Je veux pas rentrer !
Hésitante, Lily ne pouvait pas s’opposer à l’infirmier. Elle en avait déjà assez fait comme ça, et elle était trop perdue et épuisée pour tenter quoi que ce soit. Son cerveau se contenta d’obéir et d’indiquer à chacun de ses muscles les mouvements qu’ils devaient faire pour venir, comme demandé, s’assoir sur la table d’auscultation. Elle ferait tout pour pouvoir rester à Poudlard, et ainsi ne pas rentrer chez elle. Néanmoins, elle s’assura, même assise, que la cape prêtée par Mister O’Belt recouvre bien la plaie encore ouverte dans sa nuque, qui heureusement semblait ne plus couler, ou alors le faire très légèrement, sans que cela ne se voit. Elle avait bien trop honte de ses actes désespérés, et peur qu’il y ait un malentendu pour la montrer.
La gryffonne observa en silence l’homme lancer des sortilèges d’insonorisation. Elle ne dit rien lorsqu’il lui expliqua qu’elle pourrait parler sans problèmes, et hésita lorsqu’il lui demanda son accord pour lancer des sorts. Mais elle ne se méfia pas trop longtemps et hocha légèrement la tête, le regard baissé, avant de se laisser faire. Elle se saisit ensuite du verre tendu par l’infirmier sans un mot, avant de le boire en de longues gorgées, prenant le plus de temps possible. Le goût fort ne la dérangeait pas, à vrai dire elle s’en fichait bien. Même si, en peu de temps, ses oreilles se mirent à fumer, ce qui lui procura une sensation désagréable.
Sachant qu’il allait falloir parler, surtout si elle voulait obtenir ce qu’elle souhaitait, Lily daigna prendre la parole une seconde fois, tout en restant brève. Sa voix enrouée se fit plus aiguë sur la fin, signe d’angoisse, avant que des larmes ne perlent de ses yeux verts.
C’est que… à la maison, ça craint !
296 mots
La gryffonne observa en silence l’homme lancer des sortilèges d’insonorisation. Elle ne dit rien lorsqu’il lui expliqua qu’elle pourrait parler sans problèmes, et hésita lorsqu’il lui demanda son accord pour lancer des sorts. Mais elle ne se méfia pas trop longtemps et hocha légèrement la tête, le regard baissé, avant de se laisser faire. Elle se saisit ensuite du verre tendu par l’infirmier sans un mot, avant de le boire en de longues gorgées, prenant le plus de temps possible. Le goût fort ne la dérangeait pas, à vrai dire elle s’en fichait bien. Même si, en peu de temps, ses oreilles se mirent à fumer, ce qui lui procura une sensation désagréable.
Sachant qu’il allait falloir parler, surtout si elle voulait obtenir ce qu’elle souhaitait, Lily daigna prendre la parole une seconde fois, tout en restant brève. Sa voix enrouée se fit plus aiguë sur la fin, signe d’angoisse, avant que des larmes ne perlent de ses yeux verts.
C’est que… à la maison, ça craint !
296 mots
Je veux pas rentrer !
La jeune fille n'avait pas semblée totalement à son aise lors de tout le processus et Diarmuid l'avait bien entendu remarqué. Il s'était fait la remarque intérieurement qu'il avait peut-être été moins prévenant que d'habitude. Il fallait dire que plonger dans le lac en décembre après le couvre-feu n'était pas vraiment une attitude qui le mettait dans les meilleures dispositions. Il était des fois où l'empathie dont il devait faire preuve était mise à l'épreuve, c'était exactement ce genre de situation. Enfin, il n'avait pas non plus était rude, loin de là et devait avoir été suffisamment rassurant ou du moins clair dans ses intentions pour que la Gryffondor se confie d'un voix angoissée qu'il était difficile de manquer.
Voyant la détresse de l'adolescente, Diarmuid fit en sorte de lui donner un peu du fameux Réconfortant dans un chocolat. Juste de quoi l'apaiser pour qu'elle puisse respirer et parler normalement. Ca ne retirerait pas les émotions mais allait aider à les gérer, au moins un peu. "C'est difficile en ce moment chez vous et vous préféreriez rester ici, c'est bien ça?" Questionna-t-il doucement, beaucoup plus prévenant qu'au début de la conversation très probablement. "C'est entre vos parents et vous ou plutôt entre vos parents que c'est compliqué?" S'autorisa-t-il à demander afin d'avoir quelque chose de tangible à demander à sa supérieure. Oui il pouvait lui parler, mais comme il l'avait dit à l'élève, il fallait quelque chose de précis à demander, sinon, il serait compliqué d'accéder à sa demande.
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Voyant la détresse de l'adolescente, Diarmuid fit en sorte de lui donner un peu du fameux Réconfortant dans un chocolat. Juste de quoi l'apaiser pour qu'elle puisse respirer et parler normalement. Ca ne retirerait pas les émotions mais allait aider à les gérer, au moins un peu. "C'est difficile en ce moment chez vous et vous préféreriez rester ici, c'est bien ça?" Questionna-t-il doucement, beaucoup plus prévenant qu'au début de la conversation très probablement. "C'est entre vos parents et vous ou plutôt entre vos parents que c'est compliqué?" S'autorisa-t-il à demander afin d'avoir quelque chose de tangible à demander à sa supérieure. Oui il pouvait lui parler, mais comme il l'avait dit à l'élève, il fallait quelque chose de précis à demander, sinon, il serait compliqué d'accéder à sa demande.
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Je veux pas rentrer !
Même si elle avait moins froid, les mains de Lily tremblèrent lorsqu'elles attrapèrent le chocolat que l'infirmier lui tendait. C'était l'une de ses boissons préférées et ça l'aiderait à se réchauffer un peu. Mais c'était davantage l'émotion qui l'agitait comme cela. Ce qu'elle souhaitait le plus en ce moment, c'était du réconfort, car elle se sentait vide, et complètement déboussolée. Pourquoi en était-elle arrivée là, déjà ?
La troisième année avala donc difficilement le breuvage, mais il lui fit un bien fou. Était-ce grâce à cette chaleur qui lui brûlait la gorge à chaque fois qu'elle en avalait, ou bien Mr O'Belt avait-il mis quelque chose à l'intérieur ? Elle ne savait pas trop, mais elle prit soudain une grande inspiration avant de soupirer. Les larmes menacèrent à nouveau, mais elle employa tous ses efforts pour les repousser.
Oui... répondit-elle d'une voix instable. P't-être même qu'il existera plus, mon chez-moi...
Elle marqua une pause pour s'essuyer les yeux, et parce qu'elle ne voulait pas croire à ce qu'elle disait. Sa maison, c'était toute sa vie. C'était là qu'elle avait fait ses premiers pas, qu'elle avait vu naître sa petite soeur et qui avait vu naître, sans elle, son petit frère. C'était là qu'elle se réfugiait après l'école, qu'elle avait terminé son enseignement avant Poudlard, là qu'elle avait tenu son chaton dans les bras pour la première fois, qu'elle s'était fait des amis, des vrais, pour la première fois. C'était là qu'elle avait dû dire au revoir à sa grand-mère qui devait quitter Godric's Hollow, là qu'un secret de famille avait éclaté pour tout faire exploser entre ses parents et eux, mais c'était là où elle avait été la plus heureuse. Comment pouvaient-ils être si égoïste et lui enlever ça ?
Aux dernières paroles de l'adulte, ce fut le déclic, et elle déversa tout ce qu'elle avait à dire, tout ce qu'elle avait retenu ces dernières semaines et tout ce qu'elle avait ressassé dans le silence des nuits sans fin.
Les deux ! Mes parents sont pas fichus de régler leurs problèmes, et après ça retombe sur nous ! J'avais plus de lettres, puis que des messages vides, et ma sœur se sentait tellement seule ! Tout ça pour des secrets plus vieux que nous... Pourquoi les adultes sont si égoïstes ? Pourquoi ils pensent qu'à se détester sans se préoccuper UNE SEULE seconde de leurs enfants ? Ils sont en train de tout foutre en l'air, TOUT !
Cette fois, elle ne pouvait rien retenir. La colère est une camarade dont on ne se débarrasse pas comme ça, qui épuise ceux qui s'en accompagnent sans jamais s'épuiser. Et elle va souvent de paire avec le chagrin, qui fit rouler de grosses perles de désespoir sur des joues déjà rougies, par des yeux déjà asséchés et douloureux qui se noyaient à nouveau.
Ce chagrin infini, ce désespoir immense d'une enfant qui venait de perdre définitivement foi en ses parents.
La troisième année avala donc difficilement le breuvage, mais il lui fit un bien fou. Était-ce grâce à cette chaleur qui lui brûlait la gorge à chaque fois qu'elle en avalait, ou bien Mr O'Belt avait-il mis quelque chose à l'intérieur ? Elle ne savait pas trop, mais elle prit soudain une grande inspiration avant de soupirer. Les larmes menacèrent à nouveau, mais elle employa tous ses efforts pour les repousser.
Oui... répondit-elle d'une voix instable. P't-être même qu'il existera plus, mon chez-moi...
Elle marqua une pause pour s'essuyer les yeux, et parce qu'elle ne voulait pas croire à ce qu'elle disait. Sa maison, c'était toute sa vie. C'était là qu'elle avait fait ses premiers pas, qu'elle avait vu naître sa petite soeur et qui avait vu naître, sans elle, son petit frère. C'était là qu'elle se réfugiait après l'école, qu'elle avait terminé son enseignement avant Poudlard, là qu'elle avait tenu son chaton dans les bras pour la première fois, qu'elle s'était fait des amis, des vrais, pour la première fois. C'était là qu'elle avait dû dire au revoir à sa grand-mère qui devait quitter Godric's Hollow, là qu'un secret de famille avait éclaté pour tout faire exploser entre ses parents et eux, mais c'était là où elle avait été la plus heureuse. Comment pouvaient-ils être si égoïste et lui enlever ça ?
Aux dernières paroles de l'adulte, ce fut le déclic, et elle déversa tout ce qu'elle avait à dire, tout ce qu'elle avait retenu ces dernières semaines et tout ce qu'elle avait ressassé dans le silence des nuits sans fin.
Les deux ! Mes parents sont pas fichus de régler leurs problèmes, et après ça retombe sur nous ! J'avais plus de lettres, puis que des messages vides, et ma sœur se sentait tellement seule ! Tout ça pour des secrets plus vieux que nous... Pourquoi les adultes sont si égoïstes ? Pourquoi ils pensent qu'à se détester sans se préoccuper UNE SEULE seconde de leurs enfants ? Ils sont en train de tout foutre en l'air, TOUT !
Cette fois, elle ne pouvait rien retenir. La colère est une camarade dont on ne se débarrasse pas comme ça, qui épuise ceux qui s'en accompagnent sans jamais s'épuiser. Et elle va souvent de paire avec le chagrin, qui fit rouler de grosses perles de désespoir sur des joues déjà rougies, par des yeux déjà asséchés et douloureux qui se noyaient à nouveau.
Ce chagrin infini, ce désespoir immense d'une enfant qui venait de perdre définitivement foi en ses parents.
Je veux pas rentrer !
La réponse de la jeune Gryffondor vint par morceaux. Et rien qu'à entendre le premier, il comprit que ce qu'il se passait n'avait rien d'anodin, même s'il était bien incapable de deviner ce qui allait suivre avec exactitude. Disons qu'à ce stade, il savait déjà qu'il orienterait l'adolescente vers son amie Mia afin qu'elle puisse discuter de ce qui semblait être un vrai chamboulement dans sa vie de famille. Restait à savoir quoi exactement.
Après une pause silencieuse où il vit la rouge et or essuyer quelques larmes, cette dernière libéra toute une tirade en une explosion d'émotions. Là, il comprit. De toute évidence, il y avait des problèmes dans le couple et cela éclaboussait la fratrie. Clairement une situation pour laquelle il ne savait pas comment aider la jeune fille efficacement. Du moins, pas plus qu'en faisant ce qu'il avait déjà proposé. "La situation a l'air compliquée pour vous et de vous mettre en colère." Commença-t-il par dire. "Je pense qu'il est important que vous puissiez en discuter avec ma collègue, Miss Vermillon. Mais avant ça, vous allez passer la nuit ici et demain matin à la première heure nous irons voir tous les deux Miss Priddy ou Miss Montmort pour leur expliquer tout ça et voir si elle peuvent vous aider à rester au château pour ces vacances." Poursuivit-il d'un ton doux pour qu'elle puisse redescendre en pression. Enfin... Pour essayer de l'aider à le faire. "Est-ce que ça vous va pour ce soir?"
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Après une pause silencieuse où il vit la rouge et or essuyer quelques larmes, cette dernière libéra toute une tirade en une explosion d'émotions. Là, il comprit. De toute évidence, il y avait des problèmes dans le couple et cela éclaboussait la fratrie. Clairement une situation pour laquelle il ne savait pas comment aider la jeune fille efficacement. Du moins, pas plus qu'en faisant ce qu'il avait déjà proposé. "La situation a l'air compliquée pour vous et de vous mettre en colère." Commença-t-il par dire. "Je pense qu'il est important que vous puissiez en discuter avec ma collègue, Miss Vermillon. Mais avant ça, vous allez passer la nuit ici et demain matin à la première heure nous irons voir tous les deux Miss Priddy ou Miss Montmort pour leur expliquer tout ça et voir si elle peuvent vous aider à rester au château pour ces vacances." Poursuivit-il d'un ton doux pour qu'elle puisse redescendre en pression. Enfin... Pour essayer de l'aider à le faire. "Est-ce que ça vous va pour ce soir?"
INKTOBER 2025 - JOUR 21 - BLAST
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Je veux pas rentrer !
D’abord sourde et ruisselante, la colère de Lily se mua peu à peu en des sanglots bruyant qu’elle cherchait de moins en moins à étouffer. Elle voyait bien que cela était inutile, et elle n’en avait pas envie, tant ce sentiment la rongeait de l’intérieur, laissant peu à peu place à une peine immense, puis à une angoisse profonde. Ses pleurs se changèrent en des spasmes sifflants. Désormais, ce n’était plus elle qui voulait étouffer ses émotions, mais bien ses émotions qui se combinaient dans le but de l’étouffer.
Ne pouvant rien dire au milieu de ces sanglots, elle se contenta de hocher vivement la tête à la première phrase de l’infirmier. Oh oui, la situation était bien trop compliquée que ce qu’elle devrait être, et elle finissait par la dépasser, l’écrasant de l’extérieur et la consumant de l’intérieur tout à la fois. Oh oui, elle la mettait en colère, terriblement en colère contre le monde qui lui infligeait ça, contre ses parents qui brisaient sa vie, contre les adultes de Poudlard qui la forçaient potentiellement à rentrer à la maison qui n’existait plus et, à cause de tout ça, contre elle-même.
Mais les mots qui suivirent firent bondir aussitôt son cœur et accélérer son pouls, ce qui bloqua davantage sa respiration malgré ses efforts pour calmer au mieux ses sanglots.
P… Pou… Pourquoi ?! Est-ce… est-ce… que… vous me… trouvez… f-folle ?
À l’évidence, la troisième année n’avait pas compris pleinement le rôle de la psychomage, et l’idée de se retrouver en face d’elle l’effrayait. Mais peut-être qu’au fond d’elle elle l’avait compris, justement, et qu’elle ne voulait pas croire qu’elle était tombée aussi bas, qu’elle en avait vraiment besoin. Même si l’évidence était frappante…
Heureusement, Mister O’Belt ne semblait pas vouloir déranger sa collègue par une heure aussi tardive et lui proposait un moment de répit pour cette nuit, qu’elle passerait ici sans avoir à retourner au dortoir pour affronter le regard et les questions de ses camarades. Mieux que ça : il semblait apporter une solution, une vraie, pour qu’elle n’ait pas à quitter Poudlard ! Car, maintenant plus encore que tout à l’heure, après cette humiliation qu’elle venait de s’infliger elle-même, elle avait une peur bleue de se retrouver en face de ceux qui l’avaient fait souffrir sans le savoir. Une peur bleue qu’ils puissent apercevoir avec horreur l’ombre bouillonnante de rage qu’elle était devenue.
Alors, s’efforçant de reprendre enfin un souffle moins saccadé, Lily répondit à cette proposition :
Ou… oui. Je… j’veux bien rester là… pour cette nuit.
Mais un élan de doute la saisit lorsqu’elle songea à leur entrevue avec la directrice et la directrice adjointe dès le lendemain matin. Un élan de honte, aussi.
Mais… vous croyez que… qu’elles vont me punir ? demanda-t-elle en baissant les yeux, regrettant amèrement ce qu’elle avait fait.
Mais une part d’elle continuait de lui souffler ces mots : Tu as bien fait de t’enfuir. Comme ça, tu ne quitteras pas ton véritable chez toi.
499 mots
Je crois qu’il s’agit de mon record absolu de rapidité de réponse, j’étais inspirée
Ne pouvant rien dire au milieu de ces sanglots, elle se contenta de hocher vivement la tête à la première phrase de l’infirmier. Oh oui, la situation était bien trop compliquée que ce qu’elle devrait être, et elle finissait par la dépasser, l’écrasant de l’extérieur et la consumant de l’intérieur tout à la fois. Oh oui, elle la mettait en colère, terriblement en colère contre le monde qui lui infligeait ça, contre ses parents qui brisaient sa vie, contre les adultes de Poudlard qui la forçaient potentiellement à rentrer à la maison qui n’existait plus et, à cause de tout ça, contre elle-même.
Mais les mots qui suivirent firent bondir aussitôt son cœur et accélérer son pouls, ce qui bloqua davantage sa respiration malgré ses efforts pour calmer au mieux ses sanglots.
P… Pou… Pourquoi ?! Est-ce… est-ce… que… vous me… trouvez… f-folle ?
À l’évidence, la troisième année n’avait pas compris pleinement le rôle de la psychomage, et l’idée de se retrouver en face d’elle l’effrayait. Mais peut-être qu’au fond d’elle elle l’avait compris, justement, et qu’elle ne voulait pas croire qu’elle était tombée aussi bas, qu’elle en avait vraiment besoin. Même si l’évidence était frappante…
Heureusement, Mister O’Belt ne semblait pas vouloir déranger sa collègue par une heure aussi tardive et lui proposait un moment de répit pour cette nuit, qu’elle passerait ici sans avoir à retourner au dortoir pour affronter le regard et les questions de ses camarades. Mieux que ça : il semblait apporter une solution, une vraie, pour qu’elle n’ait pas à quitter Poudlard ! Car, maintenant plus encore que tout à l’heure, après cette humiliation qu’elle venait de s’infliger elle-même, elle avait une peur bleue de se retrouver en face de ceux qui l’avaient fait souffrir sans le savoir. Une peur bleue qu’ils puissent apercevoir avec horreur l’ombre bouillonnante de rage qu’elle était devenue.
Alors, s’efforçant de reprendre enfin un souffle moins saccadé, Lily répondit à cette proposition :
Ou… oui. Je… j’veux bien rester là… pour cette nuit.
Mais un élan de doute la saisit lorsqu’elle songea à leur entrevue avec la directrice et la directrice adjointe dès le lendemain matin. Un élan de honte, aussi.
Mais… vous croyez que… qu’elles vont me punir ? demanda-t-elle en baissant les yeux, regrettant amèrement ce qu’elle avait fait.
Mais une part d’elle continuait de lui souffler ces mots : Tu as bien fait de t’enfuir. Comme ça, tu ne quitteras pas ton véritable chez toi.
499 mots
Je crois qu’il s’agit de mon record absolu de rapidité de réponse, j’étais inspirée
Je veux pas rentrer !
Sans grande surprise pour Diarmuid, le vase émotionnel de la jeune Gryffondor déborda avec force. Les sanglots étaient puissants, au point de gêner la respiration de l'adolescente, ce qui ne s'améliora pas à la mention de la psychomage de l'école. Folle? Non, bien sûr qu'il ne la pensait pas folle. "Bien sûr que non. Les psychomages sont avant tout là pour nous aider à faire le point, faire le tri dans notre tête quand on n'y parvient pas tout seul." Expliqua-t-il tranquillement. "Ce qui arrive à tout le monde." Chercha-t-il à la rassurer avant de passer à sa proposition; temporiser cette nuit avant d'aller trouver la direction au matin. Les deux femmes étaient les seules à pouvoir décider de garder la rouge et or à Poudlard plutôt que de la renvoyer chez elle.
Puis, bien que cette dernière soit un peu plus calme, Diarmuid fit bouger doucement sa baguette. Sur le plan de travail un peu plus loin, une tasse se posa sur un plateau. Un endroit stratégique qui signifiait un besoin de boisson chaude. Il y avait toujours un ou une elfe prêt à répondre aux requête de l'infirmerie la nuit. Ce qui n'était pas pour déplaire aux deux infirmiers qui ne manquait pas de rendre la pareille aux petites créatures. Le temps de faire venir à lui la fiole du fameux réconfortant que le mug était plein. Il n'eut plus qu'à le faire léviter jusqu'à lui pour pouvoir adjoindre la potion au chocolat chaud avant de le proposer à boire à l'élève. "Prenez, ça vous fera du bien." Lui dit-il sans répondre à sa question dans un premier temps. "Ce n'est qu'un peu de potion pour vous aider à vous apaiser." Assura-t-il avant de laisser son regard se perdre par dessus l'épaule de la châtain une seconde avant de revenir sur elle.
- "Vous étiez dehors après le couvre feu ça ne peut pas rester sans conséquence." Lui dit-il avec honnêteté avant de poursuivre. "Mais la punition peut ne pas venir de Miss Montmort ou Miss Priddy." Cela viendrait donc forcément de lui. "Je pense qu'elle trouveront suffisant si vous venez m'aider à l'infirmerie pendant deux heures un jour de la semaine prochaine. Et comme c'est la première fois, je crois, je ne pense pas nécessaire de vous retirer des points. Qu'en pensez-vous?" Proposa-t-il. Enfin... ce n'était pas vraiment une option, mais il trouvait la retenue tout sauf disproportionnée. Surtout compte tenu des circonstances qui expliquaient sans toutefois excuser.
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Puis, bien que cette dernière soit un peu plus calme, Diarmuid fit bouger doucement sa baguette. Sur le plan de travail un peu plus loin, une tasse se posa sur un plateau. Un endroit stratégique qui signifiait un besoin de boisson chaude. Il y avait toujours un ou une elfe prêt à répondre aux requête de l'infirmerie la nuit. Ce qui n'était pas pour déplaire aux deux infirmiers qui ne manquait pas de rendre la pareille aux petites créatures. Le temps de faire venir à lui la fiole du fameux réconfortant que le mug était plein. Il n'eut plus qu'à le faire léviter jusqu'à lui pour pouvoir adjoindre la potion au chocolat chaud avant de le proposer à boire à l'élève. "Prenez, ça vous fera du bien." Lui dit-il sans répondre à sa question dans un premier temps. "Ce n'est qu'un peu de potion pour vous aider à vous apaiser." Assura-t-il avant de laisser son regard se perdre par dessus l'épaule de la châtain une seconde avant de revenir sur elle.
- "Vous étiez dehors après le couvre feu ça ne peut pas rester sans conséquence." Lui dit-il avec honnêteté avant de poursuivre. "Mais la punition peut ne pas venir de Miss Montmort ou Miss Priddy." Cela viendrait donc forcément de lui. "Je pense qu'elle trouveront suffisant si vous venez m'aider à l'infirmerie pendant deux heures un jour de la semaine prochaine. Et comme c'est la première fois, je crois, je ne pense pas nécessaire de vous retirer des points. Qu'en pensez-vous?" Proposa-t-il. Enfin... ce n'était pas vraiment une option, mais il trouvait la retenue tout sauf disproportionnée. Surtout compte tenu des circonstances qui expliquaient sans toutefois excuser.
INKTOBER 2025 - JOUR 13 - DRINK
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Je veux pas rentrer !
Le calme avec lequel l’infirmier lui parla du rôle de la psychomage la déconcerta aussitôt, la maintenant momentanément dans le silence, sans sanglots. Elle n’était donc pas là que pour les fous ou ceux qui ont des problèmes de santé mentale, comme les hyperactifs ou les autistes ? C’était une vision très peu ouverte d’esprit qu’elle avait là, mais elle n’avait jamais imaginé qu’on pouvait y aller juste parce qu’on était triste. Est-ce que son père est allé dans son bureau, à l’époque, quand tante Lily est morte ? Tiens, une belle pensée joyeuse, pour changer, j’en ai besoin !
Je… je savais pas avoua-t-elle à l’adulte, ne pouvant rien promettre cependant sur le fait qu’elle irait ou non la consulter.
Ensuite, Mister O’Belt fit venir à eux ce qui semblait être une deuxième tasse de chocolat contenant une potion réconfortante. Encore ? Elle est où, l’arnaque ? Eh puis zut, cette potion lui faisait du bien et, au pire, si elle faisait une overdose de chocolat ça lui donnerait une excuse supplémentaire pour rester ici demain. D’un geste légèrement empressé, elle se saisit du récipient et le porta à ses lèvres, oubliant de retenir la cape qui risquait de glisser de ses épaules et de dévoiler la blessure accidentellement infligée à la base de son cou si elle bougeait trop. Il fallait qu’elle boive, parce qu’elle sentait que la réponse qu’il allait lui donner n’allait pas forcément lui plaire.
En effet, la punition fut confirmée et elle baissa les yeux, avant de les relever quand l’homme précisa ses paroles et lui proposa sa punition. Deux heures à l’infirmerie ? Pas de points retirés ? Mouais, ça pourrait convenir. Elle se garda bien de dire que ce n’était pas la première fois qu’elle bravait le couvre-feu, puisqu’elle et ses camarades de promotion n’avaient pas eu de gros soucis l’an passé. À la place, elle hocha vigoureusement la tête.
Si c’est possible… Merci, ajouta-elle brusquement, le remerciant sans forcément y penser pour sa gentillesse de ce soir.
Lily était un peu apaisée, mais les doutes continuaient à la titiller. Si tout semblait bien se profiler malgré sa désobéissance, son mal-être et ses soucis familiaux, qu’en serait-il le lendemain ?
Je… je savais pas avoua-t-elle à l’adulte, ne pouvant rien promettre cependant sur le fait qu’elle irait ou non la consulter.
Ensuite, Mister O’Belt fit venir à eux ce qui semblait être une deuxième tasse de chocolat contenant une potion réconfortante. Encore ? Elle est où, l’arnaque ? Eh puis zut, cette potion lui faisait du bien et, au pire, si elle faisait une overdose de chocolat ça lui donnerait une excuse supplémentaire pour rester ici demain. D’un geste légèrement empressé, elle se saisit du récipient et le porta à ses lèvres, oubliant de retenir la cape qui risquait de glisser de ses épaules et de dévoiler la blessure accidentellement infligée à la base de son cou si elle bougeait trop. Il fallait qu’elle boive, parce qu’elle sentait que la réponse qu’il allait lui donner n’allait pas forcément lui plaire.
En effet, la punition fut confirmée et elle baissa les yeux, avant de les relever quand l’homme précisa ses paroles et lui proposa sa punition. Deux heures à l’infirmerie ? Pas de points retirés ? Mouais, ça pourrait convenir. Elle se garda bien de dire que ce n’était pas la première fois qu’elle bravait le couvre-feu, puisqu’elle et ses camarades de promotion n’avaient pas eu de gros soucis l’an passé. À la place, elle hocha vigoureusement la tête.
Si c’est possible… Merci, ajouta-elle brusquement, le remerciant sans forcément y penser pour sa gentillesse de ce soir.
Lily était un peu apaisée, mais les doutes continuaient à la titiller. Si tout semblait bien se profiler malgré sa désobéissance, son mal-être et ses soucis familiaux, qu’en serait-il le lendemain ?
Je veux pas rentrer !
Alors que la jeune fille prenait la tasse de chocolat - oui il en avait donné une deuxième - la cape sur ses épaules glissa légèrement laissant apparaître une plaie. Diarmuid pinça les lèvres mais ne dit rien sur le moment, attendant que la jeune fille réagisse plutôt à sa réflexion à lui concernant une sanction. Apparemment, la Gryffondor trouvait cela tout à fait proportionné aussi il hocha la tête. "Bien." Conclut-il cette discussion avant d'observer l'adolescente probablement plus longuement que jusqu'alors. Il essayait de... il ne savait pas trop. Probablement de comprendre pourquoi il n'avait pas vu ce qu'il y avait dans son cou avant. Ou pourquoi elle n'en avait pas parlé. Il n'eut d'autre choix que de chasser ces considérations avant d'ajouter.
- "Laissez moi voir votre cou. Je crois que vous avez besoin de soins." Dit-il d'un ton qui laissait peu de place au refus. Elle pourrait bien entendu, mais ce ne serait pas raisonnable. Surtout qu'en une potion désinfectante et un sort ce serait très probablement réglé. "Ensuite je vous conduirai à un lit. Vous pourrez prendre de quoi aller vous doucher puis vous coucher." Il fit un sourire discret. "Vous avez eu assez d'émotions pour ce soir. Je m'occuperai du reste après." Le reste? Contacter Sarah et Elina pour voir ce qui pouvait décemment être fait pour aider la rouge et or face à cette situation familiale difficile pour elle.
Je me permets de conclure ce RP ici, il me semble que tout a été abordé! Merci à toi!
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
- "Laissez moi voir votre cou. Je crois que vous avez besoin de soins." Dit-il d'un ton qui laissait peu de place au refus. Elle pourrait bien entendu, mais ce ne serait pas raisonnable. Surtout qu'en une potion désinfectante et un sort ce serait très probablement réglé. "Ensuite je vous conduirai à un lit. Vous pourrez prendre de quoi aller vous doucher puis vous coucher." Il fit un sourire discret. "Vous avez eu assez d'émotions pour ce soir. Je m'occuperai du reste après." Le reste? Contacter Sarah et Elina pour voir ce qui pouvait décemment être fait pour aider la rouge et or face à cette situation familiale difficile pour elle.
Je me permets de conclure ce RP ici, il me semble que tout a été abordé! Merci à toi!
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