Projectile familial
Herbert attendit la réponse d'Émeline non sans une certaine impatience. Le fait que le premier parchemin ne lui revienne pas lui laissait un goût amer. Il allait devoir attendre, des questions étaient en suspens -des questions importantes-, et il allait devoir prendre son mal en patience.
Il n'essaya pas de lire l'écriture inversée de sa camarade cette fois-ci, cela ne lui aurait servi à rien, si ce n'est de préfigurer mentalement une réponse.
Il n'allait pas pouvoir gagner de temps à commencer à écrire cette dernière, à moins de continuer à sacrifier des parchemins de cours. Et les reliquats de cours de vol de l'année précédente étaient une munition rare, car ne se renouvelant plus de par l'apparition des filières en cinquième année.
À la vue du pavé qu'il venait d'envoyer, il ne s'attendait pas à une réponse qui arrive dans la minute, aussi décida t'il de retourner à son ouvrage de métamorphose et à son carnet, en attendant.
Herbert fronça les sourcils, observant l'un, puis l'autre, puis reprit sa plume, avant de continuer son paragraphe, d'une écriture plus serrée encore que précédemment.
Il allait avoir une réponse à son questionnement, il allait d'ailleurs commencer par la fin de ce parchemin.
Une simple appellation personnelle, capable de beaucoup pour sa famille. Le jeune homme était perplexe. Cela n'avait pas vraiment répondu à sa question.
Avait-elle décidé d'appeler quelqu'un "son père"? Quelle était sa famille, si son père était supplanté par... Il verrait plus tard. Maintenant qu'il avait vu l'essentiel de ce qu'il brûlait de savoir, il allait pouvoir reprendre la lecture dans le bon sens, de manière plus... méthodique.
La première question était très simple au final, mais laissa comprendre qu'Émeline, de par la dernière réponse, ne cherchait pas à comprendre pour reproduire. Cela semblait désormais moins à une volonté d'apprendre qu'à un besoin de comprendre sans nécessairement vouloir appliquer par la suite.
Mais cela importait peu après tout. Un système aussi fonctionnel méritait d'être partagé dans une certaine mesure. Sur un malentendu, cela éviterait à sa correspondante de tomber dans l'individualisme le plus destructeur.
Il trempa sa plume dans l'encrier, puis revint au parchemin.
Il eut un moment d'hésitation. Quand il ne sera plus là... Jedediah ne devait pas partir, il méritait de rester. Le décès de proches comme Héléna et sa progéniture était dommageable sur un court ou moyen terme, mais des personnes comme Jedediah, ou feu Ephraïm, qui avaient une volonté et un talent comme rares en ont, ne devaient ou n'avaient pas dû partir. Ils ne le méritent pas. D'un léger mouvement de tête, Herbert balaya ces pensées pour revenir de manière plus conventionnelle à la question.
Ce dernier semblait plus clair, le jeune homme prit la décision de ne pas remettre en place un tel système, et revint aux lignes suivantes.
Des exemples à lui donner… Que pouvait-il dire? Quels exemples allait-il, ou avait-il envie de donner? Herbert était tiraillé entre dévoiler un minimum de choses quant à ce qu'il envisageait, et une profonde envie de s'enorgueillir d'actes futurs dont -il en était persuadé- peu de personnes au sein de cette école auraient la capacité d'en envisager le quart du dixième.
Il resta immobile une seconde, plume suspendue, puis traça finalement quelques mots, prudents, ternes, peut-être un peu emportés par ses précédentes pensées.
La suite était au final une redite de ce qu'il avait déjà expliqué précédemment, néanmoins, il lui semblait important que chacun comprenne l'importance de ce genre de choses. De par ce qu'il voyait écrit, tout le monde n'avait pas conscience des conséquences dramatiques que cela pouvait avoir.
Il réajusta ses lunettes, puis passa rapidement à la suite sans autre forme de relecture.
Et cette suite l'amusa presque; à quel moment avait-il pu dire qu'il s'adonnait à des batailles de boules de neige? C'était bien arrivé, mais de mémoire, pas à Poudlard. Il ne connaissait que trop bien la fameuse boule de neige farcie au caillou, marque de fabrique de cousin Niall.
Quand bien même il en aurait eu envie, il n'aurait certainement pas tenté l'expérience dans une école remplie d'élèves dont il ne connaissait le degré de sournoiserie.
Une fille enceinte? Qu'est-ce que cette histoire? Un potin d'école? Cela lui rappelait un vague souvenir de discussion -auquel il n'avait pas participé-, dans la salle commune, mais il n'en était pas sûr.
la fin du paragraphe fit franchement sourire Herbert, cela lui semblait être une vision naïve de ce qui plus tard s'appelle "un savoir-faire jalousement gardé" et "secret de fabrication".
Il trempa de nouveau sa plume, et s'attela à une nouvelle réponse.
Sous l'influence de son grand-père, l'empathie que pouvait avoir Herbert pour son aîné -qu'il voulut en son temps sauver- lui inspirait aujourd'hui une profonde répugnance. Il était devenu un produit dangereux, mal formé, une tâche dans l'histoire de la famille, né d'une passion aussi stupide qu'irréfléchie. Il était ravi d'avoir pu contribuer à donner une morale à cette histoire.
Passant au sujet suivant, Herbert décortiquait les mots d'Émeline avec une attention particulière. Fronçant légèrement les sourcils, puis les réhaussant pour leur rendre leur position initiale. Le jeune homme semblait quelque peu partagé.
Il posa de nouveau sa plume sur le parchemin, puis griffonna.
Il enchaîna sans même vouloir se relire.
Enfin arriva la fin de ce parchemin. Herbert en arrivait à regretter que celui-ci ait une fin; en y pensant, il aimait ce qui était devenu un jeu, peut-être un peu trop, peut-être s'était il laissé porter.
3310 mots
@Émeline JoynerEt moi, je persiste à dire que c'est le cas
Record dépassé d'un poil!
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Il n'essaya pas de lire l'écriture inversée de sa camarade cette fois-ci, cela ne lui aurait servi à rien, si ce n'est de préfigurer mentalement une réponse.
Il n'allait pas pouvoir gagner de temps à commencer à écrire cette dernière, à moins de continuer à sacrifier des parchemins de cours. Et les reliquats de cours de vol de l'année précédente étaient une munition rare, car ne se renouvelant plus de par l'apparition des filières en cinquième année.
À la vue du pavé qu'il venait d'envoyer, il ne s'attendait pas à une réponse qui arrive dans la minute, aussi décida t'il de retourner à son ouvrage de métamorphose et à son carnet, en attendant.
Herbert fronça les sourcils, observant l'un, puis l'autre, puis reprit sa plume, avant de continuer son paragraphe, d'une écriture plus serrée encore que précédemment.
Herbert s'arrêta tandis que le tant attendu parchemin lui était renvoyé.... imposer au tissu métamorphosé une cadence autonome, même en l'absence de volonté consciente.
Une respiration volontaire peut être prolongée quelques instants ; un battement cardiaque ne le peut pas.
Il faudrait donc greffer à la métamorphose une commande indépendante de l'esprit du sorcier: un réflexe, un automatisme, une contrainte, quelque chose qui continue même lorsque l'opérateur s'évanouit.
Si la magie doit remplacer la physiologie, elle doit aussi en reproduire l'automatisme.
La plupart des sortilèges semblent exiger d'être tenus, d'une manière ou d'une autre.
Même les meilleurs élèves finissent par trembler, par s'interrompre, par perdre le fil.
Il est impensable que le "cœur" s'arrête parce que la main faiblit.
Pourtant, certains enchantements persistent sans surveillance. Cela signifie qu'une action peut survivre à son lanceur, au moins un temps.
Pourquoi pas une pulsation?
Il faudrait une forme de rythme, imposé, simple, régulier, un métronome biologique.
Un battement qui...
Il allait avoir une réponse à son questionnement, il allait d'ailleurs commencer par la fin de ce parchemin.
Une simple appellation personnelle, capable de beaucoup pour sa famille. Le jeune homme était perplexe. Cela n'avait pas vraiment répondu à sa question.
Avait-elle décidé d'appeler quelqu'un "son père"? Quelle était sa famille, si son père était supplanté par... Il verrait plus tard. Maintenant qu'il avait vu l'essentiel de ce qu'il brûlait de savoir, il allait pouvoir reprendre la lecture dans le bon sens, de manière plus... méthodique.
La première question était très simple au final, mais laissa comprendre qu'Émeline, de par la dernière réponse, ne cherchait pas à comprendre pour reproduire. Cela semblait désormais moins à une volonté d'apprendre qu'à un besoin de comprendre sans nécessairement vouloir appliquer par la suite.
Mais cela importait peu après tout. Un système aussi fonctionnel méritait d'être partagé dans une certaine mesure. Sur un malentendu, cela éviterait à sa correspondante de tomber dans l'individualisme le plus destructeur.
Il trempa sa plume dans l'encrier, puis revint au parchemin.
Il eut un moment d'hésitation. Quand il ne sera plus là... Jedediah ne devait pas partir, il méritait de rester. Le décès de proches comme Héléna et sa progéniture était dommageable sur un court ou moyen terme, mais des personnes comme Jedediah, ou feu Ephraïm, qui avaient une volonté et un talent comme rares en ont, ne devaient ou n'avaient pas dû partir. Ils ne le méritent pas. D'un léger mouvement de tête, Herbert balaya ces pensées pour revenir de manière plus conventionnelle à la question.
Herbert prit un instant, lut en diagonale le parchemin, afin de vérifier si, à l'instar de la dernière réponse reçue, il allait devoir remettre un système de numérotation afin que les deux fléaux de la réserve d'encre ne se perdent pas en chemin.Je ne doute pas des forces de ma famille. Si grand-père venait à partir, avec toutes les compétences qui sont les siennes, il est probable que plusieurs personnes devraient le remplacer, peut être le rôle sera t'il partagé, tandis que les personnes se partageant ce rôle auraient en même temps d'autres rôles à tenir.
Peut-être que, par exemple, je prendrais partiellement son rôle tout en me voyant attribuer un rôle subsidiaire (par exemple, dans l'entreprise familiale), tandis qu'un autre membre, comme cousin Charles, pourrait à la fois piloter l'entreprise, en ayant moins de tâches à accomplir si je m'y voyais envoyé, tout en faisant profiter de ses compétences dans un nouveau rôle proche de celui de grand-père.
En somme, la structure changerait peut-être, mais les fondations seraient les mêmes, et les rôles plus "théoriques" seraient tenus.
Ce dernier semblait plus clair, le jeune homme prit la décision de ne pas remettre en place un tel système, et revint aux lignes suivantes.
Des exemples à lui donner… Que pouvait-il dire? Quels exemples allait-il, ou avait-il envie de donner? Herbert était tiraillé entre dévoiler un minimum de choses quant à ce qu'il envisageait, et une profonde envie de s'enorgueillir d'actes futurs dont -il en était persuadé- peu de personnes au sein de cette école auraient la capacité d'en envisager le quart du dixième.
Il resta immobile une seconde, plume suspendue, puis traça finalement quelques mots, prudents, ternes, peut-être un peu emportés par ses précédentes pensées.
Herbert revint à sa réponse, la relisant, espérant en savoir suffisamment dit, sans pourtant trop en dire. Il observa, un regard neutre, un coin de lèvres oscillant entre satisfaction et insatisfaction. De toute façon, il n'allait pas vider l'encrier sur le parchemin pour traiter la réponse sur laquelle il avait un avis incertain.Ce n'est pas une question de milieu, c'est une question de structure. Nul besoin de venir d'un milieu pour la mettre en place, par contre, la structure sera nécessaire pour qu'un changement de milieu puisse avoir lieu de manière positive. Un génie sans structure vivra bien, sera peut-être connu, ses enfants en seront heureux, lorsqu'après avoir dépensé le dernier souvenir de leur ascendant, ils se retrouveront à balayer les rues.
Quant à des exemples, vaste sujet.
Disons qu'il est de mon rôle de savoir donner quelque chose afin d'améliorer la vie de ceux qui permettent à la famille d'améliorer celles des autres, et de savoir comment remettre dans le droit chemin ceux qui refusent ce système pour des raisons telles que la passion, les ambitions non réfléchies. En somme, face à ceux qui tentent de vivre aux crochets de la famille à crédit. Il est important de ne pas laisser de tels exemples s'en sortir, car s'ils le faisaient, un passif aurait été créé. Ce serait désastreux pour l'avenir familial, et donc pour eux même. Certains ne se rendent pas compte qu'en agissant de la sorte, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ou plutôt l'arbre sur lequel chaque membre de la famille a sa branche.
En cela, mon rôle est important, car il est très proche de celui de grand-père, et lorsque ce dernier en vient à laisser les sentiments prendre le dessus sur un cas prêtant à débat, il est important que quelqu'un d'autre soit là pour voir les choses avec plus de hauteur. Il n'est jamais évident de porter atteinte à un membre de sa famille, mais il est parfois nécessaire de le faire. J'espère avoir répondu à ta question.
La suite était au final une redite de ce qu'il avait déjà expliqué précédemment, néanmoins, il lui semblait important que chacun comprenne l'importance de ce genre de choses. De par ce qu'il voyait écrit, tout le monde n'avait pas conscience des conséquences dramatiques que cela pouvait avoir.
Herbert était assez satisfait d'avoir pu donner une leçon de bienséance familiale par le biais de cet écrit. Si grand-père voyait cela, nul doute qu'il aurait été fier de lui. Un sourire en coin aux lèvres, il continua la lecture du parchemin. Il semblait ne pas en voir la fin, mais cela ne le dérangeait pas le moins du monde. Ce dernier était presque devenu un objet ludique, d'un jeu assez facile dans lequel il n'avait presque qu'à expliquer des positions d'une logique implacable. Si la cible de sa fureur du Nouvel An avait pris le temps d'agir de même, nul doute qu'elle aurait été convaincue et aurait pris conscience de la bêtise enrobant ce qu'elle avait pu proférer.En réalité, c'est très simple. C'est une sorte d'effet boule de neige qu'il faut bloquer à la racine. Par exemple, pour prendre l'un des cas les plus dommageables.
Oncle Cormach, qui n'est pas quelqu'un de très bon goût, s'est épris d'une moldue. Cela a eu plusieurs conséquences:
-Un mariage de convenance ne pouvait plus avoir lieu.
-Oncle Cormach a d'une certaine manière jeté l'opprobre sur la famille.
-Un sang-mêlé est né de cette union, et celui-ci porte notre nom.
Nous n'avons rien contre les sangs mêlés, il faut de tout pour faire un monde, et ils ont la place qui est la leur dans la machine britannique. Nous avons même de bonnes connaissances de ce sang, parfois plus fréquentables que certains sangs purs en déclin. Toutefois, nous préférons ne pas les avoir dans notre famille, pour de nombreuses raisons.
Laisser une telle chose suivre son cours aurait pu donner des idées à ceux qu'il faut parfois remettre dans le droit chemin.
Par exemple, ma cousine Eliza, dont le rôle sera, dans quelques années, de fournir une alliance ou d'obtenir un profit via un mariage, pourrait se dire qu'elle voudrait faire comme oncle Cormach.
Et c'est ainsi qu'une personne peut déstabiliser une famille si l'on ne prend pas garde.
C'est pour cela que nous avons coupé les vivres d'oncle Cormach, qui a fini avec un travail commun, sans réelle importance, sans renommée, sans réelle possibilité de rebondir.
Son fils a par ailleurs mal tourné, cela ne serait pas arrivé s'il était né avec une mère plus convenable.
Cela a pour effet de ne pas transformer ce genre de personnes en exemple, ou mieux, de les transformer en exemple de ce qu'il ne faut pas faire si l'on veut s'en sortir.
Et c'est pareil, bien que dans une moindre mesure, avec père, qui a au moins eu la décence -dans son erreur- de se trouver une femme convenable. Ainsi, il n'existe plus vraiment pour la famille, mais sa descendance a été prise en charge honorablement, j'en remercie grand-père.
Son orgueil était tombé, pour laisser place à une réelle bienfaisance. Herbert s'en rendait compte en relisant cette dernière réponse. Il s'était véritablement pris au jeu, et avait sincèrement voulu apporter quelque chose de bien de par ce texte.Ce n'est pas totalement faux, ou devrais-je même dire: C'est vrai. Toutefois, ce n'est vrai que dans certaines circonstances particulières, et à l'échelle d'une vie, ni le savoir, ni le pouvoir, ne suffisent véritablement à avoir le contrôle de sa vie, ou alors dans une mesure insignifiante.
À quel moment ne dépends tu pas de quelqu'un? Pour ma part, je dépends de mes cousins, de mes oncles, de mes ascendants, et plus tard, dépendrai de ma descendance, si d'aventure il me fallait me marier.
Lorsque je suis ici, je dépends des professeurs, du bibliothécaire, des autres élèves.
Ici, je suis loin de ma famille, elle a un impact amoindri sur ma vie, et c'est donc ici que j'ai accès à moins d'opportunités, à moins de connaissances, à moins de
Enfin bref, je ne comprends pas comment peut-on avoir l'espoir de s'en sortir sans avoir préalablement tissé une machine familiale capable de lutter, de se défendre, et de tordre -dans une moindre mesure- le monde dans lequel on vit pour la félicité de chacun des membres de cette famille.
À moins bien sûr d'espérer une vie simple, sans enjeu réel, sans contrainte particulière, mais profondément affectée par les aléas des plus insignifiants.
Si par exemple, toi et l'un de tes proches avez un accident grave, comment allez-vous vous en sortir si vous n'avez pas préalablement bâti un rempart face à ce genre de choses?
Si le lieu où tu travailles ferme (dans un futur où tu n'es plus à Poudlard), comment vas tu t'en sortir si tu n'as pas une fondation familiale solide pour résister à cela.
Sans dire que c'est une erreur de ne pas en avoir, on ne choisit pas le passé de sa famille, je pense que c'est un sacrilège envers soi-même de ne pas essayer de créer un tel futur.
J'espère que tu le comprendras et que tu sauras chercher un bien commun à ceux qui te sont chers, Émeline
Il réajusta ses lunettes, puis passa rapidement à la suite sans autre forme de relecture.
Et cette suite l'amusa presque; à quel moment avait-il pu dire qu'il s'adonnait à des batailles de boules de neige? C'était bien arrivé, mais de mémoire, pas à Poudlard. Il ne connaissait que trop bien la fameuse boule de neige farcie au caillou, marque de fabrique de cousin Niall.
Quand bien même il en aurait eu envie, il n'aurait certainement pas tenté l'expérience dans une école remplie d'élèves dont il ne connaissait le degré de sournoiserie.
Une fille enceinte? Qu'est-ce que cette histoire? Un potin d'école? Cela lui rappelait un vague souvenir de discussion -auquel il n'avait pas participé-, dans la salle commune, mais il n'en était pas sûr.
la fin du paragraphe fit franchement sourire Herbert, cela lui semblait être une vision naïve de ce qui plus tard s'appelle "un savoir-faire jalousement gardé" et "secret de fabrication".
Il trempa de nouveau sa plume, et s'attela à une nouvelle réponse.
Voilà qui lui avait échappé, et qui lui semblait pourtant diablement juste. Un visage déridé, il reprit.Que l'on m'en préserve. Je n'ai aucun souvenir d'avoir participé à ce genre d'activité au sein de cette école. Ce sont des activités qui, au mieux, restent dans un cadre familial, là où l'on connait les forces et faiblesses de chacun, et où l'on sait de qui se méfier et pourquoi. Une bataille de boule de neige n'a aucun intérêt ici, sinon d'avoir froid, d'être mouillé, et essoufflé.
Une fille enceinte? Cela me dit peut-être quelque chose. Je me demande ce qu'elle fait de son enfant.
Voilà une raison de plus d'avoir une bonne structure familiale.
La suite lui rappelait de mauvais souvenirs, bien trop récents, mêlés à une forme de satisfaction. Fiss était tombé, il était devenu le produit que ses parents ont voulu mettre au monde, quelque chose de tragique qui n'aurait pas dû exister.Quant au fait d'aider les autres, je suppose qu'elle peut avoir lieu sur des sujets de peu d'importance, et auprès de personnes qui sont véritablement intéressées, ou qui pourraient réellement devenir quelqu'un.
De plus, nous sommes dans un monde où les places d'importance sont limitées. Et le nombre de remerciements reçus n'aidera en rien à se forger un avenir.
Je peux comprendre la logique d'aider quelqu'un, ayant un retard considérable, à en avoir un peu moins pour des raisons d'autosatisfaction. Ou encore aider quelqu'un qui va dans ton sens, et dont tu es sûr qu'il ne fera pas volte-face. Mais pour le reste, il ne faut pas pousser non plus.
Écrivant ces lignes, Herbert réfléchit. Il était important, tout en étant ferme, de savoir garder une certaine pudeur sur le sujet. Certaines choses devaient être faites, mais pas nécessairement être criée sur tous les toits, et encore moins étalées de manière trop exhaustive. Une certaine amertume prit le jeune homme.Fiss, de trois ans mon aîné, a quitté l'école en fin d'année scolaire 2049/2050, il a effectivement changé d'établissement, après qu'il ait eu entre les mains quelques livres qu'il n'a pas su interpréter correctement. J'ai bien eu peur de ne pas les retrouver. Il est actuellement dans un établissement de type "maison de santé", ou "salle d'apaisement", à se remettre de sa vie sans garde-fou et des choix de son père.
Pas bien-né, il est né d'une union qui, au sein de la famille, n'aurait pas dû exister. Il le paye désormais. Et la famille voit ce que ça a coûté, c'est le plus important.
Sous l'influence de son grand-père, l'empathie que pouvait avoir Herbert pour son aîné -qu'il voulut en son temps sauver- lui inspirait aujourd'hui une profonde répugnance. Il était devenu un produit dangereux, mal formé, une tâche dans l'histoire de la famille, né d'une passion aussi stupide qu'irréfléchie. Il était ravi d'avoir pu contribuer à donner une morale à cette histoire.
Passant au sujet suivant, Herbert décortiquait les mots d'Émeline avec une attention particulière. Fronçant légèrement les sourcils, puis les réhaussant pour leur rendre leur position initiale. Le jeune homme semblait quelque peu partagé.
Il posa de nouveau sa plume sur le parchemin, puis griffonna.
Un sentiment de profond dédain reprit Herbert alors qu'il finissait cette réponse.Je suis partiellement d'accord avec toi, et tu touches, je pense, du doigt le problème. Les sorciers ont dépassé aveuglément des limites. Lesdites limites existent pour qui travaille avec trop de ferveur par rapport à la méthode, pour qui se laisse déborder par ces émotions.
Je suis persuadé que dépasser ces limites est non seulement faisable, mais pourrait être bénéfique. Tout dépend de la manière dont on le fait, de l'usage ou non d'une certaine méthodologie, et surtout, du degré d'émotion que l'on met dans l'œuvre et de quelles émotions à quel instant.
Les limites de toutes choses peuvent être dépassées, dès lors que l'on sait prendre le recul nécessaire à la transgression de ces dernières. Et ainsi, les limites d'hier deviennent du champ du commun aujourd'hui.
Quant au professeur de métamorphose, c'est une idée, mais je suis partagé. Je crains de tomber sur quelqu'un de particulièrement étroit d'esprit. Je doute que l'école publique soit un terreau fertile à la véritable expérimentation.
Il enchaîna sans même vouloir se relire.
Herbert semblait agacé par cette dernière réponse. Non pas par le fait que la question lui ait été posée, mais par le fait de repenser à son père. Pas une mauvaise personne, mais une personne qui avait su ébranler -à son niveau- les fondations familiales.Mon rôle m'ouvre des portes, et me ferme des idées aberrantes. Je me marierai si je dois le faire, à vrai dire, je m'en moque. Ce n'est ni plus ni moins qu'un contrat et qu'une alliance -d'une manière ou d'une autre-.
Je n'ai rien contre le métier de médicomage, je pense qu'il est plus intéressant de le laisser à ceux pour qui cela représentera le maximum des possibles.
Père aurait pu être quelqu'un d'important. Il a décidé de se marier de son propre chef. C'est un imbécile. Il en paye les conséquences. Il est médicomage. Il a obtenu ce qu'il mérite.
Et une fois de plus, si la famille n'avait pas été solide, je ne serais pas un descendant d'importance, je serais un fils de médicomage. D'où l'intérêt de la famille.
Enfin arriva la fin de ce parchemin. Herbert en arrivait à regretter que celui-ci ait une fin; en y pensant, il aimait ce qui était devenu un jeu, peut-être un peu trop, peut-être s'était il laissé porter.
Herbert, observant l'évangile selon Saint-Herbert qui venait d'être écrit, observa l'horloge, puis transmit le parchemin à sa partenaire d'écriture, avant de s'armer d'une patience forcée.Ainsi, c'est un père qui n'est pas ton père? Une personne ayant remplacé ce père biologique?
Je ne te demanderai pas de le définir, une simple réponse à une question fermée suffira.
Mais si tu es prête à tout pour une famille que tu te crées, alors tu es déjà plus proche de moi que tu ne le crois. La différence, c'est l'échelle à laquelle le rempart est construit. Le plus difficile est d'en construire un à partir de rien, l'acte compte plus que l'échelle. La descendance suivra pour au moins perpétuer l'acte, sinon l'embellir.
C'est un compliment.
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@Émeline JoynerEt moi, je persiste à dire que c'est le cas
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Tic...tic...tic...
Immobile. Avec une patience non feinte. Elle suivait le mouvement hypnotisant des aiguilles. Émeline avait complètement abandonné l'idée d'écrire sa lettre. Alors elle fixait l'horloge, comptant intérieurement les secondes qui se transformaient en minutes. L'heure de fermeture arrivait dangereusement, frôlant la barrière invisible qu'ils avaient façonné autour d'eux. Ils allaient bien finir par devoir se lever de leur chaise, quitter la bibliothèque et mettre de côté cet échange muet. Plus elle entendait la plume d'Herbert malmener le parchemin de sa pointe, plus elle se disait que cette discussion, qui devait être unique en son genre, allait un jour se reproduire.
Poser des questions pour comprendre toute la structure douteuse de son raisonnement n'était peut-être pas la bonne façon de faire pour garder ses distance. En étant en plus dans la même maison, Émeline allait devoir faire bien plus attention à l'avenir pour disparaitre des radars. Garder un œil de loin sur le spécimen lui suffisait. Pourquoi vouloir mettre de distance avec Herbert ? Car à travers les mots de cet adolescent assez atypique, Émeline ressentait une étrange sensation qui rentrait en résonnance avec certaines de ses réponses. Ce sentiment se perpétua alors qu'elle prenait une nouvelle fois les parchemins de réponses.
Sa main s'activa, réagissant morceau par morceau au raisonnement de son camarade.
Le second paragraphe était plus long. Il n'avait pas pris la mouche sur le fait qu'elle lui pose des questions sur son "rôle". Mais en lisant, elle remarqua qu'il restait à la surface et ne s'était pas permis d'aller plus loin. Il n'était pas tombé dans le piège. Dommage.
Ses paupières tressautèrent et un rictus se dessina sur ses lèvres en lisant la suite. Ce n'était pas parce qu'elle trouvait la situation drôle. En fait, ça faisait étrangement écho au choix de son père. "Un sang-mêlé est né de cette union". Elle était aussi une enfant née de ce type de relation, un mélange entre deux êtres qui n'auraient peut-être jamais dû se côtoyer. Elle en avait parlé au psychomage, elle avait mis des mots sur sa situation, sur ce qu'elle venait, petit à petit, à penser du mélange entre sorcier et moldu.
Ses doigts frais rencontrèrent sa peau et la massèrent. Par Merlin, allait-elle devoir finir à l'infirmerie ? Pour l'instant, elle avait toujours fait en sorte d'éviter cette option, préférant souffrir en silence le temps de la crise. Mais là, elle avait l'impression que cette fois-ci, ça n'allait pas s'estomper sans l'intervention d'une potion calmante.
Où est-ce qu'elle en était déjà ? Ah, oui, le "bien commun"...Elle divaguait alors qu'elle répondait à ce passage.
Dépasser les limites. Voilà ce qu'il voulait entreprendre ? C'était...audacieux. Foutrement dangereux. Et si enivrant à imaginer.
Son regard suivit le trajet des dernières phrases et une terrible envie de raturer la fin de sa réponse monta dans sa main. Il parlait de descendance, d'une suite à ce sang qui parcourait ses veines. Elle ne voulait pas le transmettre. Elle ne voulait pas que ses parents puissent vivre à travers ses propres enfants, qu'elle retrouve en eux des traits de ses géniteurs. Émeline avait déjà du mal à confronter son propre reflet dans une glace. Plus d'une fois, l'envie de se crever les yeux pour ne plus avoir à le supporter lui était venue.
Debout, son sac bien en place sur son épaule, elle fit un léger hochement de tête vers lui en guise d'au revoir et quitta prestement les lieux.
(1452 mots)
@Herbert MacTairdelbach - C'est une fin RP pour moi ! Félicitations pour cette victoire écrasante
Immobile. Avec une patience non feinte. Elle suivait le mouvement hypnotisant des aiguilles. Émeline avait complètement abandonné l'idée d'écrire sa lettre. Alors elle fixait l'horloge, comptant intérieurement les secondes qui se transformaient en minutes. L'heure de fermeture arrivait dangereusement, frôlant la barrière invisible qu'ils avaient façonné autour d'eux. Ils allaient bien finir par devoir se lever de leur chaise, quitter la bibliothèque et mettre de côté cet échange muet. Plus elle entendait la plume d'Herbert malmener le parchemin de sa pointe, plus elle se disait que cette discussion, qui devait être unique en son genre, allait un jour se reproduire.
Poser des questions pour comprendre toute la structure douteuse de son raisonnement n'était peut-être pas la bonne façon de faire pour garder ses distance. En étant en plus dans la même maison, Émeline allait devoir faire bien plus attention à l'avenir pour disparaitre des radars. Garder un œil de loin sur le spécimen lui suffisait. Pourquoi vouloir mettre de distance avec Herbert ? Car à travers les mots de cet adolescent assez atypique, Émeline ressentait une étrange sensation qui rentrait en résonnance avec certaines de ses réponses. Ce sentiment se perpétua alors qu'elle prenait une nouvelle fois les parchemins de réponses.
Sa main s'activa, réagissant morceau par morceau au raisonnement de son camarade.
Elle ne mentait pas et ne se forçait pas à le penser. Il n'était qu'un gamin, tout comme elle et ne méritait pas que sa famille s'effondre à cause de la malveillance d'une tierce personne. Lui qui possédait encore une structure, bien que douteuse, semblait en être heureux. Émeline, de sa propre posture, l'enviait quelque peu.Plusieurs personnes pour pouvoir le remplacer ? Je suppose qu'il doit avoir un sacré monde sur ses épaules, ton grand-père. Au moins tu as confiance dans les membres de ta famille pour t'aider dans cette tâche. Mais en te lisant, je me dis que le fait que ta "structure", si elle change trop, pourrait finir par attaquer ces fameuses fondations dont tu parles. Je ne dis pas que les préceptes de famille changent ou autre, seulement qu'en n'ayant plus votre berger, des personnes plus opportunistes essayent de prendre le contrôle. C'est quelque chose qui revient souvent à travers l'histoire. En tout cas, je ne te souhaite pas que ça t'arrive.
Le second paragraphe était plus long. Il n'avait pas pris la mouche sur le fait qu'elle lui pose des questions sur son "rôle". Mais en lisant, elle remarqua qu'il restait à la surface et ne s'était pas permis d'aller plus loin. Il n'était pas tombé dans le piège. Dommage.
Là, c'était tout l'inverse. Elle venait de lui offrir ce qu'il attendait comme réponse. À dire vrai, elle aurait préféré qu'il s'expose, qu'il explique ce qu'il entendait par "remettre dans le droit chemin ceux qui refusent ce système". Il tournait autour du pot avec des jolis mots et ça avait le don de renforcer la pression au niveau de son front. La fatigue reprenait du terrain, rendant ses yeux plus lourds et sa raison moins présente.Oui, il est vrai qu'une structure peut être forgée, qu'importe ce qui nous entoure. Tant qu'il y a la volonté derrière, ça peut toujours marcher. Enfin, tu es le plus à même de le savoir.
Hm, je vois. Merci pour tes explications, c'était très instructif.
Ses paupières tressautèrent et un rictus se dessina sur ses lèvres en lisant la suite. Ce n'était pas parce qu'elle trouvait la situation drôle. En fait, ça faisait étrangement écho au choix de son père. "Un sang-mêlé est né de cette union". Elle était aussi une enfant née de ce type de relation, un mélange entre deux êtres qui n'auraient peut-être jamais dû se côtoyer. Elle en avait parlé au psychomage, elle avait mis des mots sur sa situation, sur ce qu'elle venait, petit à petit, à penser du mélange entre sorcier et moldu.
Elle lut ses mots et un rire triste pointait le bout de son nez tout au fond de sa gorge. À travers ces deux pauvres phrases, elle exposait Jonathan. Celui dont elle partageait le sang, mais dont elle aimerait tant oublier l'existence. Pour ne pas paraître trop raide, elle rajouta à la suite de ça :En effet, certains sorciers de sang pur sont plus misérables que des sang mêlés. Bien plus qu'on ne pourrait le penser.
La douleur s'était mise à se répandre jusqu'à ses tempes. Son mal de crâne était vorace, insatiable. Le reste du parchemin lui faisait tourner de l'œil car quelque part, Herbert avait raison. Actuellement, elle dépendait entièrement d'Alexander. En termes de logement, d'argent et surtout, en tant que pilier. Sans lui à ses côtés, elle ne parviendrait même pas à se tenir là et à échanger avec son camarade. Elle aurait pu mal finir. Très mal finir.Mal tourné...J'ai l'impression que ça arrive à plus de monde qu'on ne le pense. Même quand on possède tout, l'humain est capable de tout foutre en l'air.
Tant que vous réussissez à trouver une certaine paix dans son fonctionnement, vous n'avez pas concrètement tort.
Ses doigts frais rencontrèrent sa peau et la massèrent. Par Merlin, allait-elle devoir finir à l'infirmerie ? Pour l'instant, elle avait toujours fait en sorte d'éviter cette option, préférant souffrir en silence le temps de la crise. Mais là, elle avait l'impression que cette fois-ci, ça n'allait pas s'estomper sans l'intervention d'une potion calmante.
Où est-ce qu'elle en était déjà ? Ah, oui, le "bien commun"...Elle divaguait alors qu'elle répondait à ce passage.
Elle survola la suite, qui ne lui paraissait pas assez intéressante pour qu'elle y jette ses dernières forces. Entre sa façon de voir l'aide envers autrui et l'histoire de son cousin, Émeline reçut simplement les informations sans pour autant avoir envie de rebondir dessus. La suite, elle, était bien plus mystérieuse et recelait des non-dits qui l'interpelèrent.Tu as sûrement raison. J'aimerais être indépendante, ne plus dépendre de lui et de lui apporter des soucis, mais je n'ai pas d'autres choix pour l'instant. Je suis encore bien naïve...
Il est vrai. On ne choisit pas son passé. On ne choisit pas grand-chose, à part son futur. Enfin, quand on s'en donne les moyens. Et c'est ce qu'on devrait tous faire.
Merci, Herbert
Même si tu ne dois pas comprendre de quoi je parle.
Dépasser les limites. Voilà ce qu'il voulait entreprendre ? C'était...audacieux. Foutrement dangereux. Et si enivrant à imaginer.
Elle sauta une nouvelle fois le paragraphe suivant, lisant de travers ce qu'il lui avait marqué. Fils de médicomage. Un titre qu'il n'avait pas voulu hériter. Par sa famille, il était devenu plus que ça. Enfin bon, il restait un fils avant tout.De ce point de vue-là, oui, toutes les limites sont dépassables. J'espère que tu es prêt à mettre en péril ta vie pour atteindre cet objectif. Car de ce que tu m'en dis, ce n'est pas les petites limites qui contournent notre monde. Tu as l'air plutôt parti pour quelque chose de plus...grand.
Pour la prof, tout dépend de comment tu présentes la chose. Prendre des risques, ça ne peut que t'être bénéfique dans tes recherches.
Son regard suivit le trajet des dernières phrases et une terrible envie de raturer la fin de sa réponse monta dans sa main. Il parlait de descendance, d'une suite à ce sang qui parcourait ses veines. Elle ne voulait pas le transmettre. Elle ne voulait pas que ses parents puissent vivre à travers ses propres enfants, qu'elle retrouve en eux des traits de ses géniteurs. Émeline avait déjà du mal à confronter son propre reflet dans une glace. Plus d'une fois, l'envie de se crever les yeux pour ne plus avoir à le supporter lui était venue.
La dernière lettre marquée, Émeline tendit sa réponse à son voisin puis se leva de sa place. Elle attrapa sa lettre et la plongea dans son sac. Là, il était urgent qu'elle se rende à l'infirmerie. Pouvait-elle s'évanouir de douleur ? Elle ne voulait pas voir si c'était possible.Oui, il est devenu mon père par la force des choses. Et il n'y a pas un monde où je regretterais notre rencontre.
Dans ce cas, il suffit juste de le construire le plus haut possible.
Mais je ne pense pas qu'on soit si semblable que ça, en fait, je n'espère pas que tu me ressembles.
Merci pour cette conversation, je vais devoir te laisser. La bibliothèque va bientôt fermer ses portes, tu devrais te dépêcher si tu ne veux pas que Miss Pinehead s'énerve.
Au revoir, Herbert.
Debout, son sac bien en place sur son épaule, elle fit un léger hochement de tête vers lui en guise d'au revoir et quitta prestement les lieux.
(1452 mots)
@Herbert MacTairdelbach - C'est une fin RP pour moi ! Félicitations pour cette victoire écrasante
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Projectile familial
Herbert observa sa camarade, puis son carnet, puis ses livres, se demandant s'il allait continuer ses travaux. Cela était peu probable, non seulement car l'heure tournait, que le temps jouait contre lui depuis le moment même où il a posé le pied dans cette bibliothèque, mais aussi car il avait une certaine impatience de connaître la réponse de sa partenaire épistolaire, mêlée à une envie de connaître le schéma de vie d'Émeline.
Il observa, sans jamais regarder directement, sa camarade, se perdant parfois dans ses pensées, entre deux tentatives de percevoir des émotions qui donneraient un peu plus de contexte aux réponses écrites qui lui parviendraient par la suite.
À mesure qu'Émeline lisait et répondait, une fatigue -qui de par certains rictus, ne semblaient pas que physiques- apparaissait à Herbert. Était ce une sang-mêlé qui n'avait pas apprécié la tournure de l'une de ses phrases à ce sujet.
Dans son élan de ferveur écrite, il avait peut-être été un peu frontal, concernant Fiss.
Herbert sortit de ses hypothèses lorsqu'Émeline lui tendit le parchemin avant de se lever. L'avait-il blessée? Le jeune homme jeta un regard à sa camarade avant de regarder le ton de la fin du texte.
Un Au revoir, un remerciement, un aveu, une compréhension de ce qu'il a voulu expliquer.
Une fermeture de bibliothèque, cela faisait sens.
Herbert observa l'horloge, puis considéra qu'il avait le temps de lire ce parchemin qui, à priori, n'attendait plus de réponse.
Et bien vite, le jeune homme fronça les sourcils.
Le paragraphe concernant l'usurpation de la place de grand-père -si ce dernier venait à ne plus être- lui parut absolument incohérent. Comment quelqu'un pourrait-il déployer assez d'énergie pour faire cela étant donné que cet acte mènerait certainement à la ruine de la famille.
Une place telle que définie par le bon sens dans une telle famille est bien plus enviable qu'une sorte de trône forcé sur un royaume en ruines.
Le visage d'Herbert se dérida en voyant l'aspect instructif qu'avait pris sa précédente réponse. Peut-être avait-il réussi à faire germer, sinon simplement semer, une graine d'ordre au sein de la psyché de sa camarade.
La suite du texte se fit vite plus intime, et le désormais conservateur autoproclamé ne savait guère comment réagir face à cela.
Manifestement, Émeline semblait amère, peut-être aurait-elle voulu sa vie si ordonnée, dans une famille si bien bâtie.
Sa capacité à se remettre en cause dans la relation de dépendance qu'elle soumettait à l'écrit était une énigme. Dès lors qu'elle trouve un moyen de rendre ce qui lui a été offert, pourquoi s'en vouloir? N'a t'elle pas de moyen de trouver une relation d'interdépendance dans son propre cas? Est-elle tombée sur une sorte d'Ephraïm?
Manifestement, elle avait très bon fond, mais n'avait pas été armée pour que sa morale puisse luire très loin. Les conséquences d'une éducation probablement similaire à celle qui a pu être donnée à son cousin.
Survolant le conseil sur une tâche qui sera réalisée avec tout le soutien et la méthode nécessaire à son accomplissement, il en arriva au dernier paragraphe, celui qui avait été lu à revers précédemment.
Au moins, elle était d'accord, elle comprenait la logique de la chose, elle était capable de reformuler ses dires, sinon d'y ajouter sa touche.
C'était définitivement une personne stable, ayant une morale correcte et un goût du devoir prononcé -sinon existant-, qui n'a pas eu le cadre pour faire murir ces qualités, ou pour que ces dernières puissent apporter quoi que ce soit.
Une certaine mélancolie prit le jeune homme, devant un potentiel gâchis de compétence comme celui-ci, cela lui donnerait presque envie de revoir son jugement concernant la transmission de compétence, juste pour cette fois.
Rangeant soigneusement le parchemin, puis ses affaires, puis les livres brièvement empruntés, Herbert ne put s'empêcher combien de cas intéressants il avait pu rater en ne prêtant que si peu d'intérêt à ses congénères de l'école publique.
(650mots)
Et merci pour ce RP @Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Il observa, sans jamais regarder directement, sa camarade, se perdant parfois dans ses pensées, entre deux tentatives de percevoir des émotions qui donneraient un peu plus de contexte aux réponses écrites qui lui parviendraient par la suite.
À mesure qu'Émeline lisait et répondait, une fatigue -qui de par certains rictus, ne semblaient pas que physiques- apparaissait à Herbert. Était ce une sang-mêlé qui n'avait pas apprécié la tournure de l'une de ses phrases à ce sujet.
Dans son élan de ferveur écrite, il avait peut-être été un peu frontal, concernant Fiss.
Herbert sortit de ses hypothèses lorsqu'Émeline lui tendit le parchemin avant de se lever. L'avait-il blessée? Le jeune homme jeta un regard à sa camarade avant de regarder le ton de la fin du texte.
Un Au revoir, un remerciement, un aveu, une compréhension de ce qu'il a voulu expliquer.
Une fermeture de bibliothèque, cela faisait sens.
Herbert observa l'horloge, puis considéra qu'il avait le temps de lire ce parchemin qui, à priori, n'attendait plus de réponse.
Et bien vite, le jeune homme fronça les sourcils.
Le paragraphe concernant l'usurpation de la place de grand-père -si ce dernier venait à ne plus être- lui parut absolument incohérent. Comment quelqu'un pourrait-il déployer assez d'énergie pour faire cela étant donné que cet acte mènerait certainement à la ruine de la famille.
Une place telle que définie par le bon sens dans une telle famille est bien plus enviable qu'une sorte de trône forcé sur un royaume en ruines.
Le visage d'Herbert se dérida en voyant l'aspect instructif qu'avait pris sa précédente réponse. Peut-être avait-il réussi à faire germer, sinon simplement semer, une graine d'ordre au sein de la psyché de sa camarade.
La suite du texte se fit vite plus intime, et le désormais conservateur autoproclamé ne savait guère comment réagir face à cela.
Manifestement, Émeline semblait amère, peut-être aurait-elle voulu sa vie si ordonnée, dans une famille si bien bâtie.
Sa capacité à se remettre en cause dans la relation de dépendance qu'elle soumettait à l'écrit était une énigme. Dès lors qu'elle trouve un moyen de rendre ce qui lui a été offert, pourquoi s'en vouloir? N'a t'elle pas de moyen de trouver une relation d'interdépendance dans son propre cas? Est-elle tombée sur une sorte d'Ephraïm?
Manifestement, elle avait très bon fond, mais n'avait pas été armée pour que sa morale puisse luire très loin. Les conséquences d'une éducation probablement similaire à celle qui a pu être donnée à son cousin.
Survolant le conseil sur une tâche qui sera réalisée avec tout le soutien et la méthode nécessaire à son accomplissement, il en arriva au dernier paragraphe, celui qui avait été lu à revers précédemment.
Au moins, elle était d'accord, elle comprenait la logique de la chose, elle était capable de reformuler ses dires, sinon d'y ajouter sa touche.
C'était définitivement une personne stable, ayant une morale correcte et un goût du devoir prononcé -sinon existant-, qui n'a pas eu le cadre pour faire murir ces qualités, ou pour que ces dernières puissent apporter quoi que ce soit.
Une certaine mélancolie prit le jeune homme, devant un potentiel gâchis de compétence comme celui-ci, cela lui donnerait presque envie de revoir son jugement concernant la transmission de compétence, juste pour cette fois.
Rangeant soigneusement le parchemin, puis ses affaires, puis les livres brièvement empruntés, Herbert ne put s'empêcher combien de cas intéressants il avait pu rater en ne prêtant que si peu d'intérêt à ses congénères de l'école publique.
----------------------------------------Fin du RP----------------------------------------
(650mots)
Et merci pour ce RP @Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone