Kairosclerosis
29 AOÛT 2050____
DÉBUT DE LA NUIT, RÉSIDENCE DES BLACKBURN____
@Stella Ruewen___
DÉBUT DE LA NUIT, RÉSIDENCE DES BLACKBURN____
@Stella Ruewen___
Kairosclerosis 𝚝𝚑𝚎 𝚖𝚘𝚖𝚎𝚗𝚝 𝚢𝚘𝚞 𝚛𝚎𝚊𝚕𝚒𝚣𝚎 𝚢𝚘𝚞'𝚛𝚎 𝚑𝚊𝚙𝚙𝚢 𝚊𝚜 𝚒𝚝'𝚜 𝚑𝚊𝚙𝚙𝚎𝚗𝚒𝚗𝚐 𝚊𝚗𝚍 𝚐𝚎𝚝 𝚜𝚌𝚊𝚛𝚎𝚍 𝚢𝚘𝚞'𝚕𝚕 𝚕𝚘𝚜𝚎 𝚒𝚝* |
Allongé sur une couette étalée sur le toit de sa maison, les avant-bras coincés sous sa tête, Orion regardait le ciel en respirant doucement. En fond, à travers la fenêtre ouverte de sa chambre, on pouvait légèrement entendre flotter un air de Hozier depuis un lecteur de vinyles — un artiste moldu que son père affectionnait tout particulièrement et qu'Orion se plaisait à écouter. Il se sentait bien. La nuit était calme et seuls les bruits de la nature étaient assez forts pour se mêler à la mélodie. Les grillons discutaient, les moustiques gigotaient, les feuilles dansaient ; une valse sauvage qui ralentissait les battements de son cœur. La chaleur estivale s'était assagi avec la fin du jour, refroide par une brise légère qui venait gentiment caresser sa peau. Il n'avait pas nécessairement sommeil — au contraire —, mais s'il avait été seul, il aurait probablement laissé ses paupières se fermer pour profiter de la tendresse du moment. L'entièreté de ses muscles était détendue, apaisée par la présence à ses côtés. Orion pouvait la sentir. Sa chaleur émanait de son épiderme, à quelques centimètres de lui. Son essence voguait jusqu'à ses narines pour lui rajouter un sentiment de sécurité. Sa respiration, régulière, embrassait la sienne avec discrétion en se calant sur son rythme. Il aurait tout donné pour que ce moment suspendu dans le temps s'éternise à tout jamais.
« Merci... D'être venue, je veux dire... Je... Tu as hâte de rentrer chez toi ? »
Sa voix n'était qu'un souffle, envolé aussi rapidement que le vent qui glissait sur leurs joues. Timidement, il tourna la tête vers elle et l'observa discrètement. Une partie de son visage était éclairée par le clair de lune, tandis que l'autre était caressée par la lumière ambiante de sa chambre ; même après les deux semaines qu'il venait de passer ensemble, il n'arrivait pas à se faire à sa beauté. Que ce soit depuis le jour où elle avait posé ses valises au bout de leur allée, le jour où ils étaient allés se baigner dans la rivière du coin, la fois où il l'avait vue grimper dans sa tenue d'apprentie aventurière pour leur randonnée ou bien même ce matin, quand elle était descendue à moitié assoupie pour prendre le petit-déjeuner. En réalité, depuis leur première rencontre, il était incapable de s'y habituer. Il n'osait pas vraiment le lui dire, cependant. Avouer ces pseudo-réalisations semblait dangereux, voire mortel. À chaque fois qu'il se pensait prêt à déblatérer l'une de ces affirmations, il se sentait ridicule — toujours ce mot. Alors il gardait le silence. Il continuait de l'observer. Il continuait de les penser. Il continuait de se taire. Parce que c'était plus simple. Parce que ça ne lui demandait pas d'effort. Parce que de toute façon, si elle avait voulu entendre tout ce qu'il avait à dire, elle n'avait qu'à s'allonger plus près de lui pour écouter les battements de son cœur.
*le moment où tu réalises que tu es heureux quand c'est en train d'arriver et commence à craindre de perdre ce bonheur
Surprise, surprise !
526 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 23 juin 2026, 00:24, modifié 3 fois.
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Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Kairosclerosis
LUNDI 29 AOUT 2050
ETE DE 4EME ANNEE, 14 ANS.
@Orion Blackburn - outfit inspo
ETE DE 4EME ANNEE, 14 ANS.
@Orion Blackburn - outfit inspo
Si quatre mois plus tôt on avait dit à Stella Ruewen qu'elle irait en vacances chez Orion Blackburn et qu'elle apprécierait son temps passé là-bas au point de ne plus vouloir rentrer, elle aurait éclaté de rire au visage de l'impertinent qui aurait osé. Pourtant, elle avait débarqué ici déjà presque une quinzaine de jours de ça et elle avait peine à croire qu'ils retournaient à Londres le lendemain. Le temps était décidément une chose très étrange, qui lui filait entre les doigts chaque fois qu'elle commençait à prendre plaisir à faire quelque chose mais qui se transformait en roc qu'elle devait pousser dès qu'elle s'ennuyait ou passait un mauvais moment. Fort heureusement, leurs vacances s'étaient échappées de ses mains sitôt qu'elle avait posé le pied à Stirling, devant le joli portillon de la maison des Blackburn. Depuis, elle n'avait pas repensé à la dispute sur laquelle elle avait quitté sa mère, pas plus qu'à Shadow, et Maliah ne lui avait que très peu manqué. Elle était heureuse.
Oh, certes, il y avait eu ce que d'aucun aurait pu appeler des "ratés" — elle repensa à cette nuit où elle s'était s'était réveillée en sursaut, haletante et désorientée — mais tous s'étaient terminés sur une agréable note qui lui laissaient un goût plutôt doux sur la langue. Dans un flash, l'Etoile sentit de nouveau la pression agréable et — Merlin était-ce correct de penser familière ? — des lèvres du garçon sur les siennes, de ce petit coin de paradis dans lequel ils avaient cachés leur secret, et Stella sentit ses joues s'enflammer. Deux fois. Cela faisait deux fois qu'Orion profanait sa bouche et elle en demandait toujours plus, son coeur continuait de faire des embardées dès qu'elle y pensait.
Installé à ses côtés sur le toit, confortablement blottis sur des couettes et oreillers, il prit la parole, attirant l'attention de l'adolescente. Elle tourna la tête vers lui et son souffle se coupa.
— Je serais bien restée une semaine de plus, répondit-elle, le coeur battant.
Doucement, prenant garde à ne pas trébucher ou basculer, Stella se rapprocha de lui pour se poser à ses côtés, plus près que ce qu'elle avait osé faire lorsqu'ils étaient allés s'installer un peu plus tôt, après avoir lancé de la musique — qui, il fallait le reconnaitre, ravissait les oreilles de la sorcière. Le Serpentard avait décidément d'excellents goûts musicaux, et ce peu importe qu'elle connaisse ou non les morceaux qu'il s'était plu à lui faire découvrir pendant son séjour à Stirling.
— Merci de m'avoir invitée, murmura-t-elle à ses côtés, et leurs mains s'effleurèrent. Je ne pensais pas que ce serait si agréable de passer autant de temps en ta compagnie, et pourtant... J'ai adoré et je regrette que les vacances soient déjà terminées, ajouta-t-elle, toute rose.
Un peu de tendresse dans ce monde ?
~465 mots.
~465 mots.
15 ans / 4eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / RDD / coucou rappeltout
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
Kairosclerosis
Orion ne savait pas clairement ce qu'il attendait comme réponse. Un non pur et simple ? Un éclat de rire ? De quoi se moquer ouvertement de lui et lui rappeler qu'il s'était foutu dans ce pétrin tout seul ? Cette insomnie, il s'amusait à la blâmer à peu près toutes les semaines. Celle qui l'avait menée jusqu'à elle. Qui l'avait englouti et l'avait laissé se noyer dans des néants qui lui faisaient douter de sa propre existence. Orion était, mais il périssait quand elle n'était pas là. Il l'avait senti la veille du départ pour les vacances scolaires. Il l'avait senti quand il avait compris qu'il la voulait à Stirling. Et il le ressentait à nouveau, maintenant qu'il réalisait que l'été était terminé et que Poudlard allait les séparer.
Parce que c'était la seule option viable, n'est-ce pas ? Qu'il oublie ce qui s'était passé. Qu'il oublie sa beauté, sa voix et ce qu'elle était. Là, à Stirling ou dans leurs lettres, on ne les voyait pas. C'était une sorte de rêve qui ne concernait qu'eux et qui ne pouvait leur échapper que si les autres venaient à s'en saisir. Et à Poudlard, sous les regards et les paroles, elle réaliserait qu'il n'était pas pour les autres ce qu'il était pour elle. Et tout partirait en fumée.
Alors, quand il lui avait demandé si elle avait hâte de rentrer, il ne savait pas ce qu'il attendait. Le non aurait été idyllique, le oui aurait été plus réaliste. L'été tendait vers sa fin, alors ce qu'ils avaient vécu aussi. Pourtant, quand elle se tourna vers lui et plongea ses yeux dans les siens, il put sentir son souffle se couper. C'était le non qu'il voulait. Le refus catégorique. L'envie profonde de rester. Et ce fut ce qu'elle lui offrit.
Une semaine de plus. Orion s'en serait contenté si ce n'était pas l'éternité qu'il souhaitait profaner. Il l'observa se rapprocher d'elle avec la respiration lourde. Elle était si douce, si belle. Si proche, aussi. Peut-être assez proche pour entendre ses pensées ou les battements de son cœur. Que ce soit les unes ou l'autre, elle n'y aurait lu aucun mensonge. Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres, incertain de savoir comment réagir à leur proximité. Son corps criait de se tourner pour pouvoir effleurer sa peau, sa tête lui hurlait de fuir pour ne pas s'enfoncer plus loin dans les abysses et son cœur... Son cœur ? Oh, lui, il n'était plus vraiment très fonctionnel, à cette distance. Les murmures de la belle parvinrent à ses oreilles comme une berceuse ensorcelante, mais l'effleurement de sa main contre la sienne réveilla son regard comme un choc électrique. Il déglutit.
« J-je... Moi aussi. J'ai vraiment adoré que tu sois là... Aurore aussi », dit-il avec un sourire. « Mes parents t'adorent. Encore désolé pour l'autre soir, d'ailleurs, ça arrive rarement. »
L'écho des remarques acides d'Orion envers ses parents et de leur mécontentement à son égard passa rapidement dans son esprit, le faisant légèrement grimacer. Pourtant, elle ne l'avait pas jugé. Au contraire, elle l'avait écouté, l'avait compris. C'était peut-être d'ailleurs là que résidait toute la beauté dont il n'arrivait pas à se lasser, dans son âme.
« Mais quand tu es là, le monde est silencieux. Je crois que c'est ça qui va le plus me manquer quand tu ne seras plus là. »
Là. À Poudlard ? Ou à un mètre de sa chambre ? Orion n'avait pas envie de trouver une réponse à cette question. Est-ce que le retour à l'école de magie voulait fondamentalement dire qu'il la fuirait ? Non, il ne voulait pas de réponse. Il préférait profiter de sa présence à ses côtés. Doucement, il se tourna pour lui faire face, abandonnant sa position sur le dos pour s'allonger sur son flanc et cala une de ses mains sous sa tête, tandis que l'autre vint trouver une mèche de cheveux qui lui tombait sur le visage. Elle était foutrement belle, bordel.
« Fichue insomnie », maugréa-t-il, la voix si basse que si elle ne se concentrait pas, elle n'aurait probablement rien entendu à ses dires.
@Stella Ruewen, je pars de nouveau en cacahuète sur le nombre de mots... Oups !
690 mots
Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Parce que c'était la seule option viable, n'est-ce pas ? Qu'il oublie ce qui s'était passé. Qu'il oublie sa beauté, sa voix et ce qu'elle était. Là, à Stirling ou dans leurs lettres, on ne les voyait pas. C'était une sorte de rêve qui ne concernait qu'eux et qui ne pouvait leur échapper que si les autres venaient à s'en saisir. Et à Poudlard, sous les regards et les paroles, elle réaliserait qu'il n'était pas pour les autres ce qu'il était pour elle. Et tout partirait en fumée.
Alors, quand il lui avait demandé si elle avait hâte de rentrer, il ne savait pas ce qu'il attendait. Le non aurait été idyllique, le oui aurait été plus réaliste. L'été tendait vers sa fin, alors ce qu'ils avaient vécu aussi. Pourtant, quand elle se tourna vers lui et plongea ses yeux dans les siens, il put sentir son souffle se couper. C'était le non qu'il voulait. Le refus catégorique. L'envie profonde de rester. Et ce fut ce qu'elle lui offrit.
Une semaine de plus. Orion s'en serait contenté si ce n'était pas l'éternité qu'il souhaitait profaner. Il l'observa se rapprocher d'elle avec la respiration lourde. Elle était si douce, si belle. Si proche, aussi. Peut-être assez proche pour entendre ses pensées ou les battements de son cœur. Que ce soit les unes ou l'autre, elle n'y aurait lu aucun mensonge. Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres, incertain de savoir comment réagir à leur proximité. Son corps criait de se tourner pour pouvoir effleurer sa peau, sa tête lui hurlait de fuir pour ne pas s'enfoncer plus loin dans les abysses et son cœur... Son cœur ? Oh, lui, il n'était plus vraiment très fonctionnel, à cette distance. Les murmures de la belle parvinrent à ses oreilles comme une berceuse ensorcelante, mais l'effleurement de sa main contre la sienne réveilla son regard comme un choc électrique. Il déglutit.
« J-je... Moi aussi. J'ai vraiment adoré que tu sois là... Aurore aussi », dit-il avec un sourire. « Mes parents t'adorent. Encore désolé pour l'autre soir, d'ailleurs, ça arrive rarement. »
L'écho des remarques acides d'Orion envers ses parents et de leur mécontentement à son égard passa rapidement dans son esprit, le faisant légèrement grimacer. Pourtant, elle ne l'avait pas jugé. Au contraire, elle l'avait écouté, l'avait compris. C'était peut-être d'ailleurs là que résidait toute la beauté dont il n'arrivait pas à se lasser, dans son âme.
« Mais quand tu es là, le monde est silencieux. Je crois que c'est ça qui va le plus me manquer quand tu ne seras plus là. »
Là. À Poudlard ? Ou à un mètre de sa chambre ? Orion n'avait pas envie de trouver une réponse à cette question. Est-ce que le retour à l'école de magie voulait fondamentalement dire qu'il la fuirait ? Non, il ne voulait pas de réponse. Il préférait profiter de sa présence à ses côtés. Doucement, il se tourna pour lui faire face, abandonnant sa position sur le dos pour s'allonger sur son flanc et cala une de ses mains sous sa tête, tandis que l'autre vint trouver une mèche de cheveux qui lui tombait sur le visage. Elle était foutrement belle, bordel.
« Fichue insomnie », maugréa-t-il, la voix si basse que si elle ne se concentrait pas, elle n'aurait probablement rien entendu à ses dires.
@Stella Ruewen, je pars de nouveau en cacahuète sur le nombre de mots... Oups !
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Kairosclerosis
S'était-elle trop ouverte sur le sujet ? Nerveuse, la jeune fille mordilla sa lèvre inférieure. Merlin elle devait vraiment arrêter avec ce tic, Linh le lui répétait sans cesse et sa mère plussoyait. Une dame bien éduquée se devait d'avoir une jolie peau, un joli teint, de jolis cils et de jolies lèvres. Et Stella ne serait jamais suffisante, elle ne serait jamais assez comme sa mère. Vanya portait des vêtements luxueux, elle s'exprimait avec un talent rhétorique hors du commun, elle travaillait pour une guilde importante, elle vivait dans une belle maison dans Londres, elle était mariée à un juge et elle réussissait absolument tout ce qu'elle entreprenait. Le coeur de l'Etoile se fit tout petit dans sa poitrine tandis qu'elle prenait compte de la vaste étendue qu'il y avait entre sa mère et elle, de toute la distance qu'il lui restait à parcourir avant de pouvoir se considérer à son niveau. Mais ce n'était pas à sa mère que l'adolescente avait envie de penser, et c'était encore moins à ses propres échecs qu'elle voulait passer sa soirée à ruminer. Ce soir, c'était leur soirée. Juste lui, juste elle. Eux. Eux, c'était un concept qu'elle aimait de plus en plus, c'était une idée effrayante mais délicieuse, qu'elle s'était permise d'effleurer du bout des pensées plusieurs fois au cours de ces deux semaines passées ensemble, si près et pourtant toujours trop loin l'un de l'autre. Eux. Nous.
Elle n'avait pas menti quand elle avait dit qu'elle serait bien restée une semaine de plus. En vérité elle serait bien restée deux semaines, trois mois, quatre ans ou pour toujours, elle aurait échangé le quotidien de Londres avec celui de Stirling pour n'importe quoi pour un peu qu'elle continue de vivre sa vie ainsi. Nous. Soudain, elle remercia la faible lueur de la lune qui dissimulait sa rougeur.
— J'suis heureuse de leur avoir plu, souffla-t-elle avec un sourire. Et je suis officiellement la fan number one d'Aurore, rit-elle. T'en fais pas pour l'autre soir, ça se voit qu'ils t'aiment malgré tout.
Pouvait-elle en dire autant de ses propres parents ? Avec un père accaparé par son travail et sa femme et une mère constamment entrain de lui demander de mieux faire, l'Etoile n'était pas sûre. Avoir des parents sans arrêt entrain de lui reprocher ce qu'elle faisait de sa vie et d'elle, voilà ce qu'elle détestait et elle n'aurait souhaité ça pour rien au monde à Orion. Non, elle était bien heureuse que ses parents à lui soient aussi merveilleux, aimants et chaleureux avec leurs enfants. Et particulièrement Célestine, pour laquelle la jeune fille avait développé une forte affection. La robe que cette dernière lui avait offert était soigneusement pliée et rangée dans son sac. Elle aurait voulu la mettre pour le voyage s'ils avaient transplané, mais ils allaient de nouveau devoir prendre la voiture. Et malgré le fait que Stella n'avait aucune envie de remonter dans cet engin maléfique, elle se devait d'admettre qu'elle était soulagée que sa proximité avec Orion ne serait pas de suite gâchée par ses parents, la chaleur étouffante de Londres et la rentrée imminente.
— Quand je ne serais plus là ? releva-t-elle, surprise. Orion...je suis toujours là.
Et, rassemblant son courage, elle attrapa sa main pour entrelacer leurs doigts. C'était si naturel de se tenir ainsi à lui qu'elle ne ressentit aucune gêne, appréciant uniquement le contact.
— Et je...tu-tu rends mon monde plus beau, tu le rends meilleur et plus agréable et je...je voudrais rester ici avec toi plus longtemps, je voudrais n'être qu'avec toi encore quelques semaines mais.. je me contenterais de quelques heures, souffla-t-elle. Merci. Pour tout, merci.
Elle n'avait pas menti quand elle avait dit qu'elle serait bien restée une semaine de plus. En vérité elle serait bien restée deux semaines, trois mois, quatre ans ou pour toujours, elle aurait échangé le quotidien de Londres avec celui de Stirling pour n'importe quoi pour un peu qu'elle continue de vivre sa vie ainsi. Nous. Soudain, elle remercia la faible lueur de la lune qui dissimulait sa rougeur.
— J'suis heureuse de leur avoir plu, souffla-t-elle avec un sourire. Et je suis officiellement la fan number one d'Aurore, rit-elle. T'en fais pas pour l'autre soir, ça se voit qu'ils t'aiment malgré tout.
Pouvait-elle en dire autant de ses propres parents ? Avec un père accaparé par son travail et sa femme et une mère constamment entrain de lui demander de mieux faire, l'Etoile n'était pas sûre. Avoir des parents sans arrêt entrain de lui reprocher ce qu'elle faisait de sa vie et d'elle, voilà ce qu'elle détestait et elle n'aurait souhaité ça pour rien au monde à Orion. Non, elle était bien heureuse que ses parents à lui soient aussi merveilleux, aimants et chaleureux avec leurs enfants. Et particulièrement Célestine, pour laquelle la jeune fille avait développé une forte affection. La robe que cette dernière lui avait offert était soigneusement pliée et rangée dans son sac. Elle aurait voulu la mettre pour le voyage s'ils avaient transplané, mais ils allaient de nouveau devoir prendre la voiture. Et malgré le fait que Stella n'avait aucune envie de remonter dans cet engin maléfique, elle se devait d'admettre qu'elle était soulagée que sa proximité avec Orion ne serait pas de suite gâchée par ses parents, la chaleur étouffante de Londres et la rentrée imminente.
— Quand je ne serais plus là ? releva-t-elle, surprise. Orion...je suis toujours là.
Et, rassemblant son courage, elle attrapa sa main pour entrelacer leurs doigts. C'était si naturel de se tenir ainsi à lui qu'elle ne ressentit aucune gêne, appréciant uniquement le contact.
— Et je...tu-tu rends mon monde plus beau, tu le rends meilleur et plus agréable et je...je voudrais rester ici avec toi plus longtemps, je voudrais n'être qu'avec toi encore quelques semaines mais.. je me contenterais de quelques heures, souffla-t-elle. Merci. Pour tout, merci.
@Orion Blackburn, oh nooon, plein de lectuure !
~607 mots.
~607 mots.
15 ans / 4eme Année RP / fiche PR / / #004d65 / RDD / coucou rappeltout
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
"Am I boring ? Sure. Social skills ? None. But I’m loyal if you feed me and will never leave you cuz, well…. I need the food."
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Elle était si facile à adorer. Célestine l'avait fait presqu'instantanément — bien que la mère du garçon n'ait jamais été du genre à ne pas apprécier quelqu'un s'il n'y avait pas de raison légitime. Aurore aussi. C'était presque l'amour fou, à le faire douter de l'intensité de ses propres émotions envers la douce. Puis, finalement, ces émotions, il préférait les nier parce qu'elles représentaient ce qu'il craignait le plus. La faiblesse ? La fragilité ? L'inconnu. S'attacher, Orion ne le faisait pas, ou rarement. Il avait son Aurore, sa famille et... Voilà. Même sa cousine n'avait pas de traitement de faveur particulier. Orion était Orion, à part pour ses perles. Pour elles, il était le Chasseur et le Protecteur de ses Terres. Il s'armait jusqu'aux dents, se lançait tête la première sans une seconde pensée. La question de ce qu'il ferait pour elle s'imposa brièvement à son esprit avant d'être chassée rapidement par son angoisse. Non, il ne se la poserait pas non plus ce soir.
Toujours sa mèche entre les doigts, il sourit doucement. Évidemment qu'elle aimait son Aurore. Évidemment qu'elle s'en fichait de l'avoir vu s'engueuler avec ses parents. Évidemment qu'elle l'acceptait comme il était. Parce que sa part la plus sombre, elle l'avait vue d'entrée de jeu en le rencontrant et elle avait décidé de l'embrasser. Elle avait glissé ses lèvres et son souffle sur ses mots étouffés et torturés pour les apaiser et lui rappeler que si son corps s'était épris d'une telle hargne, c'était parce qu'elle l'avait rendu fou. Elle l'avait dompté avec sa voix pour qu'il tire sa révérence en succombant à sa demande. Un frisson rapide parcourut son échine à la seule pensée de son visage au clair de lune, rougi par la caresse de ses lèvres. Orion avait osé recommencer ; s'il s'en voulait ou pas, il en débattait encore. La première fois fut dans ses rêves, bien cachée du savoir de la belle. Puis, dans la tente, lors du soir de leur randonnée. Un baiser simple, presque furtif. Et enfin, quand elle avait cherché ses bras pour échapper à sa peur.
Ces souvenirs paraissaient si proches et pourtant si loin. Orion, je suis toujours là. Le sourire du garçon se fâna. Oui, elle était toujours là. Mais pour combien de temps ? Quelques heures, à peine. Pas assez longtemps. Le contact de ses doigts qui s'entrelacaient avec les siens le fit presque grimacer. Pourquoi rendait-elle tout cela si difficile ? Il ne voulait pas la froisser, alors il resta simplement de marbre. Pour autant, il ne lâcha pas sa main. Il n'en avait aucunement l'envie et la serra même contre son cœur. Lui qui battait si fort pour elle, il l'apporta directement à sa portée, sans s'en cacher.
« Oui, quelques heures... », confirma-t-il. Un souffle presque douloureux. Ses yeux la décalquaient avec toujours autant d'intérêt, cherchant dans ses prunelles ce qui la trahirait pour lui confirmer tout ce qu'il pensait : que rien de ce qui s'était passé ne perdurerait. Parce que ces émotions étaient trop fortes pour être vécues, trop intenses pour être soutenues. Qui donc voudrait de ça ? De cette peur constante ? « Je crois que je n'ai jamais autant profité de l'été. D'habitude, je m'en fiche de la rentrée, mais là, » dit-il en serrant un peu plus sa main contre son torse, « ça me pique. Un peu comme la première fois où tu m'as piquée. C'est désagréable, je n'aime pas ça. »
Il fronça doucement les sourcils, perturbé par ses propres pensées. Comment arrivait-elle à avoir cet effet sur lui ? Quelle était la magie qui propulsait un corps dans un tel état d'agonie ? Doucement, il ferma les yeux en penchant sa tête vers elle pour que son front effleure le sien.
« Comment ça se fait que ça pique ? »
Orion voulait qu'elle réponde. Qu'elle lui trouve le remède miracle qui le délivrerait de tous les tourments qu'elle lui imposait. Il soupira. Pour l'heure, la seule chose qui arrivait à l'apaiser était la pensée qu'elle passerait encore le trajet dans sa voiture et qu'il dormirait chez elle les deux prochaines nuits. Les deux dernières avant que leurs cœurs ne soient forcés de s'éloigner.
@Stella Ruewen, on l'a perdu, là.
704 mots
Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
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Toujours sa mèche entre les doigts, il sourit doucement. Évidemment qu'elle aimait son Aurore. Évidemment qu'elle s'en fichait de l'avoir vu s'engueuler avec ses parents. Évidemment qu'elle l'acceptait comme il était. Parce que sa part la plus sombre, elle l'avait vue d'entrée de jeu en le rencontrant et elle avait décidé de l'embrasser. Elle avait glissé ses lèvres et son souffle sur ses mots étouffés et torturés pour les apaiser et lui rappeler que si son corps s'était épris d'une telle hargne, c'était parce qu'elle l'avait rendu fou. Elle l'avait dompté avec sa voix pour qu'il tire sa révérence en succombant à sa demande. Un frisson rapide parcourut son échine à la seule pensée de son visage au clair de lune, rougi par la caresse de ses lèvres. Orion avait osé recommencer ; s'il s'en voulait ou pas, il en débattait encore. La première fois fut dans ses rêves, bien cachée du savoir de la belle. Puis, dans la tente, lors du soir de leur randonnée. Un baiser simple, presque furtif. Et enfin, quand elle avait cherché ses bras pour échapper à sa peur.
Ces souvenirs paraissaient si proches et pourtant si loin. Orion, je suis toujours là. Le sourire du garçon se fâna. Oui, elle était toujours là. Mais pour combien de temps ? Quelques heures, à peine. Pas assez longtemps. Le contact de ses doigts qui s'entrelacaient avec les siens le fit presque grimacer. Pourquoi rendait-elle tout cela si difficile ? Il ne voulait pas la froisser, alors il resta simplement de marbre. Pour autant, il ne lâcha pas sa main. Il n'en avait aucunement l'envie et la serra même contre son cœur. Lui qui battait si fort pour elle, il l'apporta directement à sa portée, sans s'en cacher.
« Oui, quelques heures... », confirma-t-il. Un souffle presque douloureux. Ses yeux la décalquaient avec toujours autant d'intérêt, cherchant dans ses prunelles ce qui la trahirait pour lui confirmer tout ce qu'il pensait : que rien de ce qui s'était passé ne perdurerait. Parce que ces émotions étaient trop fortes pour être vécues, trop intenses pour être soutenues. Qui donc voudrait de ça ? De cette peur constante ? « Je crois que je n'ai jamais autant profité de l'été. D'habitude, je m'en fiche de la rentrée, mais là, » dit-il en serrant un peu plus sa main contre son torse, « ça me pique. Un peu comme la première fois où tu m'as piquée. C'est désagréable, je n'aime pas ça. »
Il fronça doucement les sourcils, perturbé par ses propres pensées. Comment arrivait-elle à avoir cet effet sur lui ? Quelle était la magie qui propulsait un corps dans un tel état d'agonie ? Doucement, il ferma les yeux en penchant sa tête vers elle pour que son front effleure le sien.
« Comment ça se fait que ça pique ? »
Orion voulait qu'elle réponde. Qu'elle lui trouve le remède miracle qui le délivrerait de tous les tourments qu'elle lui imposait. Il soupira. Pour l'heure, la seule chose qui arrivait à l'apaiser était la pensée qu'elle passerait encore le trajet dans sa voiture et qu'il dormirait chez elle les deux prochaines nuits. Les deux dernières avant que leurs cœurs ne soient forcés de s'éloigner.
@Stella Ruewen, on l'a perdu, là.
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