Les Serpents déneigent
Est-ce qu’Ernest était assez intelligent pour être capable de calculer la trajectoire d’un projectile ? Probablement. Après tout, l’une de ses relations les plus solides à Poudlard était un vieux tableau d’un professeur d'Arithmancie accroché dans le dortoir. Ce n’était pas vraiment une personne, mais ça comptait quand même un peu. Est-ce que les conditions de récupération de données étaient réunies ? Pas du tout. Ernest n’avait pas arrêté son regard sur Lavinia par logique. Mais plutôt poussé par un sentiment irrationnel qu’il n’était pas vraiment capable de définir. Sa seule présence lui hérissait le poil. Et des poils, il en avait de plus en plus.
L’adolescent avançait d’un pas déterminé. Il ne s’attendait pas à ce que ce soit facile. D’ailleurs il ne s’attendait à rien du tout. La silhouette de la jeune fille remuait en lui tout un tas d’émotions et d’idées qui n’étaient pour la plupart même pas directement liées à elle. L’injustice, la discrimination, la colère. Les dommages collatéraux. Son impuissance face à tout ça. Il lui fallait un coupable.
Lavinia se retourna avec toute l’assurance dont il la savait capable. Mais pas question de se débiner. Si Ernest était un garçon timide et maladroit, il semblait bien que ces face à face avec la blondinette révélait le peu d’assurance qui coulait dans ses veines.
“Quoi, Stevens ?”
Il la singea d’un ton un peu sarcastique, tentant d’imiter sa voix d’un ton nasillard. C’est que la jeune fille avait également le don de le rendre un poil immature. Et si son sang ne s’était pas mis à bouillir dans ses veines, il se serait probablement demandé si c’était les pestes qui faisaient pousser les poils des garçons. Quoi que, non… sinon tous les bonhommes de Serpentard ressembleraient à des yeti.
“Ça te suffit plus de cracher ton venin à tout va ? Maintenant, faut aussi que tu t’en prennes aux gens physiquement ?”
Pas le moindre bégaiement. Pas la moindre hésitation. Ce qui était plutôt paradoxale étant donné qu’il n’avait pas la moindre preuve et qu’il n’était pas sûr à cent pour cent qu’elle était l’auteur du crime sournois de la pomme de pin. Mais quand il s’agissait de Miss Prout Prout, l’esprit d’Ernest prenait assez facilement des raccourcis.
“Planquer une pomme de pin dans une boule de neige, c’est vraiment pernicieux…”
Ernet s’appliquait à sortir son plus beau vocabulaire. Parce que ce conflit qui les opposait n’était pas fait de coups et de poings, mais de mots tranchants et lignes acerbes.
“T’as quoi ? Douze ans ?”
À Poudlard, un an de plus ou un an de moins, ça avait son importance. À cet âge-là, il y avait encore un monde qui séparait deux années. Le jeune garçon savait pourtant pertinemment quel âge avait la blondinette. Ou quel âge elle allait avoir. Et quand. Une date qui s’était gravé dans son esprit contre sa volonté. Chaque 27 janvier, en dépit de toute logique, Ernest traînait un peu plus longtemps à la table du petit déjeuner.
Chaque 27 janvier, son regard balayait inconsciemment les rangées de Serpentard à la recherche de quelque chose. Un moment fugace qu’il avait cru saisir lors de sa première année. Peut-être un mirage. Une faille passagère. L’espace de quelques secondes, il avait cru distinguer un instant de vulnérabilité. Peut-être la preuve que sous cette mue de vipère ce cachait tout de même une once d’humanité. Il la cherchait encore.
L’adolescent avançait d’un pas déterminé. Il ne s’attendait pas à ce que ce soit facile. D’ailleurs il ne s’attendait à rien du tout. La silhouette de la jeune fille remuait en lui tout un tas d’émotions et d’idées qui n’étaient pour la plupart même pas directement liées à elle. L’injustice, la discrimination, la colère. Les dommages collatéraux. Son impuissance face à tout ça. Il lui fallait un coupable.
Lavinia se retourna avec toute l’assurance dont il la savait capable. Mais pas question de se débiner. Si Ernest était un garçon timide et maladroit, il semblait bien que ces face à face avec la blondinette révélait le peu d’assurance qui coulait dans ses veines.
“Quoi, Stevens ?”
Il la singea d’un ton un peu sarcastique, tentant d’imiter sa voix d’un ton nasillard. C’est que la jeune fille avait également le don de le rendre un poil immature. Et si son sang ne s’était pas mis à bouillir dans ses veines, il se serait probablement demandé si c’était les pestes qui faisaient pousser les poils des garçons. Quoi que, non… sinon tous les bonhommes de Serpentard ressembleraient à des yeti.
“Ça te suffit plus de cracher ton venin à tout va ? Maintenant, faut aussi que tu t’en prennes aux gens physiquement ?”
Pas le moindre bégaiement. Pas la moindre hésitation. Ce qui était plutôt paradoxale étant donné qu’il n’avait pas la moindre preuve et qu’il n’était pas sûr à cent pour cent qu’elle était l’auteur du crime sournois de la pomme de pin. Mais quand il s’agissait de Miss Prout Prout, l’esprit d’Ernest prenait assez facilement des raccourcis.
“Planquer une pomme de pin dans une boule de neige, c’est vraiment pernicieux…”
Ernet s’appliquait à sortir son plus beau vocabulaire. Parce que ce conflit qui les opposait n’était pas fait de coups et de poings, mais de mots tranchants et lignes acerbes.
“T’as quoi ? Douze ans ?”
À Poudlard, un an de plus ou un an de moins, ça avait son importance. À cet âge-là, il y avait encore un monde qui séparait deux années. Le jeune garçon savait pourtant pertinemment quel âge avait la blondinette. Ou quel âge elle allait avoir. Et quand. Une date qui s’était gravé dans son esprit contre sa volonté. Chaque 27 janvier, en dépit de toute logique, Ernest traînait un peu plus longtemps à la table du petit déjeuner.
Chaque 27 janvier, son regard balayait inconsciemment les rangées de Serpentard à la recherche de quelque chose. Un moment fugace qu’il avait cru saisir lors de sa première année. Peut-être un mirage. Une faille passagère. L’espace de quelques secondes, il avait cru distinguer un instant de vulnérabilité. Peut-être la preuve que sous cette mue de vipère ce cachait tout de même une once d’humanité. Il la cherchait encore.
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@Lavinia W. Campbell
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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Les Serpents déneigent
Au fûr et à mesure qu'Ernest déblatérait ses idioties, les yeux de Lavinia se rétrécissaient dans un froncement d'énervement sourde.
- Parce que toi, tu crois que tu es un exemple de maturité, peut-être ?
Pourquoi était-il toujours là, dans ses pattes, dès qu'elle foulait le sol de Poudlard ? Pourquoi son regard cherchait-il si désespérément à exhumer ses faux pas, ses erreurs, ses échecs ? Elle n'avait jamais pensé à lui faire mal en utilisant cette pomme de pain, quand bien même c'était bien ce sang-mêlé qui avait été sa cible. La boule de pain ne devait servir que de base pour former une boule, sans se mouiller les mains. Cela n'était qu'un jeu, une farce puérile, mais qu'elle avait trouvé réjouissante. Mais maintenant que Môsieur Stevens prenait ses grands airs, Lavinia regrettait nous seulement d'avoir échouée à l'atteindre, mais en plus de n'avoir pas mis une vrai caillou dans sa boule de neige. Et puis, pourquoi se contenter d'un Wingardium Leviosa, si elle avait voulu être pernicieuse ? L'année prochaine, elle sera capable de lancer Waddiwasi : peut-être qu'il comprendra ce que cela donnait quand elle voulait vraiment faire mal à quelqu'un, avec des dents en moins.
La colère de Lavinia enfla au point de l'aveugler, alors qu'elle se persuada finalement de ce qu'elle ne tenait que pour une possibilité il y avait quelques secondes à peine. Il ne l'avait pas vu faire. Il s'était juste retourner, l'avait aperçu, et avait décidé de faire d'elle, par défaut, sans preuve, la coupable de tous ses maux. Pour une raison qui lui échappait, Lavinia trouva soudain cela injuste. Quand bien même elle avait bien fait ce dont il l'accusait, en l'état des choses, ces paroles n'étaient au mieux qu'une accusation sans fondement, au pire une tentative de diffamation volontaire auprès des autres élèves. Et ça, il n'en avait pas le droit.
- Tu débarques comme ça, tu m'agresse, tu m'accuse de je ne sais quoi, en me parlant de boules de neiges et de pomme de pins... Mon pauvre "petit loup", t'ennuies-tu tellement que tu t'inventes des excuses pour venir gâcher ma journée ? Le gentil Ernest n'a-t-il même plus besoin de preuve pour s'attaquer à l'infâme Lavinia ?
Malgré elle, Lavinia en oubliait elle-même la frontière entre l'hypocrisie calculée et son ras-le-bol sincère. Elle en avait marre à un degré disproportionné, comme si cet événement trivial cristalisait toute sa frustration accumulée pendant des mois. Ses émotion debordèrent et Lavinia perdit un instant son masque froid de mépris pour laisser place à un visage rougissait de colère et de peine. Ses poings se serrèrent, sa voix s'enflamma, elle qui ne savait que se durcir, et ses yeux brillèrent d'émotions incontrôlés, eux qui étaient normalement froids et gelés.
- Même quand je t'ignore, que je passe simplement mon chemin, cela ne te suffit plus, tu viens directement me chercher ? Qu'est-ce que tu espères de moi au juste ? Trouver un jour ma limite, le point de non retour ? Jusqu'où je suis capable d'aller pour me protéger et te faire taire ?!
@Ernest Stevens
- Parce que toi, tu crois que tu es un exemple de maturité, peut-être ?
Pourquoi était-il toujours là, dans ses pattes, dès qu'elle foulait le sol de Poudlard ? Pourquoi son regard cherchait-il si désespérément à exhumer ses faux pas, ses erreurs, ses échecs ? Elle n'avait jamais pensé à lui faire mal en utilisant cette pomme de pain, quand bien même c'était bien ce sang-mêlé qui avait été sa cible. La boule de pain ne devait servir que de base pour former une boule, sans se mouiller les mains. Cela n'était qu'un jeu, une farce puérile, mais qu'elle avait trouvé réjouissante. Mais maintenant que Môsieur Stevens prenait ses grands airs, Lavinia regrettait nous seulement d'avoir échouée à l'atteindre, mais en plus de n'avoir pas mis une vrai caillou dans sa boule de neige. Et puis, pourquoi se contenter d'un Wingardium Leviosa, si elle avait voulu être pernicieuse ? L'année prochaine, elle sera capable de lancer Waddiwasi : peut-être qu'il comprendra ce que cela donnait quand elle voulait vraiment faire mal à quelqu'un, avec des dents en moins.
La colère de Lavinia enfla au point de l'aveugler, alors qu'elle se persuada finalement de ce qu'elle ne tenait que pour une possibilité il y avait quelques secondes à peine. Il ne l'avait pas vu faire. Il s'était juste retourner, l'avait aperçu, et avait décidé de faire d'elle, par défaut, sans preuve, la coupable de tous ses maux. Pour une raison qui lui échappait, Lavinia trouva soudain cela injuste. Quand bien même elle avait bien fait ce dont il l'accusait, en l'état des choses, ces paroles n'étaient au mieux qu'une accusation sans fondement, au pire une tentative de diffamation volontaire auprès des autres élèves. Et ça, il n'en avait pas le droit.
- Tu débarques comme ça, tu m'agresse, tu m'accuse de je ne sais quoi, en me parlant de boules de neiges et de pomme de pins... Mon pauvre "petit loup", t'ennuies-tu tellement que tu t'inventes des excuses pour venir gâcher ma journée ? Le gentil Ernest n'a-t-il même plus besoin de preuve pour s'attaquer à l'infâme Lavinia ?
Malgré elle, Lavinia en oubliait elle-même la frontière entre l'hypocrisie calculée et son ras-le-bol sincère. Elle en avait marre à un degré disproportionné, comme si cet événement trivial cristalisait toute sa frustration accumulée pendant des mois. Ses émotion debordèrent et Lavinia perdit un instant son masque froid de mépris pour laisser place à un visage rougissait de colère et de peine. Ses poings se serrèrent, sa voix s'enflamma, elle qui ne savait que se durcir, et ses yeux brillèrent d'émotions incontrôlés, eux qui étaient normalement froids et gelés.
- Même quand je t'ignore, que je passe simplement mon chemin, cela ne te suffit plus, tu viens directement me chercher ? Qu'est-ce que tu espères de moi au juste ? Trouver un jour ma limite, le point de non retour ? Jusqu'où je suis capable d'aller pour me protéger et te faire taire ?!
@Ernest Stevens
Les Serpents déneigent
Ernest tenait bon. Son regard ne vacillait pas. Qui aurait pu croire que de toutes les personnes qui avaient croisé son chemin, de toutes les situations qu’il avait pu traverser, la seule chose qui poussait réellement hors de lui cette once de courage que cachait son cœur était ses face à face avec Lavinia. Était-ce réellement du courage ou simplement une colère coupable parée d’une cape d’apparat ? Une tension agressive logée au plus profond de son être et qui n’osait exister qu’avec elle ? Ou pour elle ?
Il la toisa au premier sarcasme. N’était-ce pas un aveu de culpabilité dans la forme ? Son coup suivant serait déterminant. Relever cette petite stratégie de “c’est celui qui dit qui est”, qui était pour le moins immature. Ou justement, jouer la carte de la maturité et laisser la remarque glisser sur lui comme si les mots de la blonde n’avait pas assez de poids pour franchir la barrière du néant. Il opta pour la seconde.
La suite, Ernest ne la vit pas venir. Tout était allé trop vite. D’abord, cet air outragé insupportable qui lui tendait les muscles des trapèzes. Et puis les persiflages à propos de sa mère. En l’entendant singer les paroles de Lucy, ses yeux se plissèrent et sa mâchoire se serra. Il n’avait pas oublié l’intrusion faite dans ses lettres. Et dans son intimité. La colère de la moquerie liée à la blessure de l’effraction forcée ne faisait pas bon ménage. Sang de Put….. même pour son esprit, c’était trop violent d’aller jusqu’au bout de cette pensée.
Son sang bouillonnait et battait dans ses tempes tels les tambours du Bronx au rythme de l’injustice qu’alimentaient les paroles de la quatrième année. Tout ça, c’était faux. Elle ne pouvait pas être un bouc-émissaire alors que c’était elle qui scrutait, persécutait. Et Ernest ne se préoccupait pas d’elle. Pour la simple et bonne raison qu’il s’ingéniait quotidiennement à l’ignorer, à lui servir sa plus morne indifférence.
Et puis un barrage qui se brise. Lavinia comme un torrent chaotique, beaucoup trop intense pour que le courant puisse les laisser indemne. Beaucoup trop sensible pour qu’Ernest n’en soit pas ébranlé. Beaucoup trop réel pour pouvoir faire machine arrière. C’était pourtant ce qu’il avait cherché tout ce temps. Pas à la blesser. Pas délibérément. Mais à tirer sur le fil. Jusqu’à ce qu’il rompe. Parce qu’il avait eu besoin de croire qu’il n’était pas le seul à avoir des failles. Qu’ils pouvaient se battre à armes égales. Respirer à air égal.
Mais à présent qu’il avait effleuré ce qu’il croyait être son but, il ne savait plus quoi en faire. Il n’en tirait aucune forme de satisfaction. Pire, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une forme d’empathie à l’égard de la jeune fille. Sa mâchoire ne s’était pas desserrée, son corps n’avait pas bougé d’un iota. Mais son regard s’était légèrement voilé, faisant passer ses grands yeux verts à un vert de gris bien moins lumineux.
Son poing s’était légèrement serré sur la pomme de pin à mesure qu’elle avait vidé son sac. Une fois qu’elle eut fini, quelques secondes de silence s’étirait avant qu’Ernest n’actionne son bras d’un mouvement automatique pour jeter le projectile par-dessus l’épaule de la petite blonde, loin derrière elle. L’adolescent releva le col de son manteau contre son visage et adressa à Lavinia un dernier regard. Pas méprisant ou condescendant. Mais d’un gris intense, perçant.
“T’avais déjà décidé que j’s’rais silencieux le premier jour où t’as posé les yeux sur moi.”
Il tourna les talons et pris la direction du château.
Il la toisa au premier sarcasme. N’était-ce pas un aveu de culpabilité dans la forme ? Son coup suivant serait déterminant. Relever cette petite stratégie de “c’est celui qui dit qui est”, qui était pour le moins immature. Ou justement, jouer la carte de la maturité et laisser la remarque glisser sur lui comme si les mots de la blonde n’avait pas assez de poids pour franchir la barrière du néant. Il opta pour la seconde.
La suite, Ernest ne la vit pas venir. Tout était allé trop vite. D’abord, cet air outragé insupportable qui lui tendait les muscles des trapèzes. Et puis les persiflages à propos de sa mère. En l’entendant singer les paroles de Lucy, ses yeux se plissèrent et sa mâchoire se serra. Il n’avait pas oublié l’intrusion faite dans ses lettres. Et dans son intimité. La colère de la moquerie liée à la blessure de l’effraction forcée ne faisait pas bon ménage. Sang de Put….. même pour son esprit, c’était trop violent d’aller jusqu’au bout de cette pensée.
Son sang bouillonnait et battait dans ses tempes tels les tambours du Bronx au rythme de l’injustice qu’alimentaient les paroles de la quatrième année. Tout ça, c’était faux. Elle ne pouvait pas être un bouc-émissaire alors que c’était elle qui scrutait, persécutait. Et Ernest ne se préoccupait pas d’elle. Pour la simple et bonne raison qu’il s’ingéniait quotidiennement à l’ignorer, à lui servir sa plus morne indifférence.
Et puis un barrage qui se brise. Lavinia comme un torrent chaotique, beaucoup trop intense pour que le courant puisse les laisser indemne. Beaucoup trop sensible pour qu’Ernest n’en soit pas ébranlé. Beaucoup trop réel pour pouvoir faire machine arrière. C’était pourtant ce qu’il avait cherché tout ce temps. Pas à la blesser. Pas délibérément. Mais à tirer sur le fil. Jusqu’à ce qu’il rompe. Parce qu’il avait eu besoin de croire qu’il n’était pas le seul à avoir des failles. Qu’ils pouvaient se battre à armes égales. Respirer à air égal.
Mais à présent qu’il avait effleuré ce qu’il croyait être son but, il ne savait plus quoi en faire. Il n’en tirait aucune forme de satisfaction. Pire, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une forme d’empathie à l’égard de la jeune fille. Sa mâchoire ne s’était pas desserrée, son corps n’avait pas bougé d’un iota. Mais son regard s’était légèrement voilé, faisant passer ses grands yeux verts à un vert de gris bien moins lumineux.
Son poing s’était légèrement serré sur la pomme de pin à mesure qu’elle avait vidé son sac. Une fois qu’elle eut fini, quelques secondes de silence s’étirait avant qu’Ernest n’actionne son bras d’un mouvement automatique pour jeter le projectile par-dessus l’épaule de la petite blonde, loin derrière elle. L’adolescent releva le col de son manteau contre son visage et adressa à Lavinia un dernier regard. Pas méprisant ou condescendant. Mais d’un gris intense, perçant.
“T’avais déjà décidé que j’s’rais silencieux le premier jour où t’as posé les yeux sur moi.”
Il tourna les talons et pris la direction du château.
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@Lavinia W. Campbell
@Lavinia W. Campbell
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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Les Serpents déneigent
Je sais, je ne devrais pas les juger autant. Après tout, ils ne m'embêtent pas et profitent simplement de ce que l'hiver leur offre. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'ils auraient tellement mieux à faire. S'ils veulent se battre, qu'ils utilisent au moins leur baguette pour faire un duel. Eux, je ne les verrai pas au club de Sir Perçy, c'est sûr.
Alors que je m'apprête à rebrousser chemin pour me trouver un spot plus au calme, je suis interpelée par un vert et argent quelque peu plus jeune que moi. Je ne crois pas lui avoir déjà parlé, mais je me rappelle l'avoir croisé à plusieurs reprises en salle commune, souvent avec la fille qui a squatté le même compartiment que moi en septembre. Il me semble bien qu'ils sortent ensemble. Je me surprends à avoir noté ce détail, étant donné que je m'en contrefiche complètement. Je suis déjà très très occupée, alors où est-ce que je trouverai le temps pour être en couple ? Et puis je ne suis pas prête à me laisser être aussi vulnérable qu'avec Ivy. En mars, ça fera 2 ans qu'elle est partie. Pour l'oublier au plus vite je m'étais jetée corps et âme dans le Quidditch et mon poste de préfète. Je n'en avais parlé qu'à un nombre très restreint de personnes — composé d'Antonn seul — mais je m'en étais bien sortie. L'unique prix à payer avait été de me renfermer sur moi-même. J'étais encore capable de m'ouvrir aux plus proches de mon entourage, mais jamais plus je n'avais complètement détruit ma carapace. Ainsi, je n'arrive simplement pas à comprendre comment fonctionnent les couples.
Je me rapproche de mon camarade, qui n'a visiblement pas envie de se joindre au cirque qui se déroule sous nos yeux. Disons qu'au minimum il se retient d'y aller.
— Toi aussi t'es venu chercher du calme et t'es tombée sur... ça achevais-je en pointant du doigt les fous de la neige
Ce qui me fait penser que j'aurais au moins pu lancer des paris sur l'équipe gagnante, histoire d'arnaquer un peu les plus jeunes...
Alors que je m'apprête à rebrousser chemin pour me trouver un spot plus au calme, je suis interpelée par un vert et argent quelque peu plus jeune que moi. Je ne crois pas lui avoir déjà parlé, mais je me rappelle l'avoir croisé à plusieurs reprises en salle commune, souvent avec la fille qui a squatté le même compartiment que moi en septembre. Il me semble bien qu'ils sortent ensemble. Je me surprends à avoir noté ce détail, étant donné que je m'en contrefiche complètement. Je suis déjà très très occupée, alors où est-ce que je trouverai le temps pour être en couple ? Et puis je ne suis pas prête à me laisser être aussi vulnérable qu'avec Ivy. En mars, ça fera 2 ans qu'elle est partie. Pour l'oublier au plus vite je m'étais jetée corps et âme dans le Quidditch et mon poste de préfète. Je n'en avais parlé qu'à un nombre très restreint de personnes — composé d'Antonn seul — mais je m'en étais bien sortie. L'unique prix à payer avait été de me renfermer sur moi-même. J'étais encore capable de m'ouvrir aux plus proches de mon entourage, mais jamais plus je n'avais complètement détruit ma carapace. Ainsi, je n'arrive simplement pas à comprendre comment fonctionnent les couples.
Je me rapproche de mon camarade, qui n'a visiblement pas envie de se joindre au cirque qui se déroule sous nos yeux. Disons qu'au minimum il se retient d'y aller.
— Toi aussi t'es venu chercher du calme et t'es tombée sur... ça achevais-je en pointant du doigt les fous de la neige
Ce qui me fait penser que j'aurais au moins pu lancer des paris sur l'équipe gagnante, histoire d'arnaquer un peu les plus jeunes...
@David Martin, encore pardon pour le retard
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049