De dernière minute
LUNDI 11 JANVIER 2049
13H47
Feat. @Émeline Joyner
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Feat. @Émeline Joyner
— ... C'est pourquoi je te conseille de t'entraîner sur Liberacorpus. On pourra s'entraîner ensemble, si tu veux.
Je suis quand même un peu plus détendu maintenant qu'on a arrêté nos rendez-vous hebdomadaires en salle de répétition.
Ok, c'était sympa pendant un mois mais... On fait bien vite le tour, finalement. C'est bon, on connaît les pas de l'autre par cœur. S'il n'y a pas de marge d'évolution... Ça reste assez plat, quoi.
Je comprends au moins peut-être mieux pourquoi les gens ne s'adonnent à la danse que lors d'occasions particulières comme des bals. Sinon, au bout du compte, on finit par ne plus ressentir l'émotion recherchée originellement. Multiplier les occasions, c'est faire perdre de sa valeur au moment.
Au moins, l'avantage est que je ne risque plus d'assimiler ce moment à mon ex. C'est bon, c'est définitivement du passé, ça.
En attendant, je reste l'aîné de la relation donc je me dois de l'aider dans les programmes des matières que j'ai moi-même suivi l'an dernier. Surtout pour une année aussi importante que les BUSEs pour elle.
Je n'ai plus à penser à l'examen de transplanage avant l'examen blanc qu'on devrait passer en mars donc j'ai de la marge pour stresser.
Et puis, moi, ce n'est qu'une matière. Elle, c'est toutes les matières. Je peux bien mettre du côté un instant la matière de laquelle je dépends pour l'aider dans son programme de révision sans fin.
Bigre, je ne suis pas pressé de tout me retaper pour les ASPICs l'année prochaine...
Mes yeux se mettent tout de même à loucher en direction de mon manuel de botanique. Je n'attends qu'une réponse positive de sa part pour lui proposer de faire un petit détour par la botanique après. Même si c'est plutôt elle qui va m'aider que l'inverse dans ce cas-là. Maais ça va si ce n'est qu'une toute petite heure dans la semaine.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
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-C'est une bonne idée, lui répondit-elle en regardant à moitié le grimoire posé en face d'elle.
Le fait qu'il lui avait proposé de l'aider pour ses révisions avait tout d'abord réjoui Émeline. Le Serpentard n'était pas trop du genre à prendre les devants sur les activités qu'ils partageaient, au grand dam de l'adolescente.
Cela faisait environ deux mois qu'ils se côtoyaient, et Émeline adorait la personne qu'était Edmund. Il était plutôt mystérieux, avec un côté assez taquin qu'elle appréciait énormément. Et pourtant, au milieu de ce tableau que représentait leur relation, quelque chose n'allait pas. Une tâche, en plein milieu des couleurs, s'était formée au fil des jours.
Sans qu'elle ne sache comment l'expliquer, elle avait une sensation d'inconfort quand elle le voyait détourner le regard quand il lui parlait. Dans ces brefs instants, elle décelait de la peine dans ses yeux. Une peine qu'il ne voulait visiblement pas lui partager. Après, ce n'était pas faute d'essayer. Émeline avait plusieurs fois tenté d'aborder le sujet, mais Edmund arrivait toujours à se défaire de ses questions, tel un serpent qui s'enfuit à travers le paysage.
Ne pas savoir pouvait parfois l'irriter, mais elle n'irait jamais jusqu'à le forcer. Pourtant, durant cet après-midi, ce sentiment désagréable ne la lâchait pas. Au contraire, il s'était attaché à sa peau et contaminait ses pensées.
En jetant un regard dans sa direction, sa patience fut soufflée d'un seul coup. Elle lâcha son livre et posa son menton dans le creux de sa main.
-Ed, j'aimerais bien que tu me parles, pour une fois, fit-elle en plantant son regard dans le sien. Je vois que quelque chose ne va pas, mais tu ne me dis rien.
(280 mots)
@Edmund Dale
Le fait qu'il lui avait proposé de l'aider pour ses révisions avait tout d'abord réjoui Émeline. Le Serpentard n'était pas trop du genre à prendre les devants sur les activités qu'ils partageaient, au grand dam de l'adolescente.
Cela faisait environ deux mois qu'ils se côtoyaient, et Émeline adorait la personne qu'était Edmund. Il était plutôt mystérieux, avec un côté assez taquin qu'elle appréciait énormément. Et pourtant, au milieu de ce tableau que représentait leur relation, quelque chose n'allait pas. Une tâche, en plein milieu des couleurs, s'était formée au fil des jours.
Sans qu'elle ne sache comment l'expliquer, elle avait une sensation d'inconfort quand elle le voyait détourner le regard quand il lui parlait. Dans ces brefs instants, elle décelait de la peine dans ses yeux. Une peine qu'il ne voulait visiblement pas lui partager. Après, ce n'était pas faute d'essayer. Émeline avait plusieurs fois tenté d'aborder le sujet, mais Edmund arrivait toujours à se défaire de ses questions, tel un serpent qui s'enfuit à travers le paysage.
Ne pas savoir pouvait parfois l'irriter, mais elle n'irait jamais jusqu'à le forcer. Pourtant, durant cet après-midi, ce sentiment désagréable ne la lâchait pas. Au contraire, il s'était attaché à sa peau et contaminait ses pensées.
En jetant un regard dans sa direction, sa patience fut soufflée d'un seul coup. Elle lâcha son livre et posa son menton dans le creux de sa main.
-Ed, j'aimerais bien que tu me parles, pour une fois, fit-elle en plantant son regard dans le sien. Je vois que quelque chose ne va pas, mais tu ne me dis rien.
(280 mots)
@Edmund Dale
Dernière modification par Émeline Joyner le 26 déc. 2025, 22:59, modifié 1 fois.
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Je me réjouis en entendant sa confirmation. Ça part ! Il faudra juste que je case ça à un moment dans mon emploi du temps... Quand je trouverai un petit moment là-dedans pour elle... Rah, c'est pas facile d'avoir une petite amie.
J'aurais dû arrêter la botanique. Chaque année, je regrette de ne pas pouvoir sauter ce cours. Mais bon, Mr Charleston m'en aurait encore plus voulu et je n'aurais probablement pas eu droit à un tel traitement de faveur de sa part. Donc on va dire que j'ai fait le bon choix. Je m'en plaindrai juste jusqu'à la fin de ma scolarité à Poudlard.
Je recommence à observer avec insistance le manuel de botanique, attendant qu'elle me propose peut-être d'elle-même qu'on parte étudier cette matière. Et je me réjouis de nouveau lorsq-... !
Oh. Attendez. Elle n'a pas du tout dit qu'on partait sur la botanique, là.
Je détourne instantanément le regard. Hors de question qu'elle voie la panique dans mes yeux. Même si, en détournant ainsi le regard, je ne fais finalement que souligner la panique qu'il pourrait y avoir. Raah, un beau casse-tête tout ça.
Mes yeux se portent de nouveau sur le manuel de botanique. Mon cœur se serre.
— Tu ne voudrais pas... Partir sur de la botanique, un peu ?
Mon cerveau n'a jamais été aussi déconnecté. Je ne m'attendais pas à une confrontation. Surtout pas ici. Pas maintenant. Pas là, là. Ce n'est pas le bon moment. Ce n'est jamais le bon moment. On était bien, on était tranquilles... D'un coup, elle me ramène des problèmes qui n'existent pas. C'est quoi, le problème, au juste ? Tiens, je vais lui demander.
— Je ne suis pas sûr de comprendre où tu veux en venir. Tout va bien, non ?
Pourquoi je suis si paniqué si tout va bien ?
J'aurais dû arrêter la botanique. Chaque année, je regrette de ne pas pouvoir sauter ce cours. Mais bon, Mr Charleston m'en aurait encore plus voulu et je n'aurais probablement pas eu droit à un tel traitement de faveur de sa part. Donc on va dire que j'ai fait le bon choix. Je m'en plaindrai juste jusqu'à la fin de ma scolarité à Poudlard.
Je recommence à observer avec insistance le manuel de botanique, attendant qu'elle me propose peut-être d'elle-même qu'on parte étudier cette matière. Et je me réjouis de nouveau lorsq-... !
Oh. Attendez. Elle n'a pas du tout dit qu'on partait sur la botanique, là.
Je détourne instantanément le regard. Hors de question qu'elle voie la panique dans mes yeux. Même si, en détournant ainsi le regard, je ne fais finalement que souligner la panique qu'il pourrait y avoir. Raah, un beau casse-tête tout ça.
Mes yeux se portent de nouveau sur le manuel de botanique. Mon cœur se serre.
— Tu ne voudrais pas... Partir sur de la botanique, un peu ?
Mon cerveau n'a jamais été aussi déconnecté. Je ne m'attendais pas à une confrontation. Surtout pas ici. Pas maintenant. Pas là, là. Ce n'est pas le bon moment. Ce n'est jamais le bon moment. On était bien, on était tranquilles... D'un coup, elle me ramène des problèmes qui n'existent pas. C'est quoi, le problème, au juste ? Tiens, je vais lui demander.
— Je ne suis pas sûr de comprendre où tu veux en venir. Tout va bien, non ?
Pourquoi je suis si paniqué si tout va bien ?
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
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L'énonciation de la botanique la fait froncer les sourcils. En quoi l'étude des plantes avait un rapport ? Était-ce une tentative maladroite de détourner son attention ? Pauvre de lui, il n'avait pas conscience qu'elle n'allait pas lâcher le morceau si facilement.
Sa seconde intervention semblait un peu plus honnête, mais ça ne répond pas toujours à sa question. Tout allait bien entre eux ? Oh, si on considérait qu'un petit ami complètement absent était une bonne relation, alors oui. Tout roulait à vive allure de ce côté-là.
Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait.
Ce n'était pas de cette façon qu'elle voyait l'amour...Distant et rempli de non-dits.
En le voyant aussi décalé d'elle, de son ressenti, cela lui rappela la dernière lettre de son père. Le seul exemple qu'elle avait du bonheur entre deux êtres s'était fracassé contre un abandon, l'échec : le divorce.
- Non, ça ne va pas , souffla-t-elle, les nerfs qui commençaient à se tendre dans sa nuque.
Où étaient passés ces moments d'échanges, ces heures passées à discuter de tout et de rien ? À partir de quand avait-il cessé de lui sourire ? Ce sourire qu'elle avait appris à aimer, à désirer le voir lui être destiné.
- Ca fait que deux mois et j'ai déjà l'impression que tu en as marre de moi, avoua-t-elle en serrant ses doigts autour de son bouquin. Tu trouves toujours des excuses pour m'éviter.
Émeline se contrôlait pour l'instant. Ses émotions bouillonnaient au fond d'elle, prêtes à exploser au moindre dérapement qui pourrait surgir. Aurait-elle dû lui en parler plus tôt ? Non, pas vraiment. Elle espérait toujours qu'il remarque de lui-même le gros couac. Cette énorme tâche qui effaçait leur couple.
Elle se mordit la lèvre inférieure en commençant à regretter d'avoir abordé le sujet. Dans sa tête, sa raison lui hurlait d'exiger la vérité, tandis que son cœur redoutait.
(315 mots)
@Edmund Dale, je m'excuse profondément pour le retard, j'ai eu une énorme panne d'inspiration
Sa seconde intervention semblait un peu plus honnête, mais ça ne répond pas toujours à sa question. Tout allait bien entre eux ? Oh, si on considérait qu'un petit ami complètement absent était une bonne relation, alors oui. Tout roulait à vive allure de ce côté-là.
Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait.
Ce n'était pas de cette façon qu'elle voyait l'amour...Distant et rempli de non-dits.
En le voyant aussi décalé d'elle, de son ressenti, cela lui rappela la dernière lettre de son père. Le seul exemple qu'elle avait du bonheur entre deux êtres s'était fracassé contre un abandon, l'échec : le divorce.
- Non, ça ne va pas , souffla-t-elle, les nerfs qui commençaient à se tendre dans sa nuque.
Où étaient passés ces moments d'échanges, ces heures passées à discuter de tout et de rien ? À partir de quand avait-il cessé de lui sourire ? Ce sourire qu'elle avait appris à aimer, à désirer le voir lui être destiné.
- Ca fait que deux mois et j'ai déjà l'impression que tu en as marre de moi, avoua-t-elle en serrant ses doigts autour de son bouquin. Tu trouves toujours des excuses pour m'éviter.
Émeline se contrôlait pour l'instant. Ses émotions bouillonnaient au fond d'elle, prêtes à exploser au moindre dérapement qui pourrait surgir. Aurait-elle dû lui en parler plus tôt ? Non, pas vraiment. Elle espérait toujours qu'il remarque de lui-même le gros couac. Cette énorme tâche qui effaçait leur couple.
Elle se mordit la lèvre inférieure en commençant à regretter d'avoir abordé le sujet. Dans sa tête, sa raison lui hurlait d'exiger la vérité, tandis que son cœur redoutait.
(315 mots)
@Edmund Dale, je m'excuse profondément pour le retard, j'ai eu une énorme panne d'inspiration
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
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Ah. Donc elle a remarqué.
Hmpf. Je suppose que c'est mort pour la botanique, du coup.
Pfff... Je n'aurais pas dû lui proposer une séance de révision aujourd'hui. J'aurais dû continuer à faire l'autruche et me louper lamentablement dans le cours de Mr Charleston. Mais au moins, je n'aurais pas eu besoin de me confronter à cette discussion plus que gênante. D'autant plus que c'est vraiment le dernier de mes soucis en ce moment.
J'hésite sincèrement sur la marche à suivre, là. La bonne réponse serait « mais non tout va bien, juste c'est la galère en ce moment ». Mais en même temps je me dis que si, là, je galère, alors qu'en vrai je n'ai même pas encore les gros examens de fin d'année sur le dos... Qu'est-ce que ça va être en juin ?
Mais quand même... Certes, je galère à libérer du temps pour elle et quand je n'ai pas d'excuse je prétends même d'avoir un petit peu de fièvre parce que je préfère lire dans mon lit avec Ashford qui ronronne sur mes pieds, ce qui me permet d'avoir un petit moment de calme dans mes journées. Mais... J'ai besoin de petit moment pour moi, des fois. Souvent. Un peu.
Et surtout, la dernière chose que j'ai envie de faire est la blesser. Bon, peut-être que c'est un peu tard pour ça...
Mais en même temps, elle me tend la plus grosse des perches, là. Si je ne la saisis pas maintenant, ça va finir comme avec Ginger à ce que je pète un câble devant tout le monde six mois plus tard en lui décrivant dans les moindres détails les raisons pour lesquelles je ne l'ai jamais aimée. Et ça sera dix fois pire que maintenant, je pense.
Le problème, c'est que c'est une jeune fille vraiment géniale qui n'a rien fait de mal et qui est emplie de qualités. Peut-être trop ? Donc quand je trouve la perfection je me lasse, c'est ça ? Pas mal. Pas mal, Edmund. Tu l'avais encore jamais faite, celle-là.
Je n'ai absolument pas envie de lui faire subir une rupture alors qu'elle n'a absolument rien fait. Je ne veux pas qu'elle ait l'impression d'avoir fait quelque chose de travers et qu'elle pense qu'elle doit se remettre en question parce que ce n'est absolument pas le cas.
En fait, je devrais peut-être attendre six mois pour avoir de l'inspiration pour cette rupture. Ça sera plus simple pour nous deux, je pense. J'aurai un peu moins le goût de cette culpabilité.
— En fait...
Ou je peux faire une Lili. C'est vrai qu'elle a été extrêmement forte sur ce coup-là. J'ai dû me larguer moi-même au final. C'était assez marrant comme expérience, quand j'y pense.
— ... Je t'ai trompée.
Cette anecdote est absolument fausse. Mais avec un peu de chance, elle va me gifler, me hurler dessus, la discussion va très vite s'écourter et elle ne va plus vouloir me parler de nouveau de sa vie entière. Et en plus c'est faux donc je n'aurai même pas à m'en vouloir de cette rupture. Tout bénef'.
J'ai paniqué. Edmund aussi, je crois
Hmpf. Je suppose que c'est mort pour la botanique, du coup.
Pfff... Je n'aurais pas dû lui proposer une séance de révision aujourd'hui. J'aurais dû continuer à faire l'autruche et me louper lamentablement dans le cours de Mr Charleston. Mais au moins, je n'aurais pas eu besoin de me confronter à cette discussion plus que gênante. D'autant plus que c'est vraiment le dernier de mes soucis en ce moment.
J'hésite sincèrement sur la marche à suivre, là. La bonne réponse serait « mais non tout va bien, juste c'est la galère en ce moment ». Mais en même temps je me dis que si, là, je galère, alors qu'en vrai je n'ai même pas encore les gros examens de fin d'année sur le dos... Qu'est-ce que ça va être en juin ?
Mais quand même... Certes, je galère à libérer du temps pour elle et quand je n'ai pas d'excuse je prétends même d'avoir un petit peu de fièvre parce que je préfère lire dans mon lit avec Ashford qui ronronne sur mes pieds, ce qui me permet d'avoir un petit moment de calme dans mes journées. Mais... J'ai besoin de petit moment pour moi, des fois. Souvent. Un peu.
Et surtout, la dernière chose que j'ai envie de faire est la blesser. Bon, peut-être que c'est un peu tard pour ça...
Mais en même temps, elle me tend la plus grosse des perches, là. Si je ne la saisis pas maintenant, ça va finir comme avec Ginger à ce que je pète un câble devant tout le monde six mois plus tard en lui décrivant dans les moindres détails les raisons pour lesquelles je ne l'ai jamais aimée. Et ça sera dix fois pire que maintenant, je pense.
Le problème, c'est que c'est une jeune fille vraiment géniale qui n'a rien fait de mal et qui est emplie de qualités. Peut-être trop ? Donc quand je trouve la perfection je me lasse, c'est ça ? Pas mal. Pas mal, Edmund. Tu l'avais encore jamais faite, celle-là.
Je n'ai absolument pas envie de lui faire subir une rupture alors qu'elle n'a absolument rien fait. Je ne veux pas qu'elle ait l'impression d'avoir fait quelque chose de travers et qu'elle pense qu'elle doit se remettre en question parce que ce n'est absolument pas le cas.
En fait, je devrais peut-être attendre six mois pour avoir de l'inspiration pour cette rupture. Ça sera plus simple pour nous deux, je pense. J'aurai un peu moins le goût de cette culpabilité.
— En fait...
Ou je peux faire une Lili. C'est vrai qu'elle a été extrêmement forte sur ce coup-là. J'ai dû me larguer moi-même au final. C'était assez marrant comme expérience, quand j'y pense.
— ... Je t'ai trompée.
Cette anecdote est absolument fausse. Mais avec un peu de chance, elle va me gifler, me hurler dessus, la discussion va très vite s'écourter et elle ne va plus vouloir me parler de nouveau de sa vie entière. Et en plus c'est faux donc je n'aurai même pas à m'en vouloir de cette rupture. Tout bénef'.
J'ai paniqué. Edmund aussi, je crois
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
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Ce fut comme une bombe qui lui tombait dessus.
La révélation avait été imprévisible, impossible à détecter et foutrement dévastatrice.
Les poumons de l'aiglonne s'étaient rétractés, incapables de se remplir d'air. Et pour son cœur, c'était...c'était comme si on l'avait transpercé d'un grand coup de dague. Elle avait l'impression de sentir la blessure s'étendre sur son buste et que son en découlait. Pourtant, l'adolescente se pensait prête à tout entendre, tout accepter. Elle n'était pas du genre à s'accrocher à ceux qui ne voulaient pas d'elle, mais là, la raison de cet éloignement était bien plus douloureuse. Son propre ressentiment qu'elle lui portait pour son silence avait été remplacé par une totale remise question d'elle-même.
Étourdie par le mensonge qu'il venait de lui balancer à la face, le cerveau d'Émeline se mit à fonctionner à vive allure pour comprendre le pourquoi.
Je n'étais pas une bonne petite-amie ? Peut-être que je ne suis pas assez intéressante, pas assez jolie ? Il a dit qu'il m'a trompé, c'est qu'il a trouvé une fille qu'il préfère et que je ne dois pas faire le poids devant. Je l'ai trop collé, je n'ai pas fait assez d'efforts, j'ai tout gâché.
Beaucoup de filles auraient été remontées d'apprendre une telle nouvelle. À sa place, elles auraient sûrement giflé ce malotru, et par de nombreuses insultes, lui apprendre que tromper sa copine c'était inacceptable. Émeline, elle, ne ressentait pas de la colère, pour l'instant, du moins. La tristesse qui l'accablait était bien plus forte que tous les reproches qu'elle aurait pu lui dire.
L'adolescente ne put retenir plus longtemps ses larmes. Elles dévalèrent ses joues alors qu'elle reprenait enfin une respiration après tout ce temps sans air. Ok, elle chialait, mais il fallait répondre dans ce genre de situation. Que devait-elle faire ? Comment fallait-il qu'elle réagisse ? Il était son premier copain, le premier qui avait éveillé le sentiment d'amour chez elle et surtout le premier qui la "trompait".
- Oh...murmura-t-elle faiblement. J-Je vois...
Émeline était complètement perdue et ne savait pas quoi répondre. Elle pensait, naïvement, que s'il l'avait trompée, ça devait forcément être de sa faute. Quand on était en faute, il fallait s'excuser, non ? Sa gentillesse légendaire était, pour cette rupture, un véritable boulet.
- J-Je ne pensais pas être si nulle en copine, confia-t-elle péniblement en cachant son visage avec ses mains. Désolée...
(394 mots)
@Edmund Dale, tu viens de me la casser, je ne te remercie pas
La révélation avait été imprévisible, impossible à détecter et foutrement dévastatrice.
Les poumons de l'aiglonne s'étaient rétractés, incapables de se remplir d'air. Et pour son cœur, c'était...c'était comme si on l'avait transpercé d'un grand coup de dague. Elle avait l'impression de sentir la blessure s'étendre sur son buste et que son en découlait. Pourtant, l'adolescente se pensait prête à tout entendre, tout accepter. Elle n'était pas du genre à s'accrocher à ceux qui ne voulaient pas d'elle, mais là, la raison de cet éloignement était bien plus douloureuse. Son propre ressentiment qu'elle lui portait pour son silence avait été remplacé par une totale remise question d'elle-même.
Étourdie par le mensonge qu'il venait de lui balancer à la face, le cerveau d'Émeline se mit à fonctionner à vive allure pour comprendre le pourquoi.
Je n'étais pas une bonne petite-amie ? Peut-être que je ne suis pas assez intéressante, pas assez jolie ? Il a dit qu'il m'a trompé, c'est qu'il a trouvé une fille qu'il préfère et que je ne dois pas faire le poids devant. Je l'ai trop collé, je n'ai pas fait assez d'efforts, j'ai tout gâché.
Beaucoup de filles auraient été remontées d'apprendre une telle nouvelle. À sa place, elles auraient sûrement giflé ce malotru, et par de nombreuses insultes, lui apprendre que tromper sa copine c'était inacceptable. Émeline, elle, ne ressentait pas de la colère, pour l'instant, du moins. La tristesse qui l'accablait était bien plus forte que tous les reproches qu'elle aurait pu lui dire.
L'adolescente ne put retenir plus longtemps ses larmes. Elles dévalèrent ses joues alors qu'elle reprenait enfin une respiration après tout ce temps sans air. Ok, elle chialait, mais il fallait répondre dans ce genre de situation. Que devait-elle faire ? Comment fallait-il qu'elle réagisse ? Il était son premier copain, le premier qui avait éveillé le sentiment d'amour chez elle et surtout le premier qui la "trompait".
- Oh...murmura-t-elle faiblement. J-Je vois...
Émeline était complètement perdue et ne savait pas quoi répondre. Elle pensait, naïvement, que s'il l'avait trompée, ça devait forcément être de sa faute. Quand on était en faute, il fallait s'excuser, non ? Sa gentillesse légendaire était, pour cette rupture, un véritable boulet.
- J-Je ne pensais pas être si nulle en copine, confia-t-elle péniblement en cachant son visage avec ses mains. Désolée...
(394 mots)
@Edmund Dale, tu viens de me la casser, je ne te remercie pas
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
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Ma mine n'était pas particulièrement joyeuse lorsque j'ai prononcé ces mots. Ca aurait été un peu culotté de ma part, par-dessus tout. Mais elle a quand même réussi à se décomposer devant la réaction d'Emeline.
Ce n'est. Pas du tout. Ce qui était prévu.
Dans la bibliothèque ? Sérieusement, en plein milieu d'une bibliothèque bondée de monde dans laquelle règne un calme de plomb la plupart du temps ?! Elle aurait au moins pu attendre qu'on sorte dans le couloir ou que je la prenne dans mes bras pour garder un peu de dignité et ne pas craquer comme ça devant tout le monde ! J'ai encore plus l'air d'un monstre, après, moi...
— Non non non !
D'un air inquiet, j'esquisse un mouvement qui avait pour but initial de poser ma main sur son épaule dans un geste réconfortant. Mais je m'interromps en me disant que ce n'est carrément pas le moment.
Je vois lentement la suite de la démarche consistant à dire que je ne l'ai pas du tout trompée et qu'elle s'est montée la tête toute seule par jalousie partir en fumée.
Et en plus je l'ai détruite. Ce qui est la dernière chose que je souhaitais faire.
J'aurais dû dire que tout allait bien et attendre quelques mois pour cumuler quelques arguments valables. J'étais sur le point de partir sur ça, pourquoi j'ai dévié à la dernière seconde ?! Quel idiot !
Mais non. Lui renvoyer ses défauts à la tête aurait été cent fois pire !
Peut-être que j'aurais dû être... Honnête ?
Lui dire que je ne pensais finalement pas qu'elle me plaisait autant que je le pensais au début, que je me suis laissé aveuglé par la fougue de la première fois, que pour moi une relation était censée être un long fleuve tranquille et qu'à partir du moment où je ressens la nécessité de se voir comme une corvée, c'est que je pense que je ne suis pas vraiment amoureux ?
Non mais elle aurait été toute aussi blessée, ça n'aurait rien changé. Elle se serait demandée si elle était trop collante ou quoi que ce soit et aurait essayé de changer quelque chose à sa personnalité. Au moins, là, elle restera fidèle à elle-même au lieu de se modifier en essayant de plaire à quelqu'un. Du moins j'espère.
Dans quoi je me suis encore fourré ?
— Nooon, comment peux-tu dire que c'est toi ?!
Ce n'est pas possible d'avoir autant de qualités, ça en devient contre-productif là !
— C'est totalement moi, là ! C'est moi qui ai déconné !
Je vais vraiment m'auto-larguer, là ? Encore ?
— C'est totalement moi. Je n'ai... Pas été très honnête avec toi. En fait, pas du tout. J'ai...
J'ai... J'ai... J'ai...
— Au lieu de te parler de mes problèmes, je me réfugie autre part en auto-sabotant notre relation. C'était totalement idiot de ma part. Je n'ai juste pas su communiquer correctement. Et je suis le mieux placé pour savoir que, une fois que la confiance est brisée, tu ne peux plus jamais faire confiance à la personne. Crois-moi. C'est pourquoi je préfère arrêter là. Je ne veux pas que tu te sentes paranoïaque, en insécurité, avec moi. Mais tu n'as rien fait, vraiment. Tu as été parfaite.
Tout en prononçant mon discours, j'essaye maladroitement d'enrouler mon bras autour de ses épaules. Je sais que je suis simplement la pire épaule sur laquelle pleurer à l'heure actuelle pour elle mais... Je suis la seule à portée d'épaule, malheureusement. Et je ne peux décemment pas la laisser simplement pleurer toute seule au beau milieu de la bibliothèque, comme ça.
Par Merlin, j'espère que Mr Locke ne va pas passer par là...
Ce n'est. Pas du tout. Ce qui était prévu.
Dans la bibliothèque ? Sérieusement, en plein milieu d'une bibliothèque bondée de monde dans laquelle règne un calme de plomb la plupart du temps ?! Elle aurait au moins pu attendre qu'on sorte dans le couloir ou que je la prenne dans mes bras pour garder un peu de dignité et ne pas craquer comme ça devant tout le monde ! J'ai encore plus l'air d'un monstre, après, moi...
— Non non non !
D'un air inquiet, j'esquisse un mouvement qui avait pour but initial de poser ma main sur son épaule dans un geste réconfortant. Mais je m'interromps en me disant que ce n'est carrément pas le moment.
Je vois lentement la suite de la démarche consistant à dire que je ne l'ai pas du tout trompée et qu'elle s'est montée la tête toute seule par jalousie partir en fumée.
Et en plus je l'ai détruite. Ce qui est la dernière chose que je souhaitais faire.
J'aurais dû dire que tout allait bien et attendre quelques mois pour cumuler quelques arguments valables. J'étais sur le point de partir sur ça, pourquoi j'ai dévié à la dernière seconde ?! Quel idiot !
Mais non. Lui renvoyer ses défauts à la tête aurait été cent fois pire !
Peut-être que j'aurais dû être... Honnête ?
Lui dire que je ne pensais finalement pas qu'elle me plaisait autant que je le pensais au début, que je me suis laissé aveuglé par la fougue de la première fois, que pour moi une relation était censée être un long fleuve tranquille et qu'à partir du moment où je ressens la nécessité de se voir comme une corvée, c'est que je pense que je ne suis pas vraiment amoureux ?
Non mais elle aurait été toute aussi blessée, ça n'aurait rien changé. Elle se serait demandée si elle était trop collante ou quoi que ce soit et aurait essayé de changer quelque chose à sa personnalité. Au moins, là, elle restera fidèle à elle-même au lieu de se modifier en essayant de plaire à quelqu'un. Du moins j'espère.
Dans quoi je me suis encore fourré ?
— Nooon, comment peux-tu dire que c'est toi ?!
Ce n'est pas possible d'avoir autant de qualités, ça en devient contre-productif là !
— C'est totalement moi, là ! C'est moi qui ai déconné !
Je vais vraiment m'auto-larguer, là ? Encore ?
— C'est totalement moi. Je n'ai... Pas été très honnête avec toi. En fait, pas du tout. J'ai...
J'ai... J'ai... J'ai...
— Au lieu de te parler de mes problèmes, je me réfugie autre part en auto-sabotant notre relation. C'était totalement idiot de ma part. Je n'ai juste pas su communiquer correctement. Et je suis le mieux placé pour savoir que, une fois que la confiance est brisée, tu ne peux plus jamais faire confiance à la personne. Crois-moi. C'est pourquoi je préfère arrêter là. Je ne veux pas que tu te sentes paranoïaque, en insécurité, avec moi. Mais tu n'as rien fait, vraiment. Tu as été parfaite.
Tout en prononçant mon discours, j'essaye maladroitement d'enrouler mon bras autour de ses épaules. Je sais que je suis simplement la pire épaule sur laquelle pleurer à l'heure actuelle pour elle mais... Je suis la seule à portée d'épaule, malheureusement. Et je ne peux décemment pas la laisser simplement pleurer toute seule au beau milieu de la bibliothèque, comme ça.
Par Merlin, j'espère que Mr Locke ne va pas passer par là...
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
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De dernière minute
Ses pleurs, bien qu'étouffés, restaient assez bruyants pour que des têtes se retournent dans leur direction. De son côté, Émeline ne faisait pas du tout attention aux regards indiscrets qui épiaient le désastre. Actuellement, elle se contentait d'essayer de calmer sa respiration qui s'était légèrement emballée avec ses larmes. Merlin, elle n'avait jamais connu une telle situation, une telle peine aussi perçante. Et malgré tout ce qu'elle pensait savoir, en vérité, elle n'était même pas sûre de savoir ce qui lui faisait si mal par cette révélation. Après tout, était-elle sûre de réellement aimer Edmund ? Leur rencontre avait été si poétique, presque comme un songe qui était sorti de sa tête. Au milieu de cette salle de danse, ils avaient pu échanger sans prononcer le moindre mot, juste à travers leur corps qui s'était rencontré au gré de la musique. Émeline en gardait un si beau souvenir...Mais alors, était-ce de lui dont elle était amoureuse ou de l'image qu'elle s'était créée ? Elle n'avait pas la réponse à cette question.
La Serdaigle se doutait qu'Edmund n'allait pas apprécier sa réaction bien trop émotive. Il n'était pas du genre à s'afficher devant les autres, encore moins à montrer ce qu'il ressentait. Elle se recroquevilla un peu plus sur sa chaise, comme si elle tentait de retenir son cœur de tomber de sa poitrine. Devait-elle quitter la bibliothèque et le laisser tranquille ? S'il l'avait trompé, c'est qu'il ne voulait plus d'elle, n'est-ce pas ? Elle n'avait plus rien à lui apporter.
À travers sa tristesse, elle entendit la consternation du garçon. Il reprenait la faute qu'elle s'était octroyée et la remettait sur lui. Selon ses dires, il n'avait pas été totalement honnête avec elle et il avait à lui seul mené ce couple à sa perte. Il lui assurait même qu'elle avait été parfaite dans l'histoire. Ce mot ne lui apporta aucun réconfort. Dans ses oreilles, il sonnait comme un défaut, le point qui ne l'avait pas empêché de la quitter. La perfection ne lui avait pas permis de ne pas se faire abandonner.
Elle sentit une pression qui l'amena à poser sa tête contre l'épaule d'Edmund. Même maintenant, il continuait à vouloir la réconforter. Émeline ne fit aucun geste de recul et le laissa faire sans rechigner. Quelque part, elle savait que c'était la dernière fois qu'il lui montrerait une telle tendresse.
Le visage légèrement caché contre lui, elle lui demanda, d'une voix un peu faible :
- Tu n'as pas été capable de te confier, c'est parce que tu trouves que je ne suis pas quelqu'un de confiance ? demanda-t-elle, incertaine de vouloir connaître la réponse.
Elle serra ses mains pour retenir de nouvelles larmes de couler. Avec grande peine, elle avait réussi à retrouver un certain calme, elle ne voulait pas le perdre de nouveau juste en parlant.
- Si je ne te rends pas heureux, je ne vais pas forcer, réussit-elle à lui dire en relevant son visage vers lui. J'ai aimé chaque moment que j'ai passé avec toi...A-Alors je ne regrette pas.
(508 mots)
@Edmund Dale
La Serdaigle se doutait qu'Edmund n'allait pas apprécier sa réaction bien trop émotive. Il n'était pas du genre à s'afficher devant les autres, encore moins à montrer ce qu'il ressentait. Elle se recroquevilla un peu plus sur sa chaise, comme si elle tentait de retenir son cœur de tomber de sa poitrine. Devait-elle quitter la bibliothèque et le laisser tranquille ? S'il l'avait trompé, c'est qu'il ne voulait plus d'elle, n'est-ce pas ? Elle n'avait plus rien à lui apporter.
À travers sa tristesse, elle entendit la consternation du garçon. Il reprenait la faute qu'elle s'était octroyée et la remettait sur lui. Selon ses dires, il n'avait pas été totalement honnête avec elle et il avait à lui seul mené ce couple à sa perte. Il lui assurait même qu'elle avait été parfaite dans l'histoire. Ce mot ne lui apporta aucun réconfort. Dans ses oreilles, il sonnait comme un défaut, le point qui ne l'avait pas empêché de la quitter. La perfection ne lui avait pas permis de ne pas se faire abandonner.
Elle sentit une pression qui l'amena à poser sa tête contre l'épaule d'Edmund. Même maintenant, il continuait à vouloir la réconforter. Émeline ne fit aucun geste de recul et le laissa faire sans rechigner. Quelque part, elle savait que c'était la dernière fois qu'il lui montrerait une telle tendresse.
Le visage légèrement caché contre lui, elle lui demanda, d'une voix un peu faible :
- Tu n'as pas été capable de te confier, c'est parce que tu trouves que je ne suis pas quelqu'un de confiance ? demanda-t-elle, incertaine de vouloir connaître la réponse.
Elle serra ses mains pour retenir de nouvelles larmes de couler. Avec grande peine, elle avait réussi à retrouver un certain calme, elle ne voulait pas le perdre de nouveau juste en parlant.
- Si je ne te rends pas heureux, je ne vais pas forcer, réussit-elle à lui dire en relevant son visage vers lui. J'ai aimé chaque moment que j'ai passé avec toi...A-Alors je ne regrette pas.
(508 mots)
@Edmund Dale
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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De dernière minute
Ouf. Elle n'a pas l'air de rejeter mon épaule. C'est déjà ça. Ca lui permettra d'avoir un semblant d'intimité parmi toute cette bibliothèque.
...
Mais j'espère que le choc va quand même vite lui passer et qu'elle va vite passer à autre chose. Parce que je ne saurai très sincèrement pas quoi faire d'une ex envahissante qui est toujours amoureuse. Je ne vois vraiment pas comment je pourrais me rendre encore plus détestable à ses yeux avec ce que je viens de lui déclarer...
Je me mords la lèvre en serrant de plus bel mon étreinte autour de ses épaules. Qu'elle ne perçoive pas ce geste de tendresse comme un geste d'amour. Merlin, pitiéé.
Ouf. Elle ne m'a pas demandé ce que je cachais en n'étant pas honnête avec elle. Parce que, honnêtement, je n'aurais pas du tout su quoi lui répondre sur le coup.
— Non, c'est...
... Juste que ça te concernait directement donc je ne me voyais pas te le dire en face.
...
Hmpf. Mais sa réponse ne m'arrange pas du tout, en fait.
Je déglutis pour essayer de retrouver mes mots. Je ramène mon second bras autour d'elle pour que ma présence ait l'air plus réconfortante. Je sens que mon cœur commence à s'affoler donc faire un meilleur câlin était très probablement la pire chose à faire pour moi étant donné la situation actuelle.
— J'ai... Je n'apprends pas de mes erreurs.
Le souvenir de la raison pour laquelle j'ai rompu pour la première fois avec Lili m'effleure.
J'ai bu un philtre d'amour. Je n'ai pas assumé.
Puis je suis sorti avec Leo pour rendre Lili jalouse. Je n'ai pas assumé.
Et là, je me suis rendu compte que je n'avais pas autant de passion qu'Emeline. Je n'assume pas.
Je n'apprends pas de mes erreurs. Et le pire dans tout ça, c'est que c'est vrai.
— J'ai toujours eu du mal à faire confiance. A qui que ce soit. Je pense simplement que je ne suis pas prêt à me mettre en couple. Il faut que j'arrête d'essayer de forcer le destin.
Je pince mes lèvres.
C'est partiellement vrai. Mais ce n'est pas ça, le vrai problème. Mais est-ce que j'ai vraiment envie de me confier autant à une personne qui me détestera et pourra balancer tous mes petits secrets dans deux jours ? Hmm... Pas vraiment, non.
— Je suis désolé que ce soit tombé sur toi.
Mais je préfère éviter de lui dire qu'à quelques années près, ça aurait peut-être pu le faire. Mieux vaut réduire tous les espoirs d'une suite à néant dès à présent. Ca évitera les complications à l'avenir.
Je ne peux cependant m'empêcher d'inspirer profondément à l'entente de la suite de ses paroles.
— Je...
Moi aussi.
Certains moins. Surtout sur la fin. Mais globalement, ta présence a toujours été une source d'apaisement dans le brouhaha ambiant.
Je ne peux pas lui dire ça. Il ne faut pas que je ravive quoi que ce soit. Je suis déjà trop investi avec mon étreinte. Il faut que je prenne mes distances le plus vite possible.
— Merci.
Merci de me faire savoir que ma présence n'est pas aussi déplaisante que l'entendent certains. J'espère que tu auras toujours un souvenir à peu près agréable de moi après.
Et surtout, merci de me faire réaliser à quel point je n'assume aucun de mes actes.
...
Mais j'espère que le choc va quand même vite lui passer et qu'elle va vite passer à autre chose. Parce que je ne saurai très sincèrement pas quoi faire d'une ex envahissante qui est toujours amoureuse. Je ne vois vraiment pas comment je pourrais me rendre encore plus détestable à ses yeux avec ce que je viens de lui déclarer...
Je me mords la lèvre en serrant de plus bel mon étreinte autour de ses épaules. Qu'elle ne perçoive pas ce geste de tendresse comme un geste d'amour. Merlin, pitiéé.
Ouf. Elle ne m'a pas demandé ce que je cachais en n'étant pas honnête avec elle. Parce que, honnêtement, je n'aurais pas du tout su quoi lui répondre sur le coup.
— Non, c'est...
... Juste que ça te concernait directement donc je ne me voyais pas te le dire en face.
...
Hmpf. Mais sa réponse ne m'arrange pas du tout, en fait.
Je déglutis pour essayer de retrouver mes mots. Je ramène mon second bras autour d'elle pour que ma présence ait l'air plus réconfortante. Je sens que mon cœur commence à s'affoler donc faire un meilleur câlin était très probablement la pire chose à faire pour moi étant donné la situation actuelle.
— J'ai... Je n'apprends pas de mes erreurs.
Le souvenir de la raison pour laquelle j'ai rompu pour la première fois avec Lili m'effleure.
J'ai bu un philtre d'amour. Je n'ai pas assumé.
Puis je suis sorti avec Leo pour rendre Lili jalouse. Je n'ai pas assumé.
Et là, je me suis rendu compte que je n'avais pas autant de passion qu'Emeline. Je n'assume pas.
Je n'apprends pas de mes erreurs. Et le pire dans tout ça, c'est que c'est vrai.
— J'ai toujours eu du mal à faire confiance. A qui que ce soit. Je pense simplement que je ne suis pas prêt à me mettre en couple. Il faut que j'arrête d'essayer de forcer le destin.
Je pince mes lèvres.
C'est partiellement vrai. Mais ce n'est pas ça, le vrai problème. Mais est-ce que j'ai vraiment envie de me confier autant à une personne qui me détestera et pourra balancer tous mes petits secrets dans deux jours ? Hmm... Pas vraiment, non.
— Je suis désolé que ce soit tombé sur toi.
Mais je préfère éviter de lui dire qu'à quelques années près, ça aurait peut-être pu le faire. Mieux vaut réduire tous les espoirs d'une suite à néant dès à présent. Ca évitera les complications à l'avenir.
Je ne peux cependant m'empêcher d'inspirer profondément à l'entente de la suite de ses paroles.
— Je...
Moi aussi.
Certains moins. Surtout sur la fin. Mais globalement, ta présence a toujours été une source d'apaisement dans le brouhaha ambiant.
Je ne peux pas lui dire ça. Il ne faut pas que je ravive quoi que ce soit. Je suis déjà trop investi avec mon étreinte. Il faut que je prenne mes distances le plus vite possible.
— Merci.
Merci de me faire savoir que ma présence n'est pas aussi déplaisante que l'entendent certains. J'espère que tu auras toujours un souvenir à peu près agréable de moi après.
Et surtout, merci de me faire réaliser à quel point je n'assume aucun de mes actes.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
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De dernière minute
Désolée que ça soit tombé sur toi.
Bordel, que ces mots étaient durs à entendre.
Émeline se sentit complètement démunie. Sombrant contre des sombres voix qui lui disaient qu'elle n'était pas assez importante, pas assez jolie, pas assez intéressante. Pas assez tout court.
La chaleur d'Edmund contre elle, la force qu'il mettait dans son étreinte, sa voix près de son oreille, toutes ces choses qu'elle avait apprises à aimer, devenaient presque insupportables à partir de cet instant. Là, dans ses bras, l'étouffement grandit, se gonflant progressivement dans sa poitrine. Il fallait qu'elle y mette fin, sinon...elle n'arriverait pas à tarir ses larmes.
Sa main se leva, doucement, pour venir se placer sur le bras d'Edmund et lui intimer de la lâcher. De la distance, voilà ce dont elle avait besoin. Et respirer. Respirer toute l'air de cette fichue bibliothèque.
Au centre de ce désir ardent de calme, Émeline ne put s'empêcher de noter qu'il ne lui avait pas retourné ses mots. Il s'était contenté d'un pauvre "Merci", alors qu'elle avait mis de côté toute rancœur pour lui avouer qu'elle ne regrettait pas leur relation. Alors pourquoi ? Pourquoi ce manque cruel de mots jetait-il de l'acide sur son cœur ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à le laisser partir sans rien attendre de lui en retour ?
Eh bien. Parce qu'il l'avait trompée.
C'était enfantin et foutrement égoïste de sa part.
Elle aurait préféré qu'il lui dise qu'il ne l'aimait juste plus. Qu'il souhaitait la quitter et mettre fin à leur relation sans chercher à la faire capoter d'une manière si...blessante.
- Qui ? demanda-t-elle finalement après son long silence.
Pour être certaine qu'il comprenne où elle voulait en revenir, elle reprit, les yeux encore humides mais plus assurés.
- Avec qui tu m'as trompé ?
Sa voix avait perdu son air déboussolé et la souffrance de la nouvelle avait déjà fait son chemin. Tout ce qui restait, c'était la raison. Elle ne pouvait pas être avec lui ? Bien. Elle n'irait pas contre sa volonté. Par contre, il pouvait bien lui révéler l'identité de la fille.
(345 mots) - Après les pleurs, c'est l'interrogatoire
@Edmund Dale
Bordel, que ces mots étaient durs à entendre.
Émeline se sentit complètement démunie. Sombrant contre des sombres voix qui lui disaient qu'elle n'était pas assez importante, pas assez jolie, pas assez intéressante. Pas assez tout court.
La chaleur d'Edmund contre elle, la force qu'il mettait dans son étreinte, sa voix près de son oreille, toutes ces choses qu'elle avait apprises à aimer, devenaient presque insupportables à partir de cet instant. Là, dans ses bras, l'étouffement grandit, se gonflant progressivement dans sa poitrine. Il fallait qu'elle y mette fin, sinon...elle n'arriverait pas à tarir ses larmes.
Sa main se leva, doucement, pour venir se placer sur le bras d'Edmund et lui intimer de la lâcher. De la distance, voilà ce dont elle avait besoin. Et respirer. Respirer toute l'air de cette fichue bibliothèque.
Au centre de ce désir ardent de calme, Émeline ne put s'empêcher de noter qu'il ne lui avait pas retourné ses mots. Il s'était contenté d'un pauvre "Merci", alors qu'elle avait mis de côté toute rancœur pour lui avouer qu'elle ne regrettait pas leur relation. Alors pourquoi ? Pourquoi ce manque cruel de mots jetait-il de l'acide sur son cœur ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à le laisser partir sans rien attendre de lui en retour ?
Eh bien. Parce qu'il l'avait trompée.
C'était enfantin et foutrement égoïste de sa part.
Elle aurait préféré qu'il lui dise qu'il ne l'aimait juste plus. Qu'il souhaitait la quitter et mettre fin à leur relation sans chercher à la faire capoter d'une manière si...blessante.
- Qui ? demanda-t-elle finalement après son long silence.
Pour être certaine qu'il comprenne où elle voulait en revenir, elle reprit, les yeux encore humides mais plus assurés.
- Avec qui tu m'as trompé ?
Sa voix avait perdu son air déboussolé et la souffrance de la nouvelle avait déjà fait son chemin. Tout ce qui restait, c'était la raison. Elle ne pouvait pas être avec lui ? Bien. Elle n'irait pas contre sa volonté. Par contre, il pouvait bien lui révéler l'identité de la fille.
(345 mots) - Après les pleurs, c'est l'interrogatoire
@Edmund Dale
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Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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