La Lumière au bout du Tunnel
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Alexander Caldwell
- Lien avec le PJ : Parrain de Dorian
- Lien dans le répertoire : ici !
- Votre PJ est présent ? non
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? non, pas vraiment
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : Avoir une nouvelle figure protectrice/paternel après la décadence de son père devenu violent. (bonus rapprochement entre elle et la famille Peachey)
Liste des possibles sujets sensibles qui pourrait être mentionné durant ce RP : alcoolisme, violence physique
Si vous êtes sensible à ses sujets je vous pris de passer votre tour pour votre bien
PNJ joué :
Alexander Caldwell
Couleur: #4f3956
Place Armand Malefoy, à côté de la fontaine
30 juin 2049 dans l'après-midi, à la suite d'une dispute.
30 juin 2049 dans l'après-midi, à la suite d'une dispute.
L'air était chaud, étouffant même, sortir était un supplice. Mais cet air torride rimait avec une chose pour certains : les vacances, et pour Alexander Caldwell c'était enfin l'heure du repos. Il aime bien toutes les petites bouilles qu'il voit chaque semaine, surtout son filleul, Alexander ne pouvait pas dire le contraire - à part pour les bruyants qui lui casse les oreilles - mais faire apprendre les fondamentaux à des bambins, c'était épuisant sur le long terme. Les trajets étaient le plus épuisant, il en regrettait presque l'époque où il habitait encore hors de la capitale sorcière et qu'il pouvait se permettre de rassembler un petit groupe d'élèves chez lui. Parfois, l'image de la belle salle de classe qu'il avait aménagée à côté de son ancien salon reprenait vie dans ses pensées. La chasse aux sorcières avait bien amoché sa carrière au point d'être forcé à déménager.
Godric's Hollow aurait pu être une belle ville si elle ne grouillait pas de fanatiques du Conseil. L'envie de leur donner quelques claques était tentante, mais il se devait de rester calme, ils étaient pour une partie ses clients après tout. À part cela, la capitale lui plaisait, car c'était presque aussi fourni que le Chemin de Traverse. Que ce soit pour des vêtements, les affaires nécessaires pour son travail ou encore ses barquettes de jus d'orange préféré, il en avait pour tout le monde. Et ce jour-là, il était sorti pour se refaire son stock de jus d'orange. Le commerçant l'avait encore une fois dévisagé du regard en voyant le packaging enfantin du paquet de jus d'orange, mais Alexander n'y avait pas prêté attention. Au tout début, il achetait cela pour les petites têtes qu'il avait sous son aile, cependant avec le temps, le précepteur avait pris goût à ces en-cas.
L'homme marchait tranquillement sur la Place Armand Malefoy pour retourner chez lui quand son regard se tourna vers la fontaine. Ce n'était pas la statue géante qui avait attrapé son regard, il connaissait bien cette dernière, ce qui l'avait titillé était la silhouette d'une fille assise sur le rebord de la fontaine sous cette chaleur ardente. C'était une vue qui pouvait être tout à fait banale, mais Alexander avait le pressentiment que quelque chose n'était pas à sa place. Un corps recroquevillé sur lui-même et aucune affaire visible à ses côtés, même pas une bouteille d'eau. Oui, quelque chose n'allait pas et le précepteur hésita à agir. L'adulte avait du mal avec les adolescents, ils étaient trop complexes et pour certains déjà des cas désespérés impossible à remettre sur pied. Mais s'il décidait d'ignorer la jeune fille, il était sûr de rentrer chez lui avec un poids sur les épaules, celui de la culpabilité. Et puis zut, au pire, il prendra un peu plus de couleur.
Alexander marcha vers la silhouette silencieusement et s'arrêta juste devant cette dernière. "Hey, gamine, tout va bien ?", il demanda maladroitement. Comment était-il censé échanger avec une adolescente quand il parlait avec des bambins toute la journée ? Ce que le précepteur pouvait constater était la mauvaise forme de la jeune fille. Elle allait fondre si elle restait là sans se désaltérer. D'un coup de baguette, Alexander sortis de son sac de course un jus d'orange bien frais et le laissa flotter devant l'inconnue. "Prends ça avant de te transformer en larve desséchée.", l'adulte ajouta avec un léger ton sympathique.
Ses pensées se remplissaient de question à chaque minute qui passait. Que faisait-elle ici ? Était-elle perdue ou pire exclu de chez elle ? En voyant sa tête, il essaya de se remémorer un visage, mais rien. Alexander était plus habile pour retenir les noms. "Dit, qu'est que tu fous ici ?", l'adulte demanda avec un ton sec qui allait avec le vocabulaire utilisé, étrange venant de sa bouche.
Il essayait d'avoir un air plus ado, mais même lui pouvait se rendre compte que ça ne collait pas du tout. "Trop agressif" Alexander pensa. Cependant, il ne pouvait pas lui parler comme si elle avait cinq ans avec des "Tu as perdu tes parents ? Ne t'en fais pas, on va les retrouver.", ou des "Tu n'as pas chaud sous cette chaleur ? Viens, on va chercher à boire.", ça serait plus irrespectueux qu'autre chose. Le précepteur espérait juste qu'elle ne pensait pas qu'il était un gars relou, c'était loin d'être son genre.
729mots
@Émeline Joyner
Il va enfin tabasser son daron
Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
La Lumière au bout du Tunnel
"Dégage de ma vue. Je ne veux plus te voir."
Ces mots résonnaient en boucle dans sa tête.
Ces mêmes mots qui l'avaient fait fuir de leur appartement alors qu'elle n'avait nulle part où aller.
Durant cette chaude après-midi du mois de Juin, elle s'était élancée dans la ville sans trop savoir où elle allait se réfugier. Elle avait déambulé dans les rues, ses joues se mettant à rougir à cause de la chaleur. Bien qu'elle ait envie de s'acheter quelque chose à boire, elle n'avait pas un rond sur elle. Les quelques pièces qu'elle possédait étaient restées dans son sac, qu'elle n'avait pas eu la présence d'esprit d'attraper pendant sa fuite.
Au bout d'une bonne demi-heure de marche, Émeline se décida à s'asseoir sur le bord de la fontaine. Même si elle n'était pas à l'ombre, elle pouvait au moins y tremper ses doigts. Alors qu'elle jouait avec l'eau, son regard se laissait porter par les passants. Les allées et venues sur la place n'arrêtaient pas. À croire que tous les habitants de Godric's Hollow s'étaient donné le mot pour sortir ce jour-là. Elle y voyait des gens occupés, qui rentraient sûrement du boulot ou qui allaient faire quelques courses. Il y avait aussi des enfants, qui étaient accompagnés par leurs parents. Toutes ces personnes qui grouillaient dans son champ de vision lui donnaient un peu mal au crâne. Ou alors, ce n'était qu'un effet causé par les rayons du soleil qui lui brûlaient les pommettes.
Elle ne le vit pas tout de suite s'approcher. Émeline était bien trop perdue dans le mouvement incertain des passants. Ce fut quand il lui adressa la parole qu'elle réalisa enfin sa présence près d'elle. À la question, elle releva un regard mi-perdu, mi-fatigué. Si elle allait bien ? Oh, elle avait connu mieux, bien mieux même. Mais ce n'était pas le genre de réponse qu'elle allait donner.
D'un sourire un brin fragile, elle lui répondit :
- Je vais bien m'sieur, merci.
Elle ne savait pas quoi lui dire de plus. Émeline ne le connaissait pas et on lui avait toujours appris à se méfier des inconnus. Bien qu'il n'ait pas l'air bien méchant, elle ne pouvait pas agir sans se demander pourquoi il venait l'aborder.
À la vue du jus d'orange, elle faillit lâcher un bruit de joie. Cela faisait bien une heure qu'elle rêvait de boire quelque chose de frais. Sa main attrapa la brique et la regarda étrangement. Cela pouvait être si simple que ça ? Un inconnu débarque et apporte ce qu'on désire. Il devait sûrement y avoir une entourloupe quelque part, cependant, la voix de la soif était bien trop forte. Et puis, d'après son commentaire, elle ne devait pas être dans le meilleur des états.
Mais au diable la raison, elle était réellement en train de mourir de soif. Elle arracha la petite paille et la planta rapidement dans la brique. En la buvant, elle sentit sa gorge se détendre grâce à la fraicheur du liquide. Son goût était salvateur. En quelques longues gorgées, elle la termina, puis posa la brique vide à côté d'elle.
- Merci beaucoup, j'en avais vraiment besoin, fit-elle en lui accordant un sourire un peu plus sincère.
Du dos de sa main, elle essuya une légère goutte de jus qui s'était perdue vers la commissure de ses lèvres. L'adulte en face d'elle semblait vouloir lui demander quelque chose, mais il se contenta d'une phrase plutôt bateau, un poil intrusive. Son regard se baissa au niveau de ses mains qu'elle serrait fortement. Même elle, elle ne savait pas ce qu'elle foutait là. Qu'est-ce qu'elle attendait là, au bord de cette fontaine ?
- Je crois que j'ai fait du mal à quelqu'un que j'aime...avoua l'adolescente en redressant son regard vers son interlocuteur. D'une manière plutôt stupide, en plus de ça.
Un lâcha un petit soupir tout en serrant fortement les mains. "Stupide", oui, c'était de cette manière qu'elle voyait cette sorte de dispute entre son père et elle. Le rire qu'elle avait lâché n'avait rien d'amusant, au contraire, il avait juste signifié à quel point la nouvelle l'avait surprise. Car elle n'imaginait pas un monde où son père n'était pas potioniste. Il avait dédié sa vie à cet art. Peut-être même un peu trop, si elle y réfléchissait bien...
Tandis que son regard se perdait une nouvelle fois dans la foule, une question inattendue sortit de sa bouche.
- Dîtes, vous avez déjà vu quelqu'un que vous aimez changer sans que vous puissiez y faire quelque chose ?
(758 mots)
@Dorian Peachey
Dernière modification par Émeline Joyner le 26 déc. 2025, 22:57, modifié 2 fois.
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
La Lumière au bout du Tunnel
Wow ! Mais c'était qu'elle avait eu une sacrée soif cette petite. La manière dont elle avait bu l'entièreté de la barquette en quelques secondes allumait quelques signaux dans l'esprit d'Alexander. C'était comme si elle avait couru un marathon et courir en pleine chaleur, c'était bien étrange. D'un coup de baguette, le précepteur fit disparaître la barquette vide pour la mettre dans son sac. Même s'il aurait bien voulu balancer le déchet sur la tête de la statue, salir un lieu public était irrespectueux.
Alexander écouta les paroles de la jeune fille attentivement. Blesser quelqu'un qu'elle aime de manière stupide ? Au ton de sa voix, le trentenaire pouvait reconnaître une certaine fragilité, quelque chose qui se cachait sous la surface et qui résisterait un bon bout de temps. Instinctivement, les yeux du précepteur cherchèrent d'éventuelles marques de coups sur les parties du corps visible de l'adolescente.
"Blesser ? Tout dépend du point de vue et de la situation.", il interrompit en laissant totalement le côté "ado" qu'il avait recherché plus tôt. "Êtes-vous sûr d'être la fautive dans cette histoire ?", l'homme demanda avant de se faire surprendre par la question de la jeune fille.
Un silence s'installa entre eux. Changer en bien ou en mal ? Parce que voir son entourage changer était le quotidien d'Alexander, son monde avait changé. Comment était-il censé répondre à cette question ? Est-ce qu'il en avait vraiment envie ? Non, dévoilé sa vie à une adolescente perdue ce n'était pas l'idée du siècle. Il n'avait même pas parlé de tout cela à son ami d'enfance, alors pourquoi le faire avec une inconnue ? Cependant, elle avait l'air d'avoir besoin d'une réponse et Alexander se remémora ces moments passé seul dans le silence à se demander plein de choses sans avoir aucune réponse.
"Le temps change énormément de chose, en particulier les individus. Ne soyez pas surprise de voir les autres changer, parfois, leur réelle nature prend le dessus sur un masque fabriqué à la perfection.", Alexander répondit de manière générale. Puis un nouveau silence et il s'ouvrit un peu plus. "Personnellement, ma mère s'est montré froide quand ma nature de sorcier fut révélée... J'ai eu beau chercher son amour d'autant, elle a coupé les ponts d'elle même, il y a quelques années.", un goût amer, c'était immiscé dans la bouche du précepteur. Tant d'effort et un pardon pour au final n'avoir rien en retour, seulement le silence. "J'imagine que la personne dont vous parlez a changé en mal, sinon vous ne poserez pas la question.", il ajouta en refermant légèrement la faille qu'il avait laissé s'ouvrir.
433mots
@Émeline Joyner
Alexander écouta les paroles de la jeune fille attentivement. Blesser quelqu'un qu'elle aime de manière stupide ? Au ton de sa voix, le trentenaire pouvait reconnaître une certaine fragilité, quelque chose qui se cachait sous la surface et qui résisterait un bon bout de temps. Instinctivement, les yeux du précepteur cherchèrent d'éventuelles marques de coups sur les parties du corps visible de l'adolescente.
"Blesser ? Tout dépend du point de vue et de la situation.", il interrompit en laissant totalement le côté "ado" qu'il avait recherché plus tôt. "Êtes-vous sûr d'être la fautive dans cette histoire ?", l'homme demanda avant de se faire surprendre par la question de la jeune fille.
Un silence s'installa entre eux. Changer en bien ou en mal ? Parce que voir son entourage changer était le quotidien d'Alexander, son monde avait changé. Comment était-il censé répondre à cette question ? Est-ce qu'il en avait vraiment envie ? Non, dévoilé sa vie à une adolescente perdue ce n'était pas l'idée du siècle. Il n'avait même pas parlé de tout cela à son ami d'enfance, alors pourquoi le faire avec une inconnue ? Cependant, elle avait l'air d'avoir besoin d'une réponse et Alexander se remémora ces moments passé seul dans le silence à se demander plein de choses sans avoir aucune réponse.
"Le temps change énormément de chose, en particulier les individus. Ne soyez pas surprise de voir les autres changer, parfois, leur réelle nature prend le dessus sur un masque fabriqué à la perfection.", Alexander répondit de manière générale. Puis un nouveau silence et il s'ouvrit un peu plus. "Personnellement, ma mère s'est montré froide quand ma nature de sorcier fut révélée... J'ai eu beau chercher son amour d'autant, elle a coupé les ponts d'elle même, il y a quelques années.", un goût amer, c'était immiscé dans la bouche du précepteur. Tant d'effort et un pardon pour au final n'avoir rien en retour, seulement le silence. "J'imagine que la personne dont vous parlez a changé en mal, sinon vous ne poserez pas la question.", il ajouta en refermant légèrement la faille qu'il avait laissé s'ouvrir.
433mots
@Émeline Joyner
Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
La Lumière au bout du Tunnel
En voyant la briquette disparaître, l'envie d'en demander une seconde traversa rapidement l'esprit d'Émeline. Si elle possédait plus de culot, la Serdaigle aurait tenté sans même se poser de questions. Cependant, ce n'était pas de cette manière que sa mère l'avait élevé. Elle réprima son envie de boire, tout en se satisfaisant de ce qu'elle avait déjà reçu.
Elle fronça légèrement les sourcils face à sa première question. Si elle était réellement fautive ? Quelque part, elle savait que la réaction de son père était assez disproportionnée, mais comment lui enlever sa part de responsabilité ? Sans le vouloir, elle avait dû lui faire penser qu'elle se moquait de sa situation et de son malheur. Alors que l'adolescente souhaitait seulement qu'il reprenne ses esprits, qu'il redevienne celui qu'elle admirait.
- Je ne sais pas... fut la seule chose qu'elle réussit à sortir.
Le silence qui s'installa entre eux lui permit d'analyser son interlocuteur. L'homme en face d'elle était plutôt barbu, portant quelques cernes sous ses yeux sombres. Au milieu de sa tignasse, elle y vit quelques cheveux blancs qui éclaircissaient certaines de ses mèches. À première vue, il devait faire une bonne tête de plus qu'elle, voire un peu plus. Comme ça, Émeline n'aurait pas su lui attribuer d'âge. Selon elle, il ne paraissait ni vieux, ni jeune non plus. Sa petite expertise terminée, elle cessa de le regarder pour ne pas le gêner.
Elle attendit un peu sans montrer un quelconque signe d'impatience. Il ne donnait pas l'air d'être à l'aise avec la tournure de la conversation. Il était vrai qu'elle s'était permis de le questionner sur une vision plutôt personnelle, voire même assez intime. Mais ça lui était venu naturellement, sans qu'elle y réfléchisse vraiment. Cela devait venir du fait qu'elle avait plus de chances de recevoir une réponse avec une personne plus âgée.
Les explications inattendues de l'inconnu lui tordirent les tripes. Elle ressentit énormément de compassion pour lui, comme si elle s'imaginait être à sa place. Bien que sa propre situation été assez différente et moins grave, cela touchait aussi au niveau des parents.
- Je suis désolée de l'apprendre, lui répondit-elle avec sincérité tout en se sentant désarmée. J'espère qu'un jour elle verra qu'elle avait tort..
Elle resserra ses jambes et posa ses mains sur ses genoux, comme pour se donner un brin de force. Bien que leur discussion prenait des tournures qui pouvaient lui faire mal, Émeline ne voulait pas la stopper. Avec ce monsieur, dont elle ne connaissait pas le nom, elle pouvait enfin exprimer ce qu'elle gardait pour elle depuis des mois.
- Moi, c'est mon père, avoua Émeline en fixant ses pieds. Depuis le divorce il n'est plus pareil. Je le reconnais à peine. Il ne fait que boire dans ce foutu fauteuil, à se plaindre de sa vie et me foutre la pression sur mon futur.
Une soudaine colère commença à lui monter à mesure qu'elle parlait, que ses pensées prenaient forme sur sa langue. Son propre regard devint plus sombre et ses mots plus froids, acérés.
- S'il n'était pas devenu un incapable, il n'aurait pas perdu son job. Au lieu de s'améliorer, il rejette tout sur moi, comme si j'étais la cause de tout ça. Ce n'est pas de ma faute si ma mère l'a jeté !
En prenant conscience de ce qu'elle venait de dire, Émeline ferma un instant les yeux et baissa la tête pour fuir son regard. Merlin, elle venait de lâcher tout ça devant un parfait inconnu. Il allait sûrement la prendre pour une fille indigne à parler comme ça de son paternel. Pourtant, malgré ce côté inapproprié, elle pensait tout ce qu'elle venait de dire. Elle porta une main à son visage pour couper la route d'une larme de frustration.
@Dorian Peachey
(630 mots)
Elle fronça légèrement les sourcils face à sa première question. Si elle était réellement fautive ? Quelque part, elle savait que la réaction de son père était assez disproportionnée, mais comment lui enlever sa part de responsabilité ? Sans le vouloir, elle avait dû lui faire penser qu'elle se moquait de sa situation et de son malheur. Alors que l'adolescente souhaitait seulement qu'il reprenne ses esprits, qu'il redevienne celui qu'elle admirait.
- Je ne sais pas... fut la seule chose qu'elle réussit à sortir.
Le silence qui s'installa entre eux lui permit d'analyser son interlocuteur. L'homme en face d'elle était plutôt barbu, portant quelques cernes sous ses yeux sombres. Au milieu de sa tignasse, elle y vit quelques cheveux blancs qui éclaircissaient certaines de ses mèches. À première vue, il devait faire une bonne tête de plus qu'elle, voire un peu plus. Comme ça, Émeline n'aurait pas su lui attribuer d'âge. Selon elle, il ne paraissait ni vieux, ni jeune non plus. Sa petite expertise terminée, elle cessa de le regarder pour ne pas le gêner.
Elle attendit un peu sans montrer un quelconque signe d'impatience. Il ne donnait pas l'air d'être à l'aise avec la tournure de la conversation. Il était vrai qu'elle s'était permis de le questionner sur une vision plutôt personnelle, voire même assez intime. Mais ça lui était venu naturellement, sans qu'elle y réfléchisse vraiment. Cela devait venir du fait qu'elle avait plus de chances de recevoir une réponse avec une personne plus âgée.
Les explications inattendues de l'inconnu lui tordirent les tripes. Elle ressentit énormément de compassion pour lui, comme si elle s'imaginait être à sa place. Bien que sa propre situation été assez différente et moins grave, cela touchait aussi au niveau des parents.
- Je suis désolée de l'apprendre, lui répondit-elle avec sincérité tout en se sentant désarmée. J'espère qu'un jour elle verra qu'elle avait tort..
Elle resserra ses jambes et posa ses mains sur ses genoux, comme pour se donner un brin de force. Bien que leur discussion prenait des tournures qui pouvaient lui faire mal, Émeline ne voulait pas la stopper. Avec ce monsieur, dont elle ne connaissait pas le nom, elle pouvait enfin exprimer ce qu'elle gardait pour elle depuis des mois.
- Moi, c'est mon père, avoua Émeline en fixant ses pieds. Depuis le divorce il n'est plus pareil. Je le reconnais à peine. Il ne fait que boire dans ce foutu fauteuil, à se plaindre de sa vie et me foutre la pression sur mon futur.
Une soudaine colère commença à lui monter à mesure qu'elle parlait, que ses pensées prenaient forme sur sa langue. Son propre regard devint plus sombre et ses mots plus froids, acérés.
- S'il n'était pas devenu un incapable, il n'aurait pas perdu son job. Au lieu de s'améliorer, il rejette tout sur moi, comme si j'étais la cause de tout ça. Ce n'est pas de ma faute si ma mère l'a jeté !
En prenant conscience de ce qu'elle venait de dire, Émeline ferma un instant les yeux et baissa la tête pour fuir son regard. Merlin, elle venait de lâcher tout ça devant un parfait inconnu. Il allait sûrement la prendre pour une fille indigne à parler comme ça de son paternel. Pourtant, malgré ce côté inapproprié, elle pensait tout ce qu'elle venait de dire. Elle porta une main à son visage pour couper la route d'une larme de frustration.
@Dorian Peachey
(630 mots)
Dernière modification par Émeline Joyner le 26 déc. 2025, 22:58, modifié 1 fois.
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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La Lumière au bout du Tunnel
Elle ne savait pas... Ces mots furent assez pour le précepteur pour se dire que l'adolescente n'avait pas vraiment conscience de ce qu'il lui était arrivé. Les signaux n'arrêtaient pas de grandir et Alexander sentit un frisson lui parcourir le dos. Il n'aimait pas entendre ce type d'histoire surtout venant d'une jeune adolescente. Certains adultes ne méritaient pas la garde de leur enfant.
Quand il révéla la nature de sa relation avec sa mère, la fille en face de lui se montra désolée et une boule prit la gorge d'Alexander à la suite de ses mots. Parfois, il espérait que ce jour arrive mais cela faisait trop longtemps qu'il le faisait, l'espoir avait perdu sa flamme depuis plusieurs années.
"Vous n'avez pas besoin de l'être, cela fait bien longtemps que je suis passé à autre chose, puis j'ai encore de la famille.", il répondit en gardant son masque de fer. Quelques années auparavant, la réponse aurait été différente, il ne connaissait pas encore la petite étoile qui était désormais son filleul. "Puis, le monde moldu ne me convient plus, le monde sorcier est bien meilleur à mes yeux."
L'adulte prit le temps d'écouter les paroles de la jeune fille et il sentit ses tripes se retourner. L'alcool ce poison ambulant qui changeait les autres si facilement si pris à trop grande dose. Boire un verre de temps en temps n'était pas vraiment un problème, la preuve, Alexander traînait de temps en temps dans les bars pour boire avec modération, ça lui faisait voir un peu de monde. Mais l'abus d'alcool, c'était un très grand non pour lui. Et s'en prendre à sa propre fille... Comment pouvait-on faire une telle chose ?
Alexander sentit ses sourcils se froncer légèrement face à la colère qu'il ressentait, la même colère que l'adolescente semblait ressentir. Enfin, "semblait", elle était en colère, ça s'entendait à sa voix et à ses mots. Un divorce donc ? Une chose bien dévastatrice quand elle était faite maladroitement. Ce n'était pas quelque chose qu'il avait connu, son père s'étant fait chasser par sa mère dès qu'elle sut qu'il était sorcier, l'adulte n'avait jamais connu de figure paternelle, puis, la figure maternelle s'était volatilisé peu après.
La jeune fille avait l'air d'avoir honte, honte de s'être laissé emporté par ses émotions. Cependant, cela ne dérangeait en aucun cas l'ancien Serpentard, c'était même mieux si elle ne cachait pas ses émotions.
"Je comprends votre colère, il ne devrait pas vous prendre en grippe seulement parce que vous êtes là, il ne devrait pas s'acharner sur vous tout court.", Alexander commença à dire prudemment. "Les adultes ont tendance à noyé leur solitude et leurs maux dans l'alcool, c'est comme un remède miracle pour eux. Mais bien sûr ça ne l'est pas, c'est un poison qui rend aveugle.", il prit une pause avant de poser la question qui le titillait. "Votre mère ne peut pas vous héberger ? J'ai du mal à croire que votre père ait votre garde complète."
497mots
@Émeline Joyner
Quand il révéla la nature de sa relation avec sa mère, la fille en face de lui se montra désolée et une boule prit la gorge d'Alexander à la suite de ses mots. Parfois, il espérait que ce jour arrive mais cela faisait trop longtemps qu'il le faisait, l'espoir avait perdu sa flamme depuis plusieurs années.
"Vous n'avez pas besoin de l'être, cela fait bien longtemps que je suis passé à autre chose, puis j'ai encore de la famille.", il répondit en gardant son masque de fer. Quelques années auparavant, la réponse aurait été différente, il ne connaissait pas encore la petite étoile qui était désormais son filleul. "Puis, le monde moldu ne me convient plus, le monde sorcier est bien meilleur à mes yeux."
L'adulte prit le temps d'écouter les paroles de la jeune fille et il sentit ses tripes se retourner. L'alcool ce poison ambulant qui changeait les autres si facilement si pris à trop grande dose. Boire un verre de temps en temps n'était pas vraiment un problème, la preuve, Alexander traînait de temps en temps dans les bars pour boire avec modération, ça lui faisait voir un peu de monde. Mais l'abus d'alcool, c'était un très grand non pour lui. Et s'en prendre à sa propre fille... Comment pouvait-on faire une telle chose ?
Alexander sentit ses sourcils se froncer légèrement face à la colère qu'il ressentait, la même colère que l'adolescente semblait ressentir. Enfin, "semblait", elle était en colère, ça s'entendait à sa voix et à ses mots. Un divorce donc ? Une chose bien dévastatrice quand elle était faite maladroitement. Ce n'était pas quelque chose qu'il avait connu, son père s'étant fait chasser par sa mère dès qu'elle sut qu'il était sorcier, l'adulte n'avait jamais connu de figure paternelle, puis, la figure maternelle s'était volatilisé peu après.
La jeune fille avait l'air d'avoir honte, honte de s'être laissé emporté par ses émotions. Cependant, cela ne dérangeait en aucun cas l'ancien Serpentard, c'était même mieux si elle ne cachait pas ses émotions.
"Je comprends votre colère, il ne devrait pas vous prendre en grippe seulement parce que vous êtes là, il ne devrait pas s'acharner sur vous tout court.", Alexander commença à dire prudemment. "Les adultes ont tendance à noyé leur solitude et leurs maux dans l'alcool, c'est comme un remède miracle pour eux. Mais bien sûr ça ne l'est pas, c'est un poison qui rend aveugle.", il prit une pause avant de poser la question qui le titillait. "Votre mère ne peut pas vous héberger ? J'ai du mal à croire que votre père ait votre garde complète."
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@Émeline Joyner
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La Lumière au bout du Tunnel
Le monde moldu, celui où elle avait passé quasiment toute sa vie.
À chaque fois qu'elle y pensait, elle sentait l'odeur des cookies sortant du four préparés par sa mère et se rappelait le bruit des pubs diffusées à la télé. Là-bas, c'était une compilation de souvenirs heureux dans leur maison de Ramsgate. Ils vivaient heureux, d'une manière simple mais qui leur convenait.
Rien n'aurait pu prévoir que ce bonheur disparaîtrait. Ce n'était plus que des songes. Du passé.
Elle comprenait qu'il pût préférer le monde sorcier. L'engouement qu'elle ressentait pour cet univers rempli de magie ne s'était jamais dissipé. Dès la première minute où elle y avait posé les pieds, elle s'était sentie comme chez-elle. Il était tout simplement...unique.
Mais pour l'heure, il n'était pas question de rêver. Le cœur d'Émeline tanguait entre la colère, les reproches et la honte. Comment pouvait-elle renfermer autant de rancœur ? Elle se pensait plus mature que ça, plus forte. Pourtant, elle se tenait assise sur le bord de cette fontaine, à déverser tout son fiel avec - C'était quoi son nom déjà ? Ah, c'est vrai, il ne l'avait pas dit. Elle non plus ne s'était pas présentée. Sa mère ne serait pas contente de son manque de manières. - Raaaaagh, ce n'était pas le plus important !
Enfin...La, maintenant, qu'est-ce qui importait ? Le bonheur de son père ? Le soutien qu'elle lui apportait depuis des mois ? Le bon déroulement de ses études ? Suivre ses désirs d'avenir pour elle ?
Le visage encore caché derrière sa paume, elle eut envie de l'enfouir dans la fourrure de Poly. Oh, qu'elle lui manquait terriblement...Sa chienne se faisait vieille. La dernière fois qu'elle avait pu la voir, elle avait du mal à marcher longtemps. Le temps lui était compté. Émeline n'était même pas sûre de pouvoir être près d'elle le moment venu.
L'entendre lui dire qu'il comprenait sa colère lui fit baisser sa main. Il lui expliqua ce que les adultes recherchaient dans l'alcool. Un remède, disait-il ? Émeline n'y avait jamais goûté. Mais, comme il le disait, c'était loin d'en être un. Cette boisson ambrée détruisait son père.
- Le seul vrai remède que je connaisse, c'est le sucre, pensa-t-elle à voix haute, le regard qui dériva dans la foule.
Quand il demanda qui avait la garde, le visage d'Émeline se mit à s'assombrir un peu plus. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres, comme pour tenter de cacher quelque chose.
- J'aurais pu rester avec elle, j'aurais pu...Mais je ne l'ai pas fait, répondit-elle en se raclant un peu la gorge. Le jour où il a quitté la maison, il était si...détruit. Je n'ai pas pu le laisser partir tout seul. Je suis partie avec lui. Je-
Un silence la stoppa dans sa phrase. Des mains invisibles s'accrochaient à ses épaules et à sa gorge. Elle parlait beaucoup trop. Dévoiler les drames de sa famille et ses failles au grand jour, depuis quand faisait-elle ça ? Elle, l'adolescente qui dissimulait tout derrière des sourires et des blagues. Il fallait qu'elle réagisse comme d'habitude, qu'elle reprenne les rênes de ses émotions et qu'elle rejette au loin la peine.
- J'ai décidé toute seule de venir, reprit-elle en forçant sur sa voix pour qu'elle paraisse plus sereine. Papa n'y est pour rien, i-il est juste très triste. Si je lui laisse du temps, il va redevenir comme avant.
Le déni était son unique refuge.
(574 mots)
@Dorian Peachey
À chaque fois qu'elle y pensait, elle sentait l'odeur des cookies sortant du four préparés par sa mère et se rappelait le bruit des pubs diffusées à la télé. Là-bas, c'était une compilation de souvenirs heureux dans leur maison de Ramsgate. Ils vivaient heureux, d'une manière simple mais qui leur convenait.
Rien n'aurait pu prévoir que ce bonheur disparaîtrait. Ce n'était plus que des songes. Du passé.
Elle comprenait qu'il pût préférer le monde sorcier. L'engouement qu'elle ressentait pour cet univers rempli de magie ne s'était jamais dissipé. Dès la première minute où elle y avait posé les pieds, elle s'était sentie comme chez-elle. Il était tout simplement...unique.
Mais pour l'heure, il n'était pas question de rêver. Le cœur d'Émeline tanguait entre la colère, les reproches et la honte. Comment pouvait-elle renfermer autant de rancœur ? Elle se pensait plus mature que ça, plus forte. Pourtant, elle se tenait assise sur le bord de cette fontaine, à déverser tout son fiel avec - C'était quoi son nom déjà ? Ah, c'est vrai, il ne l'avait pas dit. Elle non plus ne s'était pas présentée. Sa mère ne serait pas contente de son manque de manières. - Raaaaagh, ce n'était pas le plus important !
Enfin...La, maintenant, qu'est-ce qui importait ? Le bonheur de son père ? Le soutien qu'elle lui apportait depuis des mois ? Le bon déroulement de ses études ? Suivre ses désirs d'avenir pour elle ?
Le visage encore caché derrière sa paume, elle eut envie de l'enfouir dans la fourrure de Poly. Oh, qu'elle lui manquait terriblement...Sa chienne se faisait vieille. La dernière fois qu'elle avait pu la voir, elle avait du mal à marcher longtemps. Le temps lui était compté. Émeline n'était même pas sûre de pouvoir être près d'elle le moment venu.
L'entendre lui dire qu'il comprenait sa colère lui fit baisser sa main. Il lui expliqua ce que les adultes recherchaient dans l'alcool. Un remède, disait-il ? Émeline n'y avait jamais goûté. Mais, comme il le disait, c'était loin d'en être un. Cette boisson ambrée détruisait son père.
- Le seul vrai remède que je connaisse, c'est le sucre, pensa-t-elle à voix haute, le regard qui dériva dans la foule.
Quand il demanda qui avait la garde, le visage d'Émeline se mit à s'assombrir un peu plus. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres, comme pour tenter de cacher quelque chose.
- J'aurais pu rester avec elle, j'aurais pu...Mais je ne l'ai pas fait, répondit-elle en se raclant un peu la gorge. Le jour où il a quitté la maison, il était si...détruit. Je n'ai pas pu le laisser partir tout seul. Je suis partie avec lui. Je-
Un silence la stoppa dans sa phrase. Des mains invisibles s'accrochaient à ses épaules et à sa gorge. Elle parlait beaucoup trop. Dévoiler les drames de sa famille et ses failles au grand jour, depuis quand faisait-elle ça ? Elle, l'adolescente qui dissimulait tout derrière des sourires et des blagues. Il fallait qu'elle réagisse comme d'habitude, qu'elle reprenne les rênes de ses émotions et qu'elle rejette au loin la peine.
- J'ai décidé toute seule de venir, reprit-elle en forçant sur sa voix pour qu'elle paraisse plus sereine. Papa n'y est pour rien, i-il est juste très triste. Si je lui laisse du temps, il va redevenir comme avant.
Le déni était son unique refuge.
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@Dorian Peachey
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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