Regards croisés
Sur ce RP : il sera un ensemble d'OS de ma main, de pensées ou de lettres entrelacées entre mon PJ et ce PNJ référencé. A chaque post correspondra une nouvelle expression figée/toute faite issue du monde moldu ("Tel père tel fils", "La fin justifie les moyens", "Nul sacrifice, nulle victoire" etc.) ou du lore Potter ou du site ("le Conseil des Sorciers", "les Êtres", "les Moldus" etc.) qui me servira de thème pour les deux regards entrecroisés. Je vais par ailleurs tâcher d'y intégrer dès que possible des musiques correspondantes pour préciser l'univers des personnages, si de bonnes idées vous viennent à la lecture, n'hésitez pas à me hibouter !
Sommaire :
- 2048 (deuxième semestre de la première année de Luke à Poudlard) : Le grand amour
- 2051 (deuxième semestre de la quatrième année de Luke à Poudlard) : Les Moldus
- **** : Dans les yeux de ma mère, il y a toujours une lumière
Thème du prochain post : Le grand amour *
* Thème requis HRP pour cette animation en cours
Dernière modification par Luke Darcy-Mountbatten le 5 mars 2026, 02:53, modifié 1 fois.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Regards croisés
OS 1 - Le grand amour
[PDV Jacob - PNJ référencé] "et tous les maux de la Terre... en simple troubadour (...) et forcer le destin à chaque carrefour (...) avec dans nos mains, que la force d'aimer" (Jacques Brel)
Le grand amour c'est un grand orage.
Le grand amour, c'est cet orage permanent. Lorsque tu cours sous la pluie dans les parties reculées du parc, lorsque tu ris aux éclats alors que les branches te fouettent le visage. C'est... puiser dans ton souffle coupé la sensation forte d'exister plus fort à ses côtés, c'est... sentir à chaque coup de tonnerre cogner chaque battement de ton coeur.
C'est le vent qui souffle très fort et te pousse dans tous les sens. Qui te pousse à courir, à foncer, à te jeter dans le vide juste pour la faire sourire. Même quand le corps brûle et le souffle est court, parce que ce rire est celui que tu reconnais parmi des milliers, comme le renard qui entend le Petit Prince parmi toutes les étoiles assemblées.
C'est des éclairs, qui t'éblouissent encore des années après. On dit que l'amour rend aveugle. Je ne sais pas. Mais il rend ébloui en tout cas. Et tous ces instants précis - ce bras dessiné, ce regard à l'infirmerie allongé, cette danse au bal accordée - s’impriment derrière les paupières comme un kaléidoscope de lumière, qui peut revenir par flashs éclair dans toute obscurité au silence de pierre.
Le grand amour, c'est l'orageuse pluie d'été qui humidifie chaque centimètre de ton corps, qui t'habite, te fait frissonner. Le grand amour, c'est quand chaque sensation est tellement décuplée, aux confins des possibles, au-delà de tout ce que tu imaginais. Ces tremblements de terre qui renversent ton monde et s'impriment dans ta chair, en-dedans, pour encore longtemps.
Et puis ce pourrait être l'orage de la fin du monde, celui qui dissout toute responsabilité, submerge le monde d’une totale liberté, eh bien aussi dans cet orage-là, chaque fracassement d'éclair, chaque grondement dans les airs graverait encore et toujours la symphonie de notre amour.
Alors, qu'importe de parfois se chamailler quand on vit, au fond de soi, ce genre d'orage-là.
[PDV Luke - PJ]
Le grand amour, c'est un port paisible.
Un refuge qui accueille, un havre au creux des voiles duquel on s'abrite, on reste, on dépose les peurs qui crépitent et les doutes qui palpitent dans la stabilité des vagues propices. Dans les doux bruissements roulants des drisses qui retiennent doucement tout risque de dériver, un lieu où baisser ses gardes, ses remparts intérieurs, où déplier doucement tous les replis de son âme que l'on gardait voilés. Un grand port où l'on a échappé au tumultueux caprice du monde, un port aux amarres sûres face aux vagues agitées.
Le grand amour, c'est un lieu où penser très fort ne pose pas de problème, ainsi protégé. C'est un chez-soi, un foyer où bâtir un solide ponton de certitudes, un endroit où développer les projets comme on hisse les voiles avant de naviguer, où l'on peut planifier, planifier, oui, dans la calme certitude de la sécurité. Planifier, et trouver le sens de ce qui nous entoure, dépasser l'aléatoire pour saisir l'harmonie du monde à travers celle du foyer, la façon dont on trouve sa place au sein d'un ensemble aussi ordonné qu'équilibré.
C'est un endroit où, protégé, on apprend à parer les dangers, où l'on développe le savoir plein qui anticipe et résout chaque difficulté. Dans les replis de ce nid du grand amour partagé, on rassemble ses pensées, on ordonne ses doutes, et quand on en ressort, tout est plus droit, plus sûr, plus quiet. C'est ce lieu où revenir encore et encore pour se souvenir que la paix existe, et qu’elle peut durer.
Papa, Maman, merci de m'avoir fait voir ce à quoi le grand amour ressemble. A vos côtés, bercé dans le cocon de votre grand amour, je peux me reposer.
[PDV Luke et Jacob mêlés]
Oui, pour Jacob, l'amour avait le goût de la foudre ou pour Luke, le goût du miel. Pour Jacob, il se construisait dans la saturation des sens au contact de celle qu'il aimait, pour Luke, dans la douceur de la pause que lui offrait la certitude de l'amour offert. L'amour de Jacob était celui des quais de départ et des "viens on y va", celui de Luke celui des quais d'arrivée et des "tu vois, rien ne pourra t'effrayer". Pour Jacob, l'amour était avant tout plein et entier, pour Luke avant tout tout paisible, et mesuré. Pour Jacob, l'amour s'imprimait comme le sel de l'eau sur la peau, qui lui donnait du goût, et piquait, et réveillait, et lancinait de petits éclairs, pour Luke, l'amour était l'eau douce et sereine, qui ne piquait pas, ne brûlait pas, et tranquillement caressait. Oui, une chose était sûre, s'ils pourraient reconnaître le point de vue de l'autre, l'accent premier que l'un et l'autre mettaient en la matière était très loin de s'accorder.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
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Jacob : "Mon amour toi et moi Pour qu'éclatent de joie Chaque heure et chaque jour (...) meubler de merveilles et couvrir de soleil la laideur des faubourgs" ♩ Quand on n'a que l'amour, Jacques Brel | Luke : "Yeah we both understand hmmm... sweet nothings" ♩ Sweet nothings, Brenda Lee |
Reducio
Deux détails in-RP : la toute première rencontre de Jacob avec celle qui deviendra sa compagne quelques années plus tard a lieu lors d'une péripétie poudlarienne consacrée à un après-midi d'orage ; les parents de Luke ont commencé à se fréquenter romantiquement lors d'un séjour dans la ville portuaire qu'est Dublin.
[PDV Jacob - PNJ référencé] "et tous les maux de la Terre... en simple troubadour (...) et forcer le destin à chaque carrefour (...) avec dans nos mains, que la force d'aimer" (Jacques Brel)
Le grand amour c'est un grand orage.
Le grand amour, c'est cet orage permanent. Lorsque tu cours sous la pluie dans les parties reculées du parc, lorsque tu ris aux éclats alors que les branches te fouettent le visage. C'est... puiser dans ton souffle coupé la sensation forte d'exister plus fort à ses côtés, c'est... sentir à chaque coup de tonnerre cogner chaque battement de ton coeur.
C'est le vent qui souffle très fort et te pousse dans tous les sens. Qui te pousse à courir, à foncer, à te jeter dans le vide juste pour la faire sourire. Même quand le corps brûle et le souffle est court, parce que ce rire est celui que tu reconnais parmi des milliers, comme le renard qui entend le Petit Prince parmi toutes les étoiles assemblées.
C'est des éclairs, qui t'éblouissent encore des années après. On dit que l'amour rend aveugle. Je ne sais pas. Mais il rend ébloui en tout cas. Et tous ces instants précis - ce bras dessiné, ce regard à l'infirmerie allongé, cette danse au bal accordée - s’impriment derrière les paupières comme un kaléidoscope de lumière, qui peut revenir par flashs éclair dans toute obscurité au silence de pierre.
Le grand amour, c'est l'orageuse pluie d'été qui humidifie chaque centimètre de ton corps, qui t'habite, te fait frissonner. Le grand amour, c'est quand chaque sensation est tellement décuplée, aux confins des possibles, au-delà de tout ce que tu imaginais. Ces tremblements de terre qui renversent ton monde et s'impriment dans ta chair, en-dedans, pour encore longtemps.
Et puis ce pourrait être l'orage de la fin du monde, celui qui dissout toute responsabilité, submerge le monde d’une totale liberté, eh bien aussi dans cet orage-là, chaque fracassement d'éclair, chaque grondement dans les airs graverait encore et toujours la symphonie de notre amour.
Alors, qu'importe de parfois se chamailler quand on vit, au fond de soi, ce genre d'orage-là.
Leo,
des années déjà et c'est toujours toi pour moi, chaque jour.
Tu es ce qui compte pour moi.
A toi,
Jacob
[PDV Luke - PJ]
Le grand amour, c'est un port paisible.
Un refuge qui accueille, un havre au creux des voiles duquel on s'abrite, on reste, on dépose les peurs qui crépitent et les doutes qui palpitent dans la stabilité des vagues propices. Dans les doux bruissements roulants des drisses qui retiennent doucement tout risque de dériver, un lieu où baisser ses gardes, ses remparts intérieurs, où déplier doucement tous les replis de son âme que l'on gardait voilés. Un grand port où l'on a échappé au tumultueux caprice du monde, un port aux amarres sûres face aux vagues agitées.
Le grand amour, c'est un lieu où penser très fort ne pose pas de problème, ainsi protégé. C'est un chez-soi, un foyer où bâtir un solide ponton de certitudes, un endroit où développer les projets comme on hisse les voiles avant de naviguer, où l'on peut planifier, planifier, oui, dans la calme certitude de la sécurité. Planifier, et trouver le sens de ce qui nous entoure, dépasser l'aléatoire pour saisir l'harmonie du monde à travers celle du foyer, la façon dont on trouve sa place au sein d'un ensemble aussi ordonné qu'équilibré.
C'est un endroit où, protégé, on apprend à parer les dangers, où l'on développe le savoir plein qui anticipe et résout chaque difficulté. Dans les replis de ce nid du grand amour partagé, on rassemble ses pensées, on ordonne ses doutes, et quand on en ressort, tout est plus droit, plus sûr, plus quiet. C'est ce lieu où revenir encore et encore pour se souvenir que la paix existe, et qu’elle peut durer.
Papa, Maman, merci de m'avoir fait voir ce à quoi le grand amour ressemble. A vos côtés, bercé dans le cocon de votre grand amour, je peux me reposer.
Jacob,
Merci d'être comme un grand frère pour moi.
PS : Ne laisse pas gonfler tes chevilles, sinon j'arrive avec une pique.
Luke
[PDV Luke et Jacob mêlés]
Oui, pour Jacob, l'amour avait le goût de la foudre ou pour Luke, le goût du miel. Pour Jacob, il se construisait dans la saturation des sens au contact de celle qu'il aimait, pour Luke, dans la douceur de la pause que lui offrait la certitude de l'amour offert. L'amour de Jacob était celui des quais de départ et des "viens on y va", celui de Luke celui des quais d'arrivée et des "tu vois, rien ne pourra t'effrayer". Pour Jacob, l'amour était avant tout plein et entier, pour Luke avant tout tout paisible, et mesuré. Pour Jacob, l'amour s'imprimait comme le sel de l'eau sur la peau, qui lui donnait du goût, et piquait, et réveillait, et lancinait de petits éclairs, pour Luke, l'amour était l'eau douce et sereine, qui ne piquait pas, ne brûlait pas, et tranquillement caressait. Oui, une chose était sûre, s'ils pourraient reconnaître le point de vue de l'autre, l'accent premier que l'un et l'autre mettaient en la matière était très loin de s'accorder.
Petite mention spéciale pour Steven,
pour la chouette anim duquel ce RP va servir.
Merci bien pour l'occasion RP
!
pour la chouette anim duquel ce RP va servir.
Merci bien pour l'occasion RP
Thème du prochain post : Les Moldus (thème spécifique aux sorciers)
824 mots
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Regards croisés
OS 2 - Les Moldus (échange de lettres entre Luke et son mentor)
"Hear the echoes and feel yourself starting to turn
Don't know why you should feel
That there's something to learn
It's just a game that you play" - Time passages, Al Stewart
**
In-RP :
- l'écriture de Luke est : régulière, fine, petite, serrée, attachée, appliquée, anguleuse
- celle de Jacob est : énergique (le genre avec les points sur les i situés trop à droite dans l'élan), plutôt ronde, appuyée, ample, semi-détachée
**
***
***
***
***
La réponse suivante, le brun la lut avec l'accent cambridgien, articulé et en même temps parsemé de p'tites élisions de sa génération qu'avait le petit ambitieux. Marrant comme avec une lettre on pouvait se sentir l'un à l'autre présent :
***
Ce ne furent pas une, mais deux lettres, accompagnées de trois colis, qui parvinrent en retour au blond :
Jacob espérait que par l'expérience le petit saisirait que même si le balai rassemblait les deux fonctions se déplacer et voler, il ne rendait pas les deux objets moldus spécialisés dans une seule de ses fonctions obsolètes, et qu'eux aussi procuraient du plaisir. Il espérait que le gamin saurait introduire cette notion de rapport direct, familier avec les choses qui dépassait les mesures dans son devoir, rapport concret au monde qui avait été la raison pour laquelle lui avait tant aimé l'EDM quand il en faisait. Et puis le fait qu'il envoie deux caster boards et pas un seul n'était lui non plus bien sûr pas anodin, il espérait bien que le gamin saisisse l'occasion pour entrer en contact avec un camarade. Bref, il lui souhaitait de vivre un moment de sensations fortes, et aussi de le partager.
***
Luke aimait bien le fait que le Grand n'hésitait pas à lui fournir directement du matériel d'étude. Déjà, son parrain était plutôt du genre à remuer ciel et terre qu'à laisser tomber une découverte, et cela faisait sourire le petit. Et surtout, il ne le prenait pas pour un débutant, en lui envoyant le skate à glisse linéaire ou le cerf-volant mono-filament qu'on pouvait voir sur les images du manuel d'EDM. Il lui permettait d'étudier du matériel de compétition. Oh oui, le blond allait apprendre vite, redresser la barre de ses notes d'EDM, et il se félicitait fort de s'être adressé à l'aîné.
Et désormais, les deux caster boards et le power kite rangés soigneusement entre les chemises bien repassées et les jeux de stratégie apportaient un peu de cet appel du vent et de l'asphalte dans l'espace bien ordonné du compartiment d'affaires de dortoir de Luke.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
"Hear the echoes and feel yourself starting to turn
Don't know why you should feel
That there's something to learn
It's just a game that you play" - Time passages, Al Stewart
**
In-RP :
- l'écriture de Luke est : régulière, fine, petite, serrée, attachée, appliquée, anguleuse
- celle de Jacob est : énergique (le genre avec les points sur les i situés trop à droite dans l'élan), plutôt ronde, appuyée, ample, semi-détachée
**
C'était sûr qu'il pourrait et voudrait, et Luke ne se serait sans doute même pas aventuré à demander de l'aide qu'il n'était pas assuré d'obtenir. Lui se méfiait des Moldus qu'il ne connaissait pas, mais qui de plus compétent qu'un garçon qui les aimait depuis l'école maternelle moldue et parlait dessins animés, escalade, films d'action, et plus récemment des riffs de guitare électrique moldue et de l'initiation au parkour dont son ami Sang-Mêlé lui avait parlé pour l'aider ? Sans même encore parler de ce simulateur de vitesse moldu qui avait piqué, il est vrai, la curiosité même du plus petit.Parrain,
Je dois faire un devoir en étude des moldus et je sais que c'est une matière forte pour toi.
C'est sur la comparaison entre monde sorcier actuel et monde moldu actuel.
Tu peux m'aider ?
***
Jacob souriait en lisant les mots de Luke : il savait que "matière forte" pour le blond signifiait matière où l'on était compétent. Alors que pour le brun, matière forte était plutôt matière qui le faisait vibrer. Et c'était les matières qu'il avait aimé qu'il avait gardé. Et c'était les matières qu'il avait aimé où il était devenu par ricochet un pro, plutôt que l'inverse. Là où le blond aimait ce qu'il maîtrisait, parce qu'il le maîtrisait. Le grand avait ce sourire mi-malicieux mi-en coin des grands frères en y pensant.Bien sûr.
Les Moldus sont super. Mais c'est sans doute pas ce que tu veux entendre.
En quoi je peux t'aider ?
J.
***
Luke imaginait déjà, en pensant à son devoir, un dossier incluant des statistiques du passé et du présent et des probabilités de l'avenir, et beaucoup de schémas démontrant tous ces mots qu'il ne connaissait pas et ne pouvait à ce stade qu'imaginer.Parrain,
Je cherchais en fait plutôt des signes quantifiables, vérifiables montrant la supériorité ou l'infériorité.
Merci de m'aider !
Je gagnerai ces points pour Gryffondor pour te le revaloir, compte sur moi.
***
Jacob avait ajouté la mention "juste pour commencer" car il était évident pour lui que le plus jeune ne se contenterait jamais d'un bout de savoir. Et que lui donner quelques bases ne serait qu'une étape d'un escalier de la réussite qu'il comptait grimper à enjambées gigantesques.Je n'en doutais même pas. Se pourrait-il même que tu ais appris à aimer notre maison ?
Pour les signes quantifiables, penses-tu à des quantités de gens ?
Tout mon dortoir était Pro-Moldu (pas Pro-Né-Moldu, Pro-Moldu, vraiment, une chance) pendant ma scolarité à Poudlard, et ça a été une des plus grandes sources de confort qui soient. T'imagines la bouse d'éruptif si les conflits s'étaient immiscés jusque-là ? Mais du point de vue compteur, Poudlard était très divisé sur la question du sang sorcier à l'époque.
Je pense que pour avoir la précision que tu souhaites, tu pourrais te concentrer plutôt sur le détail que la structure d'ensemble. Une situation plutôt que les chiffres de toute une école ou toute une industrie. En prenant quelques objets moldus qui n'ont pas d'équivalent sorcier et inversement ? Qu'est-ce que tu en penses ?
Je sais que tu aimes réfléchir en partant de la règle vers l'exemple, mais j'ai l'impression que réfléchir comme moi pour une fois pourrait te débloquer.
Juste pour commencer.
A la tienne,
J.
***
La réponse suivante, le brun la lut avec l'accent cambridgien, articulé et en même temps parsemé de p'tites élisions de sa génération qu'avait le petit ambitieux. Marrant comme avec une lettre on pouvait se sentir l'un à l'autre présent :
Parrain,
C'est d'accord. Mais comment j'fais pour choisir des objets moldus ? Mon dortoir à moi est peuplé de nés-sorciers et j'suis assez d'accord avec Asael pour dire qu'on est bien mieux sans les Moldus. Je vais quand même pas aller interroger un Né-Moldu sur ses origines moldues. En plus, ça aurait l'air de ne pas l'considérer comme un vrai sorcier, non ?
***
Ce ne furent pas une, mais deux lettres, accompagnées de trois colis, qui parvinrent en retour au blond :
Ecoute, je t'envoie trois objets moldus dans des colis avec cette lettre :
Deux caster boards.
et
un power kite.
Les premiers permettent de se déplacer, pas de voler.
Le deuxième vole, mais ne permet pas de se déplacer dessus.
Tu peux comparer avec un balai ?
Note : Je ne te demande pas de les observer, mais de les tester. Va sur le terrain d'entraînement et roule sur le caster board !
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Et comme je vois où tu veux en venir, je t'ai transmis toutes les brochures que j'ai trouvées sur le fameux simulateur de vitesse en réalité virtuelle dont je t'avais parlé, ou comment les Moldus parviennent à "imiter" la sensation du vol sans voler. Même si le mieux serait encore que je t'emmène un jour le tester.
J.
[colis 3]Tes brochures sur le simulateur de vitesse à réalité virtuelle, Luke, bonne lecture
***
Luke aimait bien le fait que le Grand n'hésitait pas à lui fournir directement du matériel d'étude. Déjà, son parrain était plutôt du genre à remuer ciel et terre qu'à laisser tomber une découverte, et cela faisait sourire le petit. Et surtout, il ne le prenait pas pour un débutant, en lui envoyant le skate à glisse linéaire ou le cerf-volant mono-filament qu'on pouvait voir sur les images du manuel d'EDM. Il lui permettait d'étudier du matériel de compétition. Oh oui, le blond allait apprendre vite, redresser la barre de ses notes d'EDM, et il se félicitait fort de s'être adressé à l'aîné.
Luke leva le nez de cette lettre et rajouta une dernière phrase avant la formule de remerciement, un changement pour lui.Parrain,
caster boards et power kite bien reçus.
Je t'en dirai des nouvelles !
Merci aussi pour les brochures, elles sont très précises, c'est parfait !
C'était peut-être rien aux yeux de beaucoup, mais il savait que son parrain saurait discerner le petit effort sur les questions affectives que le blond avait fait.J'espère que Leo et Carole vont bien. Merci pour ton aide, Parrain.
Et désormais, les deux caster boards et le power kite rangés soigneusement entre les chemises bien repassées et les jeux de stratégie apportaient un peu de cet appel du vent et de l'asphalte dans l'espace bien ordonné du compartiment d'affaires de dortoir de Luke.
Thème du prochain post (thème non spécifique aux sorciers) : "Dans les yeux de ma mère, il y a toujours une lumière" ♫
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !

