Depuis début novembre
JEUDI 13 JANVIER 2050
La rentrée avait eut lieu une dizaine de jours plus tôt. Et si Ennis n'avait pas arrêté totalement les exercices sportifs pendant les quinze jours de vacances de fin d'année, elle n'avait en revanche pas volé. Pourquoi? Parce qu'elle avait suivi les conseils d'un de leurs professeurs - Mister Vinson. Celui-ci avait appuyé l'importance de laisser le corps au repos du sport qu'ils pratiquaient tous au quotidien. Qu'une heure quotidienne pour entretenir la musculature était amplement suffisant. Il avait aussi mentionné que leurs corps n’oublieraient pas, voire qu'ils se surprendraient peut-être à mieux réussir certaines choses en revenant en cours. L'irlandaise avait donc appliqué à la lettre ces conseils, même si elle doutait. Mais après tout, il était professionnel du milieu, il avait une expérience qu'elle n'avait pas...
Sauf qu'en revenant sur le manche de son balais à la rentrée... La châtain avait déchanté. Si elle n'avait effectivement pas spécialement perdu de réflexes, elle ne voyait aucun mieux vis à vis de cette vrille... Oui elle focalisait dessus. Elle ne parvenait pas à se la sortir de la tête. Elle y parvenait un an plus tôt. Elle y parvenait au début de l'année. Et puis depuis un peu plus d'un mois... Impossible. Et elle ne comprenait pas pourquoi. Ça l'obnubilait à tel point qu'elle n'en voyait même plus tout ses autres progrès - pourtant fulgurants. Alors la majorité de ses entraînements en solitaire, elle les consacrait à reprendre encore et encore toutes les étapes de cette figure. Elle savait à quel moment elle bloquait, celui de remonter la deuxième boucle. Mais rien à faire, elle faisait encore et toujours une manœuvre d'évitement, continuant tout droit avant de partir en boucle et de remonter de l'autre côté.
Ce n'était pas la peur, la tête en bas, le tournis... Tout ça elle le gérait bien. Ce n'était pas médical, elle avait été passer des examens à la Nouvelle Sainte Mangouste pour s'en assurer. Ce n'était pas non plus une douleur. Non. Tout était au vert pour y parvenir... Et ça se refusait encore et toujours à elle. Ressentant un mélange de colère et de dépit, l'irlandaise regagna le sol. Ce n'était pas la peine d'insister pour aujourd'hui, sauf si elle voulait s'épuiser ou prendre le risque de se blesser. Et ce n'était pas le but.
Une fois au sol, elle se laissa tomber assez dans l'herbe humide. Elle posa doucement son balais à ses côtés puis replia ses genoux, posa ses avant-bras dessus et fourra sa tête dedans avant de lâcher un grognement qui exprimait clairement son état d'esprit. Elle redressa ensuite la tête, ferma les yeux et offrit son visage au ciel qui ne savait pas s'il voulait laisser percer le soleil puis inspira et expira longuement avant de reprendre sa position initiale. Ça n'aiderait pas vraiment, pas sportivement, mais peut-être réussirait-elle à faire baisser la frustration avant de rejoindre ses amis, qui n'avaient rien demandés.
@Rafael Mason
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Depuis début novembre
Rafael n'avait pas été étonné de retrouver certains élèves de Poudlard à la rentrée en Septembre. Il avait enseigné quelques années au château et connaissait le choix de carrière, ou au moins, d'études supérieures de certains. Bien qu'il n'ait pas changé fondamentalement sa manière d'enseigner en arrivant à l'ISMI, Rafael avait l'impression que les relations avec les étudiants n'étaient pas les mêmes, il y avait une nouvelle approche du fait que les élèves présents à ses cours étaient on ne peut plus intéressés par les courses de balais, ils visaient, pour quasiment la totalité, une carrière professionnelle.
Une chose qui était similaire avec Poudlard était sa proximité avec les élèves et les efforts qu'il faisait pour s'assurer que tous se sentaient à l'aise dans sa matière et dans l'institut en général. En l'occurrence, une étudiante était venue le voir avant les vacances d'hiver pour l'informer que son amie, Ennis, élève que Rafael connaissait très bien, rencontrait des difficultés à réaliser une figure et qu'elle n'arrivait pas à s'ôter cette difficulté de l'esprit. Rafael s'était promis d'en parler à l'intéressée mais ne l'avait pas croisée depuis la reprise et il fut très heureux de reconnaitre sa silhouette s'entrainer sur le terrain. Il l'avait vu voler des heures entières et n'avait pas trop de doute quand à la personne qui se trouvait sur le balais. Il décida de la rejoindre à grandes enjambés et lorsqu'il arriva à sa hauteur, l'irlandaise était installée dans une posture étrange et pour ne pas lui faire peur, Rafael s'annonça à distance.
« — Bonjour Ennis, comment allez vous ? Je n'ai pas l'impression que ce soit un exercice d'étirement traditionnel mais pourquoi pas ? »
Une chose qui était similaire avec Poudlard était sa proximité avec les élèves et les efforts qu'il faisait pour s'assurer que tous se sentaient à l'aise dans sa matière et dans l'institut en général. En l'occurrence, une étudiante était venue le voir avant les vacances d'hiver pour l'informer que son amie, Ennis, élève que Rafael connaissait très bien, rencontrait des difficultés à réaliser une figure et qu'elle n'arrivait pas à s'ôter cette difficulté de l'esprit. Rafael s'était promis d'en parler à l'intéressée mais ne l'avait pas croisée depuis la reprise et il fut très heureux de reconnaitre sa silhouette s'entrainer sur le terrain. Il l'avait vu voler des heures entières et n'avait pas trop de doute quand à la personne qui se trouvait sur le balais. Il décida de la rejoindre à grandes enjambés et lorsqu'il arriva à sa hauteur, l'irlandaise était installée dans une posture étrange et pour ne pas lui faire peur, Rafael s'annonça à distance.
« — Bonjour Ennis, comment allez vous ? Je n'ai pas l'impression que ce soit un exercice d'étirement traditionnel mais pourquoi pas ? »
Depuis début novembre
Toute à l'extériorisation de sa frustration, Ennis ne perçut absolument pas l'arrivée d'une autre personne sur le terrain. D'autant plus que celle-ci s'arrêta un peu à distance avant que sa voix - très familière - ne vienne résonner à ses oreilles. Le son la fit se redresser quasi instantanément, un sursaut qu'elle maîtrisa en réalité au dernier moment. Elle se retourna presque aussi vivement et put constater - toujours assise - que son ouïe ne l'avait pas trompée. C'était bien Rafael Mason qui venait de la surprendre le visage tourné vers le soleil de janvier.
L'instant de surprise passé, la châtain commença sa réponse par un simple "Bonjour," qu'elle n'agrémenta pas d'un professeur. Il l'était pourtant. Mais elle utilisait peu sa fonction pour parler de lui. Et elle savait très bien pourquoi. Quelques fois à la fin de l'année dernière, à Poudlard, elle avait failli l'appeler par son prénom. Notamment quand il avait accepté de la suivre dans son parcours... sans toutefois savoir que ce serait d'aussi près pour au moins cette année là. Cela aurait pu la faire sourire, si elle n'avait pas été perturbée par le fait qu'il la surprenne ainsi sur le terrain - quoique pas assez pour qu'elle se lève précipitamment. Mais elle n'était pas en faute, donc il n'y avait pas non plus de quoi paniquer.
- "A vrai dire, ce n'en est pas un." Dit-elle en se tournant à nouveau et sans pouvoir retenir la fin d'un soupir. Surtout parce qu'il arrivait alors qu'elle tentait de retrouver un esprit clair après avoir encore une fois échouée à... nouveau soupir, mâchoire qui se contractait, yeux qui se fermaient. La difficulté, en vol tout particulièrement, elle gérait décidément très mal.
L'instant de surprise passé, la châtain commença sa réponse par un simple "Bonjour," qu'elle n'agrémenta pas d'un professeur. Il l'était pourtant. Mais elle utilisait peu sa fonction pour parler de lui. Et elle savait très bien pourquoi. Quelques fois à la fin de l'année dernière, à Poudlard, elle avait failli l'appeler par son prénom. Notamment quand il avait accepté de la suivre dans son parcours... sans toutefois savoir que ce serait d'aussi près pour au moins cette année là. Cela aurait pu la faire sourire, si elle n'avait pas été perturbée par le fait qu'il la surprenne ainsi sur le terrain - quoique pas assez pour qu'elle se lève précipitamment. Mais elle n'était pas en faute, donc il n'y avait pas non plus de quoi paniquer.
- "A vrai dire, ce n'en est pas un." Dit-elle en se tournant à nouveau et sans pouvoir retenir la fin d'un soupir. Surtout parce qu'il arrivait alors qu'elle tentait de retrouver un esprit clair après avoir encore une fois échouée à... nouveau soupir, mâchoire qui se contractait, yeux qui se fermaient. La difficulté, en vol tout particulièrement, elle gérait décidément très mal.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Depuis début novembre
Rafael continuait à s'approcher de son ancienne élève lorsque celle-ci se retourna vers lui. Elle ne semblait pas très surprise de le voir, ce qui n'était pas totalement incongru. Ennis savait très bien que Rafael enseignait à l'ISMI et se doutait qu'elle pouvait le croiser à tout moment. Puis, elle l'avait assez côtoyé à Poudlard pour reconnaître sa voix.
Arrivé à sa hauteur, Rafael constata qu'elle semblait crispée, voire presque énervée. Elle ne lui répondit que d'un bonjour sans prendre la peine de répondre à sa première question. Il n'avait pas trop de doute quant au fait que quelque chose n'allait pas. Après avoir passé près de quatre ans à Poudlard, il connaissait bien la jeune femme et en l’occurrence, il était persuadé qu'elle avait besoin de parler.
De son même air bougon, elle lui répondit que ce n'était pas un exercice d'étirement. À vrai dire, elle n'avait pas eu besoin de le lui dire pour qu'il s'en rende compte. Sans lui demander la permission, Rafael s'assit à son tour sur le sol encore humide du terrain pour se mettre à la hauteur de l'étudiante. Il savait qu'Ennis ne se livrait pas si facilement et il pouvait se passer de longues minutes avant qu'elle ne reprenne la parole. Il se décida alors à lui demander directement :
« — J'ai comme l'impression que quelque chose ne va pas. Je ne suis plus votre professeur mais vous pouvez toujours m'en parler si vous le souhaitez. »
Arrivé à sa hauteur, Rafael constata qu'elle semblait crispée, voire presque énervée. Elle ne lui répondit que d'un bonjour sans prendre la peine de répondre à sa première question. Il n'avait pas trop de doute quant au fait que quelque chose n'allait pas. Après avoir passé près de quatre ans à Poudlard, il connaissait bien la jeune femme et en l’occurrence, il était persuadé qu'elle avait besoin de parler.
De son même air bougon, elle lui répondit que ce n'était pas un exercice d'étirement. À vrai dire, elle n'avait pas eu besoin de le lui dire pour qu'il s'en rende compte. Sans lui demander la permission, Rafael s'assit à son tour sur le sol encore humide du terrain pour se mettre à la hauteur de l'étudiante. Il savait qu'Ennis ne se livrait pas si facilement et il pouvait se passer de longues minutes avant qu'elle ne reprenne la parole. Il se décida alors à lui demander directement :
« — J'ai comme l'impression que quelque chose ne va pas. Je ne suis plus votre professeur mais vous pouvez toujours m'en parler si vous le souhaitez. »