Lumos à deux, c'est mieux
LUMOS À DEUX, C'EST MIEUX
Troisième étage, Salle des Trophées
Mardi 15 octobre 2047
Aux alentours de 18h
ERNEST STEVENS - 1A - SERPENTARD
RP LIBRE
Sortant de la salle de classe de Sortilèges aux alentours de 16h - ou plutôt à 16h pile, Miss Priddy était toujours très ponctuelle, Ernest n’avait pas l’intention de retourner directement dans sa salle commune. Il voulait s’entraîner. L’impatience. C’était le sentiment qu’il ressentait le plus communément quand il sortait d’un cours dans lequel on avait laissé aux premières années le luxe de faire un minimum de pratique. Depuis le début de l’année, il y avait surtout eu des présentations, des règlements et de la théorie. Mais après un mois de mise en place, on commençait à entrer dans le vif du sujet. Dans l’action !
Alors bien sûr, pour le moment il n’apprenait pas les sortilèges les plus intéressants. Mais il se contentait parfaitement des enchantements de niveau I et il avait réalisé que malgré leur manque de puissance, il n’était pas tous si faciles à réaliser. Et pour Ernest, il y avait une différence entre arriver et maîtriser. Et c’était son objectif. Maîtriser tous les sortilèges qu’on lui enseignerait. Pour un jour arriver à maîtriser sa propre magie et devenir l’un des sorciers les plus puissants du monde. Un rêve un peu naïf motivé par un énorme besoin d’appartenance et de reconnaissance. Il fallait qu’il fasse ses preuves. Du moins, c’était ce dont il était convaincu.
Quelques jours auparavant, il avait découvert la Salle des Trophées qui se situait au même étage. Il l’avait repéré parce qu’elle était sombre et à priori très très peu fréquentée sauf lors d’occasion spéciales. Un lieu parfait où se glisser après la classe pour s’entraîner à lancer le sortilège d’allumage de baguette. Il commençait à bien se débrouiller pour lancer les Lumos. Le problème c’était plutôt comment éteindre sa baguette. Les résultats restaient encore un peu approximatifs et quand on se levait la nuit pour aller aux petits coins, on avait pas envie que la lumière qu’on produisait réveille ses camarades de dortoirs. Ni qu’on vous traite de bébé qui utilise toujours une veilleuse. Les adolescents avait parfois le don d’être cruels entre eux.
Ernest ne voyait pas le temps passé. Il ne réalisa pas qu’il avait passé presque deux heures à s’entraîner et qu’à présent Serdaigle et Gryffondor sortaient à leur tour de la classe du Professeur Priddy. Mais il avait encore un peu de temps. Il se dépêcherait de chercher quelque chose à grignoter dans les cuisines juste avant le couvre-feu et dînerait dans sa salle commune. Juste un peu… Il y était presque… il sentait qu’il s’améliorait.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Lumos à deux, c'est mieux
Après le cours de Miss Priddy, Lavinia s'était rendu à la bibliothèque pour avancer ses devoirs et approfondir le plus possible les cours qu'elle avait eu jusqu'à présent. Ce n'était pas parce que c'était le début de l'année qu'il fallait prendre son temps, bien au contraire. Cette première année à Poudlard était primordiale dans la tête de la petite vipère. C'était l'année où elle devait se faire repérer positivement par ses professeurs, grâce à ses connaissances et son talent inné. C'était l'année où elle devait prouver à ses parents que, même loin de leur giron, elle faisait preuve d'excellence et faisait honneur à leur nom, autant sinon plus que son frère avant elle.
Après une heure cependant, l'esprit de Lavinia voulait s'enfuir. Elle avait la motivation, l'envie, mais il commençait à se faire tard et elle avait été concentrée depuis 8h30. Le mercredi était une de ses journées les plus longues. Quand la Serpentard se rendit compte que cela faisait la troisième fois qu'elle relisait la même ligne et que, non seulement elle ne l'avait pas retenue, mais en plus, il ne s'agissait même pas d'une phrase entière, elle referma le livre en soupirant. À regret, elle quitta la bibliothèque et partit se changer les idées dans les couloirs.
Lavinia aimait bien se balader entre les murs de pierres anciennes de Poudlard, admirant chacun des tableaux qu'elle croisait et essayant de les reconnaître ou d'apprendre à les connaître. Elle avait l'impression qu'elle découvrait une nouvelle zone chaque jour, au gré des aléas des escaliers mobiles. À l'aide d'un plan qu'elle avait trouvé dans Histoire de Poudlard, elle avait rapidement retrouvé son chemin et ne se perdait plus. Il lui semblait avoir exploré une bonne partie du château, mais elle savait aussi qu'il y avait encore des zones secrètes, des salles qui ne s'ouvraient que sous conditions, et des espaces interdits aux élèves.
Ses pas la menèrent un peu par hasard, vers une salle dont elle connaissait l'existence, mais dans laquelle elle ne s'était jamais attardée. Aujourd'hui, pourtant, elle avait envie de s'y rendre et de vérifier par elle-même que ses craintes étaient totalement injustifiées. La salle des trophées. Il devait y avoir des médailles ou des trophées portant le nom de Campbell, c'était obligé. Et quand elle les trouverait, elle serait ravie de l'écrire à son père pour s'enorgueillir de l'excellence de sa famille.
Cependant, lorsqu'elle franchit le palier de la salle, elle se rendit rapidement compte qu'elle n'était pas seule. Elle aurait pu s'en moquer... Si la personne qui occupait la pièce n'était pas cet insupportable Serpentard insipide, ce garçon invisible avec qui elle avait une des échanges échauffés dans leur salle commune, il y a quelques jours à peine. Ernest Stevens.
Il ne semblait pas s'être aperçu de sa présence et s'entraîner dans le vide à lancer des Lumos. Lavinia leva les yeux au ciel. Décidément, pour quelqu'un qui avait fanfaronné qu'il ne se contentait pas d'un simple Effort Exceptionnel, il avait l'air de bien galérer à apprendre un sort aussi basique. Lavinia l'avait appris, retenu et avait réussi à le lancer avec une facilité déconcertante. C'était un sortilège aisé, de débutant, qu'elle avait vu mille fois utilisée dans sa famille. A peine un échauffement pour des sorciers bien nés et bien éduqués. Un doute commença à s'immiscer dans l'esprit de la petite blonde. Et si cela n'était pas le cas pour Stevens ? Et s'il ne venait pas d'une famille de sorcières ?
Silencieusement, le plus discrètement possible, Lavinia se glissa derrière une étagère et observa les tentatives du garçon dans le reflet d'une large coupe en argent. Elle sortit sa baguette et, au moment où le garçon lança son sortilège d'allumage de baguette, elle en souffla la lumière en murmurant le contre-sort.
- Nox.
Devant l'air surpris du garçon, Lavinia mit sa main devant sa bouche pour contenir son envie de rire. Lorsqu'il réessaya, elle recommença, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'elle finisse par ne plus se retenir et qu'elle laisse échapper quelques pouffements amusés, un peu moins discrets.
Après une heure cependant, l'esprit de Lavinia voulait s'enfuir. Elle avait la motivation, l'envie, mais il commençait à se faire tard et elle avait été concentrée depuis 8h30. Le mercredi était une de ses journées les plus longues. Quand la Serpentard se rendit compte que cela faisait la troisième fois qu'elle relisait la même ligne et que, non seulement elle ne l'avait pas retenue, mais en plus, il ne s'agissait même pas d'une phrase entière, elle referma le livre en soupirant. À regret, elle quitta la bibliothèque et partit se changer les idées dans les couloirs.
Lavinia aimait bien se balader entre les murs de pierres anciennes de Poudlard, admirant chacun des tableaux qu'elle croisait et essayant de les reconnaître ou d'apprendre à les connaître. Elle avait l'impression qu'elle découvrait une nouvelle zone chaque jour, au gré des aléas des escaliers mobiles. À l'aide d'un plan qu'elle avait trouvé dans Histoire de Poudlard, elle avait rapidement retrouvé son chemin et ne se perdait plus. Il lui semblait avoir exploré une bonne partie du château, mais elle savait aussi qu'il y avait encore des zones secrètes, des salles qui ne s'ouvraient que sous conditions, et des espaces interdits aux élèves.
Ses pas la menèrent un peu par hasard, vers une salle dont elle connaissait l'existence, mais dans laquelle elle ne s'était jamais attardée. Aujourd'hui, pourtant, elle avait envie de s'y rendre et de vérifier par elle-même que ses craintes étaient totalement injustifiées. La salle des trophées. Il devait y avoir des médailles ou des trophées portant le nom de Campbell, c'était obligé. Et quand elle les trouverait, elle serait ravie de l'écrire à son père pour s'enorgueillir de l'excellence de sa famille.
Cependant, lorsqu'elle franchit le palier de la salle, elle se rendit rapidement compte qu'elle n'était pas seule. Elle aurait pu s'en moquer... Si la personne qui occupait la pièce n'était pas cet insupportable Serpentard insipide, ce garçon invisible avec qui elle avait une des échanges échauffés dans leur salle commune, il y a quelques jours à peine. Ernest Stevens.
Il ne semblait pas s'être aperçu de sa présence et s'entraîner dans le vide à lancer des Lumos. Lavinia leva les yeux au ciel. Décidément, pour quelqu'un qui avait fanfaronné qu'il ne se contentait pas d'un simple Effort Exceptionnel, il avait l'air de bien galérer à apprendre un sort aussi basique. Lavinia l'avait appris, retenu et avait réussi à le lancer avec une facilité déconcertante. C'était un sortilège aisé, de débutant, qu'elle avait vu mille fois utilisée dans sa famille. A peine un échauffement pour des sorciers bien nés et bien éduqués. Un doute commença à s'immiscer dans l'esprit de la petite blonde. Et si cela n'était pas le cas pour Stevens ? Et s'il ne venait pas d'une famille de sorcières ?
Silencieusement, le plus discrètement possible, Lavinia se glissa derrière une étagère et observa les tentatives du garçon dans le reflet d'une large coupe en argent. Elle sortit sa baguette et, au moment où le garçon lança son sortilège d'allumage de baguette, elle en souffla la lumière en murmurant le contre-sort.
- Nox.
Devant l'air surpris du garçon, Lavinia mit sa main devant sa bouche pour contenir son envie de rire. Lorsqu'il réessaya, elle recommença, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'elle finisse par ne plus se retenir et qu'elle laisse échapper quelques pouffements amusés, un peu moins discrets.
Lumos à deux, c'est mieux
La Salle des Trophées semblait être le terrain d’entraînement parfait pour le sortilège d’allumage des baguettes. Elle n’était que faiblement éclairée et en ces fins de journée d’octobre, la lumière disparaissait plus rapidement. Sans compter le fait qu’il n’y avait pas beaucoup de passage. Ce n’était vraiment pas la salle la plus populaire du Château. Ce qui était assez paradoxal. Toutes ces réussites, tout ce prestige se retrouvaient remisés dans une pièce. Une pièce dédiée certes, mais qu’on finissait par oublier. Devant laquelle on finissait par passer sans plus y faire attention.
Pourtant, elle était remplie d’histoire cette pièce. Et c’était peut-être aussi pour ça qu’Ernest avait fini par y traîner ses baskets. Pour se rassurer ? Ou pour mettre la barre encore un peu plus haute qu’elle ne l’était déjà ?
Ernest avait fait de nombreux essais sur son sortilège. L’allumage, il le maîtrisait à présent à la perfection même si les débuts avaient été un peu incertains. Il avait confondu l’espoir avec d’autres émotions. La joie, le plaisir. Il lui avait fallu réfléchir plusieurs jours pour arriver à canaliser réellement cette émotion. Mais à présent, sa baguette brillait d’une lumière vive. Et pour l’éteindre, c’était la solitude qui entrait en jeu. Une autre émotion sur laquelle Ernest avait du mal à se focaliser, à définir les bords. Pourtant, elle l’accompagnait souvent. Il n’en avait juste pas encore vraiment conscience.
Alors il attendait que sa magie se dissipe d’elle-même, baladant sa lampe de poche magique devant les vitrines dans lesquelles il rêvait de figurer un jour. Jusqu’à ce que son regard accroche son propre nom. Elle était là. Sa mère. Droite comme un i, baguette en main. Fière. Il avait beau s’agir d’une photographie magique, Elianor ne bougeait pas d’un sourcil. L’adolescent ralluma sa baguette pour examiner d’un peu plus près ses palmarès. Ou plutôt, il tenta de la rallumer. Car la lumière s’évanouit sur le champ. Il réactionna sa main droite en prononçant la formule avec soin. Rebelotte.
Ernest fronça les sourcils et secoua légèrement sa baguette, un peu comme on l’aurait fait avec un objet électrique pour remettre les piles en place. Un réflexe somme toute inutile. Il n’avait pourtant pas consommé tant d’énergie. Il ne se sentait pas fatigué. Il réessaya à plusieurs reprises mais sa baguette se contenta de quelques frémissements de lumière. Un léger vent de panique commençait à s’immiscer dans ses veines. Est-ce qu’il avait cassé sa magie ? Ou pire ? Sa baguette ?
Et puis ce gloussement. Étouffé. Moqueur. Entre un pouffement et un ricanement. De quoi vous faire dresser les poils sur le bras. C’est d’ailleurs ce qui arriva. Ernest se retourna vers la source de ce rire stupide. Oh parce qu’il était stupide. Parce qu’évidemment, c’était Elle.
“T’as rien d’autre de plus malin à faire… Y a pas assez de miroir dans ton dortoir, t’es obligé de venir jusqu’ici pour te pavaner ? Y a pas de trophées en forme de brosse à cheveux si c’est ça que tu cherches…”
C’était puérile. Complètement illégitime et gratuit. Mais il n’y pouvait rien. C’était physique.
Pourtant, elle était remplie d’histoire cette pièce. Et c’était peut-être aussi pour ça qu’Ernest avait fini par y traîner ses baskets. Pour se rassurer ? Ou pour mettre la barre encore un peu plus haute qu’elle ne l’était déjà ?
Ernest avait fait de nombreux essais sur son sortilège. L’allumage, il le maîtrisait à présent à la perfection même si les débuts avaient été un peu incertains. Il avait confondu l’espoir avec d’autres émotions. La joie, le plaisir. Il lui avait fallu réfléchir plusieurs jours pour arriver à canaliser réellement cette émotion. Mais à présent, sa baguette brillait d’une lumière vive. Et pour l’éteindre, c’était la solitude qui entrait en jeu. Une autre émotion sur laquelle Ernest avait du mal à se focaliser, à définir les bords. Pourtant, elle l’accompagnait souvent. Il n’en avait juste pas encore vraiment conscience.
Alors il attendait que sa magie se dissipe d’elle-même, baladant sa lampe de poche magique devant les vitrines dans lesquelles il rêvait de figurer un jour. Jusqu’à ce que son regard accroche son propre nom. Elle était là. Sa mère. Droite comme un i, baguette en main. Fière. Il avait beau s’agir d’une photographie magique, Elianor ne bougeait pas d’un sourcil. L’adolescent ralluma sa baguette pour examiner d’un peu plus près ses palmarès. Ou plutôt, il tenta de la rallumer. Car la lumière s’évanouit sur le champ. Il réactionna sa main droite en prononçant la formule avec soin. Rebelotte.
Ernest fronça les sourcils et secoua légèrement sa baguette, un peu comme on l’aurait fait avec un objet électrique pour remettre les piles en place. Un réflexe somme toute inutile. Il n’avait pourtant pas consommé tant d’énergie. Il ne se sentait pas fatigué. Il réessaya à plusieurs reprises mais sa baguette se contenta de quelques frémissements de lumière. Un léger vent de panique commençait à s’immiscer dans ses veines. Est-ce qu’il avait cassé sa magie ? Ou pire ? Sa baguette ?
Et puis ce gloussement. Étouffé. Moqueur. Entre un pouffement et un ricanement. De quoi vous faire dresser les poils sur le bras. C’est d’ailleurs ce qui arriva. Ernest se retourna vers la source de ce rire stupide. Oh parce qu’il était stupide. Parce qu’évidemment, c’était Elle.
“T’as rien d’autre de plus malin à faire… Y a pas assez de miroir dans ton dortoir, t’es obligé de venir jusqu’ici pour te pavaner ? Y a pas de trophées en forme de brosse à cheveux si c’est ça que tu cherches…”
C’était puérile. Complètement illégitime et gratuit. Mais il n’y pouvait rien. C’était physique.
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@Lavinia W. Campbell
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Lumos à deux, c'est mieux
Bon, elle avait été démasquée... Mais le garçon s'était entêté à rallumer sa baguette un nombre suffisamment de fois pour que le sourire sur les lèvres de Lavinia ne s'efface pas aussitôt les protestations d'Ernest entendues. Au contraire, elle trouvait ça autant amusant. Le voir tenter de riposter, tenter d'inverser les rôles avec des mots fades et des phrases qui n'intimidaient personnes.
- Au contraire, je trouve ça très malin. La preuve, il t'a fallu plusieurs minutes avant de t'assurer que ta baguette n'était pas cassée... Tu as eu peur ? Tu as cru qu'elle ne voulait plus de toi ? sussura-t-elle d'une voix mielleuse, avec le ton d'une fausse sollicitude écœurante, le rictus toujours aux lèvres et le regard un brin cruel.
Elle sortit de sa cachette, la mine fière et assurée, et s'approche d'Ernest en effleurant les vitrines qu'elle longeait du bout des doigts. Au fur et à mesure de ses pas, une nouvelle certitude la dominait. Ernest n'avait rien à faire là. Et surtout pas alors qu'elle était venue s'assurer de quelque chose qui lui tenait à ce point à cœur, à l'abri des témoins et des regards. Ce n'est pas elle qui reportera sa visite, c'était à lui de partir.
- Parce que tu t'y connais en trophée, peut-être ? Ne me fais pas rire. C'est un endroit réservé aux élèves les plus excellents de leurs générations, qui ont fait honneur à leurs familles et à leurs noms. Je doute que tu trouves un Stevens parmi eux... On ne garde pas les médailles de consolation, tu sais.
Lavinia fait un geste méprisant de la main, comme pour chasser un chat mal élevé de la pièce.
- Maintenant que tu as fini de faire mumuse avec ton Lumos, tu peux déguerpir. J'ai à faire.
- Au contraire, je trouve ça très malin. La preuve, il t'a fallu plusieurs minutes avant de t'assurer que ta baguette n'était pas cassée... Tu as eu peur ? Tu as cru qu'elle ne voulait plus de toi ? sussura-t-elle d'une voix mielleuse, avec le ton d'une fausse sollicitude écœurante, le rictus toujours aux lèvres et le regard un brin cruel.
Elle sortit de sa cachette, la mine fière et assurée, et s'approche d'Ernest en effleurant les vitrines qu'elle longeait du bout des doigts. Au fur et à mesure de ses pas, une nouvelle certitude la dominait. Ernest n'avait rien à faire là. Et surtout pas alors qu'elle était venue s'assurer de quelque chose qui lui tenait à ce point à cœur, à l'abri des témoins et des regards. Ce n'est pas elle qui reportera sa visite, c'était à lui de partir.
- Parce que tu t'y connais en trophée, peut-être ? Ne me fais pas rire. C'est un endroit réservé aux élèves les plus excellents de leurs générations, qui ont fait honneur à leurs familles et à leurs noms. Je doute que tu trouves un Stevens parmi eux... On ne garde pas les médailles de consolation, tu sais.
Lavinia fait un geste méprisant de la main, comme pour chasser un chat mal élevé de la pièce.
- Maintenant que tu as fini de faire mumuse avec ton Lumos, tu peux déguerpir. J'ai à faire.
Lumos à deux, c'est mieux
Ernest leva les yeux au ciel comme si tous les mots qui sortaient de la bouche de Lavinia n'étaient que de futiles verbiages. Il aurait bien voulu s’en convaincre mais certaines de ses piques touchaient dans le mille. Évidemment qu’il avait peur d’abîmer sa baguette. C’était probablement la chose la plus précieuse qu’il possédait en cet instant. Mais pas question de laisser transparaître quoi que ce soit.
Malgré le sourire terrifiant de cette fille, il resta de marbre. Il croisa ses bras contre son torse et son visage se durcit. Ses yeux verts émeraudes avaient pris une teinte vert sapin particulièrement foncée.
“T’es vraiment qu’une gamine…”
C’était une phrase qu’il avait souvent entendu dans son dortoir, que les grand adressait régulièrement aux plus jeunes quand ils s’arrosaient avec le pommeau de la douche ou qu’ils s’haranguait à qui mieux mieux à la table du petit déjeuner. Le moment semblait plutôt opportun pour la placer. Il la regarda s’avancer vers lui en affleurant les vitrines de trophées avec un regard noir et une mine de dégoût.
“Tu crois pas que les elfes de maison ont autre chose à faire que de venir nettoyer les traces de tes sales pattes sur les vitrines ?”
À nouveau, il la fusilla du regard en réaction à sa remarque. Ernest n’était pas prétentieux, mais il avait de l’ambition. Figurer derrière ces parois de verre en faisait partie. Par pour les autres, mais parce qu’il avait besoin de se prouver des choses à lui-même. Il avait l’auto-critique bien plus sévère que ce qu’auraient pu penser les autres de lui. Mis à part elle. Sauf qu’elle savait très bien qu’il était bon élève et que sa remarque n’était que méchanceté gratuite.
Et puis un sourire narquois se dessina sur le visage du garçon alors que la première année terminait sa phrase. Lavinia avait été bien trop présomptueuse. C’était presque trop facile. Il resta silencieux quelques secondes, opinant de la tête et laissant l’assurance de la blondinette retomber dans le silence. Plutôt que de suivre l’injonction de la Serpentard, il fit un pas en avant, s’approcha de la vitrine et ralluma sa baguette magique.
“T’as parfaitement raison sur un point… C'est un endroit réservé aux élèves les plus excellents de leurs générations…”
La lumière pointait alors vers les trophées dédiés aux années 2023 à 2026. Son patronyme s’y trouvait bien. E. Stevens. Sa mère avait brillé en duel, mais pas seulement. Meilleures notes aux BUSES, aux ASPICS. Et d’autres concours d’école divers et variés dont Ernest n’avait pas connaissance. Probablement qu’ils n’étaient plus en pratique à présent.
“Un endroit réservé aux élèves qui ont fait honneur à leurs familles et à leurs noms…”
Il se pencha, souffla un peu d’air chaud et fit mine de nettoyer l’endroit où Lavinia avait à peine posé le bout de ses doigts.
“Alors si tu voulais bien éviter de salir leur réussite en posant tes doigts boudinés n’importe où… qui sait où ils ont traîné…”
Ces attaques n’avaient absolument aucun fondement. Lavinia avait des mains fines, une tenue irréprochable à chaque instant. C’était juste méchant et gratuit. Mais c’était un juste retour d’ascenseur. Elle jugeait toujours les autres sur leur apparence ou leur statut. Son regard salissait tout. Ce n’était que justice. Enfin c’est ce dont il essaierait probablement de se convaincre plus tard.
Malgré le sourire terrifiant de cette fille, il resta de marbre. Il croisa ses bras contre son torse et son visage se durcit. Ses yeux verts émeraudes avaient pris une teinte vert sapin particulièrement foncée.
“T’es vraiment qu’une gamine…”
C’était une phrase qu’il avait souvent entendu dans son dortoir, que les grand adressait régulièrement aux plus jeunes quand ils s’arrosaient avec le pommeau de la douche ou qu’ils s’haranguait à qui mieux mieux à la table du petit déjeuner. Le moment semblait plutôt opportun pour la placer. Il la regarda s’avancer vers lui en affleurant les vitrines de trophées avec un regard noir et une mine de dégoût.
“Tu crois pas que les elfes de maison ont autre chose à faire que de venir nettoyer les traces de tes sales pattes sur les vitrines ?”
À nouveau, il la fusilla du regard en réaction à sa remarque. Ernest n’était pas prétentieux, mais il avait de l’ambition. Figurer derrière ces parois de verre en faisait partie. Par pour les autres, mais parce qu’il avait besoin de se prouver des choses à lui-même. Il avait l’auto-critique bien plus sévère que ce qu’auraient pu penser les autres de lui. Mis à part elle. Sauf qu’elle savait très bien qu’il était bon élève et que sa remarque n’était que méchanceté gratuite.
Et puis un sourire narquois se dessina sur le visage du garçon alors que la première année terminait sa phrase. Lavinia avait été bien trop présomptueuse. C’était presque trop facile. Il resta silencieux quelques secondes, opinant de la tête et laissant l’assurance de la blondinette retomber dans le silence. Plutôt que de suivre l’injonction de la Serpentard, il fit un pas en avant, s’approcha de la vitrine et ralluma sa baguette magique.
“T’as parfaitement raison sur un point… C'est un endroit réservé aux élèves les plus excellents de leurs générations…”
La lumière pointait alors vers les trophées dédiés aux années 2023 à 2026. Son patronyme s’y trouvait bien. E. Stevens. Sa mère avait brillé en duel, mais pas seulement. Meilleures notes aux BUSES, aux ASPICS. Et d’autres concours d’école divers et variés dont Ernest n’avait pas connaissance. Probablement qu’ils n’étaient plus en pratique à présent.
“Un endroit réservé aux élèves qui ont fait honneur à leurs familles et à leurs noms…”
Il se pencha, souffla un peu d’air chaud et fit mine de nettoyer l’endroit où Lavinia avait à peine posé le bout de ses doigts.
“Alors si tu voulais bien éviter de salir leur réussite en posant tes doigts boudinés n’importe où… qui sait où ils ont traîné…”
Ces attaques n’avaient absolument aucun fondement. Lavinia avait des mains fines, une tenue irréprochable à chaque instant. C’était juste méchant et gratuit. Mais c’était un juste retour d’ascenseur. Elle jugeait toujours les autres sur leur apparence ou leur statut. Son regard salissait tout. Ce n’était que justice. Enfin c’est ce dont il essaierait probablement de se convaincre plus tard.
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@Lavinia W. Campbell
@Lavinia W. Campbell
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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