Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon

Quelques sorts, ce n'était pas grand chose. Sigmund devait bien ça au médicomage. Ce petit gars n'essayait que de faire son travail. Mais quelles informations renvoyaient-ils exactement, ces sorts ? Diarmuid serait-il capable de percevoir d'étranges flux provenant de la zone malade ? Il ne s'agissait que de ses constantes, pas vrai ? Et s'il détectait d'autres anomalies, et s'il jugeait soudainement utile de poser encore des questions, et si, et si...

Sigmund savait bien qu'il avait besoin d'une vérification avant d'administrer un traitement. C'était logique, il n'était pas si bête que ça, le vieux quinqua. La piqûre de rappel n'était pas nécessaire...

Le jeune homme lui présenta une potion toute prête. C'était donc la récompense qui l'attendait s'il obtempérait. Deux minutes à peine, avait-il dit. Le botaniste observa successivement la fiole, puis le jeune médicomage, et encore la fiole... Avait-il fait exprès de l'agiter sous son nez pour qu'il cède plus facilement ?

« Bon, si tu insistes... tu es un garçon très sérieux, Diarmuid. Je ne doute pas que tu fais très bien ton travail, bonhomme. » Il était aussi fier qu'il était exaspéré. Un pè... oncle très lointain — car tous les sorciers étaient cousins, non ? — ne devrait pas avoir à se reposer autant sur son enfant pour ses soins, surtout quand ils étaient aussi particuliers. Mais il reconnaissait les compétences dudit enfant. Même si la fois d'après, il attendrait le retour de Ruby... Avec un soupir résigné, le grand sorcier se laissa faire. Pourvu qu'on le soulage, et au plus vite...

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

Lendemain de bal, la désillusion de Cendrillon
Diarmuid retint un soupir de soulagement en comprenant qu'il venait de gagner la bataille qui se menait entre Sigmund et lui. Aussi il ne tarda pas à lancer les différents sorts diagnostics dont il avait besoin, notamment pour vérifier les rythmes cardiaque et respiratoire de son patient mais aussi le comportement de son flux magique. C'était le strict minimum pour pouvoir donner un traitement. Ici une potion qui s'était déposée là où il l'avait dirigée.

Il ajouta la température corporelle ainsi que la tension à son analyse et fut satisfait: "
Tout est normal. Je vais faire la prescription." Concéda-t-il plus posément que quelques minutes plus tôt ou il était sec et froid, pas autant que l'Artique, mais froid quand même, parce qu'il avait fallu poser des limites. Il était ensuite allé se placer à son bureau pour écrire les indications qu'il allait de toute façon répéter au professeur lorsqu'il serait devant lui. "La fiole qui est là permet une semaine de traitement sur les deux. Je n'en ai qu'une, il faudra récupérer la deuxième chez un apothicaire ou bien je peux la commander." Expliqua-t-il avant de donner la posologie exacte à prendre dans la journée. "Et il faut que l'autre personne se traite aussi, sinon il va y avoir recontamination constante." Diarmuid n'était pas sûr que Sigmund ait contracté l'infection auprès de son mari - oui, Beth lui avait bien dit que son père s'était remarié! - mais que ça soit lui ou pas, il devrait se traiter. Ou bien le professeur devrait trouver un moyen de ne pas avoir de rapports pendant toute la durée du traitement. Mais ça, ce n'était pas son problème.

- "
Si jamais ça ne passe pas ou si quelque chose évolue négativement, il serait mieux de reconsulter. Moi ou quelqu'un d'autre." Termina-t-il son explication en pliant son parchemin d'ordonnance. "Tout est écrit ici." Ajouta-t-il en prenant aussi la fiole et tendant le tout au quinquagénaire. "Il y avait autre chose ou c'était le seul... problème?" A mesure qu'il parlait son ton s'était adouci.


INKTOBER 2025 - JOUR 19 - ARTIC

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