avec l'instant présent sans en avoir vraiment l'envie. Sur le chemin, vite inspirée par les discussions des supporters autour, la conversation varia cependant vite sur la compétition et notamment sur l'épreuve du lendemain. Ceci nous occupa l'esprit jusqu'à l'arrivée à la tente où je finissais par lâcher à regret la main du garçon sans toutefois oublier de lui adresser un sourire chaleureux au passage.
Le goûter se passa dans une ambiance cordiale. J'avais laissée volontairement les sœurs de l'Irlandais s'asseoir entre nous et m'étais installée légèrement en retrait. Ça m'évitais d'avoir à trop réfléchir et je ne pensais pas que le Serpentard s'en offusquerait. C'était surtout et avant toute chose pour éviter d'avoir à répondre à une remarque de sa famille. Si le sujet ne venait pas sur la table alors il pouvait mieux s'éluder. Mais comme promis, je ne niais plus rien. Quand une taquinerie de sa sœur ou une allusion discrète de sa mère pointait, je me contentais d’un sourire. Ni confirmation, ni démenti. Un entre-deux tranquille.
Le reste du séjour fut presque à la même image. Nos regards se croisaient souvent, il y avait des sourires échangés entre nous quelque fois et dans la foule extérieure nos doigts se frôlaient discrètement mais toujours sous couvert de discrétion lorsqu'il y avait sa famille. Les moments seuls étaient rares mais je les bénissais, contente de pouvoir continuer à creuser et d'en apprendre plus sur le Serpentard et ses habitudes.
Le plus dur fut sans doute le jour du départ. Malgré la retenue entre nous, je sentais bien qu'il allait finir par me manquer sur les semaines qui devaient encore s'écouler. J'avais pris le temps de remercier grandement sa famille pour le séjour à Svalbard et leur hospitalité avant de leur souhaiter de bonnes vacances avant le retour à Poudlard. Ces derniers mots sonnèrent pleins d'espoirs lorsque mon regard se posa sur Rowan tout juste avant qu'on ne transplane mais je n'avais pas envie moi-même d'y croire. Le quotidien à Poudlard, le Quidditch, nos maisons, c'étaient toujours bien trop de différences pour s'éviter d'y penser...
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Dernier post pour moi comme vu par hibou, merci pour le RP Rowan