myosotis* familiale
Ce recueil d’OS récapitule quelques aventures de Kayan dans sa maison familiale, dans la ville de Sligo, en Irlande
Sommaire :
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* dans le language des fleurs, un des symboles du myosotis est le souvenir
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* dans le language des fleurs, un des symboles du myosotis est le souvenir
Dernière modification par Kayan Pinepeak le 25 oct. 2025, 14:33, modifié 6 fois.
2eme année non inscrit à la chrono _ gryffondor _ Couleur RP = #11053b
# Eryan forever
There could be a ghost aggressively breakdancing beside you right now and you would have no idea
myosotis* familiale
Le jeune Kayan marche tranquillement au bord de l’eau. Du haut de ses 5 ans, la vie lui paraît très simple. Son grand frère, âgé de 15 ans, les regarde, lui et sa jumelle Evara. Les deux enfants bavardent gaiement, utilisant de grands gestes enthousiastes et des mots courts pour se faire comprendre.6 août 2043
Sligo, Irlande
Maison d’enfance de Kayan
Reducio- Identité des PNJ (Prénom, Nom) : Lucio Pinepeak, Evara Pinepeak
- Lien avec le PJ : Grand frère et sœur jumelle
- Lien dans le répertoire : ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? oui
- Si "oui", impact envisagé : cause de sa phobie des batraciens
Evara pousse un cri. Elle s’élance entre les roseaux, guidée par quelque chose que Kayan ne voit pas. Lucio pousse un juron.
« C’est un pas joli mot ! s’exclame Kayan.
– Je sais, merci. Bon, Kayan, tu restes là pendant que je vais chercher Eva, ok ? »
Sans attendre la réponse de son petit frère, Lucio s’élance à la poursuite d’Evara.
« Ok » répond Kayan.
Il se laisse tomber par terre. Mais au bout de quelques secondes, il commence déjà à s’ennuyer. Un croassement soudain le fait tourner la tête. Une petite grenouille le fixe de ses grands yeux. Elle se tient a quelques centimètres du garçon, qui sourit.
« Bonjour grenouille ! »
Le batracien coasse à nouveau, et le sourire du garçon s’élargit.
« Tu veux jouer avec moi ? »
La grenouille coasse, puis s’éloigne d’un bond.
« Attend-moi ! »
Kayan se lève, la consigne de son frère déjà oubliée, et s’élance derrière le batracien, qui disparaît dans les roseaux.
Le jeune garçon s’engouffre à son tour parmi les roseaux. La grenouille semble avoir disparue, au plus grand déplaisir du garçon. Il regarde autour en continuant de marcher, et manque de tomber plus d’une fois.
« Grenouille ? appelle-t-il naïvement, Greeeeenouuuuuuille ? T’es où ? »
Après quelques instants passés à patauger dans la vase, Kayan se rend compte qu’il est perdu. Il n’arrive pas à se repérer au milieu de toutes ces tiges qui s’élance vers le ciel. D’un coup, tout devient plus effrayant aux yeux du jeune garçon. Les coassements des grenouilles, qui l’amusaient et le faisaient sourire quelques secondes plus tôt, ressemblent à des menaces terrifiantes. Kayan se met à trembler, les larmes lui montent aux yeux.
« Lucioooo ! appelle-t-il d’une voix tremblotante, Evaaaaa ! »
Mais seul le coassement des grenouilles lui répond. Un gros nuage noir passe devant le soleil, masquant la lumière. Les larmes coulant sur ses joues, le jeune garçon reprend sa marche parmi les roseaux. Une goutte de pluie s’écrase sur son nez, suivie d’une autre, puis d’une autre encore. Bientôt, c’est une fine pluie qui s’abat sur le garçon.
Kayan arrive enfin au bout du champs de roseaux. Il est trempé et grelottant, et pleure doucement. Il se fige brusquement quand il voit une petite grenouille perchée sur un rocher au bord de l’eau. La respiration de Kayan s’accélère. Même le petit batracien lui semble terrifiant à présent. Il recule d’un pas, puis d’un autre.
La grenouille ne bouge pas.
Le jeune garçon recule d’encore un pas, fixant la grenouille d’un regard terrifié. Elle émet soudainement un énorme coassement, qui résonne dans les oreilles de Kayan. Il hurle de terreur et fait volte-face, avant de s’enfuir en courant entre les roseaux. Il entend son frère qui l’appelle, quelque part au delà des roseaux. Mais où est-il ?
« Lucio ! cri Kayan d’une voix tremblante, Lucio ! T’es où ? »
Hélas ! A force de courir sans regarder où il met les pieds, le jeune garçon tombe de tout son long dans la vase. Il reste comme ça quelques secondes, pleurant a chaudes larmes, avant de relever la tête. Ce qu’il voit lui arrache un cri de peur. Un crapaud se tient juste devant lui, a quelques centimètres de son visage. Il pousse un coassement sonore. Kayan recule rapidement, pris de panique. Autour de lui, une dizaine de grenouilles se mettent à coasser, cachées parmi les roseaux.
Le jeune garçon se relève, et part en courant. Lorsqu’il arrive enfin à sortir de la mer de roseaux, il voit son frère et sa sœur non loin qui l’appelle, un air inquiet plaqué sur le visage. Kayan se précipite vers eux en pleurant, et se réfugie dans les bras de son grand frère. Au bout de quelques instants, ses larmes se tarissent et le jeune garçon dit d’une petite voix :
« Je… je déteste les grenouilles… elles font trop peur… »
Lucio le console quelques secondes, avant de le prendre dans ses bras, et de le porter jusqu’à chez eux. Evara trottine derrière eux. Lorsqu’ils sont de retour dans la maison familiale, Kayan s’est endormi.
Dernière modification par Kayan Pinepeak le 24 oct. 2025, 15:21, modifié 2 fois.
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# Eryan forever
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myosotis* familiale
J’ai 7 ans.Sligo, Irlande
Perché dans les branches d’un frêne, j’attends.
Mon carnet de dessin coincé sur mes genoux, j’attends.
Un stylo dans la main, j’attends.
Un nœud dans la gorge, j’attends.
Une tristesse douloureuse au cœur, j’attends.
Qu’est-ce que j’attends ? Je ne le sais pas vraiment. Un signe, je suppose. Quelque chose, n’importe quoi, qui me dirait pourquoi je ne suis pas comme les autres. Pourquoi je suis comme ça. Pourquoi je suis… moi.
J’attends, mais le signe ne vient pas.
***
J’ai 8 ans.
Regardant les étoiles, j’attends.
Dans le tourbillon de mes pensées, j’attends.
Sans un mot, j’attends.
J’attends, encore et encore.
Mon explosion de magie, l’année dernière, m’a changée. Ma sœur jumelle me parle moins. J’envisage mon futur avec un nouvel œil, une nouvelle inquiétude. Je sais qu’elle montrera, elle aussi, des aptitudes magiques. Il le faut. C’est ma sœur jumelle. On ne fais rien l’un sans l’autre. Et maintenant, je me sens seul. Et j’attends toujours mon signe.
J’attends, seul dans ma chambre, devant ma fenêtre, devant les étoiles lointaines, mais le signe ne viens pas.
***
J’ai 9 ans.
Debout dans la neige, j’attends.
Le visage ruisselant de larmes, j’attends.
Le cœur serré, j’attends.
Dans le froid glacial de l’hiver qui atténue ma douleur, j’attends.
Je suis seul, si seul. C’est terrible, pour un si jeune garçon, de se sentir si seul. Je ne devrais pas être là. Je n’ai prévenu personne que je venais ici, dans ce champ rendu immaculé par la neige nouvelle. Mais je n’en ai rien à faire. J’ai besoin de me retirer, pour sentir quelque chose de nouveau. Quelque chose que seul le froid, le vent et la neige me font ressentir.
J’attends toujours un signe, n’importe quoi.
***
J’ai 10 ans.
Dans l’ombre du frêne qui m’accueille toujours sans faillir, j’attends.
Riant aux blagues de mes amis, j’attends.
Souriant quand Tom tombe en essayant de faire une roue, j’attends.
Sans que personne ne le sache, j’attends.
Il fais chaud. C’est l’été. Au fond de moi, je commence à comprendre que ma sœur n’est pas comme moi. Mais je décide de l’ignorer. Peut-être qu’il lui faut juste un peu plus de temps. Oui, ce doit être ça. Il lui faut juste du temps.
En attendant, mon temps a moi, je le passe avec Steve et Tom. Je me sens moins seul avec eux. On ris, on parle de tout et de rien, on joue, ils m’entraînent dans toutes sortes d’aventures. Et ma solitude se fais discrète.
Mais, au fond de moi, je continue d’attendre le signe.
***
J’ai 11 ans.
Seul dans ma chambre, je n’attends plus.
Un grand sourire aux lèvres, je n’attends plus.
Ma lettre d’admission dans la main, je n’attends plus.
J’ai finalement reçu mon signe. Une simple lettre, écrite à la main. Je vais aller à Poudlard. Ma vie va changer. Peut-être que le futur n’est pas si incertain, en fait.
Ma sœur doit être dans sa chambre. Elle ne viendra pas avec moi, et je ne me fais pas encore à cette idée. Pas plus que je ne me fais à l’idée que je ne verrai plus Steve et Tom. Enfin, je sais où aller, ce que je dois faire. Mais je ne sais pas si tous ces sacrifices en valent la peine.
La joie au cœur, je n’attends plus mon signe.
Ou peut-être que j’attends encore…
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# Eryan forever
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myosotis* familiale
Une nuit parmi d'autres
Sligo, Irlande
Maison d'enfance de Kayan
Miroir, miroir, mon beau miroir,
Dis moi qui est le plus beau en ces lieux
Dis moi qui est le plus beau en ces lieux
Celui que je vois devant moi n’est pas moi. Ou plutôt, il l’est mais sans l’être vraiment. Il me ressemble en tous points : il a la même peau pâle que moi, les mêmes yeux vert forêt piquetés de petites mouchetures dorées que moi, les mêmes cheveux noirs en bataille que moi, la même silhouette fine, la même démarche, la même forme du visage. Mais il n’est pas moi - il ne peut pas être moi.
Il est entouré d’un tas de gens - trop, pour quelqu’un de timide comme moi. Je reconnais vaguement quelques visages - Steve, Tom, quelques personnes que je n’ai pas revues depuis la primaire. Chris aussi est là, plaisantant avec ma copie, mon double, un sourire aux lèvres et un bras passé autour de mes - non, pas les miennes ; ce n’est pas moi que j’ai en face de moi, ça ne peut pas être moi - épaules, ce qui est un peu trop étrange pour être réel - et pourtant, c’est bien ce que je vois.
Miroir, miroir, menteur sur le mur,
Dis moi quel est le coût
De briller pour eux, mais de se perdre en soi,
De vouloir tout, sans savoir pourquoi.
Dis moi quel est le coût
De briller pour eux, mais de se perdre en soi,
De vouloir tout, sans savoir pourquoi.
Mais c’est alors que je les vois ; son sourire qui fait vrai juste suffisamment pour qu’on y croit, mais un peu trop crispé peut-être, et une lueur dans ses yeux qui me fait froid dans le dos : une lueur glaciale, calculatrice, brisée. La lueur que j’ai toujours eu peur de voir en me regardant dans le miroir. La lueur de quelqu’un qui a cessé de suivre ses principes avoir ce dont il a toujours rêvé, avant de s’apercevoir que la réussite est parfois un cadeau empoisonné.
Non, celui que j’ai en face de moi n’est pas moi. Ou plutôt, pas vraiment. Il aurait été moi si nous avions suivi le même chemin. Si, au lieu de rester fidèle à moi-même, j’avais entièrement changé ce qui fait que je suis moi pour ne plus être seul. Il est moi, mais il ne l’est pas. Je suis lui, mais pas tout à fait.
Il se tourne vers moi.
Son sourire s'agrandit de façon presque malsaine.
Il ouvre la bouche.
Ses lèvres remuent, mais je ne l’entends pas, je ne peux que deviner ses mots.
- Je suis toi, semble-t-il dire. Un reflet parmi d’autres. Tu es moi. Nous sommes un.
Je me réveille en sursaut dans mon lit. Un filet de sueur glacée me gèle le dos et le front. Il fait nuit noire. Toute la maison baigne dans le silence. Je me lève de mon lit et me dirige à pas de loup jusqu’à la salle de bain. Je regarde mon reflet dans le miroir.
Celui que je vois devant moi a la même peau pâle que moi, les mêmes yeux vert forêt piquetés de petites mouchetures dorées que moi, les mêmes cheveux noirs en bataille que moi, la même silhouette fine, la même forme du visage. Une lueur fatiguée et inquiète brille dans ses yeux soulignés de cernes sombres. Il n’a rien à voir avec le moi-qui-ne-l’est-pas que j’ai vu dans mon rêve.
C’est bien moi que je vois dans mon reflet dans le miroir.
Miroir, miroir, toi qui voit tout et reflète,
Dis moi pourquoi
Quand je te regarde, ce n’est pas toujours mon reflet que je vois
Dis moi pourquoi
Quand je te regarde, ce n’est pas toujours mon reflet que je vois
Thème à la folie : miroir
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La nuit tombait doucement à l’extérieur, comme une couverture noire trouée d’étoiles. La pleine lune au regard d’argent baignait l’Irlande d’une lumière grisâtre, lui donnant un aspect presque irréel.Nuit d’été
Sligo, Irlande
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- Lien avec le PJ : sœur jumelle
- Lien dans le répertoire : ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? a priori non
- Dis, pourquoi les oiseaux ont des plumes ?
- Pour voler, tiens. C’est évident, non ?
- Oui. Je crois.
- ...
- Mais pourquoi ils ont des plumes ?
- Je pensais qu’on s’était mis d’accord. Parce que les plumes sont-
- Oui, oui, les plumes sont légères. Ce n’est pas ce que je voulais dire. Pourquoi des plumes, spécialement ? Pourquoi pas autre chose ? Et puis, les chauve-souris n’ont pas de plumes, elles. Et pourtant, elles volent.
- ... parce que c’est comme ça, voilà.
- Je ne comprends pas.
- La nature les a fait comme ça, voilà tout. Si les oiseaux ont des plumes, il doit y avoir une bonne raison. Mais moi, je la connais pas.
- C’est dommage…
- ...
- Eva ?
- Quoi ?
- Tu penses que nous aussi, on pourrait avoir des plumes ?
- Pourquoi tu voudrais avoir des plumes ?
- Pour m’envoler. Comme les oiseaux et les chauve-souris.
- Je ne pense pas que ce soit possible. Les Hommes volent grâce à des avions ou à des balais, pas grâce à des ailes ou à des plumes.
- Dommage… j’aurais adoré voler comme un oiseau…
- Tu as de drôles de rêves.
- Et toi, tu es drôlement terre-à-terre.
- Eh !
- Quoi ? C’est vrai !
- J’te parle plus si c’est ça.
- Si tu veux.
- ...
- Eva ?
- Quoi ?!
- Pourquoi les oiseaux ils volent, tu penses ?
- Tais-toi. J’essaye de dormir.
- Moi, je pense que c’est pour se sentir libre. Quand tu es dans le ciel, tout doit paraître si petit, si loin… Tes problèmes doivent disparaître, c’est sûr. Donc je pense qu’ils volent pour être libres. Pour s’échapper de la vie sur terre. Et peut-être pour parler aux étoiles…
- On peut pas parler aux étoiles. Et puis, tu me casses les pieds avec tes discours sur les oiseaux. Tais-toi.
Kayan se tut, et regarda le ciel moucheté d’étoiles par la fenêtre. La pleine lune lui rendit son regard.
Un jour, je volerais. Je quitterais le sol, j’échapperais à la terre, qui deviendra toute petite. Je serais libre, et j’irais parler aux étoiles. se promit intérieurement le jeune garçon.
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# Eryan forever
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