Un dernier verre pour la route
![]() Isabel Houston 46 ans |
![]() John Houston 46 ans |
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28 mars 2049
Chaudron Baveur – Londres
D'un coup de baguette, Isabel fait disparaître les quelques livres tout juste achetés dans son sac sans fond, John à ses côtés à la sortie de Fleury & Bott. La journée, pleine d'achats, touche doucement à sa fin et le soleil de cette fin de mois de mars tape chaudement sur les têtes des passants du Chemin de Traverse.
« Natanaël sera content de trouver ça en rentrant, lâche Isabel en se tournant vers son mari.
– C'est sûr. Et Ashley y trouvera sûrement aussi son goût. »
Isabel hoche la tête sans répondre, l'air pensive. Elle se demande ce que font ses enfants en ce moment. Ont-ils terminé leurs cours ? Sont-ils en train de passer du temps avec leurs amis ? Si certains – comme Valerian et Gwennaëlle – parlent beaucoup de leur vie à Poudlard, ce n'est pas le cas des deux autres, qui restent bien mystérieux sur leurs activités et quotidien scolaires. Les quelques informations grappillées chez les aînés ne suffisent pas à combler la curiosité de leurs parents. Cela les exaspère un peu, en particulier Isabel, qui ne comprend pas pourquoi ils cherchent à rester si secrets. En particulier Ashley, dont le silence est d'or et la moindre parole aussi chère que le plus précieux des whisky-pur-feu.
« C'est bientôt l'heure. »
D'un même mouvement, John et Isabel s'éloignent de la boutique pour marcher vers le Chaudron Baveur. Quelques jours plus tôt, après quelques hiboux échangés, un rendez-vous a été convenu entre eux et Folma. Camarade de classe, puis amie proche de John, ces derniers se voient régulièrement, n'ayant pas perdu contact malgré toutes ces années loin de Poudlard. Leur métier aide, il faut l'admettre : un potionniste ne serait pas un potionniste sans avoir à acheter des ingrédients, et si Folma n'était pas apothicaire en plus d'être une chère amie, John serait bien embêté.
« Installons-nous au comptoir en l'attendant », propose Isabel, en voyant après être entrée dans le bar que Folma n'est pas encore arrivée.
C'est John qui la lui a présentée en premier, et si au début, son caractère flamboyant et son dédain pour les règles l'exaspéraient, elle a vite apprécié la Gryffondor qui la changeait de ses habituelles fréquentations – et Merlin sait qu'Isabel aime les nouveautés. Alors cela fait quelques années qu'elle la fréquente également lorsque John la voit, même si elle n'est pas aussi proche d'elle que lui. Mais sa compagnie est toujours revigorante et chaque rencontre lui permet de détacher son esprit de ses soucis – de sa mère, de son travail... de ses enfants.
John, quant à lui, a hâte de retrouver sa vieille amie. De discuter de tout et de rien, de leurs projets, de se rappeler leurs jeunes années. C'est avec une certaine agitation qu'il s'assied sur son tabouret, un sourire qu'il ne peut réprimer collé au visage. Isabel glousse en le voyant. Ils n'attendent cependant pas longtemps, car au premier grincement de porte, John se retourne d'un coup – comme s'il savait qui franchissait le seuil du bar.
« La voilà ! » s'exclame-t-il, faisant un signe de main à la silhouette venant d'entrer dans le Chaudron Baveur.
Isabel pivote à son tour, un sourire sur le visage, ravie de retrouver une vieille connaissance.
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Isabel Houston, John Houston
- Lien avec le PJ : Mère et père
- Lien dans le répertoire : Fiche PNJ
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Oui.
- Si "oui", impact envisagé sur l'autre PJ : Il amènera Ashley et Émeline à se rencontrer, et à aborder la question de pourquoi Émeline ne donne plus de nouvelles à sa tante. Ça éveillera aussi curiosité d'Ashley sur les ingrédients, la fabrication des potions, et l'envie de voyager notamment.
- Lien avec le PJ : Mère et père
- Lien dans le répertoire : Fiche PNJ
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Oui.
- Si "oui", impact envisagé sur l'autre PJ : Il amènera Ashley et Émeline à se rencontrer, et à aborder la question de pourquoi Émeline ne donne plus de nouvelles à sa tante. Ça éveillera aussi curiosité d'Ashley sur les ingrédients, la fabrication des potions, et l'envie de voyager notamment.
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur
Un dernier verre pour la route
Le temps commençait enfin à se réchauffer en cette période de l'année, bien que les nuages continuaient de parsemer régulièrement le ciel de mars. Mais aujourd'hui, un beau soleil s'était montré et avait gracieusement partagé ses rayons avec eux. En dehors de sa beauté et de sa chaleur, son grand retour voulait dire qu'une seule chose : l'hiver était fini. Le voyage de Folma allait débuter dans quelques jours. Une expédition comme elle n'en avait jamais faite avant !
En tant qu'apothicaire, ce n'était pas dans les "normes" qu'elle se déplace elle-même pour ce qu'elle comptait entreprendre. Mais par Circée, il était hors de question qu'elle puisse gâcher cette chance de voir le monde tout en faisant son travail. Et puis, il y avait bien une chose – la seule en vérité – que Folma avait retenue de sa mère : on est toujours mieux servi que par soi-même. Alors au revoir la boutique, bonjour la route ! Rien qu'en y pensant, une énergie provenant des enfers faisait bondir son corps dans toutes les ruelles du Chemin de Traverse. Avant de partir dans cette folle aventure, elle comptait bien se préparer en emportant avec elle quelques affaires. Et il n'y avait rien de mieux que de connaître les vendeurs pour recevoir quelques ristournes non négociables...
Entraînée à fond les ballons dans ses achats, elle n'avait pas vu le temps passer et, si elle n'avait pas entendu une mère réprimander son chiard qu'il était bientôt l'heure du repas, elle aurait sûrement raté son rendez-vous. En prenant conscience qu'il fallait qu'elle aille rejoindre ses amis au Chaudron Baveur, elle demanda rapidement à un commerçant de lui mettre de côté certains objets qu'elle avait repérés.
- J'reviens demain vous les payer, alors, ne les vendez pas en mon absence hein ! lança-t-elle avant de quitter prestement la boutique.
Il y avait un monde fou dans la rue à cette heure. À croire que tous les sorciers du pays s'étaient donné le mot. Folma n'arrivait même pas à voir le sol à cause de la populace ! Loin d'être du genre à se laisser faire, elle sortit ses coudes et avança dans la foule, bien décidée à arriver à l'heure. Et, en parvenant enfin à la porte tant convoitée, elle l'ouvrit avec énergie et rentra à l'intérieur du pub.
Dès son entrée, elle vit un geste répété dans son champ de vision. Ses yeux suivirent l'appel mouvant et elle remarqua enfin des visages familiers. Folma s'approcha sans hésiter dans leur direction, un grand sourire aux lèvres et les bras ouverts.
- Johny boy ! Viens là mon gars ! salua-t-elle son ami de promotion en le prenant dans ses bras.
Folma n'avait jamais opté pour des retrouvailles silencieuses. Elle préférait vivre ces moments à fond, sans artifices ni faux-semblants. Si elle était heureuse de vous voir, vous le saviez dès la microseconde où elle vous croisait. Et là, en face de John Houston, il n'y avait pas de doute à avoir.
En passant à Isabel, Folma réduisit son énergie pour une accolade plus mesurée, presque tendre. Cette différence de traitement ne voulait pas dire qu'elle ne l'appréciait pas. Au contraire ! Elle prenait en compte les préférences de son amie et essayait à chaque fois de ne pas trop la brusquer avec son exaltation naturelle. Depuis le temps, Folma avait fini par connaître la belle Isabel et elle s'efforçait de la mettre à l'aise.
- Isa, lui souffla Folma, souriante. Ça fait trop longtemps que je ne vous avais pas vu...J'allais finir par croire que vous ne vouliez plus de votre folle préférée !
Son regard se posa vers le comptoir et ses sourcils se froncèrent en remarquant qu'ils n'avaient rien à se mettre dans le gosier.
- Vous n'avez pas encore commandé ? Très bien, c'est ma tournée ! Qu'est-ce que vous voulez, mes amours ? Du gin ? Ooouh, non, du whisky ! Il n'y a rien de mieux pour des retrouvailles, pas vrai, Johny ? Et j'te vois venir, Isa, je refuse que vous me refusiez ça. Un verre est un verre, il faut toujours l'accepter, surtout quand il vient d'une Joyner.
692 mots
Eh bien finalement j'ai été inspirée
Dernière modification par Émeline Joyner le 15 juin 2026, 22:32, modifié 3 fois.
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Un dernier verre pour la route
C'est une tornade rousse et joyeuse qui rejoint Isabel et John et celui-ci se lève d'un bond, accueillant à bras grands ouverts sa camarade et amie. Il rit au surnom qu'elle lui donne, savoure le goût de nostalgie qu'il lui procure et répond à son tour par l'affectueux « Miss F » qu'il lui a rapidement attribué peu après leur rencontre. Il ne sait d'ailleurs plus pourquoi le Miss lui est venu en tête. Peut-être car elle a toujours été plus petite que lui, et qu'avec son énergie débordante, il ne pouvait s'empêcher de lui donner des airs de petite grande dame ? Il ne s'en rappelle plus, mais le surnom est resté, et il ne risque pas de partir. John est incapable de contenir son sourire et Isabel, en le voyant si heureux, ne peut garder la mesure du sien. À voir son mari si joyeux, elle en danserait presque de bonheur, car rien ne la rend plus sensible. C'est comme retomber amoureuse à chaque fois que son sourire croise son regard.
Isabel enlace à son tour doucement Folma, appréciant que cette dernière ne l'étreigne pas avec autant d'énergie que John, car elle ne saurait réagir à tant de démonstration de sa part et aurait peur de ne savoir lui rendre la pareille. Mais son accolade est sincère et Isabel presse même une seconde les épaules de l'apothicaire pour lui faire part, subtilement et discrètement, de ses sentiments.
« Allons, comment pourrait-on se passer de toi ? » demande-t-elle dans un léger rire.
Voir Folma est toujours revigorant et rafraîchissant. Et à chaque fois qu'Isabel ne la voit pas, elle oublie à quel point il est agréable de passer du temps avec elle et John, à quel point elle en a besoin, en réalité, pour s'éloigner de ses soucis quotidiens. Entre son travail et sa mère, et sans oublier Ashley, elle ne sait plus où donner de l'esprit, et Folma est cette bouée de sauvetage qui lui permet de garder la tête hors de l'eau. Et le mieux, dans tout ça, c'est que la rousse n'en a pas conscience. Elle ne sait pas le bien fou qu'elle fait à Isabel et c'est cette particularité, cette tendance naturelle à toujours être gentille et elle-même, qui fait que la médicomage l'apprécie autant.
John s'écarte pour que Folma puisse s'asseoir entre les deux époux et un rire clair s'échappe lorsqu'il sent son mécontentement de voir qu'ils n'ont rien commandé à boire.
« On t'attendait ! On aurait pas voulu que tu nous dises être vexée d'avoir commencé sans toi. »
Il ajoute un clin d'œil à ses propos, clin d'œil rappelant leurs nombreuses soirées dans les bars où l'un ne commençait jamais à boire sans l'autre et où il vaut mieux ne pas se rappeler les nombreuses bêtises de jeune adulte qu'il a pu faire sous l'effet de l'alcool. Isabel se retient de grimacer en entendant le mot whisky, car si d'ordinaire elle ne refuse jamais un verre, elle trouve qu'il est encore tôt et... et la remarque de Folma efface toutes ses pensées car elle a vu juste. Si elle n'avait rien dit, Isabel aurait refusé de se faire payer une première tournée. Mais puisqu'il vient d'une Joyner...
« Trois whisky-pur-feu, s'il vous plaît » commande-t-elle au serveur derrière le comptoir.
Leurs verres ne tardent pas à arriver et Isabel, ayant oublié ses habitudes restrictives, lève le sien en direction de Folma, non seulement pour la remercier, mais également pour fêter leurs retrouvailles. Merlin, que ça lui avait manqué, ces moments de légèreté !
« Alors, quoi de neuf ? » demande John après avoir trinqué, buvant une gorgée de son whisky qui lui réchauffe agréablement la gorge.
Isabel enlace à son tour doucement Folma, appréciant que cette dernière ne l'étreigne pas avec autant d'énergie que John, car elle ne saurait réagir à tant de démonstration de sa part et aurait peur de ne savoir lui rendre la pareille. Mais son accolade est sincère et Isabel presse même une seconde les épaules de l'apothicaire pour lui faire part, subtilement et discrètement, de ses sentiments.
« Allons, comment pourrait-on se passer de toi ? » demande-t-elle dans un léger rire.
Voir Folma est toujours revigorant et rafraîchissant. Et à chaque fois qu'Isabel ne la voit pas, elle oublie à quel point il est agréable de passer du temps avec elle et John, à quel point elle en a besoin, en réalité, pour s'éloigner de ses soucis quotidiens. Entre son travail et sa mère, et sans oublier Ashley, elle ne sait plus où donner de l'esprit, et Folma est cette bouée de sauvetage qui lui permet de garder la tête hors de l'eau. Et le mieux, dans tout ça, c'est que la rousse n'en a pas conscience. Elle ne sait pas le bien fou qu'elle fait à Isabel et c'est cette particularité, cette tendance naturelle à toujours être gentille et elle-même, qui fait que la médicomage l'apprécie autant.
John s'écarte pour que Folma puisse s'asseoir entre les deux époux et un rire clair s'échappe lorsqu'il sent son mécontentement de voir qu'ils n'ont rien commandé à boire.
« On t'attendait ! On aurait pas voulu que tu nous dises être vexée d'avoir commencé sans toi. »
Il ajoute un clin d'œil à ses propos, clin d'œil rappelant leurs nombreuses soirées dans les bars où l'un ne commençait jamais à boire sans l'autre et où il vaut mieux ne pas se rappeler les nombreuses bêtises de jeune adulte qu'il a pu faire sous l'effet de l'alcool. Isabel se retient de grimacer en entendant le mot whisky, car si d'ordinaire elle ne refuse jamais un verre, elle trouve qu'il est encore tôt et... et la remarque de Folma efface toutes ses pensées car elle a vu juste. Si elle n'avait rien dit, Isabel aurait refusé de se faire payer une première tournée. Mais puisqu'il vient d'une Joyner...
« Trois whisky-pur-feu, s'il vous plaît » commande-t-elle au serveur derrière le comptoir.
Leurs verres ne tardent pas à arriver et Isabel, ayant oublié ses habitudes restrictives, lève le sien en direction de Folma, non seulement pour la remercier, mais également pour fêter leurs retrouvailles. Merlin, que ça lui avait manqué, ces moments de légèreté !
« Alors, quoi de neuf ? » demande John après avoir trinqué, buvant une gorgée de son whisky qui lui réchauffe agréablement la gorge.
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur
Un dernier verre pour la route
Ils ne pouvaient pas se passer d'elle ? Elle non plus, elle n'y arrivait pas. Malgré les différences et les aléas de la vie, ces trois-là avaient toujours réussi à finir réunis. Folma ne croyait pas vraiment au destin. En fait, elle n'y croyait pas du tout. Pour elle, ça n'existait pas, les forces supérieures qui venaient influencer sa vie. Nan, tout ce qui arrivait n'était que le hasard et le résultat de ses propres choix. Elle était nulle en magie ? Pas de chance à la loterie. Voilà tout. Pas besoin de chercher plus loin...Mais Isa et John étaient l'exception. Son exception.
Le lien invisible qui les reliait à eux n'avait aucune explication rationnelle. Elle se sentait juste...attirée. Comme si à chaque fois qu'elle se trouvait avec ses deux amis, son être se sentait soulagé. Bien sûr, ceci n'était qu'une question de sensation que même elle, elle ne serait pas capable de placer avec des mots.
Alors elle ne le faisait pas. Elle riait jusqu'à en avoir mal au ventre et se remémorait chaque bon moment qu'elle avait partagé avec John et Isa. Puis elle vivait, jusqu'au moment où elle se retrouvait de nouveau entourée d'eux.
- J'me le demande bien, plaisanta-t-elle en prenant place.
Folma ne put retenir un sourire bien heureux en se retrouvant assise entre ses deux amis. Ils formaient le couple le plus inséparable qu'elle connaissait. Pourtant, ils lui créaient toujours une place quand elle arrivait près d'eux. L'acte était naturel, sans que l'un ne se force à le faire. Un détail que même cette tête en l'air avait fini par remarquer au fil du temps. Durant leur adolescence, ces trois drôles de mousquetaires avaient toujours fonctionné de cette façon. Bien qu'Isabel soit arrivée un peu plus tard dans leur vie, leur trio s'était immédiatement formé de cette unique façon.
- Maintenant que tu l'dis mon Johny, t'as pas faux, rit-elle à la remarque de son ami.
Maintenant que les embrassades étaient terminées, il était l'heure de se désaltérer ! Isabel prit les devants et commanda les verres tant attendus par la rouquine. Elle attrapa le sien et imita le geste de la brunette, levant bien haut le sien avant de se permettre une lichette. Si elle l'avalait comme son gosier le réclamait, elle allait finir par rouler sous le bar avant même que l'heure ne passe. Elle savait que John trouverait ça amusant, par contre, pour Isa, ça serait une autre histoire.
À la question de John, elle reposa son verre et prit un air mystérieux – enfin, ça y ressemblait de son point de vue. Elle posa une main sur l'épaule de son ami et l'autre attrapa celle d'Isabel.
- Mes amis...Le jour est venu.
Elle avait prononcé tout ça avec une lenteur diabolique qui lui donnait déjà envie de rire. Son regard alla de l'un à l'autre avant de lâcher enfin le morceau.
- Votre Folma va faire son tour du monde ! révéla-t-elle avec emphase. J'ai enfin les fonds nécessaires pour partir. Vous vous rendez compte ? Ça m'aura pris quoi, vingt ans ? Mais j'vais le faire ! Enfin ! s'exclama Folma.
En rappelant la durée que ça lui aura pris, Folma pourrait presque en trembler de fatigue. Oh oui, qu'est-ce qu'elle avait bossé pour ça ! Elle s'était tuée à la tâche pour réaliser son rêve, celui d'ouvrir sa propre boutique. L'anglaise souhaitait posséder son lieu à elle et rien qu'à elle. Pas de co-gérant, pas d'associés mal lunés. Seulement elle et ses contrats qu'elle comptait bien trouver aux quatre coins du globe. Tout ce plan, elle l'avait déjà partagé avec eux de nombreuses fois. Ils étaient habitués à cette histoires de voyage qui ne venait jamais et à ses fabulations souvent accompagnées d'un verre.
Mais là, il ne s'agissait plus d'illusions sorties de son esprit embrumé par l'alcool.
Elle allait réaliser l'accomplissement de sa vie. Un but qu'elle s'était donné à elle-même bien des années auparavant, alors qu'un ancien professeur s'était moqué ouvertement d'elle et de ses capacités magiques dérisoires.
- J'vous jure je n'arrive pas à tenir en place. Je dors quasi pas. Je revois sans cesse mon plan de route, les adresses des fermes et des cultures d'ingrédients. Manquerait plus que je m'enfile les boissons zarb des moldus pour avoir plus de cafés dans le bide, je serais juste inarrêtable. Faudrait peut-être que je teste...
Son verre se retrouvant à nouveau dans sa main, elle but une longue gorgée. La brûlure du whiskey vint lui arracher un petit souffle étonné.
- Wouah. Y'a de quoi avoir le souffle d'un dragon avec ça, commenta-t-elle plus pour elle-même.
Elle avait tout balancé à une telle vitesse qu'elle n'était pas sûre que ses deux comparses aient pu tout suivre. Après, ils avaient quelques années d'expérience de sa personne. Ils devaient même être les premiers à réussir ce miracle qu'était de l'écouter du début jusqu'à la fin.
817 mots -
Le lien invisible qui les reliait à eux n'avait aucune explication rationnelle. Elle se sentait juste...attirée. Comme si à chaque fois qu'elle se trouvait avec ses deux amis, son être se sentait soulagé. Bien sûr, ceci n'était qu'une question de sensation que même elle, elle ne serait pas capable de placer avec des mots.
Alors elle ne le faisait pas. Elle riait jusqu'à en avoir mal au ventre et se remémorait chaque bon moment qu'elle avait partagé avec John et Isa. Puis elle vivait, jusqu'au moment où elle se retrouvait de nouveau entourée d'eux.
- J'me le demande bien, plaisanta-t-elle en prenant place.
Folma ne put retenir un sourire bien heureux en se retrouvant assise entre ses deux amis. Ils formaient le couple le plus inséparable qu'elle connaissait. Pourtant, ils lui créaient toujours une place quand elle arrivait près d'eux. L'acte était naturel, sans que l'un ne se force à le faire. Un détail que même cette tête en l'air avait fini par remarquer au fil du temps. Durant leur adolescence, ces trois drôles de mousquetaires avaient toujours fonctionné de cette façon. Bien qu'Isabel soit arrivée un peu plus tard dans leur vie, leur trio s'était immédiatement formé de cette unique façon.
- Maintenant que tu l'dis mon Johny, t'as pas faux, rit-elle à la remarque de son ami.
Maintenant que les embrassades étaient terminées, il était l'heure de se désaltérer ! Isabel prit les devants et commanda les verres tant attendus par la rouquine. Elle attrapa le sien et imita le geste de la brunette, levant bien haut le sien avant de se permettre une lichette. Si elle l'avalait comme son gosier le réclamait, elle allait finir par rouler sous le bar avant même que l'heure ne passe. Elle savait que John trouverait ça amusant, par contre, pour Isa, ça serait une autre histoire.
À la question de John, elle reposa son verre et prit un air mystérieux – enfin, ça y ressemblait de son point de vue. Elle posa une main sur l'épaule de son ami et l'autre attrapa celle d'Isabel.
- Mes amis...Le jour est venu.
Elle avait prononcé tout ça avec une lenteur diabolique qui lui donnait déjà envie de rire. Son regard alla de l'un à l'autre avant de lâcher enfin le morceau.
- Votre Folma va faire son tour du monde ! révéla-t-elle avec emphase. J'ai enfin les fonds nécessaires pour partir. Vous vous rendez compte ? Ça m'aura pris quoi, vingt ans ? Mais j'vais le faire ! Enfin ! s'exclama Folma.
En rappelant la durée que ça lui aura pris, Folma pourrait presque en trembler de fatigue. Oh oui, qu'est-ce qu'elle avait bossé pour ça ! Elle s'était tuée à la tâche pour réaliser son rêve, celui d'ouvrir sa propre boutique. L'anglaise souhaitait posséder son lieu à elle et rien qu'à elle. Pas de co-gérant, pas d'associés mal lunés. Seulement elle et ses contrats qu'elle comptait bien trouver aux quatre coins du globe. Tout ce plan, elle l'avait déjà partagé avec eux de nombreuses fois. Ils étaient habitués à cette histoires de voyage qui ne venait jamais et à ses fabulations souvent accompagnées d'un verre.
Mais là, il ne s'agissait plus d'illusions sorties de son esprit embrumé par l'alcool.
Elle allait réaliser l'accomplissement de sa vie. Un but qu'elle s'était donné à elle-même bien des années auparavant, alors qu'un ancien professeur s'était moqué ouvertement d'elle et de ses capacités magiques dérisoires.
- J'vous jure je n'arrive pas à tenir en place. Je dors quasi pas. Je revois sans cesse mon plan de route, les adresses des fermes et des cultures d'ingrédients. Manquerait plus que je m'enfile les boissons zarb des moldus pour avoir plus de cafés dans le bide, je serais juste inarrêtable. Faudrait peut-être que je teste...
Son verre se retrouvant à nouveau dans sa main, elle but une longue gorgée. La brûlure du whiskey vint lui arracher un petit souffle étonné.
- Wouah. Y'a de quoi avoir le souffle d'un dragon avec ça, commenta-t-elle plus pour elle-même.
Elle avait tout balancé à une telle vitesse qu'elle n'était pas sûre que ses deux comparses aient pu tout suivre. Après, ils avaient quelques années d'expérience de sa personne. Ils devaient même être les premiers à réussir ce miracle qu'était de l'écouter du début jusqu'à la fin.
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