C'est quoi aimer ?
- Tu sais y'en a qui jeunes ont déjà plus d'expériences que des plus âgés. J'veux dire quelqu'un qui a voyagé et tout ça a plus d'expérience que celui qui est resté dans son pays à faire je ne sais quel metier lambda.
Bien sûr la façon de voyager était à prendre en compte, si l'on reste passif à regarder sans comprendre on perd vite de l'intérêt. C'était la remarque qu'elle s'était dit avec le programme AMICO. Quand elle irait rencontrer Merveille en Ouganda elle ramènerait tant de nouvelle notions sur la magie, une expérience enrichissante qui changerait son regard sur le monde magique. Alors que si elle s'était simplement rendu en Ouganda avec sa mère en voyage elle n'aurait découvert que les plats et objets typiques sans forcément remarquer la différence de catalyseur. Or les profs semblaient avoir mener une découverte reflechie de leur domaine et cette expérience compte plus que l'âge.
Avant même d'ouvrir la bouche la sorcière fut trahit par sa grimace qu'elle sentait déformer son visage. Mais pour l'instant c'était la meilleure option qu'elle avait.
- Ça vaut toujours le coup de jeter un oeil non ? Elle émettait un doute mais peut-être qu'elle pourrait être surprise. Enfin on a bien le droit de prêter des livres à quelqu'un d'une autre maison ? Les maisons étaient si hermétiques que la lionne ne savait jamais où elle devait se taire. Il faut dire qu'avoir ses amis les plus proches dans d'autres maisons lui donnait envie de raconter tout ce qu'elle vivait faute de pouvoir partager ces moments. Après peut-être qu'elle serait plus au clair si elle lisait le règlement. Au fond si ce n'était pas en dehors des règles de l'école il suffisait juste que ses amis ne répandent pas ce qu'elle leur raconte pour échapper aux règles implicites et elle savait pouvoir compter sur eux pour ça.
- Oh ! Je connaissais pas du tout... Tu sais si c'est cher ?
Chez les moldus les abonnements étaient quelque chose d'assez fréquent mais ici dans le monde sorcier Marine trouvait que c'était beaucoup plus tard voir quelque chose d'inexistant. Cette année elle ne pourrait pas s'offrir un tel cadeau mais si la bibliothécaire ne changeait pas d'ici là elle comptait bien garder ça en tête pour l'année suivante car avec son rythme de lecture impossible de prendre le stock suffisant de livre dans sa valise, même si elle ne prenait aucun vêtement en dehors de ses uniformes.
- Mais c'est que t'as vachement de bonnes idées pour mon problèmes ! Le truc c'est que si la bibliothécaire avait été plus ouverte on aurait pu glisser cette idée dans la boîte à idée mais là... 'Fin... J'veux dire je sais pas si je serai capable d'organiser un truc pareil.
La brunette avait peur qu'Ernest finisse par prendre mal le fait qu'elle trouve toujours un moyen de retourner ses idées de sorte à les montrer sous un jour peu favorable les faisant paraître irréalisable. Ce n'était absolument pas contre lui. Au contraire c'était sa façon maladroite de chercher de l'aide car elle seule serait incapable de donner vie à ce projet alors qu'elle trouvait qu'il mérite de voir le jour.
- Oui mais là c'est même plus de la censure c'est littéralement de la discrimination de genre en fait ! Puis quel pouvoir en jeu ! Franchement c'est pas parce qu'on va lire un roman qu'on va se retourner contre le pouvoir en place 'fin j'sais pas mais bon quand même ! Puis oh et c'est juste de l'abus de pouvoir d'une enquiquineuse qui ne trouve du plaisir que dans le bonheur de gens !
Pauvre Ernest qui venait de lancer l'adolescente une nouvelle fois sur ce sujet qui l'enflammait. Elle était comme une mère avec ses petits, hors de question de les laisser se faire maltraiter par quelqu'un d'autre.
- Non mais parce qu'on a manifesté et tout tu savais ? Parce qu'on allait quand même pas se laisser faire comme ça sans rien dire tu vois ?! Et tu sais pas ce qu'elle a osé faire ? Tu devineras jamais !
Si sur le moment elle s'était sentie très mal d'avoir osé autant manquer de respect à un adulte avec le recul elle s'était trouvée outrée de ce qu'elle avait osé faire, ce n'était pas à eux de se remettre en question mais bien à elle.
- Elle a menacé Charlotte ! Charlotte quoi ! Tu te rends compte ! Elle a osé ! On fait pas ça à Charlotte surtout quand elle a raison non mais !
Lentement Marine finit par redescendre, elle souffla un bon coup puis revenue à elle-même elle s'excusa même si elle ne démentirait jamais un seul mot qui venait de s'échapper de sa bouche, c'était exactement ce qu'elle pensait et ce qu'elle penserait pour toujours. Aucune peur de l'autorité ne lui ferait changer d'avis.
- C'est gentil, j'peux toujours essayer... C'était bien pour ne pas froisser son ami qu'elle avait répondu ça, ce n'était pas trop son truc de lecture plaisir les biographies, même si ça concernait un joueur de Quidditch d'ailleurs...
Mais peut-être que faute de mieux elle découvrirait un nouveau genre qu'elle apprécierait même si elle doutait trouver quelque chose qui puisse autant la transporter dans un ailleurs.
- Euuuuh j'suis pas sûre que l'amour ce soit très facile... Déjà si tu sais pas expliquer c'est que c'est difficile. Puis les adultes ils sont pas comme nous. Enfin tu sais ils savent ce qu'ils veulent ils projettent leur futur et surtout ils ont de l'expérience, ils savent ce que c'est aimer donc ils savent s'ils sont amoureux ou si c'est juste un lien puissant et ça, ça change tout. Moi j'pense qu'on est dans la phase de la vie où l'amour est dans la plus complexe de ses formes. En grandissant ce sera le maintenir le défi mais là c'est le comprendre, tu vois l'enjeux ?
C'était tellement peu clair dans son esprit que la lionne empilait les phrases comme si elle allait réussir à rendre ça plus clair pour que son ami la suive, sauf plus ça allait plus elle craignait de le perdre.
Bien sûr la façon de voyager était à prendre en compte, si l'on reste passif à regarder sans comprendre on perd vite de l'intérêt. C'était la remarque qu'elle s'était dit avec le programme AMICO. Quand elle irait rencontrer Merveille en Ouganda elle ramènerait tant de nouvelle notions sur la magie, une expérience enrichissante qui changerait son regard sur le monde magique. Alors que si elle s'était simplement rendu en Ouganda avec sa mère en voyage elle n'aurait découvert que les plats et objets typiques sans forcément remarquer la différence de catalyseur. Or les profs semblaient avoir mener une découverte reflechie de leur domaine et cette expérience compte plus que l'âge.
Avant même d'ouvrir la bouche la sorcière fut trahit par sa grimace qu'elle sentait déformer son visage. Mais pour l'instant c'était la meilleure option qu'elle avait.
- Ça vaut toujours le coup de jeter un oeil non ? Elle émettait un doute mais peut-être qu'elle pourrait être surprise. Enfin on a bien le droit de prêter des livres à quelqu'un d'une autre maison ? Les maisons étaient si hermétiques que la lionne ne savait jamais où elle devait se taire. Il faut dire qu'avoir ses amis les plus proches dans d'autres maisons lui donnait envie de raconter tout ce qu'elle vivait faute de pouvoir partager ces moments. Après peut-être qu'elle serait plus au clair si elle lisait le règlement. Au fond si ce n'était pas en dehors des règles de l'école il suffisait juste que ses amis ne répandent pas ce qu'elle leur raconte pour échapper aux règles implicites et elle savait pouvoir compter sur eux pour ça.
- Oh ! Je connaissais pas du tout... Tu sais si c'est cher ?
Chez les moldus les abonnements étaient quelque chose d'assez fréquent mais ici dans le monde sorcier Marine trouvait que c'était beaucoup plus tard voir quelque chose d'inexistant. Cette année elle ne pourrait pas s'offrir un tel cadeau mais si la bibliothécaire ne changeait pas d'ici là elle comptait bien garder ça en tête pour l'année suivante car avec son rythme de lecture impossible de prendre le stock suffisant de livre dans sa valise, même si elle ne prenait aucun vêtement en dehors de ses uniformes.
- Mais c'est que t'as vachement de bonnes idées pour mon problèmes ! Le truc c'est que si la bibliothécaire avait été plus ouverte on aurait pu glisser cette idée dans la boîte à idée mais là... 'Fin... J'veux dire je sais pas si je serai capable d'organiser un truc pareil.
La brunette avait peur qu'Ernest finisse par prendre mal le fait qu'elle trouve toujours un moyen de retourner ses idées de sorte à les montrer sous un jour peu favorable les faisant paraître irréalisable. Ce n'était absolument pas contre lui. Au contraire c'était sa façon maladroite de chercher de l'aide car elle seule serait incapable de donner vie à ce projet alors qu'elle trouvait qu'il mérite de voir le jour.
- Oui mais là c'est même plus de la censure c'est littéralement de la discrimination de genre en fait ! Puis quel pouvoir en jeu ! Franchement c'est pas parce qu'on va lire un roman qu'on va se retourner contre le pouvoir en place 'fin j'sais pas mais bon quand même ! Puis oh et c'est juste de l'abus de pouvoir d'une enquiquineuse qui ne trouve du plaisir que dans le bonheur de gens !
Pauvre Ernest qui venait de lancer l'adolescente une nouvelle fois sur ce sujet qui l'enflammait. Elle était comme une mère avec ses petits, hors de question de les laisser se faire maltraiter par quelqu'un d'autre.
- Non mais parce qu'on a manifesté et tout tu savais ? Parce qu'on allait quand même pas se laisser faire comme ça sans rien dire tu vois ?! Et tu sais pas ce qu'elle a osé faire ? Tu devineras jamais !
Si sur le moment elle s'était sentie très mal d'avoir osé autant manquer de respect à un adulte avec le recul elle s'était trouvée outrée de ce qu'elle avait osé faire, ce n'était pas à eux de se remettre en question mais bien à elle.
- Elle a menacé Charlotte ! Charlotte quoi ! Tu te rends compte ! Elle a osé ! On fait pas ça à Charlotte surtout quand elle a raison non mais !
Lentement Marine finit par redescendre, elle souffla un bon coup puis revenue à elle-même elle s'excusa même si elle ne démentirait jamais un seul mot qui venait de s'échapper de sa bouche, c'était exactement ce qu'elle pensait et ce qu'elle penserait pour toujours. Aucune peur de l'autorité ne lui ferait changer d'avis.
- C'est gentil, j'peux toujours essayer... C'était bien pour ne pas froisser son ami qu'elle avait répondu ça, ce n'était pas trop son truc de lecture plaisir les biographies, même si ça concernait un joueur de Quidditch d'ailleurs...
Mais peut-être que faute de mieux elle découvrirait un nouveau genre qu'elle apprécierait même si elle doutait trouver quelque chose qui puisse autant la transporter dans un ailleurs.
- Euuuuh j'suis pas sûre que l'amour ce soit très facile... Déjà si tu sais pas expliquer c'est que c'est difficile. Puis les adultes ils sont pas comme nous. Enfin tu sais ils savent ce qu'ils veulent ils projettent leur futur et surtout ils ont de l'expérience, ils savent ce que c'est aimer donc ils savent s'ils sont amoureux ou si c'est juste un lien puissant et ça, ça change tout. Moi j'pense qu'on est dans la phase de la vie où l'amour est dans la plus complexe de ses formes. En grandissant ce sera le maintenir le défi mais là c'est le comprendre, tu vois l'enjeux ?
C'était tellement peu clair dans son esprit que la lionne empilait les phrases comme si elle allait réussir à rendre ça plus clair pour que son ami la suive, sauf plus ça allait plus elle craignait de le perdre.
C'est quoi aimer ?
Ernest restait perplexe face à l’argumentation de Marine. Pas forcément sur l’âge, mais sur la question de l’expérience de manière générale. Du haut de ses quinze ans, lui ce qu’il voyait surtout c’était une bande contractuels qui s’étaient succédé au fil des années. Au départ, il les avaient mis sur un pied d'estale mais force était de constater que peu avait réellement fait montre d'intérêt pour le suivi de leurs élèves. Au point où l’adolescent s’était demandé s’il ne faisait pas ça uniquement pour l’argent. Et de là, découlait une question logique : ça gagnait tellement que ça un prof ? Ou peut-être trop peu et c’est pour ça qu’il partait. Ernest avait peut-être la fâcheuse habitude de mettre tous les oeufs dans le même panier mais il y avait quand même une petite tendance, malgré tout.
Son esprit était peut-être parti un point loin du sujet de discussion initial. Un peu de la même manière que Marine était à présent en train de s’enflammer autour de cette histoire de bibliothèque.
“Bin euh… ouai évidemment… ‘fin tant qu’on les rend en bon état, j'vois pas où serait le problème…”
Ernest était un amoureux des livres et il leur portait un soin tout particulier. Tout ce savoir, il fallait le conserver avec méticulosité pour que des générations et des générations puissent en profiter et que rien ne tombe jamais dans l’oubli.
“J’te f’rais un liste et puis tu m’diras si quelque chose t’intéresse…”
Ernest n’avait pas le flyer sous la main car il l’avait mis précieusement de côté avec ses petites économies.
“C’était pas trop trop cher… mais c’est tous les mois… du coup, j’attends d’avoir assez d’argent de côté pour avoir un an ou deux d’avance…”
Il avait un peu d’argent de poche mais ça restait un maigre tribut. Et il avait déjà dépensé une grande partie de ses économies pour se payer tout l’utilitaire sans fond : malle, sac, sacoche, re-sac… et il fallait dire que c’était un vachement bon investissement. Surtout dans le dortoir où il ne fallait pas laisser trop de trucs traîner au risque que quelqu’un s’approprie l’une ou l’autre de vos babioles tout en restant “dans les limites du règlement”.
Ernest rougit légèrement à l’enthousiasme de Marine pour son idée. Il était assez rare qu’il ose les exprimer à voix haute, même en quatrième année. La peur du ridicule lui collait à la peau un peu comme l’odeur de la transpiration. Mais avec elle, il se sentait un peu plus à l’aise pour sortir de sa zone de confort et il avait réellement envie de l’apaiser et de l’aider à trouver une solution. Qui retomba un peu à plat.
“Euh… mais… ‘fin… moi, j’suis pas non plus très sociable pour faire ce genre de trucs, quoi… Peut-être que si tu d'mandais à Eileen… ou à Charlotte…”
Elles étaient nettement plus entreprenantes en termes de relations sociales et d’échange. Et puis elles connaissaient du monde, elles avaient été préfètes.
“Mais euh… j’peux quand même demander aux gens que j’connais…”
Dans son esprit, il tentait de faire le calcul des gens qu’il connaissait, qui serait susceptible d’avoir des livres et surtout, à qui il oserait demander. Il fut néanmoins surpris de voir qu’il dépassait les dix doigts de ses mains et en perdit le compte.
Marine remonta sur ses grands abraxans. Le petit brun ouvrit grand les yeux. C’est qu’il n’avait pas l’habitude de la voir aussi échauffée, elle qui était de nature plutôt calme. Il se fit la réflexion que si elle avait mis autant de verve et de révolte à lui lancer des maléfices, il aurait probablement fait quelques voyages à l’infirmerie. Mais aussi… tout ce qu’il aurait pu apprendre au passage sur les effets des sorts offensifs.
“Ah, non… je… j’savais pas…”
Ernest était rarement au courant des potins ou des bruits de couloirs. À croire que ce genre d’informations le contournaient quand elles croisaient son chemin. Il leva légèrement un sourcil face à ce nouvel élan de révolte. La manière dont Marine répétait le prénom de Charlotte avec véhémence le fit légèrement tiquer. Il y avait bien une personne capable de faire sortir du garçon une telle énergie mais elle n’était de loin pas son amie. C’était plutôt sa némésis. Pourquoi le garçon faisait-il cette association à cet instant précis ?
Bien trop déconcerté par les recoupements de ses pensées, il ne nota pas le manque d’enthousiasme de son amie à sa proposition.
Et le glissement de conversation ne faisait que l’enfoncer un peu plus profondément dans la brume et le néant. Un point sur lequel Ernest était néanmoins d’accord avec Marine : les adultes n’étaient pas comme eux. Mais en quoi ? Il avait du mal à mettre le doigt dessus. L’explication de la Gryffondor était loin de rendre les choses plus claires. Il se demanda si c’était quelque chose qu’elle avait appris par cœur ? Si c’était une leçon qu’on lui avait un jour enseigné ? Mettre des mots sur l’amour, ça semblait hyper compliqué pour les sorciers. Ou particulièrement hasardeux. Un peu comme de dire que les Mandragores parlaient. Ou que les herbes folles étaient de la mauvaise herbe. C’était plutôt une manière d’exprimer quelque chose qu’on ne comprenait pas. Ou simplement, pas encore…
Son esprit était peut-être parti un point loin du sujet de discussion initial. Un peu de la même manière que Marine était à présent en train de s’enflammer autour de cette histoire de bibliothèque.
“Bin euh… ouai évidemment… ‘fin tant qu’on les rend en bon état, j'vois pas où serait le problème…”
Ernest était un amoureux des livres et il leur portait un soin tout particulier. Tout ce savoir, il fallait le conserver avec méticulosité pour que des générations et des générations puissent en profiter et que rien ne tombe jamais dans l’oubli.
“J’te f’rais un liste et puis tu m’diras si quelque chose t’intéresse…”
Ernest n’avait pas le flyer sous la main car il l’avait mis précieusement de côté avec ses petites économies.
“C’était pas trop trop cher… mais c’est tous les mois… du coup, j’attends d’avoir assez d’argent de côté pour avoir un an ou deux d’avance…”
Il avait un peu d’argent de poche mais ça restait un maigre tribut. Et il avait déjà dépensé une grande partie de ses économies pour se payer tout l’utilitaire sans fond : malle, sac, sacoche, re-sac… et il fallait dire que c’était un vachement bon investissement. Surtout dans le dortoir où il ne fallait pas laisser trop de trucs traîner au risque que quelqu’un s’approprie l’une ou l’autre de vos babioles tout en restant “dans les limites du règlement”.
Ernest rougit légèrement à l’enthousiasme de Marine pour son idée. Il était assez rare qu’il ose les exprimer à voix haute, même en quatrième année. La peur du ridicule lui collait à la peau un peu comme l’odeur de la transpiration. Mais avec elle, il se sentait un peu plus à l’aise pour sortir de sa zone de confort et il avait réellement envie de l’apaiser et de l’aider à trouver une solution. Qui retomba un peu à plat.
“Euh… mais… ‘fin… moi, j’suis pas non plus très sociable pour faire ce genre de trucs, quoi… Peut-être que si tu d'mandais à Eileen… ou à Charlotte…”
Elles étaient nettement plus entreprenantes en termes de relations sociales et d’échange. Et puis elles connaissaient du monde, elles avaient été préfètes.
“Mais euh… j’peux quand même demander aux gens que j’connais…”
Dans son esprit, il tentait de faire le calcul des gens qu’il connaissait, qui serait susceptible d’avoir des livres et surtout, à qui il oserait demander. Il fut néanmoins surpris de voir qu’il dépassait les dix doigts de ses mains et en perdit le compte.
Marine remonta sur ses grands abraxans. Le petit brun ouvrit grand les yeux. C’est qu’il n’avait pas l’habitude de la voir aussi échauffée, elle qui était de nature plutôt calme. Il se fit la réflexion que si elle avait mis autant de verve et de révolte à lui lancer des maléfices, il aurait probablement fait quelques voyages à l’infirmerie. Mais aussi… tout ce qu’il aurait pu apprendre au passage sur les effets des sorts offensifs.
“Ah, non… je… j’savais pas…”
Ernest était rarement au courant des potins ou des bruits de couloirs. À croire que ce genre d’informations le contournaient quand elles croisaient son chemin. Il leva légèrement un sourcil face à ce nouvel élan de révolte. La manière dont Marine répétait le prénom de Charlotte avec véhémence le fit légèrement tiquer. Il y avait bien une personne capable de faire sortir du garçon une telle énergie mais elle n’était de loin pas son amie. C’était plutôt sa némésis. Pourquoi le garçon faisait-il cette association à cet instant précis ?
Bien trop déconcerté par les recoupements de ses pensées, il ne nota pas le manque d’enthousiasme de son amie à sa proposition.
Et le glissement de conversation ne faisait que l’enfoncer un peu plus profondément dans la brume et le néant. Un point sur lequel Ernest était néanmoins d’accord avec Marine : les adultes n’étaient pas comme eux. Mais en quoi ? Il avait du mal à mettre le doigt dessus. L’explication de la Gryffondor était loin de rendre les choses plus claires. Il se demanda si c’était quelque chose qu’elle avait appris par cœur ? Si c’était une leçon qu’on lui avait un jour enseigné ? Mettre des mots sur l’amour, ça semblait hyper compliqué pour les sorciers. Ou particulièrement hasardeux. Un peu comme de dire que les Mandragores parlaient. Ou que les herbes folles étaient de la mauvaise herbe. C’était plutôt une manière d’exprimer quelque chose qu’on ne comprenait pas. Ou simplement, pas encore…
874
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
C'est quoi aimer ?
- Chouette chouette chouette ! Applaudit la lionne. Merci, merci, mercii !
Elle n'était sûre de rien, si ça se trouve ces livres prônaient comme le Conseil la pureté du sang et comme c'était plutôt la tendance de la maison ces inquiétudes étaient légitimes. Mais la sorcière refusait de croire qu'il n'y a que du mauvais chez les vert et argent, la preuve, il y a Ernest ! Dans le lot forcément il devrait y avoir quelque chose d'intéressant. La lionne voulait y croire. Si la confidentialité inter maison lui permettait de contourner son problème son problème rien que quelques mois alors elle fonçait sans réfléchir. À bien y réfléchir elle pourrait peut-être aussi faire la même demande à ses amies Serdaigle et à Charlotte. En couvrant les bibliothèques de toutes les maisons elle tendrait peut-être jusqu'à ce que la direction fasse plier cette aigrie de bibliothécaire.
- Mmmh... Tous les mois... J'pense pas que je pourrais... Mais pas grave. Au pire j'ai juste l'année prochaine à tenir.
Non elle ne passerait pas sa septième année entière à simplement lire des manuels de cours de la première à la septième année mais tout de même, elle serait bien occupée pour être assurée de cartonner à ses ASPICs. Peut-être que ça la dérangerait moins de lire du contenu plus exigeant ? Puis ensuite elle n'aurait certainement plus à s'en inquiéter. Elle serait grande et elle pourrait sans doute transplaner dans la bibliothèque sorcière la plus proche et ainsi tous ses problèmes de lecture. Et avec un peu de chance l'an prochain leurs soucis seraient réglés. À Poudlard c'était le défilé des adultes, peut-être que ça finirait par toucher la bibliothécaire et que ses chers romans seront libérés de leur prison.
Une moue embêtée s'afficha sur son visage. C'est vrai... Le vert et argent était aussi timide qu'elle mais lorsqu'il lui avait partagé l'idée elle l'avait déjà imaginé tout mettre en place avec elle en soutien dans l'ombre mais c'est vrai qu'après réflexion, une fois l'enthousiasme descendu cela paraissait beaucoup plus vraisemblable qu'ils se trouvent dans cette impasse.
- Mmmh... Oui ! T'as raison ! J'suis sûre qu'Eileen et Charlotte pourraient nous aider à organiser ça !
Deux anciennes préfètes les adolescentes étaient bien connues au château Charlotte encore plus car elle avait doublé la post de préfète avec capitaine de Cheerleanding, une vrai célébrité ! Puis avec leur caractère ouvert, lumineux et bienveillant forcément on ne pouvait que les connaître.
Tiens... Marine était étonnée. Elle aurait cru que leur petite manifestation aurait fait plus de bruit. Ils étaient nombreux tout de même. Ils s'étaient mis en danger pour essayer de faire bouger les choses. Si même les élèves les plus intéressés par les affaires de la bibliothèque n'étaient pas tous au courant est-ce que la direction allait finir par les entendre ?
- Ah oui, t'étais au courant de rien du tout, du tout ? Fit-elle inquiète. Elle laissa un temps. Tu crois que ça veut dire que la direction n'a rien entendu non plus ?...
Elle avait très envie qu'Ernest lui oppose un nom ferme, ne laissant place à aucun doute. Sauf que le regard perçant d'inquiétude de la sorcière ne décela aucune confiance stable chez son ami. Au contraire il avait l'air complètement ailleurs perdu. Qu'est-ce qui l'avait plongé dans cet étrange état ? Qu'avait-elle dit ?
- Ernest... Ça va ?
Elle n'était sûre de rien, si ça se trouve ces livres prônaient comme le Conseil la pureté du sang et comme c'était plutôt la tendance de la maison ces inquiétudes étaient légitimes. Mais la sorcière refusait de croire qu'il n'y a que du mauvais chez les vert et argent, la preuve, il y a Ernest ! Dans le lot forcément il devrait y avoir quelque chose d'intéressant. La lionne voulait y croire. Si la confidentialité inter maison lui permettait de contourner son problème son problème rien que quelques mois alors elle fonçait sans réfléchir. À bien y réfléchir elle pourrait peut-être aussi faire la même demande à ses amies Serdaigle et à Charlotte. En couvrant les bibliothèques de toutes les maisons elle tendrait peut-être jusqu'à ce que la direction fasse plier cette aigrie de bibliothécaire.
- Mmmh... Tous les mois... J'pense pas que je pourrais... Mais pas grave. Au pire j'ai juste l'année prochaine à tenir.
Non elle ne passerait pas sa septième année entière à simplement lire des manuels de cours de la première à la septième année mais tout de même, elle serait bien occupée pour être assurée de cartonner à ses ASPICs. Peut-être que ça la dérangerait moins de lire du contenu plus exigeant ? Puis ensuite elle n'aurait certainement plus à s'en inquiéter. Elle serait grande et elle pourrait sans doute transplaner dans la bibliothèque sorcière la plus proche et ainsi tous ses problèmes de lecture. Et avec un peu de chance l'an prochain leurs soucis seraient réglés. À Poudlard c'était le défilé des adultes, peut-être que ça finirait par toucher la bibliothécaire et que ses chers romans seront libérés de leur prison.
Une moue embêtée s'afficha sur son visage. C'est vrai... Le vert et argent était aussi timide qu'elle mais lorsqu'il lui avait partagé l'idée elle l'avait déjà imaginé tout mettre en place avec elle en soutien dans l'ombre mais c'est vrai qu'après réflexion, une fois l'enthousiasme descendu cela paraissait beaucoup plus vraisemblable qu'ils se trouvent dans cette impasse.
- Mmmh... Oui ! T'as raison ! J'suis sûre qu'Eileen et Charlotte pourraient nous aider à organiser ça !
Deux anciennes préfètes les adolescentes étaient bien connues au château Charlotte encore plus car elle avait doublé la post de préfète avec capitaine de Cheerleanding, une vrai célébrité ! Puis avec leur caractère ouvert, lumineux et bienveillant forcément on ne pouvait que les connaître.
Tiens... Marine était étonnée. Elle aurait cru que leur petite manifestation aurait fait plus de bruit. Ils étaient nombreux tout de même. Ils s'étaient mis en danger pour essayer de faire bouger les choses. Si même les élèves les plus intéressés par les affaires de la bibliothèque n'étaient pas tous au courant est-ce que la direction allait finir par les entendre ?
- Ah oui, t'étais au courant de rien du tout, du tout ? Fit-elle inquiète. Elle laissa un temps. Tu crois que ça veut dire que la direction n'a rien entendu non plus ?...
Elle avait très envie qu'Ernest lui oppose un nom ferme, ne laissant place à aucun doute. Sauf que le regard perçant d'inquiétude de la sorcière ne décela aucune confiance stable chez son ami. Au contraire il avait l'air complètement ailleurs perdu. Qu'est-ce qui l'avait plongé dans cet étrange état ? Qu'avait-elle dit ?
- Ernest... Ça va ?
C'est quoi aimer ?
Les livres, ce n’était pas ce qui manquait dans les affaires et l’entourage du jeune Serpentard. Et si ça pouvait rassurer son amie, il lui prêterait tous ceux qu’il avait. Peut-être que s’il insistait un peu auprès de ses mères pour une petite augmentation d’argent de poche, il serait en mesure de se payer le service de livre à la demande. Ce qui serait assez fantastique quand il y pensait bien. Et peut-être même qu’il pourrait utiliser l’argument de la prise d’otage de livre à la bibliothèque. Le malheur des uns ne faisait-il pas le bonheur des autres ?
Les idées d’Ernest échappaient parfois de sa tête sans qu’il n’y ait vraiment réfléchi. Est-ce qu’il était en train de se faire embarquer dans un nouveau trafic ? Bien sûr, ce n’était pas illégal de se prêter des livres. Ou de les troquer. Mais il n’était pas sûr de vouloir attirer l’attention sur lui de cette manière. Depuis quelques mois, il faisait profil bas. C’est qu’il avançait sur le fil depuis un certain temps. Il n’enfreignait pas vraiment le règlement, il avait vérifié. Mais la teneur de ses activités clandestines restaient ambiguës.
“En tout cas, j’peux déjà d’mander ma mère de m’en envoyer quelques uns au prochain départ de hibou… si t’en collecte un peu de tous les côtés, ça te permettra probablement d’avoir un peu de réserve jusqu’à l’été…”
La fin de l’année arriverait vite et dans pas longtemps, il leur faudrait se consacrer aux révisions pour les examens. Ça faisait bizarre d’imaginer que Marine allait déjà entrer en septième année et que ce serait sa dernière année à Poudlard. Elle était probablement sa première amie au Château. Il grimaça à cette pensée et fixa un instant ses lacets. Depuis quatre ans déjà, elle était l’un de ses repères les plus stables. Leurs rendez-vous du dimanche rythmaient ses semaines.
“Euh… nan… désolé… j’t’avoue que… ‘fin… j’en sais rien… est-ce qu’un adulte est intervenu ?”
C’est qu’il s’intéressait de moins en moins aux adultes et à la direction et de plus en plus aux souterrains. Et puis il portait rarement d’attention aux turbulences car il savait que certains étaient des spécialistes pour semer le chaos et la discorde. Il y avait des élèves pour qui ça semblait être un passe-temps.
Le gamin se fit plus silencieux. Il tentait de démêler la complexité du sentiment amoureux selon la définition de Marine. Mais c’était plutôt compliqué que de démonter ou de remonter le casse-tête d’Abe Chaworth. Il y avait trop de gens, trop de sentiments, trop de sensations et tout était imbriqué. Mais pas de manière logique.
“Tu… ‘fin… si un jour… f’in… le jour où tu sauras… ‘fin… qu’tu s’ras un peu plus sûre… tu… tu voudras bien m’en parler ?”
Les idées d’Ernest échappaient parfois de sa tête sans qu’il n’y ait vraiment réfléchi. Est-ce qu’il était en train de se faire embarquer dans un nouveau trafic ? Bien sûr, ce n’était pas illégal de se prêter des livres. Ou de les troquer. Mais il n’était pas sûr de vouloir attirer l’attention sur lui de cette manière. Depuis quelques mois, il faisait profil bas. C’est qu’il avançait sur le fil depuis un certain temps. Il n’enfreignait pas vraiment le règlement, il avait vérifié. Mais la teneur de ses activités clandestines restaient ambiguës.
“En tout cas, j’peux déjà d’mander ma mère de m’en envoyer quelques uns au prochain départ de hibou… si t’en collecte un peu de tous les côtés, ça te permettra probablement d’avoir un peu de réserve jusqu’à l’été…”
La fin de l’année arriverait vite et dans pas longtemps, il leur faudrait se consacrer aux révisions pour les examens. Ça faisait bizarre d’imaginer que Marine allait déjà entrer en septième année et que ce serait sa dernière année à Poudlard. Elle était probablement sa première amie au Château. Il grimaça à cette pensée et fixa un instant ses lacets. Depuis quatre ans déjà, elle était l’un de ses repères les plus stables. Leurs rendez-vous du dimanche rythmaient ses semaines.
“Euh… nan… désolé… j’t’avoue que… ‘fin… j’en sais rien… est-ce qu’un adulte est intervenu ?”
C’est qu’il s’intéressait de moins en moins aux adultes et à la direction et de plus en plus aux souterrains. Et puis il portait rarement d’attention aux turbulences car il savait que certains étaient des spécialistes pour semer le chaos et la discorde. Il y avait des élèves pour qui ça semblait être un passe-temps.
Le gamin se fit plus silencieux. Il tentait de démêler la complexité du sentiment amoureux selon la définition de Marine. Mais c’était plutôt compliqué que de démonter ou de remonter le casse-tête d’Abe Chaworth. Il y avait trop de gens, trop de sentiments, trop de sensations et tout était imbriqué. Mais pas de manière logique.
“Tu… ‘fin… si un jour… f’in… le jour où tu sauras… ‘fin… qu’tu s’ras un peu plus sûre… tu… tu voudras bien m’en parler ?”
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@Marine Baylacq
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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