Une année sans toi
POV Madeleine
Ma petite fille adorée, mon Heather.
Encore une année loin de nous. Dès fois je regrette un peu que tu sois une sorcière, non pas parce que tu es dotée de pouvoirs, ça au contraire j’en suis plutôt fière, mais parce que tu dois étudier loin de moi, loin de nous, loin de ton foyer.
C’est le cœur lourd que nous t’avons laissé -ton père et moi- à la gare de Kings Cross. Duncan est resté en retrait, bougon, mais je suis sûre et certaine que lui aussi est déçu que tu t’en ailles. Je vais devoir me réhabituer à ne plus te voir chaque matin, à ne plus entendre tes pas dans l’escalier. Ta joie et ta bonne humeur vont terriblement me/nous manquer.
Pourtant le sourire que tu as eu, en entrant dans ce mur qui te permettra de rejoindre la locomotive, m’a réchauffé le cœur. Tu t’es tellement épanouie depuis un an. Je revois encore cette enveloppe ornée d’un cachet de cire rouge et ce parchemin qui annonçait que tu étais une sorcière. J’ai lu cette lettre une dizaine de fois, incapable d’y croire. Toi qui aimais tant, les créatures fantastiques, celles qui peuplaient les contes, tu avais finalement ta place parmi elles.
J’avais eu peur, cependant, peur que ce nouveau monde t’éloigne de nous, de tes racines. Et pourtant à chaque vacance tu revenais encore plus rayonnante. Tu lisais tes manuels de sortilèges et de potions tout en faisant tes devoirs avec ta plume et du parchemin. Je ne comprenais rien au fonctionnement du Sortilège de Lévitation, mais le seul fait de voir tes yeux bruns pétiller, me remplissait de joie.
Alors que nous partons de la gare, je n’ai qu’une hâte, celle de te retrouver ma fille adorée. Reviens nous vite.
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1er septembre 2049
Ma petite fille adorée, mon Heather.
Encore une année loin de nous. Dès fois je regrette un peu que tu sois une sorcière, non pas parce que tu es dotée de pouvoirs, ça au contraire j’en suis plutôt fière, mais parce que tu dois étudier loin de moi, loin de nous, loin de ton foyer.
C’est le cœur lourd que nous t’avons laissé -ton père et moi- à la gare de Kings Cross. Duncan est resté en retrait, bougon, mais je suis sûre et certaine que lui aussi est déçu que tu t’en ailles. Je vais devoir me réhabituer à ne plus te voir chaque matin, à ne plus entendre tes pas dans l’escalier. Ta joie et ta bonne humeur vont terriblement me/nous manquer.
Pourtant le sourire que tu as eu, en entrant dans ce mur qui te permettra de rejoindre la locomotive, m’a réchauffé le cœur. Tu t’es tellement épanouie depuis un an. Je revois encore cette enveloppe ornée d’un cachet de cire rouge et ce parchemin qui annonçait que tu étais une sorcière. J’ai lu cette lettre une dizaine de fois, incapable d’y croire. Toi qui aimais tant, les créatures fantastiques, celles qui peuplaient les contes, tu avais finalement ta place parmi elles.
J’avais eu peur, cependant, peur que ce nouveau monde t’éloigne de nous, de tes racines. Et pourtant à chaque vacance tu revenais encore plus rayonnante. Tu lisais tes manuels de sortilèges et de potions tout en faisant tes devoirs avec ta plume et du parchemin. Je ne comprenais rien au fonctionnement du Sortilège de Lévitation, mais le seul fait de voir tes yeux bruns pétiller, me remplissait de joie.
Alors que nous partons de la gare, je n’ai qu’une hâte, celle de te retrouver ma fille adorée. Reviens nous vite.
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Dernière modification par Heather McInn le 21 mai 2025, 19:36, modifié 3 fois.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Une année sans toi
POV Angus
Le temps s’égrenait à la fois vite et rapidement depuis que Heather était retournée à son école de sorcellerie. Cela allait bientôt faire un mois et demi qu’elle y était et j’avais pourtant hâte qu’elle rentre à la maison. Cette dernière parassait tellement vide sans elle.
Mais ce n'était pas seulement son absence qui pesait. Depuis qu’elle était partie, quelque chose avait changé chez Duncan. Je ne reconnaissais plus mon fils. Autrefois joyeux, bavard et toujours fourré dans les jupes de sa sœur, il s’était transformé en une ombre renfermée, colérique parfois. Il évitait les repas en famille, claquait les portes, passait ses soirées enfermées dans sa chambre. Il répondait peu, et souvent sèchement.
J’avais bien vu que c’était un peu tendu entre Duncan et Heather depuis la fin des vacances. Pourtant j’espérai que sa venue permettrait à Duncan de redevenir lui-même. Les soirées joviales, emplies de rire et de contes me manquaient. Même si Madeleine ne disait rien, je savais que ces soirées lui manquaient à elle aussi.
Je comptais les jours qui nous séparaient des vacances d’octobre. Plus que quelques jours avant que tout redevienne comme avant. Enfin ça c’était jusqu’à son qu’on reçoive cette lettre (*) où elle nous disait « je ne rentrerai pas pour les vacances d’automne ».
Deux petites explications : « Duncan sera plus à l’aise si je ne rentre pas. Je ne veux pas être la source de quelconques tensions qui ne seraient agréable pour personne. De plus, mes résultats en ce début d’année ne sont pas fameux, il faut donc que je travaille et je serai plus à l’aise de le faire à la bibliothèque de l’école ».
Rien d’autre, même pas une promesse d’un prochain retour. Juste une coupure nette, froide. La lettre de Heather me faisait craindre de ne plus reconnaître ma propre maison.
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15 octobre 2049
Le temps s’égrenait à la fois vite et rapidement depuis que Heather était retournée à son école de sorcellerie. Cela allait bientôt faire un mois et demi qu’elle y était et j’avais pourtant hâte qu’elle rentre à la maison. Cette dernière parassait tellement vide sans elle.
Mais ce n'était pas seulement son absence qui pesait. Depuis qu’elle était partie, quelque chose avait changé chez Duncan. Je ne reconnaissais plus mon fils. Autrefois joyeux, bavard et toujours fourré dans les jupes de sa sœur, il s’était transformé en une ombre renfermée, colérique parfois. Il évitait les repas en famille, claquait les portes, passait ses soirées enfermées dans sa chambre. Il répondait peu, et souvent sèchement.
J’avais bien vu que c’était un peu tendu entre Duncan et Heather depuis la fin des vacances. Pourtant j’espérai que sa venue permettrait à Duncan de redevenir lui-même. Les soirées joviales, emplies de rire et de contes me manquaient. Même si Madeleine ne disait rien, je savais que ces soirées lui manquaient à elle aussi.
Je comptais les jours qui nous séparaient des vacances d’octobre. Plus que quelques jours avant que tout redevienne comme avant. Enfin ça c’était jusqu’à son qu’on reçoive cette lettre (*) où elle nous disait « je ne rentrerai pas pour les vacances d’automne ».
Deux petites explications : « Duncan sera plus à l’aise si je ne rentre pas. Je ne veux pas être la source de quelconques tensions qui ne seraient agréable pour personne. De plus, mes résultats en ce début d’année ne sont pas fameux, il faut donc que je travaille et je serai plus à l’aise de le faire à la bibliothèque de l’école ».
Rien d’autre, même pas une promesse d’un prochain retour. Juste une coupure nette, froide. La lettre de Heather me faisait craindre de ne plus reconnaître ma propre maison.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Une année sans toi
POV Diana
J’étais terriblement excitée ! Dans quelques jours Heather reviendrait pour les vacances de Noël. Elle me manquait tellement. Depuis qu’elle avait rejoint son école privée au fin fond de l’Ecosse, les jours étaient normes et se ressemblaient.
Mon « Ying » me manquait tellement. Nous étions inséparables ! Cela avait été un choc d’apprendre que je n’irai pas dans la même école qu’elle. Même notre taciturne Hamish avait été contrarié. Je soupirai tout en regardant la fenêtre.
Le vent froid soufflait contre les vitres embuées de ma chambre. Assise sur mon lit j’étais enroulée dans plaid écossais, une tasse de chocolat chaud entre les mains. Je ne voulais pas sortir dehors et pourtant j’avais reçu une lettre de ma brunette et j’avais promis à Hamish d’aller le voir si je recevais des nouvelles de Heather. Or, j’avais reçu une lettre de cette dernière ce midi.
Je sortis de mon cocon de chaleur, descendis d’un pas lourd l’escalier et m’emmitouflai dans un gros manteau, complété par mon attirail spécial hivers froid : écharpe en laine, bonnet en laine et gant en laine.
« -Maman, Papa, je reviens. Je vais rapidement chez Hamish lire la lettre que Heather nous a envoyé. »
La neige s’était mise à tomber en flocons légers. Il y avait de forte chance pour qu’elle tienne tant il faisait froid. Demain le paysage, serait tout blanc. Un sourire nostalgique s’empara de mes lèvres. Heather aimait tellement lorsque les landes se recouvraient de neige. Elle et Hamish pouvaient passer des heures à se balader, même lorsque les températures étaient glaciales. J’étais presque jalouse de leurs moments de complicité, ce qui étais absurde car je savais que je serais la bienvenue si je voulais les rejoindre dans leur escapade. Mais très peu pour moi, j’avais horreur de la nature.
Je redoublai l’intensité de mes pas, je ne voulais pas finir congelée. Je sonnais à la porte des Camerons, et une femme à la chevelure flamboyante et au yeux vert émeraude m’ouvrit la porte. Il s’agissait de Gwenn, la mère de Hamish. Qu’est ce qu’il pouvait lui ressembler, c’était hallucinant.
« -Bonjour, Hamish est-il disponible ? J’ai reçu une lettre de Heather. »
La jeune femme me sourit et m’informa que son fils était dans la grange. Je soupirai un peu frustrée, rêvant du feu qui crépitait dans leur cheminée et de la chaleur que dégageait la pièce. Je la remerciai néanmoins et pris la direction de la grange où je trouvai mon ami n train de travailler du bois. Quand il n’était pas à courir les landes, ou à son club de rugby ; Hamish aimait sculpter le bois. Heureusement, il avait mis un petit chauffage d’appoint, près duquel je m’installai.
« Tu pourrais au moins t’arrêter de tailler et faire attention un peu à moi » fis-je au jeune garçon avec une moue réprobatrice aux lèvres. Il n’y avait que Heather qui arrivait à le faire sortir de sa torpeur. « Bref, j’ai reçu une lettre de notre amie, je te la lis ? »
Il haussa légèrement les épaules, mais je vis que j’avais acquis son attention. Le bruit du papier froissé de l’enveloppe emplit la grange. Je sortis la lettre et sourit en voyant l’écriture droite et empressée de Heather. Je commençai à la lire à haute voix :
Hamish avait blêmit lors de ma lecture. Il avait stoppé son travail et s’était rapproché de moi. Sans m’en rendre compte, j’avais froissé la lettre mais mes yeux se posèrent sur cette phrase terrible « Je ne rentrerai pas pour les vacances de Noël. » Je sentis ma gorge se serrer.
J’avais tant rêvé de ces retrouvailles, de ces rituels partagés qui faisaient de décembre un mois presque magique. Heather, c’était plus qu’une amie. C’était ma sœur de cœur, mon repère, ma constante. Je restai figée un long moment tandis que mon ami avait repris son travail sur bois. La neige tombait cette fois-ci à gros flocons.
« -Pas ce Noël-là », murmurai-je, les yeux brillants. « Mais peut-être le prochain. »
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15 décembre 2049
J’étais terriblement excitée ! Dans quelques jours Heather reviendrait pour les vacances de Noël. Elle me manquait tellement. Depuis qu’elle avait rejoint son école privée au fin fond de l’Ecosse, les jours étaient normes et se ressemblaient.
Mon « Ying » me manquait tellement. Nous étions inséparables ! Cela avait été un choc d’apprendre que je n’irai pas dans la même école qu’elle. Même notre taciturne Hamish avait été contrarié. Je soupirai tout en regardant la fenêtre.
Le vent froid soufflait contre les vitres embuées de ma chambre. Assise sur mon lit j’étais enroulée dans plaid écossais, une tasse de chocolat chaud entre les mains. Je ne voulais pas sortir dehors et pourtant j’avais reçu une lettre de ma brunette et j’avais promis à Hamish d’aller le voir si je recevais des nouvelles de Heather. Or, j’avais reçu une lettre de cette dernière ce midi.
Je sortis de mon cocon de chaleur, descendis d’un pas lourd l’escalier et m’emmitouflai dans un gros manteau, complété par mon attirail spécial hivers froid : écharpe en laine, bonnet en laine et gant en laine.
« -Maman, Papa, je reviens. Je vais rapidement chez Hamish lire la lettre que Heather nous a envoyé. »
La neige s’était mise à tomber en flocons légers. Il y avait de forte chance pour qu’elle tienne tant il faisait froid. Demain le paysage, serait tout blanc. Un sourire nostalgique s’empara de mes lèvres. Heather aimait tellement lorsque les landes se recouvraient de neige. Elle et Hamish pouvaient passer des heures à se balader, même lorsque les températures étaient glaciales. J’étais presque jalouse de leurs moments de complicité, ce qui étais absurde car je savais que je serais la bienvenue si je voulais les rejoindre dans leur escapade. Mais très peu pour moi, j’avais horreur de la nature.
Je redoublai l’intensité de mes pas, je ne voulais pas finir congelée. Je sonnais à la porte des Camerons, et une femme à la chevelure flamboyante et au yeux vert émeraude m’ouvrit la porte. Il s’agissait de Gwenn, la mère de Hamish. Qu’est ce qu’il pouvait lui ressembler, c’était hallucinant.
« -Bonjour, Hamish est-il disponible ? J’ai reçu une lettre de Heather. »
La jeune femme me sourit et m’informa que son fils était dans la grange. Je soupirai un peu frustrée, rêvant du feu qui crépitait dans leur cheminée et de la chaleur que dégageait la pièce. Je la remerciai néanmoins et pris la direction de la grange où je trouvai mon ami n train de travailler du bois. Quand il n’était pas à courir les landes, ou à son club de rugby ; Hamish aimait sculpter le bois. Heureusement, il avait mis un petit chauffage d’appoint, près duquel je m’installai.
« Tu pourrais au moins t’arrêter de tailler et faire attention un peu à moi » fis-je au jeune garçon avec une moue réprobatrice aux lèvres. Il n’y avait que Heather qui arrivait à le faire sortir de sa torpeur. « Bref, j’ai reçu une lettre de notre amie, je te la lis ? »
Il haussa légèrement les épaules, mais je vis que j’avais acquis son attention. Le bruit du papier froissé de l’enveloppe emplit la grange. Je sortis la lettre et sourit en voyant l’écriture droite et empressée de Heather. Je commençai à la lire à haute voix :
Je crois que ma voix s’étai brisée. Encore une fois, elle ne reviendrait pas. Que se passait-il bon sang ? devais-je demander à ses parents ? Même son frère avait changé et était devenu plus distant, plus froid. Je crois que des larmes envahirent mes yeux car d’un coup je vis trouble.«Ma chère Diana,
J’espère que tu vas bien ? Ici, ça va même si toi et Hamish me manqués énormément. J’aimerai tellement que vous soyez avec moi. Je suis sûre que tu aimerais notre Salle Commune cocooning, je nous imagine devant le feu en train de boire un chocolat chaud et à faire griller des bouts de chamallow. Hamish adorerait notre parc et son lac, même si nos landes ont plus de charme.
Je ne sais pas comment te le dire, j’espère que tu ne m’en voudras pas trop. J’aurais voulu te le dire en face, ou au moins t’appeler… mais nous n’avons pas accès au téléphone...
Je ne rentrerai pas pour les vacances de Noël.
Je sais, c’est dur à lire, surtout après tout ce qu’on s’était promis. Les chocolats chauds au marché de Noël, notre concours de pulls moche, ces veillées devant la cheminée… Je ne veux pas que tu te sentes laissée de côté. Je te promets que je rattraperai tout ce temps perdu quand je reviendrai.
Embrasse Hamsih de ma part.
Je t’embrasse fort,
Heather.
Hamish avait blêmit lors de ma lecture. Il avait stoppé son travail et s’était rapproché de moi. Sans m’en rendre compte, j’avais froissé la lettre mais mes yeux se posèrent sur cette phrase terrible « Je ne rentrerai pas pour les vacances de Noël. » Je sentis ma gorge se serrer.
J’avais tant rêvé de ces retrouvailles, de ces rituels partagés qui faisaient de décembre un mois presque magique. Heather, c’était plus qu’une amie. C’était ma sœur de cœur, mon repère, ma constante. Je restai figée un long moment tandis que mon ami avait repris son travail sur bois. La neige tombait cette fois-ci à gros flocons.
« -Pas ce Noël-là », murmurai-je, les yeux brillants. « Mais peut-être le prochain. »
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Une année sans toi
POV Duncan
Le vent soufflait fort contre les vitres de ma chambre. Cela faisait déjà plusieurs jours que c’était ainsi : vent et neige s’entremêlaient dans un paysage gris et norme. J’entendais du bruit dans le salon mais je n’avais aucune envie de me lever.
Le réveillon c’était plutôt bien déroulé. Il y avait oncle Graham et tante Eileen étaient venus d’Aberdeen avec leur fils Neil. Athair et notre oncle avaient jouer de la cornemuse, mathair et notre tante avaient chanté.
Le sapin scintillait près de la cheminée, chacun avait sa pile de cadeaux qui l’attendait. J’aurai dû être heureux de partager ce moment familial et pourtant…. Il manquait celle de Heather qui encore une fois n’était pas rentrée à la maison à cause de moi et de ma stupidité.
J’avais essayé de lui écrire, de m’excuser mais je n’y étais pas parvenu. Et voilà où on en était… Je crois que c’est la première fois que je ressentais un vide aussi vaste, aussi brutal. J’avais l’impression que tout sonnait faux. Mes parents essayaient d’être joyeux, mais tout cela n’était que faux semblant : je n’avais pu m’empêcher de voir la lueur de tristesse de ma mère pendant le repas alors qu’elle regardait la place de ma sœur, qui restait inévitablement vide.
Pendant tout le repas, J’avais fixé sa chaise vide. C’était idiot, mais j’avais espéré qu’elle apparaitrait, que je l’entendrais râler en enlevant son manteau. Ça me manquait tellement.
Je ne cessais de m’en vouloir d’avoir écrit ses foutus mots. Je m’en rendais compte combien ils avaient pu être cruels, froids, irréfléchis. Depuis, rien. Pas un message. Pas une tentative de contact. Et j’ai trop attendu pour faire le premier pas. Par orgueil, sans doute. Ce même orgueil pourri qui m’a poussé à lui balancer ces mots qui lui ont fait mal.
Et là, jour de Noël, et elle n’était pas là. Je me rendais compte, trop tard, que j’aurais préféré ravaler toutes mes rancunes, toutes mes frustrations, plutôt que de passer cette soirée sans elle. Je me sentais lâche. Et seul. Une solitude qui me collait au cœur, qui me faisait honte. J’avais été injuste. Je le savais maintenant.
Je devais tout faire pour recoller les liens qui nous unissaient, mais j’ignorais comment. Voulait-elle encore me parler ? Voulait-elle reprendre notre vie, comme si rien ne s’était passé ? Comme si je n’avais jamais écrit ces foutus mots ?
Je voulais juste qu’elle sache que je l’aimais. Et que je n’ai jamais voulu passer Noël sans elle. C’était décidé, je me devais arranger les choses, faire le premier pas ! je ne pouvais et ne voulais plus vivre dans ce faux semblant. Je voulais retrouver ma sœur.
Il n’y aurait plus jamais de Noël sans elle ! Je m’en faisais le serment.
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25 décembre 2049
Le vent soufflait fort contre les vitres de ma chambre. Cela faisait déjà plusieurs jours que c’était ainsi : vent et neige s’entremêlaient dans un paysage gris et norme. J’entendais du bruit dans le salon mais je n’avais aucune envie de me lever.
Le réveillon c’était plutôt bien déroulé. Il y avait oncle Graham et tante Eileen étaient venus d’Aberdeen avec leur fils Neil. Athair et notre oncle avaient jouer de la cornemuse, mathair et notre tante avaient chanté.
Le sapin scintillait près de la cheminée, chacun avait sa pile de cadeaux qui l’attendait. J’aurai dû être heureux de partager ce moment familial et pourtant…. Il manquait celle de Heather qui encore une fois n’était pas rentrée à la maison à cause de moi et de ma stupidité.
J’avais essayé de lui écrire, de m’excuser mais je n’y étais pas parvenu. Et voilà où on en était… Je crois que c’est la première fois que je ressentais un vide aussi vaste, aussi brutal. J’avais l’impression que tout sonnait faux. Mes parents essayaient d’être joyeux, mais tout cela n’était que faux semblant : je n’avais pu m’empêcher de voir la lueur de tristesse de ma mère pendant le repas alors qu’elle regardait la place de ma sœur, qui restait inévitablement vide.
Pendant tout le repas, J’avais fixé sa chaise vide. C’était idiot, mais j’avais espéré qu’elle apparaitrait, que je l’entendrais râler en enlevant son manteau. Ça me manquait tellement.
Je ne cessais de m’en vouloir d’avoir écrit ses foutus mots. Je m’en rendais compte combien ils avaient pu être cruels, froids, irréfléchis. Depuis, rien. Pas un message. Pas une tentative de contact. Et j’ai trop attendu pour faire le premier pas. Par orgueil, sans doute. Ce même orgueil pourri qui m’a poussé à lui balancer ces mots qui lui ont fait mal.
Et là, jour de Noël, et elle n’était pas là. Je me rendais compte, trop tard, que j’aurais préféré ravaler toutes mes rancunes, toutes mes frustrations, plutôt que de passer cette soirée sans elle. Je me sentais lâche. Et seul. Une solitude qui me collait au cœur, qui me faisait honte. J’avais été injuste. Je le savais maintenant.
Je devais tout faire pour recoller les liens qui nous unissaient, mais j’ignorais comment. Voulait-elle encore me parler ? Voulait-elle reprendre notre vie, comme si rien ne s’était passé ? Comme si je n’avais jamais écrit ces foutus mots ?
Je voulais juste qu’elle sache que je l’aimais. Et que je n’ai jamais voulu passer Noël sans elle. C’était décidé, je me devais arranger les choses, faire le premier pas ! je ne pouvais et ne voulais plus vivre dans ce faux semblant. Je voulais retrouver ma sœur.
Il n’y aurait plus jamais de Noël sans elle ! Je m’en faisais le serment.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Une année sans toi
POV Hamish
Le vent sifflait sur les collines d’Écosse, portant avec lui l’odeur de la tourbe et des herbes humides. Je m’arrêtai au sommet d’une lande, légèrement essoufflé, mon écharpe battant contre ma joue. Devant moi, la vallée s’étendait, vaste et silencieuse, parsemée de chardons grisâtres qui résistaient encore à l’hiver. C’était ici que je venais souvent avec Heather.
Heather, un de mes piliers. Qui l’eut crût ? Moi le solitaire ? Diana et Heather étaient rentrées dans ma vie comme des boules de neiges. Enfin surtout Diana ! Heather était plus douce, plus calme et posée. Au départ, je ne supportai pas leur présence, mais elles réussirent toutes deux à m’amadouer, et je dois avouer que j’imaginais mal ma vie d’adolescent sans elles.
En regardant la plaine, je me souvenais des rires clairs de Heather, de ses bottes pleines de boue, de son sourire éblouissant quand elle voyait un animal courir dans les landes. Nous partagions les mêmes folies simples : grimper jusqu’au plus haut rocher, écouter les moutons au loin, rester immobiles à regarder le soleil descendre derrière les collines.
Cela faisait maintenant plusieurs mois que je ne l’avais pas vue. Heather était repartie dans son école spéciale, elle n’était pas rentrée pour les vacances de Noël et elle me manquait terriblement.
Chaque année, nous avions l’habitude avec Diana de nous offrir un présent pour la Sain Valentin. C’était Heather d’ailleurs qui avait instauré cette habitude. Elle nous avait dit que la Saint Valentin était pour tous les amours, et que l’amitié était une forme d’amour. Depuis, nous ne dérogions pas à la règle.
Tandis que je redescendais des collines, je tombai sur un chardon qui avait encore toute sa couleur. Je me penchai pour le cueillir. Je souris. J’avais trouvé mon cadeau. Je n’avais plus qu’à le sécher et lui envoyer. Je savais qu’elle l’aimait, symbole de l’Ecosse que nous aimions tous les deux. Je me rappelle encore son discours sérieux : « Le chardon est une fleur têtue, aussi rude que belle, aussi fière que l’Écosse elle-même. » Je n’avais pu m’empêcher de rire, la vexant au passage. Elle avait toujours eu un langage plus âgé. Surement à cause de tous ces livres dans lesquels elle aimait plonger. Vexée, elle avait fait une moue et était repartie chez elle.
Je rentrai chez moi, le cœur apaisé, et cherchai un petit morceau de tissu pour envelopper la fleur. Je choisis une bande de laine écossaise, verte et violette. Je pris une feuille sur laquelle j’écrivis : « Tha mi gad ionndrainn. »
Où qu’elle soit, j’espérai que ce petit bout d’Ecosse, lui ferait plaisir, et que lorsqu’elle avait un petit coup de mou, cela lui rappellerait les landes et moi.
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1er février 2050
Le vent sifflait sur les collines d’Écosse, portant avec lui l’odeur de la tourbe et des herbes humides. Je m’arrêtai au sommet d’une lande, légèrement essoufflé, mon écharpe battant contre ma joue. Devant moi, la vallée s’étendait, vaste et silencieuse, parsemée de chardons grisâtres qui résistaient encore à l’hiver. C’était ici que je venais souvent avec Heather.
Heather, un de mes piliers. Qui l’eut crût ? Moi le solitaire ? Diana et Heather étaient rentrées dans ma vie comme des boules de neiges. Enfin surtout Diana ! Heather était plus douce, plus calme et posée. Au départ, je ne supportai pas leur présence, mais elles réussirent toutes deux à m’amadouer, et je dois avouer que j’imaginais mal ma vie d’adolescent sans elles.
En regardant la plaine, je me souvenais des rires clairs de Heather, de ses bottes pleines de boue, de son sourire éblouissant quand elle voyait un animal courir dans les landes. Nous partagions les mêmes folies simples : grimper jusqu’au plus haut rocher, écouter les moutons au loin, rester immobiles à regarder le soleil descendre derrière les collines.
Cela faisait maintenant plusieurs mois que je ne l’avais pas vue. Heather était repartie dans son école spéciale, elle n’était pas rentrée pour les vacances de Noël et elle me manquait terriblement.
Chaque année, nous avions l’habitude avec Diana de nous offrir un présent pour la Sain Valentin. C’était Heather d’ailleurs qui avait instauré cette habitude. Elle nous avait dit que la Saint Valentin était pour tous les amours, et que l’amitié était une forme d’amour. Depuis, nous ne dérogions pas à la règle.
Tandis que je redescendais des collines, je tombai sur un chardon qui avait encore toute sa couleur. Je me penchai pour le cueillir. Je souris. J’avais trouvé mon cadeau. Je n’avais plus qu’à le sécher et lui envoyer. Je savais qu’elle l’aimait, symbole de l’Ecosse que nous aimions tous les deux. Je me rappelle encore son discours sérieux : « Le chardon est une fleur têtue, aussi rude que belle, aussi fière que l’Écosse elle-même. » Je n’avais pu m’empêcher de rire, la vexant au passage. Elle avait toujours eu un langage plus âgé. Surement à cause de tous ces livres dans lesquels elle aimait plonger. Vexée, elle avait fait une moue et était repartie chez elle.
Je rentrai chez moi, le cœur apaisé, et cherchai un petit morceau de tissu pour envelopper la fleur. Je choisis une bande de laine écossaise, verte et violette. Je pris une feuille sur laquelle j’écrivis : « Tha mi gad ionndrainn. »
Où qu’elle soit, j’espérai que ce petit bout d’Ecosse, lui ferait plaisir, et que lorsqu’elle avait un petit coup de mou, cela lui rappellerait les landes et moi.
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