Soirée d'intégration 2050
Un sourire amusé passe sur le visage de Leo lorsqu'elle voit la tête d'Alice basculer en arrière une fois la porte passée. Il y a quelque chose d'étonnement réconfortant à la voir ainsi inspirer profondément cet air nocturne de la cour arrière d'un pub étudiant, le savourant comme s'il s'agissait du plus frais des airs des highlands écossais.
Et puis à nouveau, Alice commence à parler de lui, de Christopher. Et de la chanson qu'apparemment, il n'aurait pas mise. Lonely Day, System of a Down, ça lui dit vaguement un truc. Histoire d'espérer réactiver sa mémoire à ce sujet, Leo se met à fredonner le refrain – déjà pour la deuxième fois de la soirée (Merlin, décidément !) :
"du du du duuu, I wanna go with youuu. And if you diie…"
Elle s'interrompt, c'est bon, elle l'a. C'est un étonnant choix pour une chanson de soirée. Peut-être un brin pessimiste, quoi… disons que Do the Hippogriff est certainement la musique qui fera bouger plus de corps sur la piste de danse.
Cette fois, Leo s'apprête enfin à enchaîner sur la question qui la tracasse depuis qu'elle a vu la sorcière adossée au mur un peu plus tôt, à savoir ce qu'il lui a fait, Christopher. Parce qu'avant de rentrer réclamer cette fameuse chanson, il lui faut demander. Parce que la batteuse est sûre maintenant : 'il doit y avoir quelque chose. Ne serait-ce que parce que l'attention d'Alice, dans ce qu'elle évoque, finit toujours par revenir à lui. Parce que l'état dans lequel elle est. Et parce qu'il lui semble étrange que la jeune femme nourrisse autant d'antipathie à son égard, là où on peut raisonnablement partir du principe qu'un employé des lieux devrait – au contraire – tout mettre en œuvre pour satisfaire ses clients. La rousse se tourne légèrement – autant que possible – vers la sorcière appuyée sur son épaule.
"Eh, dis… "
Sauf que. Sauf que bah voilà : Leo ne peut pas aller plus loin dans son interrogation que quelqu'un se racle la gorge dans leur dos. Elle ferme la bouche et grimace lorsque le type se penche pour chuchoter quelque chose à l'oreille d'Alice. Leo ne l'aime pas, ce commentaire qu'il a fait. Non, c'est carrément qu'il déplait ! Ce n'est pas que ça la dérange, d'avoir Alice à moitié affalée sur son épaule. Mais par Merlin, qu'est-ce que le type veut bien vouloir dire avec cette remarque ? Ça n'a pas de sens – ou alors, ça en a un douteux.
Et puis comme si un mec ce n'est pas assez, en voilà un deuxième qui débarque. Leo n'arrive pas à étouffer un soupir. Maxence, un Serpentard de sa promo. Lui au moins prend le temps de la saluer d'un hochement de tête que l'anglaise lui retourne. Elle constate rapidement que les deux se connaissent. Et tous deux s'adressent à Alice. L'un lui apporte une collation pour reprendre ses mots, l'autre qui vient s'enquérir de son bien-être…
Les ignorant tous les deux, la batteuse s'adresse à la sorcière histoire d'espérer comprendre un peu mieux ce qui est en train de se passer. Juste pour s'en assurer :
"C'est tes potes ?"
Et puis parce que Leo n'est pas du genre à y aller par mille chemins quand quelque chose la perturbe, elle ne se prive pas d'ajouter :
"Et déso d'te demander ça, mais y a un truc que j'capte pas trop. Pourquoi est-ce que tout le monde te vouvoie ?"
Cette fois, Leo l'a très clairement entendu. Maxence, qui s'adresse à ce dénommé Malone en le tutoyant, normal… mais qui bascule à nouveau dans le "vous" en s'adressant à Alice. Et… nan what the fuck, ça fait juste pas sens.
@Alice Sangblanc @Alizée Melrose @Élicia Caldin SOS Leo perdue
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Et puis à nouveau, Alice commence à parler de lui, de Christopher. Et de la chanson qu'apparemment, il n'aurait pas mise. Lonely Day, System of a Down, ça lui dit vaguement un truc. Histoire d'espérer réactiver sa mémoire à ce sujet, Leo se met à fredonner le refrain – déjà pour la deuxième fois de la soirée (Merlin, décidément !) :
"du du du duuu, I wanna go with youuu. And if you diie…"
Elle s'interrompt, c'est bon, elle l'a. C'est un étonnant choix pour une chanson de soirée. Peut-être un brin pessimiste, quoi… disons que Do the Hippogriff est certainement la musique qui fera bouger plus de corps sur la piste de danse.
Cette fois, Leo s'apprête enfin à enchaîner sur la question qui la tracasse depuis qu'elle a vu la sorcière adossée au mur un peu plus tôt, à savoir ce qu'il lui a fait, Christopher. Parce qu'avant de rentrer réclamer cette fameuse chanson, il lui faut demander. Parce que la batteuse est sûre maintenant : 'il doit y avoir quelque chose. Ne serait-ce que parce que l'attention d'Alice, dans ce qu'elle évoque, finit toujours par revenir à lui. Parce que l'état dans lequel elle est. Et parce qu'il lui semble étrange que la jeune femme nourrisse autant d'antipathie à son égard, là où on peut raisonnablement partir du principe qu'un employé des lieux devrait – au contraire – tout mettre en œuvre pour satisfaire ses clients. La rousse se tourne légèrement – autant que possible – vers la sorcière appuyée sur son épaule.
"Eh, dis… "
Sauf que. Sauf que bah voilà : Leo ne peut pas aller plus loin dans son interrogation que quelqu'un se racle la gorge dans leur dos. Elle ferme la bouche et grimace lorsque le type se penche pour chuchoter quelque chose à l'oreille d'Alice. Leo ne l'aime pas, ce commentaire qu'il a fait. Non, c'est carrément qu'il déplait ! Ce n'est pas que ça la dérange, d'avoir Alice à moitié affalée sur son épaule. Mais par Merlin, qu'est-ce que le type veut bien vouloir dire avec cette remarque ? Ça n'a pas de sens – ou alors, ça en a un douteux.
Et puis comme si un mec ce n'est pas assez, en voilà un deuxième qui débarque. Leo n'arrive pas à étouffer un soupir. Maxence, un Serpentard de sa promo. Lui au moins prend le temps de la saluer d'un hochement de tête que l'anglaise lui retourne. Elle constate rapidement que les deux se connaissent. Et tous deux s'adressent à Alice. L'un lui apporte une collation pour reprendre ses mots, l'autre qui vient s'enquérir de son bien-être…
Les ignorant tous les deux, la batteuse s'adresse à la sorcière histoire d'espérer comprendre un peu mieux ce qui est en train de se passer. Juste pour s'en assurer :
"C'est tes potes ?"
Et puis parce que Leo n'est pas du genre à y aller par mille chemins quand quelque chose la perturbe, elle ne se prive pas d'ajouter :
"Et déso d'te demander ça, mais y a un truc que j'capte pas trop. Pourquoi est-ce que tout le monde te vouvoie ?"
Cette fois, Leo l'a très clairement entendu. Maxence, qui s'adresse à ce dénommé Malone en le tutoyant, normal… mais qui bascule à nouveau dans le "vous" en s'adressant à Alice. Et… nan what the fuck, ça fait juste pas sens.
@Alice Sangblanc @Alizée Melrose @Élicia Caldin SOS Leo perdue
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
Soirée d'intégration 2050
Alice aurait aimé entendre Lonely Day, tant pour ses oreilles mélomanes que pour l’opportunité que cela lui aurait offert. Elle aurait pu inviter cette charmante jeune femme à danser. Lonely Day se prêtait à un slow haletant, plus animé que d’ordinaire. Ou bien quelque chose d’un tantinet plus visuel. Christopher lui avait retiré ce plaisir là, comme tant d’autres ce soir.
Au moins avait-elle le plaisir de sentir la proximité de la rousse. Elle était là, insolente de beauté. Alice observait les lèvres s’ouvrirent pour lui parler, prête à écouter, répondre, parler, parler, parler encore jusqu’à ce que que l’épuisement l’emporte. Hélas, mille fois hélas, on lui arracha ce plaisir là aussi.
Alice eut toutes les peines du monde à se tourner vers Malone, car c’était lui, à quelques centimètres d’elles, son souffle effleurant son oreille, sa voix lui flanquant un frisson délicieux. Elle leva ses grands yeux d’argent sur le grand homme, sa main libre suivant le mouvement pour se poser sur son oreille tantôt léchée par le souffle de Malone. Sérieusement, pourquoi fallait-il toujours qu’il s’impose de cette façon ? Alice ne le sentait jamais arriver, Malone se mouvait à la manière d’un ophidien.
Au moins était-il accompagné d’un tribut, qu’Alice récupéra, ses yeux braqués dans les azur de Melrose. Elle se perdit un instant dans la courbure de sa gorge, dévoilée depuis qu’il avait coupé ses longs cheveux noirs. Elle déglutit, et détourna le regard. Misérables hormones.
Alice s’apprêtait à répondre, mais sa voix s’étrangla dans un “je” absolument navrant. Un nouvel acteur fit son entrée dans cette scène si singulière.
Maxence. Alice avait reconnu sa voix avant de le voir. Qu’il était curieux de voir ce joli visage sans son sourire. Elle l’aimait, ce sourire. Comme elle aimait tout ceux qu’on lui adressait. Mais voilà, Maxence ne souriait pas. Maxence s’inquiétait. Pourquoi ? Alice n’était-elle pas en bien charmante compagnie ? N’avait-elle pas trouvé ravissante compagnie ?
Cette dernière prit la parole avant qu’Alice ne puisse répondre, tant à Malone qu’à Maxence. Sa voix, si proche, si délicate, délicieuse, glissa jusqu’à son tympan et s’y nicha. Son timbre y résonnait, caressait les sens d’une Alice sensible aux mélodies. Elle se sentit sourire, convaincue qu’elle laisserait la voix la bercer pour trouver le sommeil cette nuit. Quel dommage que les mots utilisés soient si… désagréables.
Potes. Meuf. Pourquoi diable utiliser ces termes pour parler de choses aussi précieuses qu’un ami ou une femme ? Au moins étaient-ils prononcer par une bien charmante bouche.
Alice sourit, son visage tourné vers la jolie rousse. « Ce ne sont point mes… potes », répondit Alice, sa bouche plissée d’avoir entendu ce mot franchir ses lèvres. Elle dressa un peu le menton. « Ce sont mes petits soldats ! » Elle sourit de toutes ses dents, persuadée de parvenir à cueillir le coeur de la belle d’un coup de crocs. « Quant au vouvoiement… Eh bien, je suis une dame, très chère ! Une dame se vouvoie, et se voit offrir des tributs », ajouta t-elle en levant un peu son cocktail. Elle finit par s’écarter de la rousse, non sans laisser ses doigts glisser le long de l’épaule pour sentir les muscles de son biceps sous la pulpe de ses doigts. Elle recula si bien qu’elle manqua de trébucher, et se rattrapa in extremis au bras de Malone, qu’elle remercia… d’une œillade assassine. « A cause de vous, mon plan est lamentablement tombé à l’eau. Mais je ne vous en tiens pas rigueur, une chance pour vous. Oh, tant que vous êtes tous ici ! » Elle leva son verre entre eux tous. « Portons un toast ! Cela me permettra de remplir le défi numéro quatre…. Aux soldats, au vouvoiement, et à toi, ma chère ! A toi, et à ces splendides bouclettes rousses qui couronnent si joliment ton beau minois. Prenez exemple, messieurs ! Quoi que… je dois bien le reconnaître, vous avez eu une idée mirobolante lorsque vous avez daigné faire couper vos cheveux. Quant à toi, Maxence… » Alice abandonna le bras de Malone -non sans resserrer ses doigts avant pour sentir les muscles sous sa peau- pour s’avancer et attraper le menton de Maxence entre son pouce et son index. Elle lui offrit un sourire mutin, son regard glissant d’un œil à un autre, pour finir par se perdre entre son oreille et sa mâchoire. « Tu as toujours été beau garçon… quel dommage que ton comportement de jeune adolescent ai laissé à désirer. » Un rire éclot sur le bord des lèvres d’Alice, sa tête retombant doucement sur l’épaule de Maxence. Elle s’y nicha un instant nécessaire, et inspira longuement. « Mon brave petit soldat… » murmura t-elle. Elle finit par s'en éloigner pour se redresser, s'écarter d'un pas, dresser son verre et boire une gorgée de son cocktail. Elle avait grand soif, avec toute cette chaleur.
@Leo Ginger @Alizée Melrose @Élicia Caldin
Au moins avait-elle le plaisir de sentir la proximité de la rousse. Elle était là, insolente de beauté. Alice observait les lèvres s’ouvrirent pour lui parler, prête à écouter, répondre, parler, parler, parler encore jusqu’à ce que que l’épuisement l’emporte. Hélas, mille fois hélas, on lui arracha ce plaisir là aussi.
Alice eut toutes les peines du monde à se tourner vers Malone, car c’était lui, à quelques centimètres d’elles, son souffle effleurant son oreille, sa voix lui flanquant un frisson délicieux. Elle leva ses grands yeux d’argent sur le grand homme, sa main libre suivant le mouvement pour se poser sur son oreille tantôt léchée par le souffle de Malone. Sérieusement, pourquoi fallait-il toujours qu’il s’impose de cette façon ? Alice ne le sentait jamais arriver, Malone se mouvait à la manière d’un ophidien.
Au moins était-il accompagné d’un tribut, qu’Alice récupéra, ses yeux braqués dans les azur de Melrose. Elle se perdit un instant dans la courbure de sa gorge, dévoilée depuis qu’il avait coupé ses longs cheveux noirs. Elle déglutit, et détourna le regard. Misérables hormones.
Alice s’apprêtait à répondre, mais sa voix s’étrangla dans un “je” absolument navrant. Un nouvel acteur fit son entrée dans cette scène si singulière.
Maxence. Alice avait reconnu sa voix avant de le voir. Qu’il était curieux de voir ce joli visage sans son sourire. Elle l’aimait, ce sourire. Comme elle aimait tout ceux qu’on lui adressait. Mais voilà, Maxence ne souriait pas. Maxence s’inquiétait. Pourquoi ? Alice n’était-elle pas en bien charmante compagnie ? N’avait-elle pas trouvé ravissante compagnie ?
Cette dernière prit la parole avant qu’Alice ne puisse répondre, tant à Malone qu’à Maxence. Sa voix, si proche, si délicate, délicieuse, glissa jusqu’à son tympan et s’y nicha. Son timbre y résonnait, caressait les sens d’une Alice sensible aux mélodies. Elle se sentit sourire, convaincue qu’elle laisserait la voix la bercer pour trouver le sommeil cette nuit. Quel dommage que les mots utilisés soient si… désagréables.
Potes. Meuf. Pourquoi diable utiliser ces termes pour parler de choses aussi précieuses qu’un ami ou une femme ? Au moins étaient-ils prononcer par une bien charmante bouche.
Alice sourit, son visage tourné vers la jolie rousse. « Ce ne sont point mes… potes », répondit Alice, sa bouche plissée d’avoir entendu ce mot franchir ses lèvres. Elle dressa un peu le menton. « Ce sont mes petits soldats ! » Elle sourit de toutes ses dents, persuadée de parvenir à cueillir le coeur de la belle d’un coup de crocs. « Quant au vouvoiement… Eh bien, je suis une dame, très chère ! Une dame se vouvoie, et se voit offrir des tributs », ajouta t-elle en levant un peu son cocktail. Elle finit par s’écarter de la rousse, non sans laisser ses doigts glisser le long de l’épaule pour sentir les muscles de son biceps sous la pulpe de ses doigts. Elle recula si bien qu’elle manqua de trébucher, et se rattrapa in extremis au bras de Malone, qu’elle remercia… d’une œillade assassine. « A cause de vous, mon plan est lamentablement tombé à l’eau. Mais je ne vous en tiens pas rigueur, une chance pour vous. Oh, tant que vous êtes tous ici ! » Elle leva son verre entre eux tous. « Portons un toast ! Cela me permettra de remplir le défi numéro quatre…. Aux soldats, au vouvoiement, et à toi, ma chère ! A toi, et à ces splendides bouclettes rousses qui couronnent si joliment ton beau minois. Prenez exemple, messieurs ! Quoi que… je dois bien le reconnaître, vous avez eu une idée mirobolante lorsque vous avez daigné faire couper vos cheveux. Quant à toi, Maxence… » Alice abandonna le bras de Malone -non sans resserrer ses doigts avant pour sentir les muscles sous sa peau- pour s’avancer et attraper le menton de Maxence entre son pouce et son index. Elle lui offrit un sourire mutin, son regard glissant d’un œil à un autre, pour finir par se perdre entre son oreille et sa mâchoire. « Tu as toujours été beau garçon… quel dommage que ton comportement de jeune adolescent ai laissé à désirer. » Un rire éclot sur le bord des lèvres d’Alice, sa tête retombant doucement sur l’épaule de Maxence. Elle s’y nicha un instant nécessaire, et inspira longuement. « Mon brave petit soldat… » murmura t-elle. Elle finit par s'en éloigner pour se redresser, s'écarter d'un pas, dresser son verre et boire une gorgée de son cocktail. Elle avait grand soif, avec toute cette chaleur.
@Leo Ginger @Alizée Melrose @Élicia Caldin
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Soirée d'intégration 2050
Aliosus soupira tout en soupesant ses options, Tess était autant une excellente auxiliaire dans ses recherches d'Alice qu'elle semblait être alcoolisée, en tout cas elle semblait encore plus extravertie qu'à l'habitude, ou était-ce l'effet que sa tenue suggérai ? Après tout lui même ne l'avait jamais vu boire de ces sept années d'étude en commun et bien que ses pupilles dilatées et la teinte de sa peau semblait radier de chaleur elle pouvait aussi bien être dans son état nor...
Ah oui non.
Elle avait eu un petit rire gourmand qui lui avait soudainement fait parvenir quelques fragrances buccales qui ne laissaient pas vraiment de doute, elle n'en était pas à son premier verre. Il se résigna.
«Tu es bien aimable Tess, merci.» articula-t-il en saisissant le verre qui lui avait été servi. Il nota mentalement de rembourser la cousine d'Élicia, au moins approximativement, en estimant la somme qu'elle avait fait tinter au fond du verre vide qui avait lévité au dessus d'eux.
Il leva son verre cordialement vers Tess, il avait tranché, bien que son jugement et son sens de l'observation fut altéré manifestement par son ébriété, il n'en restait pas moins qu'elle connaissait le lieu, dont la disposition, s'il en jaugeait par la modification de la gravité qui avait lieu sur les murs, pouvait sûrement être trompeuse. Elle serait donc son guide et lui utiliserait son acuité.
Il porta le verre à ses lèvres avant de lui emboiter le pas. Le goût familier éveilla ses papilles, ce n'était pas bien extraordinaire, ni spécialement tourbé, ni spécialement savoureux tout court, pas mauvais non plus... Au moins avait-il le mérite de le faire sortir d'une sorte de torpeur étouffée qui l'avait saisit à son arrivée.
«Je te suis.» indiqua-t-il en prenant garde à rester aussi proche que possible, sous peine de la perdre dans la foule trémoussante.
@Élicia Caldin
RP garantis 0% IA et 100% humain
Ah oui non.
Elle avait eu un petit rire gourmand qui lui avait soudainement fait parvenir quelques fragrances buccales qui ne laissaient pas vraiment de doute, elle n'en était pas à son premier verre. Il se résigna.
«Tu es bien aimable Tess, merci.» articula-t-il en saisissant le verre qui lui avait été servi. Il nota mentalement de rembourser la cousine d'Élicia, au moins approximativement, en estimant la somme qu'elle avait fait tinter au fond du verre vide qui avait lévité au dessus d'eux.
Il leva son verre cordialement vers Tess, il avait tranché, bien que son jugement et son sens de l'observation fut altéré manifestement par son ébriété, il n'en restait pas moins qu'elle connaissait le lieu, dont la disposition, s'il en jaugeait par la modification de la gravité qui avait lieu sur les murs, pouvait sûrement être trompeuse. Elle serait donc son guide et lui utiliserait son acuité.
Il porta le verre à ses lèvres avant de lui emboiter le pas. Le goût familier éveilla ses papilles, ce n'était pas bien extraordinaire, ni spécialement tourbé, ni spécialement savoureux tout court, pas mauvais non plus... Au moins avait-il le mérite de le faire sortir d'une sorte de torpeur étouffée qui l'avait saisit à son arrivée.
«Je te suis.» indiqua-t-il en prenant garde à rester aussi proche que possible, sous peine de la perdre dans la foule trémoussante.
@Élicia Caldin
RP garantis 0% IA et 100% humain
Soirée d'intégration 2050
Reprenant une gorgée de ma boisson, je hoche la tête à la proposition de Lumah. Se faire offrir un verre et faire l'éloge de ma binôme, ce sont aussi des défis qui paraissent bien atteignables, surtout en comparaison avec certains autres sur la liste. « Oui, je trouve aussi, » ajouté-je en signe d'approbation.
Mais l'ancienne Poufsouffle m'apostrophe soudain, et mes yeux reviennent vers elle avant que je ne comprenne finalement le problème. Lâchant un petit rire face à la situation qui me paraît plus absurde qu'elle ne l'est probablement réellement, je me retrouve ensuite à suivre Lumah sans avoir totalement compris où elle veut en venir. D'une pierre deux coups ? Mais elle n'a pas de verre... Il faudrait juste qu'elle commande quelque chose, non ?
C'est ainsi quelque peu perplexe que j'arrive derrière elle au niveau d'un autre groupe, où mon regard s'éclaire à la vue d'Orphéa. « Bonsoir ! » ajouté-je en écho à ma binôme, avec peut-être un peu trop d'enthousiasme considérant le fait que mon amie est la seule personne que je connais bien parmi ce groupe. En effet, avec elle se trouvent Wilson et une autre personne à la mèche violette, que je suis certaine de n'avoir jamais vue.
Lumah détaille un peu plus sa pensée à ces nouveaux venus — enfin, c'est plutôt nous les nouveaux venus — pendant que je continue à doucement vider mon verre, et je m'interromps pour lâcher un petit « Oh ! » lorsque je comprends finalement ce qu'elle voulait dire par faire d'une pierre deux coups. Ça aurait dû être évident, en fait... C'est même plutôt bien pensé, à mon avis, de se payer des verres mutuellement puis de tous trinquer ensemble.
Acquiesçant donc pour signifier que j'approuve ce plan, je relève ensuite la tête avec un froncement de sourcils. Est-ce que la musique s'est arrêtée ? J'ouvre la bouche pour demander confirmation, mais suis coupée par une note différente, puis par... La table la plus proche qui est en train de me pousser ? Pourquoi soudainement, après plusieurs heures à être restée statique ? Je la laisse passer, pour me rendre compte que ce n'est pas que cette table : c'est tout le mobilier du Pitiponk qui semble avoir pris le large. Lieu inconnu signifie règles à apprendre, mais... « C'est souvent qu'ils ont la bougeotte, comme ça ? » je ne peux m'empêcher de demander à mes interlocuteurs, en élevant la voix pour que celle-ci passe par dessus la musique.
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Mais l'ancienne Poufsouffle m'apostrophe soudain, et mes yeux reviennent vers elle avant que je ne comprenne finalement le problème. Lâchant un petit rire face à la situation qui me paraît plus absurde qu'elle ne l'est probablement réellement, je me retrouve ensuite à suivre Lumah sans avoir totalement compris où elle veut en venir. D'une pierre deux coups ? Mais elle n'a pas de verre... Il faudrait juste qu'elle commande quelque chose, non ?
C'est ainsi quelque peu perplexe que j'arrive derrière elle au niveau d'un autre groupe, où mon regard s'éclaire à la vue d'Orphéa. « Bonsoir ! » ajouté-je en écho à ma binôme, avec peut-être un peu trop d'enthousiasme considérant le fait que mon amie est la seule personne que je connais bien parmi ce groupe. En effet, avec elle se trouvent Wilson et une autre personne à la mèche violette, que je suis certaine de n'avoir jamais vue.
Lumah détaille un peu plus sa pensée à ces nouveaux venus — enfin, c'est plutôt nous les nouveaux venus — pendant que je continue à doucement vider mon verre, et je m'interromps pour lâcher un petit « Oh ! » lorsque je comprends finalement ce qu'elle voulait dire par faire d'une pierre deux coups. Ça aurait dû être évident, en fait... C'est même plutôt bien pensé, à mon avis, de se payer des verres mutuellement puis de tous trinquer ensemble.
Acquiesçant donc pour signifier que j'approuve ce plan, je relève ensuite la tête avec un froncement de sourcils. Est-ce que la musique s'est arrêtée ? J'ouvre la bouche pour demander confirmation, mais suis coupée par une note différente, puis par... La table la plus proche qui est en train de me pousser ? Pourquoi soudainement, après plusieurs heures à être restée statique ? Je la laisse passer, pour me rendre compte que ce n'est pas que cette table : c'est tout le mobilier du Pitiponk qui semble avoir pris le large. Lieu inconnu signifie règles à apprendre, mais... « C'est souvent qu'ils ont la bougeotte, comme ça ? » je ne peux m'empêcher de demander à mes interlocuteurs, en élevant la voix pour que celle-ci passe par dessus la musique.
@Lumah Greenleaf @Orphéa Cooper @Wilson Kingson @Owen Locke (Billie)
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
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Soirée d'intégration 2050
La soirée avait fini par devenir un tourbillon d’allées et venues à sa table, et Gabryel sentait son cœur battre de plus en plus fort à l’idée qu’Aelle ait pu déjà partir. Il n’entendait plus les voix autour de lui. Les mots des sorciers s’entremêlaient dans sa ta tête, comme un brouhaha incompréhensible. Le Gryffon posa son verre sur la table, et s’excusa auprès
d’Élicia, la voix un peu pressée mais honnête :
- Élicia, je suis vraiment désolé, je ne me sens pas bien du tout, je vais ddddevoir y aller. Pardonne-moi de te laisser comme ça…
Il quitta la table, pui raversa la foule avec une légère anxiété, cherchant Aelle du regard. La crainte de ne pas la trouver lui serra la poitrine, jusqu’à ce qu’il la repère enfin près de la porte de sortie, en compagnie d’Herminie. Soulagé, il se fraya un chemin jusqu’à elles. Il se place en face des deux sorcières, puis s’excusa brièvement auprès d’Herminie d’un petit sourire :
- Désolé de vous déranger, Heminie…
L’Écossais plongea son regard dans les yeux d’Aelle. Il sentit tout son être plonger dans ses pupilles taillées de quartz. Avec toute la sincérité dont il était capable, les mots s’extirpèrent d’entre ses lèvres, tandis qu’il se grattait maladroitement l’arrière du crâne :
- Je m’excuse pour tout à l’heure. Je me suis comporté comme un ccccon, et je m’en veux. Je ne me sens pas bbbien, j’ai la tête qui tourne, et je vais rentrer.
Il baissa les yeux vers le sol.
- Je voulais juste que tu saches que… je regrette vraiment…
Toute l’agitation sembla s’effacer autour d’eux. Le corps chancelant et les mains tremblantes, Fleurdelys espérait simplement qu’elle comprenne la profondeur de son regret.
@Élicia Caldin
@Aelle Bristyle
@Herminie Peers
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
d’Élicia, la voix un peu pressée mais honnête :
- Élicia, je suis vraiment désolé, je ne me sens pas bien du tout, je vais ddddevoir y aller. Pardonne-moi de te laisser comme ça…
Il quitta la table, pui raversa la foule avec une légère anxiété, cherchant Aelle du regard. La crainte de ne pas la trouver lui serra la poitrine, jusqu’à ce qu’il la repère enfin près de la porte de sortie, en compagnie d’Herminie. Soulagé, il se fraya un chemin jusqu’à elles. Il se place en face des deux sorcières, puis s’excusa brièvement auprès d’Herminie d’un petit sourire :
- Désolé de vous déranger, Heminie…
L’Écossais plongea son regard dans les yeux d’Aelle. Il sentit tout son être plonger dans ses pupilles taillées de quartz. Avec toute la sincérité dont il était capable, les mots s’extirpèrent d’entre ses lèvres, tandis qu’il se grattait maladroitement l’arrière du crâne :
- Je m’excuse pour tout à l’heure. Je me suis comporté comme un ccccon, et je m’en veux. Je ne me sens pas bbbien, j’ai la tête qui tourne, et je vais rentrer.
Il baissa les yeux vers le sol.
- Je voulais juste que tu saches que… je regrette vraiment…
Toute l’agitation sembla s’effacer autour d’eux. Le corps chancelant et les mains tremblantes, Fleurdelys espérait simplement qu’elle comprenne la profondeur de son regret.
@Élicia Caldin
@Aelle Bristyle
@Herminie Peers
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Soirée d'intégration 2050
Lorsque l'utilité des papiers fut annoncée, les réactions autour de Domhall furent assez diverses. En effet, la seule femme du groupe se montra particulièrement enjouée à l'idée de trouver son partenaire et se mit à crier son numéro avec beaucoup d'entrain. Au moins son partenaire était prévenu, il serait avec quelqu'un du genre extraverti! Quant aux deux hommes, ils furent bien plus posés, comme lui, et se contentèrent de sortir leur parchemin pour consulter ce qui y était écrit. Le châtain fit un signe négatif de la tête, il n'était avec aucun d'eux, ni avec Allison. Le hasard l'aurait peut-être associé à Owen ou sa petite sœur qui devait se trouver quelque part dans le flot de têtes mais il fallait encore les re-trouver pour le savoir. La seconde était invisible de sa position quand au premier, il était toujours en pleine discussion. L'irlandais prit alors la décision de patienter, discutant avec les collègues de ce dernier. Pendant qu'il faisait connaissance, Domhall se permit de commander quelques petites choses à se mettre sous la dent qu'il paya sans même se poser la question, pour eux tous. Owen les rejoignit peu après ça, entretenant le cliché Poufsouffle.
A mesure que la soirée avançait, il relevèrent quelques défis ensemble et partirent même danser. le fabricant de baguette profita de la foule serrée pour se rapprocher de son compagnon sans que cela ne paraisse forcément suspect et puis, alors que les employés de la structure d'accompagnement pour sorciers regagnaient leur table pour se reposer, le plus jeune glissa à l'oreille de son fiancée. "Je vais essayer de trouver Ennis pour danser avec elle." Ça faisait une éternité qu'ils n'avaient pas partagé une danse, il comptait bien sauter sur l'occasion.
Les retrouvailles avec Megan firent plaisir à la châtain. Bien sûr cela fut court puisque très vite elles surent à quoi servait leurs petits parchemins. "Oui c'est plein! Je fais une deuxième année à l'IMSI pour me perfectionner et augmenter mes chances pour devenir coureuse pro. Et toi tu as choisi quoi après Poudlard?" S'enquit-elle auprès de son amie. La conversation s'arrêta bien vite pour passer à la question des binômes. "Ah, ça aurait pu mais, j'ai le douze! Je vais essayer de trouver mon duo aussi!" Sourit-elle à la blonde qui se dirigeait vers la personne avec qui elle allait partager une partie de la soirée.
Mais Ennis ne fut pas bien actrice de sa recherche et, à la première personne de son cercle d'amis croisée, elle s'arrêta pour discuter, boire un verre et même danser. Cela l'occupa bien assez pour occulter complètement ce ou cette partenaire en attente - ou pas - qu'ils se retrouvent. San compter les évènements de la soirée sur les fiançailles d'Alice Sangblanc... qu'elle ne prenait pas vraiment au sérieux mais qui eurent le mérite de donner un énième sujet d'échange dans le petit groupe. Peu lui importait, elle passait une bonne soirée. Une soirée qui la fit d'autant plu sourire quand Domhall se matérialisa devant elle pour l'inviter à danser, sous le sifflet d'une camarade qui mentionna Tomas. "C'est mon frère... Et il est pris!" Lança-t-elle à son amie dans un rire. Elle la connaissait!
- "Ça fait longtemps!" Glissa-t-elle à son aîné entre deux mouvements de danse plutôt vifs - puisqu'il fallait coller au rythme. Ils parlaient peu mais se laissèrent aller à se dépenser pendant de longue minutes, jusqu'à ce qu'il devint évident qu'ils avaient besoin d'une pause. Le frère ramena la sœur à ses amis avant de s'éclipser pour retrouver son compagnon et ses amis. Chacun poursuivant sa soirée avec son cercle.
@Owen Locke: 1
DOB: 2.3
Actions du personnage et PNJ vues avec le joueur! Dis moi si tu veux que je modifie quelque chose.
@Megan Arrington: 1.3.4
EOB: 2.5
Megan, aucun soucis, je n'ai pas été très réactive
RP terminé pour mes deux personnages. @Alizée Melrose, j'ai considéré qu'Ennis n'avait pas retrouvé Malone dans la foule. Si tu souhaites changer ce fait je te laisse me contacter!
PNJ:
Domhall O'Belt, frère, venu avec Owen Locke (conjoint). Impact prévu pour Owen Locke: approfondir leurs liens et relation. Impact pour Ennis O'Belt s'ils interagissent: approfondir et explorer leur proximité fraternelle maintenant qu'ils sont adultes tous les deux.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
A mesure que la soirée avançait, il relevèrent quelques défis ensemble et partirent même danser. le fabricant de baguette profita de la foule serrée pour se rapprocher de son compagnon sans que cela ne paraisse forcément suspect et puis, alors que les employés de la structure d'accompagnement pour sorciers regagnaient leur table pour se reposer, le plus jeune glissa à l'oreille de son fiancée. "Je vais essayer de trouver Ennis pour danser avec elle." Ça faisait une éternité qu'ils n'avaient pas partagé une danse, il comptait bien sauter sur l'occasion.
Les retrouvailles avec Megan firent plaisir à la châtain. Bien sûr cela fut court puisque très vite elles surent à quoi servait leurs petits parchemins. "Oui c'est plein! Je fais une deuxième année à l'IMSI pour me perfectionner et augmenter mes chances pour devenir coureuse pro. Et toi tu as choisi quoi après Poudlard?" S'enquit-elle auprès de son amie. La conversation s'arrêta bien vite pour passer à la question des binômes. "Ah, ça aurait pu mais, j'ai le douze! Je vais essayer de trouver mon duo aussi!" Sourit-elle à la blonde qui se dirigeait vers la personne avec qui elle allait partager une partie de la soirée.
Mais Ennis ne fut pas bien actrice de sa recherche et, à la première personne de son cercle d'amis croisée, elle s'arrêta pour discuter, boire un verre et même danser. Cela l'occupa bien assez pour occulter complètement ce ou cette partenaire en attente - ou pas - qu'ils se retrouvent. San compter les évènements de la soirée sur les fiançailles d'Alice Sangblanc... qu'elle ne prenait pas vraiment au sérieux mais qui eurent le mérite de donner un énième sujet d'échange dans le petit groupe. Peu lui importait, elle passait une bonne soirée. Une soirée qui la fit d'autant plu sourire quand Domhall se matérialisa devant elle pour l'inviter à danser, sous le sifflet d'une camarade qui mentionna Tomas. "C'est mon frère... Et il est pris!" Lança-t-elle à son amie dans un rire. Elle la connaissait!
- "Ça fait longtemps!" Glissa-t-elle à son aîné entre deux mouvements de danse plutôt vifs - puisqu'il fallait coller au rythme. Ils parlaient peu mais se laissèrent aller à se dépenser pendant de longue minutes, jusqu'à ce qu'il devint évident qu'ils avaient besoin d'une pause. Le frère ramena la sœur à ses amis avant de s'éclipser pour retrouver son compagnon et ses amis. Chacun poursuivant sa soirée avec son cercle.
@Owen Locke: 1
DOB: 2.3
Actions du personnage et PNJ vues avec le joueur! Dis moi si tu veux que je modifie quelque chose.
@Megan Arrington: 1.3.4
EOB: 2.5
Megan, aucun soucis, je n'ai pas été très réactive
RP terminé pour mes deux personnages. @Alizée Melrose, j'ai considéré qu'Ennis n'avait pas retrouvé Malone dans la foule. Si tu souhaites changer ce fait je te laisse me contacter!
PNJ:
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Soirée d'intégration 2050
Un silence s'étira à nouveau entre elles, toujours traversé par ce regard si intense, qu'elle ne put qu'accueillir aussi tranquillement que d'habitude. Peut-être que quelqu'un d'autre, elle se serait abîmée dans les affres de la peur d'avoir dit une imbécilité, mais jamais Aelle ne lui avait donné la moindre raison de penser ce genre de choses. Elle avait toujours l'air d'écouter très précisément chacun de ses mots.
Enfin, son aînée s'anima et lui présenta la note, un peu chiffonnée. La petite blonde tendit la main par réflexe pour la recueillir, pour lire le numéro — peut-être pourraient-elles chercher ensemble, aussi étonnant que cela fût de la part de Bristyle — mais... La confession presque arrachée, déposée dans le creux de son oreille tandis que les yeux bruns fuyaient vers la foule lui fit ouvrir de grands yeux et arrêter son geste. Elle ne bougea pas, les doigts suspendus dans le vide entre elles — Aelle s'accrochait à son verre comme à une bouée, et son regard se posait partout sauf sur elle.
Alors, alors, alors... Toute immobile, elle n'avait pas rompu le charme, et l'animal effarouché retrouva soudain du poil de la bête, plantant enfin ses yeux dans les siens, des yeux intenses, déterminés.
« Considère que tu es mon binôme. »
Elle eut un début de rire nerveux, tout étranglé, lorsque l'air retenu dans sa gorge depuis plusieurs secondes fut libéré. Sortir maintenant le papier de Dale et le sien, et lui en donner un lui parut futile. Elle attrapa néanmoins celui qui lui avait été tendu, ses doigts un brin avides se refermant à peine trop haut sur l'offrande. Pour sceller ce pacte, établir un contact ? Elle ne savait pas trop.
"Quand tu veux", lâcha t-elle à son tour. A nouveau Aelle fuit, tournant la tête à l'opposé. Elle ne vit peut-être pas ce sourire espiègle, né d'une pensée impromptue. Sourire qu'elle fit immédiatement disparaître de son visage quand quelqu'un s'inséra dans leur espace. Et sa main ? Que devait-elle faire de sa main ? Le garçon bègue lui souriait, alors elle répondit mécaniquement, mais misère, il connaissait son prénom, tandis qu'elle ne pouvait que se rappeler de son patronyme en fouillant bien sa mémoire. Elle récupéra sa main, emportant avec elle le petit papier sans faire de gestes brusques, de peur d'effaroucher la renarde qu'elle avait peut-être apprivoisé. Fleurdelys s'excusait auprès d'Aelle, et elle tâcha de se fondre dans le mur, enfin les fenêtres, gênée, tout en le balayant du regard au cas où il se sentirait vraiment mal. Il n'avait pas l'air du genre de... Boullu qui importunait Aelle autrefois, et contre lequel elle s'était imposée. Non, pas du tout. Elle coula un regard interrogateur vers Aelle, tachant de déterminer la meilleure marche à suivre. Elle aussi, elle avait envie de rentrer, en fait, soudain écrasée par la fièvre qui gagnait la salle, comme si quelque chose se préparait. Ses yeux papillonnèrent à nouveau vers Fleurdelys. Ô par les chaussettes de Merlin, il fallait qu'elle laisse cette conversation se dérouler sans elle.
"Pasdesoucionsevoitàl'AcadémieAelle", bafouilla t-elle avant de s'éloigner à moitié à reculons, un sourire gêné sur les lèvres. Gryffs — où était Gryffs par Morgane ? Elle plongea derrière un groupe avant de se redresser pour souffler à nouveau, jetant un dernier regard discret sur le duo.
Interactions avec Herminie, dans l'ordre chronologique :
Alineor 1 - Eileen 1 - Herminie 1 - Gryffs 1 - Alienor 2 - Herminie 2 - Edmund - Herminie 3 - Aelle 1 - Élicia - Herminie 4 - Aelle 2 - Herminie 5 - Aelle 3 - Gabryel Fleurdelys
@Aelle Bristyle - @Gabryel Fleurdelys, la gênance, la fuite !
Enfin, son aînée s'anima et lui présenta la note, un peu chiffonnée. La petite blonde tendit la main par réflexe pour la recueillir, pour lire le numéro — peut-être pourraient-elles chercher ensemble, aussi étonnant que cela fût de la part de Bristyle — mais... La confession presque arrachée, déposée dans le creux de son oreille tandis que les yeux bruns fuyaient vers la foule lui fit ouvrir de grands yeux et arrêter son geste. Elle ne bougea pas, les doigts suspendus dans le vide entre elles — Aelle s'accrochait à son verre comme à une bouée, et son regard se posait partout sauf sur elle.
Alors, alors, alors... Toute immobile, elle n'avait pas rompu le charme, et l'animal effarouché retrouva soudain du poil de la bête, plantant enfin ses yeux dans les siens, des yeux intenses, déterminés.
« Considère que tu es mon binôme. »
Elle eut un début de rire nerveux, tout étranglé, lorsque l'air retenu dans sa gorge depuis plusieurs secondes fut libéré. Sortir maintenant le papier de Dale et le sien, et lui en donner un lui parut futile. Elle attrapa néanmoins celui qui lui avait été tendu, ses doigts un brin avides se refermant à peine trop haut sur l'offrande. Pour sceller ce pacte, établir un contact ? Elle ne savait pas trop.
"Quand tu veux", lâcha t-elle à son tour. A nouveau Aelle fuit, tournant la tête à l'opposé. Elle ne vit peut-être pas ce sourire espiègle, né d'une pensée impromptue. Sourire qu'elle fit immédiatement disparaître de son visage quand quelqu'un s'inséra dans leur espace. Et sa main ? Que devait-elle faire de sa main ? Le garçon bègue lui souriait, alors elle répondit mécaniquement, mais misère, il connaissait son prénom, tandis qu'elle ne pouvait que se rappeler de son patronyme en fouillant bien sa mémoire. Elle récupéra sa main, emportant avec elle le petit papier sans faire de gestes brusques, de peur d'effaroucher la renarde qu'elle avait peut-être apprivoisé. Fleurdelys s'excusait auprès d'Aelle, et elle tâcha de se fondre dans le mur, enfin les fenêtres, gênée, tout en le balayant du regard au cas où il se sentirait vraiment mal. Il n'avait pas l'air du genre de... Boullu qui importunait Aelle autrefois, et contre lequel elle s'était imposée. Non, pas du tout. Elle coula un regard interrogateur vers Aelle, tachant de déterminer la meilleure marche à suivre. Elle aussi, elle avait envie de rentrer, en fait, soudain écrasée par la fièvre qui gagnait la salle, comme si quelque chose se préparait. Ses yeux papillonnèrent à nouveau vers Fleurdelys. Ô par les chaussettes de Merlin, il fallait qu'elle laisse cette conversation se dérouler sans elle.
"Pasdesoucionsevoitàl'AcadémieAelle", bafouilla t-elle avant de s'éloigner à moitié à reculons, un sourire gêné sur les lèvres. Gryffs — où était Gryffs par Morgane ? Elle plongea derrière un groupe avant de se redresser pour souffler à nouveau, jetant un dernier regard discret sur le duo.
Interactions avec Herminie, dans l'ordre chronologique :
Alineor 1 - Eileen 1 - Herminie 1 - Gryffs 1 - Alienor 2 - Herminie 2 - Edmund - Herminie 3 - Aelle 1 - Élicia - Herminie 4 - Aelle 2 - Herminie 5 - Aelle 3 - Gabryel Fleurdelys
@Aelle Bristyle - @Gabryel Fleurdelys, la gênance, la fuite !
❧ Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000
Soirée d'intégration 2050
Mes yeux tombent sur sa main lorsqu'elle frôle la mienne pour récupérer le papier. J'ai cru qu'elle ne le ferait jamais. Une chaleur envahit aussitôt mes doigts car elle ne retire pas sa main de suite. Le contact me plonge dans une mer d'émotions et de sensations que je suis incapable de comprendre et qui m'emporte. Cela n'est en rien arrangé par la réponse que me donne enfin Herminie. Elle dénoue automatiquement mes épaules nouées par l'appréhension, c'est vrai, mais mon cœur sursaute si fort qu'il me remonte presque dans la gorge. Toute tentative de fuir son regard désormais oublié, je plonge dans ses yeux en quête d'une trace de mensonge ou de moquerie alors même que je sais ne pas en trouver. Mais... Quand tu veux ? Alors cela signifie qu'elle accepte ? La question passe dans mon esprit avant que je l'en expulse violemment. Evidemment qu'elle accepte, de toute manière ce n'est pas comme si je lui avais laissé le choix ! Je n'ai pas dit "si tu veux être mon binôme", j'ai dit : "tu l'es". C'est tout. Alors elle l'est. Elle l'est. Je me redresse contre la vitre avec dans le cœur un quelque chose sur lequel mettre des mots est difficile. Comme une palpitation. Une étincelle. Un espoir. Quelque chose qui est plutôt agréa—
Il arrive si soudainement que je cligne trois fois des paupières avant d'être capable de le reconnaître. Mon cœur voltige sur lui même ; j'ai l'impression que quelqu'un l'a attrapé avant de le jeter comme une balle vers l'horizon. Mon corps s'affaisse contre la vitre. Le brouhaha de la salle que je n'entendais plus explose dans mes oreilles. Mes yeux dévalent avec avidité les monts du visage de Gabryel. Ses yeux, bleus comme un ciel d'été, s'agrippent à mon âme. Mais le voir étouffe totalement l'étincelle qui s'est allumée en moi un instant auparavant. Je tourne brièvement les yeux vers Herminie (serait-elle capable de lire dans mes pupilles ce que je ne dis pas ? « Ne le laisse pas nous déconcentrer... ») avant d'accommoder sur Gabryel.
Je commençais à peine à oublier le sentiment noir et gluant dans lequel j'étais tombée tout à l'heure à cause de lui. Je commençais à peine à respirer normalement après m'être enfin éloignée de cette table qui m'a fait me sentir si mal. Je commençais à peine à me dire que ça pouvait s'arranger, puisque je vais avoir une Herminie Peers à mes côtés durant un an. Je commençais à peine. L'intervention de Gabryel brise tous mes efforts. Mes épaules se nouent d'abord. Puis les muscles de mon dos. Et enfin je sens la glace qui se répand dans mes veines, puis dans mes pensées. Je serre les mâchoires quand il s'excuse, je fronce les sourcils quand il se trouve des excuses et j'enfonce les ongles dans la chair de mes paume quand il dit regretter.
Mais l'intégralité de mon corps colérique se dégonfle comme un ballon lorsque je capte le regard écarquillé de Herminie et que son incompréhensible phrase tombe dans mes oreilles. Je devine déjà à ce moment-là ce qu'elle va faire ; cela me frustre tellement que ma gorge se noue. J'ai à peine le temps de comprendre le mot académie qu'elle a fait demi-tour et que sa belle chevelure blonde s'éloigne dans la foule. Je fais un pas en avant, le bras tendu.
« Non, Her... »
Les mots se bloquent dans ma gorge. Elle n'est pas partie bien loin puisque je l'aperçois par intermittence derrière un groupe d'élèves. Mon regard se glace lorsque je le tourne lentement vers Gabryel ; je le fusille des yeux. Et subitement, je m'approche de lui et le bouscule violemment à l'épaule.
« Oui, tu es un con, Fleurdelys ! grondé-je sans desserrer les dents. Et ta tête qui tourne c'est à cause des verres que tu as bus, espèce d'abruti. »
Ces mots jetés, je me tourne aussitôt vers le groupe derrière lequel Herminie a disparu. Je bouscule Gabryel, le cœur battant, pour la rattraper. Je fais le tour des étudiants, les yeux accrochés à sa chevelure. En trois pas rapides, je suis de nouveau près d'elle. Mes doigts se verrouillent autour de son poignet. D'abord brusquement, mais je desserre ma poigne presque aussitôt.
Lorsque je plonge mes yeux dans les siens, une myriade de mots se bousculent dans ma bouche. Pendant un instant, je suis incapable de parler. Je lui en veux de s'en être allée presque autant que j'en veux à Gabryel d'être intervenu au pire moment pour me dire des choses aussi idiotes. Mais je suis trop bouleversée par mon envie de rester, mon besoin, pour lui en vouloir réellement.
« T'enfuis pas. »
C'est la seule chose que j'arrive à souffler. Mon cœur frappe violemment contre ma cage thoracique. Une partie de moi a envie d'abandonner cette soirée, de retourner me cacher dans ma petite chambre, rester seule. Mais une autre partie ne désire qu'une simple chose : rester en compagnie de Herminie et essayer de profiter du plaisir simple que ce sera. Parce que j'en ai besoin.
Presque malgré moi, je me tourne vers la fenêtre, où j'ai abandonné Gabryel. Je fais un pas en arrière. Mon bras se tend, ma main toujours liée au poignet de l'ancienne Poufsouffle, comme pour la tirer avec moi. Mais quand je vois ça, je la lâche subitement et détourne les yeux, gênée de m'être laissée aller.
« Je dois juste..., commençé-je dans un soupir en faisant un geste vague vers l'arrière avant de m'interrompre pour me frotter les yeux. Attends-moi. J'ai pas envie de... » J'agite la main avec un sourire ironique. « ...devoir fouiller tout l'putain de pub pour te retrouver. »
J'ai l'impression que ma bouche parle sans mon consentement. Je devrais certainement aller prendre une navette-portoloin, moi aussi, et m'arrêter là. Mais le regard de Herminie sur moi m'en empêche, alors je plonge dans ses yeux et articule lentement :
« Tu m'attends. »
Avec un regard insistant.
Puis je me détourne pour aller retrouver l'idiot qui regrette ses actes seulement après les avois commis, ce qui en dit long sur lui.
Il est là où je l'ai laissé. Mon regard se durcit lorsque j'arrive près de lui. Mes lèvres sont pincées en une fine ligne colérique. Il baragouine des choses que je n'ai pas envie d'entendre ni d'écouter, des choses qui commencent par « je... » et qui termine par « Arya », qui parlent de sentiments, d'émotions et qui vont virer vers la tendresse s'il ne la ferme pas. Alors je l'attrape par le tissu de son blouson en cuir et le tire derrière moi en direction de la sortie.
« Arrête de parler, » lui intimé-je quand il commence à vouloir reprendre son plaidoyer.
Je fais des pieds et des mains pour atteindre le service de navette-portoloin devant lequel s'entassent déjà quelques clients. J'ai une angoisse sourde au creux du corps. Déjà parce que j'ai sous les doigts un type dont je n'avais vraiment pas envie de revoir la tronche ce soir, mais aussi parce que je crains que Herminie disparaisse. Ai-je été assez dure en lui ordonnant de rester sur place ? N'aurais-je pas dû l'amener avec moi ? Mes doigts se resserrent sur le bras de Fleurdelys. Je lui en veux d'être un aussi gros abruti. Je lui en veux d'avoir tout gâché. Je m'en veux d'avoir cru que ça pourrait se passer autrement.
Heureusement, une place se libère juste à ce moment-là, alors que j'étais en train de songer combien ce serait bon de lui jeter au visage tout ce qu'il m'a inspiré ce soir. Je n'en ai heureusement pas le temps : le silence et la colère qui crispe ma mâchoire sont les seules choses auxquelles il a le droit et c'est de sa faute. Il mérite tout cela. Il mérite mes doigts qui serrent son bras, il mérite que je lui refuse mon regard, il mérite les « ta gueule » réguliers que je lui lance. Et il mérite aussi que je le pousse en avant pour le forcer à s'approcher des navettes. Je lui en fourre une dans les mains. Il disparaîtra dans quelques secondes.
« Rentre chez toi, Gabryel. »
Je ne sais pas comment je parviens à l'articuler. L'alcool s'est immiscé jusque dans mes pensées et commence à rendre mes membres lourds et à me donner chaud. J'ai l'impression que le monde entier se dérobe sous mes pieds. Je fais quelques pas en arrière avant de me retourner pour disparaître dans la foule. Si je suis soulagée de savoir que Gabryel rentrera en sécurité, je suis aussi hors de moi de ne pas avoir été capable de le planter là, bourré, pour qu'il se réveille dans un caniveau demain matin.
Herminie est désormais mon seul objectif de la soirée. Sa tête envahit mes pensées. J'ai envie de son regard et de son sourire. Je n'ai envie de rien d'autre. Pas de Gabryel, pas d'Alice qui se fiance sous mes yeux, pas de Kristen qui fout le bordel dans ma tête, pas d'Ashley et d'Oswald qui ne se sont jamais pointés. Seulement Herminie Peers et l'espoir qu'avec elle ce soit moins dur. Pas pour toujours. Seulement pour un soir. Pour ce soir.
@Gabryel Fleurdelys, prêt à sortir les rames ? (Oui Aelle ne l'a pas laissé tomber dans un caniveau et ça veut dire ce que ça veut dire, oui, je sais).
@Herminie Peers, ma chère, Aelle revient. Nous allons passer une folle soirée ensemble.
Eet comme le sujet se verrouille bientôt, c'est une fin pour moi. Quel plaisir c'était d'écrire avec vous tous !
Il arrive si soudainement que je cligne trois fois des paupières avant d'être capable de le reconnaître. Mon cœur voltige sur lui même ; j'ai l'impression que quelqu'un l'a attrapé avant de le jeter comme une balle vers l'horizon. Mon corps s'affaisse contre la vitre. Le brouhaha de la salle que je n'entendais plus explose dans mes oreilles. Mes yeux dévalent avec avidité les monts du visage de Gabryel. Ses yeux, bleus comme un ciel d'été, s'agrippent à mon âme. Mais le voir étouffe totalement l'étincelle qui s'est allumée en moi un instant auparavant. Je tourne brièvement les yeux vers Herminie (serait-elle capable de lire dans mes pupilles ce que je ne dis pas ? « Ne le laisse pas nous déconcentrer... ») avant d'accommoder sur Gabryel.
Je commençais à peine à oublier le sentiment noir et gluant dans lequel j'étais tombée tout à l'heure à cause de lui. Je commençais à peine à respirer normalement après m'être enfin éloignée de cette table qui m'a fait me sentir si mal. Je commençais à peine à me dire que ça pouvait s'arranger, puisque je vais avoir une Herminie Peers à mes côtés durant un an. Je commençais à peine. L'intervention de Gabryel brise tous mes efforts. Mes épaules se nouent d'abord. Puis les muscles de mon dos. Et enfin je sens la glace qui se répand dans mes veines, puis dans mes pensées. Je serre les mâchoires quand il s'excuse, je fronce les sourcils quand il se trouve des excuses et j'enfonce les ongles dans la chair de mes paume quand il dit regretter.
Mais l'intégralité de mon corps colérique se dégonfle comme un ballon lorsque je capte le regard écarquillé de Herminie et que son incompréhensible phrase tombe dans mes oreilles. Je devine déjà à ce moment-là ce qu'elle va faire ; cela me frustre tellement que ma gorge se noue. J'ai à peine le temps de comprendre le mot académie qu'elle a fait demi-tour et que sa belle chevelure blonde s'éloigne dans la foule. Je fais un pas en avant, le bras tendu.
« Non, Her... »
Les mots se bloquent dans ma gorge. Elle n'est pas partie bien loin puisque je l'aperçois par intermittence derrière un groupe d'élèves. Mon regard se glace lorsque je le tourne lentement vers Gabryel ; je le fusille des yeux. Et subitement, je m'approche de lui et le bouscule violemment à l'épaule.
« Oui, tu es un con, Fleurdelys ! grondé-je sans desserrer les dents. Et ta tête qui tourne c'est à cause des verres que tu as bus, espèce d'abruti. »
Ces mots jetés, je me tourne aussitôt vers le groupe derrière lequel Herminie a disparu. Je bouscule Gabryel, le cœur battant, pour la rattraper. Je fais le tour des étudiants, les yeux accrochés à sa chevelure. En trois pas rapides, je suis de nouveau près d'elle. Mes doigts se verrouillent autour de son poignet. D'abord brusquement, mais je desserre ma poigne presque aussitôt.
Lorsque je plonge mes yeux dans les siens, une myriade de mots se bousculent dans ma bouche. Pendant un instant, je suis incapable de parler. Je lui en veux de s'en être allée presque autant que j'en veux à Gabryel d'être intervenu au pire moment pour me dire des choses aussi idiotes. Mais je suis trop bouleversée par mon envie de rester, mon besoin, pour lui en vouloir réellement.
« T'enfuis pas. »
C'est la seule chose que j'arrive à souffler. Mon cœur frappe violemment contre ma cage thoracique. Une partie de moi a envie d'abandonner cette soirée, de retourner me cacher dans ma petite chambre, rester seule. Mais une autre partie ne désire qu'une simple chose : rester en compagnie de Herminie et essayer de profiter du plaisir simple que ce sera. Parce que j'en ai besoin.
Presque malgré moi, je me tourne vers la fenêtre, où j'ai abandonné Gabryel. Je fais un pas en arrière. Mon bras se tend, ma main toujours liée au poignet de l'ancienne Poufsouffle, comme pour la tirer avec moi. Mais quand je vois ça, je la lâche subitement et détourne les yeux, gênée de m'être laissée aller.
« Je dois juste..., commençé-je dans un soupir en faisant un geste vague vers l'arrière avant de m'interrompre pour me frotter les yeux. Attends-moi. J'ai pas envie de... » J'agite la main avec un sourire ironique. « ...devoir fouiller tout l'putain de pub pour te retrouver. »
J'ai l'impression que ma bouche parle sans mon consentement. Je devrais certainement aller prendre une navette-portoloin, moi aussi, et m'arrêter là. Mais le regard de Herminie sur moi m'en empêche, alors je plonge dans ses yeux et articule lentement :
« Tu m'attends. »
Avec un regard insistant.
Puis je me détourne pour aller retrouver l'idiot qui regrette ses actes seulement après les avois commis, ce qui en dit long sur lui.
Il est là où je l'ai laissé. Mon regard se durcit lorsque j'arrive près de lui. Mes lèvres sont pincées en une fine ligne colérique. Il baragouine des choses que je n'ai pas envie d'entendre ni d'écouter, des choses qui commencent par « je... » et qui termine par « Arya », qui parlent de sentiments, d'émotions et qui vont virer vers la tendresse s'il ne la ferme pas. Alors je l'attrape par le tissu de son blouson en cuir et le tire derrière moi en direction de la sortie.
« Arrête de parler, » lui intimé-je quand il commence à vouloir reprendre son plaidoyer.
Je fais des pieds et des mains pour atteindre le service de navette-portoloin devant lequel s'entassent déjà quelques clients. J'ai une angoisse sourde au creux du corps. Déjà parce que j'ai sous les doigts un type dont je n'avais vraiment pas envie de revoir la tronche ce soir, mais aussi parce que je crains que Herminie disparaisse. Ai-je été assez dure en lui ordonnant de rester sur place ? N'aurais-je pas dû l'amener avec moi ? Mes doigts se resserrent sur le bras de Fleurdelys. Je lui en veux d'être un aussi gros abruti. Je lui en veux d'avoir tout gâché. Je m'en veux d'avoir cru que ça pourrait se passer autrement.
Heureusement, une place se libère juste à ce moment-là, alors que j'étais en train de songer combien ce serait bon de lui jeter au visage tout ce qu'il m'a inspiré ce soir. Je n'en ai heureusement pas le temps : le silence et la colère qui crispe ma mâchoire sont les seules choses auxquelles il a le droit et c'est de sa faute. Il mérite tout cela. Il mérite mes doigts qui serrent son bras, il mérite que je lui refuse mon regard, il mérite les « ta gueule » réguliers que je lui lance. Et il mérite aussi que je le pousse en avant pour le forcer à s'approcher des navettes. Je lui en fourre une dans les mains. Il disparaîtra dans quelques secondes.
« Rentre chez toi, Gabryel. »
Je ne sais pas comment je parviens à l'articuler. L'alcool s'est immiscé jusque dans mes pensées et commence à rendre mes membres lourds et à me donner chaud. J'ai l'impression que le monde entier se dérobe sous mes pieds. Je fais quelques pas en arrière avant de me retourner pour disparaître dans la foule. Si je suis soulagée de savoir que Gabryel rentrera en sécurité, je suis aussi hors de moi de ne pas avoir été capable de le planter là, bourré, pour qu'il se réveille dans un caniveau demain matin.
Herminie est désormais mon seul objectif de la soirée. Sa tête envahit mes pensées. J'ai envie de son regard et de son sourire. Je n'ai envie de rien d'autre. Pas de Gabryel, pas d'Alice qui se fiance sous mes yeux, pas de Kristen qui fout le bordel dans ma tête, pas d'Ashley et d'Oswald qui ne se sont jamais pointés. Seulement Herminie Peers et l'espoir qu'avec elle ce soit moins dur. Pas pour toujours. Seulement pour un soir. Pour ce soir.
@Gabryel Fleurdelys, prêt à sortir les rames ? (Oui Aelle ne l'a pas laissé tomber dans un caniveau et ça veut dire ce que ça veut dire, oui, je sais).
@Herminie Peers, ma chère, Aelle revient. Nous allons passer une folle soirée ensemble.
Eet comme le sujet se verrouille bientôt, c'est une fin pour moi. Quel plaisir c'était d'écrire avec vous tous !
Soirée d'intégration 2050
Aliénor arqua un sourcil à la réaction de Christopher. Il venait de l’envoyer bouler là ? Elle ne faisait que jouer à son jeu, faire des défis qu’il avait imaginé, si ça le gonflait tant que ça de s’en occuper il n’avait qu’a pas en organiser. Aliénor soupira, elle n’avait plus envie de jouer si c’était pour se faire recevoir de la sorte. Elle se retourna à nouveau pour observer les trois autres sorciers qui partageraient un verre avec elle. Elle n’avait pas envie de ruminer, elle s’amusait beaucoup jusqu’à maintenant discutant avec des tas de personnes différentes et papillonnant de groupe en groupe. C’était très bien ainsi. Au plus elle voyait de gens, au mieux elle se porterait.
Elle posa tout de même son regard sur Hjuki en haussant les épaules. Au moins ils pourraient venir dessiner sur la fresque plus tard quand Christopher sera de meilleure humeur et qu’il y aura moins de monde. Elle ne savait pas si son binôme était du genre artiste dans l’âme, elle, ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas réellement penchée sur un dessin, mais ça lui manquait un peu donc c’était l’occasion. Elle n’en voudrait pas à Christopher et aurait certainement oublié cette interaction demain matin, mais son égo en prenait tout de même un coup.
Elle attrapa son verre qui descendait du plafond alors que leur table c’était elle aussi écharpée du sol pour aller s’installer sur les murs. Plus d’espace, ce n’était pas plus mal, elle se sentait respirer à nouveau et boire une grande lampée de sa boisson lui fit un bien fou. Rafraichissant, pétillant, elle avait l’impression de boire de l’énergie liquide. Elle s’étonnait parfois de tenir aussi facilement cette résolution de ne plus toucher à l’alcool. Peut-être que ces expériences ont été assez mauvaises pour que son cerveau accepte sans rechigner l’arrête de cette substance qui pourtant pouvait être si amusante.
Mais alors qu’elle voulait trinquer avec ces nouveaux camarades de soirée, elle se rendit compte que Gabryel s’était éclipsé. Ah… Bon, ben il devait avoir trouvé plus intéressant ailleurs. De toute façon tant qu’elle avait son verre elle s’en fichait bien. Elle se rapprocha donc de Hjuki pour tenter de se faire entendre.
-Tu veux continuer les défis ? J’avoue qu’après la réponse de Chris j’ai pas trop envie de lui présenter de nouvelles preuves.
Il avait été un excellant binôme, elle doutait du fait que certains aient fait mieux. 8 défis, c’était une belle prouesse, le défi magique, ça ne lui disait rien. Quant à changer de binôme ? A quoi bon, elle ne savait pas avec qui elle se retrouverait et tout recommencer à nouveau ? Sans façon. Elle avait assez joué, finalement, tout ce qu’elle souhaitait à présent c’était danser et s’amuser sans se prendre la tête et surtout, sans avoir à faire à Christopher le grognon.
Elle balaya la salle du regard et son regard se posa sur Eileen qui n’était pas loin d’eux. Un éclair frappa Aliénor. Ces amis, ceux avec qui elle était venu à la base, elle les avait abandonnés pour ces défis ! Mais maintenant que la soirée arrivait vers la fin il serait peut-être temps de les rejoindre. Elle pivota à nouveau vers Hjuki.
-Je vais rejoindre des amis. Ça a été un plaisir d’être ton binôme infini !
Elle porta sa main au bouton de manchette toujours accroché à son haut. Elle décrocha la petite planète et la rendit à son binôme d’un soir en souriant. Gardant sa main tendue pour récupérer sa bague qui lui tenait à cœur. Elle n’avait pas douté une seconde du garçon, il en avait pris soin elle en était certaine.
Une fois sa bague récupérée elle fila à travers la foule en sautillant et une fois dans le dos de sa camarade elle posa ces deux mains sur ces épaules et pris appuis pour sauter et enrouler ces jambes autour des hanches de son amie, espérant que celle-ci ne tomberait pas à la renverse. Le tout en riant bien entendu, parce que c’était très drôle.
@Christopher Hangoover le bougon faut pas râler de se prendre des bâches quand on côtoie Alice aussi, @Gabryel Fleurdelys tu pars bien vite toi, @Hjúki Anastase merci d'avoir été un binôme de folie ! C'était un RP très sympa.
et enfin @Eileen Shelby Ali arrive en force !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Elle posa tout de même son regard sur Hjuki en haussant les épaules. Au moins ils pourraient venir dessiner sur la fresque plus tard quand Christopher sera de meilleure humeur et qu’il y aura moins de monde. Elle ne savait pas si son binôme était du genre artiste dans l’âme, elle, ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas réellement penchée sur un dessin, mais ça lui manquait un peu donc c’était l’occasion. Elle n’en voudrait pas à Christopher et aurait certainement oublié cette interaction demain matin, mais son égo en prenait tout de même un coup.
Elle attrapa son verre qui descendait du plafond alors que leur table c’était elle aussi écharpée du sol pour aller s’installer sur les murs. Plus d’espace, ce n’était pas plus mal, elle se sentait respirer à nouveau et boire une grande lampée de sa boisson lui fit un bien fou. Rafraichissant, pétillant, elle avait l’impression de boire de l’énergie liquide. Elle s’étonnait parfois de tenir aussi facilement cette résolution de ne plus toucher à l’alcool. Peut-être que ces expériences ont été assez mauvaises pour que son cerveau accepte sans rechigner l’arrête de cette substance qui pourtant pouvait être si amusante.
Mais alors qu’elle voulait trinquer avec ces nouveaux camarades de soirée, elle se rendit compte que Gabryel s’était éclipsé. Ah… Bon, ben il devait avoir trouvé plus intéressant ailleurs. De toute façon tant qu’elle avait son verre elle s’en fichait bien. Elle se rapprocha donc de Hjuki pour tenter de se faire entendre.
-Tu veux continuer les défis ? J’avoue qu’après la réponse de Chris j’ai pas trop envie de lui présenter de nouvelles preuves.
Il avait été un excellant binôme, elle doutait du fait que certains aient fait mieux. 8 défis, c’était une belle prouesse, le défi magique, ça ne lui disait rien. Quant à changer de binôme ? A quoi bon, elle ne savait pas avec qui elle se retrouverait et tout recommencer à nouveau ? Sans façon. Elle avait assez joué, finalement, tout ce qu’elle souhaitait à présent c’était danser et s’amuser sans se prendre la tête et surtout, sans avoir à faire à Christopher le grognon.
Elle balaya la salle du regard et son regard se posa sur Eileen qui n’était pas loin d’eux. Un éclair frappa Aliénor. Ces amis, ceux avec qui elle était venu à la base, elle les avait abandonnés pour ces défis ! Mais maintenant que la soirée arrivait vers la fin il serait peut-être temps de les rejoindre. Elle pivota à nouveau vers Hjuki.
-Je vais rejoindre des amis. Ça a été un plaisir d’être ton binôme infini !
Elle porta sa main au bouton de manchette toujours accroché à son haut. Elle décrocha la petite planète et la rendit à son binôme d’un soir en souriant. Gardant sa main tendue pour récupérer sa bague qui lui tenait à cœur. Elle n’avait pas douté une seconde du garçon, il en avait pris soin elle en était certaine.
Une fois sa bague récupérée elle fila à travers la foule en sautillant et une fois dans le dos de sa camarade elle posa ces deux mains sur ces épaules et pris appuis pour sauter et enrouler ces jambes autour des hanches de son amie, espérant que celle-ci ne tomberait pas à la renverse. Le tout en riant bien entendu, parce que c’était très drôle.
@Christopher Hangoover le bougon faut pas râler de se prendre des bâches quand on côtoie Alice aussi, @Gabryel Fleurdelys tu pars bien vite toi, @Hjúki Anastase merci d'avoir été un binôme de folie ! C'était un RP très sympa.
et enfin @Eileen Shelby Ali arrive en force !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Soirée d'intégration 2050
Son ambassadrice s'en va dans un soupir. C'est très loin de ses réactions habituelles et quelque part au milieu de son esprit obsédé par un jeu honteux et abimé par les affres de l'alcool qui embrouillent ses sens, Christopher se rend compte qu'il l'a certainement vexée. Il s'en rend compte, mais il sait aussi que ce qu'il a dit était vrai et qu'il n'a rien à se reprocher. Alors il se contente de hausser les épaules et de poursuivre son chemin.
Lonely Day, Lonely Day... Le titre tourne en boucle dans son esprit, accompagné des notes et des paroles de la musique. Si le Pitiponk passe beaucoup, énormément de chansons sorcières, il serait bien pauvre en culture musicale s'il mettait de côté tout le répertoire moldu. Lonely Day à cette heure-là de la nuit, c'est un mauvais choix... Et pourtant Christopher a hâte de l'entendre résonner, même si elle ne correspond pas à l'ambiance actuelle. Il ne peut s'empêcher de se demander comment la petite vipère réagira, ce qu'elle fera en l'entendant. Il fomente déjà un plan pour la faire danser au milieu de la foule — elle ne s'en remettra jamais, c'est certain !
Aussi traverse-t-il la foule, sans distribuer de clins d’œil et de tapes sur l'épaule cette fois-ci, agacé et impatient de faire ce qu'il a à faire pour poursuivre cet inlassable jeu qui n'en devient que plus amusant avec l'alcool qui commence à faire effet.
Christopher parvient avec un peu de mal à se glisser dans le couloir menant à la cuisine, bousculant sans état d'âme une file d'étudiants faisant le pied de grue devant les toilettes. Dans un long soupir agacé, il traverse le mur magique qui sépare la cuisine de la salle et se retrouve dans les parties privées, où la musique est beaucoup moins forte.
« Que l'un de vous aille choper le vinyle de System of A Down sur lequel il y a la musique Lonely Day, ordonne-t-il à l'assistance avant de se mettre à claquer des doigts pour faire fonctionner plus rapidement sa mémoire : l'album s'appelle... S'appelle...
— Hypnotize, » intervient la voix profonde de Pierce.
L'homme est dressé devant le plan de travail. Ses mains bougent rapidement pour remplir la file de verres qui s'allonge devant lui. Près de lui, Sasha s'agite avec la même ardeur mais elle trouve encore le moyen de fusiller Christopher d'un regard perçant. Dans un coin, occupé à couper maladroitement des ingrédients, se trouve Elisha qui lui lance des coups d’œil craintifs en biais.
« Hypnotize, voilà ! s'écrit Christopher en s'avançant dans la pièce et en pointant Pierce du doigt. Mettez-le après la chanson en cours ! » Il croise le regard noir de Pierce et consent à ajouter, non sans grimacer : « S'il vous plait.
— C'est vrai c'qu'on raconte là-bas ? »
Christopher hausse les sourcils en direction de Sasha. Son air étonné est totalement feint. Il a compris qu'elle sait. Son cœur rate un ou deux battements.
« Tu t'es fiancé ? C'est une blague ? Si c'est le cas, elle est vraiment excellente !
— Ce n'est pas une blague, intervient Pierce en lisant sa moustache. Elle a même une bague.
— Peyton a cafté ! rugit Christopher sans penser au fait qu'en disant ça, il ne fera qu'affirmer ce que tous croient déjà.
— Nenni. J'ai seulement aperçu la scène. Et ne parle pas de Peypey sur ce ton !
— E-elle est très jolie, » ose Elisha d'une voix timide en se retournant pour regarder Christopher.
Évidemment, ce dernier se décompose. Sasha éclate d'un rire bruyant et grave.
« Toi, maqué ? C'est la plus grosse blague du monde ! rit-elle en se tenant le ventre.
— Je m'attendais à te voir avec une tatouée, fait remarquer Pierce en haussant les épaules. Mais celle-ci est très bien.
— S-s-ses cheveux sont très b...
— Toi ! gronde Christopher en se tournant vers Elisha qui se tétanise aussitôt. Vinyle. De suite ! »
Il claque des doigts. Elisha laisse tomber sa baguette et se précipite dans les escaliers en courant. Pierce frappe des deux mains sur le plan de travail, les sourcils froncés.
« Je t'ai déjà dit de ne pas lui parler comme ça !
—Tu dois la kiffer pour la demander en mariage, poursuit Sasha comme s'ils n'avaient pas été interrompus. Ou alors elle est vraiment canon. »
À son air filou, Christopher comprend qu'elle n'y croit pas une seule seconde, mais c'est bien la seule. Il a l'impression que tout lui échappe. Comment la rumeur a-t-elle pu circuler aussi vite ? Et pourquoi cela le met-il dans un tel état de colère ? C'est, après tout, le résultat qu'il recherchait, non ?
« Non, vous n'y êtes pas du tout, se presse-t-il de dire, les mains levées comme pour se défendre, je n'ai pas...
— C'est une Sangblanc, commente Pierce comme si ceci expliquait cela.
— Quoi ? » rugit Sasha.
Sa voix résonne dans la cuisine. Peut-être même au-delà. Christopher se passe la main dans les cheveux en étouffant un gémissement.
« Alors elle est pu-tain de cano...
— Taisez-vous ! Tous les deux ! Enfin, pas toi, Pierce, je ne peux pas te l'ordonner... » Ledit Pierce lui lance un regard amusé qui veut dire : effectivement. « Mais taisez-vous, tout ceci est une blague, c'est clair ? Maintenant, je vais retourn...
— Peyton m'a dit que la petite était émue jusqu'aux larmes quand Christopher s'est mis à genoux.
— Il s'est mis à genoux ?! crie encore Sasha.
— Apparemment, la date est prévue pour l'été prochain.
— Ça va, ça nous laisse le temps d'accepter que Christopher a une maladie incurable et qu'il souhaite seulement laisser un hériter avant de clamser, » sourit Sasha.
Christopher les regarde l'un après l'autre avec la désagréable impression qu'il est totalement invisible. L'alcool dans son sang l'empêche de prendre la mesure de leur moquerie et il a plutôt envie de se frapper la tête contre un mur ou d'étouffer un hurlement de frustration entre ses mains. À la place, il fait un geste agacé des bras et fait demi-tour pour repartir en salle. Il abandonne derrière lui Pierce et Sasha en pleine discussion. Leurs voix le poursuit encore quand il franchit le mur séparant les espaces publics et privés.
« Tu crois qu'il mettra un costume trois pièces ?
— Non, il nous dégotera un costume bizarre d'un couturier bizarre.
— Je pensais pas qu'il se marierait un jour...
— Je crois que c'est sérieux, cette fois. Un homme ne plie jamais le genou sans une bonne raison, ma chère Sasha, je suis bien placé pour l'affirmer. »
Les voix sont étouffées par la protection magique une fois. Christopher se prend de plein fouet le bruit qui résonne dans le bar. La musique, très forte, et le bruit sourd des discussions. Au lieu d'avancer pour retourner en salle, il s'appuie contre le mur, ou plutôt s'affaisse, et ferme un instant les yeux. Il songe déjà à tout le travail que ce sera pour convaincre son équipe que les rumeurs de ses fiançailles sont fausses. Étrangement, si s'afficher devant le pub entier ne l'a pas dérangé, que ses collègues... Que Peyton et Pierce puissent croire que c'est vrai, qu'il est sérieux, ça lui fait quelque chose. Et ce quelque chose n'est pas agréable.
Christopher ouvre les yeux sur le couloir plongée dans la pénombre. Il aperçoit au fond de celui-ci la masse compacte des étudiants qui attendent d'aller aux toilettes. Tout cela est de la faute d'une seule personne. Son image apparaît dans son esprit flouté par l'alcool. Il entend même sa voix qui exige ; voit son menton se dresser. Et il trouve la force de pousser sur sa main pour se remettre droit et de fendre la foule.
Il tamponne à droite, à gauche, il marmonne des excuses, il glousse parce que c'est amusant de se faire remuer par la foule, et finit par s'en extirper en trébuchant. Il se rattrape au chambranle d'une porte. L'air frais lui fait du bien. Christopher se redresse en respirant à plein poumons, les yeux levés vers les branches de l'arbre qui lui cache le ciel obscurcit par la pollution de Londres. Et quand il baisse les yeux vers la cour, il l'aperçoit, affalée contre un garçon. Christopher ouvre grand les yeux, un sourire ahurit sur les lèvres et reste là pour observer Alice Sangblanc qui n'est clairement pas au meilleur de sa forme.
_______
@Alienor Delphillia, il n'est pas encore habitué, c'est pour ça ! Je suis ravi de savoir qu'Ali n'en veut pas trop à Christopher.
@Alice Sangblanc, coucou. Je te vois.
Lonely Day, Lonely Day... Le titre tourne en boucle dans son esprit, accompagné des notes et des paroles de la musique. Si le Pitiponk passe beaucoup, énormément de chansons sorcières, il serait bien pauvre en culture musicale s'il mettait de côté tout le répertoire moldu. Lonely Day à cette heure-là de la nuit, c'est un mauvais choix... Et pourtant Christopher a hâte de l'entendre résonner, même si elle ne correspond pas à l'ambiance actuelle. Il ne peut s'empêcher de se demander comment la petite vipère réagira, ce qu'elle fera en l'entendant. Il fomente déjà un plan pour la faire danser au milieu de la foule — elle ne s'en remettra jamais, c'est certain !
Aussi traverse-t-il la foule, sans distribuer de clins d’œil et de tapes sur l'épaule cette fois-ci, agacé et impatient de faire ce qu'il a à faire pour poursuivre cet inlassable jeu qui n'en devient que plus amusant avec l'alcool qui commence à faire effet.
Christopher parvient avec un peu de mal à se glisser dans le couloir menant à la cuisine, bousculant sans état d'âme une file d'étudiants faisant le pied de grue devant les toilettes. Dans un long soupir agacé, il traverse le mur magique qui sépare la cuisine de la salle et se retrouve dans les parties privées, où la musique est beaucoup moins forte.
« Que l'un de vous aille choper le vinyle de System of A Down sur lequel il y a la musique Lonely Day, ordonne-t-il à l'assistance avant de se mettre à claquer des doigts pour faire fonctionner plus rapidement sa mémoire : l'album s'appelle... S'appelle...
— Hypnotize, » intervient la voix profonde de Pierce.
L'homme est dressé devant le plan de travail. Ses mains bougent rapidement pour remplir la file de verres qui s'allonge devant lui. Près de lui, Sasha s'agite avec la même ardeur mais elle trouve encore le moyen de fusiller Christopher d'un regard perçant. Dans un coin, occupé à couper maladroitement des ingrédients, se trouve Elisha qui lui lance des coups d’œil craintifs en biais.
« Hypnotize, voilà ! s'écrit Christopher en s'avançant dans la pièce et en pointant Pierce du doigt. Mettez-le après la chanson en cours ! » Il croise le regard noir de Pierce et consent à ajouter, non sans grimacer : « S'il vous plait.
— C'est vrai c'qu'on raconte là-bas ? »
Christopher hausse les sourcils en direction de Sasha. Son air étonné est totalement feint. Il a compris qu'elle sait. Son cœur rate un ou deux battements.
« Tu t'es fiancé ? C'est une blague ? Si c'est le cas, elle est vraiment excellente !
— Ce n'est pas une blague, intervient Pierce en lisant sa moustache. Elle a même une bague.
— Peyton a cafté ! rugit Christopher sans penser au fait qu'en disant ça, il ne fera qu'affirmer ce que tous croient déjà.
— Nenni. J'ai seulement aperçu la scène. Et ne parle pas de Peypey sur ce ton !
— E-elle est très jolie, » ose Elisha d'une voix timide en se retournant pour regarder Christopher.
Évidemment, ce dernier se décompose. Sasha éclate d'un rire bruyant et grave.
« Toi, maqué ? C'est la plus grosse blague du monde ! rit-elle en se tenant le ventre.
— Je m'attendais à te voir avec une tatouée, fait remarquer Pierce en haussant les épaules. Mais celle-ci est très bien.
— S-s-ses cheveux sont très b...
— Toi ! gronde Christopher en se tournant vers Elisha qui se tétanise aussitôt. Vinyle. De suite ! »
Il claque des doigts. Elisha laisse tomber sa baguette et se précipite dans les escaliers en courant. Pierce frappe des deux mains sur le plan de travail, les sourcils froncés.
« Je t'ai déjà dit de ne pas lui parler comme ça !
—Tu dois la kiffer pour la demander en mariage, poursuit Sasha comme s'ils n'avaient pas été interrompus. Ou alors elle est vraiment canon. »
À son air filou, Christopher comprend qu'elle n'y croit pas une seule seconde, mais c'est bien la seule. Il a l'impression que tout lui échappe. Comment la rumeur a-t-elle pu circuler aussi vite ? Et pourquoi cela le met-il dans un tel état de colère ? C'est, après tout, le résultat qu'il recherchait, non ?
« Non, vous n'y êtes pas du tout, se presse-t-il de dire, les mains levées comme pour se défendre, je n'ai pas...
— C'est une Sangblanc, commente Pierce comme si ceci expliquait cela.
— Quoi ? » rugit Sasha.
Sa voix résonne dans la cuisine. Peut-être même au-delà. Christopher se passe la main dans les cheveux en étouffant un gémissement.
« Alors elle est pu-tain de cano...
— Taisez-vous ! Tous les deux ! Enfin, pas toi, Pierce, je ne peux pas te l'ordonner... » Ledit Pierce lui lance un regard amusé qui veut dire : effectivement. « Mais taisez-vous, tout ceci est une blague, c'est clair ? Maintenant, je vais retourn...
— Peyton m'a dit que la petite était émue jusqu'aux larmes quand Christopher s'est mis à genoux.
— Il s'est mis à genoux ?! crie encore Sasha.
— Apparemment, la date est prévue pour l'été prochain.
— Ça va, ça nous laisse le temps d'accepter que Christopher a une maladie incurable et qu'il souhaite seulement laisser un hériter avant de clamser, » sourit Sasha.
Christopher les regarde l'un après l'autre avec la désagréable impression qu'il est totalement invisible. L'alcool dans son sang l'empêche de prendre la mesure de leur moquerie et il a plutôt envie de se frapper la tête contre un mur ou d'étouffer un hurlement de frustration entre ses mains. À la place, il fait un geste agacé des bras et fait demi-tour pour repartir en salle. Il abandonne derrière lui Pierce et Sasha en pleine discussion. Leurs voix le poursuit encore quand il franchit le mur séparant les espaces publics et privés.
« Tu crois qu'il mettra un costume trois pièces ?
— Non, il nous dégotera un costume bizarre d'un couturier bizarre.
— Je pensais pas qu'il se marierait un jour...
— Je crois que c'est sérieux, cette fois. Un homme ne plie jamais le genou sans une bonne raison, ma chère Sasha, je suis bien placé pour l'affirmer. »
Les voix sont étouffées par la protection magique une fois. Christopher se prend de plein fouet le bruit qui résonne dans le bar. La musique, très forte, et le bruit sourd des discussions. Au lieu d'avancer pour retourner en salle, il s'appuie contre le mur, ou plutôt s'affaisse, et ferme un instant les yeux. Il songe déjà à tout le travail que ce sera pour convaincre son équipe que les rumeurs de ses fiançailles sont fausses. Étrangement, si s'afficher devant le pub entier ne l'a pas dérangé, que ses collègues... Que Peyton et Pierce puissent croire que c'est vrai, qu'il est sérieux, ça lui fait quelque chose. Et ce quelque chose n'est pas agréable.
Christopher ouvre les yeux sur le couloir plongée dans la pénombre. Il aperçoit au fond de celui-ci la masse compacte des étudiants qui attendent d'aller aux toilettes. Tout cela est de la faute d'une seule personne. Son image apparaît dans son esprit flouté par l'alcool. Il entend même sa voix qui exige ; voit son menton se dresser. Et il trouve la force de pousser sur sa main pour se remettre droit et de fendre la foule.
Il tamponne à droite, à gauche, il marmonne des excuses, il glousse parce que c'est amusant de se faire remuer par la foule, et finit par s'en extirper en trébuchant. Il se rattrape au chambranle d'une porte. L'air frais lui fait du bien. Christopher se redresse en respirant à plein poumons, les yeux levés vers les branches de l'arbre qui lui cache le ciel obscurcit par la pollution de Londres. Et quand il baisse les yeux vers la cour, il l'aperçoit, affalée contre un garçon. Christopher ouvre grand les yeux, un sourire ahurit sur les lèvres et reste là pour observer Alice Sangblanc qui n'est clairement pas au meilleur de sa forme.
_______
@Alienor Delphillia, il n'est pas encore habitué, c'est pour ça ! Je suis ravi de savoir qu'Ali n'en veut pas trop à Christopher.
@Alice Sangblanc, coucou. Je te vois.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER