Soirée d'intégration 2050
Sa voix claque dans l'air. Le sortilège qui flottait au-dessus de nos tête disparaît aussitôt. Je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est grâce à moi que Gabryel a une aussi bonne maîtrise de sa magie. Sa voix glaciale est en parfaite adéquation avec son regard qui s'est durcit et son visage qui a perdu toute étincelle. Je ne suis pas habituée, je ne comprends pas cette réaction, je me dis qu'il va bientôt se mettre à bégayer et à s'excuser en se tordant les mains. Il va s'approcher, essayer de m'attraper encore une fois la main en me jetant ce regard, celui qui peut enflammer des cœurs sans qu'il n'ait rien de particulier. Puis je vais le regarder d'un air dur, je vais serrer les mâchoires, pincer les lèvres, et je lui dirais qu'il est un idiot. Je le dirais sur un ton qui frappe, qui fouette, qui blesse. « Idiot, » sifflerais-je comme je l'ai déjà fait par le passé. Puis il haussera les épaules, me sortira une phrase dont il a le secret, celle qui parle de ces choses qu'il ressent pour moi, et tout sera terminé.
Le visage dur, les poings serrés, j'attends que ça arrive. Mais cela n'arrive pas. Quand il ouvre la bouche, c'est pour parler d'une voix qui ne lui appartient pas. Gabryel n'a jamais parlé comme ça. Il n'a jamais eu le ton aussi dur. Il n'a jamais... Si. Une fois. Une fois, puis après un an d'éloignement, un an durant lequel il n'a plus existé. Mes entrailles se nouent violemment, ma gorge se gonfle d'émotions contenues, mon cœur se met à battre très vite, comme ces fois-là quand je perds le contrôle sur mon esprit, que tout semble tourner autour de moi, que je n'arrive plus à respirer et que je dois m'asseoir pour reprendre mon souffle, serrer les bras autour des jambes pour retrouver contact avec la réalité.
À travers mon regard flou, je vois son bras qui se lève. Ma respiration résonne à mes oreilles, mes poings sont serrés. J'ai envie de l'attraper par le col et lui jeter une méchanceté au visage. J'ai envie de... Sa voix me frappe. Il commence à se détourner. J'ai envie de l'attraper, de transplaner, l'amener loin dans la montagne dans un endroit qu'il ne connait pas, comme ça il ne pourra pas fuir, je ne laisserai là jusqu'à ce que sa colère s'apaise, comme ça il ne pourra pas fuir, parce que là c'est ce qu'il fait, c'est ce qu'il fait, ce n'est qu'un lâche, un abruti doublé d'un lâche, un pauvre abruti qui ne comprend rien à rien et qui est en tort, d'ailleurs, c'est lui qui a commencé et maintenant quoi, il voudrait que je...
Rien.
Son dos s'éloigne lentement de moi. Je ne fais pas le moindre mouvement pour le suivre. Je suis figée. Mon cœur cogne à l'intérieur de moi. Je crois que j'ai envie de pleurer. Sous mes yeux dont la froideur a été soufflée par la surprise, Gabryel s'assied sur une chaise, sa main se referme sur son verre et il se met à boire comme si je n'existais plus.
Le monde se referme sur moi. En une fraction de seconde, j'imagine un nombre conséquent de scénarios, allant de « l'enlever purement et simplement » à « partir de façon colérique pour aller fumer une cigarette », sans oublier « lui arracher son verre et lui jeter violemment au visage, se réjouir du sang qui coule et le terminer à coup à Reducto ». Les images défilent dans ma tête, violentes, brutales, incontrôlables. Aucune d'elles ne soulage la terrible douleur que je ressens juste là, dans le creux de mon cœur. Une douleur qui étouffe, qui prend racine dans quelque chose de beaucoup plus ancien que ce qui vient d'arriver. Une douleur qui me rappelle des périodes particulièrement tristes de mon passée, dont la plus récente remonte à moins d'un an. C'est la même sensation. La même moiteur autour de mon esprit. Le même vide qui s'ouvre à l'intérieur de moi. Le même long hurlement blanc dans mon crâne. Le même. Tout pareil.
Mes scénarios disparaissent lorsque je fais un pas en avant. Envolée la violence, envolé le sang, envolés les sortilèges qui réduisent les os en poussière.
Sans un mot, je tire une chaise à la même table que celle de Gabryel et m'installe dessus, juste en face de lui. Visage livide, traits figés dans un subtil mélange d'une rage brute et d'un désespoir profond. J'ai un sifflement dans les oreilles. J'ai l'impression d'être là sans l'être. Ce n'est pas moi qui attrape un verre. Ce n'est pas moi qui fouille dans ma poche intérieure pour trouver ma bourse. Ce n'est pas moi qui laisse tomber les pièces dans le verre.
« Whisky. Pur. »
Ce n'est pas moi qui parle. Le verre s'envole aussitôt. Elle aimerait qu'il soit revenu maintenant. La fille croise les bras, le regard tourné vers le reste de la pièce pour ne pas regarder Gabryel. Elle ne peut pas le regarder. Elle ne veut pas le regarder. Mais tant qu'il est là, à côté d'elle, ça veut dire qu'il n'est pas ailleurs, disparu, envolé dans la nature. Parce que vous savez, les choses auxquelles on tient finissent toujours par s'envoler, disparaître sans laisser de trace. Ou alors en laissant derrière elles une simple lettre qui ne mène à rien.
@Gabryel Fleurdelys
Le visage dur, les poings serrés, j'attends que ça arrive. Mais cela n'arrive pas. Quand il ouvre la bouche, c'est pour parler d'une voix qui ne lui appartient pas. Gabryel n'a jamais parlé comme ça. Il n'a jamais eu le ton aussi dur. Il n'a jamais... Si. Une fois. Une fois, puis après un an d'éloignement, un an durant lequel il n'a plus existé. Mes entrailles se nouent violemment, ma gorge se gonfle d'émotions contenues, mon cœur se met à battre très vite, comme ces fois-là quand je perds le contrôle sur mon esprit, que tout semble tourner autour de moi, que je n'arrive plus à respirer et que je dois m'asseoir pour reprendre mon souffle, serrer les bras autour des jambes pour retrouver contact avec la réalité.
À travers mon regard flou, je vois son bras qui se lève. Ma respiration résonne à mes oreilles, mes poings sont serrés. J'ai envie de l'attraper par le col et lui jeter une méchanceté au visage. J'ai envie de... Sa voix me frappe. Il commence à se détourner. J'ai envie de l'attraper, de transplaner, l'amener loin dans la montagne dans un endroit qu'il ne connait pas, comme ça il ne pourra pas fuir, je ne laisserai là jusqu'à ce que sa colère s'apaise, comme ça il ne pourra pas fuir, parce que là c'est ce qu'il fait, c'est ce qu'il fait, ce n'est qu'un lâche, un abruti doublé d'un lâche, un pauvre abruti qui ne comprend rien à rien et qui est en tort, d'ailleurs, c'est lui qui a commencé et maintenant quoi, il voudrait que je...
Rien.
Son dos s'éloigne lentement de moi. Je ne fais pas le moindre mouvement pour le suivre. Je suis figée. Mon cœur cogne à l'intérieur de moi. Je crois que j'ai envie de pleurer. Sous mes yeux dont la froideur a été soufflée par la surprise, Gabryel s'assied sur une chaise, sa main se referme sur son verre et il se met à boire comme si je n'existais plus.
Le monde se referme sur moi. En une fraction de seconde, j'imagine un nombre conséquent de scénarios, allant de « l'enlever purement et simplement » à « partir de façon colérique pour aller fumer une cigarette », sans oublier « lui arracher son verre et lui jeter violemment au visage, se réjouir du sang qui coule et le terminer à coup à Reducto ». Les images défilent dans ma tête, violentes, brutales, incontrôlables. Aucune d'elles ne soulage la terrible douleur que je ressens juste là, dans le creux de mon cœur. Une douleur qui étouffe, qui prend racine dans quelque chose de beaucoup plus ancien que ce qui vient d'arriver. Une douleur qui me rappelle des périodes particulièrement tristes de mon passée, dont la plus récente remonte à moins d'un an. C'est la même sensation. La même moiteur autour de mon esprit. Le même vide qui s'ouvre à l'intérieur de moi. Le même long hurlement blanc dans mon crâne. Le même. Tout pareil.
Mes scénarios disparaissent lorsque je fais un pas en avant. Envolée la violence, envolé le sang, envolés les sortilèges qui réduisent les os en poussière.
Sans un mot, je tire une chaise à la même table que celle de Gabryel et m'installe dessus, juste en face de lui. Visage livide, traits figés dans un subtil mélange d'une rage brute et d'un désespoir profond. J'ai un sifflement dans les oreilles. J'ai l'impression d'être là sans l'être. Ce n'est pas moi qui attrape un verre. Ce n'est pas moi qui fouille dans ma poche intérieure pour trouver ma bourse. Ce n'est pas moi qui laisse tomber les pièces dans le verre.
« Whisky. Pur. »
Ce n'est pas moi qui parle. Le verre s'envole aussitôt. Elle aimerait qu'il soit revenu maintenant. La fille croise les bras, le regard tourné vers le reste de la pièce pour ne pas regarder Gabryel. Elle ne peut pas le regarder. Elle ne veut pas le regarder. Mais tant qu'il est là, à côté d'elle, ça veut dire qu'il n'est pas ailleurs, disparu, envolé dans la nature. Parce que vous savez, les choses auxquelles on tient finissent toujours par s'envoler, disparaître sans laisser de trace. Ou alors en laissant derrière elles une simple lettre qui ne mène à rien.
@Gabryel Fleurdelys
Soirée d'intégration 2050
Carry, adossée au mur, suit du regard Chassin qui s’éloigne d’un pas hautain. Son visage reste fermé. Elle secoue la tête, sans hâte, et retient un rire. Chassin affiche une suffisance qui irrite autant qu’elle amuse ; Carry a déjà vu ce type de comportement. Miss Nerrah lui avait parlé de ces gens-là : ceux qui se croient au-dessus des autres et donnent des ordres sans mesurer. Carry sait qu’elle aussi a été de ceux-là autrefois. La leçon lui a servi. Chassin, à ses yeux, n’a pas encore reçu la sienne.
Carry regarde la silhouette qui s’éloigne, puis répond, sans détour.
Morrigan avale une gorgée et laisse échapper un souffle, qui fait tressauter le liquide dans son verre.
Carry s’appuie contre le mur, adopte une posture légère, presque joueuse. Son regard devient faussement innocent.
Morrigan plisse les yeux, cherche une confirmation dans la réaction de sa sœur.
Carry fronce les sourcils, puis secoue la tête, incrédule.
Morrigan laisse un petit rire s’échapper, sarcastique, puis repose son verre sur la table.
Carry secoue la tête et detourne son regard de sa soeur
Morrigan croise les bras, attentive. L’idée de Carry la surprend mais l’intrigue aussi.
Carry hausse les sourcils et hoche la tête.
Morrigan esquisse un sourire, amusée, mais ses yeux restent durs.
Carry accepte la présence de sa sœur comme une protection tacite. Elle tourne la tête vers la porte, puis balaye la salle du regard. Les conversations reprennent, plus basses. La lumière sculpte les traits des visages.
Carry inspire, ferme les poings un instant, puis les relâche.
Morrigan garde le silence, les yeux sur Carry. Elle saisit un verre puis en offrit un a sa soeur qui le pris en souraint avant de s'en aller.
Ouverte pour toute rencontre, preference sans drama
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
MORRIGAN
(amusé)
Alors, qui t’a laissée sur ta faim ?
(amusé)
Alors, qui t’a laissée sur ta faim ?
Carry regarde la silhouette qui s’éloigne, puis répond, sans détour.
CARRY
Elfie Chassin, je crois. Une ancienne Gryffondor. On a eu un différend il y a quatre ou cinq ans.
Elfie Chassin, je crois. Une ancienne Gryffondor. On a eu un différend il y a quatre ou cinq ans.
Morrigan avale une gorgée et laisse échapper un souffle, qui fait tressauter le liquide dans son verre.
MORRIGAN
Quatre ou cinq ans ? Qu’est‑ce que tu as bien pu lui dire pour qu’elle t’en veuille encore autant ?
Quatre ou cinq ans ? Qu’est‑ce que tu as bien pu lui dire pour qu’elle t’en veuille encore autant ?
Carry s’appuie contre le mur, adopte une posture légère, presque joueuse. Son regard devient faussement innocent.
CARRY
Je crois que son père a été à Azkaban. Et on peut dire que... je me suis moquée de sa famille.
Je crois que son père a été à Azkaban. Et on peut dire que... je me suis moquée de sa famille.
Morrigan plisse les yeux, cherche une confirmation dans la réaction de sa sœur.
MORRIGAN
Vu sa haine, il doit y être encore. Mais ce soir, tu as recommencé ?
Vu sa haine, il doit y être encore. Mais ce soir, tu as recommencé ?
Carry fronce les sourcils, puis secoue la tête, incrédule.
CARRY
(agacé, défensif)
Tu crois vraiment que je suis venue ici pour me créer des ennemis ? Non. Je ne suis pas venue pour ça. Je lui ai dit qu’elle parlait mal et que, si elle continuait, je la défigurerais.
(agacé, défensif)
Tu crois vraiment que je suis venue ici pour me créer des ennemis ? Non. Je ne suis pas venue pour ça. Je lui ai dit qu’elle parlait mal et que, si elle continuait, je la défigurerais.
Morrigan laisse un petit rire s’échapper, sarcastique, puis repose son verre sur la table.
MORRIGAN
(Ricanne)
On reverra la diplomatie une autre fois.
(Ricanne)
On reverra la diplomatie une autre fois.
Carry secoue la tête et detourne son regard de sa soeur
CARRY
Ce n’est pas la question. Elle m’a parlé comme un chien. Tu veux que je laisse passer ? Non. Je lui ai donné un choix : régler ça dehors ou s’asseoir et parler comme des adultes.
Ce n’est pas la question. Elle m’a parlé comme un chien. Tu veux que je laisse passer ? Non. Je lui ai donné un choix : régler ça dehors ou s’asseoir et parler comme des adultes.
Morrigan croise les bras, attentive. L’idée de Carry la surprend mais l’intrigue aussi.
MORRIGAN
(incrédule, amusé)
C’est toi qui as proposé ces options ? Vraiment ?
(incrédule, amusé)
C’est toi qui as proposé ces options ? Vraiment ?
Carry hausse les sourcils et hoche la tête.
CARRY
Aussi bizzare que cela puisse parraitre, oui. Evidemment, si elle s’excuse, je l’écouterai. Si elle veut du sang, je ferai le nécessaire. Nous faisons toutes des erreurs. Je sais ce que c’est.
Aussi bizzare que cela puisse parraitre, oui. Evidemment, si elle s’excuse, je l’écouterai. Si elle veut du sang, je ferai le nécessaire. Nous faisons toutes des erreurs. Je sais ce que c’est.
Morrigan esquisse un sourire, amusée, mais ses yeux restent durs.
MORRIGAN
Reste droite. Je te surveille. Ne fais rien d’impulsif.
Reste droite. Je te surveille. Ne fais rien d’impulsif.
Carry accepte la présence de sa sœur comme une protection tacite. Elle tourne la tête vers la porte, puis balaye la salle du regard. Les conversations reprennent, plus basses. La lumière sculpte les traits des visages.
Carry inspire, ferme les poings un instant, puis les relâche.
CARRY
Si elle vient, je prendrai mes responsabilités. C’est aussi simple que cela. En attendant, je vais essayer de trouver de la nouvelle compagnie et potentiellement me faire des amis.
Si elle vient, je prendrai mes responsabilités. C’est aussi simple que cela. En attendant, je vais essayer de trouver de la nouvelle compagnie et potentiellement me faire des amis.
Morrigan garde le silence, les yeux sur Carry. Elle saisit un verre puis en offrit un a sa soeur qui le pris en souraint avant de s'en aller.
Ouverte pour toute rencontre, preference sans drama
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
Soirée d'intégration 2050
Lorsqu’Aelle s’installa face à lui, Gabryel fut pris d’un léger vertige intérieur. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle ose ce rapprochement après ce qui venait de se passer. Surpris, il refusa toutefois de le laisser paraître : Son visage demeura impassible, presque fermé, comme si rien ne pouvait le troubler. Pourtant, au fond de lui, tout se calma aussitôt. Sa colère, sa blessure, tout ce qui l’avait crispé quelques minutes plus tôt se dissipa. Il le savait trop bien, sa simple présence avait ce pouvoir sur lui.
Il baissa les yeux vers son verre, comme pour se raccrocher à quelque chose d’autre qu’elle. Sans attendre, il but nouvelle une gorgée de whisky. C’était sa manière de s’accrocher, de se retenir à un semblant de contrôle. Mais ses doigts tremblaient légèrement. Le jeune homme évita de croiser son regard. Parce qu’il savait. Il savait que s’il plongeait ses yeux dans les siens, toute sa construction fragile s’effondrerait en un instant. Alors il resta obstiné, fixé sur le verre presque vide. Il fut soudain las, las des gens, las du bruit, las du monde entier.
Il vida son fond de whisky d’un trait, puis il posa le verre. Ses doigts étaient à nouveau calmes, mais son cœur tambourinait comme une tempête intérieure. Il ne voulait pas la regarder, pas tout de suite. L’Écossais se savait incapable de résister. Aelle restait là, immobile et pourtant entière. Peu à peu, sa faiblesse prit le dessus : Il finit par poser ses yeux sur la Poufsouffle. Tout ce qui l’avait blessé, toute sa fierté brandie comme une épée, tout s’évanouit sous le poids d’un seul regard.
Voir son visage, c’était perdre le monde en un instant. Il sentit dans sa poitrine une chose étrange, comme si quelque chose de sombre se transformait en lumière : La ligne de ses mâchoires, la façon dont elle serrait les poings, la pâleur qui rendait sa bouche si fragile. Le visage du Gryffon s’adoucit sans qu’il l’ait voulu. Il tenta de garder un reste de fierté, mais ses yeux trahissaient tout. Parce que les mots qui comptent prennent souvent le plus simple chemin, il parla, doucement, avec simplicité :
- Je t’aime, Bristyle, tu le sais. Je ne devrais plus avoir à te le dire.
@Aelle Bristyle
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Il baissa les yeux vers son verre, comme pour se raccrocher à quelque chose d’autre qu’elle. Sans attendre, il but nouvelle une gorgée de whisky. C’était sa manière de s’accrocher, de se retenir à un semblant de contrôle. Mais ses doigts tremblaient légèrement. Le jeune homme évita de croiser son regard. Parce qu’il savait. Il savait que s’il plongeait ses yeux dans les siens, toute sa construction fragile s’effondrerait en un instant. Alors il resta obstiné, fixé sur le verre presque vide. Il fut soudain las, las des gens, las du bruit, las du monde entier.
Il vida son fond de whisky d’un trait, puis il posa le verre. Ses doigts étaient à nouveau calmes, mais son cœur tambourinait comme une tempête intérieure. Il ne voulait pas la regarder, pas tout de suite. L’Écossais se savait incapable de résister. Aelle restait là, immobile et pourtant entière. Peu à peu, sa faiblesse prit le dessus : Il finit par poser ses yeux sur la Poufsouffle. Tout ce qui l’avait blessé, toute sa fierté brandie comme une épée, tout s’évanouit sous le poids d’un seul regard.
Voir son visage, c’était perdre le monde en un instant. Il sentit dans sa poitrine une chose étrange, comme si quelque chose de sombre se transformait en lumière : La ligne de ses mâchoires, la façon dont elle serrait les poings, la pâleur qui rendait sa bouche si fragile. Le visage du Gryffon s’adoucit sans qu’il l’ait voulu. Il tenta de garder un reste de fierté, mais ses yeux trahissaient tout. Parce que les mots qui comptent prennent souvent le plus simple chemin, il parla, doucement, avec simplicité :
- Je t’aime, Bristyle, tu le sais. Je ne devrais plus avoir à te le dire.
@Aelle Bristyle
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Soirée d'intégration 2050
Je n'ai pas encore vu le numéro qui m'a été attribué qu'une voix bien connue m'interpelle.
« Ennis ! Je suis contente de te voir ! » je l'accueille avec un grand sourire. « Ça va bien et toi ? Qu'est-ce que tu fais, cette année ? Oh, euh, je viens d'arriver aussi, j'ai parlé à personne encore mais je vois plein de monde que je connais- »
Je m'interromps à nouveau, cette fois parce que j'ai entendu des applaudissements un peu plus loin. Est-ce qu'il se passe quelque chose ? De là où je me trouve, j'ai l'impression que c'est au niveau de l'homme qui était à l'entrée et qui a ensuite expliqué l'histoire des papiers, et en face de lui... Je crois reconnaître cette fille, est-ce que c'est Alice ? Ne comprenant pas vraiment ce qu'ils fabriquent d'aussi loin et avec bon nombre des personnes présentes qui me barrent le regard, je me tourne plutôt vers mon amie.
« Je disais, j'ai vu pas mal de monde au final ! » je reprends avant de finalement désigner le bout de parchemin que je tiens en main, puis ouvrir celui-ci. « Tu as eu un papier aussi ? Tu as le numéro combien ? »
De mon côté, le contenu de ce que j'ai reçu est désormais affiché, et c'est un numéro onze qui est clairement lisible dessus.
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
« Ennis ! Je suis contente de te voir ! » je l'accueille avec un grand sourire. « Ça va bien et toi ? Qu'est-ce que tu fais, cette année ? Oh, euh, je viens d'arriver aussi, j'ai parlé à personne encore mais je vois plein de monde que je connais- »
Je m'interromps à nouveau, cette fois parce que j'ai entendu des applaudissements un peu plus loin. Est-ce qu'il se passe quelque chose ? De là où je me trouve, j'ai l'impression que c'est au niveau de l'homme qui était à l'entrée et qui a ensuite expliqué l'histoire des papiers, et en face de lui... Je crois reconnaître cette fille, est-ce que c'est Alice ? Ne comprenant pas vraiment ce qu'ils fabriquent d'aussi loin et avec bon nombre des personnes présentes qui me barrent le regard, je me tourne plutôt vers mon amie.
« Je disais, j'ai vu pas mal de monde au final ! » je reprends avant de finalement désigner le bout de parchemin que je tiens en main, puis ouvrir celui-ci. « Tu as eu un papier aussi ? Tu as le numéro combien ? »
De mon côté, le contenu de ce que j'ai reçu est désormais affiché, et c'est un numéro onze qui est clairement lisible dessus.
@Ennis O'Belt Ouiii 
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Soirée d'intégration 2050
Aucun instinct de survie ? Aliénor plissa les yeux en observant l’homme. Pourquoi diable, qu’avait-elle fait de mal ? Boire dans ce verre, alors oui ce n’était pas bon, mais elle ne risquait pas la mort ! Elle n’allait tout de même pas voir le mal de partout ! Enfin de toute façon elle avait bien mieux à faire qu’étudier la question, savoir si elle allait réussir son défi. Son binôme s’approcha et elle lui fit un sourire en inclinant la tête, de manière à indiquer à Hjuki qu’elle était fière de lui. Alors oui il était plus vieux, avec plus d’expérience qu’elle, mais elle avait le droit d’être fière non ?
Mais quand celui-ci proposa une marche nuptiale Aliénor manqua de lui crier dessus. Elle avala une grande goulée d’air avant de la retenir, restant ainsi sans respirer jusqu’à la réponse de Christopher. Il n’allait jamais accepter c’était certain, il aimait trop le rock pour ça, c’était trop loin de son ambiance. Il avait des goûts de vieux certes, mais il avait une ADN bien marquée et la marche nuptiale n’était pas, mais absolument pas dans son ADN. Aux premiers mots, elle y cru. Durant une seconde elle cru qu’il allait accepter, juste pour torturer un instant de plus Alice. Mais la seconde suivante il s’exclaffait. Aliénor leva les yeux au ciel en soupirant. Qu’elle drama queen quand il voulait celui-là, humilié par une marche nuptiale !
Mais quand il lève le doigt vers Aliénor celle-ci louche dessus. Quoi ? Elle avait fait quoi encore ? Elle se tendit en attendant les paroles de Christopher qui mirent de longues secondes à venir. Elle souffla en rigolant à ces mots. Bien entendu qu’il n’avait rien à lui reprocher ! Elle était la cliente parfaite ! Elle ne buvait pas d’alcool mais pouvait danser sur n’importe qu’elle musique quand même, ambiance garantie !
-Et tu l’aurais fait bien entendu.
Mais quand il dit que c’était tout ce qu’ils pouvaient donner Aliénor fronça les sourcils. Elle était étudiante et comme tous les étudiants elle était loin d’être riche. Alors oui, elle avait sa bourse qui l’aidait grandement, mais quand même !
-J’aouve que la marche nuptiale c’était un peu trop. Je pensais à quelque chose qu’un peu plus sexy pour pimenter un peu la soirée, réveiller ces étudiants bien trop sages… Quelque chose comme Escape… Mais ce serait peut-être un peu trop stylé pour toi ?
Elle lui fit un clin d’œil juste en mémoire de leur petit échange à l’entrée du bar.
-D’autant que je pense que tu ferais un ravage sur cette musique Hjuki.
Après tout son binôme avait un certain charme. Danser sur cette musique allait certainement attirer l’attention, et en bien ! Et puis… ce serait très divertissant pour Aliénor qui certes ne dansait pas très bien, mais n’avait honte de rien, donc faire des danses sexy sans qu’il n’y ait qui que ce soit à séduire, ça la faisait extrêmement rire.
@Christopher Hangoover, @Hjúki Anastase
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Mais quand celui-ci proposa une marche nuptiale Aliénor manqua de lui crier dessus. Elle avala une grande goulée d’air avant de la retenir, restant ainsi sans respirer jusqu’à la réponse de Christopher. Il n’allait jamais accepter c’était certain, il aimait trop le rock pour ça, c’était trop loin de son ambiance. Il avait des goûts de vieux certes, mais il avait une ADN bien marquée et la marche nuptiale n’était pas, mais absolument pas dans son ADN. Aux premiers mots, elle y cru. Durant une seconde elle cru qu’il allait accepter, juste pour torturer un instant de plus Alice. Mais la seconde suivante il s’exclaffait. Aliénor leva les yeux au ciel en soupirant. Qu’elle drama queen quand il voulait celui-là, humilié par une marche nuptiale !
Mais quand il lève le doigt vers Aliénor celle-ci louche dessus. Quoi ? Elle avait fait quoi encore ? Elle se tendit en attendant les paroles de Christopher qui mirent de longues secondes à venir. Elle souffla en rigolant à ces mots. Bien entendu qu’il n’avait rien à lui reprocher ! Elle était la cliente parfaite ! Elle ne buvait pas d’alcool mais pouvait danser sur n’importe qu’elle musique quand même, ambiance garantie !
-Et tu l’aurais fait bien entendu.
Mais quand il dit que c’était tout ce qu’ils pouvaient donner Aliénor fronça les sourcils. Elle était étudiante et comme tous les étudiants elle était loin d’être riche. Alors oui, elle avait sa bourse qui l’aidait grandement, mais quand même !
-J’aouve que la marche nuptiale c’était un peu trop. Je pensais à quelque chose qu’un peu plus sexy pour pimenter un peu la soirée, réveiller ces étudiants bien trop sages… Quelque chose comme Escape… Mais ce serait peut-être un peu trop stylé pour toi ?
Elle lui fit un clin d’œil juste en mémoire de leur petit échange à l’entrée du bar.
-D’autant que je pense que tu ferais un ravage sur cette musique Hjuki.
Après tout son binôme avait un certain charme. Danser sur cette musique allait certainement attirer l’attention, et en bien ! Et puis… ce serait très divertissant pour Aliénor qui certes ne dansait pas très bien, mais n’avait honte de rien, donc faire des danses sexy sans qu’il n’y ait qui que ce soit à séduire, ça la faisait extrêmement rire.
@Christopher Hangoover, @Hjúki Anastase
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Soirée d'intégration 2050
Elle garde les yeux braqués vers l'horizon, avec détermination, comme si c'était ça son seul objectif, la raison même de son existence : lancer son regard le plus loin possible et tout faire pour ne pas faire attention au garçon qui se trouve de l'autre côté de la table. Elle y parvient dans trop de difficulté, mais son souffle est encore bloqué dans sa gorge, ses poings serrés et ses mâchoires crispées. Son verre ne devrait plus tarder à arriver, maintenant. Aelle aimerait bien lever la tête pour surveiller son arrivée, pour occuper ses yeux, son esprit, son cœur, mais elle n'y parvient pas. Il lui semble reconnaître un visage à l'autre bout de la salle, une Poufsouffle, puis le visage disparaît derrière un corps et son attention retourne vers la table où elle est installée bien malgré elle.
De l'autre côté du plateau en bois, la silhouette de Gabryel nargue la sorcière. Elle ne voit de lui que le côté de son corps, flou. Elle aimerait continuer à s'imaginer lui lancer des sortilèges cuisants, mais les images ne viennent pas, tout s'est tu, ne reste que ce long hurlement blanc qui étouffe le bruit alentour et l'impression vivace, puissance, que tout ce qui se passe ici n'existe pas vraiment. Ce n'est qu'une grande scène, un grand spectacle, une immense représentation. Elle, dans son propre rôle, doit feindre une colère intense et dévorante, elle le doit, elle le sait, mais ce qu'elle ressent ne ressemble pas à ça. Les entrailles qui se tordent, le cœur qui donne l'impression d'être trop grand pour son corps, l'estomac qui déborde, la tension qui remonte jusque dans le haut de la nuque. Ce n'est pas de la colère, ça. Pourtant, Aelle garde poings serrés et mâchoires crispées. Son rôle dit sois en colère alors elle sera en colère, parce que l'angoisse c'est pour les abrutis, l'angoisse c'est pour la nouvelle Aelle, la Aelle méprisable, mais depuis la rentrée cette Aelle est morte. Alors l'angoisse n'existe pas. Il n'y a que la colère.
Elle le voit qui le regarde à l'orée de sa vision. Gabryel. Alors son regard se fige sur un coin de la table, son corps se tétanise et elle attend que la tempête passe, qu'il se détourne ou qu'il s'en aille. Sa voix résonne entre eux. Il dit...
je t'aime, Bristyle, comme il me l'a dit il y a une éternité en haut de la tour d'Astronomie. Il le dit avec la même simplicité et la même évidence, comme si ça coulait de source, comme s'il parlait du beau temps. Et comme s'il parlait du beau temps, j'ai l'impression que ça ne me fait rien alors que la bulle qui me coupait du monde a explosé sous ses mots et que je me retrouve désormais de nouveau plongée dans cette vie qui est la mienne, avec ses bruits assourdissants et les sensations détestables de mon cœur.
Je parviens à lever les yeux vers lui. Son visage n'est plus paré de son masque de guerre, celui qu'il ne porte que lorsque c'est trop, tout ça. Moi. Je me demande lequel est un mensonge : le Gabryel qui me regarde avec ces yeux-là, ceux qui fouillent mon âme, celui qui est capable de courir de bonheur après que je l'ai embrassé, ou celui qui me regarde avec des yeux durs, dont la voix claque et fouette. Lequel est le vrai ? Avec lequel je dois composer ? J'ai été habituée, tu sais, Gabryel. Je sais que les double-jeu c'est monnaie courante. Un coup tu vas m'appeler Arya et me sourire, et l'autre coup utiliser mon nom comme une arme. C'est ce qui arrive toujours. Rien n'est fixe. Rien n'est sûr. Rien n'est éternel. Surtout pas vous, les autres. Un jour t'es là, le lendemain t'es plus là, c'est comme ça que ça marche, je ne suis pas idiote.
Comme si Merlin lui-même avait décidé de nous l'envoyer pour combler le long silence qui est en train de s'installer, mon verre choisit ce moment-là pour revenir. Je lève les yeux pour l'accueillir... et le regarder s'installer sur la table, totalement vide, avec mes pièces à l'intérieur. Mes épaules s'affaissent soudainement, ma bouche s'entrouvre. Je devine instantanément que si le verre est revenu vide, c'est parce que je n'ai pas été poli lors de ma commande. Je le sais, je sais que j'ai fait une erreur et qu'elle est si banale qu'elle pourra être effacée d'un claquement de doigts. Pourtant, de voir mon verre vide alors que je souhaitais me réfugier dans le Whisky ça me donne un coup. Un coup à l'esprit, un coup à tout mon être, comme si le verre lui-même venait de me traiter de sale débris, « ...cet espèce de débris qu’elle a osé relâcher en... ».
Mes doigts s'enroulent nerveusement autour de mon verre vide. Je fais tinter les pièce à l'intérieur. Et tout à coup, sans prévenir, un rire me secoue les épaules. Un rire creux, vide, provenant d'une hilarité bien réelle, elle, qui me pourfend comme une lame particulièrement pointue. Je penche la tête et appuie ma bouche dans la paume de ma main, le coude planté que la table. Mes épaules tressautent encore. Sans jeter le moindre regard à Gabryel que je suis peut-être en train d'inventer et qui n'est peut-être pas là devant moi, je me penche vers le verre pour demander d'une voix mielleuse que l'on pourrait croire sincère :
« Auriez-vous l'obligeance de me servir un whisky, je vous prie ? »
Le verre s'envole aussitôt dans les airs. Mon rire a disparu en même temps que lui. Ne reste pas grand chose à l'intérieur de ce crâne. Même le long hurlement s'est tu. Sans lever la tête, je tourne les yeux vers Gabryel.
« Si tu ne veux plus avoir à le dire, dis-je d'une voix sans timbre, mon visage n'exprimant plus rien, tu n'aurais jamais dû commencer à le faire. »
@Gabryel Fleurdelys
De l'autre côté du plateau en bois, la silhouette de Gabryel nargue la sorcière. Elle ne voit de lui que le côté de son corps, flou. Elle aimerait continuer à s'imaginer lui lancer des sortilèges cuisants, mais les images ne viennent pas, tout s'est tu, ne reste que ce long hurlement blanc qui étouffe le bruit alentour et l'impression vivace, puissance, que tout ce qui se passe ici n'existe pas vraiment. Ce n'est qu'une grande scène, un grand spectacle, une immense représentation. Elle, dans son propre rôle, doit feindre une colère intense et dévorante, elle le doit, elle le sait, mais ce qu'elle ressent ne ressemble pas à ça. Les entrailles qui se tordent, le cœur qui donne l'impression d'être trop grand pour son corps, l'estomac qui déborde, la tension qui remonte jusque dans le haut de la nuque. Ce n'est pas de la colère, ça. Pourtant, Aelle garde poings serrés et mâchoires crispées. Son rôle dit sois en colère alors elle sera en colère, parce que l'angoisse c'est pour les abrutis, l'angoisse c'est pour la nouvelle Aelle, la Aelle méprisable, mais depuis la rentrée cette Aelle est morte. Alors l'angoisse n'existe pas. Il n'y a que la colère.
Elle le voit qui le regarde à l'orée de sa vision. Gabryel. Alors son regard se fige sur un coin de la table, son corps se tétanise et elle attend que la tempête passe, qu'il se détourne ou qu'il s'en aille. Sa voix résonne entre eux. Il dit...
je t'aime, Bristyle, comme il me l'a dit il y a une éternité en haut de la tour d'Astronomie. Il le dit avec la même simplicité et la même évidence, comme si ça coulait de source, comme s'il parlait du beau temps. Et comme s'il parlait du beau temps, j'ai l'impression que ça ne me fait rien alors que la bulle qui me coupait du monde a explosé sous ses mots et que je me retrouve désormais de nouveau plongée dans cette vie qui est la mienne, avec ses bruits assourdissants et les sensations détestables de mon cœur.
Je parviens à lever les yeux vers lui. Son visage n'est plus paré de son masque de guerre, celui qu'il ne porte que lorsque c'est trop, tout ça. Moi. Je me demande lequel est un mensonge : le Gabryel qui me regarde avec ces yeux-là, ceux qui fouillent mon âme, celui qui est capable de courir de bonheur après que je l'ai embrassé, ou celui qui me regarde avec des yeux durs, dont la voix claque et fouette. Lequel est le vrai ? Avec lequel je dois composer ? J'ai été habituée, tu sais, Gabryel. Je sais que les double-jeu c'est monnaie courante. Un coup tu vas m'appeler Arya et me sourire, et l'autre coup utiliser mon nom comme une arme. C'est ce qui arrive toujours. Rien n'est fixe. Rien n'est sûr. Rien n'est éternel. Surtout pas vous, les autres. Un jour t'es là, le lendemain t'es plus là, c'est comme ça que ça marche, je ne suis pas idiote.
Comme si Merlin lui-même avait décidé de nous l'envoyer pour combler le long silence qui est en train de s'installer, mon verre choisit ce moment-là pour revenir. Je lève les yeux pour l'accueillir... et le regarder s'installer sur la table, totalement vide, avec mes pièces à l'intérieur. Mes épaules s'affaissent soudainement, ma bouche s'entrouvre. Je devine instantanément que si le verre est revenu vide, c'est parce que je n'ai pas été poli lors de ma commande. Je le sais, je sais que j'ai fait une erreur et qu'elle est si banale qu'elle pourra être effacée d'un claquement de doigts. Pourtant, de voir mon verre vide alors que je souhaitais me réfugier dans le Whisky ça me donne un coup. Un coup à l'esprit, un coup à tout mon être, comme si le verre lui-même venait de me traiter de sale débris, « ...cet espèce de débris qu’elle a osé relâcher en... ».
Mes doigts s'enroulent nerveusement autour de mon verre vide. Je fais tinter les pièce à l'intérieur. Et tout à coup, sans prévenir, un rire me secoue les épaules. Un rire creux, vide, provenant d'une hilarité bien réelle, elle, qui me pourfend comme une lame particulièrement pointue. Je penche la tête et appuie ma bouche dans la paume de ma main, le coude planté que la table. Mes épaules tressautent encore. Sans jeter le moindre regard à Gabryel que je suis peut-être en train d'inventer et qui n'est peut-être pas là devant moi, je me penche vers le verre pour demander d'une voix mielleuse que l'on pourrait croire sincère :
« Auriez-vous l'obligeance de me servir un whisky, je vous prie ? »
Le verre s'envole aussitôt dans les airs. Mon rire a disparu en même temps que lui. Ne reste pas grand chose à l'intérieur de ce crâne. Même le long hurlement s'est tu. Sans lever la tête, je tourne les yeux vers Gabryel.
« Si tu ne veux plus avoir à le dire, dis-je d'une voix sans timbre, mon visage n'exprimant plus rien, tu n'aurais jamais dû commencer à le faire. »
@Gabryel Fleurdelys
Soirée d'intégration 2050
I • II • III • IV A. D. • V
Défi 3 : VI A. D. • VII
Défi 2 : VIII A. D. • IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : X • XI A. S. • XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D. • XIV • XV C. H. • XVI A. D. • XVII • XVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D. • E. C. → XX • XXI • XXII → E. C. • XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D. • XXV
Défi 6 : XXVI A. D. • XXVII É. C • XXVIII • XXIX T. S. • XXX A. D. • XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D. • XXXIII
S’humilier ? Cet homme ne connait-il donc pas le concept du contremploi, la prise à revers volontaire, la bonne maîtrise du contraste ? Manque-t-il d’audace au point de craindre que les auditeurs de son bar prennent sérieusement quelques notes malicieusement choisies pour un changement de direction artistique ? Sa réaction n’est-elle pas en somme celle consensuelle d’un jeune candidat de concours, trop effrayé de tenter quelque chose de différent au cas où le jury, au lieu de comprendre l’idée sortant de sentiers battus, préfère voir dans l’inhabituel un manque de maîtrise ou une mauvaise exécution ? D’un autre côté, Hjúki doute que l’ego de l’employé du Pitiponk soit un point sensible. S’il arrive à s’embarquer dans la comédie d’un faux mariage tout en restant à son aise, c’est qu’il ne doit pas avoir tant que ça, auquel cas essayer de le provoquer sur sa fierté ne serait pas forcément une approche efficace. Quoique… craindre de Mendelssohn que sa musique pourrait l’humilier, c’est à ses oreilles preuve de bien peu de courage. De plus, en écoutant bien, toute musique plus fraîche ou moderne n’est qu’un remix en quelques minutes du répertoire classique, qui contient déjà hargne, énergie, puissance, intensité ; et détient le pouvoir de s’infiltrer sous la peau et de vous électriser. Après tout, c’est précisément par les premières notes du ‘Songe’ qu’il avait commencé à retracer un chemin avec sa baguette. Clairement, cet homme ne soupçonne pas la déflagration enchantée que Hjúki pourrait tirer d’un Mendelssohn… c’est décidé, venu au huitième défi, il puisera la puissance et la beauté de son acte magique de sa Musique. Bon, sans doute quelque chose de moins pompeux que la marche. Que peuvent-ils donner de plus ? Il boit quelques gorgées de son cocktail en écoutant Ali reprendre le flambeau de la négociation en mettant sur la table une tout autre proposition. Une chanson sexy sur laquelle il ferait un ravage ? Il ne connaît pas le titre, ignore ce qui l’attend, mais lui fait confiance. Comment l’aider juste ce qu’il faut ? Un instant plus tôt, il voulait piquer son aîné sur son manque d’audace, et voilà que sa partenaire le provoquait sur le style. Il tente, espérant s’aventurer dans la bonne direction en le titillant au bon endroit. « À vous accrocher à vos classiques, vous passeriez pour consensuel »
Défi 3 : VI A. D. • VII
Défi 2 : VIII A. D. • IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : X • XI A. S. • XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D. • XIV • XV C. H. • XVI A. D. • XVII • XVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D. • E. C. → XX • XXI • XXII → E. C. • XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D. • XXV
Défi 6 : XXVI A. D. • XXVII É. C • XXVIII • XXIX T. S. • XXX A. D. • XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D. • XXXIII
S’humilier ? Cet homme ne connait-il donc pas le concept du contremploi, la prise à revers volontaire, la bonne maîtrise du contraste ? Manque-t-il d’audace au point de craindre que les auditeurs de son bar prennent sérieusement quelques notes malicieusement choisies pour un changement de direction artistique ? Sa réaction n’est-elle pas en somme celle consensuelle d’un jeune candidat de concours, trop effrayé de tenter quelque chose de différent au cas où le jury, au lieu de comprendre l’idée sortant de sentiers battus, préfère voir dans l’inhabituel un manque de maîtrise ou une mauvaise exécution ? D’un autre côté, Hjúki doute que l’ego de l’employé du Pitiponk soit un point sensible. S’il arrive à s’embarquer dans la comédie d’un faux mariage tout en restant à son aise, c’est qu’il ne doit pas avoir tant que ça, auquel cas essayer de le provoquer sur sa fierté ne serait pas forcément une approche efficace. Quoique… craindre de Mendelssohn que sa musique pourrait l’humilier, c’est à ses oreilles preuve de bien peu de courage. De plus, en écoutant bien, toute musique plus fraîche ou moderne n’est qu’un remix en quelques minutes du répertoire classique, qui contient déjà hargne, énergie, puissance, intensité ; et détient le pouvoir de s’infiltrer sous la peau et de vous électriser. Après tout, c’est précisément par les premières notes du ‘Songe’ qu’il avait commencé à retracer un chemin avec sa baguette. Clairement, cet homme ne soupçonne pas la déflagration enchantée que Hjúki pourrait tirer d’un Mendelssohn… c’est décidé, venu au huitième défi, il puisera la puissance et la beauté de son acte magique de sa Musique. Bon, sans doute quelque chose de moins pompeux que la marche. Que peuvent-ils donner de plus ? Il boit quelques gorgées de son cocktail en écoutant Ali reprendre le flambeau de la négociation en mettant sur la table une tout autre proposition. Une chanson sexy sur laquelle il ferait un ravage ? Il ne connaît pas le titre, ignore ce qui l’attend, mais lui fait confiance. Comment l’aider juste ce qu’il faut ? Un instant plus tôt, il voulait piquer son aîné sur son manque d’audace, et voilà que sa partenaire le provoquait sur le style. Il tente, espérant s’aventurer dans la bonne direction en le titillant au bon endroit. « À vous accrocher à vos classiques, vous passeriez pour consensuel »
Reducio
@Christopher Hangoover
@Alienor Delphillia
@Alienor Delphillia
Dernière modification par Hjúki Anastase le 30 oct. 2025, 20:31, modifié 5 fois.
Soirée d'intégration 2050
Un grand sourire un peu ahuri et idiot étire les lèvres d'un Christopher dressé sur la pointe des pieds lorsque son regard trouve une chevelure blanche dans la foule. Pas celle de grand Tommy dont la silhouette dégingandée dépasse de toute manière au-dessus de toutes les têtes quand il est dans le pub, non, celle de la petite sœur, la petite vipère. Elle est penchée vers un homme. Elle perd pas de temps pour me faire cocu, s'amuse Christopher en plaquant les talons au sol pour retrouver une taille normale.
Rassurée de savoir qu'elle est toujours dans le coin, il se tourne vers Aliénor et hoche la tête d'un air concerné lorsqu'elle évoque la marche nuptiale ; il grimace même encore un peu pour la forme et pour bien montrer que cette idée, c'est non, hors de question, jamais ! Mais heureusement, son ambassadrice n'a jamais été du genre à siroter une tasse de thé en écoutant de la musique classique. Lorsqu'elle évoque une musique qu'elle qualifie de sexy, Christopher comprend aussitôt de quoi elle parle même s'il n'aurait pas employé ce terme. Il ne connait pas la chanson dont elle parle, mais cela n'a pas la moindre importance puisqu'il n'aurait sans doute pas eu le disque correspondant.
Christopher fait la mou sous le clin d’œil de la fille : lui, au moins, peu se targuer d'avoir du style peu importe les circonstances. Il ne peut pas dire la même chose de tout le monde. Ses yeux se déportent en direction dudit Hjúki et un sourcil dubitatif se dresse sur son front. Lui, danser sur une musique de ce type ? Christopher en doute fortement. Puis l'étudiant ose ouvrir la bouche pour parler et le sourcil de Christopher retourne à sa place. Il éclate d'un rire bruyant qui lui étire les yeux. Lui, consensuel ?
« Oh mon cher Hjuki, s'amuse Christopher en s'avançant pour lui mettre une claque dans le dos, si tu savais comme on aimerait dans mon entourage que je sois effectivement consensuel. La bonne blague... »
Son rire lui titille encore le bord des lèvres et lui secoue les épaules. Il secoue la tête d'un air amusé avant de se tourner vers Aliénor, sa décision prise. Une idée a germé dans son esprit et ce serait dommage de la laisser s'envoler.
« Tu veux entendre du style ? fait-il insolemment en se penchant vers elle. Alors tu vas entendre du style. Défi accepté, à la condition que vous dansiez sur ça de la façon promise. »
Un sourire vorace lui dévoile les dents. Puis il dégaine sa baguette dans un grand geste, comme s'il était chef d'orchestre, et ferme les yeux pour visualiser le bon vinyle. Celui-ci apparaît un instant plus tard dans sa main. Christopher ouvre les yeux, un sourire éblouissant sur le visage. D'un autre sortilège, il enchante le vinyle toujours dans sa pochette ; ce dernier prend son envol au-dessus de la tête des clients et disparaît en direction de la cuisine, puis de l'étage, dérangeant dans son chemin une Sasha affairée à ses cocktails.
Christopher recule lentement, les sourcils faisant des vagues sur son front, en désignant d'abord Aliénor, puis Hjuki avec un regard lourd de sous-entendus qu'il qualifierait lui-même de lourdaud s'il pouvait se voir dans un miroir.
« Ça va bientôt se lancer, leur lance-t-il, et n'oubliez pas : j'ai des yeux partout. »
Sans cesser de reculer, il désigne ses yeux de deux doigts avant de les tourner en direction du binôme d'un air faussement menaçant. Ou peut-être réellement menaçant, avec lui on ne sait jamais.
« Empêche-la de boire dans des verres inconnus ! crie-t-il à Hjuki en désignant Aliénor. T'es son frè... »
Évidemment comme il marchait à reculons, il percute brutalement une cliente. Il trébuche sur son pied vers l'arrière et se serait écrasait par terre si celle-ci de l'avait pas retenu d'une poigne solide.
« Aïe, gémit-t-il en se redressant, aidé par la femme. Vous avez gagné un verre gratuit, vous. »
Il fait un clin d'œil à sa cliente, puis il se retourne dans un pas de danse et s'enfonce dans la foule, le cœur palpitant d'impatience. Il aurait sautillé, s'il avait bu un verre de plus. J'arrive, Numéro trois ! chantonne-t-il intérieurement.
_________
@Alienor Delphillia, @Hjúki Anastase, je savais pas que Christopher serait si facile à convaincre. Vous pouvez considérer que la musique arrivera dans environ trois minutes inRP. Avec votre rythme d'écriture, ça vous laisse un petit peu de temps. La musique est dans le style de celle proposée par Ali. Elle bouge, elle est entraînante et elle est, comme dirait Aliénor, "sexy". On dit merci qui ? Merci Aliénor de nous laisser l'opportunité de voir Hjúki se déhancher !
@Alice Sangblanc, Numéro trois, Christopher arrive pour retrouver sa chère fiancée, si chère à son cœur, si émue à l'idée de leurs épousailles, si fière de porter sa bague ! Sauf si on l'intercepte avant.
Rassurée de savoir qu'elle est toujours dans le coin, il se tourne vers Aliénor et hoche la tête d'un air concerné lorsqu'elle évoque la marche nuptiale ; il grimace même encore un peu pour la forme et pour bien montrer que cette idée, c'est non, hors de question, jamais ! Mais heureusement, son ambassadrice n'a jamais été du genre à siroter une tasse de thé en écoutant de la musique classique. Lorsqu'elle évoque une musique qu'elle qualifie de sexy, Christopher comprend aussitôt de quoi elle parle même s'il n'aurait pas employé ce terme. Il ne connait pas la chanson dont elle parle, mais cela n'a pas la moindre importance puisqu'il n'aurait sans doute pas eu le disque correspondant.
Christopher fait la mou sous le clin d’œil de la fille : lui, au moins, peu se targuer d'avoir du style peu importe les circonstances. Il ne peut pas dire la même chose de tout le monde. Ses yeux se déportent en direction dudit Hjúki et un sourcil dubitatif se dresse sur son front. Lui, danser sur une musique de ce type ? Christopher en doute fortement. Puis l'étudiant ose ouvrir la bouche pour parler et le sourcil de Christopher retourne à sa place. Il éclate d'un rire bruyant qui lui étire les yeux. Lui, consensuel ?
« Oh mon cher Hjuki, s'amuse Christopher en s'avançant pour lui mettre une claque dans le dos, si tu savais comme on aimerait dans mon entourage que je sois effectivement consensuel. La bonne blague... »
Son rire lui titille encore le bord des lèvres et lui secoue les épaules. Il secoue la tête d'un air amusé avant de se tourner vers Aliénor, sa décision prise. Une idée a germé dans son esprit et ce serait dommage de la laisser s'envoler.
« Tu veux entendre du style ? fait-il insolemment en se penchant vers elle. Alors tu vas entendre du style. Défi accepté, à la condition que vous dansiez sur ça de la façon promise. »
Un sourire vorace lui dévoile les dents. Puis il dégaine sa baguette dans un grand geste, comme s'il était chef d'orchestre, et ferme les yeux pour visualiser le bon vinyle. Celui-ci apparaît un instant plus tard dans sa main. Christopher ouvre les yeux, un sourire éblouissant sur le visage. D'un autre sortilège, il enchante le vinyle toujours dans sa pochette ; ce dernier prend son envol au-dessus de la tête des clients et disparaît en direction de la cuisine, puis de l'étage, dérangeant dans son chemin une Sasha affairée à ses cocktails.
Christopher recule lentement, les sourcils faisant des vagues sur son front, en désignant d'abord Aliénor, puis Hjuki avec un regard lourd de sous-entendus qu'il qualifierait lui-même de lourdaud s'il pouvait se voir dans un miroir.
« Ça va bientôt se lancer, leur lance-t-il, et n'oubliez pas : j'ai des yeux partout. »
Sans cesser de reculer, il désigne ses yeux de deux doigts avant de les tourner en direction du binôme d'un air faussement menaçant. Ou peut-être réellement menaçant, avec lui on ne sait jamais.
« Empêche-la de boire dans des verres inconnus ! crie-t-il à Hjuki en désignant Aliénor. T'es son frè... »
Évidemment comme il marchait à reculons, il percute brutalement une cliente. Il trébuche sur son pied vers l'arrière et se serait écrasait par terre si celle-ci de l'avait pas retenu d'une poigne solide.
« Aïe, gémit-t-il en se redressant, aidé par la femme. Vous avez gagné un verre gratuit, vous. »
Il fait un clin d'œil à sa cliente, puis il se retourne dans un pas de danse et s'enfonce dans la foule, le cœur palpitant d'impatience. Il aurait sautillé, s'il avait bu un verre de plus. J'arrive, Numéro trois ! chantonne-t-il intérieurement.
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@Alienor Delphillia, @Hjúki Anastase, je savais pas que Christopher serait si facile à convaincre. Vous pouvez considérer que la musique arrivera dans environ trois minutes inRP. Avec votre rythme d'écriture, ça vous laisse un petit peu de temps. La musique est dans le style de celle proposée par Ali. Elle bouge, elle est entraînante et elle est, comme dirait Aliénor, "sexy". On dit merci qui ? Merci Aliénor de nous laisser l'opportunité de voir Hjúki se déhancher !
@Alice Sangblanc, Numéro trois, Christopher arrive pour retrouver sa chère fiancée, si chère à son cœur, si émue à l'idée de leurs épousailles, si fière de porter sa bague ! Sauf si on l'intercepte avant.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Soirée d'intégration 2050
Pas un regard en partant. Pas même un petit "merci". Un petit signe de considération. Non, il est juste parti comme ça, sans se retourner.
Après, je devrais m'en sentir plutôt heureux. Après tout, il n'a pas plus dit "à plus" à moi qu'au cousin d'Alice. C'est au moins ça, on va dire.
Même si je ne sais pas si je dois me sentir inquiet du fait qu'il n'ait même pas relevé la petite claque du Sangblanc à un endroit des plus... Déplacés, disons. C'est-à-dire que c'est devenu tellement naturel pour lui qu'il ne s'en est même pas rendu compte. Et devant les clients à l'entrée, qui plus est ! Il n'a vraiment ni sens de la pudeur ni sens du respect, ce maudit p-...
Je n'ai cependant pas le choix de me tourner vers Aïsha lorsqu'elle m'alpague.
Vraiment. Ce n'est pas le moment.
— Bien jouééé !
J'esquisse un large sourire et lève ma main dans l'objectif de taper dans celle d'Aïsha.
— Enfin, on a failli t'attendre, Éli' !
Depuis quand suis-je aussi hypocrite ?
J'ai tout sauf envie de parler, là. J'ai honnêtement juste envie de quitter cette soirée au plus vite.
Même si je sais très bien que je ne peux pas me le permettre. Pas maintenant, du moins. Hors de question de quitter cette soirée avant d'avoir croisé la seule personne qui en vaille la peine ici.
Mais les propos de Sangblanc me font immédiatement revenir sur mes pensées.
Je lui adresse donc de nouveau un sourire volontairement crispé et plein de dédain lorsqu'il prend enfin congé de nous :
— Comme si j'avais besoin de ça pour vous battre en duel... Bonne soirée.
Oui, c'était clairement une provocation. Oui, je souhaite réaliser un duel contre lui. Oui, je vais lui mettre une raclée. Je le sais déjà d'avance. Il fait un peu trop le malin à mon goût donc il ne mérite que qu'un nouvel étudiant fraîchement sorti de Poudlard ne l'humilie devant toute l'école. Et s'il ignore ma remarque, devant témoins qui plus est, ça ne sera qu'une preuve de sa lâchet-.
— Bouh.
POUAH, qu'est-ce qu'elle m'a fait peur, la bougresse !
Je ne me rends même pas compte que je souris bêtement malgré le sursaut de terreur que j'ai eu une demi-seconde auparavant :
— T'étais passée où, toi ?
Tu m'as manqué, tu sais ?
Non, je ne vais pas dire ça. Pas devant témoins, tout de même.
Malheureusement, nous avons à peine le temps d'échanger tous ensemble que l'utilité des parchemins est déjà dévoilée. Et c'est à ce moment que je me rends compte que mes derniers espoirs de passer une bonne soirée se réduisent immédiatement en cendres puisque je n'aurai même pas la possibilité de me changer les idées auprès de Lumah. Ni-ckel.
— Wow, un mois de verres gratuits ?! Pas une seule seconde à perdre !
En voyant que le numéro sur mon parchemin ne correspond ni au numéro d'Eli, ni d'Aïsha, ni de Lumah, je fais un bref bisou sur le front de ma blondinette préférée avant de m'éclipser dans la foule avant que qui que ce soit ait pu proposer qu'on ignore les numéros et qu'on passe la soirée ensemble malgré tout.
Le but de cette soirée d'intégration est tout de même avant tout de faire des rencontres et je n'ai nullement envie d'être celui qui ruinera la soirée en râlant parce qu'il n'a pas sa petite amie à côté de lui. Que ce soit auprès de sa petite amie elle-même ou de sa camarade de numéro.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, dès que je vois un Flambios faire afficher le numéro deux, je me précipite instantanément pour aller à la rencontre de... Herminie Peers.
Parfait. Je n'ai ni de grief ni d'amitié avec elle. Simplement peut-être ce petit cognard dirigé vers elle lors de mon premier match de Quidditch. Mais ça, elle l'a oublié, non ? J'espère. C'était il y a cinq ans, elle a dû oublier depuis le temps ! Et puis non, même si ce n'est pas le cas, elle sait très bien que c'était un accident. Pourquoi je ferais une faute volontairement, d'autant plus lors de mon premier match de Quidditch ?!
Quoi qu'il en soit, j'espère que mon petit numéro ne lui fera pas parler en mal de moi auprès de Chris. Puisque je m'approche d'elle avant un grand sourire et lui glisse mon parchemin dans la main avec un clin d'œil.
— Cadeau. Tu pourras le donner à qui tu veux donc n'importe qui pourra être ton compagnon de comptoir !
Franchement, si ça, c'est pas cool ? Je sacrifie mon propre parchemin, et donc ma possibilité de verres gratuits pendant un mois, pour que ma binôme puisse se mettre avec qui elle le souhaite !
Une fois mon méfait accompli, je me dirige donc vers la sortie du Pitiponk, profitant du fait que tout le monde soit encore en train d'essayer de trouver son binôme.
J'ai tout de même envie de passer la fin de la soirée avec Lumah. Ce qui est ce qu'on a prévu de base. Donc j'attendrai qu'elle passe une soirée excellente avec son ou sa partenaire pour qu'elle puisse tout me raconter lorsqu'elle sortira du bar.
Heureusement que je me promène toujours avec un livre sur moi. On ne sait jamais quand est-ce qu'on en aura besoin.
Après, je devrais m'en sentir plutôt heureux. Après tout, il n'a pas plus dit "à plus" à moi qu'au cousin d'Alice. C'est au moins ça, on va dire.
Même si je ne sais pas si je dois me sentir inquiet du fait qu'il n'ait même pas relevé la petite claque du Sangblanc à un endroit des plus... Déplacés, disons. C'est-à-dire que c'est devenu tellement naturel pour lui qu'il ne s'en est même pas rendu compte. Et devant les clients à l'entrée, qui plus est ! Il n'a vraiment ni sens de la pudeur ni sens du respect, ce maudit p-...
Je n'ai cependant pas le choix de me tourner vers Aïsha lorsqu'elle m'alpague.
Vraiment. Ce n'est pas le moment.
— Bien jouééé !
J'esquisse un large sourire et lève ma main dans l'objectif de taper dans celle d'Aïsha.
— Enfin, on a failli t'attendre, Éli' !
Depuis quand suis-je aussi hypocrite ?
J'ai tout sauf envie de parler, là. J'ai honnêtement juste envie de quitter cette soirée au plus vite.
Même si je sais très bien que je ne peux pas me le permettre. Pas maintenant, du moins. Hors de question de quitter cette soirée avant d'avoir croisé la seule personne qui en vaille la peine ici.
Mais les propos de Sangblanc me font immédiatement revenir sur mes pensées.
Je lui adresse donc de nouveau un sourire volontairement crispé et plein de dédain lorsqu'il prend enfin congé de nous :
— Comme si j'avais besoin de ça pour vous battre en duel... Bonne soirée.
Oui, c'était clairement une provocation. Oui, je souhaite réaliser un duel contre lui. Oui, je vais lui mettre une raclée. Je le sais déjà d'avance. Il fait un peu trop le malin à mon goût donc il ne mérite que qu'un nouvel étudiant fraîchement sorti de Poudlard ne l'humilie devant toute l'école. Et s'il ignore ma remarque, devant témoins qui plus est, ça ne sera qu'une preuve de sa lâchet-.
— Bouh.
POUAH, qu'est-ce qu'elle m'a fait peur, la bougresse !
Je ne me rends même pas compte que je souris bêtement malgré le sursaut de terreur que j'ai eu une demi-seconde auparavant :
— T'étais passée où, toi ?
Tu m'as manqué, tu sais ?
Non, je ne vais pas dire ça. Pas devant témoins, tout de même.
Malheureusement, nous avons à peine le temps d'échanger tous ensemble que l'utilité des parchemins est déjà dévoilée. Et c'est à ce moment que je me rends compte que mes derniers espoirs de passer une bonne soirée se réduisent immédiatement en cendres puisque je n'aurai même pas la possibilité de me changer les idées auprès de Lumah. Ni-ckel.
— Wow, un mois de verres gratuits ?! Pas une seule seconde à perdre !
En voyant que le numéro sur mon parchemin ne correspond ni au numéro d'Eli, ni d'Aïsha, ni de Lumah, je fais un bref bisou sur le front de ma blondinette préférée avant de m'éclipser dans la foule avant que qui que ce soit ait pu proposer qu'on ignore les numéros et qu'on passe la soirée ensemble malgré tout.
Le but de cette soirée d'intégration est tout de même avant tout de faire des rencontres et je n'ai nullement envie d'être celui qui ruinera la soirée en râlant parce qu'il n'a pas sa petite amie à côté de lui. Que ce soit auprès de sa petite amie elle-même ou de sa camarade de numéro.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, dès que je vois un Flambios faire afficher le numéro deux, je me précipite instantanément pour aller à la rencontre de... Herminie Peers.
Parfait. Je n'ai ni de grief ni d'amitié avec elle. Simplement peut-être ce petit cognard dirigé vers elle lors de mon premier match de Quidditch. Mais ça, elle l'a oublié, non ? J'espère. C'était il y a cinq ans, elle a dû oublier depuis le temps ! Et puis non, même si ce n'est pas le cas, elle sait très bien que c'était un accident. Pourquoi je ferais une faute volontairement, d'autant plus lors de mon premier match de Quidditch ?!
Quoi qu'il en soit, j'espère que mon petit numéro ne lui fera pas parler en mal de moi auprès de Chris. Puisque je m'approche d'elle avant un grand sourire et lui glisse mon parchemin dans la main avec un clin d'œil.
— Cadeau. Tu pourras le donner à qui tu veux donc n'importe qui pourra être ton compagnon de comptoir !
Franchement, si ça, c'est pas cool ? Je sacrifie mon propre parchemin, et donc ma possibilité de verres gratuits pendant un mois, pour que ma binôme puisse se mettre avec qui elle le souhaite !
Une fois mon méfait accompli, je me dirige donc vers la sortie du Pitiponk, profitant du fait que tout le monde soit encore en train d'essayer de trouver son binôme.
J'ai tout de même envie de passer la fin de la soirée avec Lumah. Ce qui est ce qu'on a prévu de base. Donc j'attendrai qu'elle passe une soirée excellente avec son ou sa partenaire pour qu'elle puisse tout me raconter lorsqu'elle sortira du bar.
Heureusement que je me promène toujours avec un livre sur moi. On ne sait jamais quand est-ce qu'on en aura besoin.
*Prend une grosse inspiration* @Christopher Hangoover, @Alice Sangblanc, @Élicia Caldin, @Lumah Greenleaf & @Herminie Peers
Du coup la moitié d'entre vous le sait déjà mais je l'annonce là pour le reste : ce sera très probablement mon dernier post. Peut-être qu'Edmund fera un petit comeback en fin de soirée pour tendre son bras à Lumah quand elle sortira du Pitiponk comme une reine, si le moral remonte avant le 23 octobre. Mais pour le moment, je préfère m'en tenir à mes strictes obligations sur le site.
Et non, ça n'a rien à voir les comportements de Chris et Thomas, ce n'aura été qu'un prétexte pour Edmund ! Franchement vous avez été parfaits, j'ai hâte de les confronter de nouveau inRP
(Surtout pour le duel, il serait peut-être temps qu'Edmund comprenne que Thomas est prof et se prenne une raclée par ce dernier
)
Je regrette de ne pas pouvoir tenir cette animation jusqu'au bout puisque le concept est vraiment incroyable. J'espère que le timing ne sera pas aussi mauvais lorsque tu en feras une seconde, vraiment
Et encore désolé de vous avoir bloquées, Eli, Lumah et Herminie. Surtout, profitez bien de la suite de l'animation !
Du coup la moitié d'entre vous le sait déjà mais je l'annonce là pour le reste : ce sera très probablement mon dernier post. Peut-être qu'Edmund fera un petit comeback en fin de soirée pour tendre son bras à Lumah quand elle sortira du Pitiponk comme une reine, si le moral remonte avant le 23 octobre. Mais pour le moment, je préfère m'en tenir à mes strictes obligations sur le site.
Et non, ça n'a rien à voir les comportements de Chris et Thomas, ce n'aura été qu'un prétexte pour Edmund ! Franchement vous avez été parfaits, j'ai hâte de les confronter de nouveau inRP
Je regrette de ne pas pouvoir tenir cette animation jusqu'au bout puisque le concept est vraiment incroyable. J'espère que le timing ne sera pas aussi mauvais lorsque tu en feras une seconde, vraiment
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
Avatar retouché par Gemini
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Soirée d'intégration 2050
THOMAS SANGBLANC
Thomas était un mauvais chaperon. Il était un bon tout-un-tas-de-choses, mais certainement pas un bon chaperon. Il s’était détourné de sa sœur pendant, allez, quoi, deux minutes ? Trois ? Et son meilleur ami demandait sa petite sœur en mariage devant les étudiants de toutes la Grande-Bretagne. Un battement de cil, et Alice lui volait son verre de whisky un peu trop rempli pour tout boire d’une traite. Que ce passerait-il si il s’absentait pour aller vider sa vessie ? Non, inutile d’y songer, Thomas ne prendrait pas le risque de voir sa sœur danser soûle sur une table avec Chris lui jetant des billets sous le regard médusés des fils et filles de patriarche.
Un nouveau verre à la main, celui ci bien cramponnés par ses doigts, Thomas avait retrouvé Alice sans difficulté aucune. Là était l’avantage d’arborer une crinière blanche avec tout l’attirail diaphane. Elle était au côté de Malone Melrose, occupée à lui glisser des mots doux à l’oreille. Ou bien les prémices d’un plan extrêmement bien ficelés qui seront bientôt tachés d’un whisky trop vite ingurgités. Quoi que. Thomas connaissait suffisamment bien Alice pour savoir que ce verre d’alcool avalé comme du petit lait devait faire partir de son stratagème. Il n’avait pas la moindre idée de ce qui attendait Chris mais une chose était certaine : il allait rapidement comprendre qu’Alice est très mauvaise perdante.
Et en parlant du loup… on en voit la queue.
Regardez le, avançant droit vers Alice comme un enfant partant retrouver son jouet préféré.
D’un ample pas, Thomas s’extirpa de son coin. D’un deuxième, il se plaça devant Chris, un sourire aux lèvres. Il pencha légèrement sa tête sur le côté, ses yeux vif-argent braqués dans les billes d’obsidienne de Chris. Une moue affectée tira ses traits vers le bas.
« Toutes ses belles paroles, toutes ses caresses et ses regards enfiévrés.. pour que finalement ce soit ma petite sœur que tu demandes en mariage… Un cœur bat sous ces imposants pectoraux, tu sais ? »
@Christopher Hangoover Poc poc.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050