9 sept. 2025, 13:32
CdD Que puis-je faire pour satisfaire vos attentes, sir ? PV
SUITE DIRECTE DE Tribunes - Phase 3
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14 août 2050
ARCHIPEL DE SVALBARD
Tribunes - course finale


Il y a quelque chose de timide et de retenu dans son rire qui attire le regard de Christopher. Cette façon de le camoufler dans son écharpe et de cacher ses lèvres étirées attise sa frustration, il a envie de lui dire : ne vous cachez pas, surtout pas ! Puis il aurait pu rajouter l'une de ces phrases qui font rougir parce qu'elles sont ridicules : vous ne voudriez tout de même pas me priver du plaisir de votre sourire, tout de même ? Le genre de phrases que Christopher pourrait prononcer en assumant tout à fait leur côté ridicule et en jouant, d'ailleurs. Mais nul besoin d'en arriver là, car l'éclat se libère la seconde d'après et Christopher a le plaisir d'entendre un vrai rire, un rire certain qui le pousse, lui aussi, à rigoler.

Le regard tourné vers l'homme, il ajuste son bonnet sur son front et s'assure que les mèches qui en sortent le font dans un angle qui lui convient. Mais Christopher suspend son geste et s'immobilise totalement lorsque le sorcier dont il ne connait toujours pas le prénom poursuit sur un ton tout aussi suggestif que le sien. Son regard se transforme aussitôt quand il trouve les prunelles amusées et bien conscientes du sous-entendu prononcé de l'autre homme. Christopher fouille un instant son regard, pour être certain, avant que ses yeux ne glissent vers la pommette écrasée par la main, puis vers les dents qui apparaissent derrière ce beau sourire provocant.

Pour avoir dragué beaucoup d'hommes et beaucoup de femmes, et pour s'être fait draguer tout autant de fois justement parce qu'il ne perd pas une occasion de l'être, Christopher n'a aucun mal à repérer les signes discrets qui montrent un intérêt, qu'il soit fabriqué de toute pièce ou sincère. Celui de l'homme assis actuellement à côté de lui pourrait tout aussi bien être sincère que fabriqué, après tout Christopher a lancé le jeu simplement parce qu'il le trouvait à son goût sans forcément avoir été sincère derrière sa démarche, mais cela n'a pas la moindre importance. Car il est ravit de la petite pique qu'il vient de recevoir.

Un grand sourire s'étire sur ses lèvres, le genre qui dévoile les dents, fait remonter les pommettes et plisser ses yeux au point que ses pupilles deviennent presque indiscernables sous ses paupières. Christopher se penche légèrement en avant et quand il prend la parole, c'est d'une voix grave qui ne cache pas grand chose de ses intentions.

« Parce que vous pensez que ça me dérangerait ? »

Il n'en faut pas beaucoup à Christopher pour rentrer dans le jeu. Et encore une fois, qu'il soit feint ou non, ce jeu, cela n'a pas la moindre importance. Maintenant qu'il est lancé, il n'a qu'une envie : savoir jusqu'où l'autre est prêt à aller. Et puis il ne fait aucun doute que n'importe quoi qui pourrait se passer avec un homme tel que lui ne rebuterait pas Christopher. Avec une mâchoire et un regard pareils, qui serait rebuté, voyons ?

@Kieran Hawthorne, nous voilà avec un sujet tout beau tout douillet pour poursuivre cette très charmante discussion !

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

14 sept. 2025, 16:58
CdD Que puis-je faire pour satisfaire vos attentes, sir ? PV
Le sourire qui gagne ses lèvres et qui se dessine jusque dans ses yeux est terriblement contagieux. Les commissures de mes lèvres imitent les siennes, et je remercie intérieurement le froid de Svalbard pour avoir teinté mes oreilles d'un cramoisi si prononcé qu'elles ne pouvaient s'empourprer davantage ; sans quoi le passage au rouge ne serait pas passé inaperçu aux yeux du brun.

À sa remarque, je souffle du nez en décroisant mes jambes, puis je me penche à mon tour vers lui. Mon bras s’étend derrière son dos, frôlant au passage son épaule, et mes doigts viennent se poser sur le rebord de l’assise, de l’autre côté du corps de ce charmant inconnu ; le tout est exécuté de façon délibérément lente, afin de lui laisser tout le loisir de s'écarter ou me repousser.

« Vous, non », acquiescé-je à mi-voix dans un sourire, supprimant quelques centimètres de plus dans l’espace qui nous séparait.

Mon timbre de voix laisse deviner l'assurance d'un homme rendu un peu trop insolent par ses conquêtes fructueuses. J'incline la tête sur le côté, un sourcil légèrement arqué sur mon front dans une expression aussi amusée que provocatrice. Ah, mais bien sûr que cela ne vous dérangerait pas, cher inconnu : votre regard et ce joli sourire parlent pour vous.

« Les autres spectateurs en revanche… »

À ces mots que je laisse planer en suspens, je détourne mon regard – jusqu'alors captif des prunelles noires de mon voisin – pour le laisser glisser par-dessus son épaule et balayer la foule pour y repérer de potentiels témoins de notre petit manège. Mais tous les regards sont tournés vers la vallée et ses dragons, et ce constat ne fait qu'étirer mon sourire.

« Quoique, ils ont l'air bien trop préoccupés par la compétition pour se soucier de nous, ne pensez-vous pas ? » le remarqué-je à voix basse, mes lèvres effleurant dangereusement les siennes au moment où j’articule ce dernier mot.

Je l’aurais été également, si je n'étais pas distrait par un voisin plus fascinant encore que ce qui se déroulait sur le terrain : ce sourire qui se ne tenait plus qu'à un souffle du mien était bien plus intéressant, c'était certain.

Plus rien ne l’arrête, désormais...

#00476b]simple sorcier prenant soin de sa peau (aux conseils avisés de la sublime Miya Ryuū)

18 sept. 2025, 09:39
CdD Que puis-je faire pour satisfaire vos attentes, sir ? PV
Christopher s'attendait à beaucoup de choses. Par exemple, à ce que l'autre homme rougisse, à ce qu'il balbutie quelque chose, gêné, sans trop savoir que répondre, ou alors qu'il lui fasse un sourire tout aussi insolent que le sien et qu'il rebondisse. Mais il s'attendait à ce qu'il rebondisse raisonnablement. Une petite phrase gentille, telle que : « Ça ne me dérangerait pas non plus », avec une œillade suggestive, par exemple. Et le jeu aurait été lancé pour toute la durée du spectacle. Mais voilà, le brun et son regard qui ne se détache pas de lui en a décidé autrement et Christopher le comprend à l'instant même où il s'avance vers lui et qu'il étire son bras pour le poser sur le dossier derrière lui. Le geste est si savamment bien maîtrisé que lorsque qu'il le frôle Christopher sent un frisson descendre jusqu'au bas de son dos. Et là, il comprend qu'il n'a pas à faire à un simple sorcier mignon qui ignore sa condition et qui rougira sous sa drague. Ça non.

Étant un homme simple qui n'a guère besoin que l'on élève des montagnes pour qu'il puisse réagir, la simple présence de ce bras suffit à électriser Christopher qui, sur une impulsion soudaine née de son amour du jeu, se décale légèrement pour que le frôlement devienne un véritable contact ; son épaule appuie sur le bras de l'homme et au même instant un sourire bien plus discret étire les lèvres de Christopher du côté droit, dans une attitude nonchalante bien réfléchie.

L'autre s'est rapproché, si bien que la distance entre eux n'est plus que misère. Il détourne les yeux pour les porter sur la foule ; Christopher en profite pour balader son regard sur le visage de l'inconnu et, évidemment, il est attiré par les lèvres roses et joueuses qui, la seconde d'après et sans qu'il l'ait vu venir, viennent frôler les siennes.

Un coup de tonnerre fige le corps de Christopher. Joueur, oui. Insolent, évidemment. Nonchalant, toujours. Jusqu'au moment où son corps décide que pour lui ce n'est plus un jeu. Cette proximité, ce ton dans la voix de l'homme, ce regard qui ne le lâche pas. Une vague de chaleur envahit Christopher. Si les spectateurs dont il est question n'avaient pas été là, nulle doute que cette histoire se serait terminée différemment, et pas avec des mots. Malheureusement, spectateur il y a et malgré son cœur qui bat follement dans la poitrine, la chaleur qui tombe au creux de son corps et son regard irrésistiblement attiré par ces lèvres bien dessinées, Christopher est bien forcé de rester maître de lui-même.

À son tour de quitter regard et lèvres pour faire mine de regarder autour de lui. Il se recule légèrement dans l'espoir secret de frustrer l'homme et fait courir ses yeux sur l'horizon. Il voit sans les voir les spectateurs, l'arène, les dragons.

« Je pense qu'ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'il passe ici, articule Christopher sur un ton joueur en plongeant dans les yeux de l'autre homme. Mais cela dit, vous n'en savez peut-être rien non plus... »

À son tour d'avaler les centimètres qu'il a lui-même imposé entre eux pour se rapprocher au point où il suffirait que son voisin le bouscule légèrement dans le dos pour qu'il tombe directement sur ces lèvres tentatrices.

« Sinon vous ne vous approcheriez pas si près. »

Un sourire amusé dévoile les dents de Christopher. Ses yeux dégringolent jusqu'aux lèvres de son voisin, d'une façon si lente et calculée que l'autre ne pourra pas l'ignorer. Puis Christopher se recule pour se rencogner dans son siège. Dans son dos, le bras de l'homme semble le brûler à travers ses couches pourtant épaisses de vêtements. Toute l'attention de Christopher est centrée sur ce bras et sur le visage duquel il a été forcé de s'éloigner, même s'il fait mine de regarder devant lui. S'il ne l'avait pas fait, il l'aurait dévoré sans la moindre retenue. Christopher est bien des choses, mais il est capable de retenue quand il le faut. Certaines affaires ne se font qu'en privée. Notamment les premiers baisers comme celui qu'il a désormais à l'esprit et qui n'a rien de chaste — du moins dans les images qui défilent dans sa tête.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

26 oct. 2025, 16:04
CdD Que puis-je faire pour satisfaire vos attentes, sir ? PV
Au contact de son épaule, une décharge électrique s’empare de mon bras, embrase mes nerfs et se propage en un fourmillement le long de mon cuir chevelu. Je cligne des yeux, aussi bien pour chasser ces images guère très saintes qui assaillent mon esprit que pour recouvrer un semblant de contenance. Car en cet instant précis, je ne suis qu’un faisceau de sensations : je ne sens plus que la chaleur de son souffle contre mon visage ; l’autre qui naît au creux de ma poitrine et se propage jusque vers mes tempes, qui pulsent au rythme des battements frénétiques de mon cœur affolé ; et ce corps contre mon bras dont mon esprit devine aisément les formes malgré les épaisseurs qui l’enveloppent.

Et ce n’est que lorsque l’inconnu s'écarte de moi que je me rends compte que dans ce tumulte fiévreux, j’en avais oublié de respirer. Je m’autorise alors enfin à inhaler silencieusement une goulée d’air glacé qui emplit mes poumons et fait redescendre la fièvre qui m’avait gagné – un instant de répit bien trop bref que ce charmant monsieur m’accorde avant de revenir à la charge. Son regard de jais s’ancre au mien, et son visage se rapproche à nouveau : il est désormais si périlleusement proche qu’il ne me faudrait que d’un infime mouvement vers l'avant pour aller cueillir ses lèvres qui me narguent depuis bien trop longtemps à mon goût. Un discret sourire ourlé de fossettes éclot alors sur mes lèvres. Il aurait pu traduire une retenue pudique, si seulement les yeux juste au-dessus ne brillaient pas d’une avidité à peine voilée et qui trahit ardemment tout ce que le corps, enchaîné par la bienséance et retenu par la circonstance, se refuse encore à accomplir.

Les ongles de ma main droite, eux, s’enfoncent dans mon genou, dérisoire tentative pour contenir l’élan qui me traverse : cette impulsion brûlante d’atteindre le col de son manteau, d’en saisir l’étoffe avec fermeté, et d’attirer à moi ce visage où flotte encore ce fin sourire terriblement tentateur. Et ce regard. Merlin, ce regard qu'il fait lentement couler le long de mon visage avant de le laisser là, au bord de mes lèvres qui n'attendent que d’être conquises. Mais à peine ai-je le temps de chasser ce frisson qui grimpait pernicieusement le long de ma colonne vertébrale qu’il se dérobe à nouveau.

Dès lors, la chaleur qui brûlait dans mes veines tombe mollement au creux de ma cage thoracique, et mes lèvres se plissent imperceptiblement. Cette distance qu’il m’impose une nouvelle fois manque d’arracher un claquement de langue frustré, que je ravale à temps pour l’enterrer sous un sourire en coin bien maîtrisé comme j’en ai tant. Il recule jusqu’à trouver appui contre le dossier – et contre mon bras, dont les doigts se crispent sur le bois du banc pour réprimer de justesse un tressaillement de surprise. Ses prunelles d’onyx sont désormais rivées sur l’arène ; mais je demeure face à lui, entièrement tourné dans sa direction. Et je profite de cette posture pour m'incliner discrètement, assez pour que mon torse effleure son épaule.

« Je vous assure qu’en cet instant, j’agis en parfaite connaissance de cause. »

Je m'arrête une seconde, inclinant la tête sur le côté, le regard cherchant le sien. Je récupère mon bras avec une lenteur contrôlée, lui laissant tout le loisir de sentir ma main glisser le long de son dos avant qu’il ne recouvre son espace vital, non sans l’espoir de lui rendre, ne serait-ce qu’un peu, la torture exquise qu’il m’inflige.

« Ou peut-être n'en ai-je aucune idée. »

À ces mots, je lui rends ces quelques centimètres que j'avais supprimé entre nous et mon dos à son tour trouve refuge contre le banc. Mon regard quitte le visage de mon voisin pour se poser sur les dragons qui virevoltent devant nous.

« À vous de m'éclairer là-dessus, continué-je, les yeux encore arrimés à la vallée et traversés par un sourire joueur. Je suis votre disciple. Montrez-le moi un peu, autrement qu'avec vos sous-entendus. Et ne tardez pas trop, la patience est une vertu que la nature ne m’a pas doté. »

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Aïe aïe aïe, toutes mes excuses pour ce délai (et ce Kieran incontrôlable...) !

#00476b]simple sorcier prenant soin de sa peau (aux conseils avisés de la sublime Miya Ryuū)

28 oct. 2025, 08:44
CdD Que puis-je faire pour satisfaire vos attentes, sir ? PV
Rester immobile contre le siège, et contre ce bras dont le contact le brûle, est la chose la plus difficile que Christopher ait faite ces derniers jours. Tout son corps, tous ses nerfs et toutes ses envies lui hurlent de se retourner vers l'homme — parfait inconnu, n'est-ce pas — qui se trouve à sa gauche et dont il sent le regard lui brûler le côté du visage. Il ne se détourne pas. Cela aurait été plus simple s'il s'était détourné aussi, mais il ne le fait pas, alors Christopher n'arrive pas à calmer ses pensées et la chaleur qui traverse son corps et qui s'amuse à lui envoyer des étincelles le long du dos. Christopher sent son cœur s'abattre contre sa cage thoracique, avec la force qu'ont les cœurs quand ce n'est pas le sang qui le fait pulser, ni les émotions, mais autre chose. Il connait bien la sensation. Il n'a jamais été aussi frustré de se trouver en public et pourtant... Pourtant il est reconnaissant à la foule qui les entoure qui va les forcer à faire durer ce qu'il aurait consommé dans la seconde s'ils avaient été seuls.

Au premier geste de l'autre homme, Christopher se tend ; pas par crainte. Il tourne à peine suffisamment les yeux pour le voir approcher. Pendant une seconde, il est absolument persuadé qu'il va venir nicher son visage dans son cou pour venir lui voler ce que lui-même lui a refusé en se reculant. Les images défilent à toute allure dans l'esprit de Christopher qui ne bouge pas... Et dont tout le souffle est expulsé de ses poumons au moment où l'homme effleure son torse contre son épaule. Impossible alors d'ignorer la force de ce qui se cache là-dessous et de faire semblant qu'il n'a pas ces larges épaules tentatrices auxquelles il a envie de s'accrocher. Christopher garde son visage tourné vers l'avant, mais il ne contrôle pas le mouvement de sa tête qui se penche sur le côté, comme pour se rapprocher de l'autre.

Un sourire vient ourler ses lèvres aux mots de l'homme. Il tourne suffisamment le visage pour laisser son regard être emprisonné par les pupilles joliment ambrées de l'autre. Dans son dos, le mouvement du bras fait rater un battement à son cœur. Il sent chaque centimètre avalé, chaque caresse de cette main insolente, et il le fait le regard perdu dans celui de l'homme qui dit agir en parfaite connaissance de cause, chose dont est bel et bien persuadé Christopher qui reconnait dans chacun de ses gestes la maîtrise d'un homme maître de lui-même. Sa phrase suivante destinée à instiller le doute n'est que bravade. Ou défi.

Le bras quitte le confort de son dos. Christopher, toujours plongé dans ce regard qui l'emprisonne, ne s'étonne pas d'en ressentir un profond regret mêlé d'une impatience qui, il le sait désormais, ne fera que s'affirmer jusqu'à exploser. Il arrive enfin à cligner des yeux quand l'homme se recule et lui rend son espace. Il a dû mal à se détourner de lui, car son visage est un riche paysage dont il a envie de découvrir chaque parcelle du bout des lèvres et que cela entrave ses pensées. Il n'y a guère que l'intervention de l'homme pour le ramener à l'instant présent, forçant Christopher a baisser les yeux pour observer ses lèvres qui le défient, puisque le regard s'est dérobé à lui pour se tourner vers l'arène.

Mon disciple ? Le lui montrer ? Totalement figé, Christopher n'est pas certain d'avoir bien compris le sous-entendu. Ou peut-être craint-il d'avoir compris. Pour cacher son trouble, il se penche en avant et pose les coudes sur ses genoux. La tête toujours tournée vers l'homme, il plonge son regard dans le sien. Le lui montrer ? Un sourire étire la bouche de Christopher qui ne dit rien, qui se contente de le regarder comme ça, avec les lèvres ourlées mais serrées l'une contre l'autre comme s'il s'empêchait de dire ou faire une bêtise. Ses yeux brillent d'une fièvre qui paraîtra familière à l'inconnu. Quelques secondes passent ainsi. Christopher réfléchit. Son regard quitte brièvement le visage bien dessiné de l'homme pour se perdre dans la foule de spectateurs qui s'étire dans son dos. Autrement qu'avec mes sous-entendus, hein ? Le coin droit des lèvres de Christopher se courbe comme une virgule. Il ramène ses yeux noirs dans ceux de son disciple.

« Puisque monsieur est impatient..., » commence Christopher à mi-voix.

Je vais vous montrer. Il pose les mains à plat sur ses genoux et pousse pour se redresser. Debout devant son siège, insensible au fait que cela attire sur lui une bonne partie des regards des spectateurs assis, Christopher tire sur son blouson en cuir pour le remettre en place, puis sur ses gants en cuir. Il n'a jamais été dérangé par les regards, bien au contraire. Il ne compte plus les fois où il s'est donné en représentation ou il a cherché à attirer les regards, pour plaire ou provoquer. Ses yeux croisent brièvement ceux de l'homme installé juste derrière son siège et qui ne le regarde pas encore avec impatience — mais cela ne saurait tarder, puisque Christopher l'empêche de voir l'arène. Enfin, son regard jusqu'alors perdu sur la foule se tourne et se baisse sur son voisin de siège dont les mâchoires bien dessinées sont une insolente tentation. Le sourire de Christopher se fait narquois. Il laisse l'homme l'observer un instant, avant de tendre la main vers lui pour l'inciter à la prendre... Et à se lever.

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Je le préfère incontrôlable que contrôlable, va. Et Christopher n'est pas mieux.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER