Des noms d'oiseaux pour de viles créatures
MERCREDI 16 FÉVRIER 2051
16H17, LE FOYER
@Émeline Joyner
16H17, LE FOYER
@Émeline Joyner
Khat le regardait. Orion le regardait. Ils se regardaient.
« Si tu te barres cette fois, j'te fous au feu. »
Le crapaud déglutit. Un mois auparavant, il n'en avait fait qu'à sa tête. Alors qu'Orion voulait simplement le promener — sans guère de gaieté de cœur, sans mentir, mais par pur principe de responsabilité —, l'amphibien avait réussi à s'échapper. L'histoire aurait pu s'arrêter là, si le sorcier n'était pas parti à sa poursuite tout en raillant une première année par la même occasion. L'histoire aurait pu également s'arrêter là si le Serpent avait daigné regarder devant lui. Enfin, l'histoire aurait pu aussi s'arrêter là si le sol n'avait pas été en pavé. Bien sûr, puisque l'histoire n'aurait pas été aussi divertissante si tout s'était passé correctement, la fuite du batracien avait entraîné la fracture de la mâchoire d'Orion en une parfaite scission qui lui avait valu quelques jours à l'infirmerie. Simplement, même si ses os étaient réparés, sa rancune, elle, était tenace.
Depuis cet événement, Orion avait été des plus stricts avec le crapaud. En jouant la carte de la culpabilité, il l'avait cantonné à ses quartiers, tout en ne lui autorisant que les sorties à ses côtés, attachés à un bout de corde autour de la patte droite pour ne pas le perdre — aux grands maux les grands remèdes, comme auraient dit les moldus. Khat, qui feignait l'empathie mais avait surtout honte d'avoir engendré un tel cataclysme, obéissait sans rechigner. Seulement, Orion ne voulait pas non plus se montrer cruel... Aussi avait-il remarqué que le crapaud avait la bougeotte. Bien que cet incident ait réussi à les rapprocher, en quelque sorte, le Serpentard avait remarqué que la bestiole était également un solitaire et une âme avide de liberté. Il aimait partir en vadrouille. Si ça ne tenait qu'à Orion, il l'aurait sûrement laissé faire, mais les parents du Serpent ainsi que la maîtresse originelle du crapaud lui interdisaient. Un œil sur lui toute la journée, voilà sa responsabilité.
« Dernière sortie à deux, puis je te promets que je te lâche une après-midi dans le parc », conclut-il avec fermeté.
Khat coassa de mécontentement en le regardant avec dédain puis lui tourna le dos, installé au creux des mains du sorcier. Orion ne put s'empêcher de penser qu'il ressemblait à un adolescent ingrat, ainsi — et puis, les pustules sur sa peau faisaient office d'acné cystique. En direction du foyer, les deux petits faisaient leur avancée pour qu'Orion puisse lire un peu tout en laissant le crapaud se dégourdir les jambes, tout en restant bien attaché à sa laisse de fortune. Elle ne valait pas grand-chose, mais elle permettait au moins au Serpent d'avoir la conscience tranquille. Une fois arrivé, il s'installa confortablement dans un des canapés à disposition et sortit sa dernière lecture du moment : un manuel de métamorphose sur les loups-garous, emprunté à la bibliothèque en début d'après-midi. L'obsession pour ces créatures remontait, mais persistait avec hargne.
Pour ne pas devoir s'occuper trop longtemps de Khat, il enroula la corde autour de sa cheville et laissa un peu de lest pour que ce dernier puisse gambader autour de lui à son aise. Un petit coark de remerciement lui confirma que le crapaud était satisfait. Sans vraiment faire attention à ses alentours, il se plongea dans sa lecture, mais à peine dix minutes écoulées qu'il sentit Khat gigoter. Fronçant les sourcils, il leva les yeux de son manuel et les tourna vers l'amphibien, curieux.
« Qu'est-c'tu veux, gros lard ? »
Les yeux globuleux de Khat le regardaient avec terreur, sans même relever l'insulte à son égard. Agrippé à sa jambe, il semblait échapper à quelque chose... ou quelqu'un ! Les yeux d'Orion glissèrent doucement vers la source de l'horreur de son familier et tombèrent sur un chat curieux. D'abord un peu hilare de voir le crapaud horrifié, un rictus étira ses lèvres, mais en réalisant à qui il appartenait, il fronça les sourcils. Derrière le chat se trouvait Joyner, paisiblement assise dans le foyer également. Elle, toujours elle. Il roula des yeux. Prêt à ignorer les plaintes de Khat pour éviter de devoir lui adresser la parole, il fut néanmoins rappelé à l'ordre par ce dernier qui ne voulait pas que le félin n'approche plus. Le regard durci, il le gronda du regard, puis finit par capituler. Un long soupir sortit de sa bouche puis, agacé, il se tourna vers la Serdaigle.
« Ton chat fait peur à mon crapaud. Contrôle-le un peu, s'te plait. Merci. »
Bien, bien, bien...
763 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 1 juin 2026, 13:01, modifié 1 fois.
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Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Des noms d'oiseaux pour de viles créatures
Choisir le foyer était assez rare pour la Serdaigle depuis qu'elle était revenue des vacances de Noël. La dernière fois qu'elle avait passé un moment* là, elle avait partagé des cookies avec ses deux poussins préférés. Depuis ça, elle n'avait pas foulé le sol de cette salle qui avait l'habitude d'accueillir bon nombre d'élèves. C'était bien pour cette raison qu'elle avait gardé ses distances avec, préférant se trouver des endroits plus tranquilles. Mais ça, c'était sans compter l'intervention de Kiaye pour chambouler ses préférences.
Alors qu'elle errait dans le château, en quête d'un coin pour lire, son chat s'était subitement mis à courir, lui rappelant sa réaction en début de mois. S'il avait pris le dos de la pauvre Paige en tant qu'arbre à chat, qu'est-ce qu'il serait capable de faire d'autre ? Peu rassurée à l'idée de laisser seule la boule de poils, elle se força à suivre de loin la course de l'animal.
Cette fois-ci, pas de double avec qui échanger d'identité ou de dos sur lequel grimper. Kiaye avait choisi de faire sa sieste près d'une des cheminées du foyer. Son corps s'étira et un bâillement échappa de sa gueule. Avant même qu'elle ne puisse donner un quelconque accord, le rouquin s'allongea de tout son long sur le tapis. Cela arracha un sourire à Émeline, attendrie par son comportement totalement aléatoire.
- Si tu voulais dormir près du feu, tu sais qu'on aurait pu rester en salle commune ? lui avait-elle glissé en prenant place sur un fauteuil non loin de lui.
Évidemment, avant de s'installer à son tour, la Serdaigle avait pris le temps d'observer la populace qui alimentait le fond sonore de la salle. Si la pièce avait été totalement bondée, Émeline aurait pris son chat de force dans ses bras pour l'emmener autre part. Mais par un coup du destin ou d'une pure coïncidence, Kiaye avait choisi – grâce à ses dons de chat d'exception – une horaire où il y avait moins de monde pour réaliser ce nouveau caprice purement félin.
Son fessier bien placé dans le fauteuil, Émeline se décida à sortir de quoi lire et à ignorer superbement les regards qu'on pouvait lui accorder. Le retour des vacances avait été assez...mouvementé. Elle avait enchaîné les moments étranges et les choix parfois inconsidérés. Avoir accepté le rôle de préfète en faisait partie. L'adolescente n'arrivait toujours pas à assimiler le choix de sa directrice de maison et sa propre réponse positive.
L'aiglonne essayait de ne plus faire attention à l'insigne qui ornait son uniforme et d'agir de la même manière que ces derniers mois. Réviser, dessiner, réviser, dessiner...Voir de temps en temps les garçons et attraper au vol des instants avec Mattew. Il fallait dire que son meilleur ami se montrait presque impossible à attraper alors qu'ils étaient bien de la même année. Le blaireau s'évertuait à donner tout son temps libre à sa belle, mettant de côté leur amitié.
Mettre de côté les choses, c'était bien ce qu'elle faisait elle-même, non ? Ses poussins, Clar, Wayne...La liste était assez longue pour prendre une bonne partie d'un parchemin. Même avec Lylas, la Serdaigle avait pris ses distances, après toutes ces années d'acharnement de sa part pour se créer une place dans le cercle de la lionne. Il fallait qu'elle prenne le temps de tout mettre à plat de son côté, mais elle ne savait même pas comment aborder tout ça avec chacun d'entre eux.
Il n'y avait qu'Herbert qui avait réussi à lui tirer quelques vers du nez. Aussi étonnant que ça pouvait être. Émeline pensait qu'elle allait finir par regretter ses aveux dans la salle-sur-demande, mais le blondinet s'était montré aussi silencieux qu'une tombe à ce sujet. Au moins, elle n'avait pas ressenti la même appréhension qu'avec Wayne.
Ouais...Avant la fin de l'année, elle finirait par-
- Ton chat fait peur à mon crapaud. Contrôle-le un peu, s'te plait. Merci.
Tiens, on venait l'interrompre durant sa lecture et ses pensées. Elle n'avait pas besoin de voir le visage de l'importuné, elle connaissait, malheureusement, trop bien ce timbre méprisant pour savoir qu'il s'agissait d'Orion. Pour le simple fait qu'il parle de Kiaye, elle daigna relever son regard de son livre pour le placer sur son animal. Le garnement était à quelques pas d'un crapaud qui s'accrochait désespérément à la jambe du Serpentard. Elle était tellement concentrée dans ce qu'elle faisait qu'elle n'avait pas remarqué que sa boule de poils s'était réveillée, sûrement à cause de l'odeur du batracien. Son chat était doté d'une forte curiosité, comme n'importe quel animal, mais qui était bien plus forte en présence d'autres bestioles.
- Psst, Kiaye, reviens là, ordonna-t-elle sans élever la voix.
Kiaye, en petit malin qu'il était, fit comme s'il n'avait pas entendu la voix de sa maîtresse, ses yeux dilatés braqués sur la créature à l'odeur des marais. Cependant, Émeline répéta sa demande, son ton devenant plus incisif. Le vil félin tourna sa tête vers elle, les yeux presque larmoyants du style : "Mais mamaaaaaan". Pas de mais possible, la Serdaigle ne lâchait pas le morceau. Il finit par se détourner de Khat et vint se poser près des jambes d'Émeline, la mine boudeuse.
Désormais, ce fut sur Orion et son compagnon à pustules que son regard se posa. Un sourcil s'haussa en remarquant la laisse improvisée qui entourait l'une des pattes du crapaud.
- C'est assez originale comme façon de promener un crapaud, lâcha-t-elle, un brin circonspect.
890 mots
@Orion Blackburn
Mention pour : @Lylas Mistérya / @Mattew Thomas / @Clar Magkill / @Wayne Chandler / @Paige Barrow / @Herbert MacTairdelbach
Alors qu'elle errait dans le château, en quête d'un coin pour lire, son chat s'était subitement mis à courir, lui rappelant sa réaction en début de mois. S'il avait pris le dos de la pauvre Paige en tant qu'arbre à chat, qu'est-ce qu'il serait capable de faire d'autre ? Peu rassurée à l'idée de laisser seule la boule de poils, elle se força à suivre de loin la course de l'animal.
Cette fois-ci, pas de double avec qui échanger d'identité ou de dos sur lequel grimper. Kiaye avait choisi de faire sa sieste près d'une des cheminées du foyer. Son corps s'étira et un bâillement échappa de sa gueule. Avant même qu'elle ne puisse donner un quelconque accord, le rouquin s'allongea de tout son long sur le tapis. Cela arracha un sourire à Émeline, attendrie par son comportement totalement aléatoire.
- Si tu voulais dormir près du feu, tu sais qu'on aurait pu rester en salle commune ? lui avait-elle glissé en prenant place sur un fauteuil non loin de lui.
Évidemment, avant de s'installer à son tour, la Serdaigle avait pris le temps d'observer la populace qui alimentait le fond sonore de la salle. Si la pièce avait été totalement bondée, Émeline aurait pris son chat de force dans ses bras pour l'emmener autre part. Mais par un coup du destin ou d'une pure coïncidence, Kiaye avait choisi – grâce à ses dons de chat d'exception – une horaire où il y avait moins de monde pour réaliser ce nouveau caprice purement félin.
Son fessier bien placé dans le fauteuil, Émeline se décida à sortir de quoi lire et à ignorer superbement les regards qu'on pouvait lui accorder. Le retour des vacances avait été assez...mouvementé. Elle avait enchaîné les moments étranges et les choix parfois inconsidérés. Avoir accepté le rôle de préfète en faisait partie. L'adolescente n'arrivait toujours pas à assimiler le choix de sa directrice de maison et sa propre réponse positive.
L'aiglonne essayait de ne plus faire attention à l'insigne qui ornait son uniforme et d'agir de la même manière que ces derniers mois. Réviser, dessiner, réviser, dessiner...Voir de temps en temps les garçons et attraper au vol des instants avec Mattew. Il fallait dire que son meilleur ami se montrait presque impossible à attraper alors qu'ils étaient bien de la même année. Le blaireau s'évertuait à donner tout son temps libre à sa belle, mettant de côté leur amitié.
Mettre de côté les choses, c'était bien ce qu'elle faisait elle-même, non ? Ses poussins, Clar, Wayne...La liste était assez longue pour prendre une bonne partie d'un parchemin. Même avec Lylas, la Serdaigle avait pris ses distances, après toutes ces années d'acharnement de sa part pour se créer une place dans le cercle de la lionne. Il fallait qu'elle prenne le temps de tout mettre à plat de son côté, mais elle ne savait même pas comment aborder tout ça avec chacun d'entre eux.
Il n'y avait qu'Herbert qui avait réussi à lui tirer quelques vers du nez. Aussi étonnant que ça pouvait être. Émeline pensait qu'elle allait finir par regretter ses aveux dans la salle-sur-demande, mais le blondinet s'était montré aussi silencieux qu'une tombe à ce sujet. Au moins, elle n'avait pas ressenti la même appréhension qu'avec Wayne.
Ouais...Avant la fin de l'année, elle finirait par-
- Ton chat fait peur à mon crapaud. Contrôle-le un peu, s'te plait. Merci.
Tiens, on venait l'interrompre durant sa lecture et ses pensées. Elle n'avait pas besoin de voir le visage de l'importuné, elle connaissait, malheureusement, trop bien ce timbre méprisant pour savoir qu'il s'agissait d'Orion. Pour le simple fait qu'il parle de Kiaye, elle daigna relever son regard de son livre pour le placer sur son animal. Le garnement était à quelques pas d'un crapaud qui s'accrochait désespérément à la jambe du Serpentard. Elle était tellement concentrée dans ce qu'elle faisait qu'elle n'avait pas remarqué que sa boule de poils s'était réveillée, sûrement à cause de l'odeur du batracien. Son chat était doté d'une forte curiosité, comme n'importe quel animal, mais qui était bien plus forte en présence d'autres bestioles.
- Psst, Kiaye, reviens là, ordonna-t-elle sans élever la voix.
Kiaye, en petit malin qu'il était, fit comme s'il n'avait pas entendu la voix de sa maîtresse, ses yeux dilatés braqués sur la créature à l'odeur des marais. Cependant, Émeline répéta sa demande, son ton devenant plus incisif. Le vil félin tourna sa tête vers elle, les yeux presque larmoyants du style : "Mais mamaaaaaan". Pas de mais possible, la Serdaigle ne lâchait pas le morceau. Il finit par se détourner de Khat et vint se poser près des jambes d'Émeline, la mine boudeuse.
Désormais, ce fut sur Orion et son compagnon à pustules que son regard se posa. Un sourcil s'haussa en remarquant la laisse improvisée qui entourait l'une des pattes du crapaud.
- C'est assez originale comme façon de promener un crapaud, lâcha-t-elle, un brin circonspect.
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@Orion Blackburn
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- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Des noms d'oiseaux pour de viles créatures
Orion observa Joyner quelques secondes à peine, sans s'attarder. Depuis décembre, il ne s'y risquait que rarement. Au fond de lui, il y avait toujours cette gêne terrible qui le prenait à chaque fois qu'il la voyait ; si le bracelet qu'il avait offert à l'Étoile lui avait plu, c'était en grande partie grâce à elle et Orion détestait avoir une dette envers qui que ce soit. Le fait que ce soit Joyner par-dessus le reste aggravait encore plus la situation. Il n'avait d'ailleurs jamais osé dire à Stella qu'il tenait son inspiration de la septième année. Pour qu'elle croie qu'il entretenait un semblant d'amitié avec la Serdaigle ? Pour qu'elle croie qu'il était incapable d'être autonome dans un choix de cadeau ? Non, plutôt s'étouffer avec le bijou lui-même. Orion était bien trop fier pour laisser transparaître de telles choses.
Les yeux distraits, il continuait de balayer les pages de son livre, mais ne lisait plus grand-chose à présent. Attendait-il une réaction de Joyner ? Une remarque acide ? Pour une fois, il n'avait pas été spécialement virulent. Juste sec et direct. Il était de bonne humeur ; pas de raison de la descendre sur place, donc. Connaissant Émeline, elle allait sûrement l'ignorer et ça s'arrêterait là. Avec le temps et les années, elle préférait l'éviter. Néanmoins, il venait de s'adresser directement à elle. De ce fait, il engendrait donc une interaction et l'un comme l'autre savait comment ce genre de chose finissait généralement... Orion ne la regardait pas directement, mais il comprit qu'il avait capté son attention quand cette dernière rappela son chat à l'ordre. Bien, sa phrase était courte et efficace ; leur conversation allait s'arrêter là. Sans s'en rendre compte, il poussa un long soupir qui pouvait paraître comme de l'agacement aux yeux des autres mais relevait en réalité plutôt du soulagement. Il n'avait aucunement l'envie que Joyner ne mentionne leur rencontre à Pré-au-Lard pour qu'elle puisse se vanter qu'elle ne s'était finalement pas jouée de lui — le cadeau pensé par la jeune fille n'était donc pas empoisonné. Khat, lui, sembla se détendre à son tour, même s'il gardait un œil méfiant sur le chat de la Serdaigle. Le crapaud descendit de sa jambe tout en glissant son autre œil, implorant, vers son maître pour que ce dernier se débarrasse pour de bon du chat, mais Orion s'en fichait. Glisser ses yeux vers le félin signifiait qu'il laissait ses yeux se diriger vers Joyner et ça, c'était non.
Bizarrement, toutefois, il semblait qu'elle avait d'autres plans. Prudente et presque curieuse, elle relança la conversation pour commenter la laisse de fortune qu'Orion avait élaborée pour garder Khat à portée de main. Par instinct, il leva les yeux de son bouquin pour regarder le bout de corde enlacé autour de sa cheville et de la patte du crapaud et grimaça légèrement. Les deux ne devaient pas avoir fière allure, c'était certain, mais que Joyner le lui fasse remarquer lui donnait davantage l'envie d'aller se terrer dans un coin. Autant dire que si cette dernière en venait à apprendre la raison d'une telle création, elle ne le lui ferait pas oublier à la moindre occasion qui se présentait. Leur art de se passer la balle pour savoir qui de l'un ou de l'autre avait le plus de répartie avait eu tendance à s'aiguiser sur les dernières années, malgré eux, et une telle information était une pépite d'or à glisser dans sa réserve.
« Ouais », répondit-il sèchement sans tourner ses yeux vers elle. « Un peu obligé, vu que tous les chats de Poudlard veulent leur peau, visiblement. »
Il haussa les épaules en tournant une page de son livre pour mimer son occupation — il n'avait pas lu un seul des mots qui l'habillaient. Orion n'avait pas dans l'optique d'élaborer. Khat, lui, avait d'autres plans. Pourquoi ce foutu têtard était-il incapable de se débrouiller seul deux minutes ? Il avait beau être descendu de sa jambe, l'une de ses pattes gisait toujours sur son pantalon et le Serpentard pouvait sentir la pression de cette dernière sur sa peau. Agacé, il baissa le regard et capta le regard apeuré du crapaud pointé vers le chat de Joyner. Il souffla une nouvelle fois, foudroyant le batracien du regard, puis se tourna vers Émeline.
« Désolé, mais... Tu peux pas emmener ta bestiole ailleurs ? Elle le terrifie, regarde-le... », reprit-il en pointant la grenouille tremblante du menton.
Les iris d'Orion trahissaient son embêtement, de même que sa voix, empreinte d'une certaine honte. Si ce n'était pas pour Aurore, il n'aurait jamais défendu le crapaud de la sorte... Au fond de lui, il savait aussi qu'Émeline n'avait aucune raison de partir ; au moins, le fait de ne pas l'apprécier facilitait sa demande pour qu'elle se tire de là.
@Émeline Joyner, bouuuh, ouste de là Emi !
799 mots
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Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Les yeux distraits, il continuait de balayer les pages de son livre, mais ne lisait plus grand-chose à présent. Attendait-il une réaction de Joyner ? Une remarque acide ? Pour une fois, il n'avait pas été spécialement virulent. Juste sec et direct. Il était de bonne humeur ; pas de raison de la descendre sur place, donc. Connaissant Émeline, elle allait sûrement l'ignorer et ça s'arrêterait là. Avec le temps et les années, elle préférait l'éviter. Néanmoins, il venait de s'adresser directement à elle. De ce fait, il engendrait donc une interaction et l'un comme l'autre savait comment ce genre de chose finissait généralement... Orion ne la regardait pas directement, mais il comprit qu'il avait capté son attention quand cette dernière rappela son chat à l'ordre. Bien, sa phrase était courte et efficace ; leur conversation allait s'arrêter là. Sans s'en rendre compte, il poussa un long soupir qui pouvait paraître comme de l'agacement aux yeux des autres mais relevait en réalité plutôt du soulagement. Il n'avait aucunement l'envie que Joyner ne mentionne leur rencontre à Pré-au-Lard pour qu'elle puisse se vanter qu'elle ne s'était finalement pas jouée de lui — le cadeau pensé par la jeune fille n'était donc pas empoisonné. Khat, lui, sembla se détendre à son tour, même s'il gardait un œil méfiant sur le chat de la Serdaigle. Le crapaud descendit de sa jambe tout en glissant son autre œil, implorant, vers son maître pour que ce dernier se débarrasse pour de bon du chat, mais Orion s'en fichait. Glisser ses yeux vers le félin signifiait qu'il laissait ses yeux se diriger vers Joyner et ça, c'était non.
Bizarrement, toutefois, il semblait qu'elle avait d'autres plans. Prudente et presque curieuse, elle relança la conversation pour commenter la laisse de fortune qu'Orion avait élaborée pour garder Khat à portée de main. Par instinct, il leva les yeux de son bouquin pour regarder le bout de corde enlacé autour de sa cheville et de la patte du crapaud et grimaça légèrement. Les deux ne devaient pas avoir fière allure, c'était certain, mais que Joyner le lui fasse remarquer lui donnait davantage l'envie d'aller se terrer dans un coin. Autant dire que si cette dernière en venait à apprendre la raison d'une telle création, elle ne le lui ferait pas oublier à la moindre occasion qui se présentait. Leur art de se passer la balle pour savoir qui de l'un ou de l'autre avait le plus de répartie avait eu tendance à s'aiguiser sur les dernières années, malgré eux, et une telle information était une pépite d'or à glisser dans sa réserve.
« Ouais », répondit-il sèchement sans tourner ses yeux vers elle. « Un peu obligé, vu que tous les chats de Poudlard veulent leur peau, visiblement. »
Il haussa les épaules en tournant une page de son livre pour mimer son occupation — il n'avait pas lu un seul des mots qui l'habillaient. Orion n'avait pas dans l'optique d'élaborer. Khat, lui, avait d'autres plans. Pourquoi ce foutu têtard était-il incapable de se débrouiller seul deux minutes ? Il avait beau être descendu de sa jambe, l'une de ses pattes gisait toujours sur son pantalon et le Serpentard pouvait sentir la pression de cette dernière sur sa peau. Agacé, il baissa le regard et capta le regard apeuré du crapaud pointé vers le chat de Joyner. Il souffla une nouvelle fois, foudroyant le batracien du regard, puis se tourna vers Émeline.
« Désolé, mais... Tu peux pas emmener ta bestiole ailleurs ? Elle le terrifie, regarde-le... », reprit-il en pointant la grenouille tremblante du menton.
Les iris d'Orion trahissaient son embêtement, de même que sa voix, empreinte d'une certaine honte. Si ce n'était pas pour Aurore, il n'aurait jamais défendu le crapaud de la sorte... Au fond de lui, il savait aussi qu'Émeline n'avait aucune raison de partir ; au moins, le fait de ne pas l'apprécier facilitait sa demande pour qu'elle se tire de là.
@Émeline Joyner, bouuuh, ouste de là Emi !
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Des noms d'oiseaux pour de viles créatures
Agréable, comme toujours, Blackburn.
Il transpirait d'une si grande joie d'entendre le son de sa voix qu'Émeline aurait pu avoir le cran de chantonner, de quoi lui apporter d'autant plus de bonheur. En bonne âme charitable, elle pouvait bien faire cet effort pour son camarade. Après tant d'années de partage, c'était la moindre des choses...
Son crapaud se faisait chasser par tous les félins du château ? Il n'avait qu'à le porter sur lui, comme tous les autres propriétaires de batraciens, au lieu de le promener tel un chien. Ce choix de comportement la faisait presque douter de l'affection que pouvait porter le Serpentard à ce pauvre têtard. Le fait qu'il lui passait une corde à la patte signifiait qu'il aurait préféré un compagnon canin ? Elle l'imaginait parfaitement aller dans une animalerie, choisir ledit crapaud et chouiner deux semaines après qu'il n'en veuille plus. Pauvre animal. Il était mal tombé.
Un haussement d'épaules, puis ses yeux se rebaissèrent sur son livre pour continuer sa lecture. C'était peut-être triste, mais Émeline n'allait pas se jeter dans la quête de la protection des espèces à cette heure, et surtout pas avec lui.
Elle n'eut seulement le temps de lire deux pauvres lignes, qu'il se permit de reprendre la parole. Exaspérée, elle rebaissa l'ouvrage sur ses jambes et recroisa le regard d'Orion, les sourcils froncés. Avait-elle bien entendu ? Il lui demandait de partir ? Mais ils étaient où là ? Dans le coin réservé à Orion Blackburn et sa bestiole pleine de pustules ?
Émeline tourna son visage dans différentes directions, comme si elle cherchait un panneau.
- Je ne savais pas que nous étions dans un foyer privé, ironisa-t-elle avec sarcasme avant de se recaler contre son fauteuil. Vu que je suis bien installée, ça m'ennuierait d'aller voir ailleurs.
Ses jambes se croisèrent, montrant bien qu'elle ne comptait pas se lever pour s'en aller. Blackburn ne pouvait pas le savoir, mais Émeline faisait un réel effort en venant jusqu'ici. La Serdaigle ne voulait pas tuer l'intervention de Kiaye en allant se cacher dans un coin plus reculé.
Son avis comptait. Ce n'était pas de sa faute, si elle...Enfin bref, elle n'allait pas repenser à sa discussion avec Herbert. Elle devait rester entre les murs de la salle sur demande.
- Si c'est ton crapaud qui a peur et que tu t'intéresses vraiment à son bien-être, tu n'as qu'à bouger. Même si...bon. Ça ne va pas l'aider à s'habituer aux autres animaux du château de le chouchouter, l'informa-t-elle avec plus de sérieux.
421 mots
@Orion Blackburn
Il transpirait d'une si grande joie d'entendre le son de sa voix qu'Émeline aurait pu avoir le cran de chantonner, de quoi lui apporter d'autant plus de bonheur. En bonne âme charitable, elle pouvait bien faire cet effort pour son camarade. Après tant d'années de partage, c'était la moindre des choses...
Son crapaud se faisait chasser par tous les félins du château ? Il n'avait qu'à le porter sur lui, comme tous les autres propriétaires de batraciens, au lieu de le promener tel un chien. Ce choix de comportement la faisait presque douter de l'affection que pouvait porter le Serpentard à ce pauvre têtard. Le fait qu'il lui passait une corde à la patte signifiait qu'il aurait préféré un compagnon canin ? Elle l'imaginait parfaitement aller dans une animalerie, choisir ledit crapaud et chouiner deux semaines après qu'il n'en veuille plus. Pauvre animal. Il était mal tombé.
Un haussement d'épaules, puis ses yeux se rebaissèrent sur son livre pour continuer sa lecture. C'était peut-être triste, mais Émeline n'allait pas se jeter dans la quête de la protection des espèces à cette heure, et surtout pas avec lui.
Elle n'eut seulement le temps de lire deux pauvres lignes, qu'il se permit de reprendre la parole. Exaspérée, elle rebaissa l'ouvrage sur ses jambes et recroisa le regard d'Orion, les sourcils froncés. Avait-elle bien entendu ? Il lui demandait de partir ? Mais ils étaient où là ? Dans le coin réservé à Orion Blackburn et sa bestiole pleine de pustules ?
Émeline tourna son visage dans différentes directions, comme si elle cherchait un panneau.
- Je ne savais pas que nous étions dans un foyer privé, ironisa-t-elle avec sarcasme avant de se recaler contre son fauteuil. Vu que je suis bien installée, ça m'ennuierait d'aller voir ailleurs.
Ses jambes se croisèrent, montrant bien qu'elle ne comptait pas se lever pour s'en aller. Blackburn ne pouvait pas le savoir, mais Émeline faisait un réel effort en venant jusqu'ici. La Serdaigle ne voulait pas tuer l'intervention de Kiaye en allant se cacher dans un coin plus reculé.
Son avis comptait. Ce n'était pas de sa faute, si elle...Enfin bref, elle n'allait pas repenser à sa discussion avec Herbert. Elle devait rester entre les murs de la salle sur demande.
- Si c'est ton crapaud qui a peur et que tu t'intéresses vraiment à son bien-être, tu n'as qu'à bouger. Même si...bon. Ça ne va pas l'aider à s'habituer aux autres animaux du château de le chouchouter, l'informa-t-elle avec plus de sérieux.
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@Orion Blackburn
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Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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