9 juin 2026, 12:08
 Fanfiction  Le heaume rouge  En cours 
~ SOMMAIRE ~




• PROLOGUE :

Partie 1 : Cauchemar
Partie 2 : Roi
Partie 3 : Rêve
Partie 4 : Anonyme

• CHAPITRE 1 : Le chef du bureau des oubliettes

Partie 1 : L'entretien
Partie 2 : Nouveau jour en enfer
Partie 3 : Rapport
Partie 4 : Questions
Partie 5 : Combat
Partie 6 : Départ

• CHAPITRE 2 : Le retour

Partie 1 : Le retour d'Ulfrid et de Debora
Partie 2 : Le retour de bâton
Partie 3 : Le retour de Redose
Partie 4 : Le retour du monstre
Partie 5 (1/2) : Le retour en enfer (Partie 1)
Partie 5 (2/2) : Le retour en enfer (Partie 2)

• CHAPITRE 2 : Perdre

Partie 1 : Perdre le combat
Partie 2 : Perdre son image
Partie 3 (1/5) : Perdre la bataille (Partie 1)
Partie 3 (2/5) : Perdre la bataille (Partie 2)
Partie 3 (3/5) : Perdre la bataille (Partie 3)
Partie 3 (4/5) : Perdre la bataille (Partie 4)
Partie 3 (5/5) : Perdre la bataille (Partie 5)
Partie 4 (1/...) : Perdre la face (Partie 1)
(TW) Partie 5 (2/...) : Perdre la face (Partie 2)
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5 ème année RP - Disponible
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Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

9 juin 2026, 12:37
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PROLOGUE


PARTIE 1 : Cauchemar






Tout va bien ? Redose ? Une voix, une voix mais laquelle, elle ne m'atteint pas je... Je suis à bout de souffle. Respire, ça va aller. C'est à moi qu'elle parle, c'est moi, moi, je suis... Je suis qui ? Mon cœur se serre je comprends pas ce qu'il se passe, je suis- Redose... Je sens la chaleur d'une main sur mon épaule, une faible lumière éclaire la pièce. Je reconnais mon lit, je reconnais la fenêtre et ces rideaux, je reconnais la forme de la chambre et le dressing, oui, c'est chez moi ici. Et enfin, en tournant la tête, je la reconnais elle. Éli... Ça me revient maintenant, je comprends pourquoi j'arbore un air paniqué. J'ai fais ce cauchemar, encore...

Je ne peux m'empêcher de m'écrouler, je suis tout en sueur c'est dégelasse. J'ai respiré si vite que j'en ai la tête qui tourne, et je reprends mon souffle petit à petit. Je sens sa main caresser mes cheveux délicatement. Là... Là... Et quelques minutes à me calmer plus tard, mes yeux se ferment, et je ravale ma salive. Je sais ce qu'il s'est passé, tout va bien. Tout... Va bien. Je me redresse et m'engouffre dans ses bras, heureusement qu'elle est là. Tu comptes m'expliquer sale troll ? Me demande t-elle, curieuse comme elle est, mais les mots peinent à sortir de ma gorge, et je sens les larmes me monter aux yeux. Me voilà écroulé à nouveau, mais sur elle cette fois, mes bras l'enlaçant, ma tête contre son ventre.

J'ai refais le rêve... Je dis. Oui... Ça je me doute... Mais des rêves récurrents tu en fais souvent... C'était quoi cette fois ? Me demande t-elle, et dans le stress du moment, j'oubliais que des rêves récurrents, je ne fais presque que ça.
Déjà petit, je rêvais de Londres en feu, puis je me suis mit à rêver de la guerre, puis de l'armée des nécromanciens, et petit à petit mes rêves se sont mit à se mélanger, à se superposer, une nuit je rêvais de la guerre, la nuit suivante des extra-terrestres, puis de la guerre à nouveau, puis de me noyer, puis des extra-terrestres... J'en oublie que je suis difficile à suivre, j'en oublie que moi-même, je ne me suis plus. Éli... J'ai l'impression de perdre la tête. Je lui avoue difficilement, je régurgite, et elle garde le silence. Sans doute veut-elle que je poursuive, ou peut-être veut-elle seulement être là pour moi. J'ai rêvé de me faire oublietter, qu'on efface mon identité, mon esprit. Que tout le travail que j'ai fais jusque là... Mes dents se serrent, mais je dois les desserrer, elle mérite de savoir. N'ait servi à rien, et je vous ai vu. Ma gorge se noue, et je me dois de la dénouer. Chaque fois que je m'empêche de parler, je me force à résoudre le problème, je dois lui dire. Toi, Eden, Athéna, Adonis, Crenguţa... J'ai vu chaque membre de ma famille, chacun de mes amis. C'est de plus en plus difficile, je sens mes doigts se resserrer sur son dos, et ma tête appuyer contre son ventre, je ne retiens plus mes larmes et je laisse s'échapper une courte lamentation dans mes pleurs. Je finis par me mordre la lèvre pour me reprendre, mais je tremble, et tout paraît impossible. Mais alors, je sens sa main caresser ma tête, et tout devient possible. Je sens ma prise se desserrer, et mes mots cherchent à sortir.

Caché dans son ventre, je sens me visage se décrisper, et arborer une expression neutre. Je peux le dire, je peux le faire, je me dis. Malgré la difficulté, les mots sortent enfin. Je vous ai tous vu disparaître de ma mémoire, et j'oubliais qui vous étiez, et j'oubliais... Je pris une grande inspiration. J'oubliais qui j'étais. Je dis enfin.

La nuit avait été difficile, mais maintenant que je suis dans ses bras, ça va mieux. J'ai pu reprendre mon calme, et en quelques coups de baguette, Élisabeth fait disparaître toute cette sueur, et je me sens comme sur un nuage, à baigner dans mes draps. Je suis là. Me chuchote t-elle dans l'oreille. Je sais, merci... Je lui réponds un peu plus fort. Et dans ses bras, après toute cette angoisse, je me sens parvenir enfin à m'endormir. Enivré par son parfum, et la douceur de sa peau.
Dernière modification par Redose Omniak le 11 juin 2026, 20:23, modifié 3 fois.

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10 juin 2026, 10:51
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PARTIE 2 : Roi






La nuit avait été tourmenté, je me suis assoupi environ deux heures, tout ça pour me réveiller fatigué c'était franchement terrible. Quelle nuit terrible... Je suis tellement heureux qu'Élisabeth soit à mes côtés, j'ai de la chance, la voir dormir comme ça... À côté de moi, je peux pas m'empêcher de sourire, elle est si belle... Bon, je vais pas rester là pendant une vingtaine de minutes à sourire comme un béta, aussi belle soit cette petite bouille. Smack. À tout à l'heure, princesse.

Hmpft. Quelques étirements eeet, c'est parti. Mon jogging enfilé, un débardeur sur le dos, je suis prêt. Je dévale les escaliers à pas de loup, je bois un petit verre d'eau chaude, je me débarbouille.

Mais le visage humide, face au miroir de la salle de bain, je... J'y repense encore. Je vois mon visage, et je me souviens de ce rêve, ce rêve dans lequel ce visage, je l'aurais pas reconnu. Je me touche les joues et je me reconnais, mais... Et si un jour... Je ne me reconnaissais plus ?
Si je n'étais plus Redose ? Si... Non, je dois arrêter. Je dois prendre un bon bol d'air frais, il faut que je cours, que je me vide la tête. Madame Brown m'a bien dit qu'il fallait que je suive une routine, j'en ai besoin si je veux aller mieux. Je prendrais mes médicaments pendant le petit-déjeuner, d'ici-là...

Oh ! S'échappe accidentellement sous le coup de la surprise quand j'ouvre la porte. Et bah alors boule de poils, tu viens courir avec moi ? Je lâche à ma petite Ludivine, elle est vraiment adorable.

Quelques étirements, et la course commence. Un pas après l'autre, à côté de moi, le petit berger allemand adopté il y'a quelques mois seulement. J'aime vraiment cette vie, je me sens jamais seul, je l'abandonnerais pour rien au monde.
C'est pendant mes petites foulées du matin que je me sens le plus libre. Seul avec mes pensées, j'arrive à faire du tri, à organiser ma journée, madame Brown m'a dit que l'organisation c'est important, ça a jamais vraiment été un problème pour moi, mais c'est sûr que du coup je suis moins impulsif, c'est agréable... Et en même temps, j'ai pas l'impression d'être vraiment moi, mais c'est sans doute pour le mieux bahaha... Haha... Ha... ... ... ... Pourquoi j'ai fais ce rêve ? Je comprends pas. Je risque rien, je travaille pour le gouvernement, je bénéficie de l'anonymat, je suis comme un agent secret, mon identité est protégée alors quel intérêt à ce qu'on me l'efface... Personne ne l'effacera. Oui, je suis protégé par la loi, par ma famille, puis je suis un sorcier, je peux me protéger par moi-même. Je devrais me sortir ces idées de la tête, j'en parlerais à madame Brown lors de notre prochain rendez-vous, je demanderais à augmenter la dose de médicaments, même si les effets négatifs sont violents à souhait, c'est mieux pour moi, et ma famille.

Toute cette angoisse... Tout ça, c'est dans ma tête. Je dois avancer. On fait la course boule de poils ? Je la défie, avant de sprinter.



Deux heures plus tard et j'en ai finis avec les exercices matinaux, étonnamment, Eden ne m'a pas rejointe. En même temps, vu l'heure à laquelle elle s'est couchée hier, ça n'a rien d'étonnant. Puis, elle a quand même un invité, et je ne sais pas si je suis tout à fait à l'aise avec le fait de courir avec ce... Benjamin... C'est vrai quoi, il pourrait pas se barrer de chez moi et allé se faire voir là où on le retrouvera jamais ce sale petit- Respire. Une grande inspiration par ci, une grande inspiration par là, assit en tailleur sous un arbre, je peux voir cinq choses. Je peux voir un nuage en forme d'étoile, je peux voir mon potager, je peux voir la maison d'Elizabeth, je peux voir la forêt, je peux voir une buse. Je peux entendre quatre chose, le crissement des feuilles, le chant du hibou, la danse de l'herbe, les foulées d'un petit animal. Je peux sentir trois choses, le vent caressant ma peau, la fourrure de Ludivine qui est affalée sur moi, et la rosée du matin qui me mouille le popotin. Je peux flairer deux choses, la terre fraîche, et Ludivine. Je peux goûter une chose... La vie. Ça va mieux.



De retour à la maison, j'ai pris une douche, et mon Dieu ce que ça fait du bieeeen. J'ai croisé la petite siamoise aussi, ça doit être à cause de Benjamin qu'elle est encore plus timide que d'habitude cette petite ombre blanche. Je me demande où elle est allé se fourré d'ailleurs...
Peu importe, elle risque rien ici, à la maison.

Torse nu, j'enfile mon tablier rose que m'a cousu Esmeralda l'année dernière, ma garde-robe est presque exclusivement composé de ses créations c'est fascinant comme elle arrive à trouver le temps de nous faire des cadeaux et de gérer sa petite boutique. J'ai de la chance d'avoir une petite sœur aussi impressionnante, bon, réveille toi Red ! Se claque les joues. Ce matin, c'est pancakes ! On va impressionner Benjamin et faire plaisir à la petite famille, j'ai tellement hâte de recevoir tout leurs compliments. Sort les ingrédients un à un. Oh papa c'est trop bon merci beaucoup. J'imite avec une voix d'enfant. Sort son fouet et son saladier. Oh mais je vous en prie mes chéris, je ne fais que mon boulot ! Je continue, tout sourire, avant de commencer la préparation de la pâte. Hmm, Redose, ça fait des années et je ne me lasse pas de ta cuisine. J'imite la voix d'Éli. Mais mon amour, c'est toi qui m'inspire, remercie-toi. Je réponds, jonglant avec ma spatule avant d'allumer le feu.
C'est sifflotant et remuant mon popotin que je prépare ma pile de pancakes.



Arrivé aux deux tiers, j'entends des pas, je m'arrête de siffloter, de remuer mon popotin et de... Parler en imitant la voix de mes proches. Salut le vioc. Balance Eden dans mon dos, suivi d'une autre voix. Bonjour monsieur Omniak, bien dormi ? Me demande ce petit con de Benjamin. Salut les sales mioches, j'ai dormi comme un bébé. Je réplique. Pourquoi t'es à poils ? Demande mon bébé. D'ailleurs, en parlant de bébé...

Un sourire malicieux se dessine sur mon visage. Je suis à "poils", comme tu dis, parce que je suis chez moi. Je dis avant de me retourner pour leur faire face. Et pour te répondre, Benjamin, j'ai dormi comme un bébé. Je dis, puis je fais mine d'avoir eu une idée. D'ailleurs, en parlant de bébé, tu veux voir des photos d'Eden bébé ? Je lance, le visage de Benjamin s'illumina, celui d'Eden pris des couleurs rosées et une tête gênée. Non attends j'suis désolé pardon ! Me supplie t-elle en joignant ses mains, mon sourcil levé indique que c'est clairement pas assez. Oh oui alors, avec plaisir monsieur Omniak ! Me répond Benjamin tout sourire, le regard noir d'Eden posé sur lui. Décidemment, ce garçon ne capte pas les signaux, s'il n'apprend pas à comprendre les femmes il finira dans une crevasse, et c'est Eden qui l'y aura mis.
D'ailleurs, il ne fallu pas longtemps avant qu'elle se jette sur lui pour lui faire payer d'avoir osé accepté de voir des photos d'elle bébé, le pauvre se retrouve à terre en moins de deux à supplier qu'elle la lâche. J'arrive pas à croire qu'un grand gaillard se fasse maltraiter de la sorte, remarque, c'était pareil avec Éli à leur âge. Quoiqu'à leur âge, quand on était sur le point d'entrer en cinquième année, Éli attendait un enfant et moi j'attendais... La mort. ... ...
Benjamin n'est pas si terrible finalement.

Servez-vous les gamins ! Je lance à leur attention, ce qui distrait rapidement Eden de son punching-boyfriend, une vraie pouffy dans l'âme celle-là non mais quelle morfale. Très vite, les jumeaux nous rejoignent, eux au moins respectent leur père, et lui font même un câlin dès qu'ils le voient. Ma petite Athéna a même du mal à me lâcher parfois, j'espère qu'elle deviendra jamais une adolescente déchaînée qui se moque de ma calvitie et de mon âge, alors que je suis même pas si vieux !! J'ai seulement quoi... 31 ans ?
De toute façon ça change rien, j'ai jamais eu d'enfance... Mais eux si, et je ferais tout pour les protéger. Les protéger... ... De quoi je veux les protéger ...

Salut sale troll. Me lance Éli, me tirant par la même occasion de mes pensées. Tu vois, c'est exactement pour ça qu'Eden me respecte pas ! Je lui lance, le ton taquin, avant de m'installer à table. Ou peut-être que c'est parce que t'es torse nu avec un tablier rose-Ça n'a rien à voir ! Je l'interrompt, elle hausse les épaules, et la vie est magnifique.

Nightingale balance la nouvelle gazette du sorcier sur la table avant de se poser sur son perchoir, quelle belle bête. Je me sens comme un roi sur son trône, ma famille est magnifique, ma table est pleine, et on m'apporte même mon petit journal c'est génial. La vie... La vie ne saurait être... Elle ne saurait être... ... La vie... Elle est... ... .... . . ... .. . Elle ne saurait être quoi ... ..... .. ...... .. . .. ....... .. .... ..... .. ..... .. ..... ... ... .... ... .... .. .La vie. La vnie .. Lva vine nne ... La vie ne saurait être plus parfaite.
Dernière modification par Redose Omniak le 11 juin 2026, 14:49, modifié 3 fois.

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10 juin 2026, 15:42
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PARTIE 3 : Rêve






Un léger sourire se dessine sur mon visage quand j'embrasse Ludivine et l'ombre blanche qui, dès que Benjamin a disparu, s'est montré. D'un coup de baguette, j'ouvre les fenêtres pour aérer, enfin, j'entre dans la cheminée et balance la poudre de cheminette. Chemin de traverse. Je prononce.

Une fois arrivé au chemin, je retrouve ma femme et mes enfants. Bon, Eden et Benjamin, vous êtes grands vous allez faire vos courses tout seul, vous avez ce qu'il faut ? Je demande à contre-coeur, même si je laisse parraître rien. Laisser ma fille batifoller avec cet espèce de... Vaurien, ça me fait pas plaisir du tout. Et je pense pas que c'est un vaurien parce que ses parents sont moldus, ça n'a rien à voir, c'est uniquement parce qu'il essaie de me piquer ma fille. À moi. Il essaie.... .. Il veut me voler... Moi... ... ... Il veut me prendre ce que j'ai de plus cher. ... ... ... Je dois... Je dois protéger... ... Je... ... ... Je dois protéger ce que j'ai de plus cher... ... ... ... .... .. .... Je dois.... Monsieur Omniak ? Je dois.... ... ..... .... .. ..... Je dois la protéger.... .... .. ... .. .. ... De.... ... Papa, tu fais flipper quand t'écarquilles les yeux, on a comprit. Dit-elle en rigolant. Elle ne devrait pas rigoler... ... Car... Je la protégerais... De... .... .. .. ..... De qui ?

Une tape sur la tête me ramène à la raison. Pas la peine de terrifier ce pauvre garçon ! Me dit Éli, ce à quoi je tic de la langue en roulant les yeux au ciel. Comme si ce gamin avait besoin d'être protégé, il peut pas supporter un regard lééégèrement insistant ? Sérieux ? Et il veut sortir avec ma fille ? C'est n'importe quoi, demain, je les tirerais du lit pour voir ce qu'il vaut quand il faut courir. La gonflette c'est bien beau, mais ça suffit pas.
L'air nonchalant, je lâche la bourse dans la paume d'Eden qui se retourne sans même dire au revoir, la petite peste, ça c'est ma fille ! Au revoir monsieur Omniak, madame Omniak, Ath- Soudain voil qu'Athéna lui saute dans les pattes pour lui faire un câlin, décidemment, cette gamine est une véritable poufsouffle en devenir, j'espère que ce ne sera pas trop dur pour elle à Poudlard, les enfants différents sont souvent rejetés, et pourtant elle est si douce, même si elle ne parle pas. Au revoir, Athéna. Adonis. Prononce finalement Benjamin, avec un sourire benet qui lui donne l'air stupide. Il a l'air si... Si mignon mon Dieu j'arrive pas à croire qu'Eden a pu trouver une telle perle il est adorable ! REPREND TOI, RED. Je peux pas laisser Éli voir que je souris, et que pendant une nanoseconde j'ai apprécié cet idiot de Benjamin.

Je prends une petite inspiration, et je fais face aux enfants et à Éli. Alors, on commence par les livres, puis on ira acheter les vêtements, et enfin les fournitures. Adonis fut le seul à répondre. Oui papa. Éli se contentait de me fixer avec un sourcil levé et un regard moqueur, avec son petit sourire en coin et cette posture dont seule elle a le secret. Elle est là à croiser les bras, les jambes semi écartés, quand je la vois comme ça j'ai qu'une envie c'est de me jeter sur elle et l'embrasser. Ça me fait craquer à chaque fois. Athéna pour sa part aquiesce en hochant la tête.

On s'est donc mit en route vers Fleury et Bott. On a laissé les enfants explorer la boutique au cas où ils trouveraient quelque chose qui les intéresse, me laissant seul avec Éli. On cherche pas vraiment les manuels, on compte sur les gamins pour les ramener, ils sont bien assez grands pour lire et repérer ce dont ils ont besoin. Ils ont leur petite liste, et s'en vont sur leur petites pattes, chercher leurs petits bouquins, comme des grands. Red... Elle me dit, et je connais ce ton, et cette expression. C'est le ton pour les discussions lourdes, et l'expression inquiète que j'aime pas vraiment. Ouai ? Je repond. Tu veux en parler ? Elle me demande, elle veut qu'on parle de ce qu'il s'est passé hier dans la nuit, mais j'ai rien à dire. Ça s'est passé, c'est tout, je peux rien y faire. Je peux... Je peux rien y faire ? ... Je dois... ... Je dois essayer. Je peux le faire. ... Je peux le faire. Je dois. Je dois la protéger. ... ... ... ... ...... ... Je dois la protéger. De... Je dois la protéger.... De... De... Je dois la protéger de... .... ......... ... .... De... .... ...... ... .... .... De ? Je laisse s'échapper. Tu sais très bien de quoi. Elle me dit, alors que je la regarde, l'air confus. De ce qu'il s'est passé cette nuit. Elle insiste. Mais je peux pas vraiment laisser passer ça. Il s'est rien passé, ça arrive de faire des cauchemars. Je lui réplique, le ton amer. Oui, mais on sait tout les deux que... Que quoi ? Que mes cauchemars ne sont pas anodins ? Je réplique. Que c'est plus qu'un simple cauchemar. On s'en fout. Je répond d'un ton sec. Non, on s'en fout pas, Red. Je lui lance un regard mauvais, mais je ne vois que de l'inquiétude dans ses yeux. Tu es malade, on ne peut pas s'en fou- Si, on s'en fout. Je l'interrompt, criant, l'arrête de ma ma main dans le mur sans vraiment que je m'en rende compte, je veux m'excuser, mais les mots ne sortent pas. Je sens ma veine ressortir sur mon front, je dois être rosé, voire rouge. Ma main l'est en tout cas, et mon coeur il bat à vive allure. Mon poing est allé dans le mur cette fois, mais qui sait. Qui sait si je venais à... Perdre les pédales... Qui les protégerais... De.... ... ... Les protéger de.... ... ..... ... .. ...... .. De qqqqquuuuuiiiii... .... ....... ....

Sa voix vient me sortir à nouveau de mes pensées. Red... T'as pris Tes médicaments ? Les yeux larmoyants, ma veine disparaît, mais je reste rose. J'arrive pas à croire qu'elle me demande ça, ma mâchoire se décroche et je ne peux camoufler mon immense déception, j'arrive simplement pas à y croire. Et en même temps, je me sens tellement mal, d'avoir besoin de ça pour être vivable... Je comprends pas comment elle peut me supporter, je comprends pas comment elle peut vouloir de moi je suis horrible. J'arrive pas à me décider entre la déception, la colère, la peine, la frustration, la haine, la peur, je sais pas, je sais plus. Je dois sortir.

Élisabeth est resté sur place, pendant que je suis assit sur la chaussée du magasin, à regarder les gens passer. Les vacances sont bientôt finies, bientôt, je les verrais moins, jsuqu'aux prochaines vacances. Athéna et Adonis vont à Poudlard, je serais seul avec Éli, ça n'était pas arrivé depuis... Ça n'est jamais arrivé en fait. Ce n'est pas que je n'aime pas ma femme, je l'adore, mais je peux pas m'empêcher de me sentir un peu mal de laisser nos gamins partir à Poudlard. J'ai peur pour eux, je ne peux pas les laisser seul, ils sont ce que j'ai de plus précieux. Je sais pas si j'aurais préféré qu'ils soient des moldus, on aurait été différents, mais on aurait pu passer plus de temps ensemble.

Je sens une tête s'appuyer contre mon épaule. Je suis désolé. Je lui dis, comme je le pense. Je t'aime comme t'es. Elle réplique, ma bouille grognon s'efface, et je souris. De ma peine j'hérite une larme, une larme de joie, et ma tête vient se poser sur la sienne. Je t'aime aussi princesse. Je lui réponds.

Le moment est de courte durée, Adonis et Athéna sorte du magasin avec leur valise sans fond. Vous avez- Vérifier, revérifier et à nouveau revérifier qu'on a tout les livres de la liste et que ce sont les bons ? Oui. Me coupe Adonis. Faim ? Je réplique, ce petit malin ira à Serdaigle, mais le jour où il battra son père est loin d'être arrivé. Je vois son petit air confus, il savait ce que j'allais dire, dommage pour lui je l'ai pas dit, d'où mon air satisfait. C'est tellement marrant un gamin, il suffit d'un rien pour les rendre confus. Toi, t'iras à Serdaigle. Lui lance Éli par dessus son épaule.

Je me lève et tape mes cuisses pour enlever la poussière. Bras dessus, bras dessous, on se rend chez Madame Guipure. J'ai hâte d'y être.

Mais Adonis a visiblement encore plus hâte que moi, il entre en trombe dans la boutique et se jette dans les bras de la gérante. Tata ! Esmeralda manque de tomber, décidemment, elle est toujours aussi minuscule. Woo Wo Woop là, j'te tiens ! Lance t-elle. Salut Redose, Éli.Coucou Charlotte tu vas bien ? Je lui dis en lui faisant la bise. Y'a pas à se plaindre. Répond t-elle en faisant la bise à Éli. Coucou Chacha. Lui dit Éli tout sourire elle aussi.

Ne dis rien, j'ai votre commande. Nous dit Esmeralda, avant de se tourner vers Charlotte, Adonis dans les bras. Chacha mon amour, tu peux apporter la commande. Demande t-elle. Chacha marche, et chacha roule. Répond t-elle avec une expression sérieuse au possible, ça ne lui va pas du tout d'employer de telles expressions. Elle qui est habillée tout en noir, avec du rouge à lèvre noir, du vernis noir, des accessoires verts... ET NOIRS. La première fois que je l'ai vu j'ai commencé à tailler un pieu, je pensais que c'était un vampire.

Très vite, elle revient avec trois boîtes, chacune présente le nom d'un enfant. On prend pas la boîte d'Eden et de Benjamin, si ils la veulent ils n'ont qu'à venir eux-mêmes, ils sont grands. Je dis,
Esmeralda sourit d'un air satisfait. On en a finit ici, après avoir échangé quelques banalités, on est parti, non sans acheter quelques accessoires nouveaux : Une barette en forme de tournesol qui brille dans le noir pour Éli, et un chouchou auto-ajustable pour moi.

Enfin, vient le moment où la baguette choisira le sorcier. On salut le gérant d'Ollivander, et on reste en retrait pendant que les enfants trouvent la baguette qui leur correspond.
Y'a presque pas de choix plus important dans la vie d'un sorcier, une baguette c'est un compagnon pour la vie. Ma main vient trouver Crenguţa. Une baguette c'est le compagnon ultime du sorcier, sans catalyseur, un sorcier c'est pas si différent d'un moldu. Bien sûr, on est plus résistants, on vit plus longtemps, et on voit des choses que les moldus ne voient pas. Mais ne pas pouvoir pratiquer la magie aussi librement qu'avec une baguette c'est comme avoir dix doigts, mais ne pouvoir utiliser que l'index.
Un sorcier risque tellement plus qu'un moldu, on doit littéralement apprendre à se défendre contre les forces du mal, et la situation évolue de pire en pis. Chaque jour le secret magique est un peu plus proche de la rupture, les moldus s'arment de plus en plus lourdement, les guerres font rage en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud. Ce monde est dangereux, et je dois... Je dois protéger.... .... ..... ... .. ..... ... . .... Ce que j'ai. Ce que j'ai de plus.... Précieux .... ... . ...... .. ..... .. ...... ... .. Merci beaucoup, bonne journée. Nous lance le gérant. Merci, bonne journée ! Je lui retourne. J'ai pas vraiment écouté, je lirais leur fiche baguette plus tard.

Ensemble, on a retrouvé Eden et Benjamin. On a pris une glace et on s'est reposé un peu.
Mais moi, moi mes questions continuaient de sévir dans mon esprit. Ma peur grandissait, et grandissait, depuis si longtemps... Ce n'est pas une glace qui va geler ma peur, je dois voir madame Brown.

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11 juin 2026, 15:39
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PARTIE 4 : Anonyme






Ça va pas, ça va pas du tout. Eden et Benjamin sont partis, Athéna et Adonis sont partis, je reprends le travail deux jours, juste après avoir vu madame Brown. Je sens que ça va encore être une grosse journée, les atteintes au secret magique sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus intenses, le gouvernement a de plus en plus de mal à le contenir et j'ai l'impression que c'est qu'une question de temps avant que le gouvernement échoue à contenir le secret.

Heureusement, mes enfants sont en sécurité. Ils viennent de prendre le Poudlard Express, ils sont en route pour Poudlard, si quoique ce soit se passe, il n'y a probablement pas de lieu plus sûr que Poudlard depuis le renforcement du château en 2055. C'est devenu le centre névralgique du Royaume-Uni sorcier avec Godric's Hollow, si le gouvernement est le cerveau, Poudlard est la moelle de ce pays.

Élisabeth est à mes côtés, je me demande si elle sait à quel point je m'inquiète. Agrippé à sa hanche, je salue les enfants à la fenêtre une dernière fois avant les prochaines vacances, et le train s'en va. Le train s'en va et je me sens... Seul. J'ai foi en Eden, et en Benjamin, ils sont extrêmement doués de ce que j'en sais. Benjamin est sans cesse comparé à Hermione Granger, et Eden a réussi l'exploit d'être préfète-en-cheffe dès la quatrième année. Je sais bien que je devrais pas m'en faire, mais Poudlard regorge de mauvais souvenirs. Je dis dans l'air. Poudlard est un lieu sûr. Me répond t-elle, je sais qu'elle aussi a des mauvais souvenirs à Poudlard, elle cherche à me rassurer, j'apprécie.

Il ne me reste que quelques jours, la maison est vide, et je dois préparer mon retour au bureau des oubliettes. En juillet et en août on a enregistré un nombre record d'atteintes au secret magique, je suis parti seulement une semaine, j'espère qu'ils n'ont pas fait trop de bêtises et que mon absence n'a pas créé un trop gros vide, quoiqu'ils sont adultes, ils devraient avoir pu gérer et dans le pire des cas ils ont mon adresse. Mais je m'inquiète quand même. Je m'inquiète tellement nom de Zeus... C'est infernal, toute cette pression, il faut que ça cesse, il faut qu'on en finisse avec cette guerre souterraine, il faut... Il faut qu'on se protège. Il faut qu'on se protège absolument... Il faut..... .... Que je... Il faut que je..... ... ....... ... ... .... ... ..... Il faut que je... .... .. .. ...... ....... .. ..... ... Pppprrrrroooottttèèèèègggeeeee...... .. ........ ........ .. ....... .... ... ...... ... .....

On y va ma belle. Je dis, avant qu'effectivement on y aille. Je la protégerais. Je les protégerais tous. Je protégerais ce pays. Et tout ce que j'ai fais, tout ça ne sera pas vain.

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11 juin 2026, 18:43
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CHAPITRE 1 : Le chef du bureau des oubliettes


PARTIE 1 : L'entretien






Comment ça va depuis la dernière fois. Me demande madame Brown, je sais pas, que lui dire ? Je voudrais tout déverser, dire que j'ai peur, que j'ai mal, que j'ai de plus en plus du mal à supporter tout ce qu'il se passe dans le monde, que je suis mort d'inquiétude pour mes enfants, pour ma famille. Je pourrais aussi lui dire que j'ai de plus en plus de mal à refreiner mes pulsions, que les effets secondaires des médicaments entravent ma vie, que je me sens enfermé dans la routine et que j'ai l'impression d'avoir perdu le sens de la réalité. Je pourrais lui dire que les gens me dégoûtent, qu'il n'y a que ceux que j'aime qu'ils peuvent me calmer, que la vie n'a pas de sens sans eux et que pourtant je me retrouve seul.
Seul. Encore. La maison est vide, les animaux font leur vie, Éli retourne au travail aujourd'hui, moi aussi, je vais passer la majeure partie du temps seul et avec des gens qui m'énervent. Je pourrais lui dire que je dissocie de plus en plus souvent, que je m'emporte de plus en plus facilement et que les rêves récurrents n'ont pas cessés. Je pourrais lui dire- Monsieur Omniak ? M'interrompt t-elle dans mes pensées, je comprends, ça fait quelques temps que je garde le silence, trop longtemps pour que ce ne soit pas suspect, malgré tout j'arbore un léger sourire. Hahaha, désolé, je me porte bien et vous ? Je lui demande. Tout va bien de mon côté, merci de vous en soucier. Si je ne me trompe pas, vous reprenez le travail aujourd'hui, des remarques ? Me demande t-elle.

Là encore, il y'a beaucoup à dire, et je peux presque tout lui dire puisqu'elle est liée à un contrat inviolable. Rien de ce que je dis ne peux sortir de cette pièce, à moins que ça porte atteinte à mes droits et devoirs envers le gouvernement. C'est une clause assez limitative, mais rien d'exceptionnelle pour une psychomage du gouvernement. Oui... C'est le cas, oui. Je lui répond. Et qu'est-ce que ça vous fait ? C'est une bonne question, je ne saurais pas trop quoi en dire.

Ces consultations me font toujours un drôle d'effet, tout est fait pour qu'on y soit à l'aise, et ça me fait me méfier de tout. Chacun des accessoires, chaque meuble, chaque plante posé à un endroit précis pour inspirer la confiance. La psychomage qui m'a été assigné également, je l'observe et je me dis qu'elle semble être le genre de personne à qui on voudrait se confier.
C'est une jeune femme de 25 ans selon mes sources, elle a des origines arabes, elle ne porte pas de bijoux, un léger maquillage, un chignon lâche. Elle est fine, petite, a un léger sourire, un petit nez et de petits traits. Elle a des formes révélées par un pantalon serré et un décolleté.
Elle n'a ni piercing, ni tatouage. J'ai enquêté sur elle, elle n'a aucun antécédent, elle a effectivement étudié à l'Institut de Médicomagie à sa sortie de Poudlard, seulement elle a 25 ans, le cursus ne dure que deux ans, et je n'ai rien trouvé sur elle entre le moment où elle est sortie de l'Institut, et le moment où elle rentre au service du gouvernement, à 23 ans. La précédente psychomage avait un profil similaire, si ce n'est quasiment identique, la seule différence c'était leur origine, madame Smith était d'origine indienne. Ce qui me met le plus la puce à l'oreille, c'est que je pense que ce ne sont pas leur vrai nom, et surtout, ce sont des occlumens. Pour tout dire, j'aurais préféré passer plus de temps avec ma famille, c'est la première semaine de vacances que je prends depuis un moment et c'est passé à toute vitesse. Je lui avoue.

Oui... C'est sûr que ça se comprend, et pourquoi ne prenez-vous pas de vacances plus souvent ? Me demande t-elle, je sais qu'elle ne me suggère pas d'en prendre, elle me le demande pour que je lui réponde ce qu'elle veut entendre. Elle veut que je m'entende dire ce qu'elle veut entendre, et que je dise ce que je veux, car c'est ce que je veux, mais elle sait parfaitement que je pourrais ne plus vouloir ce que je veux, et par conséquent, ne plus être aligné avec ce que veut le gouvernement. Je suis persuadé que c'est pour ça qu'elle me pose la question, je suis persuadé que c'est pour ça que je me fais soigner, car ils ont besoin de moi. C'est impossible. Je réplique. Mes jambes s'écartent et je m'affale sur mes mains, dont les coudes sont posés sur mes cuisses. Mais mon regard fuit vers la fenêtre, je dois dire ce que je veux. Je veux protéger le monde magique, je veux défendre mon pays. Je dois le faire. Je d.. Je dois... .... .. .. .... .. Protéger.

Elle prend une inspiration, et mon regard retourne sur elle. Avez-vous eu des problèmes depuis notre dernière rencontre ? Elle me demande à nouveau. Je sais ce que le gouvernement voudrait. Que j'abandonne ma famille et que je me consacre entièrement à mon travail. Ils ne voient ma famille que comme un médicament de plus, comme une laisse pour me tenir. Ils ne veulent pas qu'il m'arrive quoique ce soit, ils ne veulent pas que quoique ce soit perturbe cette belle petite routine qu'on a mis tant de temps à construire, si bien qu'ils ont même tout fait pour m'empêcher de prendre des vacances. Ce n'est que quand ils ont compris que ça boosterait mon efficacité qu'ils m'ont laissés me reposer, donc oui, il y'a un problème. Je remarque que mes troubles empirent. Je commence. À commencer par mes troubles de l'humeur, la régulation fonctionne, mais il y'a un temps pour que ça agisse. Je me suis retrouvé dans une intense colère plusieurs fois. La dernière fois qu'on s'est vu, il y'a deux semaines, elle m'a dit qu'on attendrait avant de voir. J'ai dissocié plusieurs fois, uniquement quand j'étais fatigué. Je poursuis, mais c'est toujours difficile de me rappeler tout les problèmes que j'ai, et de le dire aussi. En parlant de fatigue, je suis souvent fatigué et j'ai de nouveau du mal à dormir à cause de mes cauchemars récurrents. Les cauchemars récurrents ce n'est pas nouveau et on peut rien y faire sans affecter mes capacités, ça m'assommerait et me rendrait vraiment stupide, pire, le risque d'intensifier les dissociations est trop élevé. Donc je me contente des somnifères. Au vu de l'état de mes doigts... Je dis en retirant mes gants lentement. Il semble évident que mon anxiété et mes troubles compulsifs se sont également intensifiés. Je laisse un blanc en regardant l'état de mes doigts.

Lors de notre dernier entretien vous aviez suggérer d'augmenter votre... "Dose", de médicaments. Est-ce toujours d'actualité. Elle me demande. Oui. Je lui répond d'un ton confiant. Madame Brown note quelques dernières remarques sur son calpin, avant de retourner son attention vers moi. Très bien, et c'est tout ? Me demande t-elle comme si ce n'était rien, sans doute parce que ça aurait pu être pire, ou qu'elle s'attendait à pire.

Avant que je puisse répondre, et qu'elle close l'entretien, elle me demande une dernière chose.
Et votre paranoïa, vous pensez toujours que le gouvernement vous persécute et que je suis chargé de vous surveiller ? Dit-elle, son attention porté sur moi, guettant ma réponse. Oui, ça n'a pas empiré. Je lui réponds, honnêtement.

Je suis persuadé que j'ai raison, ce n'est pas de la paranoïa. Je sais que le gouvernement cherche à me museler pour que je sois leur petit toutou. Mais... C'est la meilleure chose à faire, être leur petit toutou. Si ça peut me permettre de les protéger. De tous les protéger.
De protéger...... ... .. ...... ...... .. ... ........ ... ....... Protéger..... .... . ... ... ..Quoi ? Protéger. Protéger.... ...... ...... ........... ... ..... ..... .. ... ..... .. .. Protéger ce qui.... ... Ce quiiii....... .. ...... .... ...... .. ..... ... ..... ... ..... .. .... Protéger ce qui est... Ce qui est pré...Préé..... Préééciieuuux.... ....... .. .... Je.... Je dois..... ... .. Je dois les protéger.
Dernière modification par Redose Omniak le 11 juin 2026, 20:24, modifié 1 fois.

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11 juin 2026, 20:19
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PARTIE 2 : Nouveau jour en enfer






L'entretien avec madame Brown a été relativement court, et pour cause, je reviens d'une semaine de vacances. Il y'a toutes les chances pour que le bureau soit en feu, voire pire, vide.
Je n'ai pas eu de nouvelles du travail pendant toute une semaine, je me suis tellement inquiété, je suis tellement inquiet... Je préférais presque quand j'étais qu'un simple oubliator qui n'avait à se soucier que de ses enquêtes, de ses interventions, et de ses patrouilles. Mais ça ne peut plus fonctionner ainsi, déjà parce qu'être sous les ordres d'un incompétent ça va deux minutes, mais aussi parce qu'avec tout ces médicaments, ma puissance magique a tellement diminué que je suis plus aussi efficace qu'avant, je suis bien plus efficace à un poste administratif plutôt qu'à effacer la mémoire de dégénérés et d'innocents petits moldus.

Mais quand j'y pense ça me fout en rogne, je déteste avoir à prendre tout ces médicaments, je déteste ces foutus effets secondaires, ET JE DÉTESTE CETTE POUBELLE PRÉCISEMMENT.
HMPFT. Je pousse en mettant un coup de pied dans la poubelle.
Elle n'a rien demandé, et heureusement personne ne m'a vu, ça m'a fait du bien, d'un coup de baguette je la remets sur pied et je reprends mon trajet d'un pas confiant et déterminé. Même si je ne suis plus aussi puissant qu'avant, et que mon endurance en a pris un coup, je demeure l'oubliator le plus précis de tout le bureau, avec un taux de réussite de 100%, c'est difficile de faire mieux que moi.

Et me rappeler que j'aurais été le meilleur sans médoc m'énerve encore plus, FOUTU POUBELLE. Cette poubelle non plus n'avait rien fait pour recevoir un coup de pied, mais ça m'a détendu. Un coup de baguette et on y voit que du feu.

Finalement j'atteins une cheminette. Bureau des oubliettes d'Écosse. Je prononce fort et distinctement. Il est même pas 9h du matin, et je sens que ça va être une grosse journée.

Arrivé au bureau, je salue la secrétaire. Bonjour Alice. Je lui dis. Oooh Redose !! Comment tu vas, je suis trop contente de te voir, comment c'était tes vacances. Elle me lance d'emblée avant de se lever et de venir me faire un câlin, ce que j'ai toujours du mal à comprendre. Euh... Ça va, merci, c'était super. Je réponds, confus. Comment je suis trop. Con. Tente. De vous voir. Elle me lance en joignant ses mains. Écoute, on parlera plus t- J'essaie de dire, mais elle me coupe. Je dois vous raconter mon week-end avec Garrick, c'était eeeexceptionnel !! Elle a l'air tellement enjouée et enthousiaste, ça me fait plaisir, elle a une énergie débordante et c'est une travailleuse exceptionnelle. Mais parfois elle a trop d'énergie. Je pose mes mains sur ses épaules. Réunion dans vingt minutes, préviens tes collègues, et demande à l'oubliator-en-chef Stanford de passer en amont me faire son rapport de la semaine dernière semaine, et à l'oubliator-en-chef Farrid qu'il est en charge d'annoncer le programme de la semaine. Je lui dit d'un ton sec, mais c'est tout sourire qu'elle me répond. Ça marche chef.

Sur ce, je m'engage vers mon bureau sans m'arrêter saluer individuellement chaque oubliator qui me fait signe de la main. Chacun d'entre eux est très gentil, mais j'ai pas vraiment le temps, je ferais une salutation général lors de la réunion, je passerais après Farrid pour annoncer mon retour, et inviter qui a une annonce à faire, à la faire.
En entrant dans mon bureau, je remarque que ça sent bon, que les fenêtres sont ouvertes, que mes plantes vont bien, que tout est en ordre. Alice est vraiment géniale, ce bureau serait pas aussi propre et organisé si elle n'était pas là, c'est ma petite Merlin de l'organisation. Je rentre dans mon bureau et je me sens bien, je me sens presque redevable, j'avais eu l'idée de lui proposer de participer à une formation pour justifier d'augmenter son salaire, mais j'ai oublié, je le ferais plus tard.

Je m'assieds à mon bureau et me fait la réflexion que la pile de dossiers est moins conséquente que ce que je pensais, ce qui m'étonne, quand je suis parti, c'était l'anarchie. Et maintenant que je dis ça, je remarque qu'il y'a pas mal d'oubliator au bureau, on a beau être lundi, et il a beau être tôt, je trouve ça assez étonnant qu'il n'y ait aucune intervention.
Je sursaute quand j'entends toquer à ma porte. Entrez Terry. Je lance à travers la porte.

Il entre. Bonjour monsieur Omniak Me dit-il, tout sourire, un dossier sous l'aisselle. Bonjour Terry, vous allez bien ? Je lui demande. Plus que bien ! Je suis venu vous faire mon rapport de la semaine passée. Me lance t-il, toujours tout sourire. Quelque chose doit m'échapper... Ça va être assez court, il y'a pas eu beaucoup d'atteintes au secret magique cette semaine, et c'est d'ailleurs une semaine record depuis des années. Attends... Quoi ? Seulement cinq interventions lundi et mercredi. Non... Trois le mardi, jeudi, et vendredi. Non c'est... Impossible... Et aucune le week-end ! NON. J'y crois pas, c'est pas possible, il affiche un grand sourire, son visage est illuminé, j'arrive pas à le croire... Selon toute vraisemblance il dirait la vérité, c'est... C'est pas possible. Je m'en suis fait pour rien ? Non.
Un si lourd changement en si peu de temps c'est louche, ça cache quelque chose, et forcément c'est quand je suis pas là... Je veux dire, c'est tellement improbable. Chaque année, au début de septembre, le nombre d'interventions baisse drastiquement, mais depuis que je suis là, et même avant, le nombre d'interventions en une semaine n'a jamais été inférieur à trente. Au total, c'est dix-neuf moldus qui ont dû être oubliettés, c'est génial non ! Il est tellement enjoué, je comprends mieux Alice, elle se l'est coulé douce hier et avant-hier parce que tout allait bien. Elle était de bonne humeur car tout allait bien. Dix-neuf moldus c'est extrêmement peu, c'est moins que d'habitude en tout cas, avec une moyenne de quarante-quatre moldus par semaine, dix-neuf c'est... Fantastique. Je dis, un léger sourire aux lèvres. N'est-ce pas ! Dit-il, très enjoué, en écartant les bras. Face à ça, je peux pas m'empêcher de rire un peu, ça me fait tellement plaisir.

Et en même temps, même si je ris, même si ça me fait plaisir, même si ce bureau entier semble être de bonne humeur, je n'avale pas. C'est impossible, je n'y crois simplement pas. La vérité est quelque part, et je compte bien la saisir, la retourner, la servir, et mordre dedans comme un sauvage. Et... La secte de Veritas ? Le mouvement de libération des sorciers ? Je dis, en souriant. Terry semble déçu, sans doute espérait-il de ma part plus d'enthousiasme, mais je suis là pour... Je suis là pour PROTEGER, CE PAYS. Pas pour faire la fête dès que ça rame. Mon rôle de chef, c'est de douter, de douter quand tout les autres se relâchent. Le chef précédent en était incapable, c'est pour ça qu'il était incompétent. Ils peuvent se réjouir autant qu'ils veulent, et ils peuvent me traiter de rabat-joie ou de tue-la-fête, mais c'est un bureau. Pas un cirque. Et je suis le chef, pas un clown, ni un vulgaire manager, ni un professeur, ni un ami, je suis un chef. Je doute, c'est mon devoir. Nos enquêteurs ont remarqués une baisse d'intensité dans les actions du mouvement, ainsi qu'une baisse d'activité dans leurs actions. La secte pour sa part ne fait plus vraiment parler d'elle. Me dit-il, je souris. En une semaine ? Je demande. Comment peut-il être oubliator-en-chef, et ne pas trouver ça louche...

J'ai fais signe à Terry de disposer quand son silence s'est fait suffisamment pesant pour se douter qu'il n'avait plus rien à dire. Une personne qui n'a plus rien à dire, n'a plus rien à faire dans mon bureau. Aujourd'hui ne sera pas une très bonne journée. Alice est venu me chercher dans mon bureau, je l'ai remercié d'avoir pris soin de mes affaires, et je suis allé m'installer en salle de réunion.

L'oubliator-en-chef Farrid a fait sa petite présentation du programme, c'était basique, rien d'urgent, rien d'important, j'ai l'impression qu'il a suffit d'une semaine d'absence pour qu'ils se reposent sur leurs lauriers, pour qu'ils en oublient à quel point nous sommes essentiels pour protéger. Pour protéger... Pour protéger ce pays. Je me lève pour atteindre le pupitre, je souffle, ça va pas être agréable, ça va pas être agréable du tout. Merci pour cette présentation oubliator-en-chef Farrid. Je commence. Bonjour à toutes et à tous, je rentre de ma semaine de vacances aujourd'hui. Je poursuis, et je prends une inspiration. Comme vous le savez, la semaine dernière a été particulièrement calme, si bien que le programme de la semaine qui arrive, est maigre. Je dis, avant d'être interrompu par une huée d'acclamations, de rugissements, d'applaudissements et de cris en tout genre. Seuls l'oubliator-en-chef Terry Jefferson, l'oubliator-en-chef Debora Hitchcock, l'oubliator-en-chef Elsa Elliott, l'oubliator-en-chef Mohammed Farrid, ainsi que les oubliators Erbert McGrayson, Ulfrid Belgame, Thomas Muddleborn et Remus Endeavor, restent de marbre. Ils ne représentent que dix pourcent de l'effectif, les quatre-vingt dix autres pourcents sont visiblement des singes.

La ferme. Je lance avec un regard noir et une langue acérée, la salle se tait en quelques secondes. Vous pensez que c'est une bonne nouvelle ? Je demande, sarcastiquement. En une semaine il y'a une baisse des atteintes au secret magique, on n'entend plus parler de la secte de Veritas, et le mouvement de libération des sorciers s'est soudainement calmé et vous pensez que c'est une bonne nouvelle ? Je demande à nouveau, sarcastiquement, une main se lève et je lui donne la parole.

L'homme se lève. Bonjour monsieur Omniak, nous sommes ravis que vous soyez de retour. Commence l'oubliator Alfred Elrick. Je ne crois pas être le seul à penser que c'est une bonne nouvelle, on a fait du bon travail, on peut accepter que la situation s'améliore. Ose t-il me dire, avant de l'incendier, je donne la parole à l'oubliator-en-chef Hitchcock, probablement l'oubliator en qui j'ai le plus confiance dans ce bureau. Vingt années d'expérience dont huit en tant qu'auror, sans aucun doute la sorcière la plus puissante, douée, et fiable de ce bureau. Je comprends que l'on puisse penser qu'il y'a de quoi se réjouir, Alfred, mais ça cache quelque chose. Le gouvernement n'a entrepris aucune mesure particulière, les atteintes au secret magique n'ont pas progressivement diminués, la secte de Veritas ne s'est pas lentement fait démantelé, le mouvement de libération des sorciers n'a pas cherché à lentement progresser vers la scène politique. Non. Les atteintes au secret magique ont brutalement chuté, la secte de Veritas a curieusement disparu du jour au lendemain, et le mouvement de libération des sorciers ne s'est pas plus investi sur la scène politique, ses actions ont drastiquement diminués sans explications. Présente l'oubliator-en-chef, je leur fait signe à tout les deux de se rasseoir, avant de m'échauffer la voix. Cette prise de parole m'a calmé.

Face à tous, je prends la parole. Je rejoins l'avis de l'oubliator-en-chef Hitchcock. Je balaie la salle du regard. Selon-moi, il y'a un rapport entre la diminution du nombre d'interventions, les actions de la secte et du mouvement. Il est probable que les actions entreprises par la secte et le mouvement était responsables d'une grande partie de nos interventions, il faut donc plus que jamais concentrer tout nos moyens et effectifs pour enquêter sur ces organisations et démantelé la secte. Je poursuis, mais d'abord je reprends mon souffle. Comme vous le savez, la secte de Veritas dispose de techniques particulières contre lesquelles il nous est difficile de lutter, ils sont curieusement bien organisé pour une secte, et brouillent les pistes et toute technique de repérage grâce à leurs sortilèges et leurs rituels liés à l'esprit. Problème A, exposé.

Enquêter sur le mouvement de libération des sorciers n'est pas plus simple. Bénéficiant d'une présence sur la scène politique, et dans la mesure où notre bureau est sous la responsabilité du gouvernement, toute action menée contre ce mouvement pourra être vu comme un acte anti-démocratique, susciter la politique, et de violentes représailles, limitant largement notre champs d'action. Problème B, exposé.

Ceci étant dit, j'ouvre à présent deux unités spéciales chargés d'enquêter sur le mouvement de libération des sorciers, et la secte de Veritas. Je poursuis, des murmures se font entendre, mais je compte bien tous les faire taire. L'unité spéciale chargée d'enquêter sur la secte de Veritas sera dirigée par l'oubliator-en-chef Hitchcock. Fiable, rusée, forte, persévérante et déterminé. C'est de loin le meilleur choix pour le plus gros problème.

L'unité spéciale chargée d'enquêter sur le mouvement de libération des sorciers sera dirigée par l'oubliator-en-chef Belgame. Prudent, rigoureux, réfléchi et patient. C'est le meilleur choix pour le problème le plus vicieux.

J'ai pas encore les autorisations pour ces unités spéciales, mais j'en ai absolument rien à faire. Je ferais tout pour les obtenir, et je préfère demander pardon que d'attendre d'apprendre qu'il y'a des bombes dans tout les lieux les plus importants du pays. La fête est finie. Je lève la réunion et disparaît dans mon bureau afin de mettre mes affaires en ordre et de remplir la paperasse pour les unités spéciales, je les présenterais au responsable du département du secret magique, le conseiller Oliver Hilton.

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11 juin 2026, 22:16
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PARTIE 3 : Rapport






Ça fait une semaine depuis mon retour au bureau, j'ai plombé l'ambiance et ça se sent. Certains pensent que je vais trop loin, que je ne sais ni m'amuser, ni me reposer, que je plombe leur moral et tous et je me dis qu'ils ont peut-être raison. Enfin, uniquement sur le repos et le moral, ils ne sont pas là pour s'amuser et je suis loin d'aller trop loin.

Les chefs du bureau des oubliettes d'Angleterre, du Pays de Galle, et d'Irlande étaient sur la même longueur d'onde que moi. Oliver Hilton n'a eu d'autres choix que de valider ma demande d'unités spéciales, il n'est pas le plus futé, mais au moins il écoute.

J'ai décidé d'élargir le champ d'action de mes unités spéciales avec l'accord des autres chefs, et sur recommandation d'Oliver, on bénéficie d'une masse de moyens. Des oubliators des autres bureaux ont rejoints les unités spéciales. Toute cette affaire me terrifie, Debora ne va pas tarder à arriver pour m'expliquer où ils en sont jusque là. À priori, le nombres d'atteintes au secret magique et toujours aussi faible que la semaine dernière, et la semaine d'avant, et étonnamment ça complique les choses. On ne sait rien de leur nombre réel, on ne sait rien de leurs capacités réelles, on ne sait rien de leur détermination, de leur puissance, de leur localisation, et surtout on ne sait rien de leur plan. Tout ce qu'on sait c'est leur objectif.
On ne connaît même pas le vrai nom de la secte de Veritas, tout ce qu'on sait c'est qu'il vénère le puit de la vérité, on ne sait pas c'est quoi, on leur a donné ce nom car leur but serait de sortir la vérité nue du puit, cette saleté sévit depuis des siècles, mais elle n'a jamais été aussi puissante qu'aujourd'hui. J'ai rencontré certaines des victimes, et je n'ai jamais rien vu d'aussi horrible. Je pense que la secte manipule le mouvement de libération des sorciers, leur objectif est lié, il est sensiblement le même. Seulement l'un fait ça pour la vérité, l'autre pour les sorciers. Ces organisations pourraient être les deux faces d'une même pièce que ça ne choquerait personne, elles ont tout intérêt à collaborer, les fanatiques qui ne jurent que par leur foi et qui osent aller jusqu'au terrorisme rejoindraient la secte. Les personnes plus "censées" qui ne jurent que par la loi se contenteraient du mouvement de libération des sorciers, et passeraient par la politique. Même si des activistes du mouvement sont responsables d'infractions au code international du secret magique, le mouvement ne revendique pas ces actes et se désolidarise systématiquement. Sans preuve nous permettant de considérer le mouvement comme la tête pensante de ces opérations, il n'est pas possible de relier directement le mouvement aux infractions, par conséquent, plutôt que d'enquêter sur des petits délinquants, il est préférable d'enquêter directement sur les hauts-placés du mouvement, le problème, c'est qu'ils jouent sur la scène politique. La secte c'est différent, on en sait presque rien, même le menu fretin est dangereux, et on peut surtout pas se permettre de commettre des erreurs.

Le pire, c'est que c'est une course contre le temps. Ces organisations préparent de toute évidence une opération d'envergure, et la cible est un titan, le secret magique. Ils ne s'engageraient pas dans un combat perdu d'avance, il semble évident qu'ils ont les moyens de s'en prendre durablement au secret magique. J'ai beau me gratté le menton, le front, et faire semblant de réfléchir, j'arrive à rien à cause de ces foutus médocs. Ils m'empêchent de réfléchir à mon plein potentiel, je peux pas les arrêter, mais c'est embêtant.

Quelqu'un toque, et je fais signe d'entrer. Monsieur Omniak. Me salue Debora Hitchcock. Monsieur Omniak. Me salue Ulfrid Belgame. Deux oubliators-en-chef prometteurs et efficaces, avec les moyens dont ils disposent désormais pour mener leur enquête, je m'attends à des résultats. Debora, Ulfrid, installez-vous je vous en prie. Les deux oubliators s'asseillèrent en face de moi, mais l'un d'eux ne tarderaient pas à se lever. Debora, ton rapport je te prie. J'exige, les coudes sur mes cuisses, les mains jointes, et mon menton reposant sur mes doigts. J'ai de l'espoir, je ne peux avoir que ça, de l'espoir.

La sorcière se leva.Mon unité et moi avons interrogés tout les prisonniers de la Secte dont nous disposons. Commence t-elle. Mais pas un n'a parlé, pas même sous la torture. Continue t-elle, en me fixant droit dans les yeux avec une frustration à peine discernable. Je vois bien qu'elle a fait de son mieux, aller jusqu'à la torture c'est exceptionnel, si la situation ne l'exigeait pas ça n'aurait jamais été toléré. La protection des droits fondamentaux est un enjeux majeur de la guerre qui se joue, et ça fait bien longtemps que la violence et la torture ne sont pas plus chose commune. Je sais que ça a dû être dur pour Debora d'en arriver là, elle a beau avoir l'air dur, avec son crâne presque rasé, sa boucle d'oreille dorée, et son maquillage noir, sa balafre au cou, et ses mains vraiment usés, mais elle n'en reste pas moins une humaine. Je sais qu'elle a fait de son mieux, seulement, c'est pas assez. Je fais un signe de tête pour qu'elle continue. Au cours d'un de nos interrogatoires, nous avons remarquer quelque chose de curieux, l'un des prisonniers s'est emporté quand un collègue est parti de la salle d'interrogatoire pour se rendre aux toilettes. Mon sourcil se lève, c'est vraiment intriguant. Nous n'avions jamais enregistré une telle réaction, le prisonnier s'est mis à insulté l'oubliator comme s'il venait de lui cracher au visage. Se pourrait-il que la vérité ne soit pas seulement un prétexte ? Il n'a pas de lien, et ça pourrait être dû à n'importe quoi, mais il y'a clairement quelque chose qui cloche. Aucun prisonnier de la secte ne parle, mais il suffit qu'un oubliator dise aller aux toilettes pour se faire insulté ? Ce n'est même pas qu'il soit aller aux toilettes, ou qu'il ait quitté la salle d'interrogatoire, l'oubliator Debora a bien dit que la réaction est survenue dès lors que l'oubliator a dit qu'il allait aller aux toilettes.
Seulement, c'est déjà arrivé, moi-même lors de mon premier interrogatoire avec l'un de ces chiens j'ai dis que j'allais couler un bronze, ce que j'ai fais, et aucune réaction de la part du prisonnier. Ce que j'ai fais ? Ce que j'ai fais... L'oubliator est-il vraiment aller aux toilettes ? Je demande, Debora esquisse un sourire, je sens qu'on est sur la même longueur d'onde. C'était un prétexte pour aller dans la salle voisine. Je réponds par un sourire, on tient enfin quelque chose. Ça nous aurait pris des années en temps normal, mais grâce aux moyens dont on dispose on a enfin une piste, d'habitude on peut pas interroger autant de prisonniers, il faut remplir une tonne de paperasse et attendre des semaines voire des mois avant d'avoir l'occasion de décrocher un entretien et encore, la torture n'est pas autorisée, nos techniques sont limitées, et les juristes s'en mêlent, les avocats nous empêchent de creuser trop profond.

Je regarde Debora. Autre chose ? Je lui demande. Oui, en effectuant une perquisition chez un membre présumé de la secte, anciennement ami du détenu, on est tombé sur son journal intime, celui-ci ne comprenait aucune information utile sur la secte. Mais nous avons pu découvrir une formule, ainsi que le lieu et la date du moment où cet individu a rejoint la secte. La formule a été mise sous tabou, je n'ai rien à ajouter. Je souris, ce sont d'excellentes nouvelles, j'avais beau me convaincre que j'avais de l'espoir je suis resté persuadé et ce jusqu'au bout, qu'on aurait rien de rien. Je pensais sincèrement qu'on stagnerait, mais décidemment, avoir autant de pouvoirs c'est grisant, on pourrait résoudre tellement d'enquêtes comme ça. On a même réussit à mettre sous tabou une formule de la secte de Veritas, c'est génial ! Comme ils disposent de techniques spéciales, dès qu'on en découvre une, on la met sous tabou sans même chercher à savoir ce qu'elle fait, on a pu localiser le lieu de plusieurs infractions ainsi. Même si, malheureusement, nous n'avons jamais mit la main que sur des sous-fifres, et s'ils ont accès à ce genre de formule, alors elles ne doivent pas être si importantes. Mais ça nous permet malgré tout de prévenir des infractions, et potentiellement de pister les coupables, et tracer la secte. Faire autant de progrès en une semaine c'est le pied, j'ai hâte de retrouver Éli ce soir et de la prendre dans mes bras, ça vaut le coup de faire la fête ce soir.

Ma tête se tourne vers l'oubliator Belgame aussitôt Debora est assise. Oubliator-en-chef Belgame ? Je l'interpelle, et il se lève. L'homme se saisit de sa casquette d'oubliator et la tient à deux mains. Tout d'abord, félicitations Debora pour votre progrès. Lui dit-il, en la regardant, avant de retourner son attention vers moi. Voilà, pour notre part, nous avons remarqué des mouvements financiers considérables de la part des plus hauts placés du mouvement de libération des sorciers. Intrigué je demande. C'est à dire ? Des mouvements financiers considérables c'est assez commun chez les riches, ils dépensent, ils achètent, ils investissent, ils balancent leur thune par la fenêtre et se retrouve avec plus de thunes qu'au départ. Puis des mouvements financiers ça veut tout et rien dire, c'est nimporte quoi ce qu'il me dit. Ils ont transférés une grande partie de leur capitale dans des coffres aux États-Unis. Me répond t-il, crispé, ce qui se comprend, je me crispe aussi. C'est à dire qu'ils préparent quelque chose de gros, ça on le savait, ils préparent quelque chose de très gros, c'était une éventualité tout à fait probable, ils préparent quelque chose d'extrêmement gros, on pouvait s'y attendre, mais qu'ils préparent quelque chose de si gros qu'ils en viennent à transférer leurs fonds aux États-Unis c'est colossal, mais c'est peut-être une piste ?

Tu peux te rasseoir, merci pour ton rapport. Je lui dis, il n'a rien trouvé de plus puisqu'il s'assoit sans rien dire. Ce qu'il a trouvé reste super, je pense que ça nous permettra de déployer plus de moyens encore. Ça peut être une piste, il se trouve que les États-Unis ont une politique bien plus souple en terme de religion. Ils acceptent de considérer des sectes comme des religions, et de leur donner des droits et des fonds. Je commence. Si on suit l'hypothèse selon laquelle les deux organisations sont sensiblement liées, il se peut que vos enquêtes se superposent, je veux donc que vous collaboriez de façon active, dès qu'une information peut intéresser l'autre enquête, vous la transmettez. Les deux oubliators répondent "compris" en chœur. Debora, je veux interroger le prisonnier, et je veux que vous enquêtiez sur la possible présence de la secte de Veritas aux États-Unis d'Amérique, faites ça discrètement ils ne sont pas très commodes. Je lui dis. Oui, monsieur Omniak. Elle me répond. Ulfrid, continue à suivre les flux financiers. Reste prudent, et n'hésite pas à plonger dans les affaires louches des politiciens, beaucoup doivent traîner des casseroles. Je lui dis. Oui, monsieur Omniak.

Disposez. Je leur dis enfin, ils me saluent.

C'est dans des moments comme celui-ci que je jalouse les moldus, eux et leur technologie, rien ne leur échappe. Tous ont une empreinte numérique, le travail d'enquête est beaucoup plus simple.

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12 juin 2026, 00:57
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PARTIE 4 : Questions






Azkaban, cet endroit m'a toujours filé une peur bleue. Les systèmes de sécurité permettent de choisir son camp assez facilement. Entre les bêtes de la mer, les bêtes du ciel, la météo, les détraqueurs, les prisonniers, et les gardiens, cet endroit a de quoi être qualifié de véritable enfer. Je me rappelle la première fois que j'y ai mis les pieds, un prisonnier avait été condamné à l'oubliette et j'avais été chargé de le faire puisque je suis responsable de l'idée de cette nouvelle peine. Beaucoup plus clémente et intéressante que la mort ou la réclusion criminelle à perpétuité, et puis, certaines personnes en savaient beaucoup trop pour garder tout leurs souvenirs. C'était son cas, au premier prisonnier qui a subi cette peine, la première fois que j'ai mis les pieds à Azkaban. J'éprouve pas vraiment de culpabilité, mais je ressens tellement de... Peine. Quand j'y repense. C'était il y'a pas si longtemps après tout, seulement quelques années, même si j'ai l'impression que ça remonte à bien plus loin...

Je déteste cet endroit, il me le rappelle. Ce premier prisonnier à être oublietté, oublietté par son propre fils. Je lui ai rendu visite quelques jours avant son oubliette, je voulais en savoir plus sur lui, avant d'effacer tout ça. Pourquoi il était devenu ce qu'il est devenu, pourquoi il a fait ce qu'il a fait, j'ai pu lui annoncer pour la naissance des jumeaux et ça lui a fait tellement plaisir... J'aurais probablement préféré qu'il m'insulte, plutôt que de me remercier, au moment où j'ai sorti de son cerveau ses souvenirs pour ensuite lui en implanter de nouveau.
Des souvenirs sans moi, ni ses enfants, ni les personnes qu'il a connu, s'il avait un contact avec sa vie d'avant tout ça n'aurait servi à rien. Non, j'ai suivi le scénario qu'on m'a donné pour décrire sa vie : Une enfance agréable, une adolescence difficile, une vie d'adulte sans extravagance. Il vivra heureux, et ne verra plus jamais ses enfants.

Tiens, Debora a finit. Elle pisse vraiment vite, mais peu importe, on foule ensemble ces couloirs, sans partager de mots. Dans notre uniforme, on serait probablement la cible de tout ces criminels, s'ils n'étaient pas enfermés dans leur cellule pour l'instant. Derrière nous, une escorte de deux aurors, devant nous, un gardien. J'aime pas être pris en sandwich, et je déteste avoir des gens derrière moi. Chacun d'entre nous porte un pendentif qu'on attache sur un vêtement, contenant chacun un des poils du patronus de mamouth du directeur d'Azkaban.

Passer à côté des cellules n'est pas agréable. Les criminels gueulent des insultes, des menaces, des suppliques, en majorité à Debora d'ailleurs. Sans doute parce que c'est une femme ? Ils me dégoûtent ces clebs, ils sont à leur place.

Bientôt, on arrive devant la cellule du prisonnier qu'on peut interroger. Les aurors restent devant la cellule, et le gardien ouvre la porte. D'un geste de baguette, des menottes se forment autour de son tatouage de prisonnier, et des chaînes en sortent pour se lier au sol. Quand le gardien me dépasse pour sortir de la cellule, la fermer, et se poster devant la porte, je me retrouve face au prisonnier. Lui, est à genoux, et je le surplombe de toute ma carrure imposante. Debora à côté impose le charisme, elle ne cille ni ne vacille, elle semble être pareille à une montagne. Je m'accroupis devant le prisonnier, pour le regarder dans les yeux, avant d'allumer une boule de lumière d'un geste avec mon catalyseur.

Je vois finalement son visage, qui jusque là n'était pas bien éclairé par le fin clair de lune, puisqu'il est dos à lui, mais maintenant je le vois. Ses yeux semblent refléter une transparence rare, il semble tout savoir sur tout, pire que tout, il semble calme comme c'est pas permis. Pas permis pour quelqu'un dans sa situation, d'après Debora la torture n'a pas marché, les négociations n'ont servis à rien, tout ce qui a réussi à lui décrocher un mot, c'est cet oubliator qui a prétendu allé aux toilettes.
Le truc, c'est qu'ils l'ont interrogés dans une salle d'interrogatoire, même si ces salles sont faites pour mettre le détenu mal à l'aise, elles se doivent de respecter certaines conditions en vertu de la protection des droits fondamentaux. Azkaban n'a pas ce problème, bien sûr on a bien plus de moyens, et on a pu se permettre de passer outre les droits fondamentaux, mais on ne peut pas en abuser trop souvent, ni trop longtemps. Azkaban n'a pas ce problème, c'est un véritable bastion contre les droits fondamentaux ce truc. Pendant longtemps ça a simplement été une poubelle, quand on a un problème, on le balance à Azkaban, et Azkaban le fait disparaître. Maintenant, c'est plutôt comme une poubelle jaune, quand on a un problème, on le balance à Azkaban, et Azkaban le fait disparaître, ou le recycle.

Et le déchet que j'ai en face de moi, il va ni disparaître, ni être recyclé, il va m'aider par tout les moyens possible. Je refuse de faire traîner ces enquêtes trop longtemps, je refuse de mettre des vies en péril. Je n'oublierais pas le passé, je n'oublierais pas la chasse aux sorcières. Comment tu t'appelles ? Je lui demande, ce à quoi il répond par un large sourire. Redose Omniak. Répond t-il, accompagné d'un petit rire.

Je croyais qu'il ne répondait pas, je peux pas demander à Debora, mais je sens qu'elle est toute aussi surprise que moi. On est surpris ? Poursuit-il, ce que je comprends pas. Donc, il se fait torturé il dit rien, je lui demande comment il s'appelle et sa langue se démêle par miracle ? Il est devenu bavard en l'espace d'une nuit. Je croyais que tu parlais pas. Je lui lance, puisqu'il a des choses à dire, autant l'écouter. Je veux pas parler au menu fretin. Il me dit, comme si c'était pas lui le menu fretin. Au moment où je pense ça, je vois son sourire s'éteindre. Dixit le menu fretin. Je réplique, et son sourire réapparaît, cette situation a le don de me rendre confus.

Maintenant que je suis là, j'imagine que tu vas tout me déballer ? Je lui demande, et j'espère sincèrement qu'il va tout déballer, sinon je saurais obligé de plonger mes mains dans sa tête et c'est honnêtement pas le truc que je préfère au monde. Je préférerais être à la maison avec ma femme, mes enfants, plutôt qu'être là à interroger un type qui d'évidence n'a aucune intention de parler. Je jure de dire la vérité, rien que la vérité. Il me le dit en rigolant, sans doute croit-il être drôle cette enflure.

Nom, prénom. Je redemande. Alexander Oban. Il me répond, un léger rictus aux lèvres. Au moins, il a dit la vérité. L'examen continua pendant encore quelques minutes, j'essayait de tater le terrain, histoire d'en apprendre plus sur lui, sur sa vie privée, sur ses potentiels motifs à entrer dans la secte, quand et comment il y est entré, tout ces éléments sont vérifiables et vont être vérifiés, il n'a pas l'air d'avoir menti jusque là. La partie croustillante, c'est de savoir des choses sur la secte, pas sur lui. Connais-tu d'autres membres de votre organisation. Il vaut mieux éviter le mot "secte". Oui... Mais je ne connais pas leur nom. Creuser cette piste ne mènera à rien, pas contre quelqu'un qui peut supporter la torture, et dans le pire des cas j'ai mes outils.

En creusant la conversation, j'apprends que, même s'il dit la vérité, il peut se contenter de garder le silence. Je crois qu'il a fait un serment de vérité, et que s'il n'a pas parlé, c'est pour préserver la vérité, car s'il parlait, il ne pourrait que dire la vérité. Mais à moi il accepte de parler, et de dire plus que nécessaire, mais pas assez pour que ce soit utile, ou plutôt directement utile, tout ce qu'il me dit je peux le creuser plus en profondeur plus tard.

Lorsque finalement je n'ai plus de questions, je m'apprête à le lui faire savoir, mais il me retient. C'est bon, c'est mon tour ? Il me demande, ce que je trouve infiniment stupide, il a pas comprit que c'est pas une conversation ? C'est pas une discussion. Je lui lance. Oh mais si, ç'en est une, à moi de poser des questions sur toi, Redose Omniak. Il est complétement timbré, il croit que je vais obéir à un criminel dans son genre ? Parce que toi aussi, t'es un sale type. Il surenchérit, j'ai l'impression qu'il sait plus de choses sur moi qu'il ne le devrait, et je sens que ça va pas très bien se passer, mais je garde le silence. Il faut être un sale type, pour abandonner sa fille.

C'est étrange. C'est si étrange que ça ? T'es dans ma tête ? Jeeee teee voiiiis. Et il me dis ça avec un grand sourire, un sourire de malade, avant d'éclater de rire. Il arrive à lire dans mes pensées, non, il ne peut pas lire dans mes pensées. SI. JEE PEEUUUX. Et je souris, car c'est faux, cet idiot vient de mentir. C'EST TOI, LE MENTEUR. Il me hurle dessus, alors que c'est lui qui n'a pas dit la vérité. J'ai dis la vérité ! Rien que la vérité ! Belle ou pas ! Me lance t-il, en s'agitant, et en faisant se choquer au sol ses chaînes. Il ne sait pas en quoi il a menti. Et maintenant tu me regardes avec tes gros yeux, tu ne sais pas quelle vérité tu n'as pas dit ? Tu ne sais pas où tu t'es trompé ? Je ne me trompe jamais, Redose Omniak, je sais tout de toi. Et toi, tu sais quoi ? Hein ? Tu as abandonné ta fille Gehen à la naissance, et t'as osé avoir des enfants avec d'autres femmes, combien de fois tu t'es remarié, je sais qui tu es, je te vois, je sais tout de toi, je suis dans ta tête. Il me le dit, essoufflé, sans se rendre compte qu'il vient de rompre son serment.

Un silence s'installe, et lorsque mon esprit change de forme, l'idiot prend conscience de l'immensité de sa bêtise, et c'est tout ce qu'il a vu. Non, la déesse est clémente, elle ne punit que ceux qui sont de mauvaise foi, je jure que je suis de bonne foi. Crie t-il, les autres prisonniers s'excitent et l'insultent, car on est en pleine nuit et les nuits sont courtes, à Azkaban. Mais la vie de ce prisonnier ci, risque d'être encore plus courte, quand sa déesse le châtiera pour ses paroles impies. Ma parole est pure, je le jure, je le jure au déesse. Laissez-moi plonger dans le puit et vous prouvez ma dévotion, ma ferveur, j'en sortirais nu et je forcerais ce monde à m'accepter. Me dit-il, en se contorsionnant, ses yeux roulant vers le ciel, il essaie de joindre ses mains alors que je suis tout sourire à la simple idée qu'il ne retrouvera jamais le puit, enfin, sauf si... Sauf si quoi ? SAUF SI QUOI ? Me supplie t-il de lui dire, il ne sait pas que je suis de nature clémente, après tout, qui ne voudrait pas connaître la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Sauter dans un puit ce n'est rien n'est-ce pas ?

Étrangement, cette simple pensée le fait sourire, comme si ces mots l'emplissait d'une joie immense, au point qu'il en pleure de joie, et que son sourire se fasse grand comme trois pommes. Pourtant, ce n'est pas comme si c'était réalisable, car le puit, je ne sais pas où il e-La Cour Suprême non-magique du Canada ! Me hurle t-il pressé. Sous sa cape, c'est un des passages pour se rendre au puit. Me dit-il, et je n'ai pas eu à utiliser mes outils.

Debora et moi sommes sorti de la cellule sous les cris des prisonniers. Le gardien nous a accompagné au bateau, et les aurors jusqu'au bureau, où Debora et moi avons écrit notre rapport tant que c'était encore frais dans notre tête. Nous avons gagné, et j'en suis particulièrement fier.
Dernière modification par Redose Omniak le 12 juin 2026, 17:40, modifié 2 fois.

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12 juin 2026, 12:57
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PARTIE 5 : Combat






Mon Dieu je suis fatigué, Éli et moi on a un peu trop fait la fête hier soir, j'ai pas pu lui expliquer ce qu'on fêtait, mais on l'a fêté, c'est l'essentiel. On fête le premier véritable pas vers la vérité, sans mauvais jeu de mots. Ça fait maintenant deux semaines depuis que j'ai interrogé le suspect et obtenu l'information à propos du passage vers le puit, au Canada, j'ai hâte d'annoncer la nouvelle à nos oubliators.

Je salue Alice, et arrive un peu en retard dans la salle de réunion, ou tout les oubliators sont présents. Je remarque l'absence de l'oubliator Elrick, ainsi que quelques autres, signe que des interventions doivent être en cours. Bonjour à tous, j'ai quelques nouvelles à vous annoncer. Je commence directement, histoire de pas perdre de temps. Tout d'abord, nous avons obtenu toutes les autorisations nécessaires pour mener une intervention au Canada, sous la supervision de l'oubliator-en-chef Hitchcock. J'entends des acclamations, je vois des sourires, tout le monde est content et moi-même, je souris. C'est une bonne très bonne nouvelle, que j'ai pu fêter plus tôt, mais je partage leur enthousiasme. Je tousse histoire de récupérer leur attention. Pour mener cette opération à bien, le Canada a dépêché plusieurs enquêteurs, je vous laisse vous présenter. Je dis, je me mets sur le côté pour les laisser parler. Un petit homme dont les pieds n'atteignent même pas le sol arrive au niveau du pupitre, j'hésite à le porter, mais ce serait humiliant, il s'élève lui-même dans les airs. À le voir, je me dis qu'il s'agit probablement d'un hybride au sang de gobelin, le Canada a dix coups d'avance en terme de diversité après tout. Bonjour à tous, camarades britanniques ! Commence t-il, sa remarque me fait sourire, pas à cause de son accent, c'est surtout la manière dont il le dit, et ma bonne humeur du jour. Je vous présente les aurors Hall, Bubbledoom, Diriatrus, et Fibblecrane. Sa main se déplaçait de gauche à droite pour tous les montrer, chacun levait sa main en entendant son nom. L'hybride posa ses mains sur le pupitre pour se stabiliser. Quant à moi, je suis l'auror-en-chef Gueulefort le Terrible, ho ho. Il nous dit ça tout sourire, ça se voit que c'est un hybride de gobelin, il est trop aimable pour être un gobelin et son nom montre qu'il a pourtant du sang gobelin. Généralement les gobelins méritent leur surnom, et je ne doute pas qu'il est probablement très puissant. À le voir, et en considérant l'espérance de vie des gobelins et des humains, il a probablement une cinquantaine, voire même une soixantaine d'années. Dans ce milieu, les gens avec de l'expérience sont généralement les plus fiables. Cette secte sévit également dans notre pays, collaborons pour l'en exclure. Ça, je l'ai appris assez récemment. Je me doutais que cette secte centenaire devait sévir dans plusieurs pays, ça a été confirmé quand le prisonnier a dit que "l'un des passages" s'y trouvait, sous-entendant l'existence d'autres passages, mais un lieu ne peut pas avoir autant de passages qu'il y'a de pays. Après quelques recherches, il se trouve que des pays victimes il y'en a plus de deux. Pour l'instant, on en compte cinq. Le Canada, le Royaume-Uni, l'Inde, l'Afrique du Sud, et l'Italie, où leur activité est la plus intense. Sachant que l'Inde, l'Afrique du Sud, et l'Italie, ne collaberont probablement jamais avec nous, je suis heureux que le seul passage qu'on connaisse soit au Canada. Mais bon, deux pays face à une secte de grande envergure ça reste... Compliqué. J'ai dû faire appel à un allié plus conséquent, et plus controversé.

Je reprends ma place au pupitre lorsque l'équipe canadienne retourne s'asseoir. Également, pour cette enquête et cette enquête uniquement. J'ai fais appel à des enquêteurs de... Je sens que ça va faire tâche. La CIS. Je prononce finalement, suite à quoi ces singes se mettent à murmurer, certains se lèvent et s'insurgent, je roule des yeux au ciel devant un tel comportement. Deux individus viennent se porter à mes côtés, et le silence s'installe. Je vous prie de les traiter avec respect, la CIS enquête également sur la secte, nos intérêts sont les mêmes. Je prononce, avant de leur laisser la place.

Bonjour, je suis l'enquêtrice Luna Bumblebee, et voici l'enquêtrice Alice Demeter-Daubbié. Commence t-elle, elle est adorable, je n'aurais pas eu autant de patience pour des gens aussi indisciplinés. Bonjour. Prononce sa camarade qui ne fait probablement pas le discours car elle a l'air bien moins commode. Nous avons conscience qu'il peut y avoir des mécontentements à notre égard... À l'égard de la CIS, depuis la grande désolidarisation. Elle commence fort, la grande désolidarisation direct ? C'est quand même assez dur, quand les plus grandes puissances ont quittés la CIS suite aux crimes répétés des deux derniers prédécesseurs du manitou suprême, ça a été un coup incroyablement dur pour le monde magique, c'est une grande perte. Le pire dans tout ça, c'est le nombre incroyable de libertés que ça a donné à des puissances qui ne pouvaient plus être arrêté, au vu de tout le pouvoir qu'a perdu la CIS, personne ne pouvait rien faire.

Quand les États-Unis a créé le Conseil des grands pour réunir les plus grandes puissances occidentales dans le seul but d'installer leur domination, personne n'a rien pu faire. Les droits fondamentaux n'étaient plus respectés, et si c'était arrivé seulement quelques années plus tôt, le Royaume-Uni les auraient rejoints et ça aurait été tout simplement... Terrible. M'enfin, les enquêtes auraient été plus simples à mener donc au final j'en sais rien. Mais voilà, le principal c'est d'œuvrer pour l'intérêt collectif et le bien commun, en mettant les tensions de côté car... Car... Elle a un blanc. Car les tensions n'existent que parce qu'on décide qu'elles existent. Complète sa partenaire. Merci Alice. J'ai repris ma place au pupitre, et j'ai annoncé le programme de la semaine. Pas de nouveau concernant l'enquête sur le mouvement de libération des sorciers, mais je compte y venir. J'ai demandé à tout ceux concernés par ces deux enquêtes qu'on se réunirait plus tard dans la journée, avant d'inviter tout le monde à s'en aller.

Suite à quoi je m'en suis allé remplir de la paperasse à mon bureau, sans m'empêcher de réfléchir sous tout les angles de vue à ma disposition à ce qu'il se passe. La secte de Veritas n'a toujours entreprit aucune action depuis quelques semaines. Le mouvement de libération des sorciers pour sa part s'affichent au devant de la scène politique, et prépare les élections de novembre dont la campagne ne devrait pas tarder à commencer. S'il y'a un coup à donner, ils le donneront à ce moment là.

Durant ma pause déjeuner, je remarque une ambiance pesante. Je n'ai pas l'habitude de me mêler aux oubliators pendant le déjeuner, je préfère manger seul dans mon coin. On est bien trop différent, je suis leur chef, ils sont mes sous-fifres. Mais ça va plus loin, ils sont tous diplômés de l'AESM, certains ont également suivi un cursus à la GEAD comme c'est le cas pour Debora. C'est un boulot difficile, mais pas aussi difficile que le boulot d'auror, surtout à notre époque. Mais à notre époque, les guerres sont surtout des guerres d'informations, des manigances politiques, des guerres d'influences, des manœuvres visant à corrompre et soustraire. Les moldus sont dans une course à l'armement, on est pas si différents d'eux, sauf qu'eux partent du même point de départ pour créer armes les plus destructrices et meurtrières, des armes nucléaires, chimiques, ou encore biologiques. De notre côté, on crée des armes bien plus variées, permettant de dominer, et là où les moldus ne se soucient que d'anéantir leurs voisins. Nous, on cherche à dominer, pas uniquement dans notre monde, mais dans l'autre monde aussi, en prévision du moment où le secret magique finira par s'effondrer.
Dans un tel climat, la moindre erreur est fatale, et je ne veux pas créer de liens trop étroits avec mes agents. Ils sont en danger, en danger constant, le monde menace de s'écrouler et c'est sur eux que ça tombera avant quiconque. Je ne veux pas avoir à engueuler un ami, je ne veux pas avoir à perdre un ami, je ne peux pas me faire d'amis dans ce bureau. Les aurors affrontent des ennemis qu'ils connaissent, ils peuvent tuer dans le pire des cas, nous, notre rôle c'est d'effacer la mémoire d'innocents individus, présents au mauvais moment, au mauvais endroit. Des individus terrifiés, dont la seule mémoire les met en danger, ils sont imprévisibles et bien plus dangereux que des néo-mangemorts.

Je remarque qu'il est l'heure. Je m'en vais aux toilettes boire un peu d'eau et me laver les mains, je suis pas un chef très exemplaire, j'entends. Je me dirige vers la cheminette pour me rendre à Godric's Hollow, j'aurais besoin d'une salle de réunion plus grande.
Lorsque j'arrive, je presse le pas pour arriver le moins en retard, mais j'ai quand même quelques minutes de retard. Je dépose mon dossier, et fait face à la salle remplie d'enquêteurs, Debora et Ulfrid se tiennent à mes côtés, assit derrière moi.

Après une vingtaine de minutes d'échange, nous avons pu recueillir des informations précieuses, ainsi que certaines confirmations. Je reprends la parole. Tout ce qui concerne cette secte est vraiment louche. Les éléments que nous avons réunis grâce aux échanges entre notre bureau, l'équipe du Canada, et l'équipe de la CIS, nous permettent d'établir plusieurs faits. Je prends une inspiration, même si au vu du poids de ces éléments, une vingtaine de respirations de plus ne serait pas de trop. Pas de trop du tout. Chaque membre de la secte que nous avons pu interrogés disposent de barrières mentales. Premier élément identifié. Les très rares prisonniers a avoir parler semblent pouvoir lire les esprits. Deuxième élément identifié. Ils sont obsédés par la vérité, le mensonge est leur ennemi. Troisième élément identifié, certaines déductions sont évidentes.

Debora, Ulfrid, vous avez la parole. Je dis, avant de me retirer sur le côté. La secte est notre priorité, le mouvement de libération des sorciers a sans doute calmer ses activités frauduleuses en vue de la campagne électorale à venir. Mais les sorciers n'ont pas la mémoire si courte. Merci monsieur Omniak, je vais commencer. Il se tient droit, les mains dans le dos, la salle face à lui, les jambes semi-écartés, je sens qu'il va dire quelque chose de censé. Au vu des éléments, mon équipe pense qu'il n'y a pas de relation entre la secte de Veritas, et le mouvement de libération des sorciers. Il commence.

En effet, la secte de Veritas est en tout point contre le mensonge, et ses partisans ne mentent jamais. Ils préfèrent garder le silence. Il poursuit, jusque là on est d'accord. Les partisans du mouvement de libération des sorciers n'ont rien contre les manœuvres frauduleuses et les mensonges, pendant des années, ses représentants ont mentis à propos de divers sujets. Il y'a eu notamment les affaires de détournement de fonds en 2059, ou de diffamation en 2061. Il fait apparaître des projections de plusieurs documents dans l'air, des articles de la gazette, des dossiers d'enquête, et des pièces. C'est sans doute la pile de dossiers devant lui. Je suis d'accord avec lui, et je pense qu'on en vient à la même conclusion. C'est probablement une coincidence si les activités des deux organisations ont chutés au même moment, en tout cas ces organisations ne sont pas alliées. Il poursuit, et j'en suis arrivé à la même conclusion. Comment une secte prônant la vérité pourrait avoir un pied sur la scène politique, l'endroit où on retrouve le plus de menteurs. Nous pensons que les activités du mouvement ont été freinés pour préparer la campagne présidentielle et se donner une bonne image les premières semaines avant la campagne. Suite à quoi il présente dans l'air différentes pièces, notamment le compte-rendu d'interviews datant du début d'année, puis de ce mois-ci. Sans même tout lire, on constate un langage bien plus virulent en début d'année, ils changent simplement de stratégie. En définitive, ils ne sont plus tant une menace que ça, en tout cas pour l'instant, et jusqu'à ce qu'ils entreprennent de commettre des infractions qui nous concernent, donc des infractions en relation avec le secret magique.

Merci oubliator-en-chef Belgame, je me fie à votre jugement, s'il s'avère que ce n'est effectivement qu'un changement de stratégie, il vaut mieux éviter de continuer d'enquêter pour l'instant et de profiter de ce... "Moment de repis", pour se concentrer sur l'enquête relative à la secte. Et puisque votre équipe dispose déjà de toutes les informations concernant cette enquête, vous faites désormais partie de celle-ci, et travaillerez en collaboration avec l'équipe d'Hitchcock. J'ordonne. Merci monsieur Omniak. Il me dit, avant de me saluer et de se retirer à mes côtés, laissant la place à Debora Hitchcock.

Merci oubliator-en-chef Belgame, c'est un honneur de travailler à vos côtés. Commence Debora, souriant à Ulfrid qui lui rend son sourire. Je ne peux pas m'attacher, je ne peux pas apprécier ce moment, pas maintenant, je dois me reprendre. Tant mieux s'ils s'entendent bien ça facilitera les choses. RAAH J'AI MAL AU CRÂNE, foutus médocs.

Selon les éléments que nous avons pu réunir, il semblerait que les membres de la secte soient tous des legilimens et des occlumens suffisamment doués pour voir ce qu'ils veulent voir dans la tête de n'importe qui, qu'importe ses défenses, sans avoir besoin de formule. Ils sont également suffisamment doués pour résister à la torture, à l'usage de sortilèges visant à faire tomber les barrières, ou de potions. Mêmes affaiblis, leur esprit semble impénétrable. Poursuit Debora, à mes yeux ça ne laisse qu'une conclusion possible. Nous pensons qu'il ne s'agit pas de techniques que nous connaissons, cette secte est connue pour employer des techniques particulières. Ils disposent de sortilèges et de rituels curieux dont nous ne savons presque rien, leurs capacités doivent être le fruit de ces techniques, et nous n'arrivons pas à les percer, car nous ne les connaissons pas assez. Je suis d'accord, nous ne pouvons rien faire contre un ennemi que nous ne connaissons pas, contre un ennemi qui n'a ni queue ni tête. Si encore nous pouvions mener des opérations d'infiltration pour récupérer des informations, mais toutes les personnes qui sont entrés dans cette secte n'en sont jamais ressortis, et au vu de leurs capacités, il ne fait aucun doute que ça ne ferait que mettre inutilement des agents en danger.

Seulement, ces techniques sont extrêmement précieuses, au vu de l'âge et des antécédents de beaucoup de prisonniers, il doit leur avoir été impossible d'apprendre ces capacités, à moins qu'ils apprennent très rapidement, ou que ces techniques soient d'une simplicité telle qu'ils peuvent en bénéficier ultra-rapidement, mais rien n'est simple dans un esprit. Tout est affreusement complexe, cette situation est complexe, je vais péter un câble je le sens. Je sens la colère m'envahir, j'ai l'impression d'être face à une impasse, mais je peux pas me le permettre si je veux protéger ce pays. Si je veux protéger ma famille. Si je veux tout protéger... .... ........ ....... ...... .. .. ...... Tout..... ... . ...... .Tout ce qui....... . ..... ..... .. . .... Tout ce quuiiii eeest.... ... .. ..... Ce qui est.... .. .... ... ... ....... .. .. Préc... Précieux..... .. . ...

Notre meilleure solution reste d'agir vite, et bien. De mener une opération contre le puit. Dit-elle, suite à quoi des acclamations se lèvent. Je rejoins son avis, elle a raison, je soumettrais le projet au conseiller Hilton, et je le soutiendrais. C'est pour l'intérêt général. La réunion est levée.
Dernière modification par Redose Omniak le 14 juin 2026, 17:31, modifié 1 fois.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha