30 sept. 2025, 18:05
 RP  Le Pleuroir
Résolution pour @Hjúki Anastase
Cela fait plusieurs décennies que Kemby travaille au Pitiponk. Elle a vu défiler plus de clients que ce dont elle peut se souvenir mais la plupart d'entre eux, notamment les étudiants, se ressemblent si bien que leurs maigres tentatives pour être différents les uns des autres frôlent la dérision. Cette phrase pourrait tout à fait être généralisée au genre humain, si l'on demandait son avis à Kemby. Mais personne ne demande son avis à Kemby.

La soirée bat son plein et les étudiants défilent au Comptoir des doléances. Beaucoup d'entre eux repartent la mine abattue, déçus de ne pas avoir trouvé derrière le comptoir la naïveté du petit Elisha dont il est si facile de profiter, la bonhomie de Sasha qui pourrait réussir à faire rire la porte d'une cellule d'Azkaban ou encore Christopher, qu'il est si facile de faire parler quand on a besoin d'un interlocuteur. Kemby accueille tout le monde avec son éternel professionnalisme. Et quand sonne l'heure des défis, elle réarrange son uniforme, déterminée à faire face à la vague de demandes sans oublier le maître mot de l'établissement : rendre le client heureux et rentrer de l'argent.

Voilà que le premier arrive ! Kemby croise ses doigts pales et rachitiques sur le petit classeur de procédures du Comptoir des doléances qu'elle a évidemment rédigé elle-même. Elle accueille le client avec la même phrase qu'elle a pour tous les autres, tous les jours, depuis des années :

« Le Pitiponk est là pour répondre à votre demande. Que peut faire Kemby pour vous satisfaire, monsieur ? »

Sa petite voix stridente est rapidement remplacée par celle agréable et posée du client. Kemby hoche la tête à chaque phrase qu'elle ponctue d'un :

« Kemby comprend, monsieur. »

Monsieur Hangoover a été clair lorsqu'il a donné ses instructions. « L'idée, c'est pas de rincer tout le pub, Kemby. Sois un peu sévère, tu veux ? Mais c'est toi qui gère le Pleuroir, alors c'est toi qui vois ce qui te convainc d'accepter ou non de valider leur défi. Et n'oublie pas, lui a-t-il lancé en s'éloignant en marche arrière tout en la désignant du doigt, on rince pas tout le pub, Kemby ! ».

Kemby est-elle convaincue par le client ? Elle prend sincèrement le temps d'y réfléchir, ses grands yeux ronds et globuleux s'écarquillant pour mieux dévisager le monsieur. Monsieur Hangoover lui a donné ses instructions. Mais Monsieur Hangoover répète aussi régulièrement qu'il faut rentrer de l'argent. Tous les jours, il le dit de façon différente, mais cela signifie la même chose. Il emploie parfois même des tournures bien vulgaires pour les grandes oreilles de l'elfe. Kemby ne sait pas si elle est convaincue. Mais elle sait que le monsieur a dit qu'il lui offrirait un verre. Ce qui signifie donner de l'argent. Ce qui signifie que pour un verre gratuit qui lui permettra de remporter un défi, il paiera le prix d'une consommation que choisira Kemby — la plus chère de la carte si elle le désire. Cela s'accorde parfaitement avec deux règles essentielles du Pitiponk : satisfaire le client et rentrer de l'argent. Et c'est tout ce qui intéresse Kemby : faire correctement son travail. C'est la seule chose qu'elle prend en compte.

Kemby hoche la tête d'un air concentré et concerné.

« Kemby a en tête un cocktail non alcoolisé et peu sucré que pourrait boire monsieur, » commence-t-elle de sa voix criarde en hochant frénétiquement la tête. Ses longues oreilles dansent autour de son crâne. « Kemby pense qu'il conviendra au palais de monsieur. »

Levant la main à côté de son imposante tête, Kemby claque deux doigts. Le claquement rentre en résonance avec sa magie et un verre apparaît sur le comptoir. Kemby se penche pour passer sa commande avec une extrême politesse. Le verre s'enfuit directement par la porte du Comptoir, il passera en priorité par la barmaid et reviendra avant que le client n'ait le temps d'esquisser le moindre sourire ravi.

Enfin, Kemby se relève sur ses jambes maigres et se met debout sur l'assise du fauteuil pour que sa main tendue puisse passer par l'ouverture du Comptoir des doléances.

« Kemby commandera le cocktail qu'il vous plaira, monsieur. Le prix est affiché sur la carte à votre droite. »

Elle ne le boira évidemment pas. Pas au travail, jamais. Mais Monsieur Hangoover a dit « ramener de l'argent ». Et les règles du Pitiponk stipulent : satisfaire le client. Alors Kemby ramène de l'argent et satisfait le client.

Dans la salle derrière le client, les grandes oreilles de Kemby captent tout à coup le bruit de ce qui ressemble fort à des applaudissement. Elle se penche brièvement pour jeter un regard à travers la foule. Ne voyant rien de particulier, elle se redresse et se concentre de nouveau sur son client.
Défi relevé haut la main !
Je n'ai pas nommé le cocktail exprès : tu peux choisir celui qui conviendra le mieux à Hjúki : Kemby aura fait le bon choix.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

1 oct. 2025, 10:19
 RP  Le Pleuroir
Le défi numéro un consistait à convaincre une certaine Kemby de lui offrir une boisson… ou des sucreries.
Quand bien même son état émotionnel l’implorait de prendre un délicieux cocktail dans lequel se noyer, Alice résistait. Elle savait très bien ce qu’elle devait faire. Elle n’avait n'irait pas chercher un réconfort passager dans l'alcool. Elle n'était pas Thomas, ni n'importe lequel de ces exécrables clients.

Peu avant d’arriver au Pleuroir, Alice s’était emparé de sa baguette pour discrètement lancer un Tergeo sur la bague d’argent que lui avait confié… l’autre. Moins elle prononcerait son nom, mieux Alice se porterait.
Avec un dégoût palpable, Alice enfila la bague à son index droit : le doigt de direction, de l’autorité, du pouvoir. Et… l’anneau était évidemment trop grand. Ah, et qu’importe ! L’important était qu’il soit vue par sa collègue.
Alice prit une grande inspiration, son souffle encore éprouvé par l’humiliation et la colère, et s’avança jusqu’au Pleuroir.

« Bonsoir », glisse t-elle à l’attention de l’elfe de maison qui devait être Kemby. « Je suis sincèrement navrée de vous déranger avec ces histoires de défis. J’essaye de faire plaisir à Christopher ». Elle rit joliment, tirant sa tresse pour qu’elle tombe avec élégance sur son épaule de dentelle vêtue. Elle se penche un peu, sa main droite se posant lentement sur le comptoir. Sa voix se module pour devenir celle d’une jeune femme amourachée, fébrile mais… luttant pour ne pas trop le montrer. « Ses patrons doivent attendre beaucoup de lui, ce soir… c’est une grande soirée qu’il a l’air de porter sur ses épaules. Savez-vous si ils sont ici, ce soir ? Ou a qui je devrai m’adresser, une fois cette soirée terminée ? » Ses lèvres se parent d’un sourire si doux, si sincère. « Je vous embête, avec… tout cela. » Elle rit, sa main droite venant couvrir son souffle. « Pardonnez moi, je vous en conjure… toute cette excitation… Hm… Pourriez-vous me céder deux de vos sucreries, ma Dame… Kemby, c’est bien cela ? »

@Christopher Hangoover Ne ruinons pas toute la soirée d'Alice, très cher...

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

1 oct. 2025, 17:43
 RP  Le Pleuroir
Résolution pour @Alice Sangblanc
Kemby empile soigneusement devant elle les pièces confiées par le client. Sur le côté du bureau se trouve le verre aux effluves citronnées qu'il a commandé pour elle. Peut-être y goûtera-t-elle plus tard, quand la file qui s'étire devant le Pleuroir se sera tarie. Elle a noté qu'il a en a choisi un sans alcool, ce qui est un bon point puisqu'elle n'aurait jamais plongé ses lèvres dans un cocktail alcoolisé, elle ne se le serait pas permis.

La prochaine cliente à se dresser devant la petite ouverture du Comptoir des doléances lui annonce tout de go qu'elle vient pour la même raison que le précédent. Kemby lève son long nez vers elle, carre les épaules et l'accueille comme elle l'a fait pour le précédent. Et elle répète avec une extrême bienveillance :

« Kemby comprend, mademoiselle. »

Elle le dit à chaque fois que c'est nécessaire ou indiqué, même si elle ne comprend pas pourquoi cette jeune sorcière veut faire plaisir à Monsieur Hangoover, qu'elle appelle par son prénom. Peut-être qu'il s'agit de l'une des nombreuses, parmi les nombreux, à s'être attirée l'intérêt du responsable de bar qui n'a aucune honte à charmer son prochain sur son lieu de travail, ce que Kemby trouve déplorable. Le comportement de la cliente tend à prouver que c'est bien ce qu'elle est et qu'elle y est réceptive. Les gros yeux ronds et globuleux de Kemby se tournent vers la main qu'elle avance sur la table avant de remonter vers le visage de la jeune fille sans ne rien noter en particulier. Oui, comprend-t-elle, c'est l'une de des nombreuses, parmi les nombreux. Kemby s'en veut aussitôt de cette pensée : elle n'a pas le droit de juger le professionnalisme du responsable de bar.

« Kemby comprend, mademoiselle, » répète-t-elle en hochant la tête d'un air concerné.

Même si elle ne comprend pas pourquoi la demoiselle semble si contrariée à l'idée que Monsieur Hangoover porte tout sur ses épaules. Les gérants du pub sont même présents pour les soutenir, ce soir. Monsieur Hangoover ne porte pas plus qu'eux sur ses épaules, même s'il met deux fois plus de cœur à l'ouvrage pour rendre cette soirée mémorable pour les étudiants, Kemby peut bien le reconnaître. Est-ce de cela dont parle la sorcière ? Qu'importe, l'important c'est sa demande et c'est la façon dont Kemby pourra la réaliser.

Vient enfin la question concernant le défi. Kemby jette un regard embêté à l'énorme bocal de bonbon qui se trouve sur le côté, invisible des clients. Il s'agit de la réserve du jeune Elisha qui est sujet aux angoisses et qui a besoin de sucre pour se calmer... Mais cette jeune fille n'est-elle pas non plus sujette à l'angoisse ? Sa voix est fébrile, après tout. Mais son émois est-il une raison nécessaire pour quémander des sucreries ? Kemby n'en est pas certaine. Tout comme elle n'est pas certaine de la nécessité de répondre positivement à la demande pour le plaisir de Monsieur Hangoover.

« Les patrons, commence-t-elle d'une voix bien claire en plongeant ses billes dans les yeux gris de la cliente, Madame Peyton Savage et Monsieur Pierce Savage, sont effectivement présents ce soir. C'est à eux que vous pouvez vous adresser pour toute demande de ce type, mademoiselle. Madame Peyton Savage se trouve actuellement dans la salle, mademoiselle. Si vous le désirez, Kemby peut aller la prévenir que vous souhaitez vous entretenir avec elle. »

Cela rendra moins difficile la suite, qui s'oppose purement et simplement à la règle satisfaire le client. Mais Kemby n'a pas le choix. Kemby a reçu des ordres. Si Kemby n'est pas convaincue, elle n'a pas le droit de donner à la demoiselle ce qu'elle demande, n'est-ce pas ?

« Kemby n'est pas en mesure de vous céder des sucreries, mademoiselle. Kemby est profondément désolée... Mais Kemby peut proposer une chaise pour que vous puissiez vous asseoir le temps que votre émois s'apaise ? »

Sincèrement inquiète, bien que pas suffisamment pour qu'elle pense la santé de la cliente menacée, Kemby lève les doigts, prête à les claquer pour faire apparaître une chaise. Tout cela est fort dommage, se dit-elle, car la sorcière s'est montrée très polie et l'a même appelée ma dame, ce qui est une première de la part d'une humaine sorcière. Et à son grand âge, ce n'est pas rien !
Ce que j'aurais aimé qu'Alice revienne victorieuse auprès de son fiancé, je suis sincèrement déçu pour elle !

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

2 nov. 2025, 16:22
 RP  Le Pleuroir
Automne 2050
Semaine 43
Du vingt-quatre au premier
Du premier au huit
Du huit au quinze
Du quinze au vingt-deux
Du vingt-deux au... pas encore

Soupirant devant le calendrier, Hjúki doit se rendre à l’évidence : il n’est pas près de recevoir un signe de sitôt. Les jours suivants la soirée, il n’avait pas été pressé ou impatient de recevoir un signe d’Ali, ou du Pitiponk, mais avait espéré que ça arriverait. Il sait que s’il continue à laisser cet engagement autour de la fresque paresseusement flotter dans un coin de sa conscience, il finira par se noyer dans les limbes de ce qui jamais ne sera accompli. Ça l’agace hautement. Le saoule, que de devoir se bouger pour… être fixé ?

Un bar qui ne sait pas trouver la trace de ses clients. En d’autres circonstances, il aurait été ravi. À moins d’abandonner sa partenaire, il lui faut renoncer à demeurer inconnu. S’il se pointe après des mois, ce pourrait être trop tard. Même si une part de lui traîne les pieds car il aurait préféré que la retrouver soit plus facile, il faut y aller. C’est sans douceur que ses phalanges rencontrent la surface sur laquelle énoncer le code rythmique. La fresque est un élément central du décor qui échappe difficilement au champ de vision de tout client ou visiteur. Il s’efforce de ne pas trop la détailler : il ne voudrait pas se donner l’occasion d’imaginer qu’Ali y aurait déjà laissé sa trace. Comme il l’avait plus ou moins anticipé, l’espace n’est pas très occupé en cet après-midi : il n’est pas venu pour l’ambiance.

Sans attendre, il se dirige vers la droite, où est installé le comptoir des doléances. Sa dernière interaction y avait été fructueuse. Il n’a pas préparé de discours. Aurait-il dû ?
« Bonjour. J’étais l’un des 8 de la soirée d’intégration. Ma partenaire et moi avions débloqué un accès à la fresque. » Qu’est-ce qu’il est censé dire après ? « N’ayant pas échangé nos identités civiles, convenir d’une visite commune est compliqué. Vous seriez capable de transmettre ceci à Ali ? Hjúki Anastase, Loutry Ste Chaspoule. » En bonus, il a même écrit son adresse au format sorcier sur un papyrus plié qu’il tend à l’employé. Maintenant, il espère que ça suffira pour rendre réalisable cette réunion qu’il a bien assez retardé par son inaction.
Après la résolution
Enfin ? Hjúki ne s’était pas vraiment imaginé que sa visite puisse être attendue. En fin de compte, l’employé a quand même l’air de soucier un minimum de leur permettre d’accéder à leur rétribution, il n’a pas juste… oublié, décidé de se rétracter ou encore établi que les engagements de la soirée devaient s’évanouir sitôt terminée. Le jeune adulte n’avait simplement pas été identifié. Ce qui se comprend, considérant qu’il avait passé l’essentiel de son temps partagé avec sa partenaire à enchaîner les défis précisément pour ne pas avoir à parler de soi, à se révéler. Il aurait pu tenter de venir de temps à autre au Pitiponk les semaines passées dans l’espoir un peu bête de retomber sur elle par hasard, en supposant qu’elle était plus une habituée des lieux que lui ; mais avait écarté cette option, la méthode étant trop incertaine. L’affaire semble réglée, et il remercie son aîné qui confirme qu’il transmettra.

Son interlocuteur n’est néanmoins pas disposé à le laisser partir aussitôt et l’invite à rester. La vérité, c’est qu’il n’a rien prévu de bien précis, ayant utilisé l’un de ses jours de repos pour se permettre de passer au bar assez tôt et non le soir. Ce n’est pas le temps qui l’empêche ; mais plutôt la réticence à se retrouver enfermé en sa propre compagnie, permettant la visite d’imprévisibles pensées sans queue ni tête dans son esprit, que de vagues reflets aqueux ou la forme d’une verre ne sauraient distraire assez ; observé par il ne sait qui. Lacunaire, le bibliothécaire s’excuse avant de prendre congés vers un ailleurs moins redoutable que la confrontation solo à quelque consommation.
« C’est aimable de proposer, mais je ne peux pas rester. Je repasse de toute façon… bientôt. »
Dernière modification par Hjúki Anastase le 6 nov. 2025, 14:37, modifié 1 fois.

4 nov. 2025, 11:30
 RP  Le Pleuroir
Résolution pour @Hjúki Anastase
L'après-midi au Pitiponk peut être d'une douceur exquise lorsqu'il s'agit de pouvoir mettre la musique qu'il veut et l'entendre résonner dans tout le bâtiment en travaillant sur ses stocks, ses inventaires, ses commandes ou ses comptes. Mais lorsqu'il est au Pleuroir l'après-midi, ce qui n'arrive que lorsqu'il y est forcé — habituellement il préfère y mettre Elisha parce que celui-ci aime le calme, contrairement à Christopher —, l'ennui devient palpable. Il s'est déjà surpris à compter le nombre de client qui rentrait et à les appeler lorsqu'ils passaient devant lui pour leur parler, ne serait-ce que pour entendre une voix humaine et faire passer un peu le temps.

Cette après-midi là, Christopher a le malheur d'être de permanence au Pleuroir. Le pub est quasiment vide. La musique résonne contre les murs. Il ne se passe rien. Christopher a déjà fait la page jeu de la Gazette, il a déjà caché la bonbonnière d'Elisha pour l'embêter, il a déjà fait quelques pas de danse qui ne lui ont apporté aucun bonheur. Il est désormais affalé dans son fauteuil, la tête penchée en arrière, les yeux perdus au plafond et les mains croisées sur son ventre. Il est en train de souffler dans sa bulle de Ballongomme de Bullard lorsque le jeune homme se présente devant le Pleuroir.

Christopher ne se redresse pas, mais il faut tourner le fauteuil pour pouvoir le regarder parler. Et au moins a-t-il l'obligeance de faire exploser sa bulle et de la ranger dans sa bouche pour continuer de mâchouiller de façon un peu plus discrète. Cependant, lorsque le garçon parle de la soirée et qu'il évoque son numéro de papier, Christopher se redresse subitement pour plaquer ses coudes sur le bureau et mieux observer le client qui lui fait face. Oui... Mais oui, c'est lui ! Et dire qu'il a contacté Aliénor après cette fichue fête qui lui laisse un souvenir mitigé pour prendre rendez-vous afin de récompenser son binôme d'avoir rempli suffisamment de défi et qu'elle a été incapable de lui donner le nom de son partenaire ! Christopher était persuadé que le second numéro 8 ne se présenterait jamais et qu'il faudrait laisser son ambassadrice dessiner pour deux sur sa fresque. Mais non ! Le voilà !

« Tu te présentes enfin ! s'exclame-t-il avec un sourire qui dévoile ses dents. Je t'ai attendu longtemps. Hjúki... C'est mignon, comme prénom. »

Christopher tend le bras pour récupérer le parchemin qu'il regarde avec curiosité. Il le pose sur le côté du comptoir, heureux que tout se goupille bien sans qu'il ait eu à faire quoi que ce soit.

« Je ferai passer le mot à Aliénor, confirme Christopher en faisant passer son chewing-gum de l'autre côté de sa bouche. T'en fais pas pour ça, je gère. Et je vous recontacte bientôt tous les deux pour la fresque. J'aime pas laisser traîner ça, prépare tes crayons ou tes pinceaux, ça arrivera rapidement. »

Pour la forme, il lui fait un clin d'œil. Puis il s'avance par dessus le bureau, son regard traînant sur le visage bien dessiné du garçon. Est-il venu rien que pour cela ou va-t-il rester un peu ? Ce serait dommage de quitter le pub maintenant, il est si vide !

« Maintenant que tu es là, tu vas bien boire quelque chose, non ? Allez, va t'installer, passe commande, ça arrivera vite : il n'y a pas grand monde. »

Christopher lui fait un grand sourire encourageant, du genre qui dit : vas-y, va t'asseoir, je veux que tu restes et que tu consommes, avoir quelque chose à observer pour m'occuper. Il se rencogne contre le dossier de son fauteuil sans se départir de son sourire, les doigts liés sur son ventre.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

hier, 18:43
 RP  Le Pleuroir
PNJ Actif Utilisé : Martin Mimosa

Reducio
Image


Parfois, la vie se montrait très cruelle avec Lila, c'était le cas des jours comme celui-ci. Martin, son cousin, l'avait complètement piégée. Elle n'avait nullement envie de quitter sa maison, mais quand Martin lui avait proposé de faire un tour, elle avait accepté. Leur balade avait commencé de manière classique : il s'était plaint pour la centième fois des problèmes qu'il avait avec son épouse. Lila connaissait ses soucis par cœur, premièrement parce que son cousin lui en parlait chaque fois qu'ils se voyaient et, deuxièmement, parce que son épouse faisait de même. Lila s'en fichait un peu, elle aurait pu écouter son cousin dire tout et n'importe quoi, tant qu'il ne lui demandait pas de parler d'elle.

Quand Martin amena Lila au Pitiponk, elle comprit qu'elle s'était fait piéger. Martin aimait beaucoup boire, mais l'alcool était le dernier des amis sur sa liste. Une goutte suffisait à le transformer en une créature complètement imprévisible. Soit il devenait un gentilhomme très généreux qui payait une tournée à qui le voulait, soit il se transformait en colérique irrité au moindre regard, soit il finissait en larmes, accroché à la première personne qu'il voyait, enfin il existait le Martin que Lila ne voulait absolument pas voir de sa vie, celui qui se déshabillait dès qu'il avait trop bu. D'après la tante de Lila, il était rentré plus d'une fois sans ses vêtements quand il était encore étudiant.

"Aujourd'hui ma grande, je vais t'offrir ton premier verre et veiller sur toi comme le parfait cousin que je suis" avait-il affirmé avec conviction.

Lila ne buvait pas, elle ne connaissait pas le goût de l'alcool, mais les histoires racontées sur son cousin la terrifiaient assez pour ne pas boire une goutte. Qui voudrait devenir le protagoniste de telles histoires ? Elle ne but pas, elle ne consomma que des boissons non alcoolisées et en plus de ça, elle sortit prendre l'air quelques instants. Elle se dit que quelques instants dehors ne pouvaient lui faire qu'un grand bien. Quelle erreur ! Une fois de retour, impossible de mettre la main sur Martin. Elle craignait le pire. Avait-il beaucoup bu en son absence ? Était-il au toilette ? Pire encore, y a-t-il des toilettes ? Par ce que son cousin était aussi pris de grandes nausées quand il était ivre. Elle se demanda si des employés ne l'avaient pas fait sortir, peut-être avait-il déjà abusé ? Était possible que tant de chose se passe le temps qu'elle sorte dehors, fasse un tour dans la rue et qu'elle revienne ?

Elle s'approcha donc du comptoir des doléances et autres demandes particulières, paniquée. Si Martin était perdu, elle devait s'inquiéter.

"Bonsoir ! Excusez moi, n'auriez vous pas vu un homme très grand comme ça ?" Elle se mit sur la pointe des pieds pour imiter sa taille. "Qui est très roux, avec des vêtements très laid et démodés qui serait peut être ivre ?"

Elle ne voyait pas comment mieux décrire Martin. Il était toujours habillé comme s'il sortait tout droit des cauchemars d'un styliste du XXIe siècle.

"C'est un vrai danger public quand il boit. Il se pourrait que je l'aie perdu de vue. Pendant assez de temps pour qu'il fasse une grosse bêtise !"

Entoine le caramel ( avec E et pas A)
Agent Colibri des Grimms.

aujourd’hui, 14:39
 RP  Le Pleuroir
Résolution pour @Lila Rose
Christopher pousse sur son pied pour se balancer sur les pieds de sa chaise. Un carnet est ouvert sur son genou. Comme souvent quand il est de permanence au Pleuroir, il potasse le Bartender’s Code. Depuis octobre dernier il essaie d'y trouver la recette qui s'y cache, celle qui serait le remède contre la gueule de bois. Mais rien à faire, il n'y arrive vraiment pas. Il persiste cependant parce qu'il aimerait bien, lui, pouvoir soigner à l'aide d'une fiole les terribles effets secondaires de...

Une voix l'interrompt subitement dans ses réflexions. Une cliente, bien sûr. Car il est au Pleuroir et qu'il est censé travailler. La chaise de Christopher retombe bruyamment au sol. Un large sourire apparaît sur les lèvres. Coude planté sur le bureau, il lève les yeux sur la jeune fille pour l'écouter.

« Bon... » Il perd son sourire avant la fin de sa phrase. « ...soir. »

Encore une perte de client. Christopher soupire doucement avant de se passer les doigts dans les cheveux. Un rictus narquois étire le coin droit de sa bouche.

« On devrait leur mettre des laisses, à ceux qui savent pas boire raisonnablement, t'es pas d'accord ? »

Aussi étonnant que cela soit, les pertes de clients représentent pratiquement quarante pour cent des demandes du Pleuroir. Les clients perdent leur ami, leur copine, leur copain, parfois leur foutu furet, et ils n'ont pas l'impatience de faire eux-mêmes, comme des grands, le tour du Pitiponk pour retrouver untel ou unetelle. Pourtant, ce n'est pas très grand. Une pièce principale, un sas d'entrée, une cour intérieure et des toilettes. Alors c'est vrai que parfois la salle est bien remplie, comme ce soir, mais avec un peu de patience ils devraient pouvoir retrouver ce qu'ils cherchent, non ? Et bien oui ou non, dans tous les cas c'est au Pleuroir qu'ils viennent demander, car c'est bien connu que les employés du Pitiponk sont payés pour retrouver les clients perdus. Bon, se dit Chris, au moins ce n'est pas un gosse perdu, ça pourrait être pire. Car oui, on lui a aussi fait le coup.

« Alooors, dit-il en se levant de sa chaise et en s'appuyant sur le comptoir, tu m'as dit grand comme ça... »

À son tour de mimer sa taille avec sa main, sans se mettre sur la pointe des pieds.

« Roux et mal habillé... »

Déjà, ça part mal. La simple idée de se présenter dans un bar mal habillé pour une soirée en bonne compagnie est un concept que Christopher n'est pas capable de comprendre et, pire, qu'il méprise.

Des yeux, il parcourt la foule derrière la jeune fille. C'est un soir, il y a du monde, la piste de danse est bondée et les corps s'y agglutinent pour danser. Du Pleuroir, peu de chance que Christopher puisse trouver qui que ce soit. Il pourrait très bien se rendre à l'étage pour observer en haut par la vitre la foule et y trouver ce monsieur roux mal habillé et en plus aviné, mais ce serait une perte de temps considérable.

« Je l'ai pas vu, non, dit-il en ramenant ses yeux sur la fille, et c'était pas à toi de le surveiller si tu veux mon avis, il aurait dû se surveiller lui-même. M'enfin bon... »

Il pose ses deux mains à plat sur le bureau et se penche pour mieux la regarder à travers l'ouverture. Un petit sourire malin habille ses lèvres.

« Tu sais quoi ? On va l'appeler, hein. Tu me donnes son petit nom ? » demande-t-il en dégainant sa baguette magique.

> Si Lila donne le nom de Martin
Reducio
Sans perdre son sourire, Christopher pointe sa baguette sur sa gorge et lance le sortilège qui permettra d'amplifier sa voix. Quand il prend la parole, sa voix résonne donc dans toute pièce et étouffe même la musique :

« Le petit Martin Mim... C'était quoi déjà ? Ah, oui ! Mimosa. Le petit Martin Mimosa est prié de bien vouloir se rendre au Pleuroir rapidement. »

Peut s'entendre dans sa voix son amusement. Il adore mettre la honte à ceux qui le mérite et n'est absolument pas gêné par tous les regards qui se sont tournés vers eux lorsqu'il a commencé à parler.

« C'est la petite pièce à l'entrée du Pitiponk. Le petit Martin, répète-t-il à travers son Sonorus. Qui n'est pas si petit que ça, d'ailleurs. Grand, roux, mal ha... »

Une grimace sur les lèvres, Christopher se retient au dernier moment et mime un « oups » sans son à destination de la jeune fille. Parler avec elle du style aberrant de son ami est une chose mais l'humilier en public c'en est une autre.

« Pas mal aviné, apparemment, se rattrape-t-il. Ton amie t'attend ici alors... Ramène-toi fissa. Merci ! »

Christopher coupe son sortilège et lance un sourire éblouissant qui dévoile toute ses dents à la fille.

« Voilà, plus qu'à attendre ! annonce-t-il en se laissant tomber sur son fauteuil. S'il arrive pas, j'enverrai une collègue le chercher avec toi. »

Nul doute qu'après avoir supporté la logorrhée que va lui imposer Christopher durant l'attente, elle appréciera le mutisme professionnel de Kemby s'il s'avère qu'elles doivent partir chercher Monsieur Mimosa.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
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