« The greatest gifts »
Décembre 2050
Elle chiffonna une nouvelle feuille de papier journal et l'ajouta au reste.
Le paquet aurait l'air bien gonflé et remplirait bien l'espace dans la boîte. Et pour une fois, la gazette aurait une véritable utilité... !
Bon, elle examina l'intérieur de la boîte : ça rendait effectivement une impression de " bien garni ", comme elle le voulait.
- Parfait, déclara-t-elle d'un air satisfait en souriant avec malice.
Elle referma la boîte et commença à l'emballer.
Elle avait choisi un magnifique papier bleu azur, décoré de dizaines de petits vifs d'or.
Elle ferma le tout avec deux rubans : un argenté et un jaune pétant.
Le paquet était magnifique, selon elle, et c'était le but.
Joaquin serait immanquablement attiré par ce bel emballage.
Il se ficherait de l'autre, qui avait mauvaise allure - fait exprès ! -, peut-être bien qu'il ne le remarquerait même pas !, et déballerait celui-là : le piège.
Après avoir ôté tous les papiers journaux chiffonnés, il devrait démêlé des nœuds et détacher du collant - et pas question qu'il emploie la magie puisqu'il n'en avait pas encore le droit hors de son école -, et finirait par tomber au final... sur un pétard.
Elle avait d'abord pensé ne rien mettre du tout, puis avait envisagé y mettre une bombabouse et avait finalement opté pour un petit pétard.
Après tout, la bombabouse risquait de les incommoder tous dans le salon alors...
Et un trop gros pétard serait risqué.
Elle avait déniché un petit pétard qui éclatait en émettant un bruit semblable à un rire moqueur et répandait des confetis roses qui s'agrippaient aux vêtements.
Qu'est-ce qu'il allait râler d'être couvert de ces machins... sourit-elle.
Bien sûr, elle avait consulté Nimu : des confettis ne manqueraient pas de tomber au sol, et elle ne voulait pas se faire gronder pour le léger désordre qui en résulterait et pour avoir donné du travail en plus.
- Oh ne vous inquiétez pas Miss Cali, ce sera nettoyé en un instant. Du moment que je le sais, je m'en occupe direct.
- Mais par contre, tu ne nettoies pas mon cousin hein, on est bien d'accord ? avait insisté la fillette.
- Oui Miss ! avait acquiescé la petite elfe. Enfin...
Elle avait soudain adopté une petite moue tendue et un regard presque implorant.
- ... sauf si les grands te le demandent évidemment, l'avait délivrée Calianor.
Elle savait que Nimu ne voulait pas contrarier son effet farceur, mais si grand-mère exigeait un nettoyage complet approfondi de TOUT... elle non plus ne voulait pas que la petite elfe se fasse disputer.
- Bon. Ça, c'est fait.
Elle ficela avec un horrible ruban adhésif l'autre paquet, fait de vieux papier décoloré et tout froissé, celui qui n'attirait pas le regard mais qui contenait pourtant le vrai cadeau !
Bah oui, parce que embêter son cousin avec un faux cadeau et un pétard à confettis, ce serait drôle ! Mais elle ne voulait tout de même pas le priver réellement de cadeaux.
Elle lui avait déniché une superbe figurine de dragon argenté zébré de bleu, qui crachait du feu quand on lui inclinait la tête vers l'arrière... enfin on avait l'impression qu'il crachait du feu, mais c'était un effet magique, éphémère et sans danger.
Elle l'avait trouvée à la coupe de dragonnerie, et c'était un modèle unique. Il ne l'avait donc pas, c'était une certitude.
Il serait très content de son cadeau. Elle en était persuadée, et en le découvrant, il lui pardonnerait le pétard. Il l'aurait même carrément oublié avant la Saint Sylvestre !
Elle chiffonna une nouvelle feuille de papier journal et l'ajouta au reste.
Le paquet aurait l'air bien gonflé et remplirait bien l'espace dans la boîte. Et pour une fois, la gazette aurait une véritable utilité... !
Bon, elle examina l'intérieur de la boîte : ça rendait effectivement une impression de " bien garni ", comme elle le voulait.
- Parfait, déclara-t-elle d'un air satisfait en souriant avec malice.
Elle referma la boîte et commença à l'emballer.
Elle avait choisi un magnifique papier bleu azur, décoré de dizaines de petits vifs d'or.
Elle ferma le tout avec deux rubans : un argenté et un jaune pétant.
Le paquet était magnifique, selon elle, et c'était le but.
Joaquin serait immanquablement attiré par ce bel emballage.
Il se ficherait de l'autre, qui avait mauvaise allure - fait exprès ! -, peut-être bien qu'il ne le remarquerait même pas !, et déballerait celui-là : le piège.
Après avoir ôté tous les papiers journaux chiffonnés, il devrait démêlé des nœuds et détacher du collant - et pas question qu'il emploie la magie puisqu'il n'en avait pas encore le droit hors de son école -, et finirait par tomber au final... sur un pétard.
Elle avait d'abord pensé ne rien mettre du tout, puis avait envisagé y mettre une bombabouse et avait finalement opté pour un petit pétard.
Après tout, la bombabouse risquait de les incommoder tous dans le salon alors...
Et un trop gros pétard serait risqué.
Elle avait déniché un petit pétard qui éclatait en émettant un bruit semblable à un rire moqueur et répandait des confetis roses qui s'agrippaient aux vêtements.
Qu'est-ce qu'il allait râler d'être couvert de ces machins... sourit-elle.
Bien sûr, elle avait consulté Nimu : des confettis ne manqueraient pas de tomber au sol, et elle ne voulait pas se faire gronder pour le léger désordre qui en résulterait et pour avoir donné du travail en plus.
- Oh ne vous inquiétez pas Miss Cali, ce sera nettoyé en un instant. Du moment que je le sais, je m'en occupe direct.
- Mais par contre, tu ne nettoies pas mon cousin hein, on est bien d'accord ? avait insisté la fillette.
- Oui Miss ! avait acquiescé la petite elfe. Enfin...
Elle avait soudain adopté une petite moue tendue et un regard presque implorant.
- ... sauf si les grands te le demandent évidemment, l'avait délivrée Calianor.
Elle savait que Nimu ne voulait pas contrarier son effet farceur, mais si grand-mère exigeait un nettoyage complet approfondi de TOUT... elle non plus ne voulait pas que la petite elfe se fasse disputer.
- Bon. Ça, c'est fait.
Elle ficela avec un horrible ruban adhésif l'autre paquet, fait de vieux papier décoloré et tout froissé, celui qui n'attirait pas le regard mais qui contenait pourtant le vrai cadeau !
Bah oui, parce que embêter son cousin avec un faux cadeau et un pétard à confettis, ce serait drôle ! Mais elle ne voulait tout de même pas le priver réellement de cadeaux.
Elle lui avait déniché une superbe figurine de dragon argenté zébré de bleu, qui crachait du feu quand on lui inclinait la tête vers l'arrière... enfin on avait l'impression qu'il crachait du feu, mais c'était un effet magique, éphémère et sans danger.
Elle l'avait trouvée à la coupe de dragonnerie, et c'était un modèle unique. Il ne l'avait donc pas, c'était une certitude.
Il serait très content de son cadeau. Elle en était persuadée, et en le découvrant, il lui pardonnerait le pétard. Il l'aurait même carrément oublié avant la Saint Sylvestre !
Reducio
Dernière modification par Calianor Daenarya le 2 janv. 2026, 01:51, modifié 2 fois.
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
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Alias Marraine la bonne fée
« The greatest gifts »
- Mais je ne comprends pas Miss Cali, pourquoi vous l'emballez pour le mettre sous le sapin ? Le bébé n'est pas encore né ! s'enquit la petite elfe.
- Je sais bien, mais ce n'est pas la faute de ma sœur si actuellement, elle ne peut pas encore recevoir directement de cadeaux tant qu'elle est dans le ventre de maman. Il n'empêche qu'elle est quand même déjà bien là ! Alors je vais lui déposer son premier cadeau de Noël sous le sapin de la part de sa grande sœur. C'est juste qu'elle devra attendre d'être née pour en profiter.
Elle ouvrit la boîte neuve ramenée du magasin et en sortit le cadeau : un "doudou lutin de Cornouailles".
- J'espère que ça lui plaira, murmura-t-elle en contemplant le jouet.
Elle allait à présent le customiser à sa façon, puis le réemballer quand ce serait fait.
Elle sortit deux minuscules pompons aux couleurs rouge et vert flashy qu'elle accrocha aux oreilles du lutin.
De telles couleurs attireraient certainement le regard du bébé, avait-elle pensé en les choisissant.
En plus, les pompons, qu'elle avait trouvés sur le marché de Noël, dégageait un léger parfum de pain d'épices. Cela dit, pas sûr que l'odeur persisterait indéfiniment, mais ce n'était pas le plus important.
Puis, elle découpa soigneusement, avec précision et dextérité, deux petits rubans jaunes, et attacha à chacun d'eux une petite clochette au tintement cristallin.
Elle s'était assurée que les clochettes étaient résistantes, car elle ne voulait pas qu'elles cassent à la première chute.
Elle noua solidement les rubans-clochettes à la peluche : l'une à un bras du lutin, l'autre à l'un de ses pieds.
Pour peu qu'on l'agita, même doucement, ou qu'il bascule, le lutin émettait un petit "ding ding ding".
Là encore, elle s'était dit que ce tintement attirerait l'attention du bébé et l'amuserait sûrement ! ... peut-être bien.
Elle le secoua délicatement pour tester.
- Fwiiic ffwiiic ! surgit Thémélia près d'elle en réponse au tintement.
- Ah bah tiens, toi aussi tu aimes ce petit son ? dit-elle en riant à son boursouflet.
Elle recommença.
- Ffwiiic ffwiiic ffwiiic
- Cool. J'espère que ça plaira au bébé. Mais sinon, je crois bien qu'il ne sera pas abandonné ce doudou ! Mais euh si ça lui plaît, faudra pas essayer de le lui piquer sans cesse hein ! intima-t-elle en direction de la boule de poils qui fixait la peluche.
Enfin, elle noua au cou du doudou en question - le lutin ! pas le boursouflet ! - une petite écharpe faite à la main.
Dès qu'elle avait su qu'elle allait avoir une petite sœur - ou un petit frère mais ça elle ne voulais pas en entendre parler -, elle avait réfléchi à son cadeau et avait rapidement entamé le travail de la fabrication de l'écharpe.
Pas seule pour le coup ! ce n'était pas son art de prédilection, et elle voulait que ce soit bien fait.
Alors avec l'aide de sa grand-mère et de Nimu, elle avait réussi à confectionner cette petite écharpe pour peluche.
- Voilà !
Elle examina le résultat, ajusta bien rubans, pompons et tricot, puis enveloppa délicatement d'un fin papier argenté le lutin et le remit dans sa boîte, en vérifiant qu'il était correctement installé.
Elle emballa la boîte et l'enrubana.
Puis elle sortit une carte sur laquelle elle écrivit : " Joyeux Noël, bébé Daenarya "
C'est vrai quoi ?! Bébé n'avait pas encore de prénom, mais il avait d'ores et déjà un nom : c'était un Daenarya !
Sur l'autre face de la carte, elle prit ses plus beaux feutres pour dessiner des étoiles disposées en couronne, et en-dessous de celle-ci, un Père Noël qui faisait signe de la main.
- J'ai fini, annonça-t-elle en attachant la carte au paquet.
- Ffwiiic
- Oui Thémélia, on peut aller jouer maintenant. La dernière dans le jardin est une limace ! lança-t-elle gaiment en se précipitant.
Défi idiot, quand on réfléchit, vu la capacité du boursouflet à dévaler les marches et à tracer son chemin à travers tout à une vitesse fulgurante !
- Je sais bien, mais ce n'est pas la faute de ma sœur si actuellement, elle ne peut pas encore recevoir directement de cadeaux tant qu'elle est dans le ventre de maman. Il n'empêche qu'elle est quand même déjà bien là ! Alors je vais lui déposer son premier cadeau de Noël sous le sapin de la part de sa grande sœur. C'est juste qu'elle devra attendre d'être née pour en profiter.
Elle ouvrit la boîte neuve ramenée du magasin et en sortit le cadeau : un "doudou lutin de Cornouailles".
- J'espère que ça lui plaira, murmura-t-elle en contemplant le jouet.
Elle allait à présent le customiser à sa façon, puis le réemballer quand ce serait fait.
Elle sortit deux minuscules pompons aux couleurs rouge et vert flashy qu'elle accrocha aux oreilles du lutin.
De telles couleurs attireraient certainement le regard du bébé, avait-elle pensé en les choisissant.
En plus, les pompons, qu'elle avait trouvés sur le marché de Noël, dégageait un léger parfum de pain d'épices. Cela dit, pas sûr que l'odeur persisterait indéfiniment, mais ce n'était pas le plus important.
Puis, elle découpa soigneusement, avec précision et dextérité, deux petits rubans jaunes, et attacha à chacun d'eux une petite clochette au tintement cristallin.
Elle s'était assurée que les clochettes étaient résistantes, car elle ne voulait pas qu'elles cassent à la première chute.
Elle noua solidement les rubans-clochettes à la peluche : l'une à un bras du lutin, l'autre à l'un de ses pieds.
Pour peu qu'on l'agita, même doucement, ou qu'il bascule, le lutin émettait un petit "ding ding ding".
Là encore, elle s'était dit que ce tintement attirerait l'attention du bébé et l'amuserait sûrement ! ... peut-être bien.
Elle le secoua délicatement pour tester.
- Fwiiic ffwiiic ! surgit Thémélia près d'elle en réponse au tintement.
- Ah bah tiens, toi aussi tu aimes ce petit son ? dit-elle en riant à son boursouflet.
Elle recommença.
- Ffwiiic ffwiiic ffwiiic
- Cool. J'espère que ça plaira au bébé. Mais sinon, je crois bien qu'il ne sera pas abandonné ce doudou ! Mais euh si ça lui plaît, faudra pas essayer de le lui piquer sans cesse hein ! intima-t-elle en direction de la boule de poils qui fixait la peluche.
Enfin, elle noua au cou du doudou en question - le lutin ! pas le boursouflet ! - une petite écharpe faite à la main.
Dès qu'elle avait su qu'elle allait avoir une petite sœur - ou un petit frère mais ça elle ne voulais pas en entendre parler -, elle avait réfléchi à son cadeau et avait rapidement entamé le travail de la fabrication de l'écharpe.
Pas seule pour le coup ! ce n'était pas son art de prédilection, et elle voulait que ce soit bien fait.
Alors avec l'aide de sa grand-mère et de Nimu, elle avait réussi à confectionner cette petite écharpe pour peluche.
- Voilà !
Elle examina le résultat, ajusta bien rubans, pompons et tricot, puis enveloppa délicatement d'un fin papier argenté le lutin et le remit dans sa boîte, en vérifiant qu'il était correctement installé.
Elle emballa la boîte et l'enrubana.
Puis elle sortit une carte sur laquelle elle écrivit : " Joyeux Noël, bébé Daenarya "
C'est vrai quoi ?! Bébé n'avait pas encore de prénom, mais il avait d'ores et déjà un nom : c'était un Daenarya !
Sur l'autre face de la carte, elle prit ses plus beaux feutres pour dessiner des étoiles disposées en couronne, et en-dessous de celle-ci, un Père Noël qui faisait signe de la main.
- J'ai fini, annonça-t-elle en attachant la carte au paquet.
- Ffwiiic
- Oui Thémélia, on peut aller jouer maintenant. La dernière dans le jardin est une limace ! lança-t-elle gaiment en se précipitant.
Défi idiot, quand on réfléchit, vu la capacité du boursouflet à dévaler les marches et à tracer son chemin à travers tout à une vitesse fulgurante !
Reducio
(682 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
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Alias Marraine la bonne fée
« The greatest gifts »
Jour de Noël (2050)
1ère partie
" Quand tout le monde sera là ! " avait martelé sa grand-mère, la maîtresse de maison.
Alors seulement, ils pourraient ouvrir les cadeaux.
Mais que faisait tonton Duncan ?
La fillette trépignait d'impatience devant tous les paquets disposés au pied du sapin.
C'était l'un des moments qu'elle préférait : découvrir les siens bien sûr - on ne va pas se mentir ! -, mais elle adorait aussi voir la tête des autres qui ouvraient leurs cadeaux : les sourires, les yeux qui pétillaient, les drôles de moues...
Elle avait une légère appréhension parfois aussi quand elle voyait ses propres paquets entre les mains de leurs destinataires, sur le point de les déballer.
* Et si ça ne lui plaisait pas ? et si elle était déçue ? *
A côté d'elle, Thémélia suivait son parcours d'allers-retours à travers le grand salon en bondissant, comme si elle était aussi impatiente qu'elle.
* T'as raison d'être impatiente, toi aussi t'as un cadeau * pensa la fillette.
- Bonjour la compagnie ! tonna la voix de l'oncle Duncan.
En fait, techniquement, c'était l'oncle de son père, et son grand oncle à elle.
Mais elle, elle l'appelait tonton Duncan et puis c'est tout.
En même temps "grand tonton..." ça sonnait bizarre non ?
Elle leva les yeux vers sa grand-mère, sans même poser la question - ce n'était pas nécessaire -, et croisa son regard.
- Bien, pardonne-moi Duncan. La bienséance voudrait que je commence par te proposer un verre et te laisser prendre place, mais les enfants sont tellement impatients d'ouvrir les cadeaux, que je me vois contrainte de donner d'abord le signal d'ouverture.
- Mais ne t'excuse pas Kate ! Je suis moi-même plus pressé d'ouvrir mes cadeaux que de boire, alors...
Il était drôle tonton Duncan !
- Bon, dans ce cas, 3, 2, 1... ouvrez.
Calianor se précipita sous la branche colorées de boules et autres décorations bleues, où elle avait repéré auparavant que ses cadeaux avaient été posées.
Elle les sortit de sous le sapin et les étala, commençant à les déballer.
Elle repliait proprement ses papiers cadeaux avant de les déposer dans une grande corbeille, posée là pour l'occasion.
Sa grand-mère détestait qu'on balance les papiers n'importe comment à travers la pièce, ou pire : qu'on les laisse traîner.
- Joaquin, retentit la voix ferme de Katryne Murray, tu veux bien déposer tes emballages dans la corbeille s'il te plaît ?
- Oh oui pardon, s'excusa son cousin, les joues rosissant.
Il oubliait chaque fois !
Dans la boîte de Granita, elle découvrit des tenues de Cheerleaders, aux couleurs de sa Maison, et aux tissus différents, selon que le match se tiendrait par temps tiède, pluvieux, glacial...
Elle reçut également un tout nouveau kit de fabrication d'objets en argile et en céramique - ce qui l'arrangeait vu qu'elle avait quasiment épuisé le sien -, des livres très complets et illustrés sur l'Égypte Antique, une nouvelle paire de gants et de bottes fourrées, des bijoux taillées par sa mère, une grosse boîte contenant divers essences et autres produits utiles pour de petites préparations d'herboriste amateur qu'elle avait apprises...
Boîte dans laquelle - elle le découvrirait plus tard -, il y avait un double fond qui cachait des accessoires de farces et attrapes. De quoi lui ôter tout doute que c'était bien là le cadeau de son père...
A plusieurs reprises, elle s'était interrompue pour observer les grands déballer certains des cadeaux qu'elle leur avait faits.
Chacun avait reçu de sa part une forme faite en pain d'épices, préparées dans les cuisines de Poudlard par elle-même et quelques camarades.
Sur le marché de Noël, elle avait dénichée pour son grand-père Andreius, une boule à neige qui représentait un coin d'Italie, son pays d'origine.
Pour son père, elle avait convaincu des plus grands de se joindre à elle pour lui offrir une nouvelle mallette-sans-fond en beau cuir, pour y ranger tout son matériel médical quand il effectuait des visites à domicile.
A sa mère, elle offrit deux nouveaux petits santons.
Cette dernière avait grandi dans le sud de la France, et avait toujours été fascinée par ces petites pièces qu'elle collectionnait. Ou disons qu'elle aimait agrémenter de nouveaux personnages ou de nouvelles figures, sa petite collection.
- Hé ! y a un cadeau pour... " bébé Daenarya " ? s'exclama soudain son cousin avec étonnement.
- Pas touche ! intervint la fillette.
- Bah c'est pour ta mère j'imagine.
- Non ! C'est pour le bébé ! C'est écrit dessus, et tu l'as lu !
- Euh... Cali, t'as offert un cadeau au bébé... qui n'est pas encore né ? interrogea le garçon, le regard dubitatif.
- Et alors ? ! Il pourra en profiter dès sa naissance, sans avoir à attendre le prochain Noël. C'est quoi le problème ? lui lança-t-elle.
- Bah... c'est tordu quand même ? ! Je savais que t'étais folle mais là...
- Jo ! le réprimanda son père, oncle Diego.
- Bah quoi c'est...
- C'est une belle attention. Et si ça lui plaît de déjà lui faire un cadeau, tu as juste le droit de te taire !
- Bon ça va, ok, maugréa-t-il. Et on en fait quoi du baby paquet ?
- Donne, on le mettra près du berceau, répondit Cédric Daenarya en le récupérant.
- Et... peut-on l'ouvrir pour voir ce que c'est ? demanda sa mère.
- Vous le découvrirez en même temps que bébé ! décréta Calianor.
Et personne ne se risqua à contester.
1ère partie
" Quand tout le monde sera là ! " avait martelé sa grand-mère, la maîtresse de maison.
Alors seulement, ils pourraient ouvrir les cadeaux.
Mais que faisait tonton Duncan ?
La fillette trépignait d'impatience devant tous les paquets disposés au pied du sapin.
C'était l'un des moments qu'elle préférait : découvrir les siens bien sûr - on ne va pas se mentir ! -, mais elle adorait aussi voir la tête des autres qui ouvraient leurs cadeaux : les sourires, les yeux qui pétillaient, les drôles de moues...
Elle avait une légère appréhension parfois aussi quand elle voyait ses propres paquets entre les mains de leurs destinataires, sur le point de les déballer.
* Et si ça ne lui plaisait pas ? et si elle était déçue ? *
A côté d'elle, Thémélia suivait son parcours d'allers-retours à travers le grand salon en bondissant, comme si elle était aussi impatiente qu'elle.
* T'as raison d'être impatiente, toi aussi t'as un cadeau * pensa la fillette.
- Bonjour la compagnie ! tonna la voix de l'oncle Duncan.
En fait, techniquement, c'était l'oncle de son père, et son grand oncle à elle.
Mais elle, elle l'appelait tonton Duncan et puis c'est tout.
En même temps "grand tonton..." ça sonnait bizarre non ?
Elle leva les yeux vers sa grand-mère, sans même poser la question - ce n'était pas nécessaire -, et croisa son regard.
- Bien, pardonne-moi Duncan. La bienséance voudrait que je commence par te proposer un verre et te laisser prendre place, mais les enfants sont tellement impatients d'ouvrir les cadeaux, que je me vois contrainte de donner d'abord le signal d'ouverture.
- Mais ne t'excuse pas Kate ! Je suis moi-même plus pressé d'ouvrir mes cadeaux que de boire, alors...
Il était drôle tonton Duncan !
- Bon, dans ce cas, 3, 2, 1... ouvrez.
Calianor se précipita sous la branche colorées de boules et autres décorations bleues, où elle avait repéré auparavant que ses cadeaux avaient été posées.
Elle les sortit de sous le sapin et les étala, commençant à les déballer.
Elle repliait proprement ses papiers cadeaux avant de les déposer dans une grande corbeille, posée là pour l'occasion.
Sa grand-mère détestait qu'on balance les papiers n'importe comment à travers la pièce, ou pire : qu'on les laisse traîner.
- Joaquin, retentit la voix ferme de Katryne Murray, tu veux bien déposer tes emballages dans la corbeille s'il te plaît ?
- Oh oui pardon, s'excusa son cousin, les joues rosissant.
Il oubliait chaque fois !
Dans la boîte de Granita, elle découvrit des tenues de Cheerleaders, aux couleurs de sa Maison, et aux tissus différents, selon que le match se tiendrait par temps tiède, pluvieux, glacial...
Elle reçut également un tout nouveau kit de fabrication d'objets en argile et en céramique - ce qui l'arrangeait vu qu'elle avait quasiment épuisé le sien -, des livres très complets et illustrés sur l'Égypte Antique, une nouvelle paire de gants et de bottes fourrées, des bijoux taillées par sa mère, une grosse boîte contenant divers essences et autres produits utiles pour de petites préparations d'herboriste amateur qu'elle avait apprises...
Boîte dans laquelle - elle le découvrirait plus tard -, il y avait un double fond qui cachait des accessoires de farces et attrapes. De quoi lui ôter tout doute que c'était bien là le cadeau de son père...
A plusieurs reprises, elle s'était interrompue pour observer les grands déballer certains des cadeaux qu'elle leur avait faits.
Chacun avait reçu de sa part une forme faite en pain d'épices, préparées dans les cuisines de Poudlard par elle-même et quelques camarades.
Sur le marché de Noël, elle avait dénichée pour son grand-père Andreius, une boule à neige qui représentait un coin d'Italie, son pays d'origine.
Pour son père, elle avait convaincu des plus grands de se joindre à elle pour lui offrir une nouvelle mallette-sans-fond en beau cuir, pour y ranger tout son matériel médical quand il effectuait des visites à domicile.
A sa mère, elle offrit deux nouveaux petits santons.
Cette dernière avait grandi dans le sud de la France, et avait toujours été fascinée par ces petites pièces qu'elle collectionnait. Ou disons qu'elle aimait agrémenter de nouveaux personnages ou de nouvelles figures, sa petite collection.
- Hé ! y a un cadeau pour... " bébé Daenarya " ? s'exclama soudain son cousin avec étonnement.
- Pas touche ! intervint la fillette.
- Bah c'est pour ta mère j'imagine.
- Non ! C'est pour le bébé ! C'est écrit dessus, et tu l'as lu !
- Euh... Cali, t'as offert un cadeau au bébé... qui n'est pas encore né ? interrogea le garçon, le regard dubitatif.
- Et alors ? ! Il pourra en profiter dès sa naissance, sans avoir à attendre le prochain Noël. C'est quoi le problème ? lui lança-t-elle.
- Bah... c'est tordu quand même ? ! Je savais que t'étais folle mais là...
- Jo ! le réprimanda son père, oncle Diego.
- Bah quoi c'est...
- C'est une belle attention. Et si ça lui plaît de déjà lui faire un cadeau, tu as juste le droit de te taire !
- Bon ça va, ok, maugréa-t-il. Et on en fait quoi du baby paquet ?
- Donne, on le mettra près du berceau, répondit Cédric Daenarya en le récupérant.
- Et... peut-on l'ouvrir pour voir ce que c'est ? demanda sa mère.
- Vous le découvrirez en même temps que bébé ! décréta Calianor.
Et personne ne se risqua à contester.
Reducio
(916 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
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Alias Marraine la bonne fée
« The greatest gifts »
Jour de Noël 2050
Deuxième partie
Elle allait ouvrir un autre de ses présents quand elle vit son cousin dénicher le cadeau qu'elle lui avait fait, et ça, elle ne voulait en rater l'ouverture pour rien au monde.
Sur la belle boîte, bien camoufflée, elle avait posé en évidence le paquet froissé qui faisait grise mine - mais qui contenait le vrai cadeau -, le tout à l'abri sous une branche de sapin toute décorée d'argent.
- Ah ha ! vilaine ! tu as cru que je me ferais avoir en prenant le cadeau moisi et frippé bien en évidence, et que je ne trouverais pas la belle boîte ! Mais je suis Sherlock moi ! Miss Watson !
Elle feignit la déception.
Il posa le tas grisâtre - sans le jeter heureusement, au grand soulagement de Calianor ! - et déchira le bel emballage.
Il souleva le couvercle et commença à en extraire les papiers de protection, prenant soin cette fois, de les poser proprement dans la corbeille.
- Mais... pourquoi t'as mis tant de papiers ? tu voulais me faire enrager ? !
Elle sourit.
Il enfonça dun coup le bras à travers tous les papiers.
- Ah ! je le tiens.
Et ressortit un paquet tout enrubané de nœuds.
- Ah mais y a combien de nœuds à ton truc ? !
- C'est pour qu'il ne se déverse pas ! C'est délicat tu sais ! mentit-elle.
- Quelqu'un a des ciseaux ?
- Non, mais j'ai une baguette ! répondit tonton Duncan.
- Tu peux me les couper ?
- Tu es sûr ? c'est chouette de prendre le temps de tout dén...
- Ça m'a déjà pris trop de temps !
- D'accord d'accord.
Les nœuds sectionnés de quelques coups de baguette, Joaquin sortit la petite boîte finale.
- C'est quoi ?
- Ouvre et tu sauras, répondit tout naturellement leur grand-père.
Il eut un instant d'hésitation, tandis qu'elle manquait un battement... ah non ce n'était pas le moment qu'il hésite et pire : qu'il renonce à l'ouvrir !
* Allez ! ouvre ! * pensa-t-elle très fort.
Et il ouvrit.
" Hiiihiiiiiighiiiiikhiiii "
Un rire de vilain lutin retentit et un pétard explosa, répandant sur le garçon des confettis roses bonbon et un parfum de sucre exacerbé.
La tête qu'il fit ! la bouche ouverte, où des confettis plongèrent !, ses yeux ahuris ! Ça valait tous les efforts de préparation !
Les yeux écarquillés de grand-mère qui fixait son tapis constellés de confettis étaient un rien inquiétant, mais la petite sorcière avait prévu le coup.
- Je suis là ! je suis là ! tout va bien Mylady ! haleta Nimu qui rappliquait pour débarrasser les dégâts.
- Ah je vois ! Tu avais mis Nimu dans le coup...
- Si j'avais pu utiliser la magie à la maison, j'aurais jeté un sort moi-même pour tout nettoyer, mais comme je ne peux pas... je me suis arrangée autrement, sourit Calianor, satisfaite.
- Hé et moi ! tu peux me nettoyer ! lança Joaquin à la petite elfe de maison.
- Non, ce n'est pas prévu monsieur Jo !
Il foudroya sa cousine du regard, avant de prendre un air scandalisé et finalement une moue boudeuse.
- C'est pas juste ! Moi je t'ai fait un vrai cadeau !
C'était sans doute la boîte qu'elle était sur le point de déballer quand elle s'était interrompue pour suivre cette scène mémorable.
- Mais moi aussi je t'ai fait un vrai cadeau ! Sauf que tu l'as jeté !
Il ouvrit des yeux ronds, avant de se rappeler le paquet tout froissé.
- Quoi il est là-dedans ?
- Je savais que tu préférerais ouvrir la belle boîte !
- Mais qu'est-ce que t'as pu mettre d'intéressant dans ce truc ? ! demanda-t-il en arrachant le scotch qui retenait le papier grisâtre.
Il ôta le papier de protection et ouvrit de grands yeux émerveillés en découvrant la magnifique figurine de dragon.
- Waouw où t'as dégotté ça ? !
- Attends, regarde, dit-elle en le prenant.
- Hé c'est à moi !
- Je te montre juste un truc ! rétorqua-t-elle, en inclinant délicatement la tête de la créature vers l'arrière.
Un jet de flammes étincela, sans rien brûler, juste une douce chaleur et des couleurs flamboyantes.
- Trop coooool !
Il reprit le dragon et lui renversa la tête.
- Hé mais vas-y doucement ! Tu vas le péter grosse brute !
- OK, OK.
Plus délicatement, il répéta le mouvement.
- C'est génial.
Comme elle l'avait prévu, il avait totalement oublié sa farce. Il ne pensait même plus, de toute évidence, à ses cheveux constellés de confettis roses.
A son tour, elle reprit son dernier paquet.
Elle dénoua le ruban, ôta le papier et découvrit une boîte joliment décorée de "parfumerie française".
Elle contenait cinq petites bouteilles, d'environ 20 millilitres chacune.
- Oooohhh ! du parfum !
Elle aimait beaucoup les parfums, mais soudain, une crainte la parcourut : pourvu que son cousin ait demandé conseil, parce que sinon, il se pourrait bien qu'il ait prit les pires odeurs de la terre.
Elle aimait le parfum oui, mais elle avait des goûts bien précis.
- Ben quoi ? tu les testes pas ?
Dans la boîte, il y avait de petites bandelettes pour les tester.
- Qui a choisi les senteurs ? finit-elle par demander.
- Ben moi enfin ! répondit-il, comme si c'était un reproche.
- C'est justement ce qui m'inquiète...
- Méchante ! T'as même pas testé !
Elle prit la première bouteille et essaya.
* Eh beh, il a eu de la chance * se dit-elle.
Elle recommença avec la suivante.
Tiens, celui-là aussi elle l'aimait bien.
Et le troisième...
- Avoue : Granita t'a aidé.
- Non ! protesta l'adolescent.
- Ah je confirme, je n'étais pas au courant, intervint l'adulte.
- T'as été conseillé par une vendeuse ? t'as demandé à maman ?
- Mais nooon ! s'indigna-t-il. Je connais tes goûts. J'ai demandé à les essayer. La vendeuse m'a fait sentir plein de parfums sur les petits machins là. A la fin, j'avais l'impression de sentir la fille à 100 mètres à la ronde. Mais j'ai choisi chacune des bouteilles.
Elle ouvrit la quatrième et la cinquième bouteille.
Elle se sentait un peu coupable de sa réaction et de ses réticences : il avait un sans faute, elle les aimait tous !
Elle leva un visage un peu timide et sourit.
- Finalement, t'es peut-être pas le pire cousin du monde... dit-elle, les yeux brillants d'une certaine émotion.
- Je vous remercie My Lady, ce compliment me va droit au cœur, répondit-il avec emphase, mettant presque un genou à terre.
- Ouais, ben profites-en ! C'est jour de Noël !
C'était comme ça entre eux.
- Fwiiic
Toutes les têtes se tournèrent vers le bas du sapin où Thémélia tentait de pousser un dernier paquet de couleur violette comme elle.
- Ha t'es maligne toi, lui dit Calianor en prenant la boîte qui était plus grosse que sa destinataire.
Elle l'ouvrit et en sortit un gros coussin cylindrique un peu rigide, qui avait une forme qu'on pouvait grosso modo comparer à une sorte de petit tambour, coloré en rose et jaune doré.
Elle le posa bien au milieu de la pièce, et la boule de poils violette enthousiaste se précipita dessus.
Elle s'élança et rebondit, plusieurs fois, toujours plus haut, avant de finir dans les bras de Calianor.
- Ffwiiic ffwiiic ffwiiic
- Hé t'as vu ! On en a finalement trouvé un.
C'est dans la salle sur demande que la petite créature avait découvert ce type de coussin pour la première fois.
Tandis que Calianor était occupée, le coussin s'était trouvé là, et avait fait le bonheur du petit boursouflet.
Calianor avait cherché en rentrant de Poudlard à en trouver un similaire, du moins un avec le même principe, mais plus petit quand même.
Elle en avait parlé autour d'elle, et c'est son grand-père qui avait fini par en dénicher un modèle.
- Ffwiiic ffwiiic
- Eh bien, je crois qu'on n'aura pas à se demander où est passée Thémélia pendant le reste de la journée, conclut son père.
- Et elle ne viendra pas picorer dans les assiettes, ajouta sa mère.
- Non. Enfin... sauf au moment de la bûche, avertit Calianor.
- Un trait de famille, taquina sa mère en fixant simultanément sa fille et son mari.
- D'ailleurs en parlant de ça, il est temps de passer à table, annonça la maîtresse des lieux.
Deuxième partie
Elle allait ouvrir un autre de ses présents quand elle vit son cousin dénicher le cadeau qu'elle lui avait fait, et ça, elle ne voulait en rater l'ouverture pour rien au monde.
Sur la belle boîte, bien camoufflée, elle avait posé en évidence le paquet froissé qui faisait grise mine - mais qui contenait le vrai cadeau -, le tout à l'abri sous une branche de sapin toute décorée d'argent.
- Ah ha ! vilaine ! tu as cru que je me ferais avoir en prenant le cadeau moisi et frippé bien en évidence, et que je ne trouverais pas la belle boîte ! Mais je suis Sherlock moi ! Miss Watson !
Elle feignit la déception.
Il posa le tas grisâtre - sans le jeter heureusement, au grand soulagement de Calianor ! - et déchira le bel emballage.
Il souleva le couvercle et commença à en extraire les papiers de protection, prenant soin cette fois, de les poser proprement dans la corbeille.
- Mais... pourquoi t'as mis tant de papiers ? tu voulais me faire enrager ? !
Elle sourit.
Il enfonça dun coup le bras à travers tous les papiers.
- Ah ! je le tiens.
Et ressortit un paquet tout enrubané de nœuds.
- Ah mais y a combien de nœuds à ton truc ? !
- C'est pour qu'il ne se déverse pas ! C'est délicat tu sais ! mentit-elle.
- Quelqu'un a des ciseaux ?
- Non, mais j'ai une baguette ! répondit tonton Duncan.
- Tu peux me les couper ?
- Tu es sûr ? c'est chouette de prendre le temps de tout dén...
- Ça m'a déjà pris trop de temps !
- D'accord d'accord.
Les nœuds sectionnés de quelques coups de baguette, Joaquin sortit la petite boîte finale.
- C'est quoi ?
- Ouvre et tu sauras, répondit tout naturellement leur grand-père.
Il eut un instant d'hésitation, tandis qu'elle manquait un battement... ah non ce n'était pas le moment qu'il hésite et pire : qu'il renonce à l'ouvrir !
* Allez ! ouvre ! * pensa-t-elle très fort.
Et il ouvrit.
" Hiiihiiiiiighiiiiikhiiii "
Un rire de vilain lutin retentit et un pétard explosa, répandant sur le garçon des confettis roses bonbon et un parfum de sucre exacerbé.
La tête qu'il fit ! la bouche ouverte, où des confettis plongèrent !, ses yeux ahuris ! Ça valait tous les efforts de préparation !
Les yeux écarquillés de grand-mère qui fixait son tapis constellés de confettis étaient un rien inquiétant, mais la petite sorcière avait prévu le coup.
- Je suis là ! je suis là ! tout va bien Mylady ! haleta Nimu qui rappliquait pour débarrasser les dégâts.
- Ah je vois ! Tu avais mis Nimu dans le coup...
- Si j'avais pu utiliser la magie à la maison, j'aurais jeté un sort moi-même pour tout nettoyer, mais comme je ne peux pas... je me suis arrangée autrement, sourit Calianor, satisfaite.
- Hé et moi ! tu peux me nettoyer ! lança Joaquin à la petite elfe de maison.
- Non, ce n'est pas prévu monsieur Jo !
Il foudroya sa cousine du regard, avant de prendre un air scandalisé et finalement une moue boudeuse.
- C'est pas juste ! Moi je t'ai fait un vrai cadeau !
C'était sans doute la boîte qu'elle était sur le point de déballer quand elle s'était interrompue pour suivre cette scène mémorable.
- Mais moi aussi je t'ai fait un vrai cadeau ! Sauf que tu l'as jeté !
Il ouvrit des yeux ronds, avant de se rappeler le paquet tout froissé.
- Quoi il est là-dedans ?
- Je savais que tu préférerais ouvrir la belle boîte !
- Mais qu'est-ce que t'as pu mettre d'intéressant dans ce truc ? ! demanda-t-il en arrachant le scotch qui retenait le papier grisâtre.
Il ôta le papier de protection et ouvrit de grands yeux émerveillés en découvrant la magnifique figurine de dragon.
- Waouw où t'as dégotté ça ? !
- Attends, regarde, dit-elle en le prenant.
- Hé c'est à moi !
- Je te montre juste un truc ! rétorqua-t-elle, en inclinant délicatement la tête de la créature vers l'arrière.
Un jet de flammes étincela, sans rien brûler, juste une douce chaleur et des couleurs flamboyantes.
- Trop coooool !
Il reprit le dragon et lui renversa la tête.
- Hé mais vas-y doucement ! Tu vas le péter grosse brute !
- OK, OK.
Plus délicatement, il répéta le mouvement.
- C'est génial.
Comme elle l'avait prévu, il avait totalement oublié sa farce. Il ne pensait même plus, de toute évidence, à ses cheveux constellés de confettis roses.
A son tour, elle reprit son dernier paquet.
Elle dénoua le ruban, ôta le papier et découvrit une boîte joliment décorée de "parfumerie française".
Elle contenait cinq petites bouteilles, d'environ 20 millilitres chacune.
- Oooohhh ! du parfum !
Elle aimait beaucoup les parfums, mais soudain, une crainte la parcourut : pourvu que son cousin ait demandé conseil, parce que sinon, il se pourrait bien qu'il ait prit les pires odeurs de la terre.
Elle aimait le parfum oui, mais elle avait des goûts bien précis.
- Ben quoi ? tu les testes pas ?
Dans la boîte, il y avait de petites bandelettes pour les tester.
- Qui a choisi les senteurs ? finit-elle par demander.
- Ben moi enfin ! répondit-il, comme si c'était un reproche.
- C'est justement ce qui m'inquiète...
- Méchante ! T'as même pas testé !
Elle prit la première bouteille et essaya.
* Eh beh, il a eu de la chance * se dit-elle.
Elle recommença avec la suivante.
Tiens, celui-là aussi elle l'aimait bien.
Et le troisième...
- Avoue : Granita t'a aidé.
- Non ! protesta l'adolescent.
- Ah je confirme, je n'étais pas au courant, intervint l'adulte.
- T'as été conseillé par une vendeuse ? t'as demandé à maman ?
- Mais nooon ! s'indigna-t-il. Je connais tes goûts. J'ai demandé à les essayer. La vendeuse m'a fait sentir plein de parfums sur les petits machins là. A la fin, j'avais l'impression de sentir la fille à 100 mètres à la ronde. Mais j'ai choisi chacune des bouteilles.
Elle ouvrit la quatrième et la cinquième bouteille.
Elle se sentait un peu coupable de sa réaction et de ses réticences : il avait un sans faute, elle les aimait tous !
Elle leva un visage un peu timide et sourit.
- Finalement, t'es peut-être pas le pire cousin du monde... dit-elle, les yeux brillants d'une certaine émotion.
- Je vous remercie My Lady, ce compliment me va droit au cœur, répondit-il avec emphase, mettant presque un genou à terre.
- Ouais, ben profites-en ! C'est jour de Noël !
C'était comme ça entre eux.
- Fwiiic
Toutes les têtes se tournèrent vers le bas du sapin où Thémélia tentait de pousser un dernier paquet de couleur violette comme elle.
- Ha t'es maligne toi, lui dit Calianor en prenant la boîte qui était plus grosse que sa destinataire.
Elle l'ouvrit et en sortit un gros coussin cylindrique un peu rigide, qui avait une forme qu'on pouvait grosso modo comparer à une sorte de petit tambour, coloré en rose et jaune doré.
Elle le posa bien au milieu de la pièce, et la boule de poils violette enthousiaste se précipita dessus.
Elle s'élança et rebondit, plusieurs fois, toujours plus haut, avant de finir dans les bras de Calianor.
- Ffwiiic ffwiiic ffwiiic
- Hé t'as vu ! On en a finalement trouvé un.
C'est dans la salle sur demande que la petite créature avait découvert ce type de coussin pour la première fois.
Tandis que Calianor était occupée, le coussin s'était trouvé là, et avait fait le bonheur du petit boursouflet.
Calianor avait cherché en rentrant de Poudlard à en trouver un similaire, du moins un avec le même principe, mais plus petit quand même.
Elle en avait parlé autour d'elle, et c'est son grand-père qui avait fini par en dénicher un modèle.
- Ffwiiic ffwiiic
- Eh bien, je crois qu'on n'aura pas à se demander où est passée Thémélia pendant le reste de la journée, conclut son père.
- Et elle ne viendra pas picorer dans les assiettes, ajouta sa mère.
- Non. Enfin... sauf au moment de la bûche, avertit Calianor.
- Un trait de famille, taquina sa mère en fixant simultanément sa fille et son mari.
- D'ailleurs en parlant de ça, il est temps de passer à table, annonça la maîtresse des lieux.
Reducio
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" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
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