8 juil. 2026, 23:19
 RP  G.E.A.D. : Gestion Expérimentale des Adultes Déraisonnables  A.C 
Seth se plaisait énormément à la gestion du Chaudron Baveur, notamment car sa fréquentation lui permettait de ne pas faire que de l'administratif. Quotidiennement, généralement lors du pic d'affluence, il descendait dans la salle et se mettait au bar pour servir les clients.

Et justement la fin d'après-midi annonçait son arrivée discrète dans la salle. Le quinquagénaire se glissa derrière le comptoir et s'empara de son torchon - offert lorsqu'il avait repris l gérance du lieu par ses enfants - qui séchait à sa place habituelle. Il le glissa à sa ceinture et...

Il tourna la tête vers les deux énergumènes qui déblatéraient des inepties arrosées de cri d'animaux. Il soupira. Déjà dans cet état à cette heure! Il se dirigea donc vers eux et les toisa de toute sa hauteur. "Y'a pas de basse-cour à Azkaban!" Leur dit-il pour blaguer qoi que d'un ton presque sérieux. "Et vu votre joyeuseté, la prison ne vous irait pas au teint." Poursuivit-il de la même manière. "Moi je vous conseille," ordonne serait plus exact, "de rentrer tranquillement chez vous. Dès maintenant." Ils n'avaient pas l'air bien méchants, mais ne pouvaient pas rester non plus. Aussi il allait bien veiller à ce qu'ils quittent les lieux, en les accompagnant jusqu'à la sortie si besoin.

13 juil. 2026, 10:54
 RP  G.E.A.D. : Gestion Expérimentale des Adultes Déraisonnables  A.C 
Un vieil homme, un torchon à la ceinture, apparaît devant notre table avec un air beaucoup trop sérieux. Visiblement dépositaire de l’autorité suprême des débits de boissons et des basses-cours clandestines.

Je jette un regard en biais à Alaska, qui vient de récupérer l’arme du crime en caquetant devant la commission d’enquête. Moi, j’ai seulement tenté de négocier avec un balai au nom du Conseil des Ustensiles.

Le torchon et moi sommes au moins d’accord sur une chose : la prison ne nous irait pas au teint.

Je me redresse avec toute la dignité qu’exige la situation. Sauf que mon coude manque de renverser mon verre. Je le rattrape de justesse et le repose lentement, comme si cela suffisait à prouver que je suis quelqu’un de tout à fait normal… et raisonnable. Pourtant, personne ne me croit, même pas moi.

— Monsieur le propriétaire des chaudrons…

Je m’interromps avant que ma langue ne fourche davantage, dans un rare élan de lucidité.

Je voulais dire gérant. Gérant du Chaudron.

Je prends une grande inspiration avant de reprendre la parole avec prudence :

— Nous vous reconnaissons comme l’autorité du poulailler.

Raté. Encore une fois.

J’ai toutes les peines du monde à ravaler le rire qui remonte dans ma gorge. Mais l’homme au torchon ne semble pas le moins du monde disposé à entendre un rapport détaillé sur la crise politique des ustensiles, ni même sur les revendications syndicales de son balai. Au fond, il n’a pas vraiment tort. Je crains que nous ayons déjà beaucoup trop contribué à l’animation du Chaudron pour toute une semaine.

Je récupère la fiole et la glisse discrètement dans la poche intérieure de mon manteau. Si jamais une enquête est ouverte, il faudra se contenter des témoignages d’un balai, de deux moustaches et d’un échiquier.

Nous serions innocentés bien rapidement… Ou envoyés à la Nouvelle-Sainte-Mangouste pour suspicion de démence.

Je me lève, même si le sol tangue légèrement sous mes pieds. Pourtant, je n’ai pas bu la moindre goutte d’alcool aujourd’hui. D’ailleurs, c’est totalement injuste de se faire expulser d’un pub sans avoir bu. Une violation fondamentale des droits sorciers.

Je me tourne vers Alaska et lui adresse un grand sourire.

— Présidente, il est temps de former un gouvernement en exil.

Cette phrase presque normale sonne comme une petite victoire. Même si, par Merlin, il est temps que cette potion cesse de faire effet. Sans quoi je n’oserai plus remettre les pieds dans ce pub avant la prochaine décennie.

Je contourne la table avant de me diriger vers la sortie, sous le regard de quelques clients perplexes. Le balai repasse près de mes pieds. Je m’écarte pour ne pas lui offrir la satisfaction d’une dernière victoire.

Il a gagné une bataille, mais pas la guerre.

Avant de franchir la porte, je me retourne et lève un doigt dans sa direction.

— Les négociations sont ajournées, mais elles reprendront.

Puis j’entraîne Alaska dehors et disparais avec elle dans les rues de Londres, avant que le gérant ne décide que, tout compte fait, Azkaban serait un excellent lieu de villégiature pour deux sorciers tout juste adultes.

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Et c'est une fin de RP pour moi, merci beaucoup Alaska pour ces fous-rires nombreux

Le Gang des Licornes. -- Adidas Vance - 4e année (Devoirs). Toujours partant pour un RP (cf ici) - Merci Mo pour l'avatar