Prise de tête
Je l'observe intensément alors qu'elle ramasse et déplie la boulette de papier. Je guette sa réaction quand elle va lire ce que j'ai écrit. Elle sourit. Bon, si elle ne s'offusque pas c'est qu'il y a bien quelque chose de pas très bien réglé dans sa caboche. Elle se décidé à écrire quelque chose. Peut-être vais-je savoir quelle mouche l'a piquée.
Je regarde autour de nous. Personne ne semble prêter attention à notre manège. Tout le monde est comme je l'étais une minute plus tôt, le nez plongé dans des livres, à gratter des pages de papier ou de parchemin.
Elle a terminé d'écrire et attend que l'encre sèche en me regardant toujours avec son air singulier dans le regard. Enfin elle chiffonne le papier qu'elle envoie sous les tables. Je regarde la boule de papier rouler jusque près de mes pieds, dissimulée aux regards de tous. Je la sens du bout de ma chaussure, la rapproche puis me vais me pencher quand une silhouette apparaît à mes côtés, une tour de garde dressée de toute sa hauteur, dotée d'yeux qui peuvent lancer des éclairs.
Je ne lirais jamais les mots qu'elle avait écrit. Les paroles s'envolent, les écrits... aussi en fumée. Que faire maintenant ? Ma table de travail est irréprochable. Plusieurs livres empilés convenablement et un seul ouvert. Mon cahier rempli de notes destinées à devenir un devoir qui sera bien noté. Je l'espère en tout cas.
Oh, voici qu'elle s'explique, plaide coupable. Oh, un simple péché véniel. Pas de quoi fouetter un chat ni une Gryffondor. Je pourrais en profiter, expliquer qu'elle m'a déranger alors que je travaillais à mon devoir. Mais ce serait lâche. Quand elle a terminé son mea culpa et s'essaie semble-t-il à la flatterie, j'ose à mon tour parler, à voix peu haute vu que la bibliothécaire est près de moi et que je ne veux pas déranger les autres élèves même si je suis certaine qu'ils regardent par-dessus leurs livres pour observer la scène.
— Soyez indulgente s'il vous plaît madame. Je crois que je faisais peine à voir à essayer de comprendre des concepts de ce livre. Elle a voulu je crois me faire faire une petite pause pour m'éclaircir les idées. Ça partait d'une bonne intention. Mais maintenant, il est temps de nous replonger dans nos lectures si vous le permettez.
Je regarde autour de nous. Personne ne semble prêter attention à notre manège. Tout le monde est comme je l'étais une minute plus tôt, le nez plongé dans des livres, à gratter des pages de papier ou de parchemin.
Elle a terminé d'écrire et attend que l'encre sèche en me regardant toujours avec son air singulier dans le regard. Enfin elle chiffonne le papier qu'elle envoie sous les tables. Je regarde la boule de papier rouler jusque près de mes pieds, dissimulée aux regards de tous. Je la sens du bout de ma chaussure, la rapproche puis me vais me pencher quand une silhouette apparaît à mes côtés, une tour de garde dressée de toute sa hauteur, dotée d'yeux qui peuvent lancer des éclairs.
Je ne lirais jamais les mots qu'elle avait écrit. Les paroles s'envolent, les écrits... aussi en fumée. Que faire maintenant ? Ma table de travail est irréprochable. Plusieurs livres empilés convenablement et un seul ouvert. Mon cahier rempli de notes destinées à devenir un devoir qui sera bien noté. Je l'espère en tout cas.
Oh, voici qu'elle s'explique, plaide coupable. Oh, un simple péché véniel. Pas de quoi fouetter un chat ni une Gryffondor. Je pourrais en profiter, expliquer qu'elle m'a déranger alors que je travaillais à mon devoir. Mais ce serait lâche. Quand elle a terminé son mea culpa et s'essaie semble-t-il à la flatterie, j'ose à mon tour parler, à voix peu haute vu que la bibliothécaire est près de moi et que je ne veux pas déranger les autres élèves même si je suis certaine qu'ils regardent par-dessus leurs livres pour observer la scène.
— Soyez indulgente s'il vous plaît madame. Je crois que je faisais peine à voir à essayer de comprendre des concepts de ce livre. Elle a voulu je crois me faire faire une petite pause pour m'éclaircir les idées. Ça partait d'une bonne intention. Mais maintenant, il est temps de nous replonger dans nos lectures si vous le permettez.
@Sheryl Zaun, @Eglantine Pinehead
Prise de tête
La jeune Zaun se comporta exactement comme Eglantine s'y attendait. Par l'insolence et la dérision. La bibliothécaire lui lança un tel regard lorsque la jeune Gryffondor ouvrit la bouche que cette dernière dut ressentir toute la pression de la sentence à venir qui s'alourdissait. Elle écarquilla de grands yeux à la pitoyable tentative ridicule de flatterie, qui l'emplissait petit à petit d'une fureur froide mais parfaitement dissimulée. En aucun cas et en aucune façon, d'aucune manière ni à aucun moment, Eglantine Pinehead ne laissait filtrer ses rares émotions.
Ses doigts crochus et veinés se courbèrent les uns sur les autres, seul témoignage de l'agitation intérieure qui l'envahissait lentement. Elle s'apprêtait à délivrer une telle punition à la jeune fille... lorsque la Serdaigle, elle aussi sur le tableau de chasse de la bibliothécaire, osa répondre. Non seulement elle osait répondre à une adulte, mais pour défendre sa camarade et ses actes !
Mais c'en fut trop lorsqu'elle termina. Ses lèvres s'agitèrent d'un soubresaut, laissant échapper un mot effacé et marmonné. Comment osait-elle ? Comment osaient-elles ? Elle inspira profondément, forcée de sévir encore plus sévèrement que ce à quoi elle se serait attendu.
Elle posa soigneusement ses mots, d'une voix glaciale, avec son regard de pierre.
« Par Merlin. Comment osez-vous ? Mademoiselle Zaun, votre défense pitoyable ne fait qu'aggraver votre cas. Non contente d'essayer d'atténuer votre responsabilité de la pire manière possible, vous avez l'outrecuidance d'essayer de me flatter ? Vous êtes sanctionnée, par Morgane ! Vous êtes sanctionnée, et vous êtes d'une insolence rare par vos mots. Quant à vous, mademoiselle Swanmere, encore une fois, vous démontrez toute votre impertinence. Vous êtes ici pour travailler, pas pour vous amusez ni pour quoi que ce soit d'autre ! Les pauses ont lieu en-dehors de la bibliothèque, dehors. Et je ne vous permets rien, pour qui vous prenez-vous ? Vos parents seront informés de votre insolence, à toutes les deux, et vos directrices de maison, ainsi que madame la directrice. Pour ce qui est de vos punitions, elle commencera par l'exclusion de ma bibliothèque pour une semaine complète. Effective sur le champ. Vous me copierez toutes les deux le règlement de Poudlard en dix exemplaires, ainsi que le règlement de ce lieu en 15 exemplaires. À présent, quittez ce lieu. »
Oh, et elle veillerait à ce que la punition soit parfaitement appliquée. Peut-être croyaient-elles s'en sortir à si bon compte avec leur petit numéro ? Mais on ne la faisait pas à Eglantine Pinehead. Elle en avait maté des plus coriaces et des plus idiotes que ces deux-là. Quoi que parfois, la femme avait l'impression de chaque jour redécouvrir les limites de la bêtise humaine...
En plus de votre punition inRP, vous perdez toutes les deux 15 PR
Ses doigts crochus et veinés se courbèrent les uns sur les autres, seul témoignage de l'agitation intérieure qui l'envahissait lentement. Elle s'apprêtait à délivrer une telle punition à la jeune fille... lorsque la Serdaigle, elle aussi sur le tableau de chasse de la bibliothécaire, osa répondre. Non seulement elle osait répondre à une adulte, mais pour défendre sa camarade et ses actes !
Mais c'en fut trop lorsqu'elle termina. Ses lèvres s'agitèrent d'un soubresaut, laissant échapper un mot effacé et marmonné. Comment osait-elle ? Comment osaient-elles ? Elle inspira profondément, forcée de sévir encore plus sévèrement que ce à quoi elle se serait attendu.
Elle posa soigneusement ses mots, d'une voix glaciale, avec son regard de pierre.
« Par Merlin. Comment osez-vous ? Mademoiselle Zaun, votre défense pitoyable ne fait qu'aggraver votre cas. Non contente d'essayer d'atténuer votre responsabilité de la pire manière possible, vous avez l'outrecuidance d'essayer de me flatter ? Vous êtes sanctionnée, par Morgane ! Vous êtes sanctionnée, et vous êtes d'une insolence rare par vos mots. Quant à vous, mademoiselle Swanmere, encore une fois, vous démontrez toute votre impertinence. Vous êtes ici pour travailler, pas pour vous amusez ni pour quoi que ce soit d'autre ! Les pauses ont lieu en-dehors de la bibliothèque, dehors. Et je ne vous permets rien, pour qui vous prenez-vous ? Vos parents seront informés de votre insolence, à toutes les deux, et vos directrices de maison, ainsi que madame la directrice. Pour ce qui est de vos punitions, elle commencera par l'exclusion de ma bibliothèque pour une semaine complète. Effective sur le champ. Vous me copierez toutes les deux le règlement de Poudlard en dix exemplaires, ainsi que le règlement de ce lieu en 15 exemplaires. À présent, quittez ce lieu. »
Oh, et elle veillerait à ce que la punition soit parfaitement appliquée. Peut-être croyaient-elles s'en sortir à si bon compte avec leur petit numéro ? Mais on ne la faisait pas à Eglantine Pinehead. Elle en avait maté des plus coriaces et des plus idiotes que ces deux-là. Quoi que parfois, la femme avait l'impression de chaque jour redécouvrir les limites de la bêtise humaine...
En plus de votre punition inRP, vous perdez toutes les deux 15 PR
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Prise de tête
Je restai silencieuse pendant quelques secondes.
Bon.
Cette fois, j’avais peut-être légèrement dépassé la limite.
Enfin… peut-être un peu plus que légèrement.
Je regardai Eglantine Pinehead sans répondre immédiatement. Son regard suffisait largement à faire comprendre qu’aucune tentative de plaisanterie supplémentaire ne serait une bonne idée.
Même moi, je pouvais reconnaître une bataille perdue.
Je jetai un rapide coup d’œil vers Swanmere, puis vers les livres autour de nous.
Une semaine sans bibliothèque.
Une semaine.
C’était probablement la pire punition qu’on pouvait donner à quelqu’un comme moi.
Non mais sérieusement… quelle injustice.
Cette vieille chaussette fossilisée de bibliothécaire exagérait quand même un peu.
D’accord, j’avais peut-être fait quelques petites choses pour l’agacer.
D’accord, j’avais peut-être légèrement cherché les ennuis.
Mais quand même…
Je n’avais pas lancé une bombabouse en pleine figure de quelqu’un.
Je n’avais pas fait exploser une étagère.
Je n’avais même pas abîmé un seul livre.
J’avais juste fait un peu de bruit.
Bon… peut-être volontairement.
Mais un peu de bruit quand même.
Je soupirai intérieurement en regardant la pile de punitions qui nous attendait.
Dix exemplaires du règlement de Poudlard.
Quinze exemplaires du règlement de la bibliothèque.
Rien que l’idée me donnait envie de dormir.
Je récupérai mes affaires en essayant de garder un air sérieux.
"Dix exemplaires du règlement de Poudlard et quinze du règlement de la bibliothèque..."
Je marmonnai suffisamment bas pour que ce soit plus une réflexion personnelle qu’une réponse.
"Je crois que je vais finir par connaître les règles mieux que certains professeurs."
Je relevai les yeux vers la bibliothécaire, puis ajoutai avec un peu plus de sérieux :
Pour une fois, je n’avais rien d’autre à ajouter.
Parce que même si j’aimais beaucoup tester les limites, je savais aussi reconnaître quand j’avais perdu.
Je rangeai mon parchemin dans mon sac et me dirigeai vers la sortie avec Swanmere.
En passant la porte, je jetai un dernier regard derrière moi vers les immenses étagères remplies de livres.
Une semaine sans pouvoir entrer ici allait être longue.
Très longue.
Je poussai un soupir avant de regarder ma camarade.
"Bon..."
Je haussai légèrement les épaules avec un petit sourire.
"Je crois qu’on peut officiellement dire que ta séance de révision est un échec total."
Je marquai une pause, puis un petit sourire amusé apparut sur mon visage.
"Mais avoue quand même... c’était une sacrée façon de se faire remarquer."
Après tout...
Même si cette vieille bibliothécaire avait gagné cette manche, je devais bien reconnaître une chose.
Les moments les plus intéressants à Poudlard commençaient rarement quand tout se passait comme prévu.
450 mots
1er année : Promotion 2050-2051 #691414
“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”
Bon.
Cette fois, j’avais peut-être légèrement dépassé la limite.
Enfin… peut-être un peu plus que légèrement.
Je regardai Eglantine Pinehead sans répondre immédiatement. Son regard suffisait largement à faire comprendre qu’aucune tentative de plaisanterie supplémentaire ne serait une bonne idée.
Même moi, je pouvais reconnaître une bataille perdue.
Je jetai un rapide coup d’œil vers Swanmere, puis vers les livres autour de nous.
Une semaine sans bibliothèque.
Une semaine.
C’était probablement la pire punition qu’on pouvait donner à quelqu’un comme moi.
Non mais sérieusement… quelle injustice.
Cette vieille chaussette fossilisée de bibliothécaire exagérait quand même un peu.
D’accord, j’avais peut-être fait quelques petites choses pour l’agacer.
D’accord, j’avais peut-être légèrement cherché les ennuis.
Mais quand même…
Je n’avais pas lancé une bombabouse en pleine figure de quelqu’un.
Je n’avais pas fait exploser une étagère.
Je n’avais même pas abîmé un seul livre.
J’avais juste fait un peu de bruit.
Bon… peut-être volontairement.
Mais un peu de bruit quand même.
Je soupirai intérieurement en regardant la pile de punitions qui nous attendait.
Dix exemplaires du règlement de Poudlard.
Quinze exemplaires du règlement de la bibliothèque.
Rien que l’idée me donnait envie de dormir.
Je récupérai mes affaires en essayant de garder un air sérieux.
"Dix exemplaires du règlement de Poudlard et quinze du règlement de la bibliothèque..."
Je marmonnai suffisamment bas pour que ce soit plus une réflexion personnelle qu’une réponse.
"Je crois que je vais finir par connaître les règles mieux que certains professeurs."
Je relevai les yeux vers la bibliothécaire, puis ajoutai avec un peu plus de sérieux :
Pour une fois, je n’avais rien d’autre à ajouter.
Parce que même si j’aimais beaucoup tester les limites, je savais aussi reconnaître quand j’avais perdu.
Je rangeai mon parchemin dans mon sac et me dirigeai vers la sortie avec Swanmere.
En passant la porte, je jetai un dernier regard derrière moi vers les immenses étagères remplies de livres.
Une semaine sans pouvoir entrer ici allait être longue.
Très longue.
Je poussai un soupir avant de regarder ma camarade.
"Bon..."
Je haussai légèrement les épaules avec un petit sourire.
"Je crois qu’on peut officiellement dire que ta séance de révision est un échec total."
Je marquai une pause, puis un petit sourire amusé apparut sur mon visage.
"Mais avoue quand même... c’était une sacrée façon de se faire remarquer."
Après tout...
Même si cette vieille bibliothécaire avait gagné cette manche, je devais bien reconnaître une chose.
Les moments les plus intéressants à Poudlard commençaient rarement quand tout se passait comme prévu.
450 mots
1er année : Promotion 2050-2051 #691414
“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”
Prise de tête
Hein, quoi ?
Une punition, voilà que j'écope d'une punition pour être simplement intervenue pour essayer de modérer la réprimande que la Griffonne allait se prendre. J'aurais peut-être mieux fait de rester à ma place, de me taire et de me replonger dans mon devoir. Mais j'étais quand même entrée dans le jeu de Sheryl et ça aurait été lâche de faire comme si ça n'avait pas été le cas. Et je ne suis pas une lâche.
Et là, la peur de la réprimande fond comme neige sous la canicule. Je n'ai jamais rien fait de mal dans cette bibliothèque. Toujours appliquée et silencieuse, jamais à déranger les élèves qui travaillent alors qu'elle, c'est la deuxième fois qu'elle trouve un prétexte pour me malmener. J'avais encaissé sans dire grand chose quand elle avait refusé de mettre mon livre dans la section loisir. Je trouvais cela injuste mais je n'avais pas d'autre choix que d'accepter les raisons qui étaient les siennes. Mais là, je ne l'accepte pas. La Griffonne fait profil bas et elle n'a clairement pas d'autre choix vu ce qu'elle a fait. Elle a titillé le dragon et en paie le prix. Moi, je bouillonne de colère mais me retiens, le temps de trois pas pour rejoindre ma place, ranger mon cahier, mon crayon, ma trousse dans mon sac que je hisse sur mon épaule. Je referme même précautionneusement le livre que je consultais, il faudra que je me débrouille avec ce que j'ai pu en lire. Je sais qu'elle est odieuse avec tout le monde, ou presque, je l'entends souvent dire, mais pourquoi en a-t-elle comme cela après moi. Est-ce qu'elle déteste les sangs de bourbe sans oser le dire tout haut ? Et si elle m'a écoutée la seule fois où j'ai osé dire quelque chose, elle sait que j'en suis une. J'ai envie de le lui crier au visage, d'avoir le cran de le dire si c'est ça. Mais je me retiens en réalisant que c'est plus simple que cela. Elle n'a juste pas encaissé que j'aie osé dire quelque chose qui allait dans le sens des protestataires, en septembre. Mais ça remonte à plus de six mois, elle a encore une dent contre moi pour ça ?
Je me dirige vers la sortie mais m'arrête pour me retourner vers la bibliothécaire. Je sais que je dois rester calme mais il n'est pas question de partir sans rien dire.
— Je m'en vais puisque vous me l'ordonnez madame mais avec tout le respect que je vous dois, la punition, je ne suis pas d’accord et je ne la ferai pas. Je n'ai pas enfreint le règlement de la bibliothèque, aucun article. Je porte ma robe et juste un petit sac. Je n'ai pas de baguette avec moi, rien à manger et à boire, aucun animal.
Je n'ose ajouter à voix haute qu'elle a elle une baguette ici, là ça serait clairement impertinent.
— J'ai juste glissé un mot par écrit à ma camarade de classe pour savoir ce qui lui prenait de faire ça, et ça n'est pas interdit par le règlement. Je n'ai dérangé personne dans son travail. Alors je ne vois pas pourquoi je devrais faire une telle punition sans avoir enfreint le règlement que j'ai toujours respecté. Au revoir madame.
Qu'elle écrive donc à ma famille, elle n'a pas idée sur qui elle va tomber. Car mes parents vont aussi écouter ma version des faits et je sais qu'ils seront de mon côté.
Je tourne les talons pour rejoindre la sortie, sans me dépêcher non plus. Si elle à autre chose à me rétorquer, elle ne pourra pas dire que je ne l'ai pas laissée faire.
Une punition, voilà que j'écope d'une punition pour être simplement intervenue pour essayer de modérer la réprimande que la Griffonne allait se prendre. J'aurais peut-être mieux fait de rester à ma place, de me taire et de me replonger dans mon devoir. Mais j'étais quand même entrée dans le jeu de Sheryl et ça aurait été lâche de faire comme si ça n'avait pas été le cas. Et je ne suis pas une lâche.
Et là, la peur de la réprimande fond comme neige sous la canicule. Je n'ai jamais rien fait de mal dans cette bibliothèque. Toujours appliquée et silencieuse, jamais à déranger les élèves qui travaillent alors qu'elle, c'est la deuxième fois qu'elle trouve un prétexte pour me malmener. J'avais encaissé sans dire grand chose quand elle avait refusé de mettre mon livre dans la section loisir. Je trouvais cela injuste mais je n'avais pas d'autre choix que d'accepter les raisons qui étaient les siennes. Mais là, je ne l'accepte pas. La Griffonne fait profil bas et elle n'a clairement pas d'autre choix vu ce qu'elle a fait. Elle a titillé le dragon et en paie le prix. Moi, je bouillonne de colère mais me retiens, le temps de trois pas pour rejoindre ma place, ranger mon cahier, mon crayon, ma trousse dans mon sac que je hisse sur mon épaule. Je referme même précautionneusement le livre que je consultais, il faudra que je me débrouille avec ce que j'ai pu en lire. Je sais qu'elle est odieuse avec tout le monde, ou presque, je l'entends souvent dire, mais pourquoi en a-t-elle comme cela après moi. Est-ce qu'elle déteste les sangs de bourbe sans oser le dire tout haut ? Et si elle m'a écoutée la seule fois où j'ai osé dire quelque chose, elle sait que j'en suis une. J'ai envie de le lui crier au visage, d'avoir le cran de le dire si c'est ça. Mais je me retiens en réalisant que c'est plus simple que cela. Elle n'a juste pas encaissé que j'aie osé dire quelque chose qui allait dans le sens des protestataires, en septembre. Mais ça remonte à plus de six mois, elle a encore une dent contre moi pour ça ?
Je me dirige vers la sortie mais m'arrête pour me retourner vers la bibliothécaire. Je sais que je dois rester calme mais il n'est pas question de partir sans rien dire.
— Je m'en vais puisque vous me l'ordonnez madame mais avec tout le respect que je vous dois, la punition, je ne suis pas d’accord et je ne la ferai pas. Je n'ai pas enfreint le règlement de la bibliothèque, aucun article. Je porte ma robe et juste un petit sac. Je n'ai pas de baguette avec moi, rien à manger et à boire, aucun animal.
Je n'ose ajouter à voix haute qu'elle a elle une baguette ici, là ça serait clairement impertinent.
— J'ai juste glissé un mot par écrit à ma camarade de classe pour savoir ce qui lui prenait de faire ça, et ça n'est pas interdit par le règlement. Je n'ai dérangé personne dans son travail. Alors je ne vois pas pourquoi je devrais faire une telle punition sans avoir enfreint le règlement que j'ai toujours respecté. Au revoir madame.
Qu'elle écrive donc à ma famille, elle n'a pas idée sur qui elle va tomber. Car mes parents vont aussi écouter ma version des faits et je sais qu'ils seront de mon côté.
Je tourne les talons pour rejoindre la sortie, sans me dépêcher non plus. Si elle à autre chose à me rétorquer, elle ne pourra pas dire que je ne l'ai pas laissée faire.
@Sheryl Zaun, @Eglantine Pinehead