11 mars 2026, 20:54
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
... ou une broche cassée



Pas de date précise
Fin d'après-midi, vers 18h, avant le dîner
Mary est en Première Année


Une silhouette droite comme un "i", d'1m45 se tenait solennellement au bout du couloir du deuxième étage. La jeune fille aux longs cheveux noirs affichait un air sombre, concentré. Ses lèvres rosées étaient si fermement closes qu'elles ne dessinaient plus qu'une étroite fente livide. Ses yeux plissés semblaient menaçants et fouillaient les lieux d'un regard calculateur.

La Serpentard tenait contre son flanc gauche le magazine froissé "Tell me", ouvert aux pages consacrées au pirate fourbe Barbe-Sort et avait un petit sac mité en bandoulière d'où dépassaient plume et parchemin. Dans sa main droite, un stock de munitions de bouts de parchemin.

"Personne ne peut se cacher de moi... ", se marmonna-t-elle farouchement, "... cet idiot de Sire Alaric le Flamboyant pensait garder son trésor ?", elle renifla avec dédain, puis afficha une mine outrée, "Il n'a pas compris avec qui il avait affaire !"

Elle pivota soudainement sur elle même, vérifia avec un bref regard hésitant qu'aucune âme n'était dans les alentours puis, rassurée, reprit avec autorité:

" Tous sur le pont, sort-moussaillons ! Le vent de la destinée n'attend pas ! Le trésor est à moi... !"

En réponse, trois boules de poussière roulèrent devant elle. Elle fit de nouveau face au long couloir, brandit son magazine, où était coincée une demi-page d'un de ses parchemins. On pouvait y voir un gribouillis de plan, des flèches, des points d'interrogations et puis les premiers mots : « Loi n°1 de Barbe-Sort : Celui qui possède la carte possède les vents. ».

Elle hocha la tête fermement, baissa le bras qui tenait le magazine pour lever sa main droite. Elle laissa échapper trois petits bouts de parchemin qui, lentement, doucement, voletèrent comme des Augureys à travers le couloir. Les yeux de Mary devinrent exorbités, excités à la vue des papiers qui volaient tantôt vers le haut, tantôt vers le bas. Un rictus victorieux s'étira sur ses lèvres.

"Cap au Nord-Tableaux !", déclara-t-elle avec jubilation, son bras droit tendu vers les bouts de papier qui s'éloignaient d'elle.

La Capitaine Schwarzelf et son équipage imaginaire mirent le cap sur l'inconnu, vents en poupe, de l'or plein la tête.

#733434
Mary n'est pas inscrite dans la chronologie.

12 mars 2026, 15:59
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
Pour changer des habitudes prises en début d'année, j'étais allée essayer de travailler dans la salle d'étude. A l'exception de la variété des couleurs des robes que je n'avais l'habitude de voir que dans les salles de cours, ce n'était finalement pas très différent. J'y retournerai sans doute à l'occasion, ce n'est pas désagréable de travailler avec d'autres camarades que les habitués du coin d'études de la salle commune. La vue par les fenêtres est différente aussi, moins intéressante je trouve.

Il était temps de remonter tout en haut de la tour déposer mes affaires, peut-être faire un petit jeu pour me changer les idées et redescendre pour le repas. J'étais plongée dans mes pensées qui tournaient autour du prochain entrainement quand des murmures difficilement compréhensibles attirent mon attention.

Un trésor ? Qu'est-ce que Maeline a encore trouvé ?

Je me rapproche sur la pointe des pieds de l'endroit dont semble émaner les murmures que j'ai entendus. Je jette un coup d'œil pour voir disparaître le talon d'une chaussure que je ne peux évidemment reconnaître.

"Cap au Nord-Tableaux !"

Je ne reconnais pas nettement la voix, j'ai un doute même, mais peut-être déguise-t-elle sa voix pour sa nouvelle mission. Je me rapproche de l'angle du couloir où je l'ai vue disparaître en m'annonçant à haute voix.

— Kunoichi c'est toi ? Tu joues à quoi cette fois avec le chevalier ?

Je tourne le coin pour découvrir, erreur sur la personne, que ce n'est pas là la fille que j'imaginais.

@Mary Schwarzelf

12 ans - 2e RP

12 mars 2026, 21:32
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
Alors que le soir tombait, Soline sorti de la salle d'étude, et s'étira longuement. Elle avait bien travaillé, et avait déjà faim, vivement le dîner !
Alors qu'elle traversait le couloir en sautillant, le sourire aux lèvres, elle tomba sur une scène bien étrange. Une Serpentard se tenait au bout du couloir, des bouts de parchemin dans les mains. Intriguée, la jeune Serdaigle décida que le repas attendrait encore un peu, et c'est donc sa curiosité qui l'emporta. Visiblement c'était une bonne décision, parce que, entre deux marmonnements aux propos étranges sur un trésor, la brune jeta ses parchemins qui... flottaient ?

- Cap au Nord-Tableau! s'écria l'inconnue

Soline sursauta, surprise par l'exclamation. Se prenait elle pour une pirate? Ça s'annonçait intéressant.

Mais qu'est-ce qu'il se passe, ici?

Ni une, ni deux, Soline s'élança à la suite de cette drôle de fille, et de ce mystérieux Alaric le Flamboyant. Des aventures ? Elle n'attendait que ça, pas question de manquer cette occasion...on or !

- Attend, je vais t'aider à découvrir ce trésor!

Il ne devait pas y avoir assez de mystères, puisque, tournant à l'angle, Soline tomba nez à nez avec celle qui devait être la deuxième prétendante au titre de Poursuiveuse De La Drôle De Serpentard, qui, elle aussi, disait des choses bizarres.

-Enchantée, moi c'est Soline, apprentie chasseuse de trésor, il semblerait! dit elle en tendant la main à ces deux premières années.


#b65ecf

14 mars 2026, 21:00
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
Le Capitaine Schwarzelf se figea net. Deux voix. Dans son Passage des Noyés.

Était-ce les sirènes des Récifs Embrumés qui tentaient de l'attirer vers le fond ? Ou un sortilège de Sir Alaric pour protéger son butin ? Dos aux intruses, elle leva une main autoritaire pour capter l'attention de ses larbins imaginaires.

"Halte sort-moussaillons ! Des sirènes au Sud tentent de nous semer!", s'écria-t-elle, alerte, "Jetez l'ancre !"

Elle redressa ses épaules, raide comme un mât. Sir Alaric ne l'intimiderait pas avec des tours de passe-passe. Elle enroula son magazine Tell Me avec une précision militaire, l'utilisa comme longue-vue et pivota lentement.

Sur les rochers des Mords-Pieds, deux silhouettes. Mary plissa les yeux, ajustant sa focale de papier. Pas des sirènes. Juste deux semblables, à peu près de son âge. Elle vira sa longue-vue vers leurs robes : du bleu. Des Serdaigle.

Le visage de la Serpentard changea instantanément. La méfiance fit place à une moue délicieusement maligne. Elle leva le nez, les toisant comme si elle inspectait une cargaison d'aiglefins douteux. Elle s'approcha d'un pas feutré des Serdaigle. L’une tendait la main, l’autre l’appelait par un nom ridicule.

" Dites-moi... est-ce que toute la Tour des Serdaigle a décidé de migrer ici ou est-ce que j'ai activé un sortilège d'attraction sans le vouloir ? "

Elle secoua la tête avec un « tsk-tsk-tsk » plein de pitié. Le temps tournait, le trésor ne pouvait attendre des bulots à diplômes.

" Intéressées par mon navire, Novices à bec de plumes ? Il y a un prix pour monter sur mon pont... Votre silence absolu face aux Corsaires de la Couronne — les préfets, pour celles qui ne suivent pas — et vos cerveaux. Si on tombe sur une énigme tordue ou un verrou ensorcelé, c'est vous qui ramez ! Je déteste perdre mon temps avec la technique. Alors, on signe, ou vous retournez faire vos devoirs, Apprentie-Soline et Apprentie-Inconnue-au-bataillon ? "

Sans attendre, elle lança de nouveau une poignée de confettis de parchemin en l'air. Ils flottèrent à travers le Passage des Noyés avant d'aller se loger pile dans la visière de l'armure géante qui gardait le couloir. Au pied de la carcasse de fer, deux objets reflétaient la lumière des torches.

" AH ! », s'exclama-t-elle, les yeux brillants de cupidité.

Elle fit trois pas de côté, se remettant "à bord" de son navire imaginaire, à mi-chemin entre le danger et les bleues. Elle fronça les sourcils, observant le métal brillant.

"Étranges, ces objets... " Elle se tourna vers les deux filles, les désignant d'un geste impérieux de son magazine. "Sont-ce de vrais trésors ou juste des pièges de Fangieux à lunettes posés par ce crétin d'Alaric. Ne restez pas plantées là comme des algues ! Moi, je surveille vos arrières..., dit-elle en faisant mine de vérifier quelque chose dans ses notes, Le Code interdit au Capitaine de se mettre en danger quand il a des spécialistes sous la main !"



Loi de Barbe-Sort n°12 :
« Un bon capitaine ne met jamais ses bottes là où il ne voit pas le fond. Il laisse toujours les coeurs-tendres vérifier si le sol ne va pas lui croquer les orteils... c'est ce qu'on appelle la stratégie navale. »

#733434
Mary n'est pas inscrite dans la chronologie.

14 mars 2026, 23:54
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
La jeune Serdaigle se raidit un instant, elle était à mi-chemin entre l’agacement devant cette fillette hautaine, et l’amusement face à la situation proposée. Mais bon, c’était elle qui était venue la chercher, alors elle mis de côté ses préjugés et sauta à pied joint dans le jeu. Il y aurait plein d’autres moments pour se chamailler, si besoin !

- Bah, qui a dit que le bleu et le vert n’allaient pas ensemble ?

En haussant les épaules, elle lança d’un air de défi :

- Je serai muette comme un aigle, serpent marin. Pour le cerveau, j’ai jamais dit que le mien était fulgurant, mais trop tard, ton offre est faite. Alors je marche, mais à deux conditions : un, le partage du trésor : celle qui le trouve à 50%, les deux autres 25%.

Elle leva un doigt qui se voulait faussement menaçant et ajouta:

- Deux, Serdaigle est en surnombre, alors prend garde à toi capitaine-tyran… Sur ce, merci d’accueillir comme il se doit votre maitre-timonière, et à l’abordage !

Aussitôt dit, aussitôt fait, Soline sauta le bastingage imaginaire, tangua un instant, s'adaptant au roulis supposé du bateau, avant de hisser une voile tout aussi fictive.

- Ah oui, j’oubliais, c’est quoi ton nom ? Je vais pas t’appeler « toi » pendant toute l’excursion, et « capitaine » n’aura qu’un temps…

Puis, reprenant son rôle, elle pris le magazine-longue-vue des mains de sa propriétaire et observa à son tour l’objet de convoitise.

- Voyons voir… Mmh… Je crois bien que… notre capitaine devrait s’acheter des lunettes ! Il s’agit vraisemblablement d’une petite cuillère. Et pour l’autre, on devrait manœuvrer pour approcher le navire, c’est trop petit pour cet outil de seconde main, dit-elle en brandissant le journal.

Elle le lança vers celle à qui elle l'avait emprunté, puis se tournant vers l’autre Serdaigle, restée en retrait, la fillette lança dans un grand sourire :

- Tu viens ? S’il y a un point sur lequel je suis d’accord avec la Serpentard, c’est que le trésor ne va pas se trouver tout seul, surtout si Alaric-machin a mis des pièges. Et puis, je ne suis pas non plus contre le fait d'apprendre ton nom, tant qu'à faire!

Et elle se mit à la barre invisible de l'invisible navire, dirigeant résolument l'embarcation vers ce mystérieux trésor qu'elle aussi, à présent, désirait.

15 mars 2026, 14:12
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
Ma moue d’incrédulité se mue en sourire franchement amusé en découvrant que c’est une Serpentard de mon âge qui se livre à... un jeu je suppose ou y a-t-il véritablement un trésor dans cette partie de l’école ? Ça ne m’étonnerait pas tant que cela vu tout ce qu’il y a de franchement bizarre entre ces murs. On ne sait pas ce qu'il se passe la nuit dans ces couloirs qui nous sont interdits, après les rondes des préfets. Je sais qu'il y a des élèves qui s'aventurent dans des explorations nocturnes en dépit des rondes. Je pense quand même que c’est surtout un jeu et ça me rappelle l’expédition contre le bureau du concierge qui avait débuté ici aussi. Ce serait vraiment bête de perdre une occasion de s’amuser pour retourner faire des devoirs.

— Capitaine hein ? Vous avez face à vous une fille de l'air. J'ai des yeux d'aigle, je vis en haut d'une tour d'où je contemple le monde. Le nid de pie sera mon domaine sur votre bateau, je guetterai les mauvais grains et les îles aux sirènes.

Et surtout, je garderai un œil sur ce capitaine. Mieux vaut m'assurer que ce n'est pas un marin d'eau douce qui s'aventure sur des eaux traîtresses trop périlleuses pour lui. Je bondis sur le rebord d'une fenêtre puis me hisse debout, comme la vigie en haut de son mat.

— C'est en ces lieux que j'ai reçu jadis le nom de Takoyaki (bon, celle qui l'a donné ce nom était un peu givrée je crois et je me demande encore où elle l'a trouvé) mais vous pouvez m'appeler par mon nom, Elisabeth.

@Soline Hinman et @Mary Schwarzelf

12 ans - 2e RP

16 mars 2026, 22:18
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
Une... mutinerie ? Sur son pont ? La Capitaine toisa, sidérée par le culot, l'Apprentie-des-Bas-de-Cales-Soline tenter de l'entourlouper. Elle scruta la bleue comme s'il lui poussait une barbe de tentacules de Fangieux. Le pompon sur le tricorne était qu'en plus, elle venait de lui chiper sa longue-vue ! Après un long silence d’aberration, elle éclata d'un rire si tonitruant qu'elle finit par en tousser ses petits poumons de strangulot asthmatique :

"La Bièraubeurre vous a rendue ivre ou le roulis vous embrume le cerveau !" hoquète-t-elle, la voix enrouée. "Sur ce navire, le Capitaine prend la part du Lion de mer. Pour vous, ce sera 10%... et l'honneur de ne pas finir en pâtée pour Calamar Géant !"

Avec une moue de réprobation exagérée, elle récupéra SA longue-vue et donna un coup de papier sur la tête de la rebelle, comme si elle était en train de fâcher un enfant de quatre ans.

"Continuez donc de tenir la barre au lieu de dire des bêtises plus bêtes qu'un boullu à bulles", lança-t-elle avec condescendance,"Et très bien la Vigie ! Voilà une sort-moussaillon qui ne craint pas d'être transformée en cible-à-sorts ! On vous appellera Poulpe-Grillé désormais !",

La fine équipe, ragaillardie par ses ambitions, mit le cap vers l'armure. Mary laissa un "Ooohhh" de convoitise en voyant le butin qui brillait sous les torches vives : un vieux sifflet ainsi qu'une mornille rouillée et poussiéreuse.

Alors qu'elle allait s'emparer de cet extraordinaire artefact, le calme du Passage des Noyés fut terriblement déchiré par un vacarme métallique à en réveiller les Fondateurs. Mary braqua sa longue-vue vers le Chevalier des Abîmes comme s'il s'agissait d'un sabre, bondissant en arrière... Il était en train de s'ébrouer avant de se gratter paresseusement son flanc gauche.

"ALERTE ! Le navire est attaqué !"

Le courant d'air créé par le mouvement de ses aisselles métalliques fit décoller puis voleter certains confettis précédemment coincés. Les yeux de Mary se braquèrent sur leur trajectoire. Dans ses élucubrations paranoïaques, elle ne prêta nulle attention à un curieux objet qui venait de s'échapper du manche du Chevalier des Abîmes et qui roulait avec un léger tintement jusqu'aux pieds des deux Serdaigle.

Capitaine Schwarzelf lança encore des confettis de parchemin. Hah ! Elle avait raison ! Elle les scruta une nouvelle fois, méfiante, prendre leur envol vers l'autre bout du couloir, voletant particulièrement près d'un haut tableau sombre.

"Cible repérée à tribord ! Un espion d'Alaric !... Vigie ! Apprentie-Poulpe-Grillé ! s'écria-t-elle avec une voix qui créait un affreux écho, "Est-ce que le passage est libre ? Apprentie-Bulot-des-Coffres, tenez-vous prête à virer de bord à son signal !"



Loi de Barbe-Sort n°4 :
« Un marin sans surnom est comme un navire sans pavillon : il n'existe pas.
Celui qui conteste le nom offert par son Capitaine finira en friture pour le petit-déjeuner. »

#733434
Mary n'est pas inscrite dans la chronologie.

18 mars 2026, 12:09
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
Soline ouvrit des grandes billes, ne sachant trop comment réagir : non contente de l'insulter, voilà qu'elle lui tapait sur la tête, comme un grand-père le ferait pour un petit enfant irrévérencieux ! Irrévérencieuse, ça oui, mais ce n'est pas comme si la Serdaigle était la seule à l'être. En parlant de Serdaigle, Elisabeth, puisque c’était son nom, s'était bien gardée de prendre son parti… Eh, entre élèves de la même maison, il fallait se serrer les coudes !

Mais, si elle n'avait pas le venin propre aux Serpentards, elle avait d'autres qualités bien utiles. A cette pensée, elle se fendit d'un sourire digne d'Anya dans spy x family, et ravala la pique qu'elle s'apprêtait à lancer. Une fois n'est pas coutume.

- Mmmh... Elle toisa la "capitaine" avec son meilleur regard en biais, et décida que ça lui suffisait pour passer à la suite.

Et à propos de suite, en voilà une ! La statue, gênée par les papiers coincés dans son casque, bougeait pour s'en défaire, et entrainait par là des mouvements d’air, qui devenaient, dans l’imagination fertile des enfants, une formidable tempête faisant tanguer le navire. L’armure était un ennemi effroyable qu’il fallait fuir à tout prix !

Mais alors qu’elle s’apprêtait à virer de bord, elle remarqua un éclat, un petit objet rond tombé de l’armure reflétait la lumière des flambeaux. Soline se pencha, c’était un vieux monocle rayé. Le voilà son super trésor ! Elle le glissa soigneusement dans sa poche avant de reprendre son rôle.

- Vite ! Tribord toute, ou nous allons passer par le fond !

Et, sans attendre la réponse de la vigie, elle pivota sur les talons, changeant de cap d’après les indications de la brune, visant un tableau que les petits papiers semblaient désigner.

23 mars 2026, 23:29
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
Que que quoi qu'est-ce ? Dix pourcents. Dix pièces pour cent trouvées. Qu'est-ce que c'est que ces lois de la piraterie ? La générosité du capitaine confine à la duperie. Une interlope entourloupe que je dis. Je prendrais alors dix pourcents des coups, tout le reste au capitaine. A ce tarif là, on ne parle plus de moussaillons, plutôt de mousses en haillons. Oh misère. Oh malheur.

Le petit jeu théâtral et totalement loufoque me fait sourire et presque rire si les deux filles n'étaient pas à ce point impliquées dans leur personnage. Je dois avoir l'air complètement ridicule perchée sur ma fenêtre mais non, il faut savoir voir au-delà des apparences.

— Non, non, trop tôt. Il faut carguer les voiles du mât de misère. On passera avec la grande vague qui arrive. Je la vois venir.

Je raconte un peu n'importe quoi, des choses que j'ai entendues dans un dessin animé je crois. Peu importe si ça ne veut rien dire, l'important c'est que ça fasse vrai et que les autres y croient.

— Attendez... Attendez... Voilà, la lame arrive, par bâbord arrière. Elle arrive vite. On va gîter mais elle peut nous porter. La manœuvre à vous capitaine.

Je fais mine de m'accrocher des deux bras à mon mât, attendant la déferlante qui ondule en s'élevant tellement haut.

@Mary Schwarzelf et @Soline Hinman

12 ans - 2e RP

25 mars 2026, 11:22
 LIBRE  Un gallon pour un empire...
Le navire du Capitaine tangua si férocement au grès des manœuvres de flibustier de Bulot-des-Coffres que l’héritière de Barbe-Sort était à un Kraken près de finir par dessus bord. Au fond de sa bouche, un goût salé commença à aborder ses papilles, la faisant grimacer de dégoût. Le vacarme métallique du vent contre ses voiles fouettées rendait très difficile de comprendre Poulpe-Grillé et ses avertissements tant ses mots étaient déchiquetés par le Chevalier des Abîmes. Malgré tout, elle relaya tous ses avertissements, sentant le pont onduler et se dérober sous ses pieds comme s'il était couvert de mousse de mer, alors que le navire virait une nouvelle fois Les yeux écarquillés de terreur par l'immense lame qui allait les aspirer dans les fonds du Passage des Noyés, Mary se tourna brusquement vers Bulot-des-Coffres et Poulpe Grillé :

"ACCROUPIS TOUS OU ON VA SE FAIRE GOBER !", ordonna-t-elle brusquement, ses mains devenues blanchies par la force de sa poigne autour de son magazine roulé, maintenant devenu un des mâts de son redoutable navire.

Une fois le choc de la fin du monde absorbé grâce à une manœuvre complètement folle de Bulot-des-Coffres, le vaisseau finit par jeter l'ancre devant un haut portrait. Mary prit quelques instants pour reprendre son souffle, ses mains appuyées contre ses genoux qui flageolaient encore par l'effort Poséidionnien qu'elle venait de fournir.

"Jetez l'ancre sort-moussaillons ! Nous allons enfin mettre pieds à terre !", décréta-t-elle en se redressant avec une élégance somme toute relative, son visage encore pâle.
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Image
Prenant les devants, elle se planta devant un haut portrait, au bout du Passage des Noyés, où l'on pouvait clairement scruter un homme à la barbe aussi longue qu'une échelle de corde. Son regard pesant passait d'une jeune fille à l'autre, clairement dubitatif. Mary lui retourna un regard noir menaçant, lui faisant comprendre qu'elle n'avait pas peur de son chapeau pointu. Sous le portrait se trouvait un petit écriteau "Sir Barnaby Highstep, digne architecte de Poudlard". Ah ! Un subordonné de cet Alaric ! Elle toucha délicatement un autre écriteau, juste en dessous du premier,comme si elle cherchait à éviter de déclencher un piège. Ses yeux conquérants lurent les premières lignes. Une nouvelle grimace tordit son visage. Une énigme... par Barbe-Sort!

"Silence dans les rangs !", à l'attention de ses sorts-moussaillons fantômes, "Bulot-des-Coffres, Poulpe Grillé, ce stupide verrou nous mènera vers notre prochaine destination. Je vais vérifier l'état de la peinture du navire... un Capitaine ne perd pas son temps !"
-



Loi de Barbe-Sort n°73 :
« Un Capitaine ne lutte pas contre la quincaillerie des portes.
Sa priorité première est que son navire soit à la hauteur des colliers de la couronne. »


Reducio
Énigme
@Elisabeth Swanmere@Soline Hinman:


Vous pouvez monter sur mon pont,
Mais votre point d'arrivée ne sera peut-être pas bon.
Je change de cap sans jamais quitter le sol,
Gare à ceux qui n'ont pas de boussole !

#733434
Mary n'est pas inscrite dans la chronologie.