Lough Achork La Magizoobotanie

Système utilisé et Carnet d'Observation et d'Interaction de Leta
Lors du rp, Leta est étudiante, a validé ses 7 années à Poudlard (avec l'option Sacm suivie pendant 5 ans) et est en 1ère année de spécialisation FSCM. Calcul de son niveau = Tronc commun (7) + Option Sacm (5) + FSCM année 1 (2) = 14.
Ce post relate la tentative auprès d'un Botruc, Leta n'a aucun bonus avec cette créature. Les calculs ou informations liées seront signalés par l'icône de réglage.


Alyona est en train de répondre à mon projet d'avenir quand mes yeux détecte un mouvement léger sur un arbre derrière son épaule. Aurait-on trouvé une créature par hasard ? Je n'ai donc absolument rien compris de ce qu'a dit ma compagne d'aujourd'hui. Je chuchote : Retourne toi lentement. J'ai cru apercevoir un Botruc derrière toi. C'est le moment parfait de mettre en pratique ce que j'ai appris car je cherchais justement à observer un membre de cette espèce ce matin. Je sors mon appareil photo et m'apprête à capturer l'instant.

Le Botruc [XX] a une Réussite à partir de 8 et un Optimal au dessus de 12. Calcul du score de Leta = 1d6 (3) + Niveau (14) + Bonus (0) = 17 (Optimal). Leta gagne 2 LC avec les Botrucs.

Et clic, mon appareil me sort une image parfaite : le tronc, les rayons du soleil qui percent au travers des feuilles et en star en milieu : la petite créature curieuse. Car en effet, elle nous avait repéré sûrement bien avant nous, ce qui expliquait pourquoi elle nous regardait intriguée.

Je crois qu'on a de la chance, soufflé-je.

Je m'approche doucement. Ce Botruc a vraiment l'air calme et j'en profite pour glisser ma main dans ma sacoche pour y trouver des cloportes. Je tends ensuite ma paume ouverte vers l'animal qui met bien 30 secondes à hésiter avant de finalement attraper rapidement sa nourriture du bout des bras. Je fais un grand sourire, j’ai vraiment de la chance. J’aurai plein de choses à écrire dans mon carnet sur cet évènement, mon cœur bat la chamade mais je suis vraiment calme. J’espère qu’Alyona est aussi fascinée que moi par l’instant présent (bon je me leurre pas : elle a choisi botanique et pas FSCM, mais sait-on jamais). Je me tourne vers elle, rayonnant de joie.

C’est trop cool.

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

Lough Achork La Magizoobotanie
Le chuchotement de Leta me fait l'effet d'un trébuchement. Mes pensées lancées, dirigées vers un sujet sont brutalement arrêtées, tournées dans une autre direction comme une girouette qui suivrait le sens du vent. À quoi pensais-je ? De quoi parlais-je ? Tout m'échappe, le fil me glisse des doigts. Était-ce seulement important ? Si cela l'était, cela ne l'est de toute évidence plus. Seule existe désormais l'idée d'un Botruc derrière moi, qui déjà remue mon imagination, traçant sur de nouvelles feuilles la silhouette de cette créature, jusqu'à ce que mon visage, piqué de curiosité et résolu à la prudente douceur, se meut assez pour me permettre d'apercevoir du coin de l'œil ce petit mais féroce protecteur des arbres, que je crois n'avoir presque jamais vu aussi bien dans son milieu naturel. L'aurais-je remarqué sans Leta ? J'en doute. L'a-t-elle attiré ? L'idée me plaît, me fait imaginer l'étudiante suivie par une forêt de Botrucs qui lui grimpent sur les bras et s'installent dans ses cheveux. Il y aurait là quelque chose de véritablement magique.

La présence de la petite créature me laisse muette, envahie d'émerveillement et de respect. L'arbre sur lequel elle se tient est-il celui qu'elle protège ? Qu'il est étonnant de penser qu'un animal à l'allure si fragile puisse être le bouclier d'un végétal aussi solide ! Il y a presque de quoi croire que la nature se joue de nous, que les arbres sont complices d'une malice attendrissante, laissant à ceux dont la force paraît maigre l'honneur de les défendre. Mais pourquoi n'en auraient-ils pas le droit ? La volonté peut être la plus redoutable des armes à qui la tient fermement.

Le regard toujours tourné vers la petite créature, je n'ai pas articulé un mot depuis que je l'ai distinguée entre les branches. La botaniste que je suis n'est plus habituée à ces rencontres, et c'est presque intimidée que je savoure cet instant, heureuse d'avoir accepté de rejoindre Leta pour cette balade, et d'avoir la future magizoologiste avec moi.

« C'est génial ! » parviens-je à murmurer.

J'observe ensuite l'étudiante, dans son élément, plus à l'aise et audacieuse que je ne le suis, figée dans mon muet étonnement, qui s'avance vers l'animal en tendant la main, lui proposant de quoi grignoter, sans que celui-ci ne recule ou ne s'échappe, apeuré. Est-ce un signe qu'il accepte notre présence ? Merlin, cela me rappelle mes cours de Soins aux créatures magiques ! Je n'aurais jamais crû les revivre de cette manière, mais ce n'est pas pour me déplaire.

Oserai-je agir comme Leta si elle me le proposait ? Non, je ne pense pas, je craindrais trop de voir l'animal s'enfuir en m'approchant ! Ce serait trop de risque pour un moment qui s'annonce déjà éphémère. Est-ce pour cette raison également que je n'ai pas choisi de m'orienter vers les soins aux créatures magiques ? Il y a avec les animaux une incertitude ancrée dans le présent qui contraste avec l'incertitude concentrée sur l'avenir qui occupe la botanique. Ce sont deux matières très différentes, et la voie que j'ai choisi m'apparaît plus évidente et cohérente avec moi-même que l'autre.

Mon visage s'illumine, reflet augmenté par la joie palpable de Leta. Je lui dois cette découverte que je n'aurais pas faite sans elle. Qu'il est intéressant et précieux d'être accompagnée par une sorcière qui s'y connaît dans un autre domaine, qui peut m'apprendre à regarder sous un autre œil ce qui m'entoure ! J'en demeure impressionnée et ravie. Je suis élève d'une matinée, et je m'en sens grandie.

« Quelle chance, oui ! Il paraît presque accessible et peu craintif... Tu en avais déjà vu avant ? Dans la nature, je veux dire, dans un milieu hors des classes, pas avec un professeur ? Je pense que je ne l'aurais jamais remarqué sans toi. »

Les yeux remercient quand les lèvres continuent à murmurer. Mes iris quittent à peine le Botruc, errant quelques fois jusqu'à Leta pour lire sur ses traits. Son bonheur me fait du bien ; partager de telles sensations les rend plus belles.

« Tu penses qu'il protège un des arbres ? Est-ce que tu crois qu'il y en a d'autres ? »

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht

Lough Achork La Magizoobotanie
Le Botruc termine son cloporte à dix centimètres de mes doigts et je retire lentement ma main, de peur qu'un geste brusque ne mette fin à cette rencontre. J'ai envie de sautiller sur place mais je me retiens : ce serait quand même dommage d'effrayer la première créature magique que je réussis à approcher pendant cette sortie. À la place, j'arbore un immense sourire.

Pas vraiment comme ça, non. J'en ai déjà observé pendant mes cours, mais il y avait toujours un professeur avec nous et les circonstances étaient beaucoup plus contrôlées. Là, il est vraiment chez lui et c'est nous qui sommes invitées… tolérées, au moins.

Mon regard retourne vers la petite silhouette dissimulée contre l'écorce. Maintenant que je l'ai repérée, elle me paraît évidente. Pourtant, il suffirait probablement que je détourne les yeux quelques secondes pour la confondre à nouveau avec une brindille.

À la question d'Alyona, j'observe plus attentivement l'arbre. Les Botrucs ne choisissent normalement pas leur demeure au hasard : ils protègent généralement des arbres dont le bois pourrait servir à la fabrication de baguettes. S'il reste aussi proche du tronc malgré notre présence, il doit donc y tenir.

Je pense que oui. Il a accepté le cloporte, mais il n'a pas vraiment quitté l'arbre pour autant. Et si c'est bien celui qu'il protège, son bois doit avoir des propriétés magiques intéressantes. Tu arriverais à reconnaître son espèce ?

Finalement, cette rencontre pourrait nous permettre de réunir nos deux domaines d'étude. Je suis capable d'observer le comportement de la créature, mais Alyona saura certainement remarquer des caractéristiques de l'arbre qui m'échapperaient complètement. Encore faut-il ne pas approcher nos mains de l'écorce : le Botruc paraît paisible, mais ses longs doigts peuvent devenir redoutables.

Je récupère mon carnet sans faire de mouvement trop brusque et griffonne rapidement quelques lignes.

Botruc observé sur un arbre vivant, en milieu boisé. Individu attentif et curieux, peu craintif. Accepte un cloporte après environ trente secondes d'hésitation. Reste à proximité immédiate du tronc malgré notre présence. Probable comportement de protection.

Je relève ensuite la tête et parcours les branches du regard, cette fois avec beaucoup plus de patience. S'il y en a d'autres, je sais maintenant un peu mieux ce que je dois chercher. Mais entre les brindilles, les feuilles et les jeux de lumière, distinguer un Botruc immobile tient presque de l'exploit.

Il pourrait y en avoir d'autres, mais je préfère ne rien affirmer avant de les avoir vus. Avec leur camouflage, on pourrait avoir toute une famille au-dessus de la tête sans s'en rendre compte.

Je baisse à nouveau la voix.

On peut regarder autour du tronc, mais sans toucher à l'arbre.

Je range mon carnet tout en gardant l'appareil photo à portée de main. Mon premier cliché est réussi, mais peut-être aurons-nous l'occasion d'en prendre d'autres si la créature continue à nous faire confiance, à moins que nous ne changions de sujet d'étude ?

Je pourrai te faire une copie de la photo, si tu veux. Et si tu m'aides à identifier l'arbre, on pourrait comparer nos observations après la promenade. Ce serait un vrai travail de magizoobotanie, dis-je en riant.

FSCM - 19 ans - Fille de papier.