Une crampe aux cheveux
Léonidas attrapa maladroitement l’un des mouchoirs et le pressa contre ses yeux, le temps que ses larmes se calment. Sa respiration, elle, demeurait irrégulière, et il s’en voulait que son visage trahisse aussi facilement tout ce qu’il aurait préféré dissimuler.
Pendant si longtemps, il avait appris à détourner les questions, à plaisanter ou à mentir pour se sortir d’une situation inconfortable que de se retrouver ainsi, presque mis à nu devant un adulte, avait quelque chose d’humiliant.
Surtout que les mots de l’infirmier l’atteignirent directement.
Vous n'y êtes pour rien
Ces mots s’inscrivirent profondément dans son esprit, à un endroit où les reproches de son père et de son oncle occupaient jusqu’ici toute la place. Il n’était pas certain d’y croire totalement. Pendant longtemps, on lui avait répété l’inverse, inlassablement, parfois avec des mots, parfois simplement avec des regards, au point que cette idée s’était profondément ancrée en lui.
Mais entendre quelqu’un, un adulte qui plus est, le lui affirmer d’une manière aussi simple était profondément déstabilisant pour le jeune garçon.
Léonidas essuya une dernière fois ses joues avant de baisser les yeux vers le mouchoir.
— J’ai déjà mes frères, vous savez.
Tout cela restait bien théorique.
Achille n’était clairement pas la personne indiquée pour obtenir du réconfort. Il aurait sans doute enfoncé le couteau plus qu’autre chose. Hector, lui, aurait probablement essayé de l’aider. Maladroitement, comme toujours. Mais il était le seul devant lequel Léonidas pouvait envisager de parler sans craindre d’être tourné en ridicule. Pourtant, il ne savait pas comment s’y prendre sans avoir l’impression de lui faire porter un nouveau poids sur les épaules. Hector portait déjà suffisamment de choses pour toute une tribu.
Quant aux jumeaux, ils étaient les personnes toutes désignées pour lui remonter le moral, mais eux non plus ne savaient pas faire autre chose que rire, y compris dans ce genre de situation.
Et ce n’était clairement pas ce dont il avait besoin en ce moment.
— Je crois qu’ils font ce qu’ils peuvent, vous savez. J’essaierai peut-être de parler à Hector, plus tard. Je ne veux pas lui rajouter un poids…
Son regard glissa ensuite vers le mot destiné à Miss Field. Son devoir n’était pas terminé, il était considérablement en retard et, cerise sur le gâteau, il allait devoir traverser la moitié du château avec les yeux rouges et des traces de larmes sur le visage.
Seulement, la situation lui semblait désormais beaucoup moins insurmontable qu’auparavant.
Léonidas récupéra le parchemin, le plia soigneusement et le glissa dans sa poche.
— Merci, monsieur O’Belt. Pour le mot… et pour ce que vous avez dit aussi. Je vais aller voir Miss Field et lui dire la vérité. Enfin, peut-être une version un peu arrangée de la vérité…
Le Serpentard se leva, rajusta son uniforme avant de récupérer son sac. Arrivé près de la porte, il posa la main sur la poignée, puis se retourna après quelques instants d’hésitation vers l’infirmier, un sourire quelque peu embarrassé sur le visage.
— Dites… si jamais ça recommence, je peux revenir vous voir ?
508 mots
C'est une fin de rp pour moi, merci pour ce rp qui se serra étalé dans le temps mais ô combien utile pour moi et fixer les bases des dynamiques familiales pour Léonidas. Navré pour ce temps très longs de réponse. Tu peux considérer que Léonidas quitte la pièce une fois la réponse à sa dernière question
Pendant si longtemps, il avait appris à détourner les questions, à plaisanter ou à mentir pour se sortir d’une situation inconfortable que de se retrouver ainsi, presque mis à nu devant un adulte, avait quelque chose d’humiliant.
Surtout que les mots de l’infirmier l’atteignirent directement.
Vous n'y êtes pour rien
Ces mots s’inscrivirent profondément dans son esprit, à un endroit où les reproches de son père et de son oncle occupaient jusqu’ici toute la place. Il n’était pas certain d’y croire totalement. Pendant longtemps, on lui avait répété l’inverse, inlassablement, parfois avec des mots, parfois simplement avec des regards, au point que cette idée s’était profondément ancrée en lui.
Mais entendre quelqu’un, un adulte qui plus est, le lui affirmer d’une manière aussi simple était profondément déstabilisant pour le jeune garçon.
Léonidas essuya une dernière fois ses joues avant de baisser les yeux vers le mouchoir.
— J’ai déjà mes frères, vous savez.
Tout cela restait bien théorique.
Achille n’était clairement pas la personne indiquée pour obtenir du réconfort. Il aurait sans doute enfoncé le couteau plus qu’autre chose. Hector, lui, aurait probablement essayé de l’aider. Maladroitement, comme toujours. Mais il était le seul devant lequel Léonidas pouvait envisager de parler sans craindre d’être tourné en ridicule. Pourtant, il ne savait pas comment s’y prendre sans avoir l’impression de lui faire porter un nouveau poids sur les épaules. Hector portait déjà suffisamment de choses pour toute une tribu.
Quant aux jumeaux, ils étaient les personnes toutes désignées pour lui remonter le moral, mais eux non plus ne savaient pas faire autre chose que rire, y compris dans ce genre de situation.
Et ce n’était clairement pas ce dont il avait besoin en ce moment.
— Je crois qu’ils font ce qu’ils peuvent, vous savez. J’essaierai peut-être de parler à Hector, plus tard. Je ne veux pas lui rajouter un poids…
Son regard glissa ensuite vers le mot destiné à Miss Field. Son devoir n’était pas terminé, il était considérablement en retard et, cerise sur le gâteau, il allait devoir traverser la moitié du château avec les yeux rouges et des traces de larmes sur le visage.
Seulement, la situation lui semblait désormais beaucoup moins insurmontable qu’auparavant.
Léonidas récupéra le parchemin, le plia soigneusement et le glissa dans sa poche.
— Merci, monsieur O’Belt. Pour le mot… et pour ce que vous avez dit aussi. Je vais aller voir Miss Field et lui dire la vérité. Enfin, peut-être une version un peu arrangée de la vérité…
Le Serpentard se leva, rajusta son uniforme avant de récupérer son sac. Arrivé près de la porte, il posa la main sur la poignée, puis se retourna après quelques instants d’hésitation vers l’infirmier, un sourire quelque peu embarrassé sur le visage.
— Dites… si jamais ça recommence, je peux revenir vous voir ?
508 mots
C'est une fin de rp pour moi, merci pour ce rp qui se serra étalé dans le temps mais ô combien utile pour moi et fixer les bases des dynamiques familiales pour Léonidas. Navré pour ce temps très longs de réponse. Tu peux considérer que Léonidas quitte la pièce une fois la réponse à sa dernière question
A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)