Le poids des sorts
Mardi 15 Septembre 2048
@Eileen O'Brien
@Eileen O'Brien
Ormen s'installait dans la salle de Défense contre les Forces du Mal, ses doigts jouaient nerveusement avec la plume sur son parchemin, pendant que les conversations alentours débutaient. Il inspira doucement puis expira en essayant de calmer la tension qu'il ressentait sur ses épaules mais il avait pris place dans l'un des rangs du milieu pour ne pas être trop en avant, ni trop au fond. Cela était issu d'une réflexion qu'il avait eu en amont à l'emplacement idéal pour se fondre parmi les autres élèves sans risquer d'attirer le regard du professeur.
Il faut dire qu'il se souvenait encore trop bien de l'année dernière, de ses difficultés dans cette matière et notamment du fameux échec qu'il avait connu avec le sortilège du Pot de Colle qui avait si mal tourné. Le jeune Seraigle avait passé le reste du cours le visage baissé, rouge de honte, incapable de se concentrer sur la moindre instruction qui était donné.
Il avait passé l'été à lire que ce soit des manuels de DCFM voire même ses propres notes, tout ce qu'il pouvait faire sans utiliser sa baguette. Il connaissait par coeur les principes de bases, la concentration, la visualisation, l'émotion adéquate qu'il devait ressentir mais il savait aussi que la théorie ne pesait pas lourd lorsqu'il devait passer à la phase de pratique, trop souvent son stress finissait par le prendre au piège et il s'effondrait totalement.
Il releva la tête, observant les silhouettes familières de ses camarades et regardait avec envie ceux qui semblaient à l'aise comme si la magie allait leur obéir sans discuter alors que lui avait ensemble l'impression d'être aussi maladroit qu'à son arrivée un an plus tôt. Ormen laissa glisser son regard vers les fenêtres et s'accrocha mentalement aux rayons de lumière qui dessinaient des motifs sur les tables en traversant les vitres pour s'en servir comme d'un point d'ancrage afin de ne pas se laisser envahir par ses émotions néfastes. Il devait respirer, écouter, il était là pour apprendre alors l'erreur faisait partie du processus, il devait absolument relativiser tout cela.
Un léger mouvement à côté de lui indiquait qu'une présence venait à son encontre et venait de s'arrêter non loin, son coeur fit un bond, son tempérament timide et la peur d'être interpellé ou observé, surgissant des profondeurs où il avait tenté de les engloutir
Le poids des sorts
Déjà en deuxième année ! Le temps filait à une vitesse ! L'irlandaise n'avait pas vu sa première année passer et elle avait eu temps de choses nouvelles sur lesquelles elle avait dû s'adapter qu'elle ne s'était pas forcément attachée à nouer de belles et vraies amitiés. Entre l'internat qui entrainait l'éloignement de la maison, une nouvelle culture sorcière à appréhender et des cours étonnants à mémoriser, la jeune fille n'avait pas vraiment chômer.
Bon d'accord, elle avait rencontré des gens sympas, mais ce n'était pas encore vraiment des amis. Elle espérait que certains le deviendraient... et pourquoi pas dans sa promotion d'ailleurs ! Après tout, ils passaient tout le temps ensemble ou presque, il était temps qu'elle arrête de papillonner et qu'elle essaie de se faire de vrais amis ! C'était dit ! Cette année, ce serait celle de l'ouverture de ses relations !
Et ca avait d'ailleurs commencé non seulement avec Ernest par un échange de lettres pendant l'été et aussi quelques jours plus tôt avec l'adoption de Mila. Sa féline avait pris plutôt facilement ses marques en la compagnie de la Serdaigle. La Ménagerie Magique n'était pas encore totalement un lointain souvenir et toutes deux s'apprivoisaient doucement mais le coup de foudre qu'elles avaient eu en se croisant sur le Chemin de Traverse se concrétisait.
Et la rentrée avait commencé en force ! Heureusement, la barque dans laquelle la demoiselle se trouvait pour rejoindre Poudlard ne s'était pas renversé lors du lancement de feux d'artifice. Puis, fait plus qu'étrange, elle avait découvert un "O'Brien, Etan" lors de la répartition des élèves. Un échange avec lui la veille lui avait fait supposer qu'il pouvait potentiellement être un cousin... Ils avaient étonnamment les mêmes yeux, ceux du grand-père de la jeune fille...
Elle avait aussi proposer aux premières années de venir la voir s'ils avaient des questions en affichant une annonce sur le panneau d'affichage de la maison...
Enfin, bref, la rentrée avait démarrer sur les chapeaux de roue... et déjà, elle n'avait pas le temps de s'ennuyer... Surtout avec le premier cours de l'année en défense contre les forces du mal qui prouvait que Mrs Valerion en voulait aux désormais deuxième année. Elle promettait des cours de théorie uniquement, ca promettait ! Heureusement, Eileen n'avait pas perdu de temps, et s'était trouvée quelqu'un pour la tutorer sur la pratique dans une année supérieure à la sienne.
Aussi, pour ce deuxième cours, Eileen s'était promis de ne pas mettre plus en rogne son enseignante. Elle avisa un camarade de sa maison bien situé, ni trop près des foudres potentielles de l'adulte ni trop loin près de ceux qui avaient l'habitude de ne pas écouter.
Même si elle n'avait pas vraiment parlé avec tous ceux de sa promo, au moins connaissait-elle les prénoms de chacun.
- "Bonjour Ormen !" le salua-t-elle. "Ca te dérange si je m'assois à côté de toi ?" demanda-t-elle en prenant place. Tu crois qu'on va encore travailler Tarentallegra aujourd'hui ?" questionna-t-elle, histoire de faire la conversation.
502
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Bon d'accord, elle avait rencontré des gens sympas, mais ce n'était pas encore vraiment des amis. Elle espérait que certains le deviendraient... et pourquoi pas dans sa promotion d'ailleurs ! Après tout, ils passaient tout le temps ensemble ou presque, il était temps qu'elle arrête de papillonner et qu'elle essaie de se faire de vrais amis ! C'était dit ! Cette année, ce serait celle de l'ouverture de ses relations !
Et ca avait d'ailleurs commencé non seulement avec Ernest par un échange de lettres pendant l'été et aussi quelques jours plus tôt avec l'adoption de Mila. Sa féline avait pris plutôt facilement ses marques en la compagnie de la Serdaigle. La Ménagerie Magique n'était pas encore totalement un lointain souvenir et toutes deux s'apprivoisaient doucement mais le coup de foudre qu'elles avaient eu en se croisant sur le Chemin de Traverse se concrétisait.
Et la rentrée avait commencé en force ! Heureusement, la barque dans laquelle la demoiselle se trouvait pour rejoindre Poudlard ne s'était pas renversé lors du lancement de feux d'artifice. Puis, fait plus qu'étrange, elle avait découvert un "O'Brien, Etan" lors de la répartition des élèves. Un échange avec lui la veille lui avait fait supposer qu'il pouvait potentiellement être un cousin... Ils avaient étonnamment les mêmes yeux, ceux du grand-père de la jeune fille...
Elle avait aussi proposer aux premières années de venir la voir s'ils avaient des questions en affichant une annonce sur le panneau d'affichage de la maison...
Enfin, bref, la rentrée avait démarrer sur les chapeaux de roue... et déjà, elle n'avait pas le temps de s'ennuyer... Surtout avec le premier cours de l'année en défense contre les forces du mal qui prouvait que Mrs Valerion en voulait aux désormais deuxième année. Elle promettait des cours de théorie uniquement, ca promettait ! Heureusement, Eileen n'avait pas perdu de temps, et s'était trouvée quelqu'un pour la tutorer sur la pratique dans une année supérieure à la sienne.
Aussi, pour ce deuxième cours, Eileen s'était promis de ne pas mettre plus en rogne son enseignante. Elle avisa un camarade de sa maison bien situé, ni trop près des foudres potentielles de l'adulte ni trop loin près de ceux qui avaient l'habitude de ne pas écouter.
Même si elle n'avait pas vraiment parlé avec tous ceux de sa promo, au moins connaissait-elle les prénoms de chacun.
- "Bonjour Ormen !" le salua-t-elle. "Ca te dérange si je m'assois à côté de toi ?" demanda-t-elle en prenant place. Tu crois qu'on va encore travailler Tarentallegra aujourd'hui ?" questionna-t-elle, histoire de faire la conversation.
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Le poids des sorts
Ormen sentit son coeur s'emballer au moment où une voix prononça son prénom, un peu pris de court la plume resta suspendue dans sa main au-dessus du parchemin et il hésita un instant à lever les yeux vers la source de son dérangement. Ses pensées s'étaient imaginées cette scène il y a quelques instants et voilà que la peur de ce qui allait venir venait de se réaliser dans la réalité, quelqu'un s'adressait vraiment à lui.
Il reconnut Eileen presque immédiatement, il faut dire qu'ils étaient tous deux dans la même maison mais il n'avait jamais osé lui parler auparavant car elle semblait toujours rayonner d'une forme d'assurance tranquille et c'est de cette faculté qu'il enviait toujours les autres, une chose qu'il n'avait jamais su imiter. Il hésita un instant de peur de ne pas réussir à formuler une réponse cohérente ou pire de paraître maladroit et qu'elle puisse se moquer de lui.
Il retient un "non pas du tout" qui faillit franchir ses lèvres et se contenta d'effectuer un simple petit signe de tête timide lui signifiant qu'elle pouvait s'installer car sa voix était partie se cacher quelque part entre sa gorge et ses pensées.
Une forme de soulagement le saisit quand elle s'installa comme si la proximité avec une présence amicale atténuait la tension qu'il ressentait à chaque instant alors il tentait de paraître calme pour ne pas lui sembler étange mais son esprit lui tournait sans discontinuer. Fallait-il qu'il lui réponde ? Devait-il dire quelque chose pour ouvrir la conversation ? Ou bien simplement sourire ? Il ne voulait pas avoir l'air désinstéressé ou fermé mais ne savait pas comment faire.
La mention du sortilège qu'ils avaient travaillé la dernière fois fit remonter un léger sentiment d'angoisse. Tarentallegra rien que d'entendre cette formule, il revoyait son dernier essai de magie en cours de DCFM l'année dernière quand il s'était exercé à Fumos, les mouvements imprécis de sa baguette, le rire de ses camarades et la honte qui avait imprimé sa peau.
Mais il y avait cette fois quelque chose de différent, son ton n'était pas moqueur, elle était simplement curieuse et normale et justement cette normalité lui faisait du bien. Alors après un silence, Ormen se décida à lui répondre non sans se montrer hésitant :
- Peut-être mais honnêtement je n'espère pas, une magie capable de forcer quelqu'un, ça me fait froid dans le dos.
398 mots
Il reconnut Eileen presque immédiatement, il faut dire qu'ils étaient tous deux dans la même maison mais il n'avait jamais osé lui parler auparavant car elle semblait toujours rayonner d'une forme d'assurance tranquille et c'est de cette faculté qu'il enviait toujours les autres, une chose qu'il n'avait jamais su imiter. Il hésita un instant de peur de ne pas réussir à formuler une réponse cohérente ou pire de paraître maladroit et qu'elle puisse se moquer de lui.
Il retient un "non pas du tout" qui faillit franchir ses lèvres et se contenta d'effectuer un simple petit signe de tête timide lui signifiant qu'elle pouvait s'installer car sa voix était partie se cacher quelque part entre sa gorge et ses pensées.
Une forme de soulagement le saisit quand elle s'installa comme si la proximité avec une présence amicale atténuait la tension qu'il ressentait à chaque instant alors il tentait de paraître calme pour ne pas lui sembler étange mais son esprit lui tournait sans discontinuer. Fallait-il qu'il lui réponde ? Devait-il dire quelque chose pour ouvrir la conversation ? Ou bien simplement sourire ? Il ne voulait pas avoir l'air désinstéressé ou fermé mais ne savait pas comment faire.
La mention du sortilège qu'ils avaient travaillé la dernière fois fit remonter un léger sentiment d'angoisse. Tarentallegra rien que d'entendre cette formule, il revoyait son dernier essai de magie en cours de DCFM l'année dernière quand il s'était exercé à Fumos, les mouvements imprécis de sa baguette, le rire de ses camarades et la honte qui avait imprimé sa peau.
Mais il y avait cette fois quelque chose de différent, son ton n'était pas moqueur, elle était simplement curieuse et normale et justement cette normalité lui faisait du bien. Alors après un silence, Ormen se décida à lui répondre non sans se montrer hésitant :
- Peut-être mais honnêtement je n'espère pas, une magie capable de forcer quelqu'un, ça me fait froid dans le dos.
398 mots
Le poids des sorts
La réponse du garçon plut énormément à la jeune fille. Elle était tout à fait d'accord. Pour elle, la matière devait consister à se défendre... On parlait de "défense contre les forces du mal", pas à attaquer quelqu'un. En cela, elle avait beaucoup de mal avec les duels et tous les sorts qui pouvaient faire souffrir autrui, que ce soit des créatures ou des camarades.
Leur première année les avait tout de même donner des coups de massue, des jets d'étincelles brûlantes ou d'eau bouillante et fait des croche-pieds... Dans des circonstances normales, on l'aurait forcément regarder de travers... Elle avait aussi obligé quelqu'un à rester coller sur place ou lui avait coller les jambes ensemble, et ca, ce n'était pas agréable... Entraver la liberté de mouvement, c'était déjà empiéter sur l'autre. Et puis, quel intérêt stratégique y avait-il à faire couler abondamment le nez de son camarade si ce n'est pour lui faire évacuer un vilain rhume ?
Au moins, Periculum, Bombarda, Fumos pouvaient eux avoir leur intérêt en terme de défense.
Après, ca restait de la magie, ca n'était pas infliger une véritable souffrance, en tout cas sauf pour les trois premiers sorts auxquels elle pensait, elle pouvait l'entendre. Mais encore une fois, lancer un maléfice de danse endiablée, quel était donc l'intérêt si ce n'était faire montre d'une certaine malveillance ?
Elle s'en était ouverte rarement et pensait que les autres de ses camarades appréciaient de pouvoir jeter ces sortilèges. Aussi, s'enthousiasma-t-elle :
- "J'espère aussi ! Je suis totalement d'accord avec toi ! Si au moins, ca pouvait vraiment servir à quelque chose pour nous défendre..." déplora-t-elle. En même temps, ils n'avaient vu que la théorie du sort la dernière fois, et parce qu'ils avaient tenté de ramener à la raison leur enseignante. Comme c'était parti, ils auraient bien au moins un trimestre de cours théorique. "Au moins, si Mrs Valerion se tient à ce qu'elle nous a dit, on ne verra pas la pratique du sortilège... On ne fera que de la théorie encore aujourd'hui, quelque soit le cours qu'on aura..." lâcha-t-elle avec un petit sourire.
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Leur première année les avait tout de même donner des coups de massue, des jets d'étincelles brûlantes ou d'eau bouillante et fait des croche-pieds... Dans des circonstances normales, on l'aurait forcément regarder de travers... Elle avait aussi obligé quelqu'un à rester coller sur place ou lui avait coller les jambes ensemble, et ca, ce n'était pas agréable... Entraver la liberté de mouvement, c'était déjà empiéter sur l'autre. Et puis, quel intérêt stratégique y avait-il à faire couler abondamment le nez de son camarade si ce n'est pour lui faire évacuer un vilain rhume ?
Au moins, Periculum, Bombarda, Fumos pouvaient eux avoir leur intérêt en terme de défense.
Après, ca restait de la magie, ca n'était pas infliger une véritable souffrance, en tout cas sauf pour les trois premiers sorts auxquels elle pensait, elle pouvait l'entendre. Mais encore une fois, lancer un maléfice de danse endiablée, quel était donc l'intérêt si ce n'était faire montre d'une certaine malveillance ?
Elle s'en était ouverte rarement et pensait que les autres de ses camarades appréciaient de pouvoir jeter ces sortilèges. Aussi, s'enthousiasma-t-elle :
- "J'espère aussi ! Je suis totalement d'accord avec toi ! Si au moins, ca pouvait vraiment servir à quelque chose pour nous défendre..." déplora-t-elle. En même temps, ils n'avaient vu que la théorie du sort la dernière fois, et parce qu'ils avaient tenté de ramener à la raison leur enseignante. Comme c'était parti, ils auraient bien au moins un trimestre de cours théorique. "Au moins, si Mrs Valerion se tient à ce qu'elle nous a dit, on ne verra pas la pratique du sortilège... On ne fera que de la théorie encore aujourd'hui, quelque soit le cours qu'on aura..." lâcha-t-elle avec un petit sourire.
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Le poids des sorts
Ormen ne s'attendait absolument pas à ce qu'elle partage son avis car d'ordinaire il avait plutôt l'habitude de voir les autres s'enthousismer pour les duels, les sorts spectaculaires et les effets impressionnants de la magie offensive alors sa réaction était rafraichissante. Quand il entendit dans la voix d'Eileen la sincérité, il se détendit un peu et hocha doucement la tête presque supris que l'on puisse penser comme lui, cela ne s'était pas produit très souvent voire jamais encore.
Les paroles qu'elle venait de tenir et les mots qu'elle avait prononcé faisait écho à ce qu'il ressentait sans jamais avoir trop osé l'exprimer car lui non plus n'aimait pas l'idée d'user de la magie contre quelqu'un même si évidemment il comprenait l'intérêt de se défendre. Toutefois la ligne entre se protéger et attaquer pouvait être si mince que cela n'était jamais évident. Il se souvenait encore de la gêne qu'il avait ressenti la première fois qu'il avait lancé par erreur un sort qui avait heurté un de ses camarades et l'avait blessé. Il ne l'était que légèrement mais tout de même les souvenirs de la brûlure, du cri puis du silence qui a suivi lui laissait un goût amer en bouche et lui faisait se crisper.
- Oui souffla-t-il après un instant en gardant le ton bas des confidences, défendre je veux bien mais faire du mal non même par accident, cela me bloque complètement.
Il releva un peu ses yeux vers elle hésitant entre la peur de torp en dire et le besoin d'être compris, Eileen semblait être de ces personnes capables d'écouter sans juger et c'était rare qu'Ormen ose parler de ce genre de choses.
- La théorie au moins nous laissera le temps de réfléchir et puis peut-être qu'à force de comprendre les rouages de la magie offensive, on finira par se sentir plus en sécurité et plus à l'aise avec.
Il pinça ses lèvres presque honteux de s'être tant dévoilé, c'était certes peu mais pour lui c'était déjà beaucoup. Ses mots flottaient entre eux simples et maladroits mais purement honnêtes et pour la première fois depuis le début du cours, il eut l'impression qu'un poids s'était détaché de ses épaules comme si par ses confidences, elle s'était évaporée.
@371 mots
Les paroles qu'elle venait de tenir et les mots qu'elle avait prononcé faisait écho à ce qu'il ressentait sans jamais avoir trop osé l'exprimer car lui non plus n'aimait pas l'idée d'user de la magie contre quelqu'un même si évidemment il comprenait l'intérêt de se défendre. Toutefois la ligne entre se protéger et attaquer pouvait être si mince que cela n'était jamais évident. Il se souvenait encore de la gêne qu'il avait ressenti la première fois qu'il avait lancé par erreur un sort qui avait heurté un de ses camarades et l'avait blessé. Il ne l'était que légèrement mais tout de même les souvenirs de la brûlure, du cri puis du silence qui a suivi lui laissait un goût amer en bouche et lui faisait se crisper.
- Oui souffla-t-il après un instant en gardant le ton bas des confidences, défendre je veux bien mais faire du mal non même par accident, cela me bloque complètement.
Il releva un peu ses yeux vers elle hésitant entre la peur de torp en dire et le besoin d'être compris, Eileen semblait être de ces personnes capables d'écouter sans juger et c'était rare qu'Ormen ose parler de ce genre de choses.
- La théorie au moins nous laissera le temps de réfléchir et puis peut-être qu'à force de comprendre les rouages de la magie offensive, on finira par se sentir plus en sécurité et plus à l'aise avec.
Il pinça ses lèvres presque honteux de s'être tant dévoilé, c'était certes peu mais pour lui c'était déjà beaucoup. Ses mots flottaient entre eux simples et maladroits mais purement honnêtes et pour la première fois depuis le début du cours, il eut l'impression qu'un poids s'était détaché de ses épaules comme si par ses confidences, elle s'était évaporée.
@371 mots
Le poids des sorts
Eileen comprenait totalement ce qu'il voulait dire. Elle ressentait une certaine gêne depuis un moment à lancer certains sorts. Elle y avait réfléchi. Et puis, les réactions de son enseignante l'avaient parfois étonné. Ca l'avait fait réfléchir sur elle-même. Pourquoi alors qu'elle était plutôt bonne dans les matières à baguette - qu'elle adorait d'ailleurs - ne parvenait-elle pas à réagir aussi vite en défense contre les forces du mal qu'en sortilèges ou métamorphose ? Elle avait toujours un temps de latence, comme une réaction à rebours... Elle luttait entre le lancer à réaliser et son instinct. Elle s'en était rendue compte après que plusieurs créatures - qui ne lui avait rien fait - aient percuté un Lashlabask qu'elle avait dû lancer. Comment pouvait-on réellement s'entrainer contre des créatures ? Ils faisaient de la magie - par Merlin ! Ne serait-il pas possible d'envisager, comme pour les mannequins d'entrainement aux duels, de fausses créatures ?
- "Malheureusement..." souffla-t-elle sur le même ton de la confidence "j'ai peur que se défendre dans ce cours entraine obligatoirement de provoquer une réaction désagréable pour autrui..." Que cet autrui soit quelqu'un ou quelque chose.
Il évoqua sa théorie selon laquelle la théorie offensive pouvait peut-être plus s'apprécier s'ils la comprenaient mieux. Une vraie réflexion de Serdaigle, elle reconnaissait bien sa maison là... Elle aurait pu dire la même chose à vrai dire...
- "Peut-être... Mais je ne pense pas que comprendre permette de pardonner ou d'excuser. Je n'aime pas ça..." avoua-t-elle franchement. "Certains sorts sont amusants, et quand on en lance d'autres sur un mannequin, pourquoi pas..." murmura-t-elle dans un souffle.
Elle serra les dents, se remémorant certains sortilèges précédemment envoyés.
- "Tu crois vraiment qu'on peut apprendre à vivre avec ce sentiment ?" Elle était mitigée quant à cet espoir. En même temps, elle était contente que ses limites acceptent de lui faire comprendre que c'était compliqué pour elle et en même temps, elle aurait aimé pouvoir s'améliorer sans avoir à lutter constamment contre elle-même dans ce cours.
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- "Malheureusement..." souffla-t-elle sur le même ton de la confidence "j'ai peur que se défendre dans ce cours entraine obligatoirement de provoquer une réaction désagréable pour autrui..." Que cet autrui soit quelqu'un ou quelque chose.
Il évoqua sa théorie selon laquelle la théorie offensive pouvait peut-être plus s'apprécier s'ils la comprenaient mieux. Une vraie réflexion de Serdaigle, elle reconnaissait bien sa maison là... Elle aurait pu dire la même chose à vrai dire...
- "Peut-être... Mais je ne pense pas que comprendre permette de pardonner ou d'excuser. Je n'aime pas ça..." avoua-t-elle franchement. "Certains sorts sont amusants, et quand on en lance d'autres sur un mannequin, pourquoi pas..." murmura-t-elle dans un souffle.
Elle serra les dents, se remémorant certains sortilèges précédemment envoyés.
- "Tu crois vraiment qu'on peut apprendre à vivre avec ce sentiment ?" Elle était mitigée quant à cet espoir. En même temps, elle était contente que ses limites acceptent de lui faire comprendre que c'était compliqué pour elle et en même temps, elle aurait aimé pouvoir s'améliorer sans avoir à lutter constamment contre elle-même dans ce cours.
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Le poids des sorts
Ormen écouta sa camarade de Serdaigle avec une attention toute particulière comme si chacune des paroles qu'elle énonçait venait faire écho à quelque chose d'enfoui chez lui. Il ne s'attendait pas à ce que quelqu'un le comprenne autant en tout cas pas si clairement ni encore moins par quelqu'un qu'il n'avait appris à connaître que depuis quelques instants.
Il hocha doucement la tête en réponse à ses propos quand elle évoquait l'idée qu'en DCFM, se défendre impliquait de faire du mal à une autre personne, c'était précisément cette logique-là qui lui avait toujours posé problème sans qu'il n'arrive à mettre des mots dessus et à la formaliser clairement. Pourtant à cet instant cela lui semblait limpide, il était soulagé d'être compris et en même temps le sentiment inverse de la peur le saisissait aussi car elle le voyait tel qu'il était vraiment.
Quand elle évoque son propre malaise et ce qui la freinait, Ormen ne put qu'écarquiller les yeux tant il était surpris car il n'aurait jamais imaginé qu'elle, une personne si souriante, n'éprouve la même hésitation, le tiraillement habituel qu'il éprouvait aussi entre le geste à affectuer et ce que dictait sa morale. Découvrir qu'elle aussi se débattait avec cette contradiction adoucissait un peu la solitude qu'il portait sur ses épaules depuis sa première année.
- Tu crois vraiment qu'on peut apprendre à vivre avec ce sentiment ?
Il déglutit avant d'hésiter un peu, sa dernière question résonnait encore dans l'air et il ne savait par où commencer.
- Je ne sais pas admit-il, je crois que c'est possible pour certaines personnes mais pour nous, je n'en suis pas sûr. Pas encore en tout cas....
Il prit une grande inspiration avant d'ajouter d'une voix un peu tremblotante :
- Peut-être que l'on va finir par apprendre ç vivre avec et à ne pas la laisser nous paralyser mais pour cela, je pense qu'il faudrait nous interroger sur le pourquoi ça nous fait cet effet là. Nous devons arrêter de nous battre contre même si c'est plus facile à dire qu'à faire.
Il rougit en prenant conscience d'avoir dit quelque chose de trop sérieux peut-être même intime mais il ne voyait pas comment répondre autrement mis à part en laissant parler son coeur et il ne le regrettait pas.
372 mots
Il hocha doucement la tête en réponse à ses propos quand elle évoquait l'idée qu'en DCFM, se défendre impliquait de faire du mal à une autre personne, c'était précisément cette logique-là qui lui avait toujours posé problème sans qu'il n'arrive à mettre des mots dessus et à la formaliser clairement. Pourtant à cet instant cela lui semblait limpide, il était soulagé d'être compris et en même temps le sentiment inverse de la peur le saisissait aussi car elle le voyait tel qu'il était vraiment.
Quand elle évoque son propre malaise et ce qui la freinait, Ormen ne put qu'écarquiller les yeux tant il était surpris car il n'aurait jamais imaginé qu'elle, une personne si souriante, n'éprouve la même hésitation, le tiraillement habituel qu'il éprouvait aussi entre le geste à affectuer et ce que dictait sa morale. Découvrir qu'elle aussi se débattait avec cette contradiction adoucissait un peu la solitude qu'il portait sur ses épaules depuis sa première année.
- Tu crois vraiment qu'on peut apprendre à vivre avec ce sentiment ?
Il déglutit avant d'hésiter un peu, sa dernière question résonnait encore dans l'air et il ne savait par où commencer.
- Je ne sais pas admit-il, je crois que c'est possible pour certaines personnes mais pour nous, je n'en suis pas sûr. Pas encore en tout cas....
Il prit une grande inspiration avant d'ajouter d'une voix un peu tremblotante :
- Peut-être que l'on va finir par apprendre ç vivre avec et à ne pas la laisser nous paralyser mais pour cela, je pense qu'il faudrait nous interroger sur le pourquoi ça nous fait cet effet là. Nous devons arrêter de nous battre contre même si c'est plus facile à dire qu'à faire.
Il rougit en prenant conscience d'avoir dit quelque chose de trop sérieux peut-être même intime mais il ne voyait pas comment répondre autrement mis à part en laissant parler son coeur et il ne le regrettait pas.
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Le poids des sorts
Ormen renvoyait à la jeune fille ses propres craintes et une réflexion amenée d'une autre façon qui lui faisait du bien. Il ressentait les mêmes choses mais les appréhendait différemment. Cette sorte de prise de recul était comme une onde d'eau fraiche sur les pensées de l'irlandaise.
Pendant un an, elle s'était débattu avec ses ressentis et la nécessité d'être réactive. Elle avait vu qu'elle pouvait lancer les maléfices - elle le pouvait vraiment - mais elle avait systématiquement un temps de retard, à cause d'une hésitation qui l'habitait dès lors qu'elle avait défense contre les forces du mal. Or, cet instant n'était pas présent quand elle jouait de sa baguette dans les autres matières ; ce malaise était absent quand elle se liait à sa baguette. Mr Ollivander lui avait dit que son catalyseur était une baguette cassante qui s'associait bien aux sorciers dotés d'une puissante intuition et d'une grande affinité avec la nature. Or, avec la DCFM, elle allait contre son intuition... et puis voir son enseignante maltraiter des élèves avec un peu de magie pour soi-disant donner un cours - ce qui avait fini par révolter ses camarades et les faire réagir, ce à quoi elle avait réagi en ne leur enseignant plus que la théorie - c'était quelque chose qui l'avait touché. Elle était une élève sage et pas du genre à rapporter. Aussi, elle ne s'était pas liée à ses camarades de promotion lorsqu'ils avaient voulu remettre en question l'autorité de l'adulte. Pour autant, elle comprenait que les préfets doivent respecter et imposer le respect du règlement. Ellana et Elliot qu'elle n'avait pas vraiment côtoyé devaient être confronté à ce tiraillement... mais la délation en soi n'était pas pour elle. Clairement.
Et puis, elle avait du mal à parler des difficultés qu'elle ressentait si elle n'était pas confiance. Or, elle venait de s'épancher auprès de ce garçon qu'elle ne connaissait pas bien... Elle avait vécu comme un déclic lorsqu'il lui avait avoué ressentir ce qu'elle-même vivait au fond de son coeur.
- "Pas encore..." répéta-t-elle. Au fond d'elle-même, elle aurait préféré un "jamais". Elle ne voulait pas reléguer sa morale pour un lancer de sort... Elle voulait apprendre à être plus réactive lorsqu'elle devait jeter un maléfice mais sans que cela remette en cause sa morale. C'était quelque chose profondément enfoui dans son éducation... Elle ne se voyait pas l'effacer, ca faisait partie d'elle. Elle pourrait peut-être s'en ouvrir à sa nouvelle tutrice de DCFM si elle se sentait suffisamment à l'aise pour cela mais elle doutait qu'il existe une solution miracle pour se sentir mieux. Non, elle aurait probablement toujours ce nœud à l'estomac, qu'elle cacherait derrière un sourire. Ceux qui ne la connaissaient pas penseraient qu'elle était comme d'habitude, les autres sauraient qu'elle ne faisait que paraitre.
- "Pourquoi ca nous fait cet effet là ?" C'était une bonne question. "Education, morale... je sens que ce n'est pas normal, que ce n'est pas juste... Surtout contre un animal... Lui n'a rien demandé, n'a pas donné son accord... Alors qu'un camarade à la limite... il a donné son consentement." lâcha-t-elle. Et elle sentait au fond d'elle-même que cette crainte, ce sentiment serait vrai pour elle encore longtemps.
- "Plutôt que se battre contre nous même, on se bat pour notre vision de la justice je pense. Papa est vétérinaire. J'ai vu des maltraitances animales et les animaux ne peuvent pas se défendre... " expliqua-t-elle dans un souffle bas et tremblant.
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4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Pendant un an, elle s'était débattu avec ses ressentis et la nécessité d'être réactive. Elle avait vu qu'elle pouvait lancer les maléfices - elle le pouvait vraiment - mais elle avait systématiquement un temps de retard, à cause d'une hésitation qui l'habitait dès lors qu'elle avait défense contre les forces du mal. Or, cet instant n'était pas présent quand elle jouait de sa baguette dans les autres matières ; ce malaise était absent quand elle se liait à sa baguette. Mr Ollivander lui avait dit que son catalyseur était une baguette cassante qui s'associait bien aux sorciers dotés d'une puissante intuition et d'une grande affinité avec la nature. Or, avec la DCFM, elle allait contre son intuition... et puis voir son enseignante maltraiter des élèves avec un peu de magie pour soi-disant donner un cours - ce qui avait fini par révolter ses camarades et les faire réagir, ce à quoi elle avait réagi en ne leur enseignant plus que la théorie - c'était quelque chose qui l'avait touché. Elle était une élève sage et pas du genre à rapporter. Aussi, elle ne s'était pas liée à ses camarades de promotion lorsqu'ils avaient voulu remettre en question l'autorité de l'adulte. Pour autant, elle comprenait que les préfets doivent respecter et imposer le respect du règlement. Ellana et Elliot qu'elle n'avait pas vraiment côtoyé devaient être confronté à ce tiraillement... mais la délation en soi n'était pas pour elle. Clairement.
Et puis, elle avait du mal à parler des difficultés qu'elle ressentait si elle n'était pas confiance. Or, elle venait de s'épancher auprès de ce garçon qu'elle ne connaissait pas bien... Elle avait vécu comme un déclic lorsqu'il lui avait avoué ressentir ce qu'elle-même vivait au fond de son coeur.
- "Pas encore..." répéta-t-elle. Au fond d'elle-même, elle aurait préféré un "jamais". Elle ne voulait pas reléguer sa morale pour un lancer de sort... Elle voulait apprendre à être plus réactive lorsqu'elle devait jeter un maléfice mais sans que cela remette en cause sa morale. C'était quelque chose profondément enfoui dans son éducation... Elle ne se voyait pas l'effacer, ca faisait partie d'elle. Elle pourrait peut-être s'en ouvrir à sa nouvelle tutrice de DCFM si elle se sentait suffisamment à l'aise pour cela mais elle doutait qu'il existe une solution miracle pour se sentir mieux. Non, elle aurait probablement toujours ce nœud à l'estomac, qu'elle cacherait derrière un sourire. Ceux qui ne la connaissaient pas penseraient qu'elle était comme d'habitude, les autres sauraient qu'elle ne faisait que paraitre.
- "Pourquoi ca nous fait cet effet là ?" C'était une bonne question. "Education, morale... je sens que ce n'est pas normal, que ce n'est pas juste... Surtout contre un animal... Lui n'a rien demandé, n'a pas donné son accord... Alors qu'un camarade à la limite... il a donné son consentement." lâcha-t-elle. Et elle sentait au fond d'elle-même que cette crainte, ce sentiment serait vrai pour elle encore longtemps.
- "Plutôt que se battre contre nous même, on se bat pour notre vision de la justice je pense. Papa est vétérinaire. J'ai vu des maltraitances animales et les animaux ne peuvent pas se défendre... " expliqua-t-elle dans un souffle bas et tremblant.
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Le poids des sorts
Ormen écouta Eileen, ses yeux posées sur elle sans pouvoir s'en détacher, chaque mot qu'elle prononçait résonnant en lui comme si elle était capable de mettre des mots sur quelque chose qu'il ressentait sans pouvoir l'exprimer. Son coeur se serrait légèrement et il inspira profondément pour ne pas laisser sa nervosité prendre le dessus car cette sensation qui mêlait admiration et soulagement était nouvelle, qu'un autre puisse comprendre son malaise, si clairement, le bouleversait plus qu'il ne voulait l'admettre.
Il baissa les yeux vers ses mains qu'ils avaient croisées sur ses genoux, ses doigts jouaient nerveusement avec son tissu de robe, le silence qui s'installait lui permit de se concenter sur ses propres souvenirs et sur toutes les fois où il avait hésité, était resté figé à l'idée de mal faire et ce même pour les sorts les plus communs. La DCFM avait toujours été pour lui un terrain glissant, il aimait la magie et était capable de beaucoup mais cette crainte de nuire à autrui ne le quittait pas comme une ombre et le terrassait le rendant incapable de réussir.
- Oui, je crois que je comprends un peu murmura-t-il finalement, un léger tremblement parcourant sa voix, se battre pour ce que l'on pense juste, c'est différent de simplement suivre les consignes mais ça fait mal quand on sait que l'on pourrait faire autrement.
Il inspira longuement, les paroles de sa camarade ayant éveillé en lui une forme d'espoir silencieux comme si leurs hésitations partagées leur permettaient d'exister dans cet espace entre obligation et morale.
- Je crois que c'est pour ça qu'on hésite toujours continua-t-il en laissant son regard se prendre dans le vide, ce n'est pas qu'on est faibles ou incapables, juste attentifs à ceux qui nous entourent. Ca veut surtout dire qu'on ne veut pas faire de mal inutilement je pense et nous ne devons pas en avoir honte même si c'est plus facile à dire qu'à faire.
Il sentit un frisson lui parcourir le dos et le silence retomba mais pas celui qui est inconfortable, la proximité d'Eileen et sa sincérité lui donnait la force de poursuivre et d'avouer tout ce qu'il ressentait.
- Tu as raison, les animaux n'ont pas le choix et ce sentiment, cette crainte que nous ressentons, c'est notre conscience qui nous guide, ce n'est pas une faiblesse au contraire et je pense que nous devons rester fidèles à nous-mêmes tout en agissant s'il le faut. Bon, pour l'instant je crois qu'on fait ce qu'on peut et c'est déjà pas mal !
Il lâcha un petit rire gêné et laissa flotter ses mots dans l'air, ils étaient emprunt de gravité et de douceur et cet échange continuait d'entretenir le lien fragile mais réel qui s'était créé entre eux, un lien basé sur une compréhension mutuelle.
465 mots
Il baissa les yeux vers ses mains qu'ils avaient croisées sur ses genoux, ses doigts jouaient nerveusement avec son tissu de robe, le silence qui s'installait lui permit de se concenter sur ses propres souvenirs et sur toutes les fois où il avait hésité, était resté figé à l'idée de mal faire et ce même pour les sorts les plus communs. La DCFM avait toujours été pour lui un terrain glissant, il aimait la magie et était capable de beaucoup mais cette crainte de nuire à autrui ne le quittait pas comme une ombre et le terrassait le rendant incapable de réussir.
- Oui, je crois que je comprends un peu murmura-t-il finalement, un léger tremblement parcourant sa voix, se battre pour ce que l'on pense juste, c'est différent de simplement suivre les consignes mais ça fait mal quand on sait que l'on pourrait faire autrement.
Il inspira longuement, les paroles de sa camarade ayant éveillé en lui une forme d'espoir silencieux comme si leurs hésitations partagées leur permettaient d'exister dans cet espace entre obligation et morale.
- Je crois que c'est pour ça qu'on hésite toujours continua-t-il en laissant son regard se prendre dans le vide, ce n'est pas qu'on est faibles ou incapables, juste attentifs à ceux qui nous entourent. Ca veut surtout dire qu'on ne veut pas faire de mal inutilement je pense et nous ne devons pas en avoir honte même si c'est plus facile à dire qu'à faire.
Il sentit un frisson lui parcourir le dos et le silence retomba mais pas celui qui est inconfortable, la proximité d'Eileen et sa sincérité lui donnait la force de poursuivre et d'avouer tout ce qu'il ressentait.
- Tu as raison, les animaux n'ont pas le choix et ce sentiment, cette crainte que nous ressentons, c'est notre conscience qui nous guide, ce n'est pas une faiblesse au contraire et je pense que nous devons rester fidèles à nous-mêmes tout en agissant s'il le faut. Bon, pour l'instant je crois qu'on fait ce qu'on peut et c'est déjà pas mal !
Il lâcha un petit rire gêné et laissa flotter ses mots dans l'air, ils étaient emprunt de gravité et de douceur et cet échange continuait d'entretenir le lien fragile mais réel qui s'était créé entre eux, un lien basé sur une compréhension mutuelle.
465 mots
Le poids des sorts
Après en avoir tant dit, la jeune fille se tourna hésitante vers son voisin de table. Il comprenait ce qu'elle ressentait. Et lorsqu'il évoqua la question du choix, la possibilité de faire autrement, elle sut qu'il tenait quelque chose. Elle opina du chef avant de reprendre :
- "C'est ca ! Je pense qu'en étant obligé de faire, on fera. Après tout, quand on se bat pour sauver sa peau, on doit faire des choses qu'on ne se voyait pas faire jusque là... " Elle pensa à ce fait divers dont elle avait entendu parlé par son père qui discutait avec sa mère d'une maman qui avait soulevé un véhicule pour sauver son enfant coincé à l'intérieur après un accident de la route. Cette femme avait trouvé en elle des ressources insoupçonnées pour sauver ce qui lui était cher.
L'explication de leur hésitation tenait à leur empathie ? Il fallait dire qu'Eileen n'avait jamais aimé voir les autres souffrir et faisait toujours tout pour leur donner le sourire et aider quand on lui en laissait la possibilité. La plupart de ses camarades pouvaient en attester.
- "C'est sûr que faire mal pour faire mal..." lâcha-t-elle avec une grimace... d'ailleurs, elle ne comprenait pas ceux qui pouvaient apprécier faire du mal à autrui... "donc le problème viendrait du fait... qu'on est trop... attentif aux autres ?" Qu'est-ce que ca révélait d'eux-mêmes et des autres ? Elle poursuivit sa réflexion à haute voix : "Ca voudrait dire... que les autres ne sont pas empathiques ?" tenta-t-elle indécise encore quant aux conclusions à en tirer.
Ormen avait évoqué la honte que l'on peut ressentir à faire du mal. Ce n'était pas une honte sur le moment pour elle... et à vrai dire pas non plus après. Elle ne le faisait pas sciemment et n'avait donc pas à s'en cacher. Elle chercha le sentiment adéquat jusqu'à mettre le doigt dessus.
- "Je me sens coupable... comme salie par la réaction de mon sort..." avoua-t-elle en pensant aux fois où elle avait du faire souffrir autrui avec les maléfices qu'elle jetait.
La discussion tournant vers les animaux, la rouquine hocha la tête !
- "Je crois que je peux apprendre à accepter de lancer un maléfice contre un adversaire humain. Après tout, lui peut donner son consentement. Par contre, contre un animal, j'aurai probablement toujours cette difficulté..." lâcha-t-elle. "C'est comme en métamorphose quand on transforme des animaux en autre chose ou des objets en animaux, au début je pensais que ca les faisait souffrir. Maintenant, je sais que "non" donc je suis beaucoup plus à l'aise dans la matière." lâcha-t-elle avec un sourire timide.
Et oui, rester fidèle à soi-même, c'était une belle idée mais pas toujours facile à mettre en oeuvre dans une société.
- "Je suis contente qu'on en ait parlé... " avoua-t-elle, ne s'attendant pas à trouver une telle complicité avec le Serdaigle.
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- "C'est ca ! Je pense qu'en étant obligé de faire, on fera. Après tout, quand on se bat pour sauver sa peau, on doit faire des choses qu'on ne se voyait pas faire jusque là... " Elle pensa à ce fait divers dont elle avait entendu parlé par son père qui discutait avec sa mère d'une maman qui avait soulevé un véhicule pour sauver son enfant coincé à l'intérieur après un accident de la route. Cette femme avait trouvé en elle des ressources insoupçonnées pour sauver ce qui lui était cher.
L'explication de leur hésitation tenait à leur empathie ? Il fallait dire qu'Eileen n'avait jamais aimé voir les autres souffrir et faisait toujours tout pour leur donner le sourire et aider quand on lui en laissait la possibilité. La plupart de ses camarades pouvaient en attester.
- "C'est sûr que faire mal pour faire mal..." lâcha-t-elle avec une grimace... d'ailleurs, elle ne comprenait pas ceux qui pouvaient apprécier faire du mal à autrui... "donc le problème viendrait du fait... qu'on est trop... attentif aux autres ?" Qu'est-ce que ca révélait d'eux-mêmes et des autres ? Elle poursuivit sa réflexion à haute voix : "Ca voudrait dire... que les autres ne sont pas empathiques ?" tenta-t-elle indécise encore quant aux conclusions à en tirer.
Ormen avait évoqué la honte que l'on peut ressentir à faire du mal. Ce n'était pas une honte sur le moment pour elle... et à vrai dire pas non plus après. Elle ne le faisait pas sciemment et n'avait donc pas à s'en cacher. Elle chercha le sentiment adéquat jusqu'à mettre le doigt dessus.
- "Je me sens coupable... comme salie par la réaction de mon sort..." avoua-t-elle en pensant aux fois où elle avait du faire souffrir autrui avec les maléfices qu'elle jetait.
La discussion tournant vers les animaux, la rouquine hocha la tête !
- "Je crois que je peux apprendre à accepter de lancer un maléfice contre un adversaire humain. Après tout, lui peut donner son consentement. Par contre, contre un animal, j'aurai probablement toujours cette difficulté..." lâcha-t-elle. "C'est comme en métamorphose quand on transforme des animaux en autre chose ou des objets en animaux, au début je pensais que ca les faisait souffrir. Maintenant, je sais que "non" donc je suis beaucoup plus à l'aise dans la matière." lâcha-t-elle avec un sourire timide.
Et oui, rester fidèle à soi-même, c'était une belle idée mais pas toujours facile à mettre en oeuvre dans une société.
- "Je suis contente qu'on en ait parlé... " avoua-t-elle, ne s'attendant pas à trouver une telle complicité avec le Serdaigle.
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4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP