Passage express(o)

PASSAGE
EXPRESS(O)
Il y a souvent beaucoup de passage, dont des gens pressés qui n'ont pas le temps de profiter de la bonne ambiance du café. Il est possible de prendre à l'emporter, soit un café bien fort pour tenir la journée, soit une petite boite de macarons parce qu'on a oublié le dîner chez les beaux-parents, mais dans toute la cacophonie du matin, personne n'est à l'abri d'une erreur...
Ce sujet permettra de recueillir les passages de votre personnage à la boutique grâce aux OS que vous pouvez y poster !
Vous avez la possibilité en plus de demander un lancer de dé ou de réagir aux mini-situations mais ces deux systèmes sont facultatifs et ont uniquement pour but de pimenter un petit peu les aventures de vos personnages au Café du Rosier.
POSTER UN RP
Pour respecter une certaine cohérence, il vous faut donner la date et le moment approximatif de la journée auxquels votre personnage passe à la boutique (cf. horaires de la boutique).
Vos posts doivent faire au minimum 220 mots, sans limite maximum pour laisser libre court à votre plume ! (Bien qu’un petit résumé soit le bienvenu si vous vous lancez dans un 10k, ahem.)
À la fin de votre post, vous pouvez si vous le souhaitez demander un lancer de dé pour laisser le hasard choisir si vous recevez bien votre commande ou si le sort a décidé de s’acharner contre vous ! Vous aurez alors à miser sur les faces : [1, 2] ou [3, 4] ou [5, 6].
Reducio
MISE
[1, 2] MISE
[3, 4] MISE
[5, 6] RÉSULTAT
[1, 2] Réussite
x Réussite
critique Échec
x RÉSULTAT
[3, 4] Échec
x Réussite
x Réussite
critique RÉSULTAT
[5, 6] Réussite
critique Échec
x Réussite
x
Réussite : Votre commande est intacte, il y a tout ce que vous avez commandé !
Échec : Mais… il manque soit un des produits que vous aviez commandé, soit rien n’est là ! Il ne reste plus qu’à demander aux serveurs de corriger ça en espérant qu’il reste encore cette viennoiserie que vous vouliez mais qui n’était plus qu’en un exemplaire, oups.
Réussite critique : Le malheur des uns fait le bonheur des autres, non ? Il y a un ou plusieurs produits que vous n’aviez pas commandé qui se sont retrouvés avec votre commande. Vous avez ce qu’il vous fallait et même plus !
VARIATIONS DE PP
Selon le comportement que votre personnage a dans l’enceinte du Café, vous pouvez gagner ou perdre jusqu’à 5 PP avec Damon. Le gain/perte sera dévoilé dans la résolution qui fera suite à votre OS et vous pourrez en faire la demande dans le sujet dédié.
MINI-SITUATIONS
Une fois par mois (si votre barista préféré n’oublie pas) une mini-situation vous sera proposée pour donner du contenu à vos RP, si vous le souhaitez. Vous pourrez y réagir quand vous voudrez en précisant bien dans votre post que votre OS est en lien avec.
Avatar avec l’indispensable l’insupportable Rahima Ahmadi.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
Passage express(o)
LUNDI 7 NOVEMBRE 2050
16H29
16H29
Je suis décédé.
Rien. Mais alors rien du tout ne s'est passé comme prévu aujourd'hui. Ni la semaine dernière, d'ailleurs...
Je ne pense pas aller jusqu'à extrapoler exagérément mes propos lorsque je pense que cette dernière semaine a été absolument épuisante et la pire semaine de ma vie mais... J'en suis pas loin, quand même. Presque pire que ma Saint Valentin de troisième année ! Non, j'abuse peut-être un peu.
Le plus curieux avec cette Saint Valentin est que j'ai l'impression que mon esprit a fait un tri partiel des souvenirs que j'en avais. Résultat : je sais que ça a été un de mes pires jours de ma vie mais je ne sais plus précisément ni dans quel ordre ni les événements précis qui ont eu lieu. Et, honnêtement ? Je n'ai pas envie de savoir. Et je le vis très bien comme ça.
Donc bon. Je ne pourrai finalement jamais affirmer avec certitude que n'importe lequel de mes jours est pire que celui de ma Saint Valentin de troisième année. Mais je dois avouer que ça s'en rapproche tout de même dangereusement.
Le programme de la GEAD n'a pas été de tout pour ce début d'année, bien au contraire. Cette journée tout particulièrement, pour bien nous faire comprendre que ce n'était plus Halloween et qu'il fallait redoubler de travail pour pouvoir suivre la cadence efficacement et...
J'ai déçu Chris. C'est aussi simple que ça. J'ai déçu Chris.
J'avais fini par avoir l'habitude de décevoir Papa par toutes les manières possibles et inimaginables. Donc je pensais être habitué et que ça me passait au-dessus de la tête, maintenant. Mais, avec Chris...
Je n'explique toujours pas cette claque que ça m'a mis, dans la même soirée, une fois la tension passée. Je ne le comprends toujours pas.
Honnêtement, c'est principalement pour cette raison que j'attendais avec tant d'impatience mon petit moment seul avec moi-même au Café Rosier, un livre dans une main et un café dans l'autre. Les lundis soirs sont les meilleurs moments. Suffisamment de calme pour réfléchir paisiblement ou, dans mon cas très précis aujourd'hui, au contraire, débrancher mon cerveau totalement, le laisser de côté et simplement profiter de l'ambiance calme et paisible de ce café.
Je suis toujours meurtri que le café n'ouvre pas suffisamment tôt pour que je puisse y aller avant d'aller en cours. Je maintiens qu'ils perdent énormément de clients potentiels ainsi... Mais bon. C'est français. Bien sûr qu'ils auront toujours une côte de popularité suffisante pour pouvoir se permettre des folies pareilles.
En m'installant à l'intérieur plutôt qu'en terrasse étant donné le temps qui commence doucement à se refroidir, je fronce un sourcil, interpellé. Ce jeune blondinet derrière le comptoir... Un nouvel employé ? Encore ? Déjà que voir Herminie pour la première fois ici m'a fait un drôle de choc. Ils embauchent décidément énormément, ces temps-ci, les Rosier.
Preuve qu'ils n'ont pas besoin d'ouvrir le matin, finalement...
Ne me laissant pas perturber plus longtemps par ce nouvel arrivant dans le café, je commande comme d'habitude. C'est-à-dire un latte. Et, si ce jeune homme semble ouvert à la discussion, peut-être sera-t-il possible d'envisager d'échanger quelques mots. J'en ai bien besoin, aujourd'hui...
Mise : [1, 2]
Hii, le seul sujet d'OS que j'attendais avec impatience, mercii ! 
Par contre, alors là, si le barista foire un latte, je veux voir ça
Par contre, alors là, si le barista foire un latte, je veux voir ça
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
Avatar retouché par Gemini
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
Avatar retouché par Gemini
Passage express(o)
PNJ A joué en présence du PJ : ce PNJ
Merci Edmund grâce à qui j'ai cliqué sur ce sujet, merci Mister Nikonov pour l'avoir ouvert !
Pas de panique, il y a un résumé en bas du pavé
Vous voyez cette sensation quand vous êtes si joyeux que votre coeur s’apprête presqu’à éclater ?
C’était ce que vivait notre grand brun préféré, qui commençait sa journée avec ce cocktail qui lui était typique de courage, d’allant et d’impatience. Les étudiants en magicophotographie avaient en effet reçu avant les vacances les sujets de leur premier grand projet. Et le sujet que l'ancien Gryffon avait reçu était mer-vei-lleux. Quand certains avaient hérité de mille fois plus théorique : la "philosophie" ou de mille fois plus sérieux : les "sciences", Jacob s’était vu attribuer "le corps". Alors oui, il se doutait que le professeur les avait mis en situation de réussite en choisissant pour ce premier grand projet un thème qui leur parlait. Mais cela ne diminuait pas le soulagement et la joie, non ?
Il était entouré de sportifs ou d’artistes, pour qui le point commun central était que le corps était le centre de gravité de leur vie. Car les deux profils d’amis, en amont de leur activité, travaillaient la force de leur corps, et la ressentaient pendant leur exercice. Le corps, en fait, reliait beaucoup de gens. Et en réalité, le brun avait du mal à comprendre pourquoi les joueurs d’échecs qui travaillaient la tête se retrouvaient avec les joueurs de quidditch qui travaillaient le corps à l’ISMI, et les danseurs qui travaillaient le corps se retrouvaient avec les écrivains qui travaillaient la tête à Magifac. Car à ses yeux, il n’y avait pas de limite entre la danse et le sport pratiqués à haut niveau, et il comptait bien intégrer l’un comme l’autre à son sujet. Relier et ses amis souvent sportifs de Poudlard et ses amis souvent artistes de Magifac.
Alors, au café du Rosier, où il était assis dans un coin, son croissant devant lui (il était déjà suffisamment enthousiaste comme ça, un café ne pourrait pas vraiment renforcer l’effet, et puis le thé, n’en parlons même pas, une phobie chez lui, on se demandait bien pourquoi). Et puis... il adorait les croissants [fin de p.4, début de p.5 de ce RP par exemple], et il n’y avait pas d’heure pour un bon croissant, ça s'appréciait au petit-déjeuner comme au goûter !
Luke face à lui avait choisi un "croissant" lui aussi, essayant de percer à jour le secret de l’énergie de son parrain, dans laquelle il voyait à cet instant une réserve de potentiel précieuse pour la magie, et le plan avec cette drôle de chose brillante et dorée était donc de peut-être trouver un pan du secret de la perpétuelle alacrité. Et parallèlement, les rouages dans la tête du blond creusaient en arrière-plan comment le corps pouvait catalyser la magie, la renforcer, la canaliser ou la limiter, il pensait contrôle respiratoire, mouvement aussi précis qu'uni du poignet porteur de baguette, il pensait alignement colonne-épaule-bras, il pensait stabilité du bassin, motricité fine des doigts digne d'un chirurgomage en train d'opérer.
...il pensait aussi à la manière dont il était ou serait possible de transformer ces données : utiliser de sa main droite sa baguette, lui qui était du point de vue de la magie gaucher ou alterner entre les angles de poignet les plus optimaux pour surprendre l'adversaire, par exemple, en bref, comme reprogrammer les réflexes et réorganiser les mouvements sans perdre en énergie magique, en précision ou en stabilité.
S'il y avait un point avec lequel il tombait d'accord avec son parrain, c'était donc bien le potentiel FOU de ce sujet qu'on lui avait donné. En avant-plan de ces réflexions, le blond attendait toujours néanmoins de voir le brun découper le comestible verni arrondi posé dans sa petite assiette à liseré.
D'ailleurs, son parrain ne manqua pas d'avoir une lueur amusée dans son regard quand il devina ce qui était en train de se jouer et dont, naturellement, Luke n'avait pas parlé. Pas le genre du petit, la vulnérabilité.
Le timbre grave et lumineux du brun - de ce genre de voix où on sentait l'énergie circuler - résonna alors, paré en plus de sa meilleure intonation rieuse :
"- Mais non ? C’est ton tout premier croissant, Luke ? Cheers, mate !"
Luke fronça le nez, rendit le contact croissant contre croissant et changea bien vite de sujet, répondant d'une voix nettement plus feutrée et articulée que celle de son aîné :
"- Tu peux travailler sur l’impact qu’a la magie sur le corps. Ou inversement, l’impact qu’a le corps sur la magie."
Et le grand rebondit volontiers sur le sujet relancé par le blond : "- Prendre en photo les bracelets de force et les... cicatrices de ronces magiques ? Je pensais plutôt à photographier la force physique des corps, au sens moldu.
- Tu intégrerais des Moldus à ton projet ?!" C'était le moment où, dans une BD, une rangée de points d'interrogation et d'exclamation seraient apparus au-dessus de la tête de Luke.
"- Je n’y avais pas pensé, mais maint'nant que tu le dis, pourquoi pas, oui !
- Il faudrait alors prévoir, j'imagine ?", la circonspection de Luke était extrêmement audible, il dédoubla : "Tu te vois vraiment débarquer à l'improviste chez des étrangers ?" Et le mot "étrangers" semblait aux yeux de Luke sincèrement amoindri par rapport à la réalité qu'il désignait.
"- Oui, total'ment, je leur dis "et hop, selfie ! vos biceps sur Pinterest !". Plus sérieusement, si c’est les proches de sorciers que je connais, je pense que ça peut se jouer.
- C'est dangereux.
- Les Nés-Moldus que tu connais reviennent sains et saufs à chaque vacances, non ?"
Luke n'avait même globalement que peu d'idée de qui était Né-Moldu ou Sang-Mêlé dans ceux qui l'entouraient. Cela ne faisait pas partie des choses auxquelles il prêtait attention. Il trouverait cela bien trop gênant comme question. Si quelqu'un était Né-Moldu et obtenait de bonnes notes, il n'y avait pas de raison de lui rappeler qu'il n'avait pas pu grandir dans un milieu sorcier, non ? Accompagnant ses mots d'une moue dubitative, le blond reprit :
"- Je pense que tu devrais te concentrer sur la magie." Les variations à travers les âges et les activités de la force magique du sorcier, et l'impact que ce dernier avait dessus constituaient déjà un champ vaste comme la galaxie étoilée, il lui semblait. Pourquoi aller chercher une galaxie subalterne quand on n'avait pas exploré toute l'étendue de la sienne propre ?
"- Je voyais en fait aussi la question de se sentir libre en plus de se sentir fort, tu vois. Et cette sensation, tu l’as sur un balai, mais aussi avec un parapente moldu par exemple.
- Tout à fait, tu peux rater ton atterrissage et avec un balai et avec un parapente, si c’est ce que tu veux dire." Le ton pince-sans-rire de Luke servait à merveille sa petite pique, tandis qu'il était toujours occupé à dompter le croissant que le brun pourtant pas particulièrement rapide avait, lui, bien terminé.
"- En attendant, c’est la magie qui m’a blessé" - le brun montra ses cicatrices en appui - "jamais les techniques moldues, tu vois."
Et là, c'était un point pour lui. Qui laissa le plus jeune qui venait de lever le regard incapable de répondre immédiatement, petit silence dont se saisit le grand pour interpeller le membre du personnel qui passait : "Dites, c’est pour un projet photo, j’interroge des gens différents, le corps, ça vous évoque quoi ?" On verrait bien ce qu’il dirait. Si lui aussi comme le blond pensait tout de suite magie.
Merci Edmund grâce à qui j'ai cliqué sur ce sujet, merci Mister Nikonov pour l'avoir ouvert !
Pas de panique, il y a un résumé en bas du pavé
Vendredi 30 décembre à 10h tapantes
Luke se dirigera plus tard en direction de ce RP
Son parrain, lui, quittera le centre-ville direction Quartier Peverell pour aller là
Luke se dirigera plus tard en direction de ce RP
Son parrain, lui, quittera le centre-ville direction Quartier Peverell pour aller là
Vous voyez cette sensation quand vous êtes si joyeux que votre coeur s’apprête presqu’à éclater ?
C’était ce que vivait notre grand brun préféré, qui commençait sa journée avec ce cocktail qui lui était typique de courage, d’allant et d’impatience. Les étudiants en magicophotographie avaient en effet reçu avant les vacances les sujets de leur premier grand projet. Et le sujet que l'ancien Gryffon avait reçu était mer-vei-lleux. Quand certains avaient hérité de mille fois plus théorique : la "philosophie" ou de mille fois plus sérieux : les "sciences", Jacob s’était vu attribuer "le corps". Alors oui, il se doutait que le professeur les avait mis en situation de réussite en choisissant pour ce premier grand projet un thème qui leur parlait. Mais cela ne diminuait pas le soulagement et la joie, non ?
Il était entouré de sportifs ou d’artistes, pour qui le point commun central était que le corps était le centre de gravité de leur vie. Car les deux profils d’amis, en amont de leur activité, travaillaient la force de leur corps, et la ressentaient pendant leur exercice. Le corps, en fait, reliait beaucoup de gens. Et en réalité, le brun avait du mal à comprendre pourquoi les joueurs d’échecs qui travaillaient la tête se retrouvaient avec les joueurs de quidditch qui travaillaient le corps à l’ISMI, et les danseurs qui travaillaient le corps se retrouvaient avec les écrivains qui travaillaient la tête à Magifac. Car à ses yeux, il n’y avait pas de limite entre la danse et le sport pratiqués à haut niveau, et il comptait bien intégrer l’un comme l’autre à son sujet. Relier et ses amis souvent sportifs de Poudlard et ses amis souvent artistes de Magifac.
Alors, au café du Rosier, où il était assis dans un coin, son croissant devant lui (il était déjà suffisamment enthousiaste comme ça, un café ne pourrait pas vraiment renforcer l’effet, et puis le thé, n’en parlons même pas, une phobie chez lui, on se demandait bien pourquoi). Et puis... il adorait les croissants [fin de p.4, début de p.5 de ce RP par exemple], et il n’y avait pas d’heure pour un bon croissant, ça s'appréciait au petit-déjeuner comme au goûter !
Luke face à lui avait choisi un "croissant" lui aussi, essayant de percer à jour le secret de l’énergie de son parrain, dans laquelle il voyait à cet instant une réserve de potentiel précieuse pour la magie, et le plan avec cette drôle de chose brillante et dorée était donc de peut-être trouver un pan du secret de la perpétuelle alacrité. Et parallèlement, les rouages dans la tête du blond creusaient en arrière-plan comment le corps pouvait catalyser la magie, la renforcer, la canaliser ou la limiter, il pensait contrôle respiratoire, mouvement aussi précis qu'uni du poignet porteur de baguette, il pensait alignement colonne-épaule-bras, il pensait stabilité du bassin, motricité fine des doigts digne d'un chirurgomage en train d'opérer.
...il pensait aussi à la manière dont il était ou serait possible de transformer ces données : utiliser de sa main droite sa baguette, lui qui était du point de vue de la magie gaucher ou alterner entre les angles de poignet les plus optimaux pour surprendre l'adversaire, par exemple, en bref, comme reprogrammer les réflexes et réorganiser les mouvements sans perdre en énergie magique, en précision ou en stabilité.
S'il y avait un point avec lequel il tombait d'accord avec son parrain, c'était donc bien le potentiel FOU de ce sujet qu'on lui avait donné. En avant-plan de ces réflexions, le blond attendait toujours néanmoins de voir le brun découper le comestible verni arrondi posé dans sa petite assiette à liseré.
D'ailleurs, son parrain ne manqua pas d'avoir une lueur amusée dans son regard quand il devina ce qui était en train de se jouer et dont, naturellement, Luke n'avait pas parlé. Pas le genre du petit, la vulnérabilité.
Le timbre grave et lumineux du brun - de ce genre de voix où on sentait l'énergie circuler - résonna alors, paré en plus de sa meilleure intonation rieuse :
"- Mais non ? C’est ton tout premier croissant, Luke ? Cheers, mate !"
Luke fronça le nez, rendit le contact croissant contre croissant et changea bien vite de sujet, répondant d'une voix nettement plus feutrée et articulée que celle de son aîné :
"- Tu peux travailler sur l’impact qu’a la magie sur le corps. Ou inversement, l’impact qu’a le corps sur la magie."
Et le grand rebondit volontiers sur le sujet relancé par le blond : "- Prendre en photo les bracelets de force et les... cicatrices de ronces magiques ? Je pensais plutôt à photographier la force physique des corps, au sens moldu.
- Tu intégrerais des Moldus à ton projet ?!" C'était le moment où, dans une BD, une rangée de points d'interrogation et d'exclamation seraient apparus au-dessus de la tête de Luke.
"- Je n’y avais pas pensé, mais maint'nant que tu le dis, pourquoi pas, oui !
- Il faudrait alors prévoir, j'imagine ?", la circonspection de Luke était extrêmement audible, il dédoubla : "Tu te vois vraiment débarquer à l'improviste chez des étrangers ?" Et le mot "étrangers" semblait aux yeux de Luke sincèrement amoindri par rapport à la réalité qu'il désignait.
"- Oui, total'ment, je leur dis "et hop, selfie ! vos biceps sur Pinterest !". Plus sérieusement, si c’est les proches de sorciers que je connais, je pense que ça peut se jouer.
- C'est dangereux.
- Les Nés-Moldus que tu connais reviennent sains et saufs à chaque vacances, non ?"
Luke n'avait même globalement que peu d'idée de qui était Né-Moldu ou Sang-Mêlé dans ceux qui l'entouraient. Cela ne faisait pas partie des choses auxquelles il prêtait attention. Il trouverait cela bien trop gênant comme question. Si quelqu'un était Né-Moldu et obtenait de bonnes notes, il n'y avait pas de raison de lui rappeler qu'il n'avait pas pu grandir dans un milieu sorcier, non ? Accompagnant ses mots d'une moue dubitative, le blond reprit :
"- Je pense que tu devrais te concentrer sur la magie." Les variations à travers les âges et les activités de la force magique du sorcier, et l'impact que ce dernier avait dessus constituaient déjà un champ vaste comme la galaxie étoilée, il lui semblait. Pourquoi aller chercher une galaxie subalterne quand on n'avait pas exploré toute l'étendue de la sienne propre ?
"- Je voyais en fait aussi la question de se sentir libre en plus de se sentir fort, tu vois. Et cette sensation, tu l’as sur un balai, mais aussi avec un parapente moldu par exemple.
- Tout à fait, tu peux rater ton atterrissage et avec un balai et avec un parapente, si c’est ce que tu veux dire." Le ton pince-sans-rire de Luke servait à merveille sa petite pique, tandis qu'il était toujours occupé à dompter le croissant que le brun pourtant pas particulièrement rapide avait, lui, bien terminé.
"- En attendant, c’est la magie qui m’a blessé" - le brun montra ses cicatrices en appui - "jamais les techniques moldues, tu vois."
Et là, c'était un point pour lui. Qui laissa le plus jeune qui venait de lever le regard incapable de répondre immédiatement, petit silence dont se saisit le grand pour interpeller le membre du personnel qui passait : "Dites, c’est pour un projet photo, j’interroge des gens différents, le corps, ça vous évoque quoi ?" On verrait bien ce qu’il dirait. Si lui aussi comme le blond pensait tout de suite magie.
Résumé : Luke et son parrain discutent autour de croissants à propos du projet qui a pour thème "le corps" du parrain, étudiant en magicophotographie. Luke défend que le grand devrait se concentrer sur le lien entre corps et magie, et réfléchit à ce sujet. Le parrain part sur une optique plus ouverte au monde moldu du sujet.
Action précédant le pari : Le parrain (étudiant, la vingtaine) interpelle un membre du personnel qui passe ("Dites, c’est pour un projet photo, j’interroge des gens différents, le corps, ça vous évoque quoi ?") pour recueillir son avis sur le sujet de discussion.
Pari : le membre du personnel entend la question posée et y réagit. [5, 6]
Si l'action est invalide car pas liée à une commande, alors l'action est : Luke en profite pour commander un café noir pour se remettre du laborieux décorticage du croissant. [3, 4]
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Passage express(o)
Résolution | @Edmund Dale (OS)
Date | Lundi 7 novembre 2050 – 16h29
Six jours, six heures et vingt-neuf minutes. Est-ce que la période est assez longue pour pouvoir dire que j'ai essayé, vraiment essayé, de m'y faire mais que ce n'est pas fait pour moi ? Il y a simplement trop de gens ici, qui se pensent supérieurs à tout le monde sous prétexte qu'ils ont l'immense honneur de marcher juste en face du magnifique Consilium et de pouvoir prendre un café à côté. Cette ville... Est-ce que je suis déçu que Rhys ait voulu habiter ici ? Absolument. Il y a plein d'autres endroits qui sont moins au plein milieu de... tout. Qui sont plus calmes et qui ne demandent pas de se rappeler de la petite-fille de l'amie de la voisine sous peine de se faire maudire sur les quatre prochaines générations. J'avais juste mis l'Irlande sur la liste noire et il a fallu qu'il choisisse la capitale. « Je crois que j'ai besoin d'une pause. » D'autant que ça ne me dérangerait pas de partir juste avant le rush de fin de journée. Un des serveurs passe à côté et me regarde comme s'il m'était soudainement poussé deux cornes sur la tête. Le gars est totalement excentrique et sociable, il ne peut pas comprendre et je retiens une remarque déplacée quand je vois un client. Tâcler le petit Billy attendra. Bolly. Goby ? Quelque chose comme ça.
Je salue en faisant de mon mieux le nouvel arrivant dont la tête me dit vaguement quelque chose. « Qu'est-ce que je peux vous servir ? » Il n'a pas l'air en très bonne forme alors je me contente de surveiller qu'il n'explose pas en sanglots sur mon comptoir pendant que je prépare son latte. Je suis sûr qu'il va bien, il a juste besoin d'un petit remontant. Je fais léviter le verre jusque devant lui quand une serveuse vient poser devant lui une assiette miniscule avec un croissant qui fait trois fois sa taille dessus en marmonnant un rapide "voici votre commande" avant de retourner servir tous les autres clients qui prennent petit à petit le café d'assaut. Adieu la pause. « Si vous voulez éviter le froid je vous conseille de rester au comptoir. Il n'y aura bientôt plus aucune table de libre. » Est-ce que c'est un des rares clients que je tolère parce qu'il n'est pas hyperactif comme tous les autres ? Peut-être. « Sauf si ça ne vous dérange pas que des gens viennent de nulle part squatter votre table, bien sûr. » Ou peut-être aussi qu'il attend quelqu'un. S'il part il va falloir que je trouve un moyen de fuir par les cuisines ou en transplanant depuis les vestiaires. C'est la solution la moins discrète parce que je serai cramé en deux secondes si je ne ressors pas vite mais au moins je ne me prends pas la tête.
Dé | « Réussite critique »
Variation de popularité | +4 PP
Damon ? Rater quoi que ce soit ? Jamais, voyons.
Dommage que les dés t'aiment bien
Dommage que les dés t'aiment bien
Avatar avec l’indispensable l’insupportable Rahima Ahmadi.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
Passage express(o)
Résolution | @Luke Darcy-Mountbatten (OS)
Date | Vendredi 30 décembre 2050 – 10h00
Je remercie chaque jour depuis 5 jours le ciel que Noël soit enfin passé. Le marché de Noël est bientôt fini et il est hors de question que je recommence l'année prochaine. Je suis censé y être actuellement depuis... trente secondes, mais je retarde mon départ en faisant semblant de récupérer du matériel dont j'aurai éventuellement besoin sur place. De toute façon personne ne se balade là-bas avant au moins 10h30, ils peuvent dormir plus longtemps, eux. Je remets mon manteau avant de faire léviter à côté de moi un carton rempli de tasses propres et de gobelets, je n'ai plus d'excuse pour retarder mon départ, il va falloir que je m'y fasse. Sauf si... je transplane malencontreusement au mauvais endroit et que je me retrouve attaqué au milieu de nulle part. Les gens sur le Chemin de Traverse trouveront bien de quoi boire autre part, non ? Un peu de vin chaud ne fera de mal à personne.
En traversant le café j'aperçois un client qui me fait signe et je tourne la tête pour essayer de voir si Smith est disponible. À l'évidence, non. D'un mouvement de poignet, je referme le carton et le pose près de l'entrée avant de me diriger vers le jeune homme. Je retiens un sourire en voyant le croissant désossé dans l'assiette du plus jeune mais je fais l'effort d'écouter la question qui m'est posée.
C'est... étrangement intéressant. Je ne m'étais jamais interrogé là-dessus et j'en viens à me demander ce que ce client fais comme métier. Ou comme études. « Je dirais que c'est à la fois un outil et une limite. C'est ce qui nous permet d'exister concrètement et d'interagir avec le monde, tout ce qu'on fait passe par lui d'une manière ou d'une autre. On peut avoir toutes les idées qu'on veut, toutes les ambitions qu'on veut, au final c'est toujours le corps qui doit suivre. » Et parfois l'esprit est tellement fatigué que même le corps n'arrive plus à suivre. Mais c'est une autre question et je n'ai pas envie de me rappeler de tout ça.
« En même temps, c'est aussi quelque chose qu'on ne choisit pas vraiment. C'est la seule chose qu'on est obligé de garder toute sa vie. Qu'on l'apprécie ou non, qu'on en prenne soin ou pas, il nous accompagne jusqu'au bout et... il porte les conséquences de nos choix. Je pense que les gens ont tendance à voir le corps comme un reflet de qui ils sont, alors que pour moi c'est surtout une sorte de support. Il raconte forcément quelque chose de nous, mais pas toujours ce qu'on voudrait montrer. Les blessures, les cicatrices, la fatigue, la façon dont on se tient... tout ça finit forcément par laisser des traces. »
Malheureusement. Ou pas. Je reste silencieux quelques secondes, prenant à peine conscience que l'enfant n'est peut-être pas assez grand pour comprendre tout ça. Il doit avoir quinze ou seize ans. Son frère lui expliquera ou il verra de lui-même quand il aura vécu des choses compliquées. « Donc quand je pense au corps, je pense surtout à quelque chose de très concret. C'est notre moyen d'être là, mais aussi le rappel qu'on n'est pas aussi libres qu'on aime le croire. » J'ai l'impression d'en avoir trop dit. Est-ce qu'il est psychomage en réalité ? J'espère que non et de toute façon il ne connaît pas mon nom. J'espère. « C'est une excellente question en tous cas, j'espère que votre projet se déroulera bien. Je serai ravi de suivre votre avancée si vous repassez par ici. » Je récupère mon carton et leur adresse un signe de tête poli avant de sortir par la porte du café. J'appréhende déjà ce que ça va faire de passer à une interaction pareille à des enfants qui se roulent par terre parce qu'ils n'ont pas de marshmallow dans leur chocolat chaud. Un vrai cauchemar, surtout que les parents ont de moins en moins d'autorité au fil des jours.
Dé | « Réussite »
Variation de popularité | +3 PP (pour Luke) et +5 (pour Jacob)
Pardon pour l'attente ! Et un immense merci pour cette question, c'était très intéressant d'imaginer comment Damon réagirait
J'espère que la réponse te convient !
Avatar avec l’indispensable l’insupportable Rahima Ahmadi.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.