Des étoiles plein la vue
Christopher lève les yeux au ciel d'un air dramatique. Il allait répliquer qu'il ne faisait jamais de promesse en l'air, mais le garçon se lève et Christopher comprend que l'atelier touche à sa fin. Il se redresse et lui fait un geste du menton, un petit sourire soulevant le coin de sa bouche.
« Matthew Warren, moi c'est Christopher et je n'oublie jamais rien. Rendez-vous dans cinq ans. »
À son tour il lui fait un clin d'œil, qui ne sera peut-être pas vu puisque le garçon rassemble déjà ses affaires.
Christopher s'étire avant de se lever. Il range correctement la chaise sous la table, récupère Saturne et jette un coup d'œil autour de lui : où est passé le sorcier qui doit ensorceler sa boule ? Autant que le rendu final soit tape à l'œil s'il doit afficher cette chose au Pitiponk.
Avant d'aller rejoindre le rejoindre, Christopher slalome entre ses tables pour retrouver sa nièce. Celle-ci a les cheveux recouvert de peinture, les mains dans un état déplorable et que dire de sa jolie petite robe blanche ? Elle lève les yeux vers lui avec un grand sourire qu'Annabelle aurait qualifié de démoniaque.
« Eva, tu as tout fait exactement comme il le fallait, » lui dit-il fièrement tout en prenant soin de se tenir loin d'elle pour ne pas être salit par la peinture.
______
@Matthew Warren, je pense que c'est terminé pour moi aussi, normalement ! La réplique, ce sera pour dans cinq ans. Merci beaucoup pour cette péripétie, j'ai beaucoup aimé !
Cinaed, Chris passera te voir ensuite pour l'ensorcellement, mais il ne s'attardera pas.
Adélaïde, merci beaucoup de nous avoir permis de terminer ! Rendez-vous à la Fausse Danse.
« Matthew Warren, moi c'est Christopher et je n'oublie jamais rien. Rendez-vous dans cinq ans. »
À son tour il lui fait un clin d'œil, qui ne sera peut-être pas vu puisque le garçon rassemble déjà ses affaires.
Christopher s'étire avant de se lever. Il range correctement la chaise sous la table, récupère Saturne et jette un coup d'œil autour de lui : où est passé le sorcier qui doit ensorceler sa boule ? Autant que le rendu final soit tape à l'œil s'il doit afficher cette chose au Pitiponk.
Avant d'aller rejoindre le rejoindre, Christopher slalome entre ses tables pour retrouver sa nièce. Celle-ci a les cheveux recouvert de peinture, les mains dans un état déplorable et que dire de sa jolie petite robe blanche ? Elle lève les yeux vers lui avec un grand sourire qu'Annabelle aurait qualifié de démoniaque.
« Eva, tu as tout fait exactement comme il le fallait, » lui dit-il fièrement tout en prenant soin de se tenir loin d'elle pour ne pas être salit par la peinture.
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@Matthew Warren, je pense que c'est terminé pour moi aussi, normalement ! La réplique, ce sera pour dans cinq ans. Merci beaucoup pour cette péripétie, j'ai beaucoup aimé !
Cinaed, Chris passera te voir ensuite pour l'ensorcellement, mais il ne s'attardera pas.
Adélaïde, merci beaucoup de nous avoir permis de terminer ! Rendez-vous à la Fausse Danse.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Des étoiles plein la vue
La péripétie touche donc à sa fin. Merci à vous pour cette jolie lecture que vous nous offrez !
Considérez que les planètes fabriquées ont pu être ensorcelées selon votre souhait. Adélaïde étant ravie d'avoir pu interagir avec certains (malgré un manque d'entrain en particulier) et fière de voir de jolies têtes se prêter à l'activité proposée, vous gagnez tous 5PP, que vous pouvez dès à présent demander dans le sujet de Popularité auprès d'Adélaïde.
@Christopher Hangoover, @Adeline Sgaeyl, @Alizée Melrose, @Matthew Warren, @Summer Jenkins.
Des étoiles plein la vue
13 avril 2051, 14h • Rez-de-chaussée
Dans le cadre du parcours : Les piliers de la nouvelle astronomie
Dans le cadre du parcours : Les piliers de la nouvelle astronomie
•________________________•PROMETHEUS•________________________•
Repousser les limites

OWEN GOLDFINCH
29 ans, Guide à l'Astronarium
#4D5837
Repousser les limites

OWEN GOLDFINCH
29 ans, Guide à l'Astronarium
#4D5837
| ••••••••••• | Aujourd'hui, comme tous les jours depuis bien trop longtemps pour qu'il puisse s'en souvenir, Owen Goldfinch patienta à l'entrée du musée, juste derrière le guichet d'accueil. De la même façon que le reste de l'équipe, il revêtait son fidèle trois pièces gris. Néanmoins, si l'ensemble du personnel se devait d'adopter la tenue professionnelle, chacun avait sa façon de l'arborer, et ce n'était certainement pas la directrice qui allait leur en empêcher. Ainsi, le métis avait soudé à sa veste ce qui s'apparentait à des boutons de manchettes aux armoiries de sa famille. Les six petites pièces dorées au total —3 sur chaque manche— scintillaient sobrement sur le tissu élégant du vêtement. On retrouvait également une pince à cravate assortie, accrochée sur la fameuse étoffe rouge, qui ne manquait pas de ressortir, mise en avant par la sobriété colorée du reste de l'habit. Le gallois avait pour habitude de se couvrir de bijoux, ainsi, pour compléter la finesse des ornements de son uniforme, il avait enfilé, sur chaque doigt, des bagues au métal similaire, et, sur chacune de ses oreilles, 3 anneaux discrets. Ses cheveux, quant à eux, avaient été ramenés en arrière en un chignon rapide, qu'on soupçonna qu'il avait fait à l'arrache quelques minutes avant de rejoindre son poste de travail. Quelques-unes de ses mèches vertes ruisselaient encore le long de son visage calme —le reste du personnel avait finit par s'y accommoder—, tous, sauf Edan Sow, qui, comme il s'usait à le répéter « n'avait jamais vu aussi peu de professionnalisme en 11 ans de métier en musée ». Mais Owen n'en avait que faire, et c'était avec fierté qu'il déambulait dans les salles de l'édifice, le menton haut, fanfaronnant, arborant ses belles boucles couleur menthe. Certains de ses collègues mettraient leur main à couper qu'il s'adonnait même à des petites moues enfantines, dans le dos du conservateur, « pour le fun ». Mais peu importait, car l'énergie et la passion du garçon plaisaient bien à Adélaïde, qui, pour rien au monde, ne se permettrait de le licencier pour si peu. Son regard vif qui courrait à travers les pièces, comme si un élément d'une des collections les plus précieuses et valorisées allait s'enfuir avec ses petites jambes lorsqu'il avait le dos tourné, lui était également bien typique. Le jeune homme, ancré dans le sol de l'entrée comme une statue qu'on aurait déposé là il y a fort longtemps, attendit l'arrivée de son groupe de visite. À force de proposer cette dernière, la thématique devenait routine, le parcours, aussi bête et simple qu'un aller-retour dans sa propre maison, et les questions posées, aussi prévisibles qu'une crise de la directrice lorsqu'elle perdait un bijou. Ainsi, si, les premières fois, le garçon n'avait pu dissimuler ses notes derrière son dos, désormais, la nécessité de morceaux de papier contenant les axes phares de sa présentation était devenue aussi utile qu'un Umbrella sous un soleil d'été. Alors, il demeura ainsi, de marbre, silencieux, les mains croisées derrière son dos, le menton haut, et les traits souriants, jusqu'à l'heure indiquée sur le panneau des créneaux des visites. Il salua les premiers venus d'un calme « Bonjour », de sa voix douce et professionnelle, et entreprit de discuter du temps qu'il faisait et des conditions de voyage de ses protégés pour l'heure à venir, en attendant les quelques potentiels retardataires. Lorsque ces derniers eurent rejoint le petit groupe, il émit un petit rire de satisfaction, et, subitement, s'activa comme un robot sur lequel on aurait appuyé "ON". « Bonjour à tous, et bienvenue au Musée Sorcier d'Astronomie ! » Il illustra sa parole d'un geste de la main qui désigna l'entièreté du bâtiment. J'espère que vous avez tous fait bonne route ! Je suis Owen Goldfinch, et je serai votre guide pour la visite à venir. » Le sorcier fit une rapide révérence, la main droite plaquée contre son cœur en un geste de respect. « Avant de débuter notre immersion dans le merveilleux monde de l'astronomie et de ses secrets, j'aimerais rappeler les règles suivantes : comme énoncé sur le petit fascicule qui vous a été confié à l'accueil —J'en ai quelques-uns en rab si besoin—, je vous demanderai de bien vouloir épargner les éléments exposés de votre toucher, même délicat : certains d'entre eux sont âgés de plusieurs siècles, il serait donc malencontreux pour leur conservation qu'une main humaine les effleure. Comme on le dit bien souvent, on ne touche qu'avec les yeux ! Expliqua-t-il à voix haute, d'un ton enjoué, afin que l'ensemble du peloton puisse entendre les consignes à respecter. De plus, nous allons parcourir plusieurs salles du musée, où se tiennent d'autres visites : je vous prie donc de maintenir un volume sonore raisonnable, pour la tranquillité de tous les visiteurs. » Owen n'avait pas trop espoir : après tant d'années à accompagner des groupes d'amateurs, il avait appris qu'il ne fallait jamais baisser la garde. Un petit chenapan à la voix tonitruante se cachait régulièrement au milieu des têtes innocentes. Il les avait à l'œil. « Toutes les questions sont évidemment les bienvenue ! Rassura t'il avant de jeter un coup d'oeil furtif à sa montre. 14h tapantes. Pile à temps. Bien. Il fit un demi-tour gracieux sur ses talons, en direction de l'intérieur du musée. Ceci étant dit, nous allons pouvoir débuter la visite. » Il invita le groupe de visiteurs à le suivre, afin d'emprunter les escaliers menant au premier étage. « Le parcours des piliers de la nouvelle astronomie, reprit-il en marchant à reculons, pour faire face à son public, se divise en trois grandes parties. Tout d'abord, nous allons faire un focus sur les figures emblématiques de l'astronomie actuelle. Nous évoquerons évidemment des noms plus anciens, pour le contexte, mais resterons néanmoins tournés vers la période qui suit l'Antiquité. Dans un second temps, nous évoluerons vers les inventions matérielles de ces pionniers de l'astronomie moderne, puisque nous avons la chance —et l'honneur— de détenir en ces lieux plusieurs modèles —originels, pour certains— des conceptions phares de nos figures créatrices. Un petit rictus fier se dessina sur les lèvres rosées du guide. Enfin, si le temps nous le permet, nous finirons par une petite activité surprise. Des questions ? » Un sourire radieux s'étira sur le visage du métisse, dévoilant deux superbes rangées de dents blanches. Owen était impatient de commencer. |
••••••••••• |
Votre post doit contenir au minimum 110 mots, sans limite maximum.
Les règles relatives aux RPG et à l'utilisation des PNJs s'appliquent ici.
Vérifiez que votre personnage peut être présent sur les lieux à cette date.
N'hésitez pas à consulter la présentation de l'Astronarium afin d'éviter les incohérences, et si vous souhaitez obtenir des informations précises sur les lieux ou sur les tarifs de visite !
Des résolutions auront lieu régulièrement afin d'interagir avec les participants.
La péripétie est ouverte à tous !
Prochaine résolution officielle le 20 avril
Des étoiles plein la vue
-"Mais pourquoi tu m'as emmené làààààààààà ?"
-Parce qu'il faut sortir dans la vie poussin. Et que ta cousine préférée a envie de voir cette exposition." me dit Yaara en refermant la porte derrière moi. Et en zieutant le guide aux cheveux verts avec un haussement de sourcil et un sourire appréciateur.
-"Yaara." je la regarde avec un air sceptique. "Tu zieutes. Et t'es vraiment pas discrète."
-"La ferme, poussin. Il est beau." elle rit. "Bonjour, monsieur." dit-elle au guide avec un grand sourire, qui dévoile ses dents blanches.
-"Bonjour Monsieur !"
Quand il se présente, Yaara répète son nom d'un air appréciateur.
-"Arrête ça... Si ça se trouve, il aime les garçons."
-"Pfffftttt... Arrête de raconter des bêtises et écoute ce que dit le beau monsieur, poussin." elle me dit en riant.
133 motsElam arrive avec sa cousine, qui mate sans gêne Owen (@Adélaïde Brennen)
Amène toi @Alaric Blackwood
anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
E.T. - et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde - Elam Airlines
E.T. - et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde - Elam Airlines
Des étoiles plein la vue
Une main tenant fermement celle d'Adeline et l'autre, le fascicule distribué à l'entrée, Cinaed se sentait comme un papa en vacances scolaires. Techniquement, il l'était presque à 100% si on oubliait le léger détail de la génétique. Parfois, même, il se sentait l'âme d'un voyageur et observait avec une réelle attention les guides touristiques et cartes routières qu'il croisait dans les magasins. Et alors, seulement à cet instant, il se sentait soudainement très vieux et terriblement responsable. Trop pour continuer à s'appeler Cinaed Wallace, alors il reposait les guides et cartes et continuait son chemin dans les rayons pour aller s'acheter des nuggets en forme de dinosaure dont les moldus raffolaient et qu'Adeline vénérait pratiquement quand elle mangeait chez lui.
Mais aujourd'hui, il n'était pas question de nuggets mais bien d'une visite de musée. Cinaed était venu chercher l'enfant chez son frère quelques heures plus tôt, s'était pratiquement battu avec le jeune homme - ils commençaient à s'apprécier (ou au moins à se supporter) lentement mais sûrement, bien que ce ne soit pas encore au beau fixe - avait vaincu et était reparti avec son butin sous le bras. Butin qui sautillait à ses côtés, faisant balancer son bras à la manière d'un pantin désarticulé.
L'ébéniste observa sa charge avec un regard doux et lui fit un petit sourire avant de la tirer vers le reste du groupe pour la visite. Une fois sur place, il fit un signe de tête au jeune homme en face d'eux, et se permis quelques secondes d'observation. Adélaïde parlait parfois de lui, et surtout en bien. D'ailleurs, c'était elle qui lui avait conseillé cette visite quand il lui avait annoncé vouloir faire quelque chose avec Adeline. Cinaed était ravi de l'idée, d'ailleurs, puisqu'il commençait lentement à en manquer. Il s'était fait un point d'honneur à sortir Adeline dès qu'elle rentrait chez elle pour les vacances, histoire de lui offrir quelques bons souvenirs et l'enfant était toujours ravie, même quand ils ne faisaient rien de fou.
Malgré tout ça, une ombre planait dans son esprit et rendait de plus en plus difficile le fait de la regarder dans les yeux. La fin de l'année approchait et avec elle arrivaient plus de démarches, plus de rendez-vous avec son frère. Et tout ça dans le seul et unique but qu'elle ne retourne pas sous la garde de sa mère au début de l'été. L'écossais n'en avait pas encore parlé avec l'enfant et, franchement, il ne comptait pas le faire avant le tout dernier moment. Ce moment fatidique où il espérait pouvoir l'attendre avec son frère à la gare pour lui annoncer qu'elle n'aurait plus besoin de s'excuser d'exister tant qu'il aurait son mot à dire. Et à partir de là, ce serait quitte ou double : soit elle serait heureuse, soit elle vivrait ça comme une trahison totale. Il serait soit à nouveau sa figure paternelle, soit le monstre qui lui avait retiré le seul parent qui avait souhaité s'occuper d'elle, même si ce parent était mauvais. Violent. Et Alcoolique, par dessus le marché. En attendant, il devait prendre sur lui et essayer d'aider au mieux dans des démarches que Rhys devait affronter en parti seul.
Cependant, tout ça n'était pas à l'ordre du jour et Cinaed leva sa main - celle qui tenait celle d'Adeline - pour lui caresser la joue délicatement avec ses phalanges. Si tu veux, après, on ira se prendre une glace. Peut-être même que Rhys acceptera que tu dormes à la maison. Et que Ewan ne sera pas mort à gérer la boutique tout seul. La chambre d'ami attendait Adeline dès qu'elle le souhaitait et, surtout, dès que son frère était d'accord pour l'y laisser en taisant tout ceci à sa mère. Cinaed profitait d'avoir meublé et réaménagé son appartement pour y inviter un peu tout le monde et n'importe qui, mais pas à dormir. Non, la chambre était pour Adeline même s'il l'avouait pas. Mais pour le moment, il faut écouter le beau jeune homme et éviter de casser les bidules d'Adélaïde si tu ne veux pas qu'elle m'étripe dans mon sommeil.
Cinaed n'avait pas manqué de remarquer le style du guide et quelques mois plus tôt, il lui aurait probablement envoyé un clin d'œil séducteur pour cela. Aujourd'hui, il se contenta d'un sourire chaleureux et d'une pensée à Cillian. Mon dieu, l'Irlandais lui manquait. Il était peut-être à nouveau temps de faire le voyage pour passer une soirée avec l'autre.
Présence réduite 11 au 25/07 + 3 au 5/08 - Tutoyez moi !
Mais aujourd'hui, il n'était pas question de nuggets mais bien d'une visite de musée. Cinaed était venu chercher l'enfant chez son frère quelques heures plus tôt, s'était pratiquement battu avec le jeune homme - ils commençaient à s'apprécier (ou au moins à se supporter) lentement mais sûrement, bien que ce ne soit pas encore au beau fixe - avait vaincu et était reparti avec son butin sous le bras. Butin qui sautillait à ses côtés, faisant balancer son bras à la manière d'un pantin désarticulé.
L'ébéniste observa sa charge avec un regard doux et lui fit un petit sourire avant de la tirer vers le reste du groupe pour la visite. Une fois sur place, il fit un signe de tête au jeune homme en face d'eux, et se permis quelques secondes d'observation. Adélaïde parlait parfois de lui, et surtout en bien. D'ailleurs, c'était elle qui lui avait conseillé cette visite quand il lui avait annoncé vouloir faire quelque chose avec Adeline. Cinaed était ravi de l'idée, d'ailleurs, puisqu'il commençait lentement à en manquer. Il s'était fait un point d'honneur à sortir Adeline dès qu'elle rentrait chez elle pour les vacances, histoire de lui offrir quelques bons souvenirs et l'enfant était toujours ravie, même quand ils ne faisaient rien de fou.
Malgré tout ça, une ombre planait dans son esprit et rendait de plus en plus difficile le fait de la regarder dans les yeux. La fin de l'année approchait et avec elle arrivaient plus de démarches, plus de rendez-vous avec son frère. Et tout ça dans le seul et unique but qu'elle ne retourne pas sous la garde de sa mère au début de l'été. L'écossais n'en avait pas encore parlé avec l'enfant et, franchement, il ne comptait pas le faire avant le tout dernier moment. Ce moment fatidique où il espérait pouvoir l'attendre avec son frère à la gare pour lui annoncer qu'elle n'aurait plus besoin de s'excuser d'exister tant qu'il aurait son mot à dire. Et à partir de là, ce serait quitte ou double : soit elle serait heureuse, soit elle vivrait ça comme une trahison totale. Il serait soit à nouveau sa figure paternelle, soit le monstre qui lui avait retiré le seul parent qui avait souhaité s'occuper d'elle, même si ce parent était mauvais. Violent. Et Alcoolique, par dessus le marché. En attendant, il devait prendre sur lui et essayer d'aider au mieux dans des démarches que Rhys devait affronter en parti seul.
Cependant, tout ça n'était pas à l'ordre du jour et Cinaed leva sa main - celle qui tenait celle d'Adeline - pour lui caresser la joue délicatement avec ses phalanges. Si tu veux, après, on ira se prendre une glace. Peut-être même que Rhys acceptera que tu dormes à la maison. Et que Ewan ne sera pas mort à gérer la boutique tout seul. La chambre d'ami attendait Adeline dès qu'elle le souhaitait et, surtout, dès que son frère était d'accord pour l'y laisser en taisant tout ceci à sa mère. Cinaed profitait d'avoir meublé et réaménagé son appartement pour y inviter un peu tout le monde et n'importe qui, mais pas à dormir. Non, la chambre était pour Adeline même s'il l'avouait pas. Mais pour le moment, il faut écouter le beau jeune homme et éviter de casser les bidules d'Adélaïde si tu ne veux pas qu'elle m'étripe dans mon sommeil.
Cinaed n'avait pas manqué de remarquer le style du guide et quelques mois plus tôt, il lui aurait probablement envoyé un clin d'œil séducteur pour cela. Aujourd'hui, il se contenta d'un sourire chaleureux et d'une pensée à Cillian. Mon dieu, l'Irlandais lui manquait. Il était peut-être à nouveau temps de faire le voyage pour passer une soirée avec l'autre.
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Cinaed apprécie le style du guide, se contente d'un signe de tête pour salutations et papote avec @Adeline Sgaeyl qu'il a emmené pour la visite.
Présence réduite 11 au 25/07 + 3 au 5/08 - Tutoyez moi !
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
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Reducio
Alaric était content d'être ici. Bien qu'il détestait l'Astronomie, il avait toujours été passionné par les étoiles, ces astres qui brillent à des années lumières de nous... Bien évidemment, il était accompagné, et, aujourd'hui, son père s'était libéré pour passer du temps avec lui, même si il savait qu'il était là plus pour s'assurer qu'Alaric écoute attentivement la visite, vu ses dernières notes en Astronomie (des E).
- Tu as intérêt à remonter ta moyenne, la première année est la plus facile, alors si tu n'arrives pas à maintenir tes résultats, tu risques de devenir médiocre au fil du temps, avait dit son père en arrivant devant le musée.
Puis, ils étaient entrés, le fils suivit du père, et avaient rejoint la visite. Alaric s'était mit dans le fond de la file des visiteurs, pour bien prendre le temps d'admirer l'architecture du bâtiment et lire absolument tout ce qui était possible, tout en restant attentif à ce que le guide disait.
Son père, quand à lui, était plus devant dans la file, écoutant attentivement le guide, mais surveillant d'un œil son fils, pour s'assurer qu'il écoutait et prenait des notes.
Soudain, alors qu'Alaric regardait les personnes présentes, il se figea sur place quelques instants en voyant Elam. Qu'est-ce qu'il faisait là, le Leprechaun???
Alaric et son père, Conan, arrivent à la visite, Conan veille à ce que son fils écoute, et celui-ci, attentif, découvre qu'@Elam Thomais est ici, et commence à paniquer silencieusement
213 mots
Tu vas regretter d'être ici le Leprechaun @Elam Thomais
Tu vas regretter d'être ici le Leprechaun @Elam Thomais
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
Vava Ernest Stevens #5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
Des étoiles plein la vue

ADÉLAÏDE BRENNEN
Quelques rayons de soleil s'infiltraient à l'intérieur du musée, échappant aux lourds rideaux censés les garder loin de l'enceinte du bâtiment. Adélaïde les réajusta rapidement afin que les uniques sources de lumière présentes dans les salles de l'Astronarium soient les petits feux allumés sur les appliques aux murs. Elle soupira une énième fois en ruminant que c'était toujours à elle de faire ce genre de choses, que, si elle ne s'en occupait pas, visiblement personne n'allait le faire. Parfois, la directrice avait l'impression d'être à la garde d'une bande d'enfants en bas-âge. Bien évidemment, ce n'était absolument pas dans sa nature d'exagérer l'entièreté de sa vie, du plus singulier des événements à la plus flagrante des surprises. Mais toujours est-il qu'aujourd'hui, elle en avait marre. Qui irait se plaindre à son chevet lorsqu'un des instruments exposés aura été abîmé par les rayons puissants du soleil ? Il était hors de question que son espace de travail se transforme en bureau des lamentations.
Alors, elle prit une grande inspiration pour chasser son agacement, et décida que, dans de telles conditions, il lui serait impossible de poursuivre le traitement de la paperasse administrative, et qu'il faudrait plutôt en profiter pour se détendre en écoutant un de ses fidèles employés guider les visiteurs à travers les secrets infinis de l'éther. Par chance, sa montre à gousset annonçait bientôt 14h : pile à l'heure pour se glisser discrètement entre les rangs des amateurs et écouter Owen conter des merveilles sur le parcours qu'il assurait.
Ainsi, l'Allemande se faufila à travers les sorciers qui obstruaient l'escalier —en se retenant d'épiloguer une énième fois sur combien les gens qui ne savaient pas circuler proprement dans l'espace public l'agaçaient—, en se demandant s'il y aurait beaucoup de jeunes magiciens au rendez-vous : elle l'espérait. Il lui semblait évident et extrêmement primordial de transmettre le savoir scientifique aux générations futures, sinon, à quoi bon poursuivre à chercher, à repousser les limites de nos connaissances, si tout cela devait s'arrêter juste avant l'écran noir de ceux qui l'assurent, en vain ?
Arrivée dans les rangs, elle se positionna de sorte à ce qu'elle puisse entendre parfaitement le métis s'exprimer. Il fallait avouer que le garçon avait un véritable talent pour captiver son audience, et elle voulait être aux premières loges pour en profiter un maximum. On pouvait effectivement dire qu'Adélaïde était en partie égoïste.
De loin, elle aperçut Cin et la petite Adeline, qu'elle ne manquerait pas d'aller saluer plus tard. De là où elle était, elle constatait sans peine que l'ébéniste assurait dans son rôle vis-à-vis de la jeune sorcière, surtout en dépit de la situation dans laquelle elle se trouvait, d'après ce qu'elle avait pu reconstruire en assemblant les éléments balancés à l'improviste par son ami des soirées au hasard, lorsque l'entièreté de son existence lui paraissait insurmontable.
Mais son attendrissement fut bien vite interrompu par une voix à la tessiture féminine vint lentement tinter à ses oreilles. Des mots qui l'étonnaient parvenaient jusqu'à elle, si bien qu'elle ne put s'empêcher de se retourner illico presto pour en découvrir l'origine. Là, juste en face d'Owen, qui tentait tant bien que mal de ne pas se laisser déconcentrer par les bavardages de son groupe, une jeune femme, accompagnée d'un jeune sorcier plus jeune. C'est d'abord les mots de l'adulte qui l'interpellèrent. Elle n'en comprit pas la moitié, devinant que la jeune femme et le plus jeune devaient parler une langue s'apparentant à l'arabe. Ce dont elle était sûre pour autant, c'est que ce que les deux visiteurs échangeaient devait suffisamment concerner l'institution pour qu'ils s'obligent à switcher vers une langue étrangère au beau milieu de leurs phrases.
Et alors, Adélaïde comprit. Un aller-retour entre le regard de la dame et la silhouette de son employé, et tout sembla évident. Tiens donc... L'astrophysicienne se sentit soudain extrêmement mal à l'aise. Elle se retrouva à hésiter entre rire discrètement de cette découverte...pour le moins inattendue, ou remettre la jeune femme à sa place, afin d'éviter de perturber le travail du guide. Mais alors lui vint une troisième idée, et il fallut reconnaître que c'était la plus intéressante qu'elle n'avait jamais eu.1 C'était l'occasion rêvée de voir comment le jeune homme prenait en main ce genre de situations souvent gênantes.
La trentenaire en oublia complètement qu'elle avait invité son frère à prendre part à la visite.
1 - Cascade réalisée par des professionnels, à ne pas reproduire à la maison. Très malsain de surveiller ses employés comme une caméra mobile.
Adélaïde se joint à la visite, et regarde d'un mauvais oeil Yaara Al-Alami. @Elam Thomais
Des étoiles plein la vue
Je serre dans ma main le petit morceau de papier qu'Adé m'a tendu l'autre jour, en marmonnant « Donne ça à l'accueil, ils te laisseront passer. » Alors, en arrivant au guichet, je ne prête pas attention à la mine surexcitée de celui qui se prénomme apparemment Cornelian, et dont la seule source d'amusement, contrairement à une bonne partie de la population, n'est pas de se dorer la pilule au soleil à l'approche de l'été, mais bien de vendre des bouts de papier à des visiteurs, dans un immense bâtiment où il semble faire plus froid qu'en Antarctique —j'dis ça comme ça, j'y suis jamais allé. C'est vrai qu'en y repensant, son travail doit être bien monotone. Il dit bonjour, il donne un bout de papier, en échange, il reçoit de l'argent, puis il donne un second morceau de papier, avec un texte différent, cette fois-ci, une sorte de prospectus de visite. Puis il recommence. Papier, argent, papier. 5 jours sur 7, jusqu'à l'épuisement. Rien à envier à ce labeur répétitif, je pense que je ne trouverai jamais rien de meilleur que mon travail d'artiste et galeriste. Qui sait où je serai demain ? Personne. Ce que je ferai ? La même chose. J'aime cette éventualité que, avec un peu de chance, tout est possible.
Enfin bon.
Je salue ce Cornelian d'un « Bonjour Sir » formel, en réajustant le col de mon costume rayé par mécanisme assimilé. La seule chose que j'envie aux gens avec qui travaille Adélaïde, c'est l'élégance de leur habit. Peut-être qu'avec un peu de négociation, Adé pourrait réussir à m'en procurer un tout comme eux. Je suis les consignes de ma sœur : Je donne ça à l'accueil, et ils me laissent passer. Je récupère rapidement le fascicule qu'on me tend —et remercie l'aimable gentilhomme d'un signe de tête reconnaissant—, avant de le glisser discrètement dans la poche interne de ma veste : je n'en aurais certainement pas besoin. À quoi bon visiter un musée, si c'est pour avoir le nez plongé dans un carnet, sans jamais lever la tête ? Il y a tellement mieux à voir ici que de vieilles écritures sur du papier grisé.
Mon propos se confirme presque instantanément. Lorsque je pénètre dans l'enceinte du musée, je rejoins mon groupe instinctivement. Je n'ai pas tout bien compris à ce que m'a expliqué ma cadette lorsqu'elle m'a vanté les mérites de ce parcours. Un truc d'innovation, certainement. La seule raison pour laquelle j'ai accepté, c'est évidemment pour lui faire plaisir, mais aussi, et surtout, pour trouver de l'inspiration pour mes futures toiles. J'ai déjà eu la chance de mettre un pied dans l'enceinte de l'Astronarium, mais pas encore eu le temps de visiter les salles une par une. On raconte qu'il s'y cache des merveilles, et, à vrai dire, je n'en doute pas. Mais je préfère ne pas trop me faire d'idées avant d'avoir les choses en question concrètement sous mon nez. J'ai malgré tout le pressentiment qu'avec autant de mioches, la visite va vite tourner au désastre.
Si j'avais écouté Adé, j'aurais su que le gros plus de ces parcours n'était pas vraiment la possibilité de voir les jolis instruments et tableaux exposés, mais bien de redécouvrir le domaine spatial sous un tout nouveau jour. Et c'est spécifiquement cette approche qui, lorsqu'elle est bien maniée, fait du moment l'expérience la plus incroyable qui soit.
Mais comme je ne l'écoute pas souvent, je n'en sais encore rien.
Je me noie entre les visiteurs de mon groupe. Un soupir s'apprête à glisser hors de mes lèvres lorsque je relève la tête, vers le devant des rangs. À la tête de ceux-ci, —et je le reconnais grâce à l'étoffe grise de son 3 pièces, ainsi qu'à la cravate flamboyante autour de son cou— un guide, certes, mais pas n'importe lequel : le plus beau que j'ai jamais vu de toute ma vie. Et Dieu sait combien j'ai vu d'hommes magnifiques en 42 ans d'existence. Ne serait-ce que ce cher William... Subitement, la visite m'apparaît comme beaucoup plus surmontable, car je sais qu'elle sera faite en de bonne compagnie, et menée à bien par un expert.
J'ai tendance à placer toute la confiance en les hommes que je trouve physiquement bien faits. Jusqu'ici, ils ne m'ont jamais déplu. Peut-être ai-je un don pour repérer les anges amenés sur Terre par les dieux... Après tout, je tiens une galerie : c'est un peu mon taf de base. Mais restons modeste.
Je m'approche doucement. Le menton haut, je plonge mes deux mains dans mes poches, pour me donner un air décontracté et cool, alors qu'en vérité, la simple idée de poser mes pupilles sur la silhouette du métis suffit à m'empourprer honteusement les joues. Heureusement, à force d'avoir à faire face à cette sensation, j'ai appris à me maîtriser. Malgré tout, mes lèvres s'arquent en un sourire gêné. Je suis obligé de baisser la tête afin de dissimuler mes joues, qui virent progressivement au rouge tomate. Je les sens brûler sur ma peau.
C'est dans ces moments que je regrette ma carnation. Je maudis encore père et mère pour leur union qui donna naissance à un être au teint blafard : l'avantage, c'est que je peux jouer au vampire, et ce, sans les inconvénients de ces créatures. Ce qui est évidemment moins drôle, c'est la réceptivité que mon visage a face aux couleurs et aux émotions. Je suis fatigué de devoir arrêter de ressentir, pour éviter de voir mon visage virer aux sous-teintes bleues, rouges, vertes, jaunes. Je gonfle ma poitrine d'une grande inspiration, et chasse ces réminiscences d'un geste nerveux de la main.
Mon corps se faufile entre les sorciers. Je veux me rapprocher de cet inconnu à la chevelure menthe, pour mieux l'entendre, et pour mieux le dévisager. Il doit être si peu aisé à dessiner. Dans le milieu, on dit que c'est un compliment. Je ne peux qu'approuver cette théorie. Comme j'aimerais le prendre pour modèle, un jour. Comme j'aurais voulu avoir William dans mon atelier ce jour-ci, et tous les autres, ceux aux yeux d'or, aux lèvres de soie et aux visages d'ange ; j'aurais voulu tous les capturer sur une seule et même toile, pour pouvoir attester devant les dieux avoir réuni en une unique œuvre, l'intégralité de la beauté humaine.
Sa voix me parvient comme un chant divin, elle caresse mes oreilles comme un être aimé vous apaise lorsqu'il se penche vers vous pour vous prendre dans ses bras. Je suis fasciné par les hommes aux voix douces. De là où je me trouve, je peux aisément l'admirer, sans paraître trop fou. Mon regard se projette sur sa silhouette ; d'abord, il glisse sur les irrégularités de sa peau bronzée, puis, il se noie dans ses yeux, avant de finalement couler jusqu'à ses lèvres, desquelles je ne peux plus me détacher. Je bois ses mots comme une pinte d'alcool : ils me rendent encore plus addict. Je suis fasciné par la façon dont le sorcier est fait. C'est comme si les Saints l'avaient façonné, comme une statue à l'origine, destinée à n'être rien d'autre qu'une exposition majestueuse. Puis, un jour, ayant réalisé qu'il vivait, bougeait, parlait, comme nous autres, ils auraient fini par se résigner à l'envoyer sur Terre, comme un autre banal et vulgaire humain. Je me console en me disant qu'il travaille dans un musée, au milieu des œuvres d'art. Au final, il ne fait que fréquenter ses semblables à longueur de journée.
Lorsqu'il parvient au bout de son explication, et part à la recherche de potentielles questions, je me glisse jusqu'à l'avant du groupe en lançant : « Moi j'en ai une ! Je me rapproche pour lui souffler tout bas, de sorte à ce que seuls ceux qui se trouvent juste à côté puissent m'entendre : À quelle heure finissez-vous ? »
Je lui adresse un clin d'œil joueur.
Simon se faufile dans le groupe grâce à l'invitation d'Adélaïde, et entreprend sans plus de gêne de se rapprocher du guide.
Des étoiles plein la vue

OWEN GOLDFINCH
29 ans, Guide à l'Astronarium
#4D5837
Owen était à son aise. Les groupes agités, qui parlaient dans tous les sens —souvent même de sujets complètement opposés à ce que lui présentait— il avait l'habitude, et ne se laisserait pas déstabiliser pour si peu. Il observait sa fidèle troupe papoter gaiement tandis qu'il rappelait les consignes ; c'était typiquement le genre de sentiment dont il avait besoin. Dans ce genre de situation, il se sentait fier. Fier de son travail et de sa connaissance, fier de pouvoir travailler en ces lieux et d'aider à faire de cette institution un lieu confortable et serein. Mais aussi, fier de tous ceux qui, volontairement ou non, s'étaient rendu ici pour s'instruire, car, même les plus désintéressés finissaient toujours par retenir un brin d'info —même le plus inutile.
Pour refouler le stress qui, malgré tout, pouvait survenir parfois —souvent lorsqu'un sorcier haut placé se tenait dans les parages, ou lorsque sa famille décidait subitement de venir le voir au travail, le métis avait pour habitude de gonfler ses joues d'une grande bouffée d'air, et de faire passer celle-ci d'une joue à l'autre. Gauche, droite, gauche, droite. Cet geste discret était rapidement devenu un tic visuel dont il ne parvenait pas à se détacher, et se lamentait, parfois, que certains pensent qu'il soufflait d'agacement à leur vue. Depuis, Owen faisait en sorte de contrôler sa mâchoire le plus possible, mais, il fallait bien avouer que ce n'était pas toujours aisé.
Alors qu'il arrivait à la dernière partie de son explication, le gallois se sentit tout à coup immensément mal à l'aise. Son regard, habituellement mobile et sautant de tête en tête pour que l'ensemble du peloton se sente inclus et actif, se figea rapidement au centre du groupe de visiteurs. Là où il regardait, il n'était même pas sûr qu'il y ait vraiment quelqu'un. Toujours est-il que sa vision se perdit dans le vide, vide, auquel il s'accrocha un peu trop longtemps en comprenant l'origine de son malaise. Là, à quelques mètres à peine —qui lui apparurent comme de minuscules centimètres, les pupilles d'une femme, agrippées à sa silhouette, à son visage, à ses lèvres depuis lesquelles s'échappaient son flot de paroles.
Owen déglutit bruyamment. Il redressa encore un peu plus le menton, histoire d'éloigner le plus possible la femme de son champ de vision. Peut-être que s'il l'ignorait complètement, elle arrêterait de le mater comme un bout de viande. Mais c'était trop fort pour lui et il ne put s'empêcher de jeter des coups d'œil furtifs à la fameuse dame, ne serait-ce que pour vérifier qu'il n'avait pas mal interprété le geste de l'inconnu. Mais rien à faire, il ne s'était pas trompé.
Alors, pour rompre le malaise qui s'installait bien trop rapidement dans son expression et dans ses mouvements, il se décida à s'adresser directement à elle, pour qu'elle puisse comprendre qu'il ne sortirait clairement pas de son rôle de guide professionnel, et qu'il valait mieux qu'elle oublie tout de suite toutes les idées étranges qui étaient sûrement en train de germer dans son esprit.
Il recoinça une mèche rebelle derrière son oreille en soufflant doucement à la brune : « Belle journée, n'est-ce pas mademoiselle ? »
Ce n'est qu'après avoir ouvert la bouche qu'il réalisa que son ton n'avait absolument pas suivi sa ligne directrice. Trop douce, trop charmante, trop détendue... Trop avenante.
Merde.
Il sourit malgré tout à la sorcière dont les yeux étaient apparemment verrouillés à tout jamais sur sa personne.
Puis il fit radicalement demi-tour sur lui-même pour ne plus jamais avoir à interagir de la sorte de nouveau avec la jeune femme. Owen savait bien des choses, mais pas celles qui aidaient à gérer ce type d'interactions sociales. Mais à peine eut-il échappé aux griffes acérées qu'étaient les iris de la sorcière, il se retrouva nez à nez avec un visage pâle, entouré d'une crinière noire bouclée. L'espace d'un instant, il crut faire face à une version masculine de sa patronne, et était prêt à se gifler pour rétablir la réalité de la scène. Quelle drôle d'hallucination, que de voir Adélaïde subitement transformée en homme... Mais alors, son sang se glaça lorsqu'il croisa le regard de la directrice des lieux, dans son état de femme parfaitement non altéré. Alors, il les fixèrent tous les deux, chacun leur tour, avec une mine horrifiée. Devenait-il fou ? Pourtant...
Non, il s'agissait bien de deux personnes différentes. Le guide prit une éternité à comprendre qu'il s'agissait probablement de deux personnes d'une même famille... La ressemblance était trop frappante pour être anodine.
Mais ce qui s'ajouta alors fut la cerise sur le gâteau. Il se contenta de fixer l'homme d'un air profondément éberlué, sans vraiment trop comprendre ce qu'il se passait aujourd'hui. Dans la panique, il ajusta son expression faciale afin qu'elle corresponde davantage à l'image du musée qu'il se devait de renvoyer. Un nouveau rire perturbé résonna dans son palais, et du bout des lèvres, il se sentit forcé de répondre : « Je... À l'heure de fermeture Sir. » Il fit, sur un ton d'évidence.
Ainsi, il devra se renseigner tout seul s'il souhaitait obtenir une réponse. Sur ce coup-là, le garçon aux cheveux menthe se sentit particulièrement intelligent, voire même rusé et stratège. Il ferait des énigmes plus souvent, c'était amusant, en fin de compte. Pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher de se demander pourquoi le brun lui avait posé la question. Le gallois était naïf, et tout le monde ici le savait. Mais, sait-on jamais, peut-être que cet aimable aîné voulait simplement s'informer davantage sur les conditions de travail des employés...
« Pourquoi cela ? »
Owen aurait voulu écraser son front contre une porte lorsqu'il réalisa que sa curiosité avait franchi le pas de ses pensées. Oui, fusionner avec les murs, et ne plus jamais réapparaître. Le pauvre jeune homme en revint à son rôle, en répétant dans sa tête ce qu'il allait avoir à dire, dans le piètre espoir d'oublier ces deux incidents consécutifs. Qu'est-ce qu'ils avaient tous, aujourd'hui ? Du moins, c'était la première fois qu'il y prêtait autant attention, et qu'il se voyait aussi perturbé par ce qui ne devait être que de fines plaisanteries.
Owen réagit successivement au comportement de Yaara @Elam Thomais, et de Simon.
Des étoiles plein la vue
« Est-ce qu'on verra Adélaïde ? » Je tire doucement sur la main de Cinaed pour attirer son attention. Cette sortie était peut-être le seul point positif de ne pas rester à Poudlard pendant les vacances et au début je n'étais même pas sûre de pouvoir rentrer à la maison. Ou même chez Rhys. « Tu sais, j'avais vraiment des notes nulles en astronomie l'année dernière. Et puis... t'as vu le commentaire de mon prof sur le bulletin. Ce serait grave si je choisissais une filière sans cette matière l'année prochaine ? » De toute façon, je ne sais pas si on me laisserait tellement le choix. Je ne voulais pas continuer la botanique non plus, ni la métamorphose, ni les potions. Ni rien du tout ? Il faut juste que j'assure aux examens dans les matières que je veux avoir l'année proch–
Des cheveux. Verts et jolis. « Oh wow, on dirait un portugais à museau long ! » Je regrette de ne pas avoir mes figurines avec moi mais je suis sûre que Naedy voit de quel dragon je parle. Est-ce qu'il est né avec cette couleur de cheveux ? « Je pourrais me teindre les cheveux en violet ? Ou en noir ? » Ou peut-être que le monsieur a une perruque. Je sais que maman se teint les cheveux pour faire croire qu'elle est jeune mais je ne sais pas si on peut totalement changer de couleur. Imaginez se teindre les cheveux en blanc avant qu'ils ne le deviennent naturellement, comme ça personne ne sait quand vous vieillissez. Je me tords le cou pour essayer de voir comment va la chevelure de Cin et je veux lui demander s'il a l'impression de vieillir mais le monsieur vert prend la parole. Puis de nouveau Naedy. Une glace ?
Je regarde autour de moi. « Ils sont où les objets d'Adé ? Mais promis je vais pas les casser. » Il me faut un moment pour que toutes les informations montent à mon cerveau et j'écarquille d'un coup les yeux en fixant le guide. « T'as dit qu'il était beau ? Tu veux... tu veux être amoureux avec lui ? » Il faudra juste se dépêcher parce qu'il n'a pas l'air d'être le seul à vouloir devenir son amoureux. J'observe sans comprendre les deux adultes qui se collent à monsieur Goldfish. Gold. Golf. Fish ? Peu importe, il faut absolument qu'il remarque Cinaed sinon ils ne pourront jamais se parler.
En levant le bras pour demander la parole, je lui adresse un grand sourire. « Monsieur ? Est-ce que le musée s'intéresse aussi au lien que l'astronomie a avec les créatures magiques ? » Il n'y a que les centaures qui me viennent en tête, j'aurais dû plus écouter en cours. Et les dragons ? Comme ils volent dans le ciel, ils sont plus proches des étoiles que nous. Je crois.
Des cheveux. Verts et jolis. « Oh wow, on dirait un portugais à museau long ! » Je regrette de ne pas avoir mes figurines avec moi mais je suis sûre que Naedy voit de quel dragon je parle. Est-ce qu'il est né avec cette couleur de cheveux ? « Je pourrais me teindre les cheveux en violet ? Ou en noir ? » Ou peut-être que le monsieur a une perruque. Je sais que maman se teint les cheveux pour faire croire qu'elle est jeune mais je ne sais pas si on peut totalement changer de couleur. Imaginez se teindre les cheveux en blanc avant qu'ils ne le deviennent naturellement, comme ça personne ne sait quand vous vieillissez. Je me tords le cou pour essayer de voir comment va la chevelure de Cin et je veux lui demander s'il a l'impression de vieillir mais le monsieur vert prend la parole. Puis de nouveau Naedy. Une glace ?
Je regarde autour de moi. « Ils sont où les objets d'Adé ? Mais promis je vais pas les casser. » Il me faut un moment pour que toutes les informations montent à mon cerveau et j'écarquille d'un coup les yeux en fixant le guide. « T'as dit qu'il était beau ? Tu veux... tu veux être amoureux avec lui ? » Il faudra juste se dépêcher parce qu'il n'a pas l'air d'être le seul à vouloir devenir son amoureux. J'observe sans comprendre les deux adultes qui se collent à monsieur Goldfish. Gold. Golf. Fish ? Peu importe, il faut absolument qu'il remarque Cinaed sinon ils ne pourront jamais se parler.
En levant le bras pour demander la parole, je lui adresse un grand sourire. « Monsieur ? Est-ce que le musée s'intéresse aussi au lien que l'astronomie a avec les créatures magiques ? » Il n'y a que les centaures qui me viennent en tête, j'aurais dû plus écouter en cours. Et les dragons ? Comme ils volent dans le ciel, ils sont plus proches des étoiles que nous. Je crois.
Adélaïde, étant donné que tu stalkes, je n'ai pas besoin de te mentionnerAdeline arrive avec @Cinaed Wallace, lui pose des questions, compare le guide avec un dragon, puis une au guide pour qu'il s'intéresse à Cinaed et qu'ils s'épousaillent.
Mousse de l'équipage Ad2OC.
— deuxième année • #222666 • discord : poowtato —
« dishonor on your cow. »
— deuxième année • #222666 • discord : poowtato —
« dishonor on your cow. »

