RP PNJ À la fin de l'envoi, je touche M. R.

19 octobre 2032,
Club de duel, début d'après-midi
@Morgan Rosenwald

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Prokofiev - Dance of the Knights

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Achille Vance, 11 ans, 1re année
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Reducio
- Votre PJ est présent ? Non
- Nom et prénom du PNJ : Vance, Achille - frère - actif
- Lien vers la fiche du PNJ : par ici
- Intérêt d'utiliser ce PNJ dans ce RP précis pour l'autre PJ : développer la vie de Morgan à Poudlard et une rivalité de duelliste potentiellement


Achille Vance n’aimait pas regarder les autres gagner.

Achille Vance n’était pas jaloux. La jalousie était bruyante et vulgaire. Achille était exigeant, observateur. Il éprouvait un intérêt tout à fait rationnel pour l’efficacité. Si quelqu’un se montrait meilleur que le reste des plébéiens, il était normal qu’il cherche à comprendre pourquoi. C’était cela, la réelle intelligence.

Et si être intelligent nécessitait de rester immobile non loin de l’estrade du club de duel, les bras croisés, à observer une élève de troisième année réduire méthodiquement son adversaire en charpie devant quelques témoins privilégiés, alors qu’il en soit ainsi. Achille était orgueilleux, mais pas au point de nier l’évidence.

Enfin, pas totalement.

Elle n’avait pas cherché à impressionner les spectateurs avec un sortilège spectaculaire, ni avec un sortilège d’un niveau plus élevé que le sien. Elle avait attendu et laissé l’autre baisser sa garde. Puis elle avait terminé le travail.

C’était propre. Net et sans bavure. Trop pour qu’il l’ignore et tourne les talons.

Il entendait bien les quelques commentaires à voix basse autour de lui, ceux d’élèves admiratifs dont les réflexions frôlaient l’ignorance crasse ou l’admiration patentée. Achille, quant à lui, fixait toujours l’estrade où s’était tenu le duel, la mâchoire serrée. Il n’avait qu’onze ans, mais elle n’était qu’en troisième année. Rien d’insurmontable, rien qui justifiât de la traiter trop mielleusement. L’âge n’était qu’une donnée temporaire ; le talent, lui, devait se travailler avant que d’autres ne prennent de l’avance et la place qui vous revenait.

Son père lui aurait dit d’observer les moindres détails. Son oncle, lui, aurait ajouté qu’on ne demande jamais ce que l’on peut déduire soi-même. Achille avait observé, longuement. Il avait déduit, rapidement. Pourtant, cela ne suffisait pas. Et c’était pénible.

Très pénible.

Il attendit que la foule autour de l’estrade se disperse. Non, il n’hésitait pas. Achille Vance n’hésitait jamais. Simplement, il choisissait le meilleur moment. Il ne souhaitait pas qu’une bande de Véracrasses soit témoin de ce qui pourrait ressembler à une demande de conseil.

Lorsqu’il estima que les conditions étaient réunies, il s’avança vers la Serpentard. Son uniforme était impeccable et sans un pli. Sa cravate était droite, ses cheveux bien peignés et soigneusement arrangés. Il se tenait de manière raide et s’arrêta à une distance raisonnable de Morgan Rosenwald.

Pas trop près. Il ne sollicitait pas une faveur.

Pas trop loin. Il n’avait pas peur non plus.

Son regard glissa brièvement vers l’adversaire qui ramassait sa baguette dans l’indifférence générale. Il aurait pu la complimenter ; c’était ce que quelqu’un de poli aurait fait. Mais un compliment, dans une telle situation, aurait beaucoup trop ressemblé à une forme d’admiration. Et l’admiration était le premier pas vers l’humiliation.

— Votre dernier enchaînement était efficace.

Quelque chose de factuel. Mesuré. Irréprochable.

C'était là que son égo allait en prendre un coup, ce qui justifiai qu'il marque une courte pause, pour accepter ce qu'il s'apprêtait à dire.

— Ce n’est pas parce qu’il était trop lent qu’il a échoué. Il a été vaincu parce qu’il pensait que vous alliez répondre à son sortilège, au lieu de l’esquiver.

Il aurait voulu que cette phrase suffise à clore la discussion qui venait de commencer. Qu’elle sache qu’ils se comprenaient, qu’ils se reconnaissaient. Que lui n’était pas simplement un première année ignare et impressionnable devant le premier duelliste talentueux venu. Pour autant, comprendre quelque chose n’était pas tout à fait la même chose que savoir le reproduire.

— Comment avez-vous su qu’il allait baisser sa garde à ce moment précis ?

Cette question coûta bien plus à son ego qu’il ne voulait bien l’admettre. Il releva néanmoins le menton, fixant son interlocutrice avec un regard froid et calculateur. Il ne devait pas paraître demandeur.

617 mots

A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)

RP PNJ À la fin de l'envoi, je touche M. R.
Le duel avait été correct. Correct, sans plus.

La Serpentarde avait fini par prendre l'ascendant, sans jamais réellement se sentir en difficulté. Son adversaire avait été fidèle à ce qu'elle avait observé lors de ses précédents affrontements : beaucoup de gestes inutiles, des effets de manche, une confiance démesurée dans sa capacité à impressionner les spectateurs.

Elle l'avait laissé jouer.
Et lorsque son adversaire avait finalement lancé le sort de trop, convaincu qu'elle lui répondrait immédiatement, Morgan s'était contentée de s'effacer. Une simple esquive. Une ouverture. Puis une riposte sans éclat, mais suffisamment précise pour mettre un terme à l'échange.

Le duel s'était arrêté là.

Puis elle avait descendue en ignorant les quelques remarques qui lui étaient éventuellement adressées, pour aller récupérer ses affaires.

Morgan pestait sur elle-même. Sur le temps d'hésitation qu'elle avait eu au début de l'échange. L'angle imparfait de sa deuxième parade. Les deux pas de trop qu'elle avait effectués en reculant.

Elle les avait vus.

Son grand-père les aurait vus aussi.
Et Ludwig Rosenwald n'aurait certainement pas qualifié cette prestation de remarquable.

Morgan réajusta distraitement la manche de sa robe.
Elle aurait pu faire mieux. Elle aurait faire mieux.

Une voix l'arracha à ses réflexions.

Elle tourna légèrement la tête.

À peine plus haut que son épaule.
Un première année surement.
Impeccablement vêtu, droit comme un piquet, les cheveux soigneusement disciplinés, avec cette posture si rigide qu'elle se demanda fugitivement si on ne lui avait pas appris à se tenir avec un balais attaché dans le dos, ou dans le…

Encore un fils de.
Elle en avait suffisamment rencontré pour reconnaître le genre avant même qu'il n'ouvre la bouche.

Le garçon poursuivit pourtant.
Il ne parla ni de chance, ni de talent.
Il décrivit sa fin de duel.
Factuellement.

Morgan arqua imperceptiblement un sourcil.
Au moins, celui-là avait regardé.
Puis vint la question.

Comment avez-vous su qu'il allait baisser sa garde à ce moment précis ?

La Serpentard le détailla quelques secondes sans répondre.

Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il était venu lui poser cette question.
Elle n'était qu'en troisième année.
Les septièmes années du club auraient eu bien davantage à lui apprendre. Et si ce garçon cherchait réellement quelqu'un d'impressionnant, il devrait faire comme tout le monde et demander à ses géniteurs de l’emmener à un tournoi.

Elle n'était qu'une élève qui essayait de combler l'écart.
Et l'écart lui paraissait encore immense.

« Les gens idiots font toujours des choses idiotes. »

Et pour elle, cela suffisait à expliquer la majorité des comportements humains.

Sans ajouter un mot de plus, elle réajusta la lanière de son sac sur son épaule et se détourna, prenant la direction de la sortie.

InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b