23 nov. 2025, 00:47
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
Dimanche 20 novembre 2050
Aux alentours de 22h50, couloir du premier étage
Avec : @Eileen O'Brien


La fin du week-end avait sonné et la Poufsouffle était plutôt contente de son travail. Le travail intense musicale qu'elle se programmait le week-end portait ses fruits : la deuxième année commençait à avoir plus de techniques. Après un bon dîner en compagnie de ses amis, sa routine du soir accomplie et son sac préparé pour le lendemain, Zenaïda s'était emmitouflée sous sa couette. Et puis, doucement, elle avait sombré dans le sommeil. Une nuit sans rêves mais paisible...


Du moins, c'était ce que la jeune fille croyait.


Au loin, la jeune fille courait, libre et soulagée. Mais voilà que devant elle, surgit son grand frère bien aimé. Il l'ignorait, la repoussait d'une main et embrassait une inconnue. Sa fiancée. Elle n'avait pas de visage parce que jamais Zenaïda ne l'avait vu. Elle voulait les rattraper mais déjà, ils étaient loin. Très loin. Elle voulait courir mais c'était impossible. Tout ce qu'elle entendait, c'était des rires étouffés, des souvenirs déchirés et des photos volées en éclats. Alors, elle courut encore plus, s'efforça de les rejoindre et essaya de contrer cette force invisible qui l'empêchait de les rejoindre...
Zenaïda commençait à s'agiter dans son sommeil. Les gouttes de sueur arrivèrent et le cœur de la jaune et noire commença à palpiter. Puis, sans attendre, une main sur le cœur, la jeune fille se leva sans se réveiller. Elle se leva d'un bond, et marcha jusqu'à la sortie du dortoir non sans se cogner aux alcôves de ses camarades de chambrée qui, heureusement, ne se réveillèrent pas. Elle trébucha sur un canapé de sa salle commune et s'écroula par terre dans le couloir en sortant de sa maison. Cela lui valut une petite légère blessure au genou visible par une tache rouge sur le pyjama blanc que la Poufsouffle portait ainsi qu'une belle bosse sur la tête.

Zenaïda se releva à moitié réveillée. Et quand elle fut debout, elle arracha un cri de douleur qui lui valut de se réveiller en sursaut. La deuxième année avait du mal à respirer et transpirait signe qu'elle était dans une terreur nocturne. Mais la panique afflua dans son esprit : elle avait mal et ne se trouvait pas dans son lit. Déboussolée et épuisée de cette terreur nocturne qui n'en était qu'une sur une belle petite liste depuis Halloween, la jeune fille s'écroula contre un mur, des larmes jaillissant de ses yeux. Il fallait qu'elle respire mais la fatigue, la douleur de toutes ces nuits terrifiantes, la douleur de son genou, de sa tête et la manière dont elle était arrivée dans cet endroit sombre l'empêchaient de se calmer.
La Poufsouffle était vraiment paniquée : jamais ses terreurs n'avaient été aussi fortes. Pourquoi ?

Elle fixa un point au loin et s'efforça bien que mal à calmer sa respiration. Retrouver le calme et ensuite, elle réfléchirait.


J'espère que ça te convient :cute:

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23 nov. 2025, 13:40
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
Ce soir-là, Eileen était de ronde avec sa préfète-en-cheffe, Dorra. Son ainée était un modèle pour l'irlandaise. Toujours bienveillante et affable, elle supportait sans broncher ses responsabilités. Les deux adolescentes passaient généralement du bon temps lors de leurs rondes, même si elles savaient se faire discrètes et faire en sorte de ne pas mettre en péril leur mission : attraper d'éventuels rodeurs, des élèves resquilleurs, qui ne respectant pas le règlement de l'école décidaient d'errer dans les couloirs du Château à une heure indue...

Eileen avait eu bien du mal à s'habituer à se coucher après 23h, heure de fin de sa ronde, mais elle avait fini par prendre cette habitude tout en appréciant toujours de dormir à 21h quand elle le pouvait. Elle était d'ailleurs parfaitement alerte lorsqu'elle naviguait de nuit parmi les ombres. Elle avait appris à marcher doucement, ne pas faire de bruit et à avoir le pas aussi léger qu'une plume.

Dans ces moments-là, elle ne réfléchissait pas à ce qu'elle avait fait précédemment ou à ce qu'elle ferait plus tard. Et même si depuis mi-novembre, l'irlandaise s'occupait d'un lapin en difficulté pour sa formation Animagus auquel elle avait rendu visite au moment du diner, Gingembre n'était pas dans ses pensées à cet instant. Elle était focus sur son devoir.

Un bruit avait alerté son ainée qui avait basculé vers une autre aile du Château tandis qu'elle-même entendait ce qui lui semblait être un cri et des pleurs... Son ouïe lui jouait-elle des tours ? Les demoiselles s'étaient séparées... L'heure tardive... 10 minutes avant la fin de la ronde... fit regretter à la jeune fille de ne pas s'être trompée lorsqu'elle découvrit une élève visiblement plus jeune dans un pyjama blanc, une tâche sombre au niveau du genou (du sang ?), en pleurs et recroquevillée.

Mais que se passait-il donc ? Elle s'approcha doucement et reconnut une deuxième année - accompagner l'année passée les première année à leur cours d'astronomie du mardi soir comme tous les préfets avait laissé des traces et l'irlandaise avait mémorisé les visages de tous les première année de l'année passée. Que faisait-elle là ? Si elle ne se trompait pas, il s'agissait d'une Poufsouffle. D'ailleurs, la salle commune des Blaireaux n'était pas loin...

- "Zenaïda ?" tenta-t-elle doucement, croyant bien se souvenir qu'il s'agissait de son prénom. "Ca va ?"

Voyant l'état de détresse de la jeune élève, il n'était pas temps de faire des remontrances sur sa présence hors de sa salle commune... pas encore du moins...

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23 nov. 2025, 22:34
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
Respirer avait toujours été compliquée pour Zenaïda dans ces moments de terreurs nocturnes. Dans ces situations, la jaune et noire peinait à calmer son cœur.
La jeune fille essaya de penser à quelque chose de rassurant mais comment y arriver si elle n'arrivait même pas à se situer ?
Puis, comme par enchantement, une voix se fit entendre. Tournant la tête, elle vit le visage d'Eileen, préfète de Serdaigle. Où avait-elle pu donc atterrir pour que son aînée la retrouve ? Malgré la difficulté de respirer, malgré la panique et malgré les larmes, la deuxième année rassembla toute la force dont elle se sentait capable et tenta bien que mal d'articuler :

- J-Je s-sais... P-Pas... J-Je s-suis... O... O-O... Où ?

Elle avait réussi. Ou plutôt, elle n'avait absolument pas réussi. Il fallait qu'elle se calme. Elle plongea son regard paniqué dans celui doux et bienveillant de la quatrième année. Elle avait parlé avec douceur, sa voix avait été calme et sa respiration semblait être normale. La jeune fille repensa à son frère Raymond, en septième année à Serpentard, qui l'avait souvent aidé plus petite dans ces moments là. Respirer puis retenir pendant 5 secondes et expirer lentement.
Zenaïda effectua ce petit manège plusieurs fois retrouvant peu à peu une respiration plus stable. Elle était encore rapide mais cela devrait suffire pour le moment et lui permettre de mieux aligner ses mots. Tandis qu'elle reprit la parole, les tremblements habituels de son corps apparurent sans pour autant déconcentrer la Poufsouffle qui avait l'habitude :

- J-Je comprends pas... J-Je... J-J'étais dans m-mon lit... E-Et p-puis je suis l-là et... O-On est où ? D-D'hab-bitude quand ç-ça m'arrive... J-Je suis a-au l-lit...

Ok. Zenaïda n'était vraiment plus convaincue de ce qu'elle disait. Eileen était une préfète et même pas de sa maison. Si elle était là, devant elle ce ne pouvait être que parce qu'elle était hors de sa maison mais où ? Donc, elle aurait beau dire tout ce qu'elle voulait, la deuxième année savait qu'Eileen était une personne sérieuse, intelligente et qui avait vu passer pas mal d'élèves la nuit. Elle ne la croirait pas. Et, elle se ferait punir. Encore une fois. Qu'allait dire ses parents ? Elle s'était chopé une retenue pour avoir été à Pré-Au-Lard voir son grand frère Christopher à cause de la lettre de leur grand frère Charles. Ses parents ne lui avaient donc pas signé l'autorisation de sortie pour Halloween. Et maintenant, 1 mois après, voilà qu'elle allait à nouveau avoir une retenue tout ça pour quoi ? Parce que ses terreurs nocturnes devenaient plus fortes à tel point qu'elle devenait somnambule tout ça à cause de cette fichue lettre de son grand frère Charles !? C'était absurde !

Cependant, c'était si réel... Elle avait beau avoir tourné la page, avoir sorti Charles de sa tête ; son corps, lui, n'oubliait pas. Chaque soir, il le lui rappelait. Chaque nuit, elle se réveillait en sursaut soit à cause d'un cauchemar, soit parce qu'elle subissait un énième épisode de terreur nocturne.
Épuisée, Zenaïda appuya sa tête contre le mur, ferma les yeux et articula péniblement :

- J-J'ai bien vu q-que... J-Je ne suis p-pas d-dans mon dortoir... T-Tu ne peux p-pas m-me croire... F-Finissons-en... P-Punis-moi, r-ramène-moi... O-Où tu veux... M-Mais par p-pitié...

Les larmes roulèrent en silence.

- P-Pitié... J-Je veux que ç-ça s'arrête... J-Je... J...
Dernière modification par Zenaïda Carter le 26 nov. 2025, 12:46, modifié 1 fois.

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26 nov. 2025, 12:04
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
Eileen lut une panique certaine dans le regard de la jeune fille. Agenouillée à son niveau, elle posa une main sur l'épaule, histoire d'instaurer le contact.
- "A Poudlard. Tu es en sécurité. Tout va bien. Je suis là avec toi... Qu'est-ce qui t'arrive ?" demanda-t-elle tentant de comprendre.

La demoiselle fit des exercices de respiration, ce qui visiblement parvint à la calmer un peu. Un peu seulement, car elle se mit à trembler. Etait-ce le froid ou autre chose ? Eileen ne savait pas ce qui était en jeu. Il lui fallait le découvrir pour aider sa benjamine. Et justement, celle-ci lui expliqua entre deux bégaiements ce qu'il se passait.

D'habitude ? Que cela signifiait-il ? Elle avait l'habitude de quoi ? Elle expliqua :
- "Dans un couloir, pas loin de la salle commune des Poufsouffle... Tu as froid ?" Elle lui tendit sa cape toute chaude de sa propre chaleur et la posa sur ses épaules. A cette époque de l'année, pendant la ronde, certains endroits du Château n'étaient pas vraiment isolés thermiquement. Heureusement, dans celui-ci, il ne faisait pas plus froid que dans une salle de cours.

Son interlocutrice ne parvenait pas à calmer ses bégaiements et demanda même - preuve de sa bonne foi - que la préfète la punisse. Au moins, elle avait ses esprits... Le moment n'était pourtant pas à la punition.
- "Ne t'occupe pas de cela pour l'instant." balaya-t-elle d'un revers de la main.

La cape sur les épaules de l'élève, la rouquine recommanda :
- "Mets ta main sur ton ventre et prends trois grandes inspirations et expirations en même temps que moi. Sens ton ventre rentrer sous ta main... Fais le avec moi..." Elle débuta l'exercice pour calmer un peu plus la Poufsouffle, exercice qu'elle-même pratiquait en cas de stress, notamment pour les examens. Elle amena la jeune fille à respirer à son rythme.

Puis elle farfouilla dans une de ses poches et en sortit... une chocogrenouille. Un chocolat était un remède miracle dans bien des circonstances.
- "Mange ca... " intima-t-elle. "A moins que tu n'aimes pas le chocolat..." mais il y avait fort à parier qu'elle ne serait pas contre la sucrerie en forme de batracien. Eileen connaissait peu de personnes qui n'aimaient pas le produit du cacao.

Après un temps, Eileen reprit :
- "Bien... Est-ce que tu peux m'expliquer ce qu'il se passe d'habitude qui te laisse normalement dans ton dortoir ?" questionna-t-elle voulant comprendre, toujours d'une voix calme et sans jugement.

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27 nov. 2025, 12:01
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
Cette voix si calme et si tranquille... Zenaïda l'écouta lui donner les réponses à ses questions. Elle était bien à Poudlard, dans le couloir comme elle l'avait deviné mais pas très loin de sa maison. Ce dernier point fut une nouvelle plutôt rassurante pour la deuxième année. La Poufsouffle ne bougea pas, laissant son corps se calmer. Le froid lui faisait du bien mais la préfète semblait penser qu'elle avait froid à cause de ses tremblements. Ce ne fut qu'en sentant la cape d'Eileen sur ses épaules que la jeune fille leva les yeux. La chaleur lui faisait bizarre mais du bien en même temps. Elle n'arrivait pas à savoir. Elle se contenta d'esquisser un faible sourire de remerciement avant de suivre les instructions de la bleu et bronze.

Zenaïda posa sa main sur son ventre et suivit l'exercice. La préfète savait ce qu'elle faisait et ne semblait pas en panique. Elle se contentait de la rassurer et de remettre à plus tard les modalités de sanction. C'était si surprenant pour la jaune et noire ! Et ce le fut encore plus quand la Serdaigle brandit une chocogrenouille en face d'elle. Elle avait complètement oublié que c'était la seule chose qui lui faisait du bien après ses épisodes ! Elle prit la friandise, les larmes aux yeux, émue devant tant de gentillesse. Elle mangea la friandise en remerciant la quatrième année qui déjà, lui posait une question.

Zenaïda baissa les yeux, se mordant la lèvre. A part Cheryl, son amie en qui elle avait confiance et Mr. Knott, personne d'autres n'étaient au courant de ce qui se passait pendant les nuits. Elle regarda Eileen et sut que si elle ne parlait pas, la préfète ne pourrait pas la croire. Sa respiration revenue à la normale et ses tremblements plus légers qu'avant, Zenaïda murmura :

- J-Je... Depuis toute petite, je fais des terreurs nocturnes mais elles ne sont pas fréquentes dans l'année. Il m'arrive d'en avoir une voire deux... M-Mais, depuis Halloween, j'en fais très souvent... Et quand c'est pas des terreurs nocturnes, c'est des cauchemars. Sauf que les terreurs nocturnes que je vis sont plus expressives que celles que j'ai d'habitude... Et ce soir, c'est la première fois que je me retrouve hors de mon lit...

La deuxième année ramena ses jambes contre elle mais en le faisant, une douleur la fit grimacer. En ramenant ses genoux, elle se rendit compte de la tache de sang présente sur son pyjama. Depuis quand elle avait une blessure au genou ? Elle releva le bas de son pyjama jusqu'en haut du genou et découvrit une blessure superficielle avec du sang séché qui lui laissera sûrement un beau bleu. Comment s'était-elle fait cette blessure ?
Ça n'avait pas l'air très grave ce qui la rassura mais l'incompréhension ressurgit à nouveau. Elle regarda la préfète d'un œil interrogateur essayant de voir si cette dernière avait la réponse.


@Cheryl Denis & @Gareth Knott pour la mention

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28 nov. 2025, 13:04
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
La jeune fille écouta sagement Eileen au fur et à mesure qu'elle lui parlait. La cape de la Serdaigle sur les épaules, elle suivit l'exercice de respiration ventrale que la quatrième année lui demandait de faire. Rien de tel pour calmer le stress et revenir dans un état normal ! Puis, elle mangea avec gourmandise la chocogrenouille. Elle ne savait pas si c'était les apprentissages qu'elle avait eu pour passer son Diplôme de Premiers Secours Magiques l'année passée ou si sa logique était à l'oeuvre, mais elle semblait avoir eu les bons réflexes.

Suite à cela, elle sembla se sentir mieux puisque la rouquine put enfin éclairer sa lanterne. La demoiselle expliqua qu'elle avait des terreurs nocturnes. C'était la première fois qu'Eileen se retrouvait confrontée à un tel cas lors d'une ronde, elle n'avait pas vraiment de mode d'emploi pour aider sa benjamine. De ce qu'elle en comprenait, c'était un cauchemar violent qui avait fait en sorte que la Poufsouffle se retrouve comme une somnambule en dehors de son lit. Elle avait dû se réveiller après l'épisode dans le couloir alors que de ce qu'elle en savait, sauf intervention extérieure, un somnambule regagnait systématiquement son lit. Etait-ce une forme de somnambulisme ?

Les rouages de son cerveau se mirent en branle, cherchant ce qu'elle pouvait faire. Le plus simple restait encore de faire quelques vérifications... En attendant...
- "J'ai vu que tu avais une tache au niveau du genou... Je peux regarder ? " Un "Fascia" ferait probablement l'affaire en attendant mieux... et au pire, si le genou semblait enfler, un "Ferula" permettrait d'immobiliser la jambe mais elle semblait pouvoir bouger... Donc le sortilège du pansement serait probablement suffisamment. Et ça, pour le coup, c'était clairement les apprentissages du DPSM qui étaient à l'oeuvre !

Le pantalon de pyjama, qui n'était plus guère blanc à l'endroit de la blessure, fut relevé. D'un geste vif, Eileen y appliqua un "Fascia" parfaitement maitrisé, isolant la blessure du pantalon et de l'air ambiant.
- "Tu as probablement dû tomber. " tenta Eileen comme explication. "Ca devrait le faire jusqu'à ce qu'on aille voir l'infirmier. Tu peux te lever ? "

Elles étaient au premier étage et l'infirmerie se trouvait deux étages plus haut, chose que la rouquine ne comprenait pas. Pourquoi par Merlin les architectes du Château n'avaient-ils pas positionné l'infirmerie au rez-de-chaussée ?

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27 déc. 2025, 23:37
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
Zenaïda regarda la préfète faire des gestes si maîtrisés et parfaitement contrôlés. Comment était-ce possible qu'elle savait faire cela ? La Poufsouffle hocha la tête en guise de réponse à la Serdaigle et bien vite, cette dernière appliqua un sortilège sur son genou. Elle ne savait pas trop distingué si elle avait mal ou non et d'ailleurs, elle ne pouvait pas déterminé clairement si elle ressentait une quelconque douleur : elle ne savait pas comment elle s'était faite cette blessure alors comment pourrait-elle savoir ? Et puis, elle se concentrait plus sur sa respiration que sur son genou.

La Poufsouffle n'avait jusque-là pas trop réagi mais à la dernière phrase de son aînée, la deuxième année releva la tête. Se lever ? Voir l'infirmier ? Ne pouvait-elle pas juste rester là et retourner dans son lit comme si de rien n'était ? Mais bien vite, la jeune fille refoula cette pensée. Elle devait être punie et puis, jamais la préfète ne la laisserait retourner dans son dortoir sans être sûre qu'elle aille mieux. Elle regarda son interlocutrice espérant qu'elle changerait d'avis avant de s'avouer vaincue.

- J-Je crois que oui... J-Je vais essayer de me lever...

Elle prit appui sur ses mains et sachant que la préfète était là près d'elle pour la rattraper au cas où, elle se mit accroupie avant de lentement se relever. Elle prit appui sur le mur derrière elle et une fois droite, elle arracha une grimace de douleur : ses jambes restaient pliées pendant plusieurs minutes venaient de mettre droite ce qui venait de lancer la douleur de la blessure au genou. Instinctivement, la jambe où se trouvait la blessure se plia légèrement et Zenaïda plaqua l'une de ses mains sur son genou. Elle inspira à trois reprises avant de se redresser.
Elle avait mal mais fit de son mieux pour ne rien montrer à la préfète. Ce n'était qu'une égratinure qui ne serait qu'un vilain bleu pendant plusieurs jours. Rien de bien grave mais tout de même. La douleur persista. En fin de compte, se rendre à l'infirmerie n'était pas une si mauvaise idée. Mais alors que la jeune fille comptait démarrait la marche vers les escaliers, la jaune et noire se tourna vivement vers la quatrième année, en suppliant :

- J-Je... S-S'il te plaît, ne parle pas de mes terreurs... Je... J'ai pas envie que...

Elle ne termina pas sa phrase. En vérité, sa voix n'était clairement pas convaincante comme si elle savait que cela ne servait à rien de supplier. Comme si elle n'arrivait plus à se battre seule, par ses propres forces. Elle pouvait bien demander tout ce qu'elle voulait, cela ne servirait à rien. Au fond, elle savait que c'était peine perdue.

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28 déc. 2025, 13:10
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
La jeune fille tenta de se relever. Sa grimace trahissait une douleur dont il fallait identifier la cause pour la faire disparaitre. Et ca, c'était le devoir de Mr O'Belt. Autant, Eileen maitrisait-elle les gestes de premiers secours, autant elle ne savait pas aller beaucoup plus loin pour soigner... Enfin, le pansement ferait l'affaire le temps de soins plus importants. C'était là le principal.

La jeune fille se déplia en plusieurs fois. La Serdaigle restait attentive, prête à la seconder en lui offrant un appui sur elle. Mais Zenaïda semblait vouloir se relever seule. Elle pouvait à tout moment demander de l'aide.

Eileen invita la jeune demoiselle à prendre le chemin de l'infirmerie.
- "Tu veux t'appuyer sur moi ?" questionna-t-elle, offrant ses bras et son épaule.

Puis elle reçut une requête étrange :
- "Tes erreurs ? Quelles erreurs ?" questionna-t-elle perdue.

Après tout, avoir des terreurs nocturnes, ce n'était pas une erreur. Ce n'était pas de sa faute non plus. Et si elle avait joué les somnambule pour arriver là, elle n'y était pour rien non plus. De quelles erreurs parlait-elle ? La rouquine s'interrogeait, perdue. Pensive, elle repassa leur rencontre et leur discussion dans sa tête sans parvenir à en apprendre plus. Que voulait donc dire la jeune fille ? Elle espérait qu'elle apporterait une réponse qui l'éclairerait.

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20 janv. 2026, 10:56
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
Zenaïda regarda son aînée dans les yeux, le regard apeuré. Elle ne fit pas attention à l'invitation qu'elle venait de lui offrir. Elle ne regarda pas ses bras tendus en signe de son offre.

Nan.

La deuxième année restait plantée, stoïque, le regard suppliant. Eileen n'avait pas compris ce qu'elle lui avait demandé. La Poufsouffle prit une grande inspiration afin d'offrir une explication plus claire à la Serdaigle.

- P-Pas des erreurs... J-J'ai pas envie que tu parles de mes terreurs nocturnes... J-Je... E-Elles... Ç-Ça va passer tout seul. P-Pitié, n'en parle pas à Mr O'Belt...

Seulement, sa voix n'était toujours pas convaincante. Avec ce que la préfète avait pu voir ce soir, nul doute qu'elle n'accèderait pas à sa requête. Alors, tout ce qui lui vint en tête, c'est de trouver des arguments qui prouveraient qu'il n'y avait nul besoin d'inquiéter le médicomage.
Elle ne laissa pas le temps à Eileen de répliquer que déjà elle se lança dans une flopée de paroles :

- S-Sérieusement, c'est pas g-grave et ce s-soir, c'était juste une exception. J-Je ne suis pas sujettes à marcher quand je rêves ! Et puis, je sais gérer mes crises ! J'ai juste tendance à hurler en me réveillant, à transpirer plus que d'habitude et à être plus fatig-

Zenaïda s'interrompit brutalement, une main sur sa bouche.
Avec la fatigue accumulée depuis des jours, voilà qu'elle n'avait pas fait attention à ce qu'elle disait si bien qu'elle venait juste de dire exactement le contraire de ce qu'elle souhaitait. C'était évident maintenant qu'Eileen ne lui laisserait plus le choix que d'en parler. La Poufsouffle resta immobile et baissa les bras, vaincue. Elle savait que la bataille était peine perdue.
Néanmoins, elle murmura tout de même sans grande conviction :

- P-Pitié...


@Diarmuid O'Belt pour la mention

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23 janv. 2026, 13:14
 Nuit  Lorsqu'une étincelle brise l'obscurité effrayante
Zenaïda ne profita pas de l'appui proposé d'Eileen et celle-ci comprit qu'elle avait mal compris la remarque. Elle n'avait pas entendu le T du mot "terreur"... Effectivement, cela fait beaucoup plus sens.

Elle comprenait l'inquiétude de la jeune fille mais au regard des conséquences qu'elle venait de voir, elle ne pouvait clairement pas laisser passer cela.
- "Désolée pour le quiproquo..." commenca-t-elle. "Il ne faut pas croire qu'une terreur nocturne ca passe tout seul comme ca... "

Elle allait poser la question à son interlocutrice de savoir si elle voyait le psychomage. Au regard de la situation et de ce qu'elle évoqua ensuite, ca semblait peu probable à l'irlandaise. Aussi, garda-t-elle son interrogation pour elle, la Poufsouffle y avait répondu implicitement.
- "Ce n'est pas normal de te réveiller en hurlant, de transpirer et d'être fatiguée au lever. "

Elle voyait l'état de la jeune fille et lui opposa :
- "Si je devais vraiment avoir "pitié", ce serait du fait que tu es très fatiguée et que tu ne te reposes plus suffisamment. Ca ne peut pas durer comme ca. Ta vie sociale, tes loisirs, tes résultats scolaires... tout va être mis à mal si on ne fait pas quelque chose... Et autant s'y prendre dès maintenant. Ca ne sert à rien d'attendre. " dit-elle tentant l'inflexibilité tout en expliquant que c'était pour le bien de sa benjamine.

Il en était de son devoir d'humain de venir en aide à la Poufsouffle, bien au-delà de son devoir de préfète.
- "De toute façon, il faut qu'on aille voir l'infirmier. Il faut éviter que ca devienne une vilaine blessure. Allez viens..."

Fin du RP pour moi si ca te va

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