Te dire la vérité cette fois...
Trouver Maxine dans le parc un dimanche après-midi était quelque chose que chacun devait avoir intégré dans la normalité. En toute saison et en tout temps, il était rare que cette demi-journée soit passée en intérieur par la québécoise. Le plus souvent, elle pratiquait une activité sportive parmi lesquelles se trouvaient la course, les exercices au sol et surtout le vol sur balais. Parfois elle ne faisait que marcher dans le parc, au gré du hasard, ou bien elle trouvait un endroit agréable pour lire - quoique c'était bien plus rare, surtout à vue des élèves. Et si elle n'était pas en train de bouger, c'était qu'elle était au stade de quidditch, dans l'espace de rangement, pour le remettre en ordre ou vérifier l'état du matériel mis à disposition des élèves.
Ce quinze mai répondait à la première catégorie d'occupation puisque la châtain était en train de faire un running en fractionné, alternant des phases de vitesse explosives et d'autres de repos en marchant de manière active. Ce fut lors d'un de ces moments, où l'important était de maîtriser son souffle pour ne pas se retrouver coupée dans sa séance, que le cri retentit. Celui d'une élève qui interpelait un camarade... Lucas. Il y en avait plusieurs dans l'école et elle craignait qu'il s'agisse du Poufsouffle qu'elle accompagnait pour progresser en vol. Le cri avait plutôt être l'air de ceux qu'on pousse lorsqu'on proteste.
Sans plus regarder au temps qu'il restait encore pour sa phase de repos, Maxine reprit sa course rapide en direction de l'alerte. Elle arriva - quoiqu'encore un peu loin - alors qu'une adolescente était en proie à un sortilège de chauvefurie, baguette en main pour les dissiper. S'approchant toujours, en marchant désormais puisque le danger était écarté, Maxine conservait un pas long, le plus qu'elle le pouvait, pour arriver sur les jeunes qui se dirigeaient vers le lac. Enfin non, elle - Elisabeth Willis - s'y dirigeait. Lukas Sharp - car ce qu'elle craignait venait de se vérifier - la rattrapait pour lui hurler dessus en lui attrapant l'épaule.
Il était de dos et ne pouvait la voir contrairement à la jeune fille qui passait ses derniers moments au collège du fait de sa condition et de ce que cela impliquait pour sa santé. Avançant plus doucement désormais, et cherchant à arriver par le côté pour que les deux adolescents puissent la voir - elle ne voulait pas le surprendre, il transpirait trop la colère pour que ce soit raisonnable - Maxine cherchait comment aborder la situation et elle n'en savait rien. Aucune réponse ne lui venait alors, elle fit comme souvent... Au feeling. C'était un peu sa marque de fabrication, quelque part.
- "Élisabeth? Lukas?" Elle essayait de maîtriser sa voix. Bien sûr qu'elle avait vu le sortilège et elle doutait que sa conclusion soit fausse quand à son origine. Mais l'accuser de quoique ce soit alors qu'une larme de rage coulait sur la joue du garçon. Elle continua son approche lente et poursuivit, jusqu'à se trouver à côté d'eux. "Miss, vous devriez aller à l'infirmerie. Ruby devrait pouvoir arranger ces griffures en un clin d'œil." Ce n'était pas vraiment une suggestion, plutôt un conseil qu'il serait préférable qu'elle suive. Mais elle n'irait pas vérifier qu'elle l'applique. Tout comme elle n'avait pas vraiment le temps de s'en occuper. Il y avait une urgence plus importante, gérer l'explosivité du Poufsouffle. Le regard marron fixa celui de l'adolescente et elle pencha doucement la tête pour l'inciter à partir.
Maxine observa un instant la Poufsouffle, puis son regard revint sur le garçon sans plus vraiment se préoccuper de savoir si elle amorçait un départ ou non. Enfin si, elle observait du coin de l'oeil mais qu'elle parte ou non ne la préoccupait pas autant que l'état émotionnel du brun. "Est-ce que vous avez encore besoin de lâcher vos émotions?" Lui demanda-t-elle simplement, prête à tout, même à subir un sortilège ou des coups. Elle n'allait pas le laisser faire sans assurer leur sécurité à tous les deux - ou trois si Elisabeth Willis était encore là - bien sûr. Mais s'il le fallait alors soit! "Si c'est le cas, c'est sur moi qu'il faut se défouler."
Ce quinze mai répondait à la première catégorie d'occupation puisque la châtain était en train de faire un running en fractionné, alternant des phases de vitesse explosives et d'autres de repos en marchant de manière active. Ce fut lors d'un de ces moments, où l'important était de maîtriser son souffle pour ne pas se retrouver coupée dans sa séance, que le cri retentit. Celui d'une élève qui interpelait un camarade... Lucas. Il y en avait plusieurs dans l'école et elle craignait qu'il s'agisse du Poufsouffle qu'elle accompagnait pour progresser en vol. Le cri avait plutôt être l'air de ceux qu'on pousse lorsqu'on proteste.
Sans plus regarder au temps qu'il restait encore pour sa phase de repos, Maxine reprit sa course rapide en direction de l'alerte. Elle arriva - quoiqu'encore un peu loin - alors qu'une adolescente était en proie à un sortilège de chauvefurie, baguette en main pour les dissiper. S'approchant toujours, en marchant désormais puisque le danger était écarté, Maxine conservait un pas long, le plus qu'elle le pouvait, pour arriver sur les jeunes qui se dirigeaient vers le lac. Enfin non, elle - Elisabeth Willis - s'y dirigeait. Lukas Sharp - car ce qu'elle craignait venait de se vérifier - la rattrapait pour lui hurler dessus en lui attrapant l'épaule.
Il était de dos et ne pouvait la voir contrairement à la jeune fille qui passait ses derniers moments au collège du fait de sa condition et de ce que cela impliquait pour sa santé. Avançant plus doucement désormais, et cherchant à arriver par le côté pour que les deux adolescents puissent la voir - elle ne voulait pas le surprendre, il transpirait trop la colère pour que ce soit raisonnable - Maxine cherchait comment aborder la situation et elle n'en savait rien. Aucune réponse ne lui venait alors, elle fit comme souvent... Au feeling. C'était un peu sa marque de fabrication, quelque part.
- "Élisabeth? Lukas?" Elle essayait de maîtriser sa voix. Bien sûr qu'elle avait vu le sortilège et elle doutait que sa conclusion soit fausse quand à son origine. Mais l'accuser de quoique ce soit alors qu'une larme de rage coulait sur la joue du garçon. Elle continua son approche lente et poursuivit, jusqu'à se trouver à côté d'eux. "Miss, vous devriez aller à l'infirmerie. Ruby devrait pouvoir arranger ces griffures en un clin d'œil." Ce n'était pas vraiment une suggestion, plutôt un conseil qu'il serait préférable qu'elle suive. Mais elle n'irait pas vérifier qu'elle l'applique. Tout comme elle n'avait pas vraiment le temps de s'en occuper. Il y avait une urgence plus importante, gérer l'explosivité du Poufsouffle. Le regard marron fixa celui de l'adolescente et elle pencha doucement la tête pour l'inciter à partir.
Maxine observa un instant la Poufsouffle, puis son regard revint sur le garçon sans plus vraiment se préoccuper de savoir si elle amorçait un départ ou non. Enfin si, elle observait du coin de l'oeil mais qu'elle parte ou non ne la préoccupait pas autant que l'état émotionnel du brun. "Est-ce que vous avez encore besoin de lâcher vos émotions?" Lui demanda-t-elle simplement, prête à tout, même à subir un sortilège ou des coups. Elle n'allait pas le laisser faire sans assurer leur sécurité à tous les deux - ou trois si Elisabeth Willis était encore là - bien sûr. Mais s'il le fallait alors soit! "Si c'est le cas, c'est sur moi qu'il faut se défouler."
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Te dire la vérité cette fois...
Son épaule agrippée par Lukas, elle n'entendait que sa colère...de la colère et autre chose...de la jalousie ? C'est ce qu'elle ressentit un bref instant en l'entendant parler de Redose, et de leur départ hypothétique. C'est tout ce qui te choque sérieux ? Que je parte avec lui ? Mais merde, il n'y a pas de plan Lukas !!! Les mains du garçon venaient de frapper ses épaules, et ses mots se propageaient si vite que le venin de sa méchanceté la figea sur place.
Je te déteste...
Complètement choquée, la jeune fille n'arrivait plus à quitter Lukas du regard alors qu'elle n'avait qu'une envie : le fuir. Rien ne sortait, ni mots, ni larmes. Sidérée, Éli distingua à peine l'arrivée de Miss Tremblay. Comme un fond sonore lointain, rien de ce que l'adulte tenta de leur dire n'arriva à éteindre l'emprunte encore brûlante des mots de son meilleur ami. Meilleur ami... Est-ce qu'il l'était toujours ? À l'entendre rien n'était vraiment sûr pour lui. Depuis des années, le lien particulier qu'elle pensait avoir créé n'était qu'à sens unique donc ? Surprenant, choquant, déstabilisant, oui ce qu'elle venait de lui balancer l'était, mais étaler aussi méchamment toutes ses fautes, la faire culpabiliser, la rendre mal mille fois plus encore...il ne pouvait que la détester vraiment pour agir de cette façon, comment pourrait-il dire ce genre de chose sinon ?
En apnée, ses iris toujours posés sur le garçon, les yeux d'Éli piquaient. Elle ne savait même pas quoi répondre à ça. De tout ce qu'elle avait subi ces derniers temps, les trois mots qu'il venait de projeter sur elle avec violence faisaient partie des choses les plus inattendues et douloureuses qu'elle avait traversé. Que Redose soit imprévisible, que ses parents la déçoivent, elle s'y attendait, mais venant de Lukas c'était différent. Oui elle avait eu peur de tout lui dire, mais jamais elle n'avait craint sa violence jusqu'à maintenant. Sans espérer du réconfort, elle avait eu espoir de trouver un soutien, ou au moins cette espèce de présence rebelle mais bienveillante dont elle avait l'habitude. Jamais elle n'avait imaginé qu'il puisse tout remettre en question en quelques secondes.
Sans réfléchir, elle avança doucement de quelques pas vers le château, s'éloignant comme un automate de cette scène trop difficile à supporter. Ignorant toujours les paroles de la professeure, comme si l'illusion d'être protégée dans une bulle insonorisée pouvait interdire cet instant d'exister, sa tête répétait le signe "non" silencieusement. Mais sans le vouloir, quelques mots vinrent malgré tout percer ses tympans, et réveiller son engourdissement choqué. "Est-ce que vous avez encore besoin de lâcher vos émotions ?". Apres tout, Lukas avait déjà dit ce qu'il avait à dire lui, elle aussi avait le droit de lâcher ses émotions. C'était son tour !
Revenant sur ses pas sans se soucier de l'avancée, ou non, d'une conversation entre le garçon et sa professeure, Éli se rapprocha et confronta de nouveau Lukas du regard. Elle avait très peur d'être encore anéantie par d'autres mots qu'il lui gardait sûrement en réserve, mais rester silencieuse après ça n'était pas moins douloureux. Elle ne partirait pas de Poudlard en le laissant croire n'importe quoi, s'il avait décidé de la détester, autant qu'il la déteste pour les bonnes raisons.
-Avoir un bébé à quinze ans avec Red c'était pas mon plan, y'a pas de plan Lukas. J'ai pas du tout envie de partir...j'suis dégoûtée, et ça m'rend mega triste. Ok j'ai merdé, mais j'croyais qu'on été ami... J'ai été nulle t'as raison, mais j'dois assumer mes conneries maintenant, de toute façon j'peux pas revenir en arrière alors vas y... déteste-moi toi aussi.
La jeune fille avait dit tout cela sur un ton assez calme, dans ses yeux seule une extrême tristesse pouvait s'y lire. Elle resta quelques secondes à regarder Lukas, puis sans avertissement, elle s'approcha pour entourer de toute sa peine ses bras autour de lui, chuchotant encore quelques mots en retenant ses larmes.
- j'espère que tu m'détesteras pas toute la vie, tu vas beaucoup trop me manquer sinon. Lâchant le garçon rapidement un peu gênée, elle se tourna enfin vers la professeure en s'excusant du regard, l'émotion était bien trop grande pour faire mieux. À cet instant, reprendre son pas silencieux en direction du château était la seule option qu'elle avait pour ne pas s'effondrer totalement.
Je te déteste...
Complètement choquée, la jeune fille n'arrivait plus à quitter Lukas du regard alors qu'elle n'avait qu'une envie : le fuir. Rien ne sortait, ni mots, ni larmes. Sidérée, Éli distingua à peine l'arrivée de Miss Tremblay. Comme un fond sonore lointain, rien de ce que l'adulte tenta de leur dire n'arriva à éteindre l'emprunte encore brûlante des mots de son meilleur ami. Meilleur ami... Est-ce qu'il l'était toujours ? À l'entendre rien n'était vraiment sûr pour lui. Depuis des années, le lien particulier qu'elle pensait avoir créé n'était qu'à sens unique donc ? Surprenant, choquant, déstabilisant, oui ce qu'elle venait de lui balancer l'était, mais étaler aussi méchamment toutes ses fautes, la faire culpabiliser, la rendre mal mille fois plus encore...il ne pouvait que la détester vraiment pour agir de cette façon, comment pourrait-il dire ce genre de chose sinon ?
En apnée, ses iris toujours posés sur le garçon, les yeux d'Éli piquaient. Elle ne savait même pas quoi répondre à ça. De tout ce qu'elle avait subi ces derniers temps, les trois mots qu'il venait de projeter sur elle avec violence faisaient partie des choses les plus inattendues et douloureuses qu'elle avait traversé. Que Redose soit imprévisible, que ses parents la déçoivent, elle s'y attendait, mais venant de Lukas c'était différent. Oui elle avait eu peur de tout lui dire, mais jamais elle n'avait craint sa violence jusqu'à maintenant. Sans espérer du réconfort, elle avait eu espoir de trouver un soutien, ou au moins cette espèce de présence rebelle mais bienveillante dont elle avait l'habitude. Jamais elle n'avait imaginé qu'il puisse tout remettre en question en quelques secondes.
Sans réfléchir, elle avança doucement de quelques pas vers le château, s'éloignant comme un automate de cette scène trop difficile à supporter. Ignorant toujours les paroles de la professeure, comme si l'illusion d'être protégée dans une bulle insonorisée pouvait interdire cet instant d'exister, sa tête répétait le signe "non" silencieusement. Mais sans le vouloir, quelques mots vinrent malgré tout percer ses tympans, et réveiller son engourdissement choqué. "Est-ce que vous avez encore besoin de lâcher vos émotions ?". Apres tout, Lukas avait déjà dit ce qu'il avait à dire lui, elle aussi avait le droit de lâcher ses émotions. C'était son tour !
Revenant sur ses pas sans se soucier de l'avancée, ou non, d'une conversation entre le garçon et sa professeure, Éli se rapprocha et confronta de nouveau Lukas du regard. Elle avait très peur d'être encore anéantie par d'autres mots qu'il lui gardait sûrement en réserve, mais rester silencieuse après ça n'était pas moins douloureux. Elle ne partirait pas de Poudlard en le laissant croire n'importe quoi, s'il avait décidé de la détester, autant qu'il la déteste pour les bonnes raisons.
-Avoir un bébé à quinze ans avec Red c'était pas mon plan, y'a pas de plan Lukas. J'ai pas du tout envie de partir...j'suis dégoûtée, et ça m'rend mega triste. Ok j'ai merdé, mais j'croyais qu'on été ami... J'ai été nulle t'as raison, mais j'dois assumer mes conneries maintenant, de toute façon j'peux pas revenir en arrière alors vas y... déteste-moi toi aussi.
La jeune fille avait dit tout cela sur un ton assez calme, dans ses yeux seule une extrême tristesse pouvait s'y lire. Elle resta quelques secondes à regarder Lukas, puis sans avertissement, elle s'approcha pour entourer de toute sa peine ses bras autour de lui, chuchotant encore quelques mots en retenant ses larmes.
- j'espère que tu m'détesteras pas toute la vie, tu vas beaucoup trop me manquer sinon. Lâchant le garçon rapidement un peu gênée, elle se tourna enfin vers la professeure en s'excusant du regard, l'émotion était bien trop grande pour faire mieux. À cet instant, reprendre son pas silencieux en direction du château était la seule option qu'elle avait pour ne pas s'effondrer totalement.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Te dire la vérité cette fois...
Mon regard est tellement enfoncé sur la tête d’Éli que j’en perds mon alerte à mon environnement. Je ne suis plus conscient de ce qui m’entoure, si bien que je sursaute lorsque j’entends mon prénom dans cette voix qui se rapproche. Je tourne la tête et constate que Tremblay arrive.
À ce stade, je me fiche bien de savoir si elle a assisté aux chauve-furies, si elle a entendu tous les mots que je viens de hurler, si elle va prendre son parti et me coller une retenue. Je m’en fiche jusqu’à ce que Tremblay suggère à Éli d’aller voir l’infirmière. À ce moment-là, mon regard se plante sur ma professeure. J’ai envie de lui dire de repartir d’où elle vient, que ce n’est pas son problème, qu’elle n’a pas à se mêler de ça, mais lorsqu’elle pose son regard sur moi, mes pensées se taisent.
Me défouler sur elle ? J’y réfléchis une seconde. Puis deux. Et me ravise. Ma respiration se calme et mon regard aussi. Maintenant que mes pensées se sont tues, ma voix n’a plus rien à sortir et mes mots n’existent plus. Seul peut-être mon regard parle, et voilà qu’il s’excuse auprès de celle qui me regarde.
À quelques pas de nous, celle qui était partie revient, le regard empli de détermination. Dans son regard, je le sais, ses mots vont arriver. Et tout ce que j’entends me donne envie de lui demander si elle s’entend. Puis, les secondes silencieuses qu’elle m’offre ne sont pas assez longues pour savoir ce que je dois penser, surtout avec Tremblay à mes côtés. À nos côtés (est-ce que son corps est plus proche du mien que du sien ?).
Et voilà qu’Éli s’approche pour tenter de placer ses bras desquels je m’échappe aussitôt, réactivant les pensées agacées qui me nourrissaient plus tôt. Je ne sais pas ce qu’elle s’apprêtait à me dire, mais je ne lui laisse pas le temps de le faire. Mes pieds reculent d’un pas, puis deux et ma main récupère ma baguette. Toujours silencieux, je me contrôle. C’est le mieux que je puisse faire, mais aucun mot ne sortira plus de ma bouche.
À ce stade, je me fiche bien de savoir si elle a assisté aux chauve-furies, si elle a entendu tous les mots que je viens de hurler, si elle va prendre son parti et me coller une retenue. Je m’en fiche jusqu’à ce que Tremblay suggère à Éli d’aller voir l’infirmière. À ce moment-là, mon regard se plante sur ma professeure. J’ai envie de lui dire de repartir d’où elle vient, que ce n’est pas son problème, qu’elle n’a pas à se mêler de ça, mais lorsqu’elle pose son regard sur moi, mes pensées se taisent.
Me défouler sur elle ? J’y réfléchis une seconde. Puis deux. Et me ravise. Ma respiration se calme et mon regard aussi. Maintenant que mes pensées se sont tues, ma voix n’a plus rien à sortir et mes mots n’existent plus. Seul peut-être mon regard parle, et voilà qu’il s’excuse auprès de celle qui me regarde.
À quelques pas de nous, celle qui était partie revient, le regard empli de détermination. Dans son regard, je le sais, ses mots vont arriver. Et tout ce que j’entends me donne envie de lui demander si elle s’entend. Puis, les secondes silencieuses qu’elle m’offre ne sont pas assez longues pour savoir ce que je dois penser, surtout avec Tremblay à mes côtés. À nos côtés (est-ce que son corps est plus proche du mien que du sien ?).
Et voilà qu’Éli s’approche pour tenter de placer ses bras desquels je m’échappe aussitôt, réactivant les pensées agacées qui me nourrissaient plus tôt. Je ne sais pas ce qu’elle s’apprêtait à me dire, mais je ne lui laisse pas le temps de le faire. Mes pieds reculent d’un pas, puis deux et ma main récupère ma baguette. Toujours silencieux, je me contrôle. C’est le mieux que je puisse faire, mais aucun mot ne sortira plus de ma bouche.
Fiche PR - 4e année RP
Te dire la vérité cette fois...
Le temps sembla bien long à Maxine qui était intervenue entre les deux Poufsouffle. Tout sembla se passer au ralenti, du départ de la brune à son retour pour tenter d'étreindre l'adolescent en passant par le regard qu'il lui avait lancé et qui avait hésité entre saisir son offre et y renoncer. C'était une sorte de piqûre de rappel, celle qui lui disait qu'elle ne maîtrisait certainement pas ce qui était en train de se jouer devant elle. Non, elle ne contrôlerait rien et son rôle ne consisterait qu'à limiter les dégâts. Allait-elle y parvenir? Elle se le demandait vraiment compte tenu des réactions épidermiques du brun pour fuir la jeune Willis qui n'eut d'autre choix que de battre en retraite après que lui ait reculé et récupéré sa baguette.
La châtain observa alors le seul élève restant sur les lieux - il lui semblait du moins que cette fois-ci la jaune et noir était effectivement repartie en direction du château... quoiqu'elle pourrait très bien s'être arrêtée un peu plus loin sans qu'elle ne la voit, trop occupée à savoir comment aborder la suite avec son camarade. Elle savait qu'elle ne pouvait pas laisser passer son attaque sur une autre élève. Mais elle savait aussi que les confrontations frontales ne fonctionnaient pas avec lui. Lui asséner son erreur n'aboutirait à rien de constructif. Il lui fallait donc tenter autre chose.
- "Venez voler." Lui dit-elle alors d'un ton qui ne laissait pas de doute, ce n'était pas une proposition. Elle ouvrit le bras en direction du stade et du terrain d'entraînement pour l'inviter à en prendre le chemin. "Je pense que nous avons des choses à retravailler." Elle était en improvisation totale et n'avait aucune idée de l'efficacité de sa démarche. Mais au moins, elle tentait quelque chose. Resterait toujours l'option classico-classique pour annoncer la sanction si elle ne parvenait pas à entrer en communication.
La châtain observa alors le seul élève restant sur les lieux - il lui semblait du moins que cette fois-ci la jaune et noir était effectivement repartie en direction du château... quoiqu'elle pourrait très bien s'être arrêtée un peu plus loin sans qu'elle ne la voit, trop occupée à savoir comment aborder la suite avec son camarade. Elle savait qu'elle ne pouvait pas laisser passer son attaque sur une autre élève. Mais elle savait aussi que les confrontations frontales ne fonctionnaient pas avec lui. Lui asséner son erreur n'aboutirait à rien de constructif. Il lui fallait donc tenter autre chose.
- "Venez voler." Lui dit-elle alors d'un ton qui ne laissait pas de doute, ce n'était pas une proposition. Elle ouvrit le bras en direction du stade et du terrain d'entraînement pour l'inviter à en prendre le chemin. "Je pense que nous avons des choses à retravailler." Elle était en improvisation totale et n'avait aucune idée de l'efficacité de sa démarche. Mais au moins, elle tentait quelque chose. Resterait toujours l'option classico-classique pour annoncer la sanction si elle ne parvenait pas à entrer en communication.
INKTOBER 2025 - JOUR 11 - STING
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Te dire la vérité cette fois...
Je la regarde partir et je me rappelle soudain que Tremblay est là quand elle me demande de venir voler. Mon regard noir se braque sur elle et je cherche à lire dans ses yeux si cette remarque est un ordre ou une proposition. Son bras ouvert vers le lieu indiqué ne me laisse pas tellement le choix, mais je n'ai pas envie d'aller voler. Je n'ai pas envie de monter sur son fichu balai, pas envie de savoir ce que sont ces choses à retravailler, pas envie qu'elle s'en mêle, pas envie qu'elle me résonne, pas envie. Tout simplement pas envie.
Je suis pourtant le chemin, avance finalement après l'avoir fixée trois longues secondes en silence et tente de reprendre le dessus. Comme si j'en avais le droit, comme si je l'avais mérité. De toute façon, Tremblay n'oserait pas m'engueuler. Elle n'osera rien faire, si ce n'est me suivre là où je l'emmènerai, moi.
- J'ai pas envie de voler !, lâché-je enfin après m'être assuré qu'elle était bien dans mon dos. D'ailleurs, on n'a rien à retravailler parce qu'on n'est pas dans un de vos stupides cours de soutien !
Le ton n'est pas le plus énervé - parce que bon, ça reste Tremblay -, mais il n'est clairement pas le plus doux qu'elle ait pu entendre. Et mes pieds continuent d'avancer vers le chemin désigné, sans réellement savoir pourquoi. Pour plonger dans la punition ? Pour recevoir ce qui me donnera l'excuse parfaite pour continuer d'être en colère ? Pour prouver à tout le monde qu'elle aussi allait bien finir par tomber là-dedans ?
Je suis pourtant le chemin, avance finalement après l'avoir fixée trois longues secondes en silence et tente de reprendre le dessus. Comme si j'en avais le droit, comme si je l'avais mérité. De toute façon, Tremblay n'oserait pas m'engueuler. Elle n'osera rien faire, si ce n'est me suivre là où je l'emmènerai, moi.
- J'ai pas envie de voler !, lâché-je enfin après m'être assuré qu'elle était bien dans mon dos. D'ailleurs, on n'a rien à retravailler parce qu'on n'est pas dans un de vos stupides cours de soutien !
Le ton n'est pas le plus énervé - parce que bon, ça reste Tremblay -, mais il n'est clairement pas le plus doux qu'elle ait pu entendre. Et mes pieds continuent d'avancer vers le chemin désigné, sans réellement savoir pourquoi. Pour plonger dans la punition ? Pour recevoir ce qui me donnera l'excuse parfaite pour continuer d'être en colère ? Pour prouver à tout le monde qu'elle aussi allait bien finir par tomber là-dedans ?
Fiche PR - 4e année RP
Te dire la vérité cette fois...
Si Lukas l'avait suivie la professeur n'était pas dupe c'était bien parce qu'elle ne lui avait pas laissé le choix. Il ne le faisait pas spécialement de bonne grâce même s'il avait fini par passer devant. Elle l'vaait laissé faire. Pourquoi? Comment? Deux très bonnes questions qu'elle n'avait pas envie de se poser pour le moment tant sa préoccupation était d'éviter toute explosion de la part du garçon, qu'elle soit verbale ou magique. Quelque chose qu'elle ne réussit pas vraiment puisque les mots qu'il finit par sortir ne furent pas des plus agréable. Et même si la châtain savait que sa colère contre la Poufsouffle ne faisait que rejaillir sur elle et qu'il n'avait plus contrôle de grand chose, ça restait douloureux.
- "Qui a dit qu'il s'agissait de travailler le vol en lui même?" Lui retourna-t-elle sans forcément mettre beaucoup de forme. Sans brutalité non plus mais pas forcément une grand chaleur. Il était celui qui avait le plus de tort dans cette histoire. Il le savait. Il savait qu'elle le savait. Il savait qu'une punition ne lui serait pas évitable. Mais il ne savait pas comment elle comptait gérer cela. Elle non plus d'ailleurs et là était probablement sa seule force. "D'ailleurs que ça soit voler ou quoi que ce soit d'autre peut m'importe. Bouger est généralement un bon moyen pour évacuer et ensuite être en état de discuter." Ajouta-t-elle. Car il n'avait jamais été question d'autre chose. S'il avait dépassé les bornes elle n'avait jamais sanctionné sans chercher à comprendre. Elle ne disait pas qu'elle ne s'était jamais trompée non plus. Mais même si elle foirait dans les grandes largeurs malgré ses intentions il n'allait pas faire exception à sa méthode, aussi controversée puisse-t-elle être auprès de certains ou certaines.
- "Qui a dit qu'il s'agissait de travailler le vol en lui même?" Lui retourna-t-elle sans forcément mettre beaucoup de forme. Sans brutalité non plus mais pas forcément une grand chaleur. Il était celui qui avait le plus de tort dans cette histoire. Il le savait. Il savait qu'elle le savait. Il savait qu'une punition ne lui serait pas évitable. Mais il ne savait pas comment elle comptait gérer cela. Elle non plus d'ailleurs et là était probablement sa seule force. "D'ailleurs que ça soit voler ou quoi que ce soit d'autre peut m'importe. Bouger est généralement un bon moyen pour évacuer et ensuite être en état de discuter." Ajouta-t-elle. Car il n'avait jamais été question d'autre chose. S'il avait dépassé les bornes elle n'avait jamais sanctionné sans chercher à comprendre. Elle ne disait pas qu'elle ne s'était jamais trompée non plus. Mais même si elle foirait dans les grandes largeurs malgré ses intentions il n'allait pas faire exception à sa méthode, aussi controversée puisse-t-elle être auprès de certains ou certaines.
INKTOBER 2025 - JOUR 21 - BLAST
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Te dire la vérité cette fois...
C’est à sa première réponse que je m’arrête dans mon élan et me retourne les sourcils froncés, l’interrogeant sur ce que cela peut bien vouloir dire. J’en profite, cette fois, pour me concentrer sur le ton de sa voix. Je n’arrive pas à savoir si je suis plus intrigué par le fait qu’il soit plutôt froid ou au contraire, par le fait qu’il ne soit pas aussi chaud que d’habitude. C’est ce contraste avec l’habitude qui m’a fait me retourner et qui me pousse à l’observer. Ce n’est pas ce à quoi elle m’a habitué et durant quelques secondes, j’ai l’impression de retomber dans un vieux schéma que je ne connais que trop bien. L’attaque attire l’attaque. Le ton froid attire le sien et c’est à cet instant que je me rends compte que cette méthode ne m’attire plus. Si mes pas l’ont doublé comme ils auraient doublé ceux de Valerion, si ma critique cherchait à la blesser comme ils auraient cherché à blesser Valerion, ma colère se fait assommer par le ton si anormalement froid de Tremblay.
Tant de mois à passer à croire qu’attiser sa colère serait la clé de tout, qu’elle me soulagerait, qu’elle me complèterait, pour qu’une simple réplique attaque mes entrailles et me supplie de faire marche arrière. Est-ce que le coup est aussi douloureux que celui que je lui ai asséné ? Est-ce que derrière sa remarque, quelque chose en elle a été blessé ?
Mes sourcils froncés s’adoucissent à mesure que ma réflexion prend forme et je sens cette pulsion d’enfant jaillir. Comme une envie de la supplier de ne pas m’en vouloir, de réclamer ses bras autour de moi ou des miens autour d’elle en signe d’excuse. Mais mes pieds ne se dirigent pas vers elle, ni mes bras n’esquissent une quelconque mouvement. Au lieu de cela, tout mon corps écoute ce que Tremblay prend la peine d’expliquer. Je ne sais d’ailleurs même pas pourquoi elle prend cette peine. Pourquoi est-ce qu’elle reste à expliquer quelque chose à un gamin énervé qui ne mériterait qu’une punition pour tous ces articles du règlement qu’il vient d’enfreindre.
— Je suis en état de discuter ! J’ai pas besoin de bouger, lâché-je en croisant mes bras, sans reprendre le pas.
Esprit de contradiction ? Sûrement. Envie qu’elle en vienne au but ? Aussi. Je ne sais pas pourquoi mes bras se croisent alors qu’ils n’ont qu’une envie, c’est de s’ouvrir. Je ne sais pas pourquoi mon ton ne s’adoucit pas davantage alors qu’il l’est dans ma tête. Peut-être parce que ma garde est prête à se remettre en place si la moindre preuve l’y obligerait, peut-être parce que je sais que je mérite la sanction qui m’attend et que je ne veux pas chercher à l’adoucir.
Tant de mois à passer à croire qu’attiser sa colère serait la clé de tout, qu’elle me soulagerait, qu’elle me complèterait, pour qu’une simple réplique attaque mes entrailles et me supplie de faire marche arrière. Est-ce que le coup est aussi douloureux que celui que je lui ai asséné ? Est-ce que derrière sa remarque, quelque chose en elle a été blessé ?
Mes sourcils froncés s’adoucissent à mesure que ma réflexion prend forme et je sens cette pulsion d’enfant jaillir. Comme une envie de la supplier de ne pas m’en vouloir, de réclamer ses bras autour de moi ou des miens autour d’elle en signe d’excuse. Mais mes pieds ne se dirigent pas vers elle, ni mes bras n’esquissent une quelconque mouvement. Au lieu de cela, tout mon corps écoute ce que Tremblay prend la peine d’expliquer. Je ne sais d’ailleurs même pas pourquoi elle prend cette peine. Pourquoi est-ce qu’elle reste à expliquer quelque chose à un gamin énervé qui ne mériterait qu’une punition pour tous ces articles du règlement qu’il vient d’enfreindre.
— Je suis en état de discuter ! J’ai pas besoin de bouger, lâché-je en croisant mes bras, sans reprendre le pas.
Esprit de contradiction ? Sûrement. Envie qu’elle en vienne au but ? Aussi. Je ne sais pas pourquoi mes bras se croisent alors qu’ils n’ont qu’une envie, c’est de s’ouvrir. Je ne sais pas pourquoi mon ton ne s’adoucit pas davantage alors qu’il l’est dans ma tête. Peut-être parce que ma garde est prête à se remettre en place si la moindre preuve l’y obligerait, peut-être parce que je sais que je mérite la sanction qui m’attend et que je ne veux pas chercher à l’adoucir.
Fiche PR - 4e année RP
Te dire la vérité cette fois...
L'envie de croiser les bras sous sa poitrine alors que l'adolescent se tournait vers elle était particulièrement forte mais elle s'en abstint. Pourquoi? Elle ne sut pas exactement. Quelqu'un qui savait analyser les autres dirait probablement que le geste l'aurait rendu fermée... ce qu'elle ne souhaitait pas. Elle avait été plus distante avec le garçon mais c'était surtout parce qu'il avait été blessant et qu'un mécanisme de défense s'était mis en place. Alors elle se contenta de tenir le regard, levant même un sourcil curieux, ce qui n'était pas difficile à voir.
Et à mesure du temps qui passait elle vit son visage s'adoucir... Mais uniquement son visage. Car le corps et la voix disaient tout et leur contraire, dans un comportement déroutant qui provoquerait chez beaucoup de ses collègues une discussion coupée au court par une sanction, probablement double pour insolence. Mais l'adolescent n'était pas le seul à avoir des réactions qui ne matchaient pas toujours avec ce à quoi on pouvait s'attendre. Quoique non, il était assez prévisible... un jeune en recherche d'opposition quasi constante. Sauf que les mécanismes de Maxine allaient plutôt dans l'inattendu. On disait souvent d'elle qu'elle n'était pas comme les autres... les autres femmes, les autres sportifs, les autres... ce que vous vouliez. Aussi elle se contentant de répondre par un seul mot qui fuyait la curiosité. "Vraiment?"
Et à mesure du temps qui passait elle vit son visage s'adoucir... Mais uniquement son visage. Car le corps et la voix disaient tout et leur contraire, dans un comportement déroutant qui provoquerait chez beaucoup de ses collègues une discussion coupée au court par une sanction, probablement double pour insolence. Mais l'adolescent n'était pas le seul à avoir des réactions qui ne matchaient pas toujours avec ce à quoi on pouvait s'attendre. Quoique non, il était assez prévisible... un jeune en recherche d'opposition quasi constante. Sauf que les mécanismes de Maxine allaient plutôt dans l'inattendu. On disait souvent d'elle qu'elle n'était pas comme les autres... les autres femmes, les autres sportifs, les autres... ce que vous vouliez. Aussi elle se contentant de répondre par un seul mot qui fuyait la curiosité. "Vraiment?"
INKTOBER 2025 - JOUR 26 - PUZZLING
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Te dire la vérité cette fois...
Je ne sais pas si c'est son sourcil relevé ou son seul et unique mot qui me pousse à le faire, mais le résultat est là : mes bras se décroisent et je soupire. Non, évidemment je n'étais pas vraiment en état de discuter, et je sais également que si je déclare l'être maintenant, aussitôt après avoir décroisé mes bras, elle ne me croira pas non plus. Alors je laisse au temps les secondes qu'il me faut pour réfléchir, me calmer complètement et arrêter de fixer le ciel pour revenir à elle. Je sais que je n'ai pas besoin de bouger sur un balai - ou peu importe l'exercice qu'elle comptait me faire faire -, mais je sais aussi que je n'avais aucune intention de parler ici, même éloigné du parc. Alors la seule solution que je vois, c'est de parler tout en marchant.
A nouveau, je la laisse derrière moi pour reprendre ma marche, puisque comme elle l'a dit, c'est bien de cela dont j'ai besoin. Tremblay m'agace à connaître mes comportements avant moi, à réagir presque comme il le faut à chaque fois, à être si calme et si patiente. Elle m'agace et pourtant, je sais aussi que si je me mets à parler maintenant, c'est grâce à toutes ces raisons pour lesquelles elle m'agace.
— Je voulais pas lui lancer ce sort ! A quoi bon le cacher puisque je sais pertinemment qu'elle l'a vu. Mais ce qu'elle m'a dit, ça m'a énervé ! Je comprends pas pourquoi elle l'enlève pas, pourquoi l'infirmier lui donne pas une potion ou un truc, je sais pas ! A mesure que je me confie, je sens mon pas s'accélérer et je ne prends pas la peine de vérifier si Tremblay me suit. Elle va être renvoyée à cause de l'autre co.. troll de Gryffondor. Et je sais pas ce qu'elle a dit la directrice, en fait vous savez quoi je m'en fous, qu'elle vire Eli, comme ça je la verrai plus et je verrai pas son ventre et je lancerai plus de sorts sur personne et pis j'espère que ce truc je le verrai jamais..
____
Je me suis dit que Max interviendrait peut-être ? Si ce n'est pas le cas, dis-moi, et je le laisse encore parler dix minutes..
A nouveau, je la laisse derrière moi pour reprendre ma marche, puisque comme elle l'a dit, c'est bien de cela dont j'ai besoin. Tremblay m'agace à connaître mes comportements avant moi, à réagir presque comme il le faut à chaque fois, à être si calme et si patiente. Elle m'agace et pourtant, je sais aussi que si je me mets à parler maintenant, c'est grâce à toutes ces raisons pour lesquelles elle m'agace.
— Je voulais pas lui lancer ce sort ! A quoi bon le cacher puisque je sais pertinemment qu'elle l'a vu. Mais ce qu'elle m'a dit, ça m'a énervé ! Je comprends pas pourquoi elle l'enlève pas, pourquoi l'infirmier lui donne pas une potion ou un truc, je sais pas ! A mesure que je me confie, je sens mon pas s'accélérer et je ne prends pas la peine de vérifier si Tremblay me suit. Elle va être renvoyée à cause de l'autre co.. troll de Gryffondor. Et je sais pas ce qu'elle a dit la directrice, en fait vous savez quoi je m'en fous, qu'elle vire Eli, comme ça je la verrai plus et je verrai pas son ventre et je lancerai plus de sorts sur personne et pis j'espère que ce truc je le verrai jamais..
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Je me suis dit que Max interviendrait peut-être ? Si ce n'est pas le cas, dis-moi, et je le laisse encore parler dix minutes..
Fiche PR - 4e année RP
Te dire la vérité cette fois...
Elle avait réussi à le faire réagir d'une manière qui n'était pas l'affrontement. C'était suffisamment satisfaisant pour que son visage à elle s'adoucisse, d'autant plus en le voyant se détendre. Pas au sens apaisement mais au sens de se décrisper. Il laissa passer les secondes, elle le laissa faire, dans l'attente, elle même sentant les muscles de son dos se relâcher, au moins un peu. Et lorsqu'il reprit la marche, elle lui emboîta le pas, l'accélérant juste ce qu'il fallait pour le rejoindre et se mettre à sa hauteur sans l'oppresser. En se mettant à ses côtés, à une distance qui lui semblait acceptable compte tenu de ce qu'il tolérait habituellement.
Et puis les mots commencèrent à sortir. Elle ne fit qu'écouter. Un peu de remord, de la colère. Contre son ami. Contre l'infirmier. Contre l'autre adolescent concerné par ce qui arrivait à la Poufsouffle. Contre la directrice de l'établissement. Contre le bébé qui n'avait rien demandé à personne. Ca c'était ce qu'il exprimait sans aucune barrière. D'ailleurs, Maxine comptait le laisser libre de continuer car elle ne dit rien. Elle avait commencé à ouvrir la bouche et puis l'avait refermée. Elle n'était pas sûre qu'il faille intervenir à ce stade. Du moins pas verbalement.
La canadienne avait donc continué à marcher au rythme du gamin qui la dépassait déjà de quelques centimètres et avait tourné son visage vers lui pour tenter de capter son regard et l'inciter à poursuivre. Il ne pourrait que lui donner plus d'éléments pour comprendre et surtout, il continuerait à évacuer, c'était presque le plus important pour elle à cet instant précis.
Et puis les mots commencèrent à sortir. Elle ne fit qu'écouter. Un peu de remord, de la colère. Contre son ami. Contre l'infirmier. Contre l'autre adolescent concerné par ce qui arrivait à la Poufsouffle. Contre la directrice de l'établissement. Contre le bébé qui n'avait rien demandé à personne. Ca c'était ce qu'il exprimait sans aucune barrière. D'ailleurs, Maxine comptait le laisser libre de continuer car elle ne dit rien. Elle avait commencé à ouvrir la bouche et puis l'avait refermée. Elle n'était pas sûre qu'il faille intervenir à ce stade. Du moins pas verbalement.
La canadienne avait donc continué à marcher au rythme du gamin qui la dépassait déjà de quelques centimètres et avait tourné son visage vers lui pour tenter de capter son regard et l'inciter à poursuivre. Il ne pourrait que lui donner plus d'éléments pour comprendre et surtout, il continuerait à évacuer, c'était presque le plus important pour elle à cet instant précis.
INKTOBER 2025 - JOUR 30 - VACANT
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.